L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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avril 01, 2018

#27 Diverses informations politico-socio/économique en Macronie

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), alors n'hésitez pas à le diffuser au sein de différents groupes ( notamment ou j'en étais l'administrateur), comme sur vos propres murs respectifs. 
D'avance merci. 

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...

Merci de vos lectures, et de vos analyses. Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. 
Al, 

PS: N'hésitez pas à m'envoyer vos articles (voir être administrateur du site) afin d'être lu par environ 3000 lecteurs jour sur l'Université Liberté (genestine.alain@orange.fr). Il est dommageable d'effectuer des recherches comme des CC. 
Merci



Sommaire


A) Et si on faisait la grève des syndicats ? - Laurent Pahpy - IREF

B) Ce qui change au 1er avril - AFP - Libération

C) Facebook: la fuite d'un mémo interne qui accable Mark Zuckerberg - Challenges.fr par AFP

D) Fraude fiscale : tolérance zéro pour les fraudeurs ! - En Marche - le site

E) Prélèvement à la source : l’impact de l’année « blanche » sur les revenus professionnels des dirigeants et des indépendants  - Elise Moras - Meeschaert

F) Avec la réforme Pénicaud, le gouvernement promeut le pantouflage des hauts-fonctionnaires - Étienne Girard - Marianne

G)  Lyon : 22 mosquées salafistes recensées dans l’agglomération - Lyon Mag

H) Mayotte : des habitants organisent des rondes pour chasser les immigrés - R. Bx. avec AFP - Le Parisien

I) Le soi-disant volontarisme de Macron, un an après, les Français n'en peuvent plus - Isabelle This Saint-Jean  - Huffingtonpost

J) SNCF : une prime pour les cadres qui vont conduire les trains pendant la grève - Le Parisien

K) La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides -

L) Les pensées de mars d'Alain Genestine





A) Et si on faisait la grève des syndicats ?

Vous faites probablement partie des 56 % des Français qui ne soutiennent pas la fameuse grève « perlée » prévue deux jours sur cinq dans les transports ferroviaires jusqu’à fin juin. Pourtant, la grève des cheminots, c’est vous qui la financez. La rémunération de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ? C’est vous. Les salaires des permanents de Force ouvrière ? Encore vous. Et ceux du MEDEF ? Toujours vous.

Le financement forcé des organisations syndicales

Bien que vous n’ayez probablement pas adhéré à un syndicat, comme plus de neuf Français sur dix, bien que vous n’ayez pas non plus voté lors des élections professionnelles, comme plus de la moitié des salariés (plus de 90 % d’abstention dans les très petites entreprises), c’est bien vous qui financez les organisations à l’origine des blocages syndicaux du pays : 139 jours de travail perdus pour faits de grève ou de conflits sociaux dans le secteur privé pour 1000 actifs sur la période 2005-2013. Un record européen, loin devant l’Allemagne (16 jours), le Royaume-Uni (23 jours) ou la Suisse (1 jour).
Vous n’avez pas le choix. Si les syndicats sont si actifs, c’est grâce à vous. Le fameux rapport du député Nicolas Perruchot, immédiatement mis sous le tapis par la commission parlementaire en 2011, mais révélé par Le Point, nous a permis de découvrir la portion d’argent public (donc de vos revenus) allouée à ces organisations sous forme de subvention.
La loi a tout de même changé dans le bon sens il y a trois ans et le financement est désormais plus transparent. En 2015, les subventions d’État se sont élevées à 33 millions d’euros. À cela, il faut ajouter les cotisations forcées. Lorsque vous recevrez votre fiche de paie à la fin du mois, vous pourrez lire une ligne de prélèvement « Contribution au dialogue social – 0,016 % ». Cela peut paraître peu, mais multipliez cette ligne par les 12 mois de l’année et le nombre de salariés, soit 25 millions, et vous devriez approcher les 82 millions d’euros que les salariés et employeurs, syndiqués ou non, doivent payer chaque année.
Ce coût ne prend pas en compte les centaines de milliers d’heures de travail consacrées à l’activité syndicale et payées par les employeurs. Cela reviendrait à plus d’un milliard d’euros pour le secteur privé d’après le rapport Perruchot.

Les luttes syndicales en grande partie responsables du chômage et de l’exclusion

Ces syndicats négocient en votre nom, pour votre bien. D’ailleurs, cela se voit dans les chiffres : grâce aux fameux standards sociaux qu’ils ont arrachés, nous réussissons l’exploit de maintenir près de 4 millions de Français hors du marché du travail, alors que la moitié des pays européens est en situation de plein emploi et peine à recruter.
La France fait partie de la tête de peloton des pays de l’OCDE au marché du travail le plus réglementé comme le rappelle une récente étude de l’IREF. Ce rapport montre que les entraves corporatistes comme le salaire minimum (dont les syndicats continuent à exiger des augmentations) ou les restrictions au licenciement empêchent plus de 25 % des jeunes peu qualifiés (moins d’un Bac + 2) de décrocher un premier emploi.

Pourquoi ne pas faire la grève des syndicats ?

Ne pourrions-nous pas faire la grève des syndicats ? Leur dire qu’on ne veut pas qu’ils nous représentent. Qu’avec 8 % de salariés syndiqués, ils n’ont aucune légitimité. Que leurs conventions collectives ne doivent concerner que leurs adhérents. Que l’on ne veut plus financer leurs grèves à répétition.
Vous connaissez la réponse. C’est non. Depuis les accords Matignon du Front populaire en 1936, le ministère du Travail détient le privilège légal d’imposer les conventions collectives dites « étendues » à tous les salariés d’une branche, syndiqués ou non.
Pourtant, les syndicats devraient d’abord être des [associations de travailleurs volontaires. Comme dans de nombreux pays, ils devraient prouver leur utilité pour mériter notre adhésion. Certains pays d’Europe du Nord comme la Norvège, l’Allemagne ou le Danemark démontrent qu’il est possible d’associer le dialogue social à un taux de chômage inférieur à 5 %. Là-bas, les syndicats fournissent des services utiles, choisis par et pour les travailleurs et leurs familles, comme des assurances chômage ou des mutuelles.
Avec 9 % de chômage, il est temps que la situation change en France. Il est temps que la liberté syndicale (et celle de ne pas se syndiquer) soit restaurée. Il ne s’agit pas de nuire aux syndicats, mais de les inciter à œuvrer au service de l’économie française plutôt qu’à la saboter. Une telle réforme serait un premier pas décisif vers le retour de la compétitivité et l’éradication du chômage de masse. Laissez-nous faire la grève des syndicats corporatistes actuels et rebâtir des associations syndicales volontaires et libres.






B) Ce qui change au 1er avril

Hausse du minimum vieillesse, de la prime à la naissance et des allocations aux familles monoparentales ou nombreuses modestes, baisse de l’allocation aux parents de jeunes enfants ... Voici les principaux changements à compter du 1er avril:



PRESTATIONS SOCIALES ET FAMILIALES:
- Minimum vieillesse: L’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) augmente de 30 euros à 833 euros par mois pour une personne seule. Le décret permettant cette hausse est attendu d’ici au 1er avril, selon la Direction de la sécurité sociale.
D’autres revalorisations exceptionnelles de 35 euros au 1er janvier 2019 et 35 euros en janvier 2020 sont prévues dans le budget 2018.
Plusieurs prestations vont augmenter de 1% au 1er avril, en ligne avec l’inflation, selon le ministère des Solidarités et de la Santé.
- Le Revenu de solidarité active (RSA) passe à 550,93 euros par mois pour une personne seule résidant en métropole.
- La prime d’activité, aide aux travailleurs à revenus modestes, va atteindre 531,51 euros pour une personne seule sans enfant.
- L’Allocation aux adultes handicapés (AAH) passe à 819 euros maximum.
L’AAH doit par ailleurs connaître des revalorisations exceptionnelles au 1er novembre, à 860 euros, et au 1er novembre 2019 pour atteindre 900 euros.
- Les allocations familiales augmentent également de 1%. Un foyer avec deux enfants à charge pourra ainsi toucher au maximum 131,16 euros (pour la tranche de revenus la plus basse), et au minimum 32,79 euros (revenus les plus élevés).
- Le Complément familial augmente de 1% à 170,71 euros, tandis que le montant majoré, versé aux familles nombreuses modestes, augmente de 8,2% à 256,09 euros par mois.
- L’allocation de soutien familial, qui complète le revenu des parents isolés ne percevant pas de pension alimentaire, augmente de 5,2% à 153,70 pour un taux plein, 115,30 euros pour un taux partiel.
- L’allocation de base d’éducation d’enfant handicapé augmente de 1% à 131,81 euros.
- La prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) va connaître des évolutions contrastées selon ses composantes.
+ Pour les enfants nés ou adoptés à compter du 1er avril, la prime à la naissance va augmenter de 2% par rapport à celle versée pour les enfants nés avant cette date, à 941,66 euros. La prime à l’adoption va connaître la même progression à 1.883,31 euros.
Ces deux prestations n’avaient pas connu d’augmentation depuis avril 2013.
+ L’allocation de base va en revanche diminuer de 7,5% à 170,71 euros pour un taux plein (-13,9 euros par mois), et à 85,36 euros pour un taux partiel, pour les enfants nés ou adoptés à compter d’avril.
Le gouvernement a expliqué cette évolution par un alignement, pour les nouvelles naissances, des barèmes de montants et de plafonds de ressources sur ceux du complément familial.
+ Le complément de libre choix du mode de garde (CMG) augmente de 1%. Par exemple, pour les enfants jusqu’à trois ans, la somme maximale sera de 467,41 euros, et la somme minimale de 176,82 euros, en fonction des ressources, pour l’emploi direct d’une assistante maternelle ou garde à domicile.
+ Congé parental: en hausse de 1%, sa rémunération passe à 396,01 euros pour un taux plein.
- L’allocation de rentrée scolaire, qui sera versée en août, a été calculée et augmentera de 1% à 367,73 euros pour les enfants de 6-10 ans, 388,02 euros pour les 11-14 ans et 401,47 euros pour les 15-18 ans.

AFP







C) Facebook: la fuite d'un mémo interne qui accable Mark Zuckerberg

La publication d'un mémo interne sur les objectifs et les méthodes de croissance de Facebook arrive particulièrement mal pour le réseau social qui se débat déjà dans l'affaire Cambridge Analytica.
Rédigé par un cadre dirigeant, Andrew Bosworth, surnommé "Boz" par ses collègues, le mémo s'interroge de manière très directe sur la finalité et les conséquences des efforts mis en oeuvre par le réseau social pour connecter le plus d'utilisateurs possibles. Révélé par le magazine internet Buzzfeed, il a vite été répudié et par son auteur et par les responsables du groupe.
"Il est possible que cela coûte des vies en exposant les personnes au harcèlement", s'interroge notamment le "Boz Memo" rédigé en 2016. "Il est possible aussi que quelqu'un meure dans une attaque terroriste coordonnée à travers nos outils", souligne encore le texte. Andrew Bosworth et le patron de Facebook Mark Zuckerberg affirment aujourd'hui que le texte n'était qu'un moyen de provoquer le débat au sein du réseau social. Mais les retombées sont assez négatives alors que la réputation du groupe est déjà mise à mal par l'exploitation à des fins politiques des données des utilisateurs par Cambridge Analytica.
David Carroll, professeur de médias à la New School Parsons, s'est indigné dans un tweet que le mémo traduit "une attitude arrogante éhontée" de la part de Facebook. "Ce qui est incroyable est que les dirigeants ont osé avoir cette conversation sur leur mur Facebook", s'indigne Jennifer Grygiel, professeur à l'université de Syracuse et qui étudie les réseaux sociaux.
"Il a fait preuve d'un manque de jugement et de talent de communicateur et cela en dit long sur la culture de Facebook", ajoute-t-elle en évoquant l'auteur du mémo. Selon elle, ce genre de débat demande "une discussion approfondie" et doit se tenir avec comme principe la protection des utilisateurs du réseau. "Quand ces groupes élaborent de nouveaux produits et services, leur tâche est d'évaluer les risques, pas seulement de les identifier, et d'assurer la sécurité du public", juge-t-elle.
Andrew Bosworth, considéré comme faisant partie du cercle des conseillers proches de Mark Zuckerberg, écrit notamment dans son mémo que "la triste vérité est que nous voulons tellement connecter les gens que tout ce qui nous permet de le faire plus souvent est de facto +bon+". Il a admis après la publication du texte qu'il ne souhaitait que susciter le débat. "Je ne suis pas d'accord avec le texte aujourd'hui et je ne l'étais pas non plus quand je l'ai écrit", a-t-il même affirmé. Mark Zuckerberg, pour sa part, a indiqué que lui-même et beaucoup d'autres à Facebook "désapprouvaient fortement" plusieurs des thèmes évoqués dans le mémo.

Aspect éthique

Jim Malazita, professeur de science et de technologie à l'Institut polytechnique Rensselaer estime que le mémo n'est pas très surprenant dans un environnement où chacun travaille de son côté et qu'il place le débat dans un contexte où le fait de connecter les gens ne peut avoir que des aspects positifs. "Par là même, ils ferment déjà la porte à un bon nombre d'autres débats possibles", juge-t-il.
M. Malazita souligne que la plupart des diplômés en technologies informatiques considèrent que celles-ci sont par essence "bonnes", sans se soucier de leur aspect éthique. "Ce n'est pas qu'ils ne s'en préoccupent pas, mais même quand ils sont conscients de l'aspect social, il y a une limite à comment ils l'observent en pratique". Mais Joshua Benton, directeur du département de journalisme Nieman à l'université de Harvard, prévient qu'il est trop facile de faire porter au seul Facebook la mauvaise utilisation du réseau social.
"Je ne défends pas souvent Facebook mais ces techniques de communication doivent être développées même si certaines personnes les utilisent à des fins néfastes. On aurait pu dire la même chose du télégraphe, du téléphone de l'email, des SMS, de l'iPhone etc", rappelle-t-il. Patrick Lin, directeur pour les questions éthiques et les sciences nouvelles à l'institut polytechnique de l'université de Californie ne perçoit pas "de preuves que la culture de Facebook n'est pas éthique même si un responsable placé au bon endroit peut empoisonner tout le puits".
"Je pense que la plupart des employés de Facebook veulent faire le bien et sont de plus en plus gênés de la façon dont le produit final est élaboré", note-t-il. Des réponses au mémo publiées par le site internet The Verge montrent que de nombreux employés étaient choqués ou mécontents du "Boz Memo" mais que certains ont aussi défendu son auteur. Pour certains, Facebook pourrait aussi être la cible d'espions ou "d'agents perturbateurs" cherchant à mettre le groupe dans l'embarras.

(Avec AFP)
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D) Fraude fiscale : tolérance zéro pour les fraudeurs !

Après avoir créé un « droit à l’erreur » pour les contribuables de bonne foi, le Gouvernement va renforcer les moyens juridiques et administratifs pour la lutte contre la fraude fiscale avérée.

La fraude fiscale représente un enjeu majeur : elle est estimée entre 60 et 80 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du budget de l’enseignement scolaire pour toute l’année 2018 !

Nous voulons mieux détecter la fraude fiscale

Le Gouvernement va augmenter les moyens dont dispose l’administration fiscale pour détecter la fraude :
  • Une « police fiscale » va être créée au sein du ministère de l’Action et des comptes publics. Afin d’appréhender plus facilement les fraudeurs, elle viendra en renfort des services du ministère de l’Intérieur.
  • Le Gouvernement veut mieux cibler les contrôles fiscaux grâce à l’exploration de données (ou datamining) et au partage d’informations entre toutes les administrations impliquées dans la lutte contre la fraude fiscale.
  • La loi va faciliter la déclaration de revenus générés, pour les particuliers, sur les plateformes d’économie collaborative, comme Airbnb. Elle précisera les devoirs de ces entreprises afin que leurs bénéficiaires soient parfaitement informés des obligations fiscales qui leur incombent.

Nous allons sanctionner plus fort la fraude fiscale

Le Gouvernement prévoit de sanctionner plus durement la fraude fiscale :
  • Les sanctions financières seront considérablement alourdies. Le juge pourra définir l’amende en fonction des bénéfices tirés de l’acte de fraude. Celle-ci pourra représenter le double du montant de la fraude pour un particulier et s’élever jusqu’à 10 fois ce montant pour une personne morale !
  • Les « ingénieurs de la fraude » seront punis grâce à la création d’une sanction pour complicité. Les cabinets de conseil qui font de la fraude fiscale leur spécialité pourront recevoir une amende allant jusqu’à la moitié des revenus frauduleusement générés pour leurs « clients ».
  • La réputation des fraudeurs sera mise en jeu puisque les sanctions pénales pour fraude fiscale seront obligatoirement rendues publiques selon le principe du « Name and shame ». Les sanctions administratives pour les fraudes graves d’entreprises pourront également être publiées, ce qui est toujours un enjeu de pour les marques.
  • Les procédures judiciaires vont être accélérées grâce à l’extension du « plaider coupable » au droit fiscal. Cela permettra aussi d’obtenir réparation plus rapidement des dommages causés par la fraude sans amoindrir le niveau des peines.
  • Enfin, la France sera plus sévère au plan international. Elle va étendre la liste des États et des territoires non-coopératifs en matière fiscale pour inclure tous les États listés par l’Union européenne. Ainsi le Gouvernement pourra appliquer des sanctions prévues par notre législation nationale qui n’existent pas encore au niveau européen.

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E) Prélèvement à la source : l’impact de l’année « blanche » sur les revenus professionnels des dirigeants et des indépendants 

Déjà appliqué dans la quasi-totalité des pays européens, le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu devient effectif en France à partir du 1er janvier 2019.


Cette mise en œuvre s’accompagne d’une année transitoire, en 2018, afin d’éviter un double prélèvement en 2019 (imposition afférente aux revenus 2018 et 2019).
 
Ce double prélèvement sera évité par l’application d’un crédit d’impôt, baptisé CIMR (crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement), sur les revenus courants (ou ordinaires), perçus en 2018. En revanche, les revenus dits exceptionnels de cette même année ne bénéficieront pas de ce CIMR et feront l’objet d’une imposition résiduelle.

Il n’a pas échappé au législateur que les dirigeants d’entreprise, compte tenu de leur pouvoir de décision au sein de leur structure, étaient en mesure d’augmenter, sans justification économique, leur rémunération sur 2018 afin de bénéficier de revenus non fiscalisés.

C’est la raison pour laquelle leur rémunération, mais également celle des membres de leur famille salariés de l’entreprise qu’ils dirigent (conjoint, ascendants, descendants, frères et sœurs), fait l’objet d’une mesure spécifique anti-optimisation.

Dispositif anti-optimisation

Ainsi, il sera vérifié le caractère non exceptionnel des salaires perçus de l’entreprise par le dirigeant et les membres de sa famille par comparaison avec les salaires perçus sur la période 2015-2019. Le montant des rémunérations des dirigeants ouvrant droit à l’application du CIMR sera plafonné au plus faible des deux montants suivants :
• montant net imposable en 2018 ;
• montant net imposable le plus élevé au titre des années 2015, 2016 ou 2017.

Exemple :

Un dirigeant célibataire (1 part au titre du foyer fiscal) dont l’impôt sur le revenu (IR)  2018 est de 19 515 €. Cet impôt est calculé de la façon suivante :



Ses salaires nets imposables (avant déduction des frais professionnels) sont les suivants :




La rémunération 2018 de 90 000 € est supérieure à la plus élevée des rémunérations perçues au cours des trois années précédentes, soit 70 000 €. Par conséquent, une partie de la rémunération 2018, 20 000 € dans notre exemple, sera considérée comme étant un revenu exceptionnel non annulé par le CIMR.

Le plafonnement du CIMR sera déterminé de la façon suivante :



Ainsi, le différentiel, soit 4 337 €, ne sera pas annulé par le CIMR et restera dû par ce contribuable.

Toutefois, il convient de noter les points suivants :
• Le complément de 20 000 € de rémunération (18 000 € après déduction du forfait pour frais professionnels) génère un complément d’impôt dû de 4 337 € soit un taux de pression fiscale de 24,09 %. Ainsi, la rémunération exceptionnelle ne fait pas l’objet d’une imposition à la Tranche Marginale d’Imposition de 41 % mais au taux moyen d’imposition de 24,09 %.
• Par ailleurs, en fonction de la rémunération 2019 (notamment si celle-ci est supérieure à celle de 2018), des réclamations contentieuses pourront être déposées de façon à obtenir un CIMR complémentaire. En effet, en cas de nouvelle augmentation de la rémunération en 2019, il sera considéré que la hausse de 2018 n’était pas fictive et n’avait pas pour objectif une optimisation de l’année « blanche ».

Le versement d’une rémunération en hausse pour 2018 peut donc avoir du sens d’un point de vue fiscal pour cette année.


Elise Moras, Ingénieur patrimonial

Elise Moras est Directeur des Etudes de l’Ingénierie Patrimoniale depuis 2015. Diplômée d’une Maîtrise de droit, mention Droit international et européen, à l’Université de Paris X Nanterre et d’un DU de juriste en Droit européen des affaires à Paris XI Sceaux, elle intègre le groupe Meeschaert en 2001.




F) Avec la réforme Pénicaud, le gouvernement promeut le pantouflage des hauts-fonctionnaires

Travailler pour une banque et obtenir une "promo" en tant que fonctionnaire, c'est... bientôt possible. Le gouvernement souhaite encourager la mobilité de ses cadres vers le secteur privé, en leur permettant de conserver un temps leur avancement en tant que fonctionnaire.
A quoi bon servir l’État quand vous pouvez obtenir votre promotion... tout en travaillant pour une banque ? Tel est bien le type de situations que le gouvernement souhaite encourager, selon l'AFP et Le Monde, qui s'est procuré ce mercredi 28 mars le projet de loi sur la formation professionnelle préparé par Muriel Pénicaud.
Application ultime du modèle "start-up Nation" , ce projet de loi, qui sera présenté en Conseil des ministres à la mi-avril, souhaite favoriser la mobilité des fonctionnaires dans le secteur privé. Ce genre d'expériences permettra en effet, selon le gouvernement, "aux administrations (…) de bénéficier de l’expérience et des compétences acquises" par les intéressés. Demain, dans le nouveau monde macronien, les agents publics pourront ainsi se mettre en "disponibilité", selon le jargon interne, tout en conservant pendant cinq ans leur droit à à un avancement.
"Lorsqu'un fonctionnaire bénéficie d'une disponibilité au cours de
laquelle il exerce une activité professionnelle, il conserve, pendant
une durée maximale de cinq ans, ses droits à l'avancement
", précise le texte. Un haut-fonctionnaire travaillant chez l'Oréal ou Carrefour pourra donc potentiellement obtenir une "promo" à la place de son collègue qui sert l’Etat tous les jours. De quoi susciter quelques grincements de dents en interne...

Prime de l'Etat à ceux... qui renoncent à le servir

Plus étonnant encore, le gouvernement assume le fait que ces nouveautés "concernent tout particulièrement les fonctionnaires appartenant aux corps de l’encadrement supérieur". Autrement dit, on encourage les hauts-fonctionnaires à partir dans le privé pendant un temps. Drôle d’État, qui promeut et récompense ses cadres qui délaissent l'intérêt général...
Les hauts-fonctionnaires n'ont de toute façon pas attendu ce droit à l'avancement pour "pantoufler" en masse. En 2010, une étude publiée dans la Revue française d'économie a établi que 60% des énarques de Bercy rejoignent le privé à un moment de leur carrière. La même année, un article de la revue Sociologies pratiques signalait que 62% des inspecteurs des finances font le même choix. La majorité de ces pantoufleurs - et notamment l'actuel chef de l'Etat, Emmanuel Macron - intègre le secteur de la banque, où leurs émoluments sont démultipliés. C'est évidemment leur droit. Est-ce pour autant le rôle de l'Etat d'accorder une prime à ceux qui renoncent à le servir ?





G)  Lyon : 22 mosquées salafistes recensées dans l’agglomération

Ce mardi, RTL a publié une note concernant des informations transmises par les services de renseignements.
Cette note recense la prise de contrôle des mosquées par des imams salafistes. Dans la région lyonnaise on dénombrerait 22 mosquées dont l'orientation religieuse se rapprocherait du mouvement fondamentaliste. Un phénomène qui s'étendrait également à d'autres villes : il existerait 25 salles de prière radicales en Ile-de-France, 13 à Marseille ainsi que dans des villes moyennes telles que Vitrolles, Alès ou encore Brest. La vigilance autour de ces mosquées a été renforcée depuis les attentats parisiens et même si les appels au jihad ne sont jamais directs, les prêches des imams qui pousseraient au radicalisme sont sous haute surveillance policière.





H) Mayotte : des habitants organisent des rondes pour chasser les immigrés

Des habitations d’immigrés ont été détruites. Le nouveau préfet de l’île a pris ses fonctions vendredi.

Tensions à Mayotte. Depuis plusieurs semaines, en marge du mouvement de lutte contre l’insécurité et alors que le nouveau préfet a pris ses fonctions vendredi, des habitants de l’île chassent eux-mêmes les immigrés.
Ils les « incitent » à se rendre à la gendarmerie, effectuent des rondes « préventives » dans les villages, organisent des manifestations anti-étrangers, les interceptent sur les plages où ils débarquent ou encore détruisent leurs habitations.
Les premiers faits identifiés remontent à mi-mars. Un des membres du collectif des habitants du Nord a affirmé effectuer des « rondes » afin « de démanteler les groupes d’étrangers, Comoriens et Africains » présumés en situation irrégulière sur le territoire.
LIRE AUSSI >La crise de Mayotte en chiffresCe collectif demanderait à ces immigrés de préparer leurs bagages puis les amènerait sans violence, affirme-t-il, à la gendarmerie la plus proche « en fourgonnette ».
Le 24 mars, les exactions qui se sont produites dans le week-end au nord et au sud de l’île ont été qualifiées pour la première fois par le parquet de Mamoudzou de « décasages », des expulsions illégales d’étrangers, plus ou moins violentes, souvent suivies de la destruction de leurs habitations.
La gendarmerie a confirmé que des manifestations anti-étrangers avaient eu lieu ce même week-end et le procureur de la République, Camille Miansoni, a déclaré que des habitations avaient été brûlées et détruites en marge de ces marches.

Des familles expulsées de force

Ces opérations se multiplient ces derniers jours. Dans la nuit de mardi à jeudi, des décasages « proches du banditisme et de la délinquance », avec des vols crapuleux sous la menace d’armes commis par une dizaine de personnes au visage masqué, ont eu lieu à Kani-Kéli (sud de l’île), a confirmé Camille Miansoni.
Les familles ont été expulsées et les habitations détruites en partie. Neuf de ces « décasés » ont formulé une demande de reconduite à la frontière volontaire et les autres personnes « sont dans la nature, peut-être au sens littéral du terme […], ce qui est problématique quand on sait qu’il y a des enfants », a déploré le procureur.
LIRE AUSSI >Les Comores renvoient vers Mayotte un bateau d’immigrants expulsésJeudi, une quarantaine de villageois d’une commune du sud de l’île ont retenu des clandestins alors qu’ils débarquaient sur une plage par bateau, a affirmé la gendarmerie.
« Ce genre de pratique, ça n’existe pas dans un département, avait réagi mi-mars la ministre des Outre-mer Annick Girardin. J’ai pris des engagements en matière de sécurité […] J’invite les habitants à laisser les forces de l’ordre faire leur travail. »
Ces actions sont similaires à celles de 2016 lorsque, de janvier à juin, des collectifs d’habitants de diverses communes de Mayotte avaient chassé des Comoriens, en situation irrégulière ou non, de leur domicile.

« Les gens n’osent plus sortir »

Près d’un millier d’étrangers auraient ainsi été délogés, selon l’antenne locale de la Cimade, association d’aide aux migrants. Plus de 500 de ces « expulsés » s’étaient alors réfugiés sur la place principale de Mamoudzou (chef-lieu) durant plus de deux semaines, dormant à même le sol.
« Les gens n’osent plus sortir, se déplacer, […] ils ont peur […] des contrôles aux barrages et des interpellations massives […], même (les étrangers) qui sont en situation régulière », explique Solène Dia, de la Cimade.
La chargée de projet attend les réponses que formulera le nouveau préfet, notamment sur la situation des étrangers n’ayant pu honorer leurs rendez-vous en raison de la fermeture du service des migrations et de l’intégration de la préfecture depuis « deux à trois semaines ».

R. Bx. avec AFP




I) Le soi-disant volontarisme de Macron, un an après, les Français n'en peuvent plus

Ses tonitruants "J'assume!" ne résonnent plus comme de l'autorité, mais comme une forme de mépris pour le débat démocratique et les Français.

Le président de la République, le premier ministre et le gouvernement entrent dans une période de gros temps et de difficultés venues d'horizons divers. Et, même s'il convient de rester prudent, tout laisse à penser que nous ne sommes pas devant une situation simplement conjoncturelle, mais que la vague macroniste entame son reflux.
L'idée de l'indifférenciation politique, sur laquelle s'était stratégiquement positionné Emmanuel Macron, recule et l'on assiste au retour d'un fonctionnement politique organisé autour de la polarisation entre la gauche et la droite, avec le risque pour lui de se voir pris en étau.

1. Quand les images se retournent
Si aucun sondage n'a de signification en soi, leur convergence en revanche ne peut être ignorée. Or, on constate une baisse marquée et continue de la popularité du Président dans quasiment tous les sondages depuis le début de l'année.
Au-delà des sondages, l'image globale du Président se dégrade et ce qui initialement était vu comme autant de qualités (jeunesse, audace, qui fait "bouger les lignes") cède peu à peu le pas à une image beaucoup plus négative.
Si le refrain n'est pas encore celui de "l'omniprésident" et de "l'agitation", la stratégie adoptée par Macron de guerre de mouvement et de fronts multiples commence à être interrogée. Et la méthode consistant à annoncer à plusieurs reprises la même réforme finit par générer de la confusion et rend l'action gouvernementale plus illisible.
Ce qui était vu hier comme du "volontarisme" apparaît aujourd'hui de plus en plus comme une forme d'autoritarisme et la présidence jupitérienne se métamorphose en simple césarisme. Et ses "j'assume!" tonitruants qui se multiplient ne sont plus lus comme ceux d'une autorité qui trace un chemin, mais comme les mouvements d'impatience d'un pouvoir qui refuse le débat démocratique et la concertation.
Par ailleurs, depuis longtemps une partie de l'image de Macron renvoie à une forme d'arrogance et de mépris qui sont, en partie, le prix qu'il paye pour avoir construit l'image d'une personnalité "exceptionnelle" et théorisé et mis en scène la "verticalité". Ses déclarations sur "ceux qui ne sont rien" versus "les premiers de cordée", les "jaloux" les "fainéants", ceux "qui foutent le bordel au lieu de chercher du travail", etc., ont renforcé cette image.
Celui qui agit beaucoup et sur tous les fronts s'efface devant celui qui communique beaucoup. Après la série de cartes postales illustrées ("Macron footballeur", "Macron pilote d'avion", "Macron pompier", etc.) du début du quinquennat, le président sature désormais l'espace médiatique de sa "sobriété" et de sa "gravité", de sa "proximité avec les Français" et de sa vie intime; après la visite privée du château de l'Elysée, après la poule, son œuf et le bébé panda, nous avons été conviés à sa visite "privée" du Taj Mahal... avec une cohorte de journalistes!
Le risque étant qu'après la sidération vienne le temps de la saturation.

2. Quand le "et de droite, et de gauche" s'essouffle: le début du reflux?
Après le débat, qui fut vif, sur le budget, et alors que les Français prennent conscience de l'amélioration de la conjoncture économique, l'entrée en vigueur effective de mesures se traduisant par une baisse du pouvoir d'achat a suscité des critiques convergentes de l'ensemble des forces d'opposition (même LR) qui ont fini par ancrer l'idée du "président des riches". Et la politique du gouvernement est désormais perçue comme "injuste" (et en outre, de plus en plus, comme "inefficace").
Or, la réapparition d'une lecture en termes d' "injustice" politise à nouveau le débat et rompt avec l'indifférenciation sur laquelle Macron s'était stratégiquement positionné (qui pourtant n'avait jamais réellement caractérisé la situation politique de la France).
Le clivage gauche-droite retrouve donc une opérationnalité dans l'analyse politique et peu à peu, la politique de Macron apparaît pour ce qu'elle est: "et de droite et de droite"! Mobiliser "le bon sens et le pragmatisme" n'opère plus pour camoufler, comme toujours dans l'histoire politique, une simple politique de droite. Le libéralisme philosophique dont Macron se faisait le chantre ne masque plus un libéralisme économique étroit. Et il devient clair qu'en fait le "nouveau monde" n'était rien d'autre qu'une ruse de "l'ancien".
On assiste en outre simultanément à l'affaiblissement relatif des forces qui apparaissaient en début de quinquennat comme les "seules" oppositions à Macron, les oppositions qu'il s'était "choisies": FI, le FN. Chacun de deux grands partis dits "de gouvernement" semblait alors pris en étau entre les forces de Macron et ces forces radicales et déchiré en interne. Or, cet affaiblissement relatif desserre du même coup l'étau et de manière presque mécanique lui en substitue un autre: celui classique de la vie politique française, celui entre "la gauche et la droite" dans lequel le centre n'a jamais pu se développer.
Du même coup, l'ambiguïté du "et en même temps", du "et de droite et de gauche", ne peut qu'être source de tensions au sein de la majorité présidentielle. Et effectivement les dissensions se multiplient depuis quelques mois. L'opposition interne n'est certes ni structurée ni homogène, mais l'âge d'or de la période unanimiste s'éloigne chaque jour.
Tout cela se traduit dans les législatives partielles où LREM apparaît en forte difficulté. Certes les difficultés du parti au gouvernement dans les partielles sont une constante de la Vème République, mais toutefois tout se passe comme si le mirage de l'indifférenciation politique s'éloignait et que l'on assistait à un "retour à la normale" de la vie politique française: un paysage politique retrouvant ses rives, après le reflux de la crue macroniste.

3. "Retour à la normale"?
Bien sûr, les difficultés multiples que connaissent également les deux grandes forces qui ont structuré la vie politique française font que les paysages de gauche et de droite sont loin d'être stabilisés et l'abstention, signe d'une crise démocratique, reste majeure. Cette instabilité est d'autant plus importante que Macron contribue depuis qu'il est au pouvoir à fragiliser la démocratie et ses piliers, par ses attaques contre "le système", le "vieux monde" politique, contre les médias et les corps intermédiaires.
Si rien ne paraît écrit pour demain et si tout semble ouvert, le meilleur comme le pire, agissons pour que, face au discrédit et à l'exaspération que suscite et suscitera plus encore demain E. Macron, on voit le retour sur le devant de la scène politique de l'écoute, de la concertation, de la sérénité, de la modestie, du travail d'équipe et de l'ancrage dans des racines politiques profondes pour mieux faire face aux défis d'aujourd'hui et pour construire le socialisme de demain!
 







J) SNCF : une prime pour les cadres qui vont conduire les trains pendant la grève

Aux yeux des syndicats, la prime accordée aux cadres pour conduire occasionnellement les trains a pour objectif de « casser » la grève des cheminots.

 Face à la mobilisation des cheminots qui s’annonce massive, avec la grève perlée qui débute les 3 et 4 avril pour trois mois, la SNCF tente de trouver des réponses.

La direction de la compagnie a ainsi décidé d’attribuer une prime à certains de ses cadres quand ils conduisent un train de manière occasionnelle. Selon France Info, les chefs d’équipe d’agents de conduite vont bénéficier d’une prime mensuelle de 150 euros, rétroactive au 1er janvier 2018.
Jusqu’à présent cette prime, dite de « conducteur occasionnel », était accordée aux cadres supérieurs. Son montant était de 120 euros.
Pour les syndicats, il s’agit, dans le bras de fer qui les oppose à la direction, d’une « carotte » afin d’inciter les cadres intermédiaires à remplacer les cheminots grévistes.
Faux, répond la SNCF : cette prime était une revendication de longue date de ces cadres qui, jusqu’à présent, effectuaient des remplacements sans bonus.


Une bataille de communication

Les syndicats veulent démontrer que la direction tente de casser le mouvement de grève par tous les moyens. Il y a quelques jours, dans un tract, la CGT soupçonnait celle-ci de vouloir faire appel à des cheminots étrangers. Ce qu’a démenti la SNCF.
Mais du côté du gouvernement et de la SNCF, dramatiser la situation permet de rendre ce mouvement impopulaire. Dans un entretien au Parisien, Elisabeth Borne, ministre des Transports, assure que « les Français n’ont pas envie de trois de grève que rien ne justifie ».
Selon elle, des garanties ont été apportées aux cheminots sur l’ouverture à la concurrence et la concertation doit se poursuivre encore pendant un mois sur « l’organisation de la SNCF et la modernisation sociale du secteur ». 






De son côté, le patron de la SNCF Guillaume Pépy, qui a déjà demandé aux passagers d’emprunter d’autres moyens de transport, assure qu’« il y aura des lignes fermées » au cours des trois prochains mois. « Cette grève sera très pénalisante pour nos clients », affirme-t-il dans un entretien au JDD. Selon lui, cette grève a été pensée « pour avoir un maximum d’impact sur le trafic et être le plus économe possible pour les grévistes » avec une « désorganisation complète de la production. »




Pour l’heure, la direction attend de connaître le nombre des cheminots grévistes pour les deux premières journées du mouvement, les 3 et 4 avril. En principe les cheminots doivent se déclarer 48 heures avant le début de la grève. C’est à partir de ce moment que la SNCF pourra dire combien de trains circuleront. D’autant que le syndicat SUD a déposé un préavis de grève reconductible toutes les 24 heures. 



« Pour faire rouler un train, il faut deux ou trois métiers à la même heure et au même endroit : le conducteur, le contrôleur et l’aiguilleur », ajoute Guillaume Pépy en assurant que la SNCF sera à « 100 % aux côtés des clients ».
La SNCF va tenter d’informer le mieux possible les usagers et mettre en place des services de covoiturage ou de navettes pendant cette période.





K) La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

Dans une étude datée du 22 juillet dernier, le Commissariat général au Développement durable, montre que la contamination des cours d’eau français par les pesticides est « quasi généralisée ». 



Pire encore, les réserves du sous-sol sont également atteintes. Selon l’étude :
« les contaminations des nappes phréatiques par les pesticides sont essentiellement localisées, pour les plus fortes, en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, en Martinique, ainsi qu’au Sud de la Guyane et de Basse Terre en Guadeloupe, avec des concentrations totales de pesticides dépassant 0,5 µg/l (norme de qualité DCE). Au nord de l’Hexagone, en nord Bretagne, dans le couloir rhodanien et le Sud-Ouest, les concentrations totales en pesticides des nappes sont fréquemment supérieures à 0,1 µg/l. Les nappes sous couverture argileuse (en Aquitaine et à l’est du bassin parisien) et les nappes de montagne, est et sud du Massif Central, Pyrénées, Alpes, sont les plus préservées puisqu’aucun pesticide n’y est détecté. »
Dans les zones de cultures intensives comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat.



Les conséquences sont maintenant factuelles. Ainsi, ma commune, Saint Jean-de-la-Ruelle (~17000 habitants), au Nord Ouest dans l’agglomération d’Orléans, était « branchée » sur un approvisionnement en eau potable arrivant de la fameuse nappe de Beauce. Mais suite à la pollution, en 2008, un accord a du être signé avec la ville d’Orléans et le Maire communiquait ainsi :
Une décision responsable dans l’intérêt des stéoruellans Depuis le 4 juillet, les habitants de Saint Jean de la Ruelle sont approvisionnés en eau potable par la ville d’Orléans, à partir des ressources de l’usine du Val. En effet, l’eau fournie par les forages de la ville présentait une teneur croissante en nitrates et dépassait les normes prescrites par la DDASS, de façon permanente sur 2 forages. Par ailleurs, la ville n’avait pas de solution interne, tous les forages étant condamnés car non protégeables. Après des études et de nombreux débats, il était de notre responsabilité d’agir et nous avons pris la seule décision possible à court terme, permettant de fournir aux habitants une eau de qualité. Il s’agissait pour les élus du conseil municipal, d’une question de responsabilité et de santé publique et je me félicite qu’aujourd’hui les stéoruellans puissent consommer une eau de qualité. Par ailleurs, ainsi que je m’y étais engagé, la distribution de l’eau potable à Saint Jean de la Ruelle reste et restera un service public municipal géré en régie directe.
Votre maire, Christophe Chaillou
Conséquences : afin d’équilibrer les dépenses dues au changement de mode d’approvisionnement du réseau d’eau potable, une hausse des tarifs a été nécessaire. Elle fut lissée sur trois ans pour en réduire l’impact sur les budgets des ménages. Le tarif de l’eau et le droit d’abonnement ont augmenté de 6.90% en 2008, mais cette hausse fut compensée cette année-là par la baisse de la redevance pollution (!).
En 2012, année de sécheresse, le Président de la FNSEA, Xavier Beulin, demandait la création de retenues d’eau qu’il présentait comme une réponse pérenne à la sécheresse en se plaignant de « tracasseries administratives » et de « l’écologie punitive ».
A priori, monsieur Beulin, la punition ne vient pas de l’écologie, mais d’une agriculture intensive épuisant nos ressources, dont vous êtes le fier héraut.
Les écologistes lui avaient répondu de manière factuelle et documentée, par la voix de Gilles Deguet (Vice-Président au Conseil de la Région Centre) :
« Notre système agricole est confronté à un double défi : il faut d’une part produire de l’alimentation pour nourrir la population, et d’autre part il faut le faire dans un contexte où les facteurs de production (eau, sol, énergie fossile…) sont et seront de plus en plus rares.
« Depuis les années 60 l’agriculture a augmenté sa productivité, mais le modèle qui a été utilisé repose sur une forte consommation d’eau, de produits phytosanitaires (néfastes pour la santé et le bon état des écosystèmes) et d’engrais de synthèse produits à partir d’énergie fossile. La Politique Agricole Commune a largement contribué à l’adoption de ce modèle de production.
« Aujourd’hui, ce modèle n’est clairement plus adapté : les ressources fossiles s’épuisent, les ressources en eau qui sont déjà largement surexploitées risquent de diminuer du fait du changement climatique. Les consommateurs qui achètent les produits et les citoyens qui paient pour la PAC veulent une agriculture qui préserve leur santé et leur environnement et non l’inverse. C’est malheureusement très loin d’être le cas. « Ainsi, Le Commissariat Général au Développement Durable évalue le coût complet du traitement annuel des excédents en nitrates et pesticides d’agriculture et d’élevage dissous dans l’eau entre 54 et 91 milliards d’euros par an ! Soit cinq fois plus que le solde positif de notre balance agroalimentaire ! »
Monsieur Beulin a une bête noire : les écologistes, comme le montre ses petites interventions politiciennes, comme un accusateur encart dans la République du Centre en période électorale où il expliquait tout le mal que représentait EELV à ses yeux.
Les écologistes ne s’axent pas en terme de bêtes noires, mais d’objectif : améliorer le quotidien de chacune et chacun dans le respect de toutes et tous. Voilà notre grande différence.







L) Les pensées de mars d'Alain Genestine

Auriez-vous remarqué que chez le socialopitheque étatiste de surcroît, il se coordonne au sein d’une année de multiples journées spécieuses.
Rhoooo la Femme ce jour !! Faites gaffes demain et pour un an tout change 😂
Pourquoi nos étatistes ne créent ils pas une journée de la Taxe bien relayée par nos supers médias. Car en effet il serait fort judicieux de recenser les milliers de taxes et impôts nonobstant de nous expliquer à quoi servent elles exactement.

Certes il faudrait bien plus qu’une journée !!
Bisous 😘 tous

Vous avez sans doute remarqué que depuis quelques décennies déjà l’individualisme ( l’individu responsable) s’est substitué à l’égoïsme du socialopitheque étatiste ironie du sort, au sein de son collectivisme de sa pensée unique.
En sommes formatés depuis des lustres nous avons été déresponsabilisés tout comme assistés en tous genres.
Remarquez bientôt nos voitures 🚘 vont se conduire toutes seules comme du reste déjà les trains 🚊 les avions ✈️...Des robots 🤖 partout voire homoide...

Un excellent avenir via un transhumanisme comme aide...
Mais grand Dieu qu’attendons nous afin de supprimer l’Etat et ses sbires avec ces innovantes technologies . Rendez-vous compte de l’économie effectuée, plus de fonctionnaires, rhoooo juste un robot nommé ÉNARQUE, 😂
Bonne semaine Bisous 😘
Al


16 mars, 12:36 ·
Cette nuit j’ai rêvé que j’étais l’être le plus bête (con) du monde
Ce matin en me réveillant et voyant les autres... Purée !! Suis-je descendu si bas !!
L’optimisme du libertarien


19 mars, 14:58 ·
Grande nouvelle nôtre gouvernance politico stratégique va en mai bouleverser une économie verte en économie noire.
En fait la France se range à la politique chinoise et allemande pour ce faire le tout au charbon
Preuve en est le syndicalisme français informé par avance du projet, ira dans les jours futurs par grèves perlées interposées, haranguer la direction SNCF afin de faire valoir les acquis de 1936 et 45.
La prime de charbon sera conservée voire réactualisée.
Comme quoi la syndicratie à la française est au top des changements societaux du moment. Le futur n’attend plus !!

Bonne semaine , dans humour et dérision 😂
Biz
Al,


21 mars, 19:33 ·
Ce jour un ado de terminale me demande une information afin d'argumenter pour sa dissertation; il me demande qu'est-ce le socialisme exactement ?
Je répond en m'amusant gentiment: le socialisme c'est un communisme démocratique pluriel
Ah bon me répond-il; mais qu'est-ce le communisme ?
Je répond l'air sérieux: c'est un ultra néo-facho socialisme !

Il me répond: Bah çà à l'air compliqué le socialisme, le prof nous a dit pourtant que c'était important et aisé à comprendre...etc
Je répond: oui certes, une belle histoire de "pensée unique" qu'ils vous formatent dès votre jeune âge !


29 mars, 10:46 ·
Les maux de notre société
N’avez-vous pas remarqué que beaucoup de nos mots depuis quelques décennies ont été galvaudés voire phagocytés. Dans ce neurobio contexte les astrocytes sont les socialopitheques et les microgliales les étatistes, remarquez que cette différence n’est pas fondamentale toutes cellules libérales deviennent pycnotiques soient englouties par ces nettoyeurs de la pensée unique.
Mais alors que font nos académiciens ?? Le pire est à venir ! Prenez un dictionnaire édité actuellement et reprenez un ancien d’il y a 50 ans....

Force de constater ce jour que l’individualisme est apparenté à l’égoïsme et surtout une valeur négative et pourtant il serait fier d’y apposer un individu responsable
Liberal de liber soi Liberté est devenu infâme depuis la période post soixante-huitarde au détriment de libertin, libertaire... puis voici l’ère Delanoë Macron Fillon même Marine L. Ils deviennent tous des moutons libéraux enfin liberalopitheques une neo branche socialopitheque...
Mais ou sont les libéraux, libertariens...?

Tant d’autres mots seraient à énumérer ici, cette transposition verbale ne serait t’elle pas un des maux de notre crise societale ?
Tenez le mot crise soi krisis : une décision à prendre !! 😂
Bonne fin de semaine
Joyeuse Pâque
Biz
Al,













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