L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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mars 23, 2015

Elizabeth Holmes est la plus jeune entrepreneure milliardaire du monde

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Elizabeth Holmes est la plus jeune entrepreneure milliardaire du monde. Son secret ? Un procédé révolutionnaire de prise de sang. 1984 : naissance d’Elizabeth Holmes à Washington D.C. 2002 : elle entre à l’université de Stanford, pour y étudier la chimie. Stage au Genome Institute de Singapore pour étudier le coronavirus dans le sang. 2003 : fonde la société Theranos à Palo Alto, en Californie, et dépose plusieurs brevets. 2014 : entre sur la liste Forbes des 400 plus grosses fortunes américaines, à la 111e place. 
 
Est-ce sa peur bleue des piqûres, un papa impliqué dans l’aide au développement, ou un arrière-arrière-grand-père chirurgien et inventeur qui poussent l’Américaine Elizabeth Holmes à révolutionner le domaine de l’analyse médicale ? Ou une envie de changer le monde depuis l’enfance ? "Ce que je veux dans la vie, c’est découvrir quelque chose de nouveau, quelque chose que personne ne croit possible", confiait-elle, à neuf ans, dans une lettre à son père.

Dix ans plus tard, ce génie précoce mettait son rêve à exécution. Brillante élève en chimie à l’université de Stanford, elle abandonne les bancs de la fac en deuxième année, à 19 ans, pour monter sa propre compagnie, avec l’argent économisé par ses parents pour ses études. Dans la foulée, elle persuade son professeur de recherche, Channing Robertson, de la suivre. "Je veux créer une toute nouvelle technologie qui aidera l’ensemble de l’humanité, indépendamment de l’endroit, des origines, de l’âge ou du sexe des bénéficiaires", avait-elle déclaré pour le convaincre. "Quand j’ai finalement réalisé qui Elizabeth est fondamentalement, j’ai réalisé que je pouvais très bien être en face d’un Steve Jobs ou d’un Bill Gates", se souvient, dans une interview au magazine "Fortune", le professeur Robertson, qui deviendra le premier directeur de la compagnie fondée par son élève.



"Une goutte de sang peut tout changer" : le slogan de Theranos (contraction de "therapy" et "diagnostic" en anglais), la société californienne créée en 2003 par Elizabeth Holmes, résume sa mission. La jeune femme, âgée aujourd’hui de 31 ans, entend révolutionner tout un pan de la santé aux Etats-Unis, de la prise de sang à l’analyse médicale, jusqu’à la manière dont les résultats sont transmis aux médecins et aux patients. Comment ? En pratiquant des tests sanguins miniatures, réalisés sur le bout du doigt. Plus besoin de seringues ni de fioles. Quelques gouttes de sang sont récupérées dans des "nanotainer" (brevet déposé par Theranos), de la taille d’un fusible (1,25 cm de haut contre 10 cm pour un tube traditionnel), une quantité suffisante, grâce à la technologie développée par Theranos, pour effectuer 200 tests, et bientôt plus.

Les autres avantages de Theranos : la rapidité des résultats, disponibles en quelques heures, et le prix de l’intervention, la moitié voire un quart du coût demandé par un laboratoire classique, et jusqu’à un dixième du prix pratiqué dans les hôpitaux.

Dans une récente conférence TedMed, dédiée à "soutenir l’imagination au service de la santé et de la médecine", Elizabeth Holmes racontait sa peine d’avoir, enfant, perdu son oncle préféré, d’un cancer généralisé. 

"La maladie se développe avant que les premiers symptômes n’apparaissent. Nous (à Theranos, NdlR) voulons voir un monde dans lequel chaque personne a accès à l’information médicale au moment le plus crucial. Un monde où personne ne se dit ‘si seulement j’avais su avant’, un monde où personne ne doit dire au revoir trop tôt."

Elizabeth Holmes se base sur un constat simple : 40 % à 60 % des Américains qui reçoivent une ordonnance d’un médecin pour effectuer une prise de sang ne la font pas, soit parce qu’ils n’en ont pas les moyens, qu’ils ne peuvent se rendre au laboratoire, ou parce qu’ils ont, comme elle, peur des aiguilles. En simplifiant la procédure, et en la rendant pratiquement indolore, elle espère lever certains de ces obstacles.

La démarche est double : en réduisant de manière drastique le coût des analyses, Theranos encourage les patients à obtenir un diagnostic, et allège par la même occasion la facture des remboursements de santé. Il a été calculé que la technologie développée par Theranos, si elle était appliquée à l’ensemble du pays, pourrait faire économiser des milliards de dollars aux caisses médicales américaines.

Theranos est associé à la chaîne de pharmacie Walgreens, mais ses tests ne sont pour l’instant disponibles que dans deux Etats, la Californie, à Palo Alto, siège de la compagnie, et dans l’Arizona. A l’avenir, le service devrait être étendu à la majorité des 8 200 enseignes du pays.

La passion et la vision de Melle Holmes, sa persévérance, et ses convictions profondes, ont fait d’elle la plus jeune femme entrepreneure milliardaire de la planète, en 2014. Elizabeth Holmes conserve le contrôle de plus de 50 % du capital de sa société de 500 employés, estimée à 9 milliards de dollars. Elle affirme cependant que l’argent ne l’a jamais intéressée. Sa définition du succès : améliorer la vie des gens, avant qu’il ne soit trop tard.

Elizabeth Holmes, portrait de la plus jeune entrepreneure milliardaire au monde

Par Fontenoy Stéphanie

World's youngest female billionaire—next Steve Jobs?

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