mai 23, 2018

#37 Diverses informations politico-socio/économique en Macronie

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), alors n'hésitez pas à le diffuser au sein de différents groupes ( notamment ou j'en étais l'administrateur), comme sur vos propres murs respectifs. 
D'avance merci. 

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...

Merci de vos lectures, et de vos analyses. Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. 
 Al, 

PS: N'hésitez pas à m'envoyer vos articles (voir être administrateur du site) afin d'être lu par environ 3000 lecteurs jour sur l'Université Liberté (genestine.alain@orange.fr). Il est dommageable d'effectuer des recherches comme des CC. 
Merci



Sommaire

A) MÉMOIRE CELLULAIRE ET PSEUDO-SCIENCE. - my-psychologie

B) Le prochain choc financier est exactement devant nous - Bruno Colmant - L'Echo de Belgique

C) La France, le pays où les milliardaires s’enrichissent vite -

D) Jean-Michel Blanquer fait son bilan après un an à la tête du ministère de l'Éducation - Challenges

E) Charles Gave : Pourquoi les Français n'aiment pas les riches ? - Goldbroker

F) Non, Marx n'est pas innocent des désastres engendrés par les régimes marxistes - Brice Couturier - France Culture

G) Prélèvement à la source : « Le chef d'entreprise va endosser l'habit du percepteur » -

H) Et si on faisait la grève des syndicats ? - Laurent Pahpy - IREF

I) La zone euro a-t-elle mangé son pain blanc ? - Capital

J) Emmanuel Macron : ni de droite ni de droite - Les Républicains le site

K) Emmanuel Macron lance son "plan de bataille" pour les banlieues - Europe1.fr avec AFP
 





A) MÉMOIRE CELLULAIRE ET PSEUDO-SCIENCE

UN AUTRE REGARD SUR LA PSYCHOLOGIE
Actualités générales en psychologie et faits de société. Critique des pseudo-sciences et des fakenews scientifiques

La théorie de la mémoire cellulaire s’est propagée dans l’approche psycho-spirituelle, holistique et new age.
Les anciens habitants de Nouvelle-Zélande mangeaient l’œil et le cœur de leurs ennemis courageux pour s’approprier leur force et leur bravoure. Au-delà du cannibalisme, il y a l’idée de mémoire cellulaire si chère aujourd’hui à de nombreux charlatans de la médecine alternative, du développement personnel et des dérives de la psychothérapie.
Le vocable de « mémoire cellulaire » est dévoyé par la pseudo-science. Il est d’abord un concept scientifique qui figure sur les bases de données scientifiques de Pubmed, et il est usité en génétique (entre autres). Ainsi, la chercheuse Edith Heard a fait un cycle de conférence au Collège de France sur la relation entre l’épigénétique et la mémoire cellulaire. C’est sans ambiguité lorsqu’on lit son questionnement: comment l’information contenue dans nos gènes est-elle lue? Mémorisée? Interprétée?
La mémoire cellulaire, ne veut pas dire (non plus) les traces laissées par un traumatisme physique (fracture) ou une maladie, décelables en médecine.
La mémoire cellulaire ne s’applique pas (non plus) à l’une des dernières découvertes  scientifiques qui affirme que le ventre est un deuxième cerveau. Au sens où  le ventre est tapissé de neurones, et producteur de sérotonine (neurotransmetteur clé du système nerveux). Cette découverte ferait du ventre une sorte de «carte d’identité» qui agit sur notre comportement. Mais ceci est une autre histoire qui n’a rien à voir avec le sujet de ce post mais qu’il fallait écrire noir sur blanc pour ne pas engendrer de confusion…
La mémoire cellulaire est une croyance pseudo-scientifique répandue dans le grand public par la médecine alternative et l’alterscience qui prétendent reconstruire une science différente. Selon cette croyance, les cellules du corps humain contiennent des indices sur nos goûts et également tous nos souvenirs autobiographiques, en dehors de notre code génétique et des cellules ( synapses, neurones, matière blanche) du cerveau étudiées en neurosciences.
Dans les pseudo-sciences, la mémoire cellulaire présente dans le corps et les cellules fonctionne comme celle de l’esprit, et garde le souvenir de traumatismes psychiques dont on ne se souviendrait pas. On retrouve le concept d’amnésie sélective qui a fait le lit des techniques de pseudo-thérapies pour retrouver les souvenirs, enfouis dans la mémoire pour se protéger d’un trauma psychique violent. Trou noir de la mémoire, par exemple, décrypté comme un symptôme du Stress-Post-Traumatique (ESPT), et non répertorié dans le DSM V ou le CIM 10 ou autre grille clinique d’inspiration psychanalytique.
La mémoire cellulaire relève de la pensée magique, et pour notre grand bonheur de cinéphiles ou de lecteurs, elle est source de scénarios haletants au grand écran et de thrillers passionnants. Dans son livre « Les mains d’Orlac », Maurice Renard raconte qu’un pianiste de renom, à la suite d’un accident, se voit greffer les mains d’un assassin. Le pianiste va être de plus en plus habité par l’instinct meurtrier de son donneur. Dans le film Body Part, autre variante: le psychiatre d’une prison perd un bras dans un accident, et se fait greffer le bras d’un tueur psychopathe qui a été exécuté. Petit à petit, le membre greffé se met à agir contre la volonté de son nouveau propriétaire.
Lorsqu’il s’agit d’une fiction cinématographique, c’est vraiment sympa, mais malheureusement, l’idée qu’un(e) transplanté(e) du cœur -ou autre organe- puisse recevoir une partie de la mémoire autobiographique du donneur est une croyance irrationnelle. Et lorsqu’il s’agit de la greffe du cœur, il y a, en sus, une connotation symbolique très forte. Car cet organe est perçu dans l’inconscient collectif  comme le siège de l’âme, des sentiments et des émotions. Hippocrate, fondateur de la médecine l’a souligné avec les croyances de son époque: « le cœur possède le feu inné et la respiration a pour but de le refroidir. La raison humaine se trouve dans le ventricule gauche et commande au reste de l’âme.»
La théorie de la mémoire cellulaire s’est propagée dans l’approche psycho-spirituelle, holistique et new age. Certains thérapeutes proposent sans sourciller des séminaires de guérison du corps de l’esprit et de l’âme avec cette conception de la mémoire cellulaire. Sans compter les dérives sectaires. Ainsi, le fondateur de la scientologie, L.Ron Hubbard a spéculé dans la Dianétique que la mémoire cellulaire pourrait expliquer comment les engrammes travaillent. L’engramme est un enregistrement complexe de la mémoire inconsciente, qui n’est plus accessible au mental analytique. Notons que la scientologie a dévoyé le concept d’engramme, qui en neurophysiologie, est la trace biologique de la mémoire dans le cerveau.
Gary Schwartz, professeur à l’université d’Arizona de psychiatrie et autres titres universitaires ronflants, affirme avoir recueilli 70 cas où les greffés auraient hérité des traits de leurs donateurs. Ses histoires sont convaincantes et cohérentes. Il comprendrait le mécanisme par lequel fonctionne la mémoire cellulaire. On serait presque tenté de le croire (si on est impressionné par son prestige d’universitaire), s’il n’avait écrit un livre (traduit en français) « Extraordinaires contacts avec l’au-delà. » Carton rouge, on est pleine parapsychologie! Gary Schwartz fait partie des ces alterscientifiques, de ces gens formés à la science, qui conçoivent une science différente, une autre science, et qui mobilisent leurs connaissances scientifiques et leur capacité de raisonnement en faveur de leurs théories alternatives ou de leur idéologie.
Le livre de notre bon Gary est préfacé par Deepak Chopra, lui aussi un émule de la mémoire cellulaire et  un alterscientifique. Deepak Chopra est l’inventeur de la médecine globale (une alterscience) et il ne manque d’y aller de sa petite histoire psycho-spirituelle qui prouverait (selon lui) l’existence de la mémoire cellulaire, sa survie par-delà la mort physique. C’est selon Deepak Chopra, une nouvelle approche de l’univers, de la physique, de la biologie et un bouleversement de l’approche médicale. Séduisant, n’est ce pas?
Deepak Chopra cite le livre de Claire Sylvia, une jeune femme de 40 ans aux portes de la mort. Elle est miraculeusement épargnée par la Grande Faucheuse grâce à une transplantation massive d’organes. Désormais, elle devra apprendre à vivre, à respirer avec le coeur et les poumons d’un autre. Bouleversement physique? Bien sur! Mais Claire, au fil des jours, va se découvrir une nouvelle vitalité, des comportements inhabituels et des goûts étranges qu’elle n’avait pas avant ses greffes d’organes. L’esprit du donneur se serait-il transmis à elle ? Elle en est convaincue.
Force est de consater que si l’on est dans l’empathie, la fibre de la sensibilité est touchée lorsqu’on lit ces témoignages bouleversants! Se pencher sur les arguments pseudo-scientifiques de la mémoire cellulaire serait presque indécent, et c’est comme ça qu’ils passent comme une lettre à la poste. L’art des charlatans est justement de savoir parler au coeur, de savoir mettre en exergue la dimension psycho-spirituelle et de toucher au tréfonds de la sensibilité et du compassionnel. Et ça fait pleurer dans les chaumières…
La théorie de la mémoire cellulaire est encouragée dans les médias, les livres  de développement personnel à fort succès littéraire à rendre jaloux un auteur mineur, à la télévision et par des people. L’une des dernières en date est l’actrice Charlotte Valandray qui a subi une greffe de coeur, et qui croit à cette mémoire transmise du donneur au transplanté. Elle raconte dans son livre qu’elle est en forte empathie avec le mari de la donneuse, qu’elle peut décrire des lieux en Inde où elle n’est jamais allée…
La validité de la mémoire cellulaire ne repose sur aucune fondement scientifique, mais sur la collecte de témoignages de personnes transplantées. Force est de constater qu’ils sont touchants, et de reconnaître que les greffés sont remplis de gratitude envers leur donneur anonyme qui leur a sauvé la vie. Mais à tous ceux qui croient à la mémoire cellulaire après une greffe, qu’ils consultent les sites officiels et médicaux qui publient des témoignages de greffés empreints de dignité. Sans approche holistique, psycho-spirituelle et course à la belle âme!
C’est autrement bouleversant de réaliser que la médecine fait des miracles, et permet à des malades aux portes de la mort de vivre pleinement grâce à la transplantation. Comme celui de Séverine greffée coeur-poumon: « cette greffe est une renaissance complète, non seulement pour moi, mais pour toute ma famille. On m’a fait un cadeau exceptionnel…»
De nombreuses techniques dénoncées comme psycho-sectaires contribuent à banaliser la théorie de la mémoire cellulaire. L’une des plus croquignolettes est le décodage biologique ou décodage cellulaire qui a détourné de la médecine conventionnelle des cancéreux qui auraient pu être guéris, et morts prématurément par la faute de charlatans rejetant la médecine conventionnelle. Dans d’atroces souffrances en fin de vie!
Le premier théoricien du décodage biologique est le sulfureux Ryke Geerd Hamer. Médecin de formation. Sa méthode est contestée par les autorités médicales et scientifiques, dénoncées par les instances de lutte contre les dérives sectaires, et Hamer a eu de nombreux démêlés avec la justice (Allemagne, Autriche, France, Espagne).
Une deuxième génération de thérapeutes en décodage a relayé les principes de Hamer en les complexifiant, les intégrant parfois à la médecine conventionnelle. On trouve,  en vrac, la psycho-immunologie, la biologie des êtres vivants (BTEV) et la déprogrammation biologique et le biodécodage. Le décodage biologique part du principe de l’amnésie sélective. Le corps a oublié une émotion désagréable à l’origine de la maladie ou du mal-être. L’objectif du décodage biologique est de réveiller la mémoire du corps, d’accéder aux informations contenues dans les cellules.Tout est dit.
La mémoire cellulaire sert aussi de preuve aux vies antérieures. L’ineffable Annie Givaudan décrit les marques de naissance comme les signes évidents de la mémoire cellulaire de notre corps physique: « une tâche sur le corps, un creux, une malformation physique, un grain de beauté… sont autant de présences de mémoires cellulaires sur notre corps. Les douleurs morales, les peines et les chocs vécus autrefois (vies antérieures) s’inscrivent aussi dans nos cellules et nous continuons à reproduire un mal-être.» Allons y gaiement dans la pensée magique et le trip new âge!
Des livres sur les Fleurs de Bach (un placebo attrape-gogo) parlent de l’action des élixirs sur la mémoire cellulaire: « Notre corps est constitué de cellules qui récèlent un pouvoir de conscience et un mode vibratoire. Ces cellules ont enregistré des expériences négatives et positives.» Pas de panique, tout est sous contrôle: juste quelques gouttes de Fleurs de Bach pour rééquilibrer les mauvaises vibrations. Le flacon standard se vend près de 40 euros. De quoi se ruer sur l’achat d’actions des laboratoires qui les fabriquent s’ils sont cotés en bourse!  Le pire est que la grande distribution les vend dans le rayon para-pharmacie.
Alors quand on est sceptique, comment démonter la mémoire cellulaire?
Les prétendues mémoires interprétées comme celles du donneur sont des faux souvenirs. La mémoire humaine est très malléable, et elle peut être affectée par des influences extérieures et les croyances irrationnelles.
Une greffe d’organe est une expérience qui change la vie, littéralement, et elle est permise grâce à la mort de quelqu’un d’autre, souvent dans un accident. Il n’est pas surprenant que le greffé modifie son regard sur la vie, et change de personnalité.
C’est ce que reconnaît Djamila qui témoigne sur le site www.france-coeur-poumon.asso.fr: « après ma greffe, le mieux-être physique a été immédiat. Psychologiquement, c’est plus compliqué. Il faut que j’apprivoise ma nouvelle vie. Je suis quelqu’un d’autre, j’aborde la vie différemment. J’ai envie d’être en symbiose avec mon nouveau rein.»
Et pour ceux qui sont dans la pensée magique, certains de ces changements peuvent être facilement interprétés comme étant ceux  des goûts et les aversions du donneur. Les greffés (consciemment ou inconsciemment) peuvent s’interroger sur l’identité du donneur, et par un mécanisme psychologique complexe, émettre des projections et avoir l’illusion qu’une autre personne leur semble vivre maintenant à l’intérieur. Comme un alter ego.
Il y a plusieurs pistes logiques possibles pour lesquelles les greffés ont l’impression d’adopter l’identité du donneur. Les suites d’une transplantation sont lourdes, et peuvent occasionner des troubles psychiques chez certaines personnes. C’est répertorié et un suivi psychologique est souvent préconisé. Les effets secondaires des médicaments antirejet peuvent aussi modifier certaines habitudes. On sait que les dérivés de la cortisone  (Prednisone) prescrits aux transplantés  ouvrent l’appétit, d’où rien d’étonnant à ce qu’un greffé se mette à aimer les gâteaux, projetant ainsi l’idée que le donneur était un amateur de pâtisseries. Ors, c’est le médicament anti-rejet qui participe à l’appétence aux sucreries.
Malheureusement, si l’on tape sur le moteur de recherche google, on voit apparaître un nombre extraordinaires de propositions de stages ou de thérapeutes spécialistes de la mémoire cellulaire pour vous soulager de vos souffrances passées, présentes et à venir. Une véritable jungle dévolue à la pseudo science. Ne vous y laissez pas prendre! La mémoire cellulaire est une théorie-pseudo-scientifique malgré son jargon séducteur.

Sources:




B) Le prochain choc financier est exactement devant nous

Le prochain choc économique viendra de la confrontation avec l’impossibilité d’honorer les engagements sociaux que nous nous sommes promis au travers de notre propre représentation politique, c’est-à-dire l’État.

L’illustration la plus commode est celle des pensions dont le financement exigerait des réserves équivalentes à un multiple du PIB. Il sera donc impossible (et je le réécris lentement pour ceux qui n’en sont pas convaincus: im-pos-si-ble) de trouver un financement équivalent à nos espérances de pensions. Tout cela est le résultat d’une gestion politique imprévoyante depuis 30 ans, conjuguée à la conviction à peine voilée (et désormais ouvertement revendiquée par certains) qu’une ponction sur le capital privé soldera l’endettement de l’Etat-providence.
Notre créance d’avantages sociaux correspond à une dette publique. Comme notre Etat-providence a été partiellement financé par la dette publique, c’est cette dernière qui deviendra l’objet du débat politique.

Une dette publique est normalement "consolidée" par son propre refinancement.  

Une dette publique doit être compatible avec la confiance dans la stabilité socio-étatique pour attirer l'épargne des citoyens. La stabilité de la dette publique, plus que celle de la monnaie, est l'expression ultime de l'Etat puisque la dette reflète à la fois le droit régalien de lever l'impôt (pour assurer le service de la dette) et l'obligation de refléter l'équilibre socio-politique entre les débiteurs et les créanciers de cette dette, au milieu desquels l'Etat est une formulation transitive. C'est pour cette raison qu'une dette publique est normalement "consolidée" par son propre refinancement. Mais, parfois, on la consolide effectivement, c'est-à-dire qu'on confond autoritairement toutes les échéances pour en faire une dette quasiment perpétuelle.
En vérité, depuis le début de cette crise, je suis intellectuellement et – devrais-je dire – émotionnellement partagé quant à l'envergure de cette crise économique et sociale que nous traversons depuis 2008. Est-ce un épiphénomène du capitalisme dont le lit de la rivière suit des chemins naturels ou est-ce le signal d'une profonde rupture idéologique? Au début, cette crise m'est apparue comme une fluence de la main invisible d'Adam Smith, mais aujourd'hui, je crois que l'économie exige un engagement politique clair, car la complaisance d'endettement et de croissance facile qui accompagné les trente dernières années s'assèche. Les prochaines années vont être complexes à gérer car nous approchons du moment où les dettes passées, et au premier chef les dettes des engagements sociaux (dette publique et de pensions), vont être défalquées d'une croissance qui est insuffisante.

Le totalitarisme étatique pourrait dominer l’économie de marché. Nous risquerions de glisser vers une étatisation "implosive" de toute l’économie.

Dans les prochaines années, le véritable débat idéologique portera donc sur le dialogue entre l'Etat et le marché, entre la collectivité et l'individu, et entre la dette publique et la propriété privée. La question est donc de savoir quel équilibre va s'installer entre le rôle de l'Etat et l'économie marchande, sachant que ces deux acteurs sont interdépendants. Il s'agit d'un véritable débat idéologique portant sur le modèle de société. Le centre de gravité de ce débat n'est pas ancré.
À mon intuition, la gestion de la prochaine crise (qui sera politique plus que financière) ne conduira pas à restaurer le capitalisme mais à dominer le capital. Le totalitarisme étatique pourrait dominer l’économie de marché. Nous risquerions de glisser vers une étatisation "implosive" de toute l’économie. Je ne le souhaite évidemment pas.

Comme notre Etat-providence a été partiellement financé par la dette publique, c’est cette dernière qui deviendra l’objet du débat politique.

Le passé ne se remplace pas: il se dissipe. Cette crise ne finira jamais. Il n'y aura pas un "après" fantasmatique au terme duquel nos communautés retrouveront le passé. Il n'y aura pas de restauration des régimes anciens, ni aucun retour aux bases stabilisées d'une économie précédente. En fait, cette crise ne peut pas finir car elle est devenue elle-même le fil de l'histoire, c'est-à-dire l'interpellation continue du siècle précédent.
C’est le dialogue entre l’Etat et le marché qui sera la clé. Marx contre Smith. Comme dans un théâtre d’ombres chinoise, sans savoir de quel côté de l’écran on est placé.


, Professeur à l'ULB et à l'UCL, membre de l'Académie royale de Belgique



C) La France, le pays où les milliardaires s’enrichissent vite + Les limites du classement des milliardaires par « Forbes »

Principalement grâce au luxe, la fortune des treize Français les plus riches a augmenté de 23,5 milliards d’euros depuis janvier, selon Bloomberg.

La fortune des deux Français les plus riches, Bernard Arnault et François Pinault, a augmenté de 22,3 milliards de dollars (19,4 milliards d’euros) depuis le début de l’année 2018, selon l’agence Bloomberg. Une progression qui a largement contribué à faire de la France le pays au monde où les milliardaires ont créé le plus de richesse cette année.

M. Arnault est la plus grande fortune européenne, avec un patrimoine estimé à 76,4 milliards de dollars (65 milliards d’euros), quand la fortune de M. Pinault est évaluée à 35,5 milliards de dollars (30 milliards d’euros).
Collectivement, la fortune des treize Français les plus riches a augmenté de 27,6 milliards de dollars (23,5 milliards d’euros), soit une hausse de 12 % depuis janvier. C’est presque deux fois plus que l’augmentation de la richesse des grandes fortunes japonaises, le Japon étant le pays qui arrive au second rang après la France dans le classement établi par l’agence américaine. Au total, les 500 plus grandes fortunes dans le monde ont vu leur patrimoine augmenter de moins de 1 %.

Luxe en Chine et commerce électronique

La performance française est due en grande partie à Bernard Arnault, 69 ans, président de LVMH, et de François Pinault, 81 ans, fondateur de Kering. Le redressement de la demande pour les produits de luxe en Chine et une présence accrue dans le commerce électronique ont dopé les ventes des deux holdings et ont permis d’améliorer significativement leur rentabilité. La hausse des ventes d’art de la maison d’enchères Christie’s a aussi contribué à la progression du patrimoine de M. Pinault, qui en est le propriétaire.
A noter : les frères Alain et Gérard Wertheimer, propriétaires de Chanel, ont vu leur fortune augmenter de 2,4 milliards de dollars (2,04 milliards d’euros) depuis janvier, tandis que celle de Françoise Bettencourt-Meyers, héritière du groupe L’Oréal et Française la plus riche, s’est accrue de 3,7 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros).
Mais l’année 2018 n’est pas un bon millésime pour toutes les fortunes françaises. Ainsi, la richesse de Xavier Niel (actionnaire à titre personnel du Monde) a diminué de 2,6 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) à la suite de la chute en Bourse du titre du holding Iliad, qui possède l’opérateur télécoms Free.




Classement  Prénom / Nom  Fortune ( en milliards d’euros ) Fortune ( en milliards de dollars )
#1 Bernard Arnault 60 Md€  $72,2 Mds
#2 Françoise Bettencourt Meyers 35 Md€  $42,2 Mds
#3 François Pinault 23 Md€ $27 Mds 
#4 Serge Dassault 19 Md€ $22,6 Mds 
#5 Emmanuel Besnier 12 Md€ $14,7 Mds 
#6 Alain Wertheimer 11 Md€ $13 Mds 
#7 Gérard Wertheimer 11 Md€ $13 Mds 
#8 Xavier Niel 7 Md€ $8,1 Mds 
#9 Vincent Bolloré  6 Md€ $7,4 Mds 
#10 Carrie Perrodo  6 Md€ $7,2 Mds 
#11 Patrick Drahi 6 Md€ $7,1 Mds 
#12 Jacques Saadé 6 Md€ $7 Mds 
#13 Pierre Bellon 5 Md€ $6,1 Mds 
#14 Jean-Michel Besnier 5 Md€ $5,4 Mds 
#15 Marie Besnier-Beauvalot  5 Md€ $5,4 Mds 
#16 Martin & Olivier Bouygues 4 Md€ $4,9 Mds 
#17 Jean-Pierre Cayard 4 Md€ $4,5 Mds 
#18 Michel Leclercq 3 Md€ $4 Mds 
#19 Marc Ladreit De Lacharrière 3 Md€ $3,7 Mds 
#20 Alain Mérieux  3 Md€ $3,2 Mds 
#21 Anne Beaufour 3 Md€ $3 Mds 
#22 Henri Beaufour  3 Md€ $3 Mds 
#23 Philippe Foriel-Destezet 2 Md€ $2,9 Mds 
#24 Louis Le Duff 2 Md€ $2,9 Mds 
#25 Nicolas Puech  2 Md€ $2,8 Mds 
#26 Mohed Altrad 2 Md€ $2,7 Mds
#27 Gilles Martin 2 Md€ $2,6 Mds
#28 Bernard Fraisse  2 Md€ $2,3 Mds
#29 Alain Taravella  2 Md€ $2,2 Mds
#30 Philippe Ginestet  2 Md€ $2,1 Mds
#31 Christian Latouche 2 Md€ $2,1 Mds
#32 Charles Edelstenne 2 Md€ $2,1 Mds
#33 Edouard Carmignac 2 Md€ $1,8 Mds
#34 Clément Fayat  2 Md€ $1,8 Mds
#35 Dominique Desseigne 1 Md€ $1,7 Mds
#36 Michel Chalhoub 1 Md€ $1,6 Mds
#37 Norbert Dentressangle 1 Md€ $1,2Mds
#38 Francis Holder 1 Md€ $1,2 Mds
#39 Yves-Loïc Martin 887 Millions $1,1 Mds
#40 François Feuillet  807 Millions $1 Mds

BONUS

Les limites du classement des milliardaires par « Forbes »

Le palmarès des grandes fortunes établi chaque année par le magazine américain est entaché de nombreuses limites méthodologiques.

Comme chaque année, les milliards s’étalent à la « une » de Forbes, qui a livré, le 6 mars, son dernier classement des personnalités les plus riches du monde. Un « marronnier » qui fait bien souvent figure de mètre étalon de l’économie mondialisée, alors qu’il est loin de refléter fidèlement la richesse réelle des élites financières du XXIe siècle.

1. « Forbes » ne mesure qu’une partie de la richesse

Contrairement à une idée reçue, le classement Forbes ne mesure pas l’ensemble de la richesse d’un individu, et on comprend aisément pourquoi : avec toute la bonne volonté du monde il serait bien impossible à ses journalistes d’examiner exhaustivement tous les comptes bancaires, propriétés immobilières, tableaux, yachts et jets privés des grandes fortunes mondiales.
Le magazine se contente d’évaluer « la valeur de tous les actifs dont nous avons la preuve qu’ils appartiennent à la personne », expliquent Luisa Kroll et Kerry Dolan, les deux responsables du classement au sein du magazine. L’exactitude de la fortune affichée d’un individu dépend donc de la qualité de l’enquête journalistique, mais surtout de la transparence des déclarations du milliardaire. Or, il s’agit d’une vertu peu répandue à ce niveau de patrimoine.
Le classement Forbes passe ainsi à côté de fortunes gigantesques dissimulées par leurs propriétaires dans des juridictions discrètes et des structures opaques, comme les sociétés écran, les fondations ou les trusts. L’exemple de l’homme d’affaires américain James « Jim » Simons est à cet égard édifiant. La fortune de ce fondateur d’un puissant fonds spéculatif new-yorkais était estimée à 18,5 milliards de dollars en 2017. L’enquête « Paradise Papers », publiée en novembre 2017 par Le Monde et une centaine de médias internationaux, a pourtant permis d’établir qu’il avait dissimulé entre 7 milliards et 15 milliards de dollars supplémentaires dans un trust confidentiel aux Bermudes, dont Forbes n’avait bien sûr jamais eu connaissance.
Cet écueil n’épargne pas la France : la même enquête a révélé que la première fortune française, Bernard Arnault, avait logé dans des juridictions offshore plusieurs yachts, une résidence somptueuse dans la banlieue de Londres et des participations dans des fonds d’investissement.
A défaut de fuites massives de données confidentielles, la nature réelle du patrimoine des milliardaires reste donc bien souvent inconnue du grand public – et de Forbes.

2. La richesse est fluctuante

Pour se rassurer, les limiers du magazine américain peuvent faire valoir qu’un yacht ou un avion, dont la valeur se chiffre en millions, restent somme toute anecdotiques à l’échelle d’une fortune de plusieurs milliards. Reste que les principales composantes de la richesse mondiale sont, elles aussi, sujettes à caution.
Pour établir leur classement, les journalistes se fondent en effet principalement sur la valeur des actions détenues par les milliardaires dans des entreprises. Or, contrairement à un compte en banque ou à une maison, la valeur de ces actions peut varier du simple au double en quelques mois, selon les résultats de l’entreprise. C’est par exemple ce qui explique le recul de Patrick Drahi, passé de 13 milliards à 6 milliards d’euros entre 2017 et 2018, à cause des difficultés d’Altice, la maison-mère de SFR.
La méthodologie des classements de fortune présente une autre limite considérable en ne tenant pas toujours compte de l’endettement des personnes et des entreprises – qui peut considérablement réduire l’ampleur de la fortune réelle.
Autant d’écueils qui permettent de douter de l’exactitude des chiffres extrêmement précis avancés par Forbes – et du sens même prêté au mot « fortune ». Ainsi, le magazine américain évaluait en 2017 la fortune de Bernard Arnault à environ 39 milliards d’euros (41,5 milliards de dollars de l’époque), quand un classement équivalent établi en France par Challenges avançait le chiffre de 47 milliards d’euros.

3. Tout le monde n’est pas pris en compte

De nombreuses personnalités publiques ne sont pas prises en compte dans le classement du vénérable magazine. Il en va ainsi de la plupart des monarques de la planète, qui jouissent pourtant d’une richesse considérable. Mais pour Luisa Kroll et Kerry Dolan, de Forbes, l’explication tient au fait que « leur argent est par essence dû à leur position de dirigeant. En d’autres termes, leurs biens appartiennent en réalité à leur pays (…). Quand ils mourront, la fortune ira au prochain roi ou sultan. »
C’est ce qui explique pourquoi le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman (« MBS »), n’apparaît pas dans le classement américain. Il est pourtant propriétaire de nombreuses demeures — dont un château en France estimé à 275 millions d’euros — et d’un yacht estimé à 420 millions d’euros. Difficile dès lors d’imaginer que « MBS » n’est pas milliardaire.
Plus un régime est corrompu, mêlant l’argent public et les intérêts privés, et plus l’évaluation des fortunes se complique. Forbes le confirme d’ailleurs cette année dans un article où il explique avoir exclu de son classement tous les milliardaires saoudiens : emprisonnés ou dépossédés de leurs actifs dans le cadre de la récente campagne « anticorruption » menée par le régime, leur fortune exacte est aujourd’hui impossible à calculer.
La même question se pose pour le président russe, Vladimir Poutine : les « Panama Papers » ont montré en 2016 qu’il contrôlait, par l’intermédiaire de proches, des actifs importants dans les paradis fiscaux… mais il ne figure pas pour autant dans les pages de Forbes.


Le lexique des Paradise Papers

Actifs

En comptabilité, un actif est un élément de patrimoine susceptible de générer de la valeur, pour l’entité ou la personne qui le possède. Il peut s’agir d’un actif immobilier (bâtiments, etc.) mais aussi d’actions ou de créances (c’est-à-dire de l’argent prêté qui doit être remboursé par une autre entreprise ou une autre personne).

Actionnaire

Propriétaire déclaré d’une société. Certains actionnaires possèdent réellement le capital de ces sociétés, d’autres ne sont que des prête-noms.

Administrateur

Personne qui dirige une société, qui peut être indifféremment directeur ou membre du conseil d’administration. Dans les sociétés offshore, cela n’implique pas de gérer l’activité de l’entreprise au quotidien, mais seulement d’en assumer la responsabilité légale.

Agent de domiciliation de société offshore

C’est l’une des activités du cabinet d’avocats Appleby : l’enregistrement de sociétés dans des paradis fiscaux pour le compte de clients, un métier qui implique une solide connaissance du droit. En appui, la firme propose d’autres services : la location de prête-noms, des services bancaires, la création de trusts…

Assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS)

La Commission européenne souhaite mettre en place cette réforme pour limiter l’optimisation fiscale des multinationales. L’idée est de taxer les multinationales sur la base du bénéfice total qu’elles réalisent dans l’Union européenne, plutôt que pays par pays. Cela les dissuaderait de déplacer leurs profits dans les pays les plus avantageux, comme les Pays-Bas ou l’Irlande, pour payer moins d’impôts.

Bénéficiaire d’un trust

C’est la personne pour laquelle sont gérés les actifs d’un trust. Mais elle est distincte de la personne qui a créé le trust (le constituant) et de celle qui le gère (le fiduciaire ou trustee).

Généralement, les bénéficiaires ou des membres de leur famille, sont les propriétaires initiaux des actifs du trust. Mais il peut aussi s’agir d’une organisation caritative.

Blanchiment d’argent

Il consiste à réinvestir des fonds de provenance illicite (trafic de drogue, vente d’armes, fraude fiscale…) dans des activités légales pour les « recycler ». Les sociétés offshore sont parfois utilisées pour blanchir de l’argent.

Constituant d’un trust

Il s’agit d’un individu qui confie une partie de ses actifs à une société spécialisée ou à une personne de confiance (le fiduciaire ou trustee). Ce dernier a dès lors le contrôle des biens et les gère pour le compte de bénéficiaires (qui peuvent être le constituant ou des membres de sa famille par exemple). Le constituant est également appelé fiduciant ou settlor.

Contrat sous seing privé

Contrat signé entre deux parties « privées » (particulier, entreprise, avocat, etc.) Il s’oppose aux « actes authentiques » qui, eux, doivent être rédigés par un individu agissant en tant qu’officier public (huissier, notaire).

CV-BV

Le CV-BV (la « commanditaire vennootschap » en néerlandais) est un montage fiscal qui permet à des multinationales américaines de limiter ou d’éliminer leurs impôts, en étant taxées ni aux Etats-Unis ni aux Pays-Bas.

Déplacement de profits

Afin de payer moins d’impôts, certaines entreprises multinationales « déplacent » artificiellement leurs profits des pays où elles vendent leurs produits ou services vers d’autres Etats à la fiscalité plus avantageuse.

Plusieurs techniques sont utilisées, en détournant des techniques de comptabilité à l’origine légales, pour artificiellement baisser les profits. Parmi elles, le prix de transfert, les redevances de propriété intellectuelle ou les prêts entre filiales.

Dividende

Quand une entreprise engendre des bénéfices, elle peut en reverser une partie à ses actionnaires, à hauteur du nombre d’actions qu’ils possèdent dans le capital.

Double irlandais

Montage fiscal permettant de diminuer l’impôt payé en créant en Irlande une société au statut « hybride ». Ce statut permet à la société créée de faire ses affaires dans le cadre du droit commercial irlandais, tout en établissant sa résidence fiscale dans un paradis fiscal – ou nulle part – et évitant ainsi l’impôt. L’Irlande a adopté une réforme fiscale visant à supprimer ce statut à l’horizon 2020.

Echange automatique d’informations

C’est l’un des meilleurs outils de coopération internationale pour lutter contre la fraude fiscale : il astreint les Etats à partager toutes les informations fiscales importantes (comme l’identité des détenteurs de comptes, etc.) avec les autres Etats. Par exemple, une banque suisse abritant le compte d’un Français doit signaler l’existence de ce compte au fisc français. Une centaine de pays, dont les principaux paradis fiscaux, se sont engagés à commencer l’échange automatique en 2017 ou en 2018.

Evasion fiscale

Stratégie d’évitement de l’impôt en plaçant une partie ou la totalité de ses actifs dans des pays à la fiscalité avantageuse, sans s’y expatrier. Elle peut relever soit de l’optimisation fiscale (légale), soit de la fraude fiscale (illégale).

Exilé fiscal

Se dit d’une personne qui, pour échapper à un impôt qu’elle considère trop important, déménage dans un pays à la fiscalité plus légère.

Fiduciaire d’un trust

Le fiduciaire (ou trustee) est la personne physique ou la société qui détient temporairement de l’argent ou des biens pour le compte d’un tiers (le fiduciant). A charge pour lui de gérer les fonds ou les mandats qui lui ont été transférés, non dans son propre intérêt, mais pour le compte du bénéficiaire. Les deux parties, fiduciaire et fiduciant, sont liées par un contrat, appelé « trust » ou fiducie.

Formulaire d’importation

Déclaration remplie par l’importateur d’un véhicule (voiture, avion, etc.), signée par les douanes du pays où il est livré. En Europe, ce formulaire certifie officiellement que le véhicule est en règle sur le plan de la TVA et donc, qu’il peut être utilisé au sein des territoires européens sans avoir à s’acquitter de la TVA dans les pays où il circule.

Fraude fiscale

Utilisation de moyens illégaux pour baisser le montant de son imposition, voire y échapper totalement. Le fait de déplacer des capitaux dans des juridictions étrangères sans en avertir le fisc constitue une forme de fraude fiscale.

Holding

Il s’agit généralement d’une société qui n’a pas d’activité économique réelle : sa seule fonction est de prendre des participations dans d’autres sociétés et d’effectuer des opérations financières. La holding peut permettre de regrouper l’ensemble des filiales d’un groupe. Nombreux sont ceux qui créent des holdings au Luxembourg pour gérer leurs affaires, car l’imposition y est très faible.

Impôt sur les sociétés

Impôt dont doivent s’acquitter les sociétés auprès des Etats, selon leur résidence fiscale. Généralement, il s’agit d’un pourcentage des bénéfices réalisés par l’entreprise (environ 33 % en France).

Leasing maltais

Montage fiscal permettant de faire baisser le taux de la TVA à 5 %, principalement pour les yachts. Pour en bénéficier, il faut acheter le bateau par l’intermédiaire d’une société maltaise et se le louer via une seconde société maltaise, qui deviendra propriétaire du bateau au bout de plusieurs années.

Multinationale

Société ayant des liens économiques forts avec plusieurs pays, que ce soit grâce à ses filiales locales (qui créent des bénéfices en produisant ou en vendant sur place) ou à ses investisseurs (qui apportent le capital nécessaire pour financer l’entreprise).

Optimisation fiscale

Utilisation de moyens légaux pour baisser le montant de son imposition, voire y échapper. Elle suppose une bonne connaissance des lois et de leurs failles.

Elle est aussi bien pratiquée par des particuliers que par des entreprises, souvent multinationales. La Commission européenne a ainsi relevé que ces dernières contribuaient à l’impôt en moyenne à hauteur de 10 % de leurs bénéfices réalisés en Europe, contre 23 % en moyenne pour les autres entreprises.

Paradis fiscal

Pays ou territoire où certains impôts sont très bas, voire inexistants, et qui cultive une certaine opacité sur les titulaires des comptes et des sociétés. Leur définition varie selon l’époque et l’organisation qui établit la liste des paradis fiscaux.

Prête-nom

Personne qui agit au nom d’une autre comme actionnaire ou administrateur d’une société. L’utilisation de prête-noms, ou d’homme de paille, permet de dissimuler l’identité du bénéficiaire réel.

Quitus fiscal

Certificat indiquant qu’un véhicule (avion, voiture, etc.) est en règle par rapport à la TVA. En Europe, il permet notamment d’autoriser la circulation d’un véhicule ayant été acheté dans un autre pays que celui où réside son acheteur. En effet, dans le cas d’un achat à l’étranger, la TVA doit normalement être acquittée dans le pays de livraison.

Rabais maltais

Dispositif fiscal permettant aux entreprises étrangères de réduire l’impôt sur les sociétés de leurs filiales maltaises à un taux effectif d’environ 5 %, bien loin des 33 % applicables en France.

Redevances de propriété intellectuelle

Egalement appelées royalties, ces redevances permettent de facturer à d’autres sociétés d’un groupe l’exploitation d’un brevet ou d’une marque.

Régime fiscal « mère-fille »

Une société mère est une société qui détient plus de 50 % du capital d’autres sociétés, appelées « sociétés filles » ou filiales. Pour éviter une double imposition, la plupart des Etats permettent à la société mère de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les sociétés sur les dividendes reçus par ses filiales. En France, la société mère doit payer une taxe forfaitaire de 5 % sur le montant des dividendes reçus de ses filiales.

Registre du commerce

Un registre du commerce est une base de données rassemblant les informations importantes relatives aux entreprises immatriculées dans un pays. On y trouve généralement l’identité de leurs administrateurs, leur date de création (et de fermeture), leur forme juridique, raison sociale et parfois, leurs actionnaires.

Rescrit fiscal

Accord fiscal secret entre un pays et une entreprise, qui permet de fixer, au cas par cas, un niveau d’imposition moins élevé que le taux normal. Ce système, mis en lumière par le scandale « LuxLeaks », a notamment permis à des multinationales de payer très peu d’impôts au Luxembourg. Depuis début 2017, les Etats européens ont l’obligation de communiquer tous les rescrits fiscaux qu’ils signent aux autres capitales européennes.

Resident fiscal

Est résidente fiscale française toute personne ayant en France son lieu de séjour principal, son activité professionnelle principale, le « centre de ses intérêts économiques » ou les agents de l’Etat exerçant leur fonction à l’étranger. Si l’un de ces critères est rempli, l’individu devra s’acquitter de ses impôts en France.

Selon les Etats, cette définition varie. La plupart signe des conventions bilatérales pour définir où le citoyen doit quel impôt. Avec pour but affiché d’éviter la double imposition… mais aussi l’absence d’imposition.

Secret bancaire

Une banque ou un Etat proposant le secret bancaire s’engage à ne pas transmettre les informations concernant ses clients (identité, comptes) à des tiers. Elle peut choisir de ne lever la confidentialité qu’au cas par cas, souvent après une demande judiciaire. Ce principe d’opacité a longtemps nourri le succès de la Suisse auprès des fraudeurs, mais il est aujourd’hui largement écorné.

Société coquille ou société écran

Société qui n’exerce pas d’activité économique réelle. Généralement installée dans un paradis fiscal, elle peut servir à détenir discrètement des comptes en banque, des participations ou des investissements, dans le but d’opacifier des transactions financières.

Société offshore

Littéralement, « offshore » signifie « extraterritorial ». Une société offshore est enregistrée dans un pays non pour y exercer une activité, mais pour disposer d’une boîte à lettres - souvent pour profiter des avantages fiscaux ou réglementaires du paradis fiscal choisi.

Trust

Le trust, ou fiducie, est un contrat par lequel un constituant délègue ses actifs à un fiduciaire, qui a pour mission de les gérer dans l’intérêt d’un bénéficiaire.

L’intérêt principal de ce montage, dans le cadre de l’optimisation fiscale, est qu’en mettant dans un trust une partie de ses actifs, le constituant n’en est plus le propriétaire effectif. Son impôt s’en trouve donc diminué.

TVA

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect sur la consommation. L’entreprise collecte cette taxe auprès des consommateurs pour tout service ou produit qu’elle vend, puis la reverse au fisc.

Dans l’Union européenne, chaque Etat fixe lui-même le niveau de sa TVA nationale. Si une entreprise se fait livrer en France un bien acheté dans un autre pays de l’UE, elle paiera la TVA française. Si une entreprise livre un bien dans un autre pays de l’UE, la TVA sera payée dans cet autre pays. Ce système de « TVA intracommunautaire » a été créé pour éviter une double taxation de l’expéditeur et de l’acquéreur.

Unité fiscale

Une unité fiscale permet aux sociétés d’un même groupe, présentes dans un pays donné, de ne remettre qu’une seule déclaration fiscale (impôt sur les sociétés, mais aussi TVA), pour l’ensemble du groupe, aux autorités fiscales.

Les groupes qui l’utilisent peuvent compenser les pertes de l’une des sociétés avec les bénéfices d’une autre, ce qui peut diminuer le montant de leur impôt. Ce régime permet également d’éliminer les opérations de vente et d’achat entre les sociétés d’une même unité fiscale.

Source



D) Jean-Michel Blanquer fait son bilan après un an à la tête du ministère de l'Éducation

L'un des ministres les plus populaires du gouvernement est revenu longuement ce dimanche sur son action depuis un an. Dans les colonnes du JDD, Jean-Michel Blanquer a tiré un premier bilan de son travail à la tête du ministère de l'Éducation nationale. "Un an, c'est court", a-t-il indiqué avant de rappeler les "priorités fixées" ("le primaire, le lycée professionnel et une action résolue pour les territoires défavorisés, urbains et ruraux") et les "leviers actionnés", comme le dédoublement des CP en éducation prioritaire ou la réforme du lycée et du bac.
"Je l'ai souvent répété : 20% des élèves sortent de l'école primaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux, affirme-t-il au JDD. Améliorer ces résultats médiocres et retrouver le goût de l'excellence sont mes obsessions." Et d'ajouter : "L'idée est d'enclencher le cercle vertueux de la confiance. C'est la clé du succès : les pays qui s'en sortent le mieux sur le plan scolaire sont ceux où la société a confiance en son école."

"N'en déplaise aux agacés professionnels"

De la maternelle au lycée, Jean-Michel Blanquer a passeé en revue l'ensemble des réformes mises en œuvre et se défend d'avoir opté pour une vision passéiste de l'école : "N'en déplaise aux agacés professionnels, il faut examiner nos forces et nos faiblesses, regarder ce qui marche mieux dans d'autres pays et ce que dit la recherche internationale. Être moderne, ce n'est pas édulcorer. Ceux qui nient l'apport des sciences nouvelles peuvent-ils se proclamer progressistes?" Pas question pour le ministre, donc, de renoncer à un certain nombre de recommandations édictées à l'attention des enseignants, quand bien même ces dernières peuvent sembler conservatrices. En français, on y retrouve dictée quotidienne, "deux séances d'écriture de 10 à 20 minutes", jeux de langage, ou encore étude de "cinq à dix œuvres par an du CP au CE2".
Pour Jean-Michel Blanquer, ces exigences ne peuvent qu'élever les élèves. Le ministre donne l'exemple des Fables de La Fontaine, qui avaient été distribués dans trois académies l'année dernière. "J'entends déjà les critiques : 'La Fontaine, c'est du vieux français, les enfants sont dépassés !' Mais j'ai constaté l'inverse", assure le ministre. "Quand j'ai lu Le Laboureur et ses enfants dans un quartier défavorisé de Tourcoing, les CM2 ont tout compris. La leçon de cela, c'est que les élèves adorent découvrir : on n'est jamais trop ambitieux pour eux." Par ailleurs, le ministre fait d'autres recommandations plus symboliques. Fervent défenseur de l'interdiction des téléphones portables à l'école, l'ancien recteur d'académie estime que "le professeur doit retrouver son prestige au cœur de la société française". 






E) Charles Gave : Pourquoi les Français n'aiment pas les riches ?

« Je n’aime pas les riches » clamait François Hollande en 2012 dans l’émission “À vous de juger”. Le rejet des riches est spécifique à notre pays, un phénomène qui semble être une caractéristique de la sociologie française. Pourquoi cette "haine anti-riche" est-elle si forte en France ?

 







F) Non, Marx n'est pas innocent des désastres engendrés par les régimes marxistes






G) Prélèvement à la source : « Le chef d'entreprise va endosser l'habit du percepteur »

 Jean-André Miniconi : « Le rôle d'une entreprise n'est pas de faire le percepteur. »
Dirigeant d'une concession automobile à Ajaccio (Corse-du-Sud), Jean-André Miniconi considère que la mise en place du prélèvement à la source va complexifier le quotidien des entreprises. À la tête d'un groupe qui compte 117 salariés, il craint un changement dans les relations avec ses collaborateurs.

Le Point : Quel regard portez-vous sur la réforme qui va introduire le prélèvement à la source dès janvier 2019 ?
Jean-André Miniconi : Cela va totalement à l'encontre de la simplification des procédures de gestion prônée par les entreprises dans leur exercice quotidien. C'est une complexité supplémentaire. On nous fait endosser l'habit du percepteur, puisque nous allons devoir prélever les fonds. Je ne pense pas que ce soit le rôle fondamental d'une entreprise. Ensuite, cette réforme aura un coût. Notamment pour la formation du personnel responsable de la paie et la mise en place de logiciels adaptés. Un rapport du Sénat a chiffré le coût global de cette mise en conformité pour les entreprises : 1,2 milliard d'euros. Ce n'est pas neutre. Les petites entreprises qui n'ont pas de service de gestion des ressources humaines seront certainement plus impactées, car certaines d'entre elles devront faire appel à des intervenants extérieurs pour gérer la paie.

Quel sera l'impact majeur de ce nouveau dispositif sur votre activité au quotidien ?
Pour l'heure, nous sommes encore dans l'inconnu, mais il y aura très certainement un changement dans les rapports avec les salariés. Il faudra gérer les relations et répondre aux questionnements des employés qui verront leur revenu net baisser. Sur le papier, cela paraît simple : nous allons nous voir communiquer un taux d'imposition qu'il faudra prélever sur les salaires pour le reverser. Mais, comme beaucoup de chefs d'entreprise, je crains de passer beaucoup de temps dans les explications, alors que le vrai interlocuteur sera toujours la Direction générale des finances publiques. Très concrètement, si des salariés sont sous le coup d'une procédure « d'avis à tiers détenteur » (qui permet à l'administration fiscale de demander à un tiers le paiement de la somme due, NDLR), à qui doit-on donner la priorité ? D'autres vont voir leur revenu fortement amputé et peuvent être mis en difficulté par ce nouveau dispositif de retenue à la source, alors qu'ils pouvaient choisir auparavant de payer par tiers. Il faudra gérer ces cas particuliers, et ce changement de méthode ne devrait pas être subi par les entreprises.

Que préconiseriez-vous pour améliorer le dispositif ?
Tout d'abord de faire de la prévention et de la sensibilisation pour expliquer dans le détail aux salariés en quoi consiste la mise en place du prélèvement à la source. Dans quelques mois, le dispositif sera mis en œuvre et nous sommes toujours dans l'expectative la plus totale. L'État commence à peine à communiquer. Il aurait été plus judicieux de prendre du temps supplémentaire pour mieux s'adapter.


François Padrona : « La réforme ? C'est presque transparent pour nous. »
Patron de l'établissement Leclerc à Ajaccio (Corse-du-Sud), François Padrona estime que le prélèvement à la source ne compliquera pas la tâche des chefs d'entreprise. Il prédit une mise en place « très simple et sans sueur ».
 
Le Point : Quel regard portez-vous sur la mise en place du prélèvement à la source ?
François Padrona : Simplifier les choses pour le salarié et le contribuable est positif. Lorsque j'ai débuté dans le monde de l'entreprise, en 1986, les fiches de paie faisaient quatre lignes. Aujourd'hui, elles font deux pages. Il faudrait simplifier davantage encore pour rendre tout cela plus lisible. Cette réforme va dans le sens de la simplification. En prélevant directement l'impôt sur le revenu, ce nouveau dispositif permettra sans doute d'éclairer davantage les salariés sur la valeur absolue dont ils pourront disposer. Je crois que c'est ce qui les intéresse.

Concrètement, que va changer la réforme dans votre quotidien ?
Rien, ou presque. C'est quasiment transparent pour nous. Les impôts vont nous communiquer le taux d'imposition réel et forfaitaire des salariés. Il s'agira de renseigner une case supplémentaire sur la fiche de paie et le virement se fera en direct par télétransmission à chaque fin de mois. Ce n'est pas cela qui va bouleverser la gestion de nos ressources humaines.

Ne craignez-vous pas, comme certains patrons, une plus grande responsabilisation du chef d'entreprise qui va intervenir entre l'administration fiscale et les salariés ?
Non. Le procédé est le même, par exemple, pour les cotisations sociales et les complémentaires maladie. Il y aura peut-être de petits ajustements dans les premiers temps. Mais, en cas d'erreur, le salarié s'adressera, comme auparavant, au centre des impôts.

La réforme nécessitera-t-elle de développer une pédagogie particulière auprès des collaborateurs de votre entreprise, qui verront leur salaire net diminuer ?
Sans doute faudra-t-il faire œuvre de communication lorsque la mise en place de la retenue à la source deviendra effective. Je glisserai un mot à l'ensemble de mes salariés dans les fiches de paie d'octobre et de novembre pour rappeler les nouvelles règles. Cela sera très simple et sans sueur.


José Salge : « Cela s'apparente à une usine à gaz... »
À la tête d'une entreprise qui emploie 17 salariés, José Salge, maître-artisan glacier à Saint-Florent (Haute-Corse), craint de nouvelles complexités avec l'entrée en vigueur du prélèvement à la source. Le patron de la Maison Salge s'y prépare avec ses équipes pour éviter les écueils et les mauvaises surprises lors de la mise en œuvre.

Le Point : Dans quel état d'esprit êtes-vous devant la mise en place du prélèvement à la source qui arrive à grands pas ?
José Salge : Comme beaucoup de chefs d'entreprise, je m'y prépare vraiment depuis le début de l'année. Sur le principe, la réforme devrait simplifier le prélèvement de l'impôt, mais tout porte à croire que cela va engendrer une sorte d'usine à gaz, avec des complexités supplémentaires. D'ailleurs, à quelques mois de l'échéance, tout n'est pas encore très clair, et nous attendons des précisions sur la marche à suivre. D'autant que, dans les petites entreprises, nous n'avons pas toujours les moyens et les compétences en interne pour piloter ce chantier pointu. Malgré tout, le système restera complexe par la multiplicité des niches, le quotient familial notamment, et d'autres dispositifs, qui font que chaque cas est particulier et peut nécessiter des ajustements. Cela demandera un engagement supplémentaire.

Quels seront les changements les plus importants pour vous ?
C'est une responsabilisation plus grande. Le chef d'entreprise va devenir une sorte de percepteur de l'État entre l'administration fiscale et son salarié. Mais la réforme induit également un aspect qui peut être ressenti comme intrusif puisqu'il faudra demander à chaque employé son taux de prélèvement. Cela peut créer un malaise au sein de l'entreprise.

Justement, compte tenu de ces enjeux, la réforme va-t-elle vous amener à adapter votre quotidien au sein de l'entreprise ?
Il faudra forcément répondre aux premières questions des salariés qui verront leur salaire net diminuer. Si le nouveau système ne fonctionne pas correctement, cela peut accentuer les difficultés et créer d'éventuelles tensions. Et l'employeur sera en première ligne. Cela suppose un travail particulier de communication avec les employés pour expliquer de manière concrète les effets de la réforme. S'agissant des salaires stables en contrat à durée indéterminée, cela sera mécanique. Mais, pour les saisonniers et les extras, cela sera plus difficile à gérer et plus complexe. En cas d'incompréhension, d'erreur ou d'omission, la responsabilité du chef d'entreprise peut-elle être engagée ? À ce jour, tout cela est encore flou.






H) Et si on faisait la grève des syndicats ?

Vous faites probablement partie des 56 % des Français qui ne soutiennent pas la fameuse grève « perlée » prévue deux jours sur cinq dans les transports ferroviaires jusqu’à fin juin. Pourtant, la grève des cheminots, c’est vous qui la financez. La rémunération de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ? C’est vous. Les salaires des permanents de Force ouvrière ? Encore vous. Et ceux du MEDEF ? Toujours vous.

Le financement forcé des organisations syndicales

Bien que vous n’ayez probablement pas adhéré à un syndicat, comme plus de neuf Français sur dix, bien que vous n’ayez pas non plus voté lors des élections professionnelles, comme plus de la moitié des salariés (plus de 90 % d’abstention dans les très petites entreprises), c’est bien vous qui financez les organisations à l’origine des blocages syndicaux du pays : 139 jours de travail perdus pour faits de grève ou de conflits sociaux dans le secteur privé pour 1000 actifs sur la période 2005-2013. Un record européen, loin devant l’Allemagne (16 jours), le Royaume-Uni (23 jours) ou la Suisse (1 jour).
Vous n’avez pas le choix. Si les syndicats sont si actifs, c’est grâce à vous. Le fameux rapport du député Nicolas Perruchot, immédiatement mis sous le tapis par la commission parlementaire en 2011, mais révélé par Le Point, nous a permis de découvrir la portion d’argent public (donc de vos revenus) allouée à ces organisations sous forme de subvention.
La loi a tout de même changé dans le bon sens il y a trois ans et le financement est désormais plus transparent. En 2015, les subventions d’État se sont élevées à 33 millions d’euros. À cela, il faut ajouter les cotisations forcées. Lorsque vous recevrez votre fiche de paie à la fin du mois, vous pourrez lire une ligne de prélèvement « Contribution au dialogue social – 0,016 % ». Cela peut paraître peu, mais multipliez cette ligne par les 12 mois de l’année et le nombre de salariés, soit 25 millions, et vous devriez approcher les 82 millions d’euros que les salariés et employeurs, syndiqués ou non, doivent payer chaque année.
Ce coût ne prend pas en compte les centaines de milliers d’heures de travail consacrées à l’activité syndicale et payées par les employeurs. Cela reviendrait à plus d’un milliard d’euros pour le secteur privé d’après le rapport Perruchot.

Les luttes syndicales en grande partie responsables du chômage et de l’exclusion

Ces syndicats négocient en votre nom, pour votre bien. D’ailleurs, cela se voit dans les chiffres : grâce aux fameux standards sociaux qu’ils ont arrachés, nous réussissons l’exploit de maintenir près de 4 millions de Français hors du marché du travail, alors que la moitié des pays européens est en situation de plein emploi et peine à recruter.
La France fait partie de la tête de peloton des pays de l’OCDE au marché du travail le plus réglementé comme le rappelle une récente étude de l’IREF. Ce rapport montre que les entraves corporatistes comme le salaire minimum (dont les syndicats continuent à exiger des augmentations) ou les restrictions au licenciement empêchent plus de 25 % des jeunes peu qualifiés (moins d’un Bac + 2) de décrocher un premier emploi.


Pourquoi ne pas faire la grève des syndicats ?

Ne pourrions-nous pas faire la grève des syndicats ? Leur dire qu’on ne veut pas qu’ils nous représentent. Qu’avec 8 % de salariés syndiqués, ils n’ont aucune légitimité. Que leurs conventions collectives ne doivent concerner que leurs adhérents. Que l’on ne veut plus financer leurs grèves à répétition.
Vous connaissez la réponse. C’est non. Depuis les accords Matignon du Front populaire en 1936, le ministère du Travail détient le privilège légal d’imposer les conventions collectives dites « étendues » à tous les salariés d’une branche, syndiqués ou non.
Pourtant, les syndicats devraient d’abord être des [associations de travailleurs volontaires. Comme dans de nombreux pays, ils devraient prouver leur utilité pour mériter notre adhésion. Certains pays d’Europe du Nord comme la Norvège, l’Allemagne ou le Danemark démontrent qu’il est possible d’associer le dialogue social à un taux de chômage inférieur à 5 %. Là-bas, les syndicats fournissent des services utiles, choisis par et pour les travailleurs et leurs familles, comme des assurances chômage ou des mutuelles.
Avec 9 % de chômage, il est temps que la situation change en France. Il est temps que la liberté syndicale (et celle de ne pas se syndiquer) soit restaurée. Il ne s’agit pas de nuire aux syndicats, mais de les inciter à œuvrer au service de l’économie française plutôt qu’à la saboter. Une telle réforme serait un premier pas décisif vers le retour de la compétitivité et l’éradication du chômage de masse. Laissez-nous faire la grève des syndicats corporatistes actuels et rebâtir des associations syndicales volontaires et libres.

 



I) La zone euro a-t-elle mangé son pain blanc ?

La croissance économique en zone euro est déjà à la peine, tandis que l'emploi décélère. La monnaie unique flanche.

L'embellie en zone euro est-elle bientôt terminée ? La croissance économique de l'Union monétaire a ralenti bien plus que prévu en mai et si l'on ajoute a cela une inflation qui reste terne, la crainte est que la région ne retrouve plus son rythme d'expansion qui était encore dynamique tout récemment. La BCE doit arrêter ses rachats d'actifs cette année et relever ses taux directeurs en 2019, selon une enquête Reuters du mois dernier, mais les responsables de la politique monétaire pourraient s'inquiéter de voir les pressions inflationnistes refluer alors que la croissance faiblit.
Le ralentissement économique de la zone euro n'est pas inquiétant et ne devrait pas modifier le projet de la Banque centrale européenne (BCE) pour mettre fin aux achats d'actifs dans le courant de l'année, a déclaré au quotidien allemand Die Zeit, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. "A la fin de l'année dernière, j'ai dit que je ne m'attendais pas à ce que notre programme d'achat d'actifs ait besoin d'être prolongé de nouveau. Je ne vois aucune raison de changer d'avis", a-t-il déclaré.
Retrouvez toutes les vidéos de Xerfi sur XerfiCanal TV. Le groupe Xerfi est le leader des études économiques sectorielles. Retrouvez toutes ces études sur le portail de Xerfi.com

Même si la croissance d'ensemble reste relativement forte, elle a ralenti à son rythme le plus bas depuis 20 mois en Allemagne, et le plus faible depuis un an et demi en France, suivant les dernières enquêtes d'IHS Markit. L'emploi a continué de progresser, là encore à un rythme inférieur à celui des derniers mois bien qu'encore soutenu. L'euro est tombé à un creux de six mois face au dollar (à 1,17) après les PMI (indices des directeurs d'achats) allemands, faisant craindre que le ralentissement de la première économique européenne ces derniers mois ait eu des répercussions plus importantes qu'on ne le pensait.
L'indice composite PMI de la zone euro, considéré comme un baromètre fiable de la croissance, a reculé à 54,1 ce mois-ci, contre 55,1 en avril, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un repli moindre, à 55,0. Le seuil de 50,0 distingue croissance et contraction de l'activité. L'économie de la zone euro qui a superformé en 2017 et crû à un niveau record en fin d'année, tourne désormais au ralenti. Les indicateurs avancés inclus dans les PMI se sont également détériorés, suggérant l'absence de tout rebond dans l'immédiat. "La baisse de l'indice PMI de la zone euro en mai est une nouvelle fois liée en partie à des facteurs temporaires, mais la faiblesse persistante des enquêtes au deuxième trimestre est certainement préoccupante", a déclaré Jessica Hinds de Capital Economics, ajoutant que le repli des composantes avancées était quelque peu "préoccupant".
HIS Markit a indiqué qu'au regard des PMI la croissance du deuxième trimestre s'orientait vers un rythme de 0,4%, en retrait par rapport à un consensus Reuters qui donnait 0,6% le mois dernier. Avec la décélération de l'inflation dans la zone euro, revenue à 1,2% en avril, la composante des prix à la production de l'enquête PMI s'est repliée à 53,0 contre 53,4 en avril. Malgré les pressions à la baisse sur les prix, l'indice PMI des services est tombé à son plus bas depuis début 2017, à 53,9 contre 54,7, à comparer à un consensus de 54,6. Avec le ralentissement de la croissance des nouveaux contrats, l'optimisme est tombé à son plus bas en neuf mois, avec un sous-indice à 64,4 ce mois-ci contre 66,2 en avril.
La déception a été la même dans le secteur manufacturier, avec un indice "flash" à un plus bas de 15 mois de 55,5 contre 56,2 en avril et un consensus à 56,0. Le sous-indice mesurant la production, qui entre dans le calcul du PMI composite, a reculé à un plus bas de 18 mois de 54,5 contre 56,2. Le sentiment s'est également détérioré dans le secteur manufacturier, avec un sous-indice de l'emploi à 55,5, à son plus faible niveau en neuf mois, contre 56,6 en avril. Mais la confiance des consommateurs est probablement restée stable ce mois-ci, la Commission européenne devant en donner ce mercredi une première estimation.

Euro fort : alerte rouge pour l’économie française 
Un risque majeur de déflation pèse sur la zone euro 
Où va le CAC40 ? L'avis des analystes techniques
Attention, la croissance faiblit déjà ! 

Source




J) Emmanuel Macron : ni de droite ni de droite

Emmanuel Macron aime le répéter : il est et de droite et de gauche. Pourtant, sa politique ne laisse planer aucun doute : il n'est ni de droite ni de droite.

Ni de droite ni de droite : les impôts


On n'est pas de droite quand on augmente les impôts. Alors qu'il n'y a jamais eu autant d'impôts, Emmanuel Macron les augmente encore cette année.
❗️ Les impôts sont à leur plus haut niveau historique et représentent déjà 45,4% du PIB en 2017 (source : INSEE).
➡️ + 4,5 milliards d’euros d’impôts en 2018 pour les ménages.
➡️ + 444 € de CSG pour des couples avec une retraite de 1 000 € par mois chacun.
➡️ + 200 € de taxe en 2018 pour un automobiliste qui fait un plein de 50 litres de gasoil par semaine.



✅ La droite c'est une règle d'or simple : zéro hausse d'impôts.


