L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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octobre 26, 2017

#4 Diverses informations politico-économique en Macronie

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), alors n'hésitez pas à le diffuser au sein de différents groupes ( notamment ou j'en étais l'administrateur), comme sur vos propres murs respectifs.

D'avance merci. 

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses. 

Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. 

Al,




Sommaire:

A) Capital affirme qu'Anne Hidalgo a bénéficié d'un emploi fictif de 2001 à 2003 - RT

B) Une étude classe le système de santé français en 15e position "seulement" - Jean-Yves Paillé - La Tribune

C) Le fisc réclame 2 millions d'euros au micro-parti de Marine Le Pen - R. D. - Nlle-Obs

D) "Si la France avait autant d'ETI que l'Allemagne..."La Tribune

E) Fonctionnaire : une situation vraiment peu enviable ? - Philbert Carbon - IREF

F) Libéraux de tous horizons, unissons-nous ! - Parti Libertarien Français - Contrepoints

G) Le gouvernement augmente l’impôt des PME en toute discrétion - Éric Verhaeghe -
Contrepoints

H) Taxe à 3 % : Le rôle et les responsabilités de chacun ! - Christian Eckert - son blog

I) La cristallerie Baccarat passe officiellement sous pavillon chinois - Jean-Baptiste Duval  - Huffingtonpost

J) Le Parti Unanime règne en maître sur Twitter et il tue le débat - Raphaël Enthoven  - Huffingtonpost

K) Les Insoumis ne veulent plus voir le drapeau européen à l'Assemblée - Marc de Boni - Le Figaro

L) Nicolas Sarkozy à propos d'Emmanuel Macron : "Ça va très mal finir" -

M) Que fera le gouvernement quand le piège de la dette se refermera ? - Christian de Moliner - Boulevard Voltaire

N) Ce qu’il faut robotiser? L’Etat! - Myret Zaki - Bilan

O) Une éruption solaire destructrice risque de frapper la Terre dans 100 ans - Youssouf - Fredzone

P) Etre réactif et responsable: le meilleur antidote au populisme - Alberto Alemanno - HEC

Q) Environnement : Une Protection Raisonnable et Écologique - Parti libertarien





A) Capital affirme qu'Anne Hidalgo a bénéficié d'un emploi fictif de 2001 à 2003

D'après le magazine, la maire de Paris s'est fait payer par le ministère du Travail pour un emploi imaginaire qui lui aurait permis de toucher plus de 3 000 euros mensuels durant plus de deux ans, en plus de ses indemnités d'adjointe municipale. 

Sale temps pour Anne Hidalgo, mise en cause dans le brûlot Notre-Drame de Paris, publié en septembre 2017. Cette fois, c'est le magazine Capital qui affirme ce 25 octobre 2017 avoir la preuve que l'actuelle maire de Paris a bénéficié pendant plus de deux ans, à partir de mars 2001, de son salaire versé par le ministère du Travail alors qu'elle avait accédé au poste de première adjointe du maire de Paris alors fraîchement élu, Bertrand Delanoë.




Le magazine rapporte que jusqu’en avril 2002, Anne Hidalgo, en sa qualité d'inspectrice du travail en chef, était officiellement mise à la disposition du cabinet de Marylise Lebranchu, la ministre de la Justice de Lionel Jospin, comme conseillère technique puis comme chargée de mission. Une fonction qu'elle était censée ne plus exercer depuis mars 2001, et dont elle aurait continué à percevoir les revenus jusqu'en 2003.




A l'appui de son affirmation, Capital produit un document présenté comme un bulletin de salaire de janvier 2003.



Anne Hidalgo n'a pas tardé à réagir et a annoncé porter plainte contre le magazine. La maire de Paris affirme être toujours restée dans la légalité, évoquant un congé maternité à l'issue duquel elle aurait été placée en détachement avec cessation de la rémunération, en raison de sa fonction de première adjointe à la mairie de Paris. Anne Hidalgo cite en outre un arrêté ministériel, daté de janvier 2003, prévoyant le reversement des salaires perçus entre la date de sa demande et celle de l'arrêté.




B) Une étude classe le système de santé français en 15e position "seulement"

La revue médicale britannique The Lancet a évalué la performance de 195 pays, en se basant sur les taux de mortalité de 32 maladies pour lesquelles les décès pourraient en théorie être évités, à condition d'un accès rapide à des soins efficaces. 
 
Quel pays dispose du système de santé le plus efficace ? La revue scientifique britannique The Lancet s'est attachée à répondre à cette question en publiant une étude qui établit un indice de qualité basé sur la mortalité liée à 32 maladies. Un taux de mortalité qui pourrait être diminué, voire évité, avec l'accès optimal des patients à des soins efficaces, ou encore une meilleure prévention.

L'étude a analysé les données de 195 pays entre 1990 et 2015. Résultat : l'Andorre est le pays avec le système de santé le plus efficace avec une note de 95 sur 100, tandis que la République Centrafrique est dernière (29/100). Notée 88, La France se classe quant à elle à la 15e position. "Seulement", pourrait-on dire, puisque que l'OMS jugeait en 2000 que la France disposait du meilleur système de santé au monde...


De mauvais résultats dans plusieurs pathologies

La France pâtit des décès liés aux effets indésirables des traitements médicaux (avec une note de 62 sur 100). Elle enregistre également de mauvais résultats en ce qui concerne les infections respiratoires aiguës, ou encore les leucémies (64). Mais elle fait partie du top dix - voire du top 5 - des pays les plus performants dans d'autres pathologies: les maladies respiratoires chroniques (98), les maladies du rein (92), et enregistre une mortalité liée au cancer de l'utérus et aux maladies cardiovasculaires limitée.

Fin 2016, l'OCDE expliquait dans son Panorama santé 2016, que la France jouissait d'une des plus importantes espérances de vie (82,8 ans) au monde, et vantait ses performances médicales dans le cancer et les maladies du cœur. Mais l'Hexagone a du mal à se doter d'une vraie politique de prévention, qui pourrait par exemple permettre de détecter certaines maladies plus tôt, afin de mieux les soigner, voire de les éviter. En 2014, l'OCDE chiffrait à 2 % les dépenses de santé de la France dédiée à la prévention, contre 3 % pour le reste de l'Europe
 





C) Le fisc réclame 2 millions d'euros au micro-parti de Marine Le Pen

Oh la jolie ardoise ! On savait Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, dans le viseur du fisc. D'après "le Canard enchaîné", les impôts réclament un peu moins de 2 millions d'euros, 1.817.797, précisément, à l'association de la fille Le Pen. 

Le redressement fiscal porte sur l'année 2012, période faste pour la structure de la dirigeante du Front national. Dans le détail, selon le rapport de la Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF) consulté par l'hebdomadaire satirique, le micro-parti de Marine Le Pen se voit demander 88.134 euros au titre de l'impôt sur les sociétés ainsi que 20.094 euros de pénalités de retard, et surtout 1.374.252 euros au titre des impayés de TVA, auxquels il faut encore ajouter 335.317 euros de pénalité. 

L'histoire est connue. En 2012, lors de la campagne des législatives, le micro-parti de Marine Le Pen avait prêté de l'argent aux candidats frontistes à un taux de 6,5%. Ces derniers devaient ensuite acheter les fameux kits de campagne préparés par la société Riwal, propriété de Frédéric Chatillon, grand ami de Marine Le Pen. Des kits remboursés in fine par l'Etat au titre des "frais de campagne". 

Un détournement de fonds public évalué par la justice à 10 millions d'euros, rappelle "le Canard", qui vaut à Jeanne, Riwal ainsi qu'à une dizaine de personnes d'être renvoyées en correctionnelle notamment pour des faits présumés d'escroquerie et de financement de campagnes électorales.

La gestion de Jeanne, "apporteur d'affaires de Riwal", n'est pas "désintéressée et ses dirigeants n'ont rien de bénévole", conclut le fisc dans son rapport que "le Canard enchaîné" a pu consulter.

R.D.




D) "Si la France avait autant d'ETI que l'Allemagne..."

Frédéric Coirier, co-président du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti), se félicite de la disparition de l'ISF sur les actions et explique en quoi la French Fab peut aider à développer les entreprises de taille intermédiaire.  

LA TRIBUNE - Que représentent les entreprises de taille intermédiaire pour l'économie française (ETI) ?
FRÉDÉRIC COIRIER - On compte près de 5.000 ETI en France contre 13.000 en Allemagne et autour de 10.000 au Royaume-Uni ainsi qu'en Italie. En fait, 40% des ETI exercent dans l'industrie. Elles sont donc d'une importance stratégique dans le cadre d'une refonte de notre politique industrielle. Elles ne sont pas très nombreuses mais elles pèsent 39% de notre PIB, près d'un tiers de nos exportations. De 2009 à 2016, elles ont créé 130.000 emplois. Leur impact économique est donc très important. Par ailleurs, deux tiers d'entre elles irriguent nos régions et contribuent à la stabilisation de l'économie des territoires. Au Danemark, en Suisse ou en Allemagne, il n'y a pas une ville, petite ou moyenne, sans ETI. Si la France avait autant d'ETI qu'en Allemagne, il y a longtemps qu'on n'aurait plus le même niveau de chômage. On ne peut pas réindustrialiser la France sans elles. Il faut amener notre économie à renforcer leur nombre et à faire en sorte qu'elles grandissent à l'international.



Comment pourrait-on augmenter le nombre d'ETI ?
D'abord en améliorant la fiscalité du capital. Il ne s'agit pas de transformer la France en paradis fiscal. Chaque ETI est le fruit du travail d'une, de deux ou parfois de trois générations. Ce qui réclame un actionnariat très stable sur un temps long. Il faut alors garder et, parfois, transmettre les actions au sein des familles ou des cadres qui veulent s'impliquer dans un projet de croissance. En tout cas, la fiscalité ne devrait pas inciter à vendre les actions au risque de fragmenter l'actionnariat.

Pensez-vous à l'impôt sur la fortune (ISF), à la taxation sur les droits de succession ?
Bien sûr ! Certains actionnariats ont explosé à cause de l'ISF. Je pense notamment à un secteur d'activité comme le ski français. Dynastar, Salomon, Rossignol... Ces entreprises ont toutes été vendues car l'actionnariat n'a pu transmettre ou conserver ses parts. La plupart du temps, leurs usines ont fermé ou ont été restructurées. Par conséquent, la disparition de l'ISF sur les parts du capital de l'entreprise, annoncée par Bruno Le Maire au lancement de la French Fab, va dans le bon sens car elle va contribuer à maintenir des blocs actionnariaux stables. On ne vendra plus une entreprise à cause de la fiscalité.

À votre avis, l'ISF a-t-il « forcé » les entreprises à distribuer davantage de dividendes ?
Oui. Justement pour permettre aux actionnaires de payer l'ISF. Les dégâts ont été considérables. L'argent ISF n'est allé ni dans la modernisation de l'appareil de production ni dans l'innovation. La France a été l'un des rares pays d'Europe à maintenir la taxation des propriétaires d'entreprise. Cela fait trente ans que cet impôt a affaibli la capacité d'investissement des entreprises. L'ISF porte une grande part de responsabilité dans notre écart de performance avec nos voisins. Il en va de même pour les droits de succession qui, en France, coûtent deux à trois fois plus cher que dans la plupart des pays européens. En Allemagne, 59% des entreprises se transmettent contre 16% en France. Pourquoi ne pas nous mettre au diapason de la concurrence mondiale ? À marchés égaux, traitements égaux.

Comment la French Fab pourrait-elle générer 4.000 ETI supplémentaires durant le quinquennat ?
En développant la compétitivité des entreprises françaises sur deux axes : le coût du travail et la fiscalité qui pèse sur l'appareil productif. Concernant le coût du travail, la France accuse un des niveaux les plus élevés d'Europe. Même si, il faut le reconnaître, le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) a réduit l'écart sur les bas salaires. C'est une bonne mesure mais elle n'est pas suffisante. Dans les ETI, on a besoin de spécialistes pour l'innovation, la robotisation, le marketing dont les rémunérations sont plus élevées que 2,5 fois le Smic [la limite du CICE, ndlr]. Bruno Le Maire s'est dit prêt à regarder la compétitivité sur les salaires plus élevés. Il faut savoir que les charges patronales sur les cadres sont de 40% à 45% chez nous contre 20% en Allemagne et au Royaume-Uni. Ici encore, nous voudrions être à égalité avec nos concurrents.



Et côté production ?
En France, plus on investit dans l'appareil de production, plus est taxé. Ce n'est pas logique. Ces taxes sont de l'ordre de 4% pour à peine 0,7% outre-Rhin. Mécaniquement, une entreprise allemande fait deux à trois points de résultat net de plus qu'une française. Il faut changer cette logique.

Quelle stratégie d'innovation pourrait apporter la French Fab aux ETI ?
Beaucoup de choses qui existent déjà. Les ETI pratiquent l'Open Innovation [innovation partagée], collaborent avec des startups, des centres de recherche, des universités, des pôles de compétitivité... Mais, avec la bannière de la French Fab, nous espérons un puissant effet d'entraînement pour changer d'échelle. En revanche, il faut innover davantage dans les services comme la relation client et les nouveaux modèles économiques. En liaison notamment avec les startups innovantes. Les ETI peuvent les aider à développer leurs technologies, à fabriquer leurs produits, voire à développer leurs ventes et les porter vers l'international. Encore une fois, ce sont des pratiques déjà courantes dans les ETI dont certaines, par ailleurs, disposent d'incubateurs ou investissent dans les startups. En clair, l'écosystème existe mais il a besoin de grandir. C'est là où la bannière de la French Fab est porteuse d'espoir.



Les dirigeants d'ETI doivent-ils moderniser leur « logiciel social » ?
À l'instar du Groupe Hervé, certaines ETI sont des « entreprises libérées ». Il y a un véritable lien entre performance économique et qualité de vie au travail (QVT). Améliorer les conditions de travail, disposer de machines récentes et sûres, avoir une vraie considération envers les salariés... toutes ces valeurs sont importantes dans les ETI. De même que l'éthique, le respect, la transparence ainsi que les actions au niveau du territoire en matière de mécénat culturel, artistique ou sportif. C'est aussi notre intérêt de développer la marque employeur.

Frédéric Coirier, co-président du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) et président du directoire des cheminées Poujoulat. 





E) Fonctionnaire : une situation vraiment peu enviable ?

Les privilèges et autres avantages dont bénéficient les fonctionnaires seraient des « idées reçues ». C’est la conclusion d’une Enquête réalisée auprès des salariés du privé et aussi des … fonctionnaires.

La Fabrique de l’Industrie est un laboratoire d’idées, fondé en 2011 principalement par l’UIMM, l’organisation patronale de la métallurgie. Son objectif est d’approfondir la connaissance sur la réalité et les perspectives de l’industrie en France et en Europe.
Une des activités de la Fabrique de l’Industrie est de publier des études et rapports. Un des derniers en date s’intitule « Portraits de travailleurs. Comprendre la qualité de vie au travail ».

Le document s’appuie sur l’enquête « Conditions de travail » conduite en 2013 par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du travail). Les chercheurs de la Fabrique de l’Industrie ont exploité les données pour faire émerger les caractéristiques objectives et subjectives de la qualité de vie au travail. Ils ont ainsi construit des profils d’individus en fonction de leurs conditions de travail (objectif) et de leur ressenti par rapport au travail (subjectif).

À la fin du premier chapitre – qui détaille huit profils d’actifs –, la parole est donnée à Martin Richer, responsable du pôle « Entreprise, Travail & Emploi » de Terra Nova, un autre think tank, cette fois proche du parti socialiste.
Monsieur Richer trouve un grand mérite à l’étude de la Fabrique de l’Industrie, ainsi qu’à l’enquête de la Dares : elles permettent « de remettre à leur place quelques idées reçues ». Il y trouve notamment de quoi réduire en miettes « bon nombre d’approximations fantasmatiques sur les fonctionnaires ».
Martin Richer démontre ainsi la fausseté de sept idées reçues sur cette population :

1. 1. Les fonctionnaires ne se fatiguent pas
>  Dans le secteur privé, 35 % des salariés signalent au moins trois contraintes physiques dans leur travail. Cette proportion est identique dans la fonction publique territoriale (FPT). Elle est moindre (20 %) dans la fonction publique d’État (FPE). En revanche, elle est nettement plus élevée (53 %) dans la fonction publique hospitalière (FPH).
Par ailleurs, entre 2005 et 2013, le travail s’est davantage intensifié dans la fonction publique que dans le secteur privé. Ainsi, 46 % des agents de la FPH indiquent ne pas pouvoir interrompre momentanément leur travail quand ils le souhaitent. Ce ratio est de 44 % dans la FPE et de 30 % dans la FPT, alors qu’il est de 28 % dans le privé.

>  Conclusion : les agents de la fonction publique sont, sur ce point, et exception faite de ceux de la FPT, moins bien lotis que les salariés du privé. Affirmer que les fonctionnaires ne se fatiguent pas au travail est donc faux.

2. 2. Fonctionnaire est un job de tout repos
>  De prime abord, on pourrait penser qu’il s’agit du même sujet qu’au point précédent. Non, il est ici question de risques psycho-sociaux (RPS). Prenons, par exemple, le travail du dimanche : 29 % des agents de la FPE travaillent le dimanche, 30 % de ceux de la FPT et 48 % dans la FPH. Dans le privé, le taux n’est que 26 %. Rappelons que ces données concernent l’année 2013, soit avant le vote de la loi Macron sur le travail dominical.
Autres exemples, 43 % des agents publics vivent des situations tendues avec le public contre 27 % dans le secteur privé ; 67 % d’entre eux sont en contact avec des personnes en situation de détresse contre 38 % dans le privé ; ou encore 30 % des agent publics sont évalués par des personnes qui connaissent mal leur travail contre 23 % dans le privé.

>  Conclusion : les agents de la fonction publique connaissent une « pénibilité psychologique » autrement plus importante que les salariés du privé. Affirmer que l’emploi de fonctionnaire est de tout repos est donc faux.

3. 3. Les fonctionnaires sont protégés des changements et rétifs à la réforme
>  Les fonctionnaires connaissent davantage de changements organisationnels (24 %, et même 31 % dans la FPH) que les salariés du secteur privé (20 %). Ces changements sont mieux vécus dans le privé que dans la fonction publique où ils sont mal préparés et imprévisibles.

>  Conclusion : les agents de la fonction publique connaissent davantage de changements que dans le privé, et ils y sont moins bien préparés. Affirmer que les fonctionnaires sont protégés des changements et rétifs à une réforme bien préparée est donc faux.

4. 4. Les fonctionnaires sont des privilégiés du fait de la sécurité de l’emploi
>  Le sentiment d’insécurité de l’emploi a fortement augmenté entre 2005 et 2013, y compris dans la fonction publique. C’est ainsi que 47 % des cadres de la fonction publique déclarent craindre de perdre leur emploi.
Par ailleurs, 19 % des agents publics sont toujours ou souvent en désaccord avec leur hiérarchie, contre 16 % pour les salariés du privé.

>  Conclusion : les agents de la fonction publique craignent autant, sinon plus, que les salariés du privé, de perdre leur emploi. Affirmer que les fonctionnaires sont des privilégiés sur ce plan est donc faux.

5. 5. Les fonctionnaires sont à l’abri de la discrimination
>  L’équité est davantage présente dans le privé que dans le secteur public. En effet, 27 % des salariés du secteur privé pensent que leur supérieur ne traite pas équitablement les personnes qui travaillent sous ses ordres, contre 32 % des agents publics (et même 39 % dans la FPH).

>  Conclusion : les agents de la fonction publique sont moins bien traités par leur manager que les salariés du privé. Affirmer que les fonctionnaires sont à l’abri de la discrimination est donc faux.

6. 6. Les fonctionnaires bénéficient d’une bonne protection vis-à-vis de leur santé au travail
>  Alors qu’il est obligatoire, seuls 46 % des employeurs privés ont élaboré le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER). Dans la fonction publique, la proportion est très variable : 75 % dans la FPH, 51 % dans la FPE et 33 % dans la FPT.
Par ailleurs, 29 % des salariés du privé ont été consultés pour l’élaboration du DUER, contre 34 % dans la FPE et 36 % dans la FPT. Il semble ne pas y avoir de chiffres pour la FPH.

>  Conclusion : les agents de la fonction publique sont davantage couverts par un DUER que les salariés du privé, exception faite de ceux de la FPT. Et ils sont davantage associés à l’élaboration de ce document que les salariés du privé. Affirmer que les fonctionnaires bénéficient d’une bonne protection vis-à-vis de leur santé au travail est donc vrai.

7. 7. Le management dans la fonction publique a des années de retard
>  Dans le privé, 30 % des salariés disent manquer d’autonomie. Un ratio qui est de 24 % dans la FPE, 31 % dans la FPT et de 39 % dans la FPH.
Si l’on considère les entretiens professionnels annuels obligatoires, 48 % des salariés du privé en bénéficient. Dans le public, le taux est de 68 % (57 % dans la FPE, 75 % dans la FPT et 81 % dans la FPH).

>  Conclusion : les agents de la fonction publique bénéficient de davantage d’autonomie que les salariés du privé, exception faite de ceux de la FPH. Et ils sont plus nombreux que les salariés du privé à bénéficier d’entretiens professionnels. Affirmer que le management dans la fonction publique a des années de retard est donc faux.
Quel est donc le score de ce match public/privé ? Cinq à deux, en faveur du secteur privé. Sur les sept critères choisis, les salariés du secteur privé semblent mieux traités que ceux du secteur public pour cinq d’entre eux. Et nous ne parlerons pas des salaires pour lesquels les fonctionnaires étaient dans la rue il y a quelques jours.
Mais Martin Richer, l’auteur du commentaire, n’en tire pas la conclusion qui s’impose. à savoir qu’il est urgent, dans l’intérêt même des fonctionnaires maltraités, d’engager un grand mouvement de privatisation, comme le suggérait l’IREF au moment de l’élection présidentielle. À commencer par l’hôpital, dont les agents semblent être en souffrance.
Le plus étonnant dans tout cela, c’est l’opposition farouche de nombre de fonctionnaires, et surtout de leurs syndicats, à une telle réforme qui permettrait pourtant d’améliorer leur sort.






F) Libéraux de tous horizons, unissons-nous !

Libéraux, Libertariens, Anarchistes, Amoureux de la liberté, cessons de nous diviser et unissons-nous !
Une tribune du parti libertarien.
Quotidiennement nous rencontrons des libéraux, affirmés ou pas, d’une école ou d’une autre, en tout état de cause des personnes qui ont le même constat que nous sur l’état de notre société.
Aujourd’hui les personnes de sensibilité libérale pensant que l’État est trop présent dans la sphère privée, que les réglementations paralysent le pays et que la fiscalité est punitive sont légion.
Cependant nous constatons que lorsqu’il s’agit d’entrer en action, que ce soit au sein d’un parti politique comme le nôtre, ou par quelques autres moyens, ces personnes de sensibilité très proche s’écharpent sur des points qui, à ce jour, sont des points de détail.
Certains libéraux vont vouloir que l’État se cantonne à ses missions régaliennes, d’autres vont vouloir instaurer des chèques sociaux dédiés, les anarchistes eux ne veulent accepter aucune alliance avec ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis, etc.

La diversité devrait être une force

Les sensibilités libérales sont infinies et cette diversité qui devrait être une force est pour l’instant notre principale faiblesse.
Dans l’état actuel de la France, qui sombre dans une sorte de communisme light, nous sommes très loin des préoccupations citées ci-dessus.
Nous pensons qu’il est urgent d’agir afin d’arrêter cette spirale infernale et nous sommes quasiment tous d’accord sur les premières étapes à mettre en place.
Car il faut bien comprendre que même si nous arrivions demain au pouvoir, il faudrait de nombreuses années avant de s’approcher d’une société libre et d’enfin pouvoir confronter nos idées sur ce que doit être, in fine, une société de liberté.
Nous partons de tellement loin que la transition doit être progressive, il y a un agenda très précis à respecter si nous souhaitons que le changement de régime soit indolore et fonctionne.


Des guerres de chapelles contre-productives

Ces guerres de chapelles entre libéraux sont actuellement contre-productives.
Nous lançons donc un appel à toutes les sensibilités libérales, arrêtons de nous diviser sur des points de détails et rassemblons-nous sur l’essentiel, rassemblons-nous sur le changement de paradigme que nous appelons tous de nos vœux.
Toutes les tendances libérales doivent s’unir et mettre de côté leurs idéaux, si nous sommes divisés aucun changement ne sera possible et le collectivisme continuera d’avancer jusqu’à l’effondrement du système.
Une fois que les défenseurs de la liberté se seront unis, que nous aurons gagné le combat médiatique, que nous aurons montré à tous l’injustice et l’inefficacité du pouvoir politique centralisé et du collectivisme, que nous aurons remis au centre du discours politique la liberté et la propriété, que la société sortira enfin de la route de la servitude et empruntera le chemin de la liberté alors à ce moment-là, et pas avant, nous pourrons nous écharper gaiement sur tous ces sujets passionnants qui nous tiennent tant à cœur.

Libéraux, Libertariens, Anarchistes, Amoureux de la liberté, cessons de nous diviser et unissons-nous !





G) Le gouvernement augmente l’impôt des PME en toute discrétion

Et si Bercy, tout simplement, ne voulait pas aider les PME ?

Sans coup férir, le gouvernement vient de procéder à une discrète augmentation de l’impôt sur les sociétés pour les PME, en supprimant les mesures inscrites dans la loi de finances 2017… pour 2019. Cette disposition avait prévu l’application du taux réduit de 15% pour les entreprises réalisant un  bénéfice inférieur à 38 000 € au-dessous d’un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros et plus seulement de 7 millions d’euros.
Lors du débat budgétaire de l’automne 2016, la rapporteuse du budget Valérie Rabault avait fait une clé de bras à Bercy en faisant adopter un amendement utile pour les PME : le relèvement du plafond du chiffre d’affaires ouvrant droit au taux réduit d’impôt sur les sociétés. Elle avait alors bousculé Michel Sapin en imposant par ailleurs une baisse accélérée des taux de l’IS pour les PME et les TPE.
Bercy ne renonce jamais ! C’est au détour d’un débat sur un document budgétaire diffusé cette année que la même Valérie Rabault a relevé que le ministère des Finances avait supprimé l’une des mesures obtenues l’an dernier : le relèvement du plafond de chiffre d’affaires, qui passait de 7 à 50 millions d’euros (en maintenant la condition d’un bénéfice inférieur à 38 000€).

Une recette supplémentaire de 1,5 milliard prise sur les PME

On notera que Bruno Le Maire a détaillé le coût de la mesure. Bercy a chiffré à 1,5 milliard d’euros en année pleine l’économie d’impôts apportée par le relèvement du plafond. Autrement dit, l’abrogation de la mesure acquise l’an dernier coûtera cher aux petites et moyennes entreprises en France.
Bruno Le Maire a justifié la mesure par la lutte contre les arrangements fiscaux. L’argument est peu convaincant : et si Bercy, tout simplement, ne voulait pas aider les PME ?
C’est d’ailleurs en ce sens que Joël Giraud, rapporteur général du budget, s’est exprimé dans l’hémicycle :
L’OCDE et le CPO estiment qu’une baisse globale portant sur toutes les entreprises est plus efficace. Le CPO va jusqu’à préconiser la suppression pure et simple du taux réduit.
Soyons clairs : plutôt que de supprimer le taux réduit, qui peut être précieux pour toutes les TPE, le Gouvernement a préféré le conserver, afin de ne pas affecter la situation de 1,5 million d’entreprises, dont plus de 700 000 qui en bénéficient effectivement.
Éric Verhaeghe




H) Taxe à 3 % : Le rôle et les responsabilités de chacun !

Si Bruno Le Maire et Gérald Darmanin s’étaient intéressés aux finances publiques avant leur entrée au Gouvernement, ils auraient évité de s’indigner devant l’annulation de la taxe à 3% sur les dividendes distribués, dont la genèse et l’évolution était connues des parlementaires chevronnés.

Si avant de parler de scandale et d’amateurisme juridique ils s’étaient interrogés sur le rôle du Président Macron, Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée en 2012, qui s’occupait avant tout de fiscalité des entreprises, du Secrétaire Général de l’Elysée d’aujourd’hui, Alexis Kohler, Directeur adjoint du Cabinet du Ministre des Finances en 2012 et des parlementaires devenus Ministres Castaner, Collomb, Ferrand…, qui ont voté à l’été 2012 la loi de finances et tous ses articles, ils auraient sans doute été plus mesurés.

Si ces Ministres fraichement arrivés à Bercy étaient animés par une volonté de vérité plutôt que par le souci de faire diversion pour ne pas parler de l’injustice de leur Loi de Finances, ils auraient donné les explications qui suivent, quelle qu’en soit la complexité juridique :

1/ La contribution de 3% sur les dividendes distribués a été mise en place à l’été 2012 pour deux raisons :
  • Respecter une promesse de campagne visant à taxer différemment les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et celles qui les distribuent aux actionnaires ;
  • Faire face au contentieux dit "OPCVM" (4,5Md€) laissé par le gouvernement précédent auquel Bruno Le Maire appartenait. La retenue à la source sur les dividendes payées par des sociétés françaises à des OPCVM étrangers avait en effet été invalidée par la CJUE en mai 2012.
Ce sont vraiment les grandes entreprise qui sont concernées.  Son rendement est estimé à 1,8 Md€ pour 2017.
2/ La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), dans le cadre d'un recours de grandes entreprises françaises, a estimé que la taxe méconnaissait l’article 4 de la directive européenne dite "mère-fille".

A la suite de cette décision, le Conseil constitutionnel a donc censuré la taxe. Ceci est la conséquence directe de la décision de la CJUE.
 3/ La création de la taxe s'était pourtant faite après des analyses juridiques approfondies en juin-juillet 2012 par les services du Ministère des finances, qui ont rencontré plusieurs fois les organisations professionnelles (AFEP, Medef..). Le sujet était bien sûr suivi directement par le secrétaire général adjoint de l’Elysée. Les analyses juridiques de la Direction de la législation fiscale et les critiques des organisations en question portaient à l'époque sur le respect de l’article 5 de la directive européenne dite "mère-fille" qui concerne l’interdiction de mettre en place des retenues à la source.
Ce risque précis et toute autre difficulté juridique possible ont été examinés par le secrétariat général du gouvernement, le secrétariat général aux affaires européennes puis le Conseil d’État, saisi du projet de loi de finances rectificative à titre consultatif, et les deux commissions de Finances des deux assemblées.
 Toutes les analyses concluaient à la conformité au droit communautaire.
Le sujet de l’article 4 - et non l’article 5 - qui a été retenu in fine par la Cour de justice de l’Union européenne a été soulevé plus tard par un avocat, fin 2012.
4/ La CJUE a finalement eu une analyse extensive de la directive, reprenant les conclusions de son avocate générale présentées fin 2016. Cette nouvelle jurisprudence était inenvisageable en 2012.
5/ En mars 2017, les montants contestés étaient estimés par la DGFIP à 5,5 Md€ pour 5500 contentieux. Par prudence et sans connaître encore la décision de la CJUE, les risques probables ont fait l'objet de provisions dans les comptes de l'Etat au 31 décembre 2016.
Le ministre de l'économie a récemment évoqué un chiffre plus élevé de 9 Md€. De nouveaux recours ont pu être déposés dans l'intervalle et l'effet de la décision récente du Conseil constitutionnel n'avait pas été pris en compte en début d'année.
6/ La version initiale du texte exonérait de la taxe les distributions qui entraient dans le champ du régime mère-fille avant que le Gouvernement ne me propose de déposer un amendement créant l’exonération dans le champ de l’intégration fiscale.
Cet amendement n’a eu aucun impact sur la solidité juridique du régime. En effet, dans la version initiale, le point finalement censuré par la Cour de justice de l’Union européenne, c’est-à-dire la taxation des dividendes reversées par la société mère à ses actionnaires terminaux, était également présent.


Tel est l’état du droit, dans toute sa complexité, avec l’imprévisibilité des arrêts de la Cour de Justice de l’Union Européenne.

Monsieur Bruno Le Maire a demandé une enquête à l’Inspection Générale des Finances. C’est une sage décision et il y trouvera toutes les compétences pour avoir une parfaite information.

Il aurait pu commencer par là, avant de donner ses conclusions.

Christian Eckert




I) La cristallerie Baccarat passe officiellement sous pavillon chinois

Le groupe fondé en 1764 est valorisé à 185 millions d'euros.

Le fonds d'investissement chinois Fortune Fountain Capital (FFC) a signé le rachat de la prestigieuse cristallerie de luxe Baccarat, créée il y a plus de 250 ans dans les Vosges, ont annoncé le 19 octobre les partenaires dans un communiqué commun.

FFC a signé le contrat d'acquisition de 88,8% du capital de Baccarat auprès d'entités affiliées à Starwood Capital Group et à L Catterton, après l'obtention de l'avis positif du comité d'entreprise, précise le communiqué.

L'opération, qui reste soumise à certaines approbations réglementaires, sera suivie d'une offre publique d'achat obligatoire sur le solde des actions Baccarat au prix de 222,70 euros par action. Baccarat est ainsi valorisée à environ 185 millions d'euros.

Début juin, lors de l'annonce de la transaction, Baccarat avait indiqué que cette opération lui permettrait "d'accélérer ses plans stratégiques à l'international et notamment en Asie et au Moyen-Orient tout en soutenant sa croissance dans les marchés développés".

Créée en 1764, la société fabrique surtout des articles de table, des luminaires, des objets de décoration et des bijoux. Sa manufacture est basée à Baccarat dans les Vosges.

L'entreprise, symbole de l'art de vivre français, qui emploie environ 500 personnes, a dégagé un bénéfice de 2,2 millions d'euros en 2016 pour un chiffre d'affaires de 148 millions, après une perte en 2015. 

Jean-Baptiste Duval




J) Le Parti Unanime règne en maître sur Twitter et il tue le débat

Le PU est un parti transcourant puissant composé des éléments les plus dogmatiques. Son ennemi n'est pas le racisme, ni l'antiracisme, ni les bourgeois ni les prolétaires, mais la nuance.

Le 18 mai 2011 -soit quatre jours après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle sur Nafissatou Diallo- l'avocate féministe Gisèle Halimi déclarait, au mot près: "Comment voulez-vous croire qu'une simple femme de ménage, noire, mère célibataire de surcroît, ne dise pas la vérité?"

Or, le 22 août, une motion de non-lieu transmise à la Cour Suprême de New York fit valoir que la plaignante ayant menti à plusieurs reprises et s'étant vantée, au téléphone, de vouloir extorquer de l'argent à l'accusé, son témoignage ne pourrait convaincre un jury "au-delà de tout doute raisonnable..." Le lendemain, le juge Michael Obus abandonna les poursuites contre DSK. Fin du volet pénal de l'affaire.

C'est dans ce contexte que, le 1er septembre, trois jours avant le retour de DSK en France, je rédigeai une tribune dans l'Express, dont le propos était que la phrase de Gisèle Halimi n'eût pas été moins scandaleuse si les circonstances lui avaient (accidentellement) donné raison: même si Madame Diallo n'avait pas menti et même si DSK avait été reconnu coupable de viol au terme d'un procès équitable, il eût été révoltant de présumer véridique le témoignage de la femme de chambre (au nom de son statut social et de la couleur de sa peau) et de présumer coupable l'homme blanc et riche qu'un tel témoignage mettait en cause.
Sur Nafissatou Diallo, Gisèle Halimi déclarait: "Comment voulez-vous croire qu'une simple femme de ménage, noire, mère célibataire de surcroît, ne dise pas la vérité?"
Il se trouve que la pathologie dont l'imprudence de Gisèle Halimi était le symptôme avait été repérée par Nietzsche au paragraphe 7 de la Première Dissertation de la Généalogie de la Morale, où le philosophe s'indigne que "les misérables seuls, les nécessiteux" soient tenus pour "les bons" et que "les puissants" soient "de toute éternité les mauvais". Bref: l'identification de la faiblesse à la vertu débouche sur la confusion du Bien et du Droit, l'irrespect de la présomption d'innocence, et le communautarisme (sous prétexte de lutte des classes). Résultat: avec les meilleures intentions du monde, il arrive qu'on racialise une disposition du caractère, alors que (au regard du droit) "Malgré la couleur de sa peau, Nafissatou Diallo n'est pas toute blanche et, malgré son sexe, DSK ne s'est pas comporté en prédateur."

Six ans plus tard, alors que le débat sur le mot-clef #balancetonporc bat son plein, Julien Salingue, co-animateur d'Acrimed, exhuma cette dernière phrase de mon article et la lança sur Twitter, sortie de son contexte mais assortie du commentaire suivant: "Je me demande comment Raphaël Enthoven, qui écrivait ceci en septembre 2011, se permet de donner des leçons de féminisme et d'antiracisme".

Le procédé est habile, car il falsifie tout en donnant le sentiment de la précision.
Au scrupule de l'archiviste (qui a dû chercher longtemps avant de trouver ce qu'il espère transformer en pépite) se mêle la désinformation du falsificateur qui tronque un texte en spéculant sur les bons sentiments de ceux qui n'en liront que ce morceau.

A la restitution méticuleuse (dont témoigne la capture d'écran) s'ajoute l'oubli délibéré des circonstances (à l'heure où j'écrivais cet article, ce que j'y écrivais était, aux yeux du droit, absolument exact).

Au scrupule de l'archiviste se mêle la désinformation du falsificateur qui tronque un texte en spéculant sur les bons sentiments de ceux qui n'en liront que ce morceau.
Ainsi fonctionne la propagande à l'ère des réseaux sociaux: elle brandit des faits qu'elle découpe et qu'elle met en scène pour leur donner la forme qui convient aux followers qui n'ont plus ensuite qu'à jouer le rôle de régie publicitaire, en retweetant et popularisant la bombe sale d'une information bidon. L'affaire est dans le sac.

Il faut comprendre que, sur Twitter, un seul parti règne en maître: le Parti Unanime (PU). C'est un parti transcourant, dont les membres ont parfois des opinions antagonistes. Et c'est un parti plus puissant que tous les autres, car il est composé des éléments les plus dogmatiques de chaque mouvement.

Ce n'est pas l'idéologie qui réunit les encartés du PU. C'est la méthode: le Parti Unanime est le parti qui demande aux gens de penser comme ils ont l'air d'être.
Pour en faire partie, il suffit de dire à celui dont l'opinion contredit la vôtre qu'il pense comme il est. Ou de discréditer la parole qui déplaît, en lui faisant le procès de son origine. Partant du principe qu'on décide avant de délibérer, le PU interdit tout raisonnement en l'indexant sur une appartenance.

Ainsi fonctionne la propagande à l'ère des réseaux sociaux: elle brandit des faits qu'elle découpe et met en scène pour leur donner la forme qui convient aux followers qui n'ont plus qu'à jouer le rôle de régie publicitaire, en retweetant et popularisant la bombe sale d'une information bidon.

Si vous êtes climato-alarmiste, le PU vous accusera d'être un écolo rêveur et indifférent aux contraintes modernes de la production, mais si vous êtes climatosceptique, le PU vous soupçonnera de travailler pour les lobbys pétroliers.
Si vous pointez le dévoiement de l'antiracisme en "non-mixité" et le paradoxe d'une lutte contre les discriminations qui passe elle-même par l'exclusion des blancs, on vous reprochera d'être un mâle blanc et de parler à ce titre. Mais si vous n'êtes pas un mâle blanc et que vous persistez à voir dans la non-mixité un renouvellement du racisme qu'elle prétend combattre, le PU verra en vous "l'idiot utile" de vos propres adversaires.

Si (comme c'était mon cas) tout en vous indignant que les Inrockuptibles fassent leur Une avec Bertrand Cantat, tout en déplorant qu'une association "féministe" comme Lallab refuse la pénalisation du harcèlement de rue, tout en prenant conseil auprès de femmes victimes de viol et de harcèlement avant de rédiger une chronique sur le sujet, et tout en vous félicitant qu'avec #balancetonporc la parole se libère enfin et la peur change de camp, vous osez attirer, néanmoins, l'attention sur les problèmes inévitables que pose un appel à la délation ("balance"), le PU mettra tout en œuvre (et fouillera dans vos archives) pour démontrer qu'en réalité vous êtes misogyne et raciste, et que c'est le maintien du patriarcat blanc qui dicte vos interrogations. Telle est la façon que le PU a trouvée de laver le cerveau pour faire prévaloir ses propres convictions.

L'ennemi du PU n'est pas le racisme, ni l'antiracisme, ni les bourgeois ni les prolétaires, mais la nuance.
C'est la nuance qu'il faut abattre, ou le goût de regarder les deux vérités et de donner sa chance à un argumentaire qui n'est pas le sien.
C'est la nuance qu'il faut éliminer du débat car elle seule permet le débat.

Le PU a un mode opératoire, la horde.
Pour ce faire, le PU a une méthode: l'essentialisation (si vous dites ceci, c'est que vous êtes cela). Un moyen: la falsification (voici ce qu'à peu de choses près vous écriviez six ans plus tôt, donc votre opinion n'est pas recevable). Et un mode opératoire, la horde: puisque nous sommes des centaines (voire des milliers) à considérer que vous pensez comme vous êtes, alors vous devez être ce que nous sommes si nombreux à penser que vous êtes. Comme Cendrillon se prend au jeu (et oublie un instant qu'elle ne doit son allure de princesse qu'au sortilège de sa marraine) le PU croit, à l'ère de Twitter, que le vacarme fera de son propre discours une vérité -quand bien même il serait mensonger.

Malheureusement, ce n'est pas faux.
Le parti unanime (que Tocqueville appelait "Tyrannie de la majorité" dans De la Démocratie en Amérique) n'est pas le parti de la pensée unique.
C'est le parti du mode de pensée univoque.
Ce que vous pensez vraiment n'est pas la question. Seul compte ce que vous devez être déterminé à penser en vertu de l'essence qu'on vous accole.
Le paradoxe est que l'écrasement (fatal au débat) d'une parole sous l'identité présumée de son locuteur prend sa source dans un geste libératoire qu'on trouve dans L'idéologie allemande de Marx et Engels.

"Ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, c'est la vie qui détermine la conscience" écrivent-ils. Autrement dit: les idées que nous croyons avoir tout seuls nous sont, en réalité, dictées par notre situation dans le monde et les rapports de force auxquels nous sommes exposés. Nos idées sont inséparables de nos conditions d'existence. Qu'on pense en bourgeois ou qu'on pense en ouvrier, le raisonnement que nous tenons est indissociable du lieu d'où nous parlons. En termes marxistes, la "production des idées" est l'émanation directe de nos "comportements matériels". A "l'idéologie", qui impose d'en haut des catégories abstraites où l'immobilisme et la bonne conscience s'entendent comme larrons en foire, Marx et Engels opposent la réalité des antagonismes sociaux: notre libre-arbitre n'est qu'une illusion qui recouvre un chaos traversé par des rapports de force. Bref, nous ne sommes pas libres, mais on gagne en liberté quand on sait qu'on ne l'est pas. Prendre conscience des forces qui nous font penser (et nous donnent, en plus, l'illusion que nous sommes l'origine de nos idées) est une façon de s'en libérer. Comme le jour où on s'aperçoit que la volonté ne choisit rien, mais qu'elle est toujours déjà orientée par des conditions qui la précèdent.

Dans mon petit cas, la victime de ces manœuvres n'est pas moi-même. La victime n'est que mon image. Or, je ne suis pas mon image. Et je regarde tout cela avec la curiosité d'un ethnologue.
Mais ce qui se donnait au XIXe siècle, chez Marx, comme un outil de compréhension, est devenu un outil de jugement.
Le geste marxien qui permettait de comprendre un discours avant de l'évaluer est devenu une arme au service de propagandistes attachés à disqualifier l'opinion qui dérange en enfermant celui qui la profère dans l'identité qu'on lui attribue.

La démarche qui, parce qu'elle fait la généalogie de nos idées, enrichit le débat, est devenue l'arme au service d'une volonté de faire taire l'opinion qui déplaît en lui faisant le procès de ses arrière-pensées. Comme dit Bergson dans Le Rire (dans une phrase dont il ignorait qu'elle décrirait inlassablement le mode de fonctionnement des réseaux sociaux): "Nous ne voyons pas les choses-mêmes. Nous voyons seulement les étiquettes qu'on a collées sur elles." C'est la raison pour laquelle, de nos jours, le débat en ligne (quand on dispose d'une parole publique) consiste uniquement à s'enduire d'anti-adhésif en permanence.

Dans mon petit cas, la victime de ces manœuvres n'est pas moi-même. La victime n'est que mon image. Or, je ne suis pas mon image. Et je regarde tout cela avec la curiosité d'un ethnologue. La vraie victime, c'est le débat lui-même et tous ceux qui, cédant à la tentation d'être convaincus par ce genre de falsifications, sont perdus pour la cause.
Au lieu de produire de la dialectique, d'avoir la vérité en partage et la civilité pour viatique, les protagonistes en sont réduits à s'entretuer, ou pire: à s'opposer.

Au lieu de consister en une discussion entre gens de bonne volonté sur le racisme et l'antiracisme, sur la pertinence des généalogies nietzschéenne ou marxienne, sur le souci de lutter contre le harcèlement sans basculer dans la délation, ou sur les questions redoutables que posent la non-mixité, l'intersectionnalité, ou encore le statut de la présomption d'innocence à l'ère des réseaux sociaux, le débat se résume à des crachats collants et des coups sous la ceinture, auxquels on tente de répondre sans trop s'abaisser soi-même.

Au lieu d'évoquer les risques de #balancetonporc et de chercher ensemble le meilleur moyen de ne pas transformer cet appel en un pousse-au-crime, on passe son temps à se défendre d'être celui que vos adversaires (devenus vos ennemis) voudraient voir en vous.
Au lieu de faire entendre des arguments, on perd son temps à démontrer le droit de les proférer sans être taxé du pire.

Au lieu de produire de la dialectique, d'avoir la vérité en partage et la civilité pour viatique, les protagonistes en sont réduits à s'entretuer, ou pire: à s'opposer. Car le Parti Unanime (qu'on appelle aussi police de la pensée) vous enferme dans l'identité qu'elle vous attribue, comme on assigne à résidence un délinquant potentiel.

En fait, les membres du Parti Unanime ne jugent jamais: ils préjugent. Ils ne discutent pas: ils décrètent. Et le préjugé est au jugement de droit ce que l'épuration sauvage est au procès, ou ce que la polémique est au dialogue: un lynchage qui n'assume pas sa vraie nature.
RIP le débat.

NB: A l'intention du Parti Unanime, qui aura peut-être l'inélégance d'observer que le HuffPost est dirigé par Anne Sinclair qui était en 2011 l'épouse de DSK, je rappelle que l'affaire DSK fut traitée dans ce média (lancé le 23 janvier 2012) avec une totale impartialité [NDLR: Anne Sinclair n'assure plus la direction éditoriale du HuffPost depuis janvier 2017, mais elle en reste fondatrice et marraine].
 
Raphaël Enthoven Professeur de philosophie, présente La Morale de l’Info et Qui vive? sur Europe1 et "Philosophie" sur Arte  
Source 
 
 

K) Les Insoumis ne veulent plus voir le drapeau européen à l'Assemblée

Les députés emmenés par Jean-Luc Mélenchon ont déposé un amendement pour modifier le règlement de l'Assemblée visant à ne permettre que la présence du drapeau national et de celui de l'ONU.
 
Lors de son arrivée dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à la tête des députés de la France Insoumise nouvellement élus le 20 juin dernier, Jean-Luc Mélenchon a été pris d'un coup d'humeur. Au-dessus du perchoir du président de l'Assemblée sont alors mêlés le drapeau tricolore et celui de l'Union européenne. «Franchement, on est obligés de supporter ça? C'est la République française, c'est pas la vierge Marie là», s'emporte alors l'ancien sénateur socialiste, visiblement excédé devant ses collègues surpris. Le chef de file de la France Insoumise et ses députés ont décidé de ne «plus supporter ça» à l'avenir: ils ont déposé un amendement visant à modifier le règlement de l'Assemblée afin que l'emblème européen ne puisse plus figurer dans l'enceinte du Parlement.

Dans l'amendement CL25, déposé le 29 septembre dernier, on peut lire: «Seuls peuvent être présents dans l'hémicycle le drapeau tricolore de la République française, au titre de l'article 2 de la Constitution, et le drapeau de l'Organisation des Nations unies, symbole de l'engagement international de la France pour le multilatéralisme et la paix». «Cet amendement permet de préciser la symbolique actuelle présente dans l'hémicycle. En effet, s'il est bien évidemment fondamental que notre drapeau tricolore bleu, blanc, rouge (article 2 de la Constitution, qui le consacre comme emblème national) soit présent dans l'hémicycle, il apparaît tout aussi fondamental qu'il soit seulement complété par le drapeau de l'Organisation des Nations unies, là aussi en application de la Constitution, au titre du Préambule de 1946», précise l'exposé du texte.

Il s'agirait de permettre à la France de conserver son rayonnement international, en restant «en phase avec son projet politique historique d'indépendantisme et de promotion de la paix». Elle ne peut y parvenir «que si elle dépasse tout ancrage régional et zonal pour seulement aspirer à soutenir et construire la concorde mondiale», estiment les élus. «Seule cette double articulation: peuple français - peuples du monde, France - Organisation des nations unies, permet d'encadrer sereinement les débats de l'Assemblée nationale, dans cet esprit d'indépendance et de promotion de la paix qui, seul, fait honneur à nos valeurs républicaines», arguent encore les députés LFI.

La bête noire des souverainistes de tout poil

Il faut rappeler que ce n'est que durant la présidence Hollande que le drapeau bleu étoilé s'est durablement invité à l'intérieur du Sénat et de l'Assemblée nationale. Lorsqu'il était président de l'Assemblée, Bernard Accoyer avait essayé de l'introduire en vain. Le bureau du Palais Bourbon avait bloqué l'initiative, par le vote de deux PS et un UMP notamment. Un peu plus tard, en 2010, Nicolas Dupont-Aignan avait posé une question à l'Assemblée nationale pour demander que le drapeau européen soit retiré des édifices publics lors de la célébration des fêtes nationales. Le 2 juillet dernier sur France 3, ce dernier estimait encore que le drapeau étoilé n'avait pas sa place à l'Assemblée.
 
Ce rejet du drapeau européen n'est pas du tout l'apanage de la France Insoumise. En avril dernier, alors qu'il était encore numéro 2 du FN, Florian Philippot l'avait qualifié de «torchon oligarchique». En pleine présidentielle, lors d'un passage sur TF1, Marine Le Pen avait aussi exigé que soit retiré le drapeau européen prévu en arrière-plan. Elle avait également précisé au magazine Causeur qu'elle souhaitait «interdire le drapeau européen sur les bâtiments officiels». Ce que certains maires FN ont d'ores déjà anticipé en l'enlevant du fronton de leurs mairies, comme ce fut fait à Fréjus.

 




L) Nicolas Sarkozy à propos d'Emmanuel Macron : "Ça va très mal finir"

L'ancien chef de l'État est sceptique concernant la politique actuelle, selon "Le Parisien". Mais entretient une certaine proximité avec le président

La politique d'Emmanuel Macron ne convainc pas Nicolas Sarkozy. « Il n'a pas d'emprise sur le pays. Il ne s'adresse qu'à la France qui gagne, pas à celle qui perd. Il est déconnecté », aurait-il déclaré en privé, selon des propos rapportés par Le Parisien. Sa façon de mener la barque lui fait même peur. Et l'ancien président va plus loin : « Ça va très mal finir... » Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on enfonce le clou : « Macron est quand même arrivé au pouvoir par un hold-up géant ! »

 

L'ancien chef de l'État, qui juge la politique du successeur de François Hollande trop libérale, aurait confié à un proche qu'il y a « un risque d'éruption politique, que la société est extrêmement violente ». Pourtant, entre les deux hommes, les relations seraient au beau fixe. « Nicolas se retrouve un peu dans son tempérament. Macron, c'est l'énergie de Sarkozy avec la tête de Pompidou ! » aurait livré un vieil ami de l'ex-président.

Dîner de couples

« Ils se parlent, Macron l'associe. Il sait que, si un jour ça tangue, il aura besoin de Nicolas, d'une forme de cordée », confie un sarkozyste. Emmanuel Macron aurait vivement conseillé à ses ministres de droite, Gérald Darmanin et Bruno Le Maire, de s'entretenir régulièrement avec Nicolas Sarkozy. Même le socialiste Gérard Collomb aurait rendu visite au prédécesseur de François Hollande. Du côté d'Emmanuel Macron, on assure que le rapport de force est en faveur du président. « Emmanuel s'est mis Nicolas dans la poche, vous n'imaginez pas ! » se frotte les mains un macroniste. Quoi qu'il en soit, les deux hommes semblent y trouver leur compte.



En privé, ils entretiennent de bonnes relations, il n'y a pas de doute. Début juillet Carla et Nicolas Sarkozy étaient invités pour dîner à l'Élysée... jusqu'à 1 heure du matin. Brigitte Macron aurait une place toute particulière dans l'estime de Nicolas Sarkozy, « Elle, elle est très bien. Elle m'a dit qu'elle avait toujours voté pour moi ! » L'épouse du chef de l'État avait formellement démenti : « Je n'ai jamais dit à personne pour qui je votais, et je ne le dirai jamais à personne, pas même à Emmanuel. »

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M) Que fera le gouvernement quand le piège de la dette se refermera ?

Scandaleuse note de France Stratégie préconisant la nationalisation d’une fraction des terrains pour payer la dette de la France jette une lumière crue sur ce problème. Comment nous sortirons-nous de ce piège ? D’abord, dépasser 100 % du PIB ne rendra pas nécessairement insoutenable le poids de nos emprunts. Le Japon a dépassé les 200 % depuis vingt ans sans dommage. Au sortir des guerres mondiales, la Grande-Bretagne et la France étaient dans des situations bien pires et, dès les années 1955, les emprunts ne pesaient plus que 50 % du PIB. En 1820, l’Angleterre devait rembourser 200 % et les intérêts mangeaient la moitié des impôts. Elle s’en est sortie. 

Il y a une chance sur deux pour que la machine craque mais ne rompt pas. Si tout va bien, nous monterons à 99 % du PIB en 2019 avant de redescendre à 80 % en 2030. Mais si une nouvelle et violente crise économique se produit, si plus personne ne veut nous prêter, ou seulement à des taux exorbitants, que se passera-t-il ? 

Première solution : faire faillite (totalement ou au deux tiers), comme l’a fait l’Argentine dans les années 2000, mais alors la France sera exclue des marchés. Or, notre budget n’est plus en équilibre depuis 1974 et nos recettes ne couvrent que 92 % de nos dépenses hors le service de la dette. Le pays serait soumis à une diète insupportable. L’Argentine a laissé le choix à ses créanciers : soit ne plus rien toucher pendant trente ans, soit accepter une décote de 60 %. 98 % des débiteurs ont cédé. Les autres ont obtenu l’intégralité de leurs avoirs après une série de procès qui ont duré vingt ans. Mais le budget de l’Argentine, sans les intérêts de la dette, était alors équilibré, ce qui n’est pas le cas chez nous. Cette voie nous est donc interdite.

Le gouvernement aura deux autres possibilités à sa disposition : la première consiste, comme le suggère France Stratégie, à confisquer les biens des Français, soit une partie des terrains, soit une partie des dépôts bancaires (comptes courants, livrets, PEL, assurances-vie) ou, plus sûrement, en mixant les deux mesures. Si les sommes extorquées aux Français couvrent 25 % de la dette, les créanciers seront rassurés et prêteront à nouveau. Confisquer 5 % des biens immobiliers et des dépôts bancaires suffira et sera mieux accepté par l’opinion.

La deuxième méthode sera plus indolore mais, in fine, elle volera autant les Français. L’État paiera ses fonctionnaires en reconnaissances de dettes, une « fausse » monnaie qui sera acceptée dans les magasins et que le gouvernement pourra émettre autant qu’il le souhaitera, ce qui lui permettra d’équilibrer son budget. Au début, elle sera à parité avec l’euro, mais rapidement les commerçants lui appliqueront une décote de 10 %, puis 20 %, et enfin 40 %. Au final, nos dépôts bancaires perdront la moitié de leur valeur et cette évaporation remboursera nos emprunts.

Au bilan, la crise sera violente, mais se terminera au bout de cinq ans et l’économie se relancera sur des bases assainies. Alors, quand serons-nous volés ?






N) Ce qu’il faut robotiser? L’Etat!

L’intelligence artificielle (IA) nous tuera-t-elle ou nous sauvera-t-elle? Deux types de prophéties émergent. Celles, apocalyptiques, de Bill Gates, Stephen Hawking ou Elon Musk, qui prédisent que les robots nous réduiront en esclavage. Tout comme Laurent Alexandre, penseur de l’IA dans le monde francophone, pour qui le cerveau humain est en passe d’être détrôné par sa trop performante création, qui va le rendre obsolète d’ici à 2030.

Le danger concernerait «tous les gens qui pensent», mais encore plus les moins doués, les moins intelligents, qui se retrouveront sur le carreau par millions telle une sous-espèce réduite au chômage éternel. Orwell, Kafka et le monde de Gattaca réunis, pour ces prophètes qui entrevoient un grand remplacement de la matière grise ordinaire par les cerveaux en silicium et les QI supérieurs, et peut-être même une guerre Populistes vs. Robots. Nos enfants n’auraient alors d’autre choix que de se faire implanter des circuits intégrés dans le cerveau, histoire de rester «bankable» et intégrés dans la société de l’intelligence. 

Une perspective pas si dramatique pour le futurologue de Google, Ray Kurzweil, qui se réjouit que l’homme augmenté fasse son apparition vers 2045, utilisant l’IA pour son plus grand avantage. Cette vision cadre avec l’histoire des progrès techniques, fusées et ordinateurs ayant opéré docilement au service de l’homme. Mais jusqu’ici, on était dans le paradigme d’une IA «faible». On agite à présent le spectre d’une IA «forte» qui romprait le pacte de ses ancêtres en se retournant contre ses maîtres afin de prendre le pouvoir.

Cela relève pour l’heure clairement de la science-fiction, sachant qu’aujourd’hui, ce qu’on a vraiment, ce n’est pas de l’«intelligence» artificielle, mais d’excellents algorithmes. En attendant, deux conséquences ne sauraient être niées: les créateurs de ce qui deviendra de l’intelligence artificielle, qui sont à la genèse de l’économie future, et dont les salaires atteignent déjà souvent huit chiffres, seront les «dieux» de cette nouvelle galaxie. Et ceux qui auront les moyens de se doter d’implants et d’exosquelettes en vue d’augmenter leurs capacités intellectuelles et physiques en seront les séraphins.

Certes, chacun va devoir s’interroger sur ce qu’est sa plus-value par rapport à un robot capable de fonder ses décisions sur des tonnes de données. Mais Laurent Alexandre se trompe sans doute sur le darwinisme intellectuel prophétisé. L’IA va aussi rendre inutiles un grand nombre de personnes hautement intelligentes. Lui même, d’ailleurs, évoque les cancérologues et orthodontistes, bientôt dépassés.

Après tout, les machines à calculer n’ont pas remplacé ceux qui ne savaient pas compter. Au final, à part les Prix Nobel, le marché du travail sera à ceux qui sauront manager les intelligences, bâtir d’innombrables services sur ces océans de données. Et si on en venait à placer des implants dans les cerveaux des étudiants, c’est à un nivellement des intelligences qu’on assisterait, non à leur dispersion. 

Il est un domaine où l’IA possède une voie royale: l’Etat. Ce qui devrait d’abord être robotisé, c’est la fonction publique. Si l’on compare la théorie de l’Etat à sa mise en pratique, il apparaît que la variable de l’imperfection n’est autre que l’humain et sa faillibilité trop évidente (corruption, ego, incompétence, fiscalité sous-optimale, prodigalité, surendettement, erreurs…). Avec l’avènement de l’IA, des possibilités émergent de gérer rationnellement et avec intégrité les affaires de millions de citoyens. Le système de transactions blockchain a même le potentiel de devenir ce nouvel «Etat» inviolable. Quête de pouvoir surhumain individuel? Pourquoi pas. Mais l’IA peut-elle d’abord incarner un pouvoir surhumain collectif?


Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse








O) Une éruption solaire destructrice risque de frapper la Terre dans 100 ans

Le soleil pourrait être l’une de nos plus grandes menaces dans les 100 prochaines années.
Si une énorme éruption solaire comme celle qui a frappé la Terre il y a 150 ans nous frappait aujourd’hui, elle pourrait anéantir nos réseaux électriques, les communications par satellite et Internet. Et d’après une nouvelle étude, un tel événement est probable au cours du prochain siècle.

« Le soleil est généralement considéré comme un ami et la source de la vie, mais il pourrait aussi être le contraire », affirme Avi Loeb de l’Université de Harvard. « Cela dépend seulement des circonstances ».

Des « super éruptions » solaires qui menacent la terre

Loeb et Manasvi Lingam, un chercheur travaillant également pour Harvard, ont examiné des données sur d’autres étoiles semblables au soleil pour voir à quoi ressemblent les « super éruptions » solaires et comment elles pourraient nous affecter.
Ils ont constaté que les super éruptions les plus extrêmes sont susceptibles de se produire sur une étoile comme notre soleil environ tous les 20 millions d’années. Les pires de ces éclats énergétiques de rayonnement ultraviolet et de particules chargées de haute énergie pourraient détruire notre couche d’ozone, causant des mutations de l’ADN et des perturbations de l’écosystème.

La terre pourrait être « bientôt » renvoyée à l’âge de pierre

À plus court terme, les chercheurs affirment que de super éruptions moins intenses d’un type que nous connaissons peuvent se produire sur notre soleil et encore causer des problèmes. En 1859, une puissante tempête solaire a envoyé d’énormes éruptions vers la Terre dans le premier événement enregistré de ce genre.
Les systèmes de télégraphie à travers le monde occidental avaient alors été mis hors service, avec des rapports d’opérateurs qui ont reçu des chocs à cause des énormes quantités de courant électrique qui ont traversé les lignes électriques.
« À l’époque, il n’y avait pas beaucoup de technologie, donc les dommages n’étaient pas très importants, mais si cela se produisait dans le monde moderne, les dommages pourraient s’élever à des milliards de dollars », dit Loeb. « Une éruption comme celle-ci pourrait éteindre tous les réseaux électriques, tous les ordinateurs, tous les systèmes de refroidissement des réacteurs nucléaires. Beaucoup de choses pourraient être endommagées. »

Un avenir sombre pour la terre…

Des travaux antérieurs ont montré qu’un tel événement pourrait se produire au cours du prochain siècle, avec 12% de chances que cela se passe dans la prochaine décennie, « mais personne ne semble s’inquiéter », dit Loeb. 







P) Etre réactif et responsable: le meilleur antidote au populisme

Le jeudi 19 janvier, Alberto Alemanno, professeur de droit à HEC Paris et titulaire de la Chaire Jean Monnet en droit de l'Union européenne, a participé a à l’édition 2017 du Forum économique mondial à Davos. Il a dirigé un atelier sur le leadership inspiré par son livre à paraître (Lobbying for Change : Find Your Voice to Create a Better Society) et dirigé deux rencontres avec le Premier Ministre du Perou, Fernando Zavala, ainsi qu’avec le nouveau ministre du commerce canadien, François-Philippe Champagne. Il a présenté aux membres de la communauté des Young Global Leader s les bonnes pratiques pour devenir un dirigeant performant. Dans cet article, il identifie les 10 qualités humaines essentielles pour les dirigeants d’aujourd’hui, qualités qui font défaut bien trop souvent.  

Nous vivons des bouleversements politiques, sociaux et technologiques impressionnants. Le monde n’a jamais eu autant besoin de dirigeants réactifs et responsables. Et pourtant, les modèles dominants actuels en matière de leadership allient difficilement ces deux qualités. Si le leadership technocratique privilégie la responsabilité aux dépens de la réactivité, le leadership populiste, lui, est axé sur la réactivité. 
Le défaut le plus critique de ces modèles est le peu de place - ou d’intérêt - accordé au discernement ou à la volonté des citoyens. En effet, comme le professeur Jan-Werner Müller l’a récemment souligné, alors que les populistes agissent comme s’il n’existait qu’une seule et unique « volonté générale », les technocrates, eux, partent du principe qu’il n’existe qu’une seule et unique solution politique. Dans un tel contexte, comment les dirigeants d’aujourd’hui peuvent-ils agir ?
Suite à la campagne électorale de Donald Trump qui a davantage ouvert la fenêtre d’Overton de ce qui est acceptable dans le discours publique,  le choix du populisme semble (électoralement) irrésistible. En même temps, le rôle des organismes intermédiaires, allant des partis politiques aux syndicats, diminue alors que les dirigeants cherchent à établir un lien direct avec leurs publics. Cette tendance est encore plus forte entre les élections, car ces dirigeants qui font face aux exigences incessantes du cycle de l’actualité des médias sociaux cherchent d’autres formes de légitimation, ce que la théoricienne de la politique Nadia Urbinati appelle la « représentation directe ». Le recours croissant de nos dirigeants aux référendums, aux pétitions et aux médias sociaux pour légitimer leurs actions suggère l’émergence d’une tendance inquiétante vers la délégation du leadership et par conséquent de la responsabilité. Au Royaume-Uni, le référendum ayant conduit au Brexit en est l’illustration parfaite, les dirigeants qui ont soumis ce sujet à un vote et ont mené une campagne pour la sortie de l’Europe ayant préféré ne pas en assumer les conséquences. L’illusion que les politiques peuvent tout simplement recueillir les préférences des citoyens et en faire des réalités menace de renverser l’idée même de la représentation politique. Dans une démocratie représentative, la mission des dirigeants doit être de tempérer les contributions et les réponses émotionnelles des citoyens plutôt que de favoriser la violence de la majorité. Autrement dit, la relation entre représentant et représenté doit être continue et doit impliquer un certain discernement des deux côtés.
Ainsi, il est nécessaire que des dirigeants réactifs et responsables recréent, étendent et se réapproprient l’espace toujours plus restreint que les populistes et technocrates actuels ont laissé entre eux et l’électorat. Cet espace est en passe de devenir le terrain de jeu de nouvelles formes de leadership politique.La bonne nouvelle, c’est qu’en parallèle de l’érosion de l’engagement politique conventionnel, on constate un développement de nouvelles formes d’expression démocratique et d’engagement politique. Ainsi qu’identifié par Pierre Rosanvalon, les citoyens ne perdent pas leur intérêt pour les affaires publiques. Bien au contraire. Le défi pour les dirigeants est alors de canaliser cet intérêt grandissant dans le processus démocratique par la création de nouvelles opportunités de participation, de co-création de mesures politiques et de contrôle des actes des dirigeants. Dans nos sociétés repolitisées, les représentants politiques qui réussiront seront ceux qui seront capables de transformer une méfiance croissante en vertu civique.
Mais cela nécessite des qualités personnelles qui manquent bien souvent à nos dirigeants. Parmi ces qualités, il y en a dix qui ressortent du lot :

La compassion et l’intelligence émotionnelle

Les dirigeants doivent être capables de se mettre à la place des autres. Si une empathie excessive peut altérer leur jugement, un peu de compassion et d’intelligence émotionnelle nourrissent la capacité des dirigeants à résoudre les problèmes et par la suite à maximiser leur influence sur la société. Pour cela, il leur faut partager et ressentir la douleur et la souffrance des autres, mais aussi leurs joies et leurs bonheurs. Ils doivent sortir de leur bureau, passer davantage de temps dans la rue et lorsqu’ils naviguent sur internet, ils doivent sortir de leur bulle protégée par des filtres. 

L’Intégrité et l’ouverture d’esprit

Les dirigeants doivent être au-dessus de tout soupçon avant, pendant et après l’exercice de leur mandat. Ils doivent s’engager à démocratiser l’accès aux partis politiques en les ouvrant aux citoyens issus de milieux non politiques ou atypiques, tels que l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, les barrières à l’entrée des partis politiques restent quasiment infranchissables et les coûts d’opportunité d’une vie politique sont encore plus colossaux. Une fois élus, les dirigeants doivent s’assurer de la transparence totale de leurs actions (par exemple en publiant la liste de leurs réunions, de leurs actions législatives et de leurs donateurs) et accepter différentes formes de contrôle citoyen (comme les conseils d’évaluation, les comités de surveillance ou les organismes d’enquête). Lorsqu’ils quittent leur poste, ils doivent résister à la tentation de monétiser leur réseau et leur expérience par des chassés croisés entre les secteurs public et privé.

L’équité et l’inclusivité

Si la plupart des électeurs ne connaissent pas leurs représentants élus, les lobbys et autres groupes richement dotés, organisés et bien introduits, eux, les connaissent toujours. Les dirigeants responsables doivent assurer une plus grande égalité des chances en ne prenant leurs décisions qu’après avoir écouté et compris tous les intérêts en jeu. Pour cela, les dirigeants doivent aller au-delà de garantir une égalité formelle et soutenir activement la représentation de tous les intérêts en jeu dans le processus politique. Il suffirait pour cela d’apporter des ressources financières afin qu’elles soient transférées d’un public favorisé à un public défavorisé (notamment par l’imposition de frais de participation à des consultations publiques) et/ou en faisant la promotion de l’échange de compétences en puisant dans les réseaux de citoyens disposant d’un domaine d’expertise et qui aideraient bénévolement des associations de la société civile. La plateforme à but non lucratif que j’ai créée, The Good Lobby, qui a pour objectif de contrebalancer l’influence des grandes entreprises, n’en est qu’un exemple.

L’expertise fondée sur des preuves et donnés 

Dans un monde où les ressources sont limitées, tout acte de leadership peut coûter cher, en particulier lorsqu’il a des conséquences imprévues. Afin de limiter ces risques, les dirigeants doivent s’engager à baser leurs décisions sur les donnés disponibles, plutôt que sur une idéologie. Gouverner avec responsabilité implique des actions compétentes, transparentes et fondées sur les faits, tout en étant prêt à démasquer les « marchands de doutes », ces experts qui se font passer pour des autorités objectives alors qu’ils servent les intérêts du monde de l’entreprise.

La cohérence et la sobriété

Les dirigeants doivent mener par l’exemple. Leur comportement au quotidien doit être en cohérence avec les valeurs qu’ils défendent. Alors que les inégalités se creusent plus que jamais, un style de vie sobre doit constituer la base de leur réussite et une protection contre les conflits d’intérêts. Ils doivent craindre la désapprobation sociale avant de craindre les sanctions pénales et éthiques. Etre dirigeant nécessité d’adopter des valeurs morales plus nobles et un comportement en cohérence avec ces valeurs.
Un leadership qui fonctionne nait d’interactions réactives, responsables et quotidiennes avec, et une exposition à, tout un ensemble de parties prenantes, dont des groupes organisés ou communautaires et les individus. C’est aussi et surtout en privilégiant une culture du contrôle citoyen que les dirigeants politiques protègent la société (et se protègent eux-mêmes) de leurs (propres) excès, améliorant ainsi leur capacité à tenir leurs promesses et à agir pour le bien commun.
Pour moi, il n’y a pas meilleur antidote au populisme que la présence de dirigeants à la fois réactifs et responsables.

Cet article a été initialement publié en anglais sur le World Economic Forum (WEF) website à l'occasion du Forum Davos, Janvier 2017


 


Q) Environnement : Une Protection Raisonnable et Écologique

Être libertarien, c'est avant tout être pour la protection de l'environnement et de l'écologie.
Il est impossible aujourd'hui de rester insensible aux questions environnementales tant celles-ci ont pris de l'importance dans la vie de chaque citoyen.

Cependant, les "solutions" apportées par les étatistes aux questions écologiques ne sont bien souvent ni libertariennes, ni réellement efficaces pour la protection de l'environnement. En fait, bien souvent la question écologique ne sert que de prétexte au capitalisme de connivence entre les grands groupes du CAC 40 et l'état français.

Pire encore, l'état français se sert des légitimes préoccupations environnementales des Français pour protéger les grands groupes du BTP et autres pollueurs.

Le parti libertarien veut remettre les questions écologiques et environnementales au centre du débat politique, mais cela doit se faire dans le respect de la liberté et de la propriété privé.
Propriété privée et protection de l'environnement ne sont pas incompatibles, d'ailleurs l'un ne va pas sans l'autre.

Quand on défend la notion de propriété privée, la pollution est considérée comme une atteinte inacceptable à celle-ci et doit être sévèrement punie.

Le projet écologique

Protéger l'environnement et nos libertés

Préserver notre environnement pour les générations de demain sans sacrifier les droits et les libertés des générations d'aujourd'hui c'est possible, à condition de remettre l'état français et le CAC 40 à leur place : la poubelle.
  • Interdire les aides de l'état aux grandes entreprises pétrolières et aux autres pollueurs du CAC 40
  • Mettre fin à la politique agricole commune (PAC) et aux aides de l'état aux entreprises agricoles
  • Abolir les monopoles accordés par l'état français aux grandes entreprises du CAC 40 dans le secteur énergétique
  • Tripler les sanctions pour les producteurs pollueurs, mettre fin à l'impunité des grandes corporations et des grandes industries
  • Ouvrir le marché de l'énergie à une véritable concurrence, ce qui bénéficiera aux consommateurs et à l'environnement





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