février 19, 2018

#21 Diverses informations politico-socio/économique en Macronie

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), alors n'hésitez pas à le diffuser au sein de différents groupes ( notamment ou j'en étais l'administrateur), comme sur vos propres murs respectifs. 
D'avance merci. 

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...

Merci de vos lectures, et de vos analyses. Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. 
Al, 

PS: N'hésitez pas à m'envoyer vos articles (voir être administrateur du site) afin d'être lu par environ 3000 lecteurs jour sur l'Université Liberté (genestine.alain@orange.fr). Il est dommageable d'effectuer des recherches comme des CC. 
Merci




Sommaire

A) 4.000 morts par an dans le monde par accidents d’avion : diminuons leur vitesse ! - Yves Buchsenschutz - entrepreneurs-pour-la-France

B) 80 km/h sur route : le Danemark démontre l'ineptie de la mesure

C) Marché de l'eau : quand la gestion privée dérape - Jacques Monin - France Inter

D) Fini la sécurité sociale étudiante, place à une "contribution" de 90 euros - Delphine Dauvergne - L'Étudiant

E) Désobéissance civile : ils l’ont déjà fait, pourquoi pas nous ? - Yasser Louati - Saphir News

F) RSI, le scandale qui cache la forêt du monopole de la Sécu

G) Une île flottante indépendante sur un lagon de la Polynésie Française d’ici 2020 ? - Sofia Colla - We Demain

H) Parti socialiste. Stéphane Le Foll prône une opposition « résolue et intelligente » - Thierry RICHARD - Ouest France

I) Virginie Calmels : "Emmanuel Macron essaie d'effacer les erreurs du quinquennat de François Hollande" - Gaël Vaillant ; Iris Ouedraogo - JDD

J) Assurance chômage : les syndicats anticipent une issue des négociations insatisfaisante -




A) 4.000 morts par an dans le monde par accidents d’avion : diminuons leur vitesse !

4.000, c’est aussi à très peu de choses près, le nombre de tués sur la route en France par an. La solution d’Edouard Philippe, comme d’Anne Hidalgo, c’est de diminuer la vitesse. Et pourtant, il y a bien d’autres causes ainsi que d’autres solutions.
Comme on le voit dans le tableau ci-dessous, la mortalité générale en France est due aux trois quarts à la maladie, à 17% à la drogue (inclus alcool, tabac et cannabis), à 3% aux accidents domestiques et environ 2% aux suicides. Et les accidents de la route représentent moins de 1% ! [1]

 (données 2000-2012*)

Ce sont des ordres de grandeur car ces chiffres ne sont pas tous suivis systématiquement chaque année
On voit par ailleurs sur le graphique ci-après que la mortalité routière a progressé jusqu’en 1973, frisant les 16.000 morts dans l’année. Depuis, elle a baissé de manière presque continue jusqu’à nos jours, en dessous de 4.000 décès par an, donc elle a été divisée par 4. Entre temps, le parc automobile est passé de 14 millions de véhicules à plus de 39 millions, donc il a été multiplié par presque 3. Au total, le risque d’accident mortel lorsque l’on prend sa voiture a donc été divisé par plus de 10 sur la période.

Evolution de la mortalité routière en France

 (données 1960-2017)

Source : sécurité routière

Evolution du parc automobile en France en millions 

 Source : Wikipédia

Les Français aiment prendre la voiture

Le véhicule individuel est de très loin le premier choix des usagers ! L’automobile, en France, assure en effet entre 80 et 90% des transports terrestres de personnes. Il est l’objet d’un vote favorable "bananier" de la part des consommateurs tant son efficacité-praticité (porte à porte) est supérieure à celle des autres modes de transport. De plus, hormis dans les grandes agglomérations, il n’a pas de substitut possible [2].

L’allongement des temps de transport va bientôt représenter plus de 2 jours de veille par an pour chacun d’entre nous

La sécurité routière elle-même indique sur son site que le passage de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires, allongera les temps de transport de 10% environ, soit par exemple 3 minutes sur 31 minutes de transport pour un trajet de 35 km, probablement assez proche de la moyenne journalière aller-retour des Français en voiture. Négligeable, vraiment ?
Trois minutes par jour sur 365 jours cela fait plus de 18 heures, soit presque 2 journées "de veille" consacrés en plus au transport. Non seulement ça n’est pas négligeable, mais cela s’ajoute aux augmentations passées : limitations à 50, voire à 30, en ville, sans compter les ralentisseurs, voies dédiées, et autres entraves diverses…
Personne ne conteste qu’une voiture à l’arrêt ne tue personne, et si elle roule, plus de monde. Mais est-ce le bon combat ? Et où doit se situer l’équilibre entre jouissance et sécurité ?

Voici des chantiers possibles :

* L’alcool au volant est responsable de 26% (1.000 personnes) des tués sur la route : est-il assez puni ?
* Le cannabis est responsable d’environ 23% des morts (800 personnes) : cela a-t-il du sens d’envisager sa dépénalisation ?
* Les 2 roues sont responsables d’environ 23% des morts (850 personnes), alors qu’ils représentent 2,3% du trafic. Et leur nombre augmente régulièrement devant les difficultés faites aux automobiles ! Ils ont l’autorisation légale de slalomer mais ne devrait-on pas les encadrer plus strictement ? Les cyclomoteurs ne sont pas en reste et l’on subventionne les vélos électriques !
* Les seniors sont responsables de 25% (886 personnes) des morts sur la route en 2017 : ne faudrait-il pas envisager un contrôle régulier de leur aptitude à conduire ?



* 31% des morts sur la route seraient dus à une vitesse "excessive". Mais il semblerait que dans les statistiques d’accidents, toute non maitrise du véhicule soit considérée par défaut comme étant due à la vitesse. Si c’est le cas, cela relativise ces statistiques et donc la pertinence de la limitation à 80 au lieu de 90 pour limiter les accidents ;
*le téléphone ou plutôt l’inattention est un risque important même s’il est difficile à évaluer ;
* Le traitement de la fatigue, dont on sait qu’elle est une cause importante d’accidents ;
* Les dépassements, manœuvre toujours délicate, ne vont certainement pas s’en trouver sécurisés.

Des changements positifs

* Les autoroutes sont 5 fois moins accidentogènes que les autres routes (moins de 200 tués par an) ; sans aller jusqu’à l’autoroute partout, l’amélioration des routes est certainement une piste.
* L’amélioration exceptionnelle et continue de la sécurité active et passive des véhicules : n’arrêtons pas le progrès !

En conclusion

La décision du Premier ministre de limiter la vitesse autorisée de 90 à 80km/h paraît bien plus politique qu’autre chose et risque de n’avoir aucune incidence réelle, si ce n’est un retour en arrière par rapport à un acquis majeur de notre liberté, à savoir la possibilité de se déplacer efficacement et agréablement. Cette liberté est aussi, d’ailleurs, une composante majeure de la productivité.
Pour ceux qui ont visité régulièrement la Chine : il y a 30 ans, ces derniers marchaient à pied, il y a 20 ans, ils étaient à vélo, il y a 10 ans à motocyclette, et aujourd’hui ils roulent en voiture. Gageons qu’ils n’abandonneront pas facilement cette nouvelle liberté.
Chiffres annexes :

Les causes de mortalité en France (données 2000-2012)


Cause Nombre Pourcentage
1 Cancer 147 000 27,0%
2 Maladies cardio-vasculaires 140 000 26,0%
3 Drogues 94 000 17,0%

Tabac 60 000, Alcool 30 000, Stupéfiant 3650, inclus 800 accidents route / cannabis
4 Autres maladies 130 000 24,0%
5 Accidents domestiques 16 500 3,1%
6 Suicides 12 900 2,4%
7 Accidents de la route 4 800 10,9%
8 Accidents du travail 1 330 0,3<1 td="">
- Accidents d’avion 8

TOTAL 540 000

[1] 3.477 en 2016 et 3.456 en 2017, en baisse !
[2] Voir Christian Gerondeau, Le CO2 est bon pour la Planète, éd. L’artilleur, pp.243 et 244.




B) 80 km/h sur route : le Danemark démontre l'ineptie de la mesure

La France s’apprête à faire le chemin inverse du Danemark, qui est parvenu à faire baisser le nombre d'accidents en augmentant de 10 km/h la vitesse maximale autorisée. Exemple transposable au pays de Descartes ?

Ce matin, une semaine après que Premier Ministre Édouard Philippe a fait connaître sa conviction personnelle à propos du projet du Gouvernement d'abaisser à 80 km/h la limitation de vitesse sur les routes du réseau secondaire, Pierre Chasseray remonte au front. Un combat perdu d'avance ?
Le délégué général de l'Association 40 Millions d'Automobilistes va droit au but : "Nous sommes tous d'accord : si nous devions rouler à 10 km/h, il n'y aurait plus d'accident mortel. Sauf qu'une juste règle, c'est quand la vitesse à respecter est respectable", martèle-t-il en reprenant l'un de ses vieux thèmes de bataille. "S'en tenir à cette vérité permet d'économiser des vies : l'expérience au Danemark le prouve."
C'est là que nos édiles devraient tendre l'oreille. L'Association 40 Millions d'Automobilistes est allée à la rencontre des fonctionnaires danois qui ont pu vérifier ces dernières années qu'une hausse de 10 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes de campagne concourt à diminuer le nombre d'accidents mortels. "Pas parce que 90 km/h est mieux que 80 km/h dans l'absolu : simplement parce que cette vitesse paraît pertinente, raisonnable et justifiée. Acceptée, la limitation est par conséquent respectée." Ce qu'il fallait démontrer.  

Une règle acceptée est une règle respectée

Soutenue par le Sénateur de la Vienne Alain Fouché (bien connu pour ses élans contre les "radars, pompes à fric"), l'Association 40 Millions d'Automobilistes aimerait convaincre le Ministère de l'Intérieur et la Sécurité routière que l'expérience danoise est transposable aux routes françaises. "Les autorités danoises étaient confrontées à un problème : sur les routes limitées à 80 km/h, les Danois roulaient en moyenne à 85 km/h." Manière pour Pierre Chasseray de dire que si les 90 km/h sont bien acceptés en France, il y a fort à parier que les 80 km/h ne passeront pas.
Rappelons le résultat de ce sondage réalisé par le quotidien Le Parisien en 2015 : 74 % des automobilistes consultés rejettent les 80 km/h.

Réduire le différentiel de vitesse diminue les risques

Comment les autorités danoises en sont-elles venues à contredire la logique qui veut que diminuer la vitesse sur les routes permet de réduire le nombre d'accidents ? C'est ce que racontent les experts rencontrés au Danemark par 40 Millions d'Automobilistes.
En 2005, déjà, ce pays avait décidé de rehausser de 110 km/h à 130 km/h la vitesse maximale autorisée sur certaines voies rapides. Une décision couronnée par une diminution du nombre de décès accidentels.
"Les autorités avaient constaté que la vitesse moyenne effective sur autoroute était de 120 à 122 km/h", rappelle Adiaan Schelling, consultant sécurité au sein de l’autorité danoise des transports (ou Vejdirektoratet). "Il fut décidé de prendre acte de cet état de fait. Depuis le passage aux 130 km/h maxi, la vitesse moyenne a grimpé à 124 km/h, mais le nombre d'accidents est en régression."

Un automobiliste frustré prend davantage de risques

Les raisons de ce miracle tombent sous le sens : entre les véhicules les plus lents et les plus rapides, le différentiel de vitesse a diminué. Ce qui limite les situations de conduite dangereuses.
Le Havarikommissionen qui enquête après chaque collision ou sortie de route au Danemark constate que si la vitesse constitue un facteur aggravant, la cause première est l’erreur de jugement, particulièrement lors d’un dépassement dangereux. Un scénario surreprésenté dans l’accidentologie danoise.
"La vitesse ne cause pas d'accident", estime John Sckaletz, analyste au département de la circulation routière de la direction de la police nationale danoise. "La vitesse joue un rôle lorsque survient l'accident, certes, mais c'est en tant que facteur aggravant de ses conséquences. La véritable question à se poser, c'est de savoir pourquoi l'accident survient." Cela peut être un dépassement rageur, le non-respect des distances de sécurité, ou bien un manque de vigilance (somnolence, téléphone, alcool).

Avec une limitation portée à 90 km/h, les Danois ne roulent pas plus vite

Curieux de savoir si le même phénomène constaté sur autoroute pourrait se reproduire sur les routes du réseau secondaire, où les 80 km/h sont régulièrement bafoués, les fonctionnaires du Vejdriektoratet ont lancé en 2011 une expérimentation en poussant à 90 km/h la vitesse maximale autorisée sur seize tronçons peu accidentogènes.
A l'issue de ces trois années de tests, les autorités danoises ont relevé une baisse du nombre d'accidents, pour une augmentation de 0,2 km/h seulement de la vitesse moyenne effective des véhicules. Car si les automobilistes les plus lents ont effectivement augmenté leur allure, la frange de 15 % de ceux qui dépassaient les 80 km/h ont conservé leurs habitudes et roulent dorénavant en deçà de la nouvelle limite de 90 km/h. Preuve qu'une règle acceptée est une règle respectée.
"Lorsqu'il s'agit de réduire le nombre d'accidents, vous ne pouvez pas seulement changer la réglementation. Il faut aussi prendre en compte le comportement des usagers", résume Adriaan Schelling. "Avant, beaucoup d'usager roulaient trop vite sur le réseau secondaire. Il y avait donc beaucoup de dépassements dangereux et beaucoup de collisions frontales. Mais depuis 2013, tous les indicateurs d'accidentalité routière sont à la baisse et nous enregistrons les meilleurs chiffres de sécurité routière depuis 1930. Alors pourquoi passe 90 km/h, si c'est la solution pour y parvenir et si c'est mieux accepté ?"

L'automobiliste gaulois est-il suffisamment discipliné ?

Pierre Chasseray se refuse à croire que cette infime hausse de 0,2 km/h de la vitesse moyenne s'explique par une discipline supposée exemplaire chez l'automobiliste danois. "On dit toujours que le Français est moins discipliné que son voisin nordique, mais en France, la vitesse moyenne effective est de 82 km/h sur les routes limitées à 90 km/h."
"Évidemment, il serait abusif de prétendre que la baisse de l’accidentalité au Danemark est la conséquence de l’augmentation de la limitation de vitesse. Mais ces bons résultats sont la preuve qu’une limitation de vitesse plus élevée n’engendre pas nécessairement plus d’accidents et qu’a contrario, une baisse de la limitation en France n’entraînerait pas systématiquement une diminution de la mortalité", conclut Pierre Chasseray.
Et le délégué général de passer sous silence la question de l'impact d'une topographie bien plus variée sur les routes secondaires françaises qu'au Danemark. Personne ne l'a encore évalué.
Autre motif d’étonnement pour l’observateur français, les autorités danoises ont motivé leur décision d’augmenter la vitesse maximale autorisée par un souci de faciliter la mobilité de leurs concitoyens dans leurs campagnes : "La dépense est raisonnable mais les avantages sensibles, en termes de gain de temps pour les automobilistes", expliquait en 2014 le Ministre danois des Transports, Birk Olesen. "Augmenter la vitesse moyenne des véhicules permet de faciliter les échanges et de soutenir l’activité économique." On peine à se remémorer la dernière fois qu'une figure politique s'est risquée à professer un tel raisonnement en France.

L'État refuse de partager les conclusions de ses tests à 80 km/h

Les opposants à la généralisation des 80 km/h s’agacent du fait que le Gouvernement français n’a jamais daigné partager les enseignements tirés de l’expérimentation organisée de juin 2015 à juin 2017, sur trois tronçons de routes nationales limitées à 80 km/h. Forcément, ils en concluent que les résultats ne sont pas ceux escomptés par la Sécurité routière, une théorie alimentée par une enquête de l’hebdomadaire Auto Plus qui a constaté que des travaux d’amélioration des tronçons concernés rendaient vaine toute comparaison "avant-après". 
Le Gouvernement a déjà laissé entendre que sa résolution est prise : la vitesse maximale sera réduite en janvier 2018, dans l'espoir d'abaisser la vitesse effective des véhicules. Alors à quoi bon agiter l'exemple danois ?
Certes, il est physiquement véridique, mécaniquement incontestable qu’un véhicule qui roule moins vite s’arrête plus court et heurte moins fort l’obstacle. Mais l’Association 40 Millions d'Automobilistes veut persuader le Gouvernement qu'un abaissement de la vitesse maximale est une mesure vouée à l'échec, du fait de son rejet par la majorité des automobilistes.
Comme tant d’autres citoyens, l'Association 40 Millions d'Automobilistes est persuadée qu’il existe dorénavant des leviers plus pressants à actionner que celui de la vitesse ; qu’il y a davantage de vies à épargner en organisant la traque des chauffards qui roulent sous l'emprise de l’alcool, de stupéfiants ou, tout simplement, de la fatigue. Sans parler du téléphone qui détourne l’attention et de l’état de la chaussée, facteur de mortalité routière largement sous-estimé. 






C) Marché de l'eau : quand la gestion privée dérape


La France est une particularité libérale dans le monde de l'eau : 60 % du marché est privatisé, contre 1 % pour le reste de la planète. Une gestion qui révèle de nombreux abus.  

Depuis 10 ans, nous assistons à une re-privatisation du marché de l'eau en France. Les ingénieurs de l'état, qui conseillaient autrefois les collectivités et penchaient vers une municipalisation de l'eau n'existent plus depuis 2007. 
Alors que certains pays de l'Union Européenne comme l'Irlande ne font pas payer l'eau à leurs citoyens, en France, la gestion privée est majoritaire. Mais la Cour des comptes le constate : le prix de l'eau est inférieur de 10 % dans les villes qui sont en régie municipale, donc en gestion publique.
La gestion privée révèle bien des problème et de nombreux abus, et le prix de l'eau devient une charge importante pour les citoyens. 
Le journaliste Thierry Gadault, dans son livre Plongée en eau trouble (éditions Michalon - à paraître le 22 février), montre que ce prix pourrait être abaissé à 1,50 € par m3, alors que le prix oscille aujourd'hui entre 3,50 € et 4,17 €. Thierry Gadault est l'invité de Jacques Monin.
Corruption, trafic d'influence, facturations illégales : la gestion privée de l'eau est loin d'être exemplaire

Eau potable : gâchis et pollution

Le Chlorure de vinyle monomère (CVM) est responsable d'une pollution de l'eau généralisée en France. Présente dans les canalisations en PVC, cette molécule est cancérigène. Plus de 50 000 km de tuyaux sont installés en France, et 600 000 Français sont susceptibles d'en ingérer. Rien n'est fait pour remplacer ces canalisations, en raison d'un coût bien trop élevé.




D) Fini la sécurité sociale étudiante, place à une "contribution" de 90 euros

Plus de Sécurité sociale étudiante à payer à partir de la rentrée 2018, mais une contribution, dont le montant a été fixé à 90 € pour "favoriser l'accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants". Deux mesures du plan Étudiants qui vont vous permettre de faire une petite économie.
Grande nouveauté de la rentrée 2018–2019 pour votre budget : si vous commencez votre première année d'études après le bac, vous n’aurez plus à débourser 217 € pour la cotisation annuelle de la Sécurité sociale étudiante.

Suppression de la Sécurité sociale étudiante

Les nouveaux étudiants seront rattachés au régime général de la Sécurité sociale, tandis que ceux qui étaient déjà dans l’enseignement supérieur l’année précédente (en 2017–2018) devront encore rester une année au régime étudiant.
Avec cette nouvelle mesure, vous pourrez rester affilié au régime de Sécurité sociale de vos parents, sans démarche supplémentaire à accomplir à la rentrée. Les mutuelles étudiantes ne disparaîtront pas pour autant du paysage, puisqu’elles continueront à proposer des offres de complémentaire santé, ainsi que des actions de prévention sur les campus.

Une nouvelle contribution à payer

Si vous pouvez vous féliciter de ne plus avoir à débourser plus de 200 € par an, il faut savoir que vous aurez néanmoins une nouvelle obligation à la rentrée 2018 : vous devrez verser une contribution annuelle de 90 €. Le montant, d’abord annoncé comme variable selon le niveau d’études, sera fixe.
Les boursiers du CROUS en seront exonérés. De même que les étudiants bénéficiant du statut de réfugié, de la protection subsidiaire ou encore ceux qui sont enregistrés comme demandeur d’asile.
Selon le projet de loi relatif à l'orientation et à la réussite des étudiants, l'argent récolté avec cette contribution sera destiné à "favoriser l'accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants". La contribution servira également à "conforter les actions de prévention et d’éducation à la santé réalisées à leur intention".

 Delphine Dauvergne





E) Désobéissance civile : ils l’ont déjà fait, pourquoi pas nous ?

Hannah Arendt disait : « Les actes de désobéissance civile interviennent lorsqu’un certain nombre de citoyens ont acquis la conviction que les mécanismes normaux de l’évolution ne fonctionnent plus ou que leurs réclamations ne seront pas entendues ou ne seront suivies d’aucun effet. » 

Pour faire simple, la désobéissance civile, c’est le refus d'obéir au gouvernement par la résistance active et non violente pour inverser les rapports de force.

Nous pouvons évoquer la marche de Gandhi contre l’occupant britannique en 1930, le mouvement des droits civiques américains ou encore celui contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud mené par Nelson Mandela mais nous pouvons également s’inspirer de notre histoire récente, en France.  

Ce que nous apprend l’Histoire

Honneur à la Guadeloupe, à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion qui avaient lancé en 1953 une grève générale des fonctionnaires pour dénoncer l’inégalité des salaires entre habitants des Outre-mer et fonctionnaires de la métropole.
Après 33 jours de grève et de mobilisation, le gouvernement promet un alignement des salaires mais refuse de s’exécuter. C’était sans compter avec la détermination des Ultramarins qui nous ont légué cette phrase restée dans les annales : « C’est nous désormais qui tenons le manche du fouet. » La pression est maintenue sur le gouvernement et quelques mois plus tard, les salaires sont alignés, les Ultramarins ont gagné.

En 1971, dans le plateau du Larzac, une lutte avait été engagée contre l’agrandissement d’un camp militaire. Les paysans, qui étaient déjà fortement endettés auprès du Crédit Agricole, se soulevèrent contre l’expropriation de leurs terres, décidée par le ministre de la Défense de l’époque, un certain Michel Debré.

Au départ, quelque 103 paysans s’étaient engagés à rester solidaires dans la lutte avec ce qu’on a appelé le « serment des 103 ». Deux ans plus tard, le mouvement devient national et plus de 70 000 personnes sont venus les soutenir en engageant une guerre d’usure aux autorités. Après dix ans de lutte, le projet est finalement abandonné avec l’arrivée au pouvoir au pouvoir de François Mitterrand qui ne voulait pas reprendre le flambeau. C’est d’ailleurs cette lutte qui a lancé le mouvement altermondialiste français.

En 1995, nous avons eu la grève contre la réforme de l’assurance maladie et qui, en 25 jours, a fait tomber le gouvernement Juppé. En 2006, le mouvement contre le contrat première embauche (CPE) avait abouti, au bout de trois mois, au retrait du projet de loi.

Beaucoup pensent que la désobéissance civile consiste à un mouvement de foule instantané ou le déclenchement d’une grève générale. C’est faux, la vrai vie n’est pas Hollywood. Mais les chiffres sont plutôt rassurants. Reprenons les travaux d’Erica Chenoweth, professeur à l’Université de Denver. Entre 1900 et 2006, 60 % des mouvements de désobéissance civiles non violents ont abouti. Entre 1940 et 2006, 70 % des luttes populaires étaient non violentes. Et le chiffre est en constante augmentation contrairement aux luttes armées. Par ailleurs, il suffit que 3,5 % de la population se mobilise pour qu’un régime tombe.


Des raisons de nous insurger au quotidien

Nous concernant, prenons des exemples concrets. D’abord, la première question n’est pas de savoir qu’est ce qu’il faudrait faire pour engager la désobéissance civile mais si nous voulons vraiment le faire.
Si la presse ne fait pas correctement son travail d’information et ne joue pas son rôle de contre-pouvoir, concernant les citoyens de confession musulmane, le service public a contribué à faire émerger un islamophobe notoire comme Eric Zemmour. Pourtant, combien sont prêts à ne plus payer leur redevance télé ?

Autre cas de figure. Les populations racisées sont victimes de discriminations à grande échelle. Quand une entreprise est prise en flagrant délit, peu importe si elle remporte son procès ou pas : combien sont prêts à la boycotter ?

Lorsque les écoles des quartiers populaires négligent l’éducation de nos enfants, ne remplacent pas les professeurs absents, que leur cours sont de pauvre qualité ou lorsqu’on leur refuse les moyens qu’on accorde aux écoles des beaux quartiers, Combien sont prêts à soutenir les parents déjà mobilisés mais qui sont souvent seuls et démunis ? Combien sont prêts à occuper les rectorats ou à marcher sur le ministère jusqu’à ce qu’on débloque les moyens nécessaires ?


Nous avons le nombre, à quand la force ?

La police est entrée en désobéissance civile avec ses manifestations sauvages en plein état d’urgence en octobre 2016, et des flics cagoulés et armés pour bloquer les routes. Ils ont défié le gouvernement et se sont dirigés vers le ministère de l’Intérieur. Et qu’on le veuille ou non, il faut accepter l’idée que leur action a abouti puisque, malgré les coupes budgétaires et le dogme de l’austérité, ils ont obtenu 250 million d’euros.
J’étais il n’y a pas longtemps avec Christine Delphy, la même qui avait milité aux côtés de Simone de Beauvoir et qui se bat contre l’islamophobie à nos côtés. Nous avons eu une longue conversation sur nos luttes et elle m’avait interpellé lorsque j’avais évoqué la perturbation du mouvement Nuit Debout avec l’arrivée des vacances d’été. Sa réaction a été courte : « Si les Français ne sont même pas prêts à sacrifier leurs vacances, comment veux-tu qu’ils améliorent leur situation ? »

Elle avait tellement raison, tous les décideurs politiques jouent la montre pour qu’un mouvement s’essouffle avec l’arrivée des vacances. Même Jean-François Copé, M. Pains au chocolat, avait déclarait que « pour éviter les manifs, il fallait passer en force pendant les vacances ».

Nous avons le nombre. Le pouvoir est naturellement de notre côté pas du leur, sinon pourquoi recourir au secret, pourquoi se cacher pour décider? Il n’y a pas plus grand gâchis que d’avoir les moyens d’être force de changement mais de se convaincre que l’immobilisme finira par payer. Beaucoup de ceux qui ont contribué à rendre ce monde un brin meilleur et que nous célébrons aujourd’hui étaient seuls au départ. Nos enfants ne nous pardonnerons jamais de reculer quand il fallait avancer, ou de se cacher quand il fallait se dresser.

  Yasser Louati est militant des droits humains et des libertés publiques.




F) RSI, le scandale qui cache la forêt du monopole de la Sécu


Le régime social des indépendants (RSI) est un cauchemar. Qu'attend-on pour le changer? par Christian Person, PDG Fondateur du groupe Umalis
Les entrepreneurs français sont à bout de nerfs ! La situation, sur le terrain, est explosive. La solution du mépris face à ce que subissent les entrepreneurs au quotidien, c'est le pire service à rendre à l'économie de notre pays. Le gouvernement doit intervenir sans attendre. D'abord, pour réformer en profondeur le régime social des indépendants parce que la situation n'a pas progressé d'un iota depuis des années. Enfin, parce qu'il n'est pas socialement acceptable de ne pas répondre à des protestations continues, des manifestations de plus en plus grandes, des plaintes de plus en plus nombreuses, des courriers de plus en plus longs, des procès de plus en plus révélateurs et... des suicides.

Revoir la situation des indépendants

Dans ce contexte, il faut organiser un débat de fond pour revoir en profondeur la situation des indépendants dans notre pays. Sans tabou idéologique. Sans totem intouchable. Sans clivage artificiel. Sans interdit !
Poursuivre son activité quotidienne d'entrepreneur avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête c'est tout simplement impensable. Comment entreprendre sereinement quand vous passez votre temps chez vos avocats à répondre à des mises en demeure du RSI. Pire, comment créer de la valeur ou vous occupez de vos salariés, de l'avenir de votre entreprise quand on vous menace de saisir tous vos biens au simple motif que parce que vous n'en pouviez plus du RSI et que vous avez donc légitimement opté pour une meilleure protection grâce à des sociétés européennes ?

Le RSI, la pire de choses

Disons le très directement : il y a des choses que les entrepreneurs ne peuvent plus accepter. Le RSI, en l'état, est la pire !
Tous les entrepreneurs indépendants de ce pays sont durement impactés par l'actuel RSI et, du fait de son monopole, en sont prisonniers. Aucun doute n'est permis. Internet regorge de récits tous aussi effrayants les uns que les autres sur les errements de ce système. Les malentendus pleuvent, les erreurs prolifèrent et l'incompréhension se propage. Le RSI est un système inadapté qui s'est emballé après avoir dérayé. Chacun constate ses dysfonctionnements quotidiens. Personne ne semble pourtant décidé à y remédier. La situation est urgente et exige un remède de cheval.

Promouvoir l'entrepreneuriat

J'ai la conviction que l'entrepreneur et l'entrepreneuriat doivent être promus avec force parce que l'enjeu est vital pour notre économie. Chacun sait que les entrepreneurs sont effrayés par la situation économique et les prévisions toujours plus compliquées à formuler, mais cet effroi est considérablement aggravé par l'existence de dispositifs tels que le RSI.
Le RSI décourage l'entrepreneuriat, décourage l'entrepreneur et donc l'emploi. La création d'emplois et l'inversion de la courbe du chômage promises ne peuvent dépendre que des entrepreneurs que nous sommes. Il est donc de l'intérêt de tous, que les entrepreneurs français retrouvent la foi en leurs institutions et la confiance en l'avenir.

La question posée du monopole de la sécurité sociale

André Frossard dans son ouvrage intitulé « Les Pensées » affirmait « Dans les guerres, ce ne sont peut-être pas les enfants que l'on vise, mais c'est eux que l'on tue. ». Nous pourrions, pour décrire au mieux la réalité de ce que vivent les entrepreneurs Français, le parapher et constater que « Avec le RSI, ce ne sont peut-être pas les entrepreneurs que l'on vise, mais c'est eux que l'on tue. »
Créé en 2006 afin de « faciliter la vie des entrepreneurs indépendants » (ce n'est pas une blague de mauvais goût), le RSI est devenu notre cauchemar. Les entrepreneurs indépendants que nous sommes, ne sont, pour le moins, pas une caste de privilégiés. On ne compte pourtant plus les erreurs considérables qui nous mettent quotidiennement en difficultés.
Je soutiens pleinement l'initiative du député Bruno Le Maire et de 106 députés de demander au président de l'Assemblée Nationale la création d'une mission d'information sur le RSI, afin évaluer le dispositif et faire rapidement des propositions législatives. Cependant, un simple audit ne suffira pas à éteindre l'incendie et c'est bien la question du monopole de la Sécurité Sociale que pose la crise du RSI.

Erreurs majeures, recouvrements multiples des cotisations

Mais, je veux dire à quel point il est urgent d'agir. Chacun de nous a dans son entourage proche, un artisan ou un commerçant qui peut faire partager lors des repas de famille, les erreurs majeures dans le traitement de son dossier, les recouvrements multiples des cotisations ou l'absence de remboursement des soins.
Cela pourrait ne pas être si grave, si ne venait pas s'ajouter à ce cauchemar, l'excès flagrant des charges prélevées par le Régime social des indépendants auquel ne peuvent plus faire face nos artisans et nos commerçants.

Des charges injustifiées

Différents reportages de terrains ont démontré de poids des charges administratives et financières qui pèsent sur les indépendants. Souvent, ces charges sont carrément injustifiées. Je pourrais aussi aborder la retraite de misère à laquelle auront droit ceux qui ont pris tous les risques et se sont battus pour la croissance de ce pays.
Je n'ose même pas aborder les jours de carence en cas de maladie alors que l'on est revenu sur ceux des fonctionnaires. Que dire encore des cotisations insupportables à payer même en cas de longue maladie ?
Enfin, comment accepter le manque constant d'interlocuteur au sein du RSI ? Comment comprendre que personne ne puisse jamais répondre aux demandes d'informations des indépendants ? Comment ne pas vivre comme un racket la perception de charges redoutables alors que le RSI externalise son service téléphonique où les permanences d'accueil sont gérées par des intérimaires ne connaissant rien au sujet ?
Comment mesurer le désarroi constant des entrepreneurs qui ne peuvent pas savoir comment sont calculées leurs cotisations, leurs reversions, leurs indemnités journalières? Comment ne pas le vivre comme une injustice insupportable ? En semant, l'injustice ne risque t'on pas de moissonner le malheur de tous ? Et comment comprendre qu'avec 1% de la population mondiale, la France assume 15% des dépenses sociales de l'humanité ?
Voilà pourquoi, outre une réforme de fond en comble du RSI, puis du régime général de la Sécurité Sociale, je milite pour que soit donnés aux entrepreneurs français le libre choix de leur assurance maladie et retraite, un choix aujourd'hui entravé par un monopole datant de 1945. Si des Français sont chaque jour de plus en plus nombreux à quitter la Sécurité Sociale pour des régimes d'assurances privées européens, bravant les huissiers des monopoles sociaux, c'est parce qu'ils sont moins chers et, plus réactifs et beaucoup plus généreux !

" Le grand art, c'est de changer pendant la bataille"

La France devrait réagir. Rappelons nous ces mots de Napoléon Bonaparte « Le grand art, c'est de changer pendant la bataille. Malheur au général qui arrive au combat avec un système. ». La compétition économique internationale est un combat. Nous, entrepreneurs, y sommes les fantassins de notre économie.






G) Une île flottante indépendante sur un lagon de la Polynésie Française d’ici 2020 ?

C’est l’idée de deux entrepreneurs californiens qui ont développé un projet pilote d'île flottante au large de Tahiti. Le gouvernement polynésien travaille actuellement à lui donner un statut légal. 

Créer une île 100 % artificielle et 100 % autonome, aussi bien politiquement qu’énergétiquement… Voilà le projet de l’ingénieur Patri Friedman et du créateur de Pay Pal, Peter Thiel, co-fondateurs du Seasteading Institute.
 
Ces derniers souhaitent fonder la première communauté flottante, qui accueillerait ses premiers citoyens dès 2020. Le projet initial est de construire une île de 7 500 mètres carrés, comprenant environ 200 résidents, des hôtels, des bureaux, des restaurants ou encore des terrains de sport.  

Une réponse à la montée des eaux qui menace 40 millions
de personnes et qui pourrait faire disparaitre un tiers de la Polynésie d’ici 2 100.  

Le premier écosystème flottant et autonome

L’institut a signé un accord avec la Polynésie Française en janvier 2017, afin de coopérer à la création d’une zone maritime dotée d’un "cadre de gouvernance unique". Si l’île se trouvera dans les eaux tahitiennes – aucun lieu précis n’a encore été déterminé -, elle sera indépendante politiquement. Elle disposera de ses propres lois et ne dépendra donc pas des autorités françaises.
Le projet se veut aussi indépendant sur le plan économique. Aucune subvention n'est demandée à la Polynésie Française. La prochaine étape est de faire adopter une loi afin de définir un régime économique spécial pour cette île. Entre autres, elle devrait disposer d'un taux d'imposition de... 0 %. 

Ce projet est financé en partie par le fondateur de Pay Pal, mais d'autres investisseurs sont attendus pour fournir les 60 millions de dollars – minimum – nécessaires à la construction d'une telle cité maritime. Une levée de fonds est prévue à cet effet, durant le premier trimestre 2018, par le biais d'une ICO (Initial Coin Offering) – c'est-à-dire en crypto-monnaie. 

Enfin, la ville flottante sera également indépendante énergétiquement, grâce à l’énergie solaire et maritime.
Dans le cadre de l’accord avec la Polynésie, l’Institut devait d'abord mener une étude pour évaluer les avantages économiques pour le territoire, l'impact sur l’océan et les fonds marins. Les résultats ont été publiés sur le site de la société Blue Frontiers, créée pour développer des projets d'îles flottantes.

Les résultats de l'étude assurent que le projet aura impact positif sur son environnement. Il suivra les principes du biomimétisme en "redéveloppant des écosystèmes et en coévoluant avec eux". Une étude à prendre avec recul, quand on sait qu'elle a été réalisée par la société qui porte le projet... Et qu'elle ne porte que sur l'île en elle-même, puisque son emplacement exact n'a pas encore été fixé.
 

"Le gouvernement [polynésien] travaille sur des projets de lois de pays qui devront être votées à l’assemblée de la Polynésie française, courant janvier ou février 2018 au plus tard. Dès le passage de ces lois, nous pourrons lever les fonds nécessaires et commencer la construction des îles flottantes, que nous anticipons seront livrées fin 2020", explique Marc Collins, l'un des cinq codirecteurs de Blue Frontiers. 

Après ce projet pilote, prévu sur les eaux abritées d’un lagon tahitien, l’objectif de la société est de développer des îles flottantes en pleine mer, partout dans le monde.

Mais, dans les faits, qui pourra vivre sur ces îlots échappant aux lois et à la fiscalité ? Les réfugiés climatiques, les rêveurs fou... ou quelques entrepreneurs milliardaires ? 

Pour en savoir plus, lisez l'interview exclusive de Joe Quirk, codirecteur de Blue Frontiers dans le n°19 de la revue We Demain (automne 2017).
 




H) Parti socialiste. Stéphane Le Foll prône une opposition « résolue et intelligente »

L’ancien ministre de François Hollande est candidat à la direction du PS. Il prône une opposition « résolue et intelligente » à Emmanuel Macron. Stéphane Le Foll répond aux questions de Ouest-France.
L’ancien ministre de François Hollande est aussi candidat à la présidence du Parti socialiste. Un parti qui doit se réinventer et trouver une opposition « résolue et intelligente », selon Stéphane Le Foll. Interview.

Avec le recul, comment expliquez-vous la défaite du PS ?
D’abord, les bons résultats, en particulier les chiffres du chômage, ne sont arrivés qu’en fin de quinquennat et c’est Emmanuel Macron qui en tire profit. Ensuite, nos divisions internes ont été un élément de déstabilisation. Enfin, il y a eu un problème dans l’incarnation de la présidence de la république.

Vous revendiquez un droit d’inventaire ?
On ne peut pas avoir le quinquennat honteux comme certains le souhaitent. Si on veut faire revenir les électeurs, il ne faut pas renier ce qui a été fait. ll faut être lucide sur ce qui a été fait de bien ou de moins bien.

Le PS peut-il survivre à l’élection d’Emmanuel Macron ?
L’histoire du socialisme ne résumera jamais à l’élection présidentielle de 2017. Le fondement du socialisme français, c’est Jaurès. Nos valeurs restent des valeurs fortes : la démocratie, la liberté, la lutte contre les inégalités… C’est plus vrai que jamais aujourd’hui, alors que beaucoup de cadeaux fiscaux ont été faits qui vont creuser les inégalités.

Votre passé « hollandais » est-il un atout ou un handicap ?
Certains pensent que mon expérience est un handicap. Je considère que le fait d’avoir été ministre est au contraire un atout. J’ai été loyal et fidèle à mon engagement pour François Hollande pendant cinq ans, c’est aussi un atout. J’ai été pendant cinq ans confronté à des difficultés dans le domaine agricole et j’ai été un porte-parole de gouvernement qui a toujours fait valoir l’intérêt collectif sur l’intérêt individuel.

Comment vous situez-vous par rapport à Emmanuel Macron ?
C’est très clair : le PS est dans l’opposition. D’ailleurs, nous n’avons pas voté le budget. Je prône une opposition résolue sur les points majeurs, notamment sur la fiscalité, la lutte contre les inégalités, l’éducation. Une opposition résolue et intelligente. Les Français ne veulent plus d’opposition systématique. Chaque position doit être parfaitement argumentée.

La campagne, qui tourne à la querelle des chefs, est-elle à la hauteur des enjeux ?
C’est le jeu normal de la démocratie. Il faut un débat sur le fond pour clarifier les points litigieux. Entre ceux qui ont été frondeurs et ceux qui sont restés loyaux, au fond, qui a raison ? Sur l’Europe, on est européen ou pas, ou à moitié ? Il faut qu’une majorité se constitue sur des bases claires et que ce parti soit de nouveau dirigé. Si le débat n’est pas tranché au moment du congrès, il réapparaîtra à d’autres moments.

Sur quelles bases voulez-vous reconstruire le PS ?
1) L’Europe : on ne peut pas continuer à laisser penser qu’on serait plus ou moins européens. 2) L’écologie : c’est la nouvelle dimension du socialisme d’aujourd’hui. 3) La lutte contre les inégalités, en particulier les inégalités patrimoniales. 4) La République : le socialisme c’est la lutte contre les réflexes identitaires et la défense de la République. 5) La laïcité : c’est la liberté de conscience et toutes les religions ont leur place dans la République.

L’union de la gauche a-t-elle encore un sens ?
Oui à condition qu’il y ait un parti qui soit capable d’être un point de rassemblement. C’est pourquoi il faut réaffirmer notre identité pour rassembler ensuite. On ne peut pas poser comme principe premier la question de l’union avant d’avoir redéfini le parti qui peut rassembler la gauche.

Le dialogue avec Jean-Luc Mélenchon est-il encore possible ?
Il ne souhaite pas dialoguer, il veut devenir hégémonique à gauche. Il faut que le PS se relève pour que la gauche accède de nouveau aux responsabilités avec le souci de prendre la réalité en compte. On ne peut pas être dans une gauche uniquement protestataire et utopiste quand on veut accéder aux responsabilités.

Thierry RICHARD





I) Virginie Calmels : "Emmanuel Macron essaie d'effacer les erreurs du quinquennat de François Hollande"

Virginie Calmels, nouvelle n°2 des Républicains, évoque son positionnement politique libéral qui détonne au sein de sa famille politique. 

En décembre, le JDD la décrivait comme "l'impossible N°2 des Républicains" (LR). Laurent Wauquiez président du parti, Virginie Calmels est en effet devenue la "première vice-présidente déléguée". Son profil, libéral et pro-européen, détonne au côté de Guillaume Peltier, le "deuxième vice-président" de LR qui a voté "non" au référendum européen en 2005 et défend un "patriotisme économique". Quasiment néophyte en politique en 2014, Virginie Calmels, ex-patronne d'Endemol France, est devenue en quatre ans un des piliers de sa famille politique. Première adjointe d'Alain Juppé à Bordeaux, elle a été tour à tour juppéiste, filloniste et wauquiéziste. Certains fustigent son opportunisme, elle déclare, au contraire, qu'elle reste fidèle à son "positionnement" libéral. Et s'en explique au JDD.

La caution libérale de Laurent Wauquiez?

Dans le nouvel organigramme des Républicains (LR), votre profil libéral et pro-européen détonne. Beaucoup de personnalités, tenantes d'une ligne plus conservatrice, ne partagent pas votre positionnement, à commencer par le vice-président Guillaume Peltier…
La droite a toujours été diverse. Guillaume Peltier incarne une sensibilité plus bonapartiste que la mienne, mais beaucoup d’autres personnalités des Républicains se retrouvent sur les idées que je défends. Ce qui compte, c’est de jouer collectif au sein de l’équipe des Républicains constituée autour de Laurent Wauquiez. A cet égard, je me réjouis que Valérie Pécresse ait choisi de rester dans notre famille politique. Nous sortons d’une année 2017 dévastatrice pour notre parti. C’est la première fois dans la Ve République que le candidat de la droite n’est pas qualifié pour le second tour de la présidentielle. L’heure n’est plus à la division, mais à l’unité.


N'avez-vous pas toutefois l'impression d'être la caution libérale du parti depuis l'accession à sa présidence de Laurent Wauquiez?
J'assume mon positionnement. Je suis d'abord une cheffe d'entreprise qui a passé 20 ans dans le privé. Je pense effectivement pouvoir porter au sein de ma famille politique une approche économique libérale qui encourage le travail, la liberté d’entreprise et la récompense du mérite. Et cela va de pair avec une réelle volonté de baisser la dépense publique, de la gérer autrement. L'objectif est de redonner du pouvoir d'achat aux Français et des marges de manoeuvre pour le pays. La politique d’Emmanuel Macron aujourd'hui, c'est du bonneteau. Il prend dans la poche droite pour remettre dans la poche gauche, mais, au final, ni la dépense publique, ni les impôts ne baissent globalement. Nous sommes dans la stricte continuité de la politique social-démocrate, conduite sans succès par François Hollande. Le constat, c'est 9 millions de pauvres et près de 6 millions de chômeurs [5,6 millions toutes catégories confondues, selon les chiffres de Pôle emploi de décembre, NDLR]. Cet Etat-providence est en échec.


Peut-on baisser la dépense publique dans tous les secteurs?
Il y a des secteurs dans lesquels je suis favorable à ce qu'on l'augmente! Il faut donner plus de moyens à tout ce qui est régalien : la police, la justice, la sécurité, l'armée. Certes, Emmanuel Macron s'est engagé à augmenter le budget de la défense, mais je note que l’essentiel de la hausse se concentre sur les années postérieures à son propre mandat [d'ici à 2025]. Le projet de service universel qui est extrêmement coûteux entrainera en fait une diminution des budgets alloués à la défense.


Où trouvez-vous alors des économies?
Notre pays n’a pas conduit les réformes structurelles indispensables. Les préconisations de la Cour des Comptes restent trop souvent lettre morte. Le gouvernement ne touche pas, par exemple, à l'Aide médicale d'Etat, qui coûte 1 milliard d'euros. Comment expliquer à un retraité qui a cotisé toute sa vie et peine à se soigner, qu'un nouvel arrivant étranger puisse bénéficier automatiquement de meilleurs soins? Autre levier d’économies : la fonction publique. Le temps de travail moyen n'y est pas à 35 heures. Commençons donc par harmoniser le temps de travail entre le public et le privé, donnons des perspectives de carrière et des primes au mérite, faisons converger les régimes de retraite, redéfinissons le périmètre de ses missions ou utilisons mieux les technologies numériques. Les sources d’économies sont multiples.


Emmanuel Macron a rétabli le jour de carence pour lutter contre l'absentéisme dans la fonction publique et une réforme des retraites va être menée en 2018…
Certes, nous ferons donc le bilan dans un an. Mais, au-delà des effets d’annonce, il y a aussi la gestion au quotidien. Car de l'argent public, il y en a. Le problème, c'est ce qu'on en fait. En matière de dépenses publiques, nous ne savons pas nous remettre en cause. On procède bien souvent par petit coup de rabot et par saupoudrage d’argent public. L'Etat n’a peut-être pas assez de culture de l’évaluation de l’efficacité de la dépense et du résultat.


Comment agir sur le pouvoir d'achat tout en baissant la dépense publique?
Le problème, c'est que notre croissance [en hausse à 1,9% en 2017, NDLR] n'est pas utilisée pour augmenter le pouvoir d'achat de tous. Emmanuel Macron ne s'adresse qu'à certaines catégories de Français, pas à l’ensemble. Il décide d'augmenter le salaire net [via la suppression des cotisations salariales, NDLR], la femme d'entreprise que je suis ne peut que l'approuver. Mais beaucoup de nos compatriotes ne bénéficient pas de ces mesures : les retraités, les classes populaires, ceux qui n’ont pas une fiche de paie classique, à l’instar des indépendants ou des fonctionnaires. Tout est une question de choix politique. Tant qu’on ne s'attaque pas à la baisse de la dépense publique, il n'y aura pas de miracle. La politique, c'est simple : il faut créer de la richesse avant de penser à comment la distribuer. Aujourd'hui, nous ne créons pas assez de richesses et les dépenses de fonctionnement continuent d'augmenter. Du coup, pour faire des économies, on réduit les investissements, on annule un aéroport, on supprime l’exposition universelle, on ne fait plus d’investissements dans les trains du quotidien…


Mais ces projets étaient le fruit de décisions prises par d'anciens gouvernements, qui ont justement engendré une hausse de la dépense publique...
Payer des impôts n'est pas un problème en soi, dans une certaine limite, si l'argent public va en priorité à la construction d'un hôpital, d'une route, à l’investissement et à la solidarité nationale. Ce n’est malheureusement pas assez le cas aujourd’hui. Notre devoir collectif, c'est de savoir dans quel monde nous voulons que nos enfants vivent. La dette d'aujourd'hui, c'est l'impôt de demain. Il est temps de faire les efforts nécessaires.


Parmi les services publics, il y a la santé. Les annonces d'Edouard Philippe, qui a lancé mardi un vaste plan hôpital, vont-elles dans le bon sens?
L'hôpital public a été totalement désorganisé par la mise en place des 35 heures. Sur ce sujet comme sur d'autres, Emmanuel Macron essaie d'effacer les erreurs du quinquennat de François Hollande, mais, sur la santé, son gouvernement tente seulement de mettre le couvercle sur la cocotte-minute. Le plan annoncé mardi n'est qu'une succession d’annonces et de "mesurettes", grandement insuffisantes. On demande à l'hôpital, à des personnels épuisés, de faire la même chose avec moins de moyens, en étant confrontés à toujours plus de nouvelles normes à mettre en œuvre.Dans les prochains mois, votre parti va devoir fixer sa ligne en vue des européennes. Vous vous réclamez "pro-européenne".


Comment travaillez-vous avec Laurent Wauquiez qui veut un gel de la construction européenne et souhaite une Europe à plusieurs vitesses?
Notre famille politique a toujours été pro-européenne. J'adhère, comme Laurent Wauquiez, à la théorie des "cercles concentriques", c'est-à-dire une Europe à plusieurs niveaux avec un noyau dur de pays qui tendrait à une harmonisation fiscale et sociale. Un groupe de pays pourraient être dans la zone euro et un "cercle" plus éloigné de pays ne bénéficieraient que du libre-échange. Une Europe à plusieurs vitesses, ce n'est pas de l'euroscepticisme. Au contraire, nous voulons une Europe qui marche. Et pour cela, il ne faut pas "plus d'Europe", mais une Europe mieux organisée.


"Quand un migrant a passé illégalement les frontières européennes, il ne doit plus pouvoir circuler librement", déclarait Laurent Wauquiez à la presse européenne en décembre. Faut-il en finir avec l'espace Schengen?
Il faut déjà mieux contrôler ses frontières extérieures. L'agence Frontex, en charge de cette mission, est sous-dotée. Il faut lui donner plus de moyens. Mettre en oeuvre la théorie des cercles concentriques irait forcément de pair avec un renforcement des contrôles aux frontières du "noyau dur" de pays, dont ferait partie la France donc. Nous ne sommes pas contre l'espace Schengen, mais sa refonte est indispensable. Aujourd'hui, c'est une passoire!


Aux prochaines élections européennes, il y aura une seule liste nationale, et non plus des listes régionales. Cela met-il en difficulté votre parti qui pourrait voir à cette occasion une nouvelle bataille de leadership pour la tête de liste?
Pourquoi voulez-vous qu’il y ait une bataille d’ego ? Nous avons dénoncé cette réforme du scrutin pour une autre raison : avec la circonscription unique, nous allons perdre l’ancrage territorial des députés européens. Emmanuel Macron a choisi l'option d'une seule liste nationale, car son parti est jeune et sans véritables relais dans les régions.


Vous êtes première adjointe de Bordeaux. Comment se passent vos relations avec Alain Juppé depuis six mois?
Alain Juppé m'a fait venir en politique, c'est mon mentor. Nous nous estimons et travaillons en confiance. Il m'a renouvelé sa confiance à plusieurs reprises, y compris en septembre dernier, quand j'ai décidé d'accepter la main tendue de Laurent Wauquiez, pour éviter l'explosion de la droite et participer à sa reconstruction. Il a fixé ses lignes rouges et je les partage.


Comprenez-vous sa décision de se mettre en retrait du parti?
C'est une décision personnelle que je respecte. Il souhaite prendre de la distance par rapport à son engagement national, et compte tenu de tout ce qu'il a vécu ces dernières années, cela me semble légitime. Alain Juppé reste pour moi une figure éminente de notre famille et j’aspire à titre personnel à ce qu’il participe à nos débats, notamment celui à venir sur l'Europe.


Les municipales ont lieu dans deux ans. Craignez-vous un éclatement de la majorité bordelaise si Alain Juppé ne se représente pas?
Je n'imagine pas Alain Juppé ne pas se représenter. Le mieux à même de lui succéder, c'est lui-même. Mais il a dit qu’il prendrait sa décision fin 2019 ou début 2020.


Gaël Vaillant ; Iris Ouedraogo
 Source




J) Assurance chômage : les syndicats anticipent une issue des négociations insatisfaisante


Ce jeudi a lieu la dernière ligne droite des négociations sur l'assurance chômage. Les syndicats s'attendent d'ores et déjà à une issue insatisfaisante au vu de la position du patronat. Du côté des indépendants aussi, les critiques de la négociation fusent, tant sur la taxation des CDD que sur la couverture chômage.
Les négociations sur l'assurance chômage, qui entrent dans leur dernière ligne droite jeudi, sont menacées d'échec à l'heure où se tient une ultime rencontre entre partenaires sociaux. Au cœur du débat notamment, les contrats courts.
Organisations patronales et syndicales refusent chacune de bouger sur la lutte contre la précarité, thème clé de la réforme de l'assurance chômage qui prévoit notamment l'ouverture du régime aux démissionnaires, aux indépendants et un contrôle accru des demandeurs d'emploi.
Le patronat (Medef, U2P et CPME) veut limiter le périmètre des branches, qui seraient obligées d'entrer dans des négociations pour lutter contre les contrats courts. Ils ne veulent pas non plus leur imposer de sanction en cas d'échec.
Les organisations syndicales, de leur côté, veulent élargir ce périmètre à 12 secteurs, voire à tous. Elles refusent de signer un texte qui ne présenterait, selon elles, aucune avancée par rapport à la dernière convention de l'Unédic de mars 2017.

Les syndicats ne se voilent pas la face sur l'issue des négociations

Le dernier projet patronal mis sur la table jeudi ne laisse présager aucune issue. Il ne bouge pas sur la question des périmètres et ne prévoit pas de sanction.
Légère concession: il invite le reste des branches à ouvrir des négociations pour se saisir de la question.
"Peu d'avancées", constate le négociateur de la CGT, Denis Gravouil. "Mais ça semble être une stratégie de dramatisation du Medef pour gagner du temps."
Le négociateur de Force ouvrière, Michel Beaugas, estime à 50% les chances de signer un accord. Selon lui, si le patronat refuse d'avancer sur ces questions, c'est la "fin du paritarisme".

"Préjudiciable pour les demandeurs d'emploi"

Le gouvernement, qui a modifié la structure de financement du régime en remplaçant les revenus provenant des cotisations salariales par ceux de la CSG, veut proposer aux partenaires sociaux un "schéma d'évolution possible" de la gouvernance.
Il menace également d'imposer son propre système de bonus-malus en cas d'échec de négociation pour lutter contre la précarité.
Pour FO, plus l'Etat s'ingère dans la gouvernance, plus c'est "préjudiciable".

"C'est surtout préjudiciable pour les demandeurs d'emploi puisque ce n'est plus nous qui négocierons le taux du salaire de remplacement, mais ce sera l'Etat", a dit Michel Beaugas, négociateur FO. "Quand c'est l'Etat qui fixe, il fixe des minima, et on appauvrit l'ensemble de la population".

Le sort des indépendants inquiète

Du côté  travailleurs indépendants, les critiques fusent également. Le syndicat des indépendants (SDI) regrette, par la voix de Marc Sanchez, son secrétaire général, "une carence majeure des partenaires sociaux dits représentatifs à prendre en compte les 2,1 millions de professionnels indépendants". Et ce, "tant concernant la taxation des CDD de courte durée que de la couverture chômage", dit le communiqué.
Et d'ajouter :

"Le refus de négocier sérieusement sur un chômage universel, cumulé au refus de négocier par branches la question des contrats courts, risque de conduire le gouvernement à imposer des décisions par nature défavorables aux TPE.(...)
Le renchérissement des contrats courts, y compris sous forme de bonus-malus, pénalisera en priorité les TPE, en leur qualité de premières utilisatrices, pour des raisons évidentes d'adaptation aux besoins et cycles de production.(...)
Force est de constater que, par leur fébrilité engendrant leur inaction, les partenaires sociaux laissent le champ libre à des décisions pénalisantes pour l'emploi de TPE."
(avec AFP)
 Indemnisation, bonus/malus...: les enjeux de la réforme de l'assurance chômage
 
Source







Aucun commentaire: