L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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mars 06, 2015

Enorme! Un économiste balance tout sur l'UE en plein direct de BFM Business



L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.



6 commentaires:

Claude Lamirand a dit…

Ça remue des esperances

Patrick AUBIN a dit…

Oui mais bof ... Il nous dit n'importe quoi Charles sur la monnaie ... C'est un monétariste et il devrait suivre les cours de l'école autrichienne d'économie pour comprendre que la monnaie est neutre lorsqu'elle n'est pas manipulée...

En France, a-t-on besoin d'une monnaie différente entre les hauts de Seine et l'Ardèche ? On peut donc avoir des économies différentes dans des pays différents en utilisant la même monnaie. Encore faut-il que les gouvernants ne fasse pas n'importe quoi comme embaucher stupidement des fonctionnaires. Les hommes politiques n'ont pas à intervenir dans l'économie et les pays se doivent de vivre en fonction de ce que leur économie est capable de produire au lieu d'endetter à tord et à travers leur population !

Vous pensez vraiment que les hommes politiques élus par le peuple dispose de compétences ou de vertus particulières en économie !

Luc Wilquin a dit…

En France, a-t-on besoin d'une monnaie différente entre les hauts de Seine et l'Ardèche ? On peut donc avoir des économies différentes dans des pays différents en utilisant la même monnaie."

Rien à voir, il y a les même droits dans toutes la France, (salaire mini, 35h etc) et dans ce cas, une même monnaie est pérenne même si il y a des coins plus riches que d'autre.
La monnaie commune de l'€ est déjà morte (en phase terminale) du fait qu'il n'y a aucune harmonie au sein de la zone €.

"Les hommes politiques n'ont pas à intervenir dans l'économie"

Si ce ne sont pas les politiques, ce seront les banquiers (ce qui est déjà le cas en très grande partie) et si il est folie de laisser aux politique élu d'écrire des constitutions pour eux même (ce qu'il se passe), il est également folie que de laisser totalement le monde de la finance gérer l'économie

Patrick AUBIN a dit…

Lol ... @Luc Wilquin alors c'est quoi qui fait la différence entre les autres pays ? Je crains que vous n'avez pas tout saisi sur les impacts de la monnaie... elle n'influence en rien les ratios qui pourraient s'établir entre les prix de production. Si vous êtes improductif avec une monnaie dite nationale vous le restez avec une monnaie commune. L'harmonie est donc un faux problème. La France avec le franc serait dans une bien belle merde avec une monnaie faible !

Claude Lamirand a dit…

Je suis assez d'accord avec le commentaire de Patrick. Je me souviens de la politique du franc fort entreprise avant de rentrer dans l'euro. Elle avait imposer des efforts importants pour redresser la compétitivité, puis ces efforts ont été abandonner après l'entrée dans l'euro, la France estimant sans doute que l'euro faible avait la vertu de compenser l'effort intérieur sans risque d'inflation importée. Mais le problème de l'euro et de l'économie française n'est il pas moins économique que culturel car en l'espèce la France a toujours dévalué sa monnaie pour rester compétitive, dés lors l'euro est une fin de non recevoir a la tradition monétaire de la France. Sans compter qu'elle ne peut plus rembourser ses dettes en monnaie de singe. Ceux qui veulent en sortir font ce constat que l'on ne change pas un atavisme par décret.

Luc Wilquin a dit…

Avec une monnaie faible, les prix de production baissent fatalement, c'est le B.A. BA de l'économie!
De plus, l'€ a toujours été une monnaie "forte", à ses débuts, l'€ ne valait même pas 1 dollar, maintenant, il tourne entre 1.10 et 1.45 dollars selon les périodes (plus ou moins).

Maintenant, quand on sortira de l'€ (c'est fatal, on en sortira), le choix d'un franc faible n'est en aucun cas une obligation.
Il est même possible, probable même que si on adopte un système financier sans usure de l'argent, le franc devienne une monnaie "forte" (on produit chaque année par le biais des banques privées 10/15% d'€ en plus sur le marché, avec le levier exponentielle de l'usure de l'argent)

Concernant les différences entre pays... l'€ historiquement a été "fait" pour l'Allemagne, la France, le Benelux, qui sont des pays avec une relative harmonie concernant les droits du travail, les salaires etc.
Il y a certes des différences entre ces pays, mais qui ne sont pas des différences que l'on peut constater avec des pays comme la Lituanie, Estonie etc... des pays ou des salaire à 300/400€ / mois sont "normaux".
Des pays avec des structures tout autres également... avec très peu de service publique donc des difficultés sociale, d'approvisionnement en matière première, d'implantation.

On ne peut pas coller une monnaie commune (faussement appelé monnaie unique d'ailleurs) avant d'harmoniser les droits sociaux et les structures. Aux USA, malgré des états très différents, le dollar peut perdurer dans le temps. En Europe, on a fait l'inverse, on a collé une monnaie commune en priant pour une harmonisation future et... c'est un échec.

Concernant les dévaluations passées du franc et la dette, il faut bien faire des distinguos.
La dette d'aujourd'hui a commencé en 1973 avec la volonté politique d'interdire à l'état de créer l'argent (il ne peut que l'imprimer) et le franc s'est "stabilisé" dans le milieu des années 80.

Cependant, si les état remboursaient leur dette, c'est le système financier qui se casserait tout simplement la gueule puisque le fait de rembourser la dette signifie également la destruction de l'argent.
Les dettes d'états explosent en "douceur", 3% sans "crise", 10% avec, en 20/30 ans de cette politique, on arrive à 100% et dans 10 ans, ça nous fera 150/180% de dette d'état, et ceci dans tous les pays

L'énorme soucis, c'est que nous avons choisi dans le début des années 70 un système monétaire qui s'appuyait sur une hypothèse de croissance économique infinie et exponentielle (+5% environ à l'époque) sauf que cela fait une bonne 15aine d'années qu'on est à 0 de croissance économique (les quelques pourcentages grappillé à l'arrache ne sont que par le biais de montage financier et non d'une croissance économique structurelle) et que le système financier ne peut QUE se casser la gueule.
On peut accuser l'état, le communisme/socialisme ou libéralisme, le résultat est et sera le même.
Le fait que les énergies fossiles commencent à poser de réel (pic pétrolier passé, pb de pollution etc) pose une problématique d'envergure que l'on voit par cette absence de croissance depuis 10/15 ans.