Ni de droite ni de droite : la dépense publique


On n'est pas de droite quand on ne fait aucun effort pour lutter contre le gaspillage de l'argent public. Alors que la dépense publique atteint des records en France, Emmanuel Macron continue à dépenser sans compter et à prendre dans la poche des Français pour compenser.
❗️ La France est championne du monde de la dépense publique. Elle représentait 56,5% du PIB en 2017 (source : INSEE).
➡️ + 7,3 milliards d’euros pour le budget de l’Etat en 2018.
➡️ Seulement 1 600 fonctionnaires d'Etat en moins. Il n’atteindrait ainsi son modeste objectif de 120 000 fonctionnaires en moins non pas en 5 ans mais en 75 ans !



✅ La droite c'est une véritable lutte contre le gaspillage de l'argent public.


Ni de droite ni de droite : les classes moyennes


On n'est pas de droite quand on ne défend pas les classes moyennes.
❗️ Depuis son élection, Emmanuel Macron a fait 42% des cadeaux fiscaux aux 5% les plus aisés. 3% seulement des Français considèrent que la politique économique et sociale d'Emmanuel Macron profite aux classes moyennes.
➡️ Aucun geste sur l’impôt sur le revenu des classes moyennes. La promesse d’exonérer les heures supplémentaires est par ailleurs repoussée à « horizon 2020 ».
➡️ Le pouvoir d’achat baisse au premier trimestre 2018 (Source : INSEE).
➡️ Détricotage de la politique familiale : Emmanuel Macron baisse la prestation d’accueil du jeune enfant de 8,5% et prive des milliers de familles de la prime de naissance.



✅ La droite c'est la défense des classes moyennes.


Ni de droite ni de droite : les automobilistes


On n'est pas de droite quand on s'acharne contre les automobilistes.
❗️ Prendre sa voiture pour aller travailler n'est pas toujours un choix et ça n’a jamais coûté aussi cher.
➡️ Hausse sans précédent de la fiscalité sur l’essence et le gasoil : + 200€ en 2018 pour un automobiliste faisant un plein de 50 litres de gasoil par semaine. Une augmentation de taxe portée à 800 € à la fin du mandat
➡️ Généralisation de la limitation à 80km/h sur 400 000 km de routes secondaires sans consultation des élus locaux. 
➡️ Des contrôles techniques 20% plus chers et deux fois plus fréquents.
➡️ Privatisation des radars mobiles dans le seul objectif de rapporter plus à l’Etat.



✅ La droite c'est la défense des automobilistes.


Ni de droite ni de droite: l'immigration


On n'est pas de droite quand on augmente encore l'immigration
❗️ Il n'y a jamais eu autant d'immigrés sur notre sol et nos capacités d'intégration sont saturées.
➡️ + 262 000 titres de séjour délivrés en 2017, un record depuis 43 ans.
➡️ Extension de la réunification familiale aux frères et sœurs des mineurs isolés.
➡️ - 7% pour le budget de la lutte contre l’immigration illégale en 2018.
➡️ + 13% pour l’Aide médicale d’Etat (santé gratuite pour les clandestins) en 2018, avec un budget record de 924 millions d'euros.



✅ La droite c'est la sortie de l'immigration de masse en France, notamment avec la remise en cause du droit du sol, la restriction de l’immigration familiale, l'expulsion de 300 000 clandestins et des délinquants étrangers. Retrouvez nos 12 propositions détaillées. Ce n’est ni aux passeurs ni aux juges de décider qui entre en France, mais aux Français ! C'est pourquoi, nous proposons également la tenue d'un référendum sur l’immigration pour lever les obstacles juridiques et jurisprudentiels à la réduction de l’immigration.


Ni de droite ni de droite : la délinquance


On n'est pas de droite quand on ne lutte pas contre la flambée de la délinquance.
❗️ Il y a aujourd'hui une crise profonde de l’autorité. C’est la même crise profonde de l’autorité qu’illustrent les zadistes de Notre-Dame-des-Landes, les casseurs du 1er mai et l'impunité des délinquants, notamment les récidivistes.
➡️ 777 violences gratuites par jour en 2017.
➡️ Refus d'instaurer des peines-plancher.
➡️ Un objectif de construction de places de prison du candidat Macron finalement divisé par deux.
➡️ Emmanuel Macron fait le choix du laxisme : il répond à la surpopulation carcérale par un allègement des peines.



✅ La droite c'est la fermeté face aux délinquants. Les Républicains proposent notamment l'abaissement de la majorité pénale, le rétablissement de peines-plancher pour ceux qui agressent policiers, gendarmes et pompiers et la construction de 15 000 places de prison.


Ni de droite ni de droite : le communautarisme


On n'est pas de droite quand on ne défend pas la laïcité.
❗️ Il n'y a jamais eu une telle pression communautariste.
➡️ Emmanuel Macron critique « la radicalisation de la laïcité » sans s’attaquer à celle de l’islam.
➡️ Il fait venir 300 imams étrangers pour le ramadan.
➡️ Emmanuel Macron a également une position ambiguë sur le port du voile des accompagnatrices scolaires.




✅ La droite c'est la défense de la laïcité et la fermeté face à la montée du communautarisme. Les Républicains proposent de reconquérir les territoires perdus en mettant l'accent sur la transmission de la fierté de la France et le retour de l’autorité dans les quartiers, celle de la loi, de la police, de l’école, de notre mode de vie.


Ni de droite ni de droite : le terrorisme


On n'est pas de droite quand on ne prend pas la mesure de la menace terroriste.
❗️ Il n'y a jamais eu un tel risque terroriste et pourtant Emmanuel Macron ne fait rien pour lutter contre l'islamisme.
➡️ Seulement 20 étrangers radicalisés expulsés alors qu’il y en a 3 000 fichés pour radicalisation, en 2017.
➡️ Seulement 12 perquisitions antiterroristes depuis la sortie de l’état d’urgence alors qu’il y en avait eu 4 600 sous l’état d’urgence.
➡️ Seulement 36 assignations à résidence depuis la sortie de l’état d’urgence alors qu’il y en avait eu 750 sous l’état d’urgence.
➡️ Seulement 3 mosquées salafistes fermées en 2017 alors qu’il y en a au moins 100.
En outre, Emmanuel Macron a sorti notre pays de l’état d’urgence et refuse toujours la déchéance de nationalité.



✅ La droite c'est une plus grande protection des Français face à la menace terroriste. Les Républicains proposent d'adapter notre droit à la lutte antiterroriste avec notamment l'internement préventif des fichés les plus radicalisés, l'expulsion de ceux qui sont étrangers et la création d’un délit d’incitation à la haine de la France.


Ni de droite ni de droite : les fractures territoriales


On n'est pas de droite quand on mène une politique qui creuse les fractures territoriales.
➡️ 1 097 classes fermées dans les territoires ruraux.
➡️ Menace de fermeture des petites lignes ferroviaires.
➡️ Acharnement contre les automobilistes.
➡️ 22 000 communes dont la dotation forfaitaire a été baissée en 2017.
➡️ Emmanuel Macron injecte des milliards d’euros supplémentaires dans la politique de la ville mais n'a aucune politique pour nos campagnes.



✅ La droite c'est la défense de la France des territoires. Les Républicains proposent un bouclier ruralzéro fermeture de classe d’école ou de petite ligne ferroviaire, doublement du nombre de maisons de santé et l’équité dans les investissements publics.

Source



K) Emmanuel Macron lance son "plan de bataille" pour les banlieues

Dans un discours donné mardi midi, le président de la République a prévenu qu'il n'annoncerait pas de "plan banlieues" à proprement parler, mais une série de mesures pour aider les habitants des quartiers défavorisés.

C'est "un plan de bataille", mais pas un "plan banlieues". Emmanuel Macron a prévenu mardi qu'il n'allait se lancer dans ce type d'annonce, voyant là une stratégie "aussi âgée que (lui)". Le chef de l'État a appelé à "changer de méthode" pour sortir de ce qu'il a appelé l'"assignation à résidence" dans les quartiers défavorisés. En ce sens, le président a présenté une série de mesures, mardi midi, devant un parterre d'élus, de responsables associatifs et d'entrepreneurs. Coup de projecteur sur les principales annonces.

30.000 stages de 3ème proposés

Emmanuel Macron a d'abord indiqué que 15.000 stages de 3ème allaient être proposés par les entreprises, et 15.000 autres par l'État, pour en faire profiter les jeunes des quartiers en difficulté qui ont beaucoup de mal à en trouver. "Il faut que tous les jeunes puissent trouver un stage", a déclaré le président. Une "bourse des stages" sera également mise en place d'ici septembre.

Des tests anonymes pour lutter contre la discrimination en entreprise

Le président a par ailleurs demandé aux 120 plus grandes entreprises françaises de "prendre leur part" dans la lutte contre le chômage qui sévit dans les quartiers et annoncé qu'elles seraient toutes soumises à des tests anti-discrimination dans les trois ans. "Je veux que vous preniez votre part", a dit le président de la République à l'adresse des entreprises du SBF120, qui composent l'indice boursier regroupant les 120 principales valeurs françaises, indiquant qu'il les réunirait "en juillet".

Une "instance de recours" créée

Emmanuel Macron s'est dit favorable à la création en juillet d'une "instance de recours pour les habitants comme les élus". "Il y a des territoires en grande difficulté, et ils peuvent être très urbains, très ruraux, les raisons sont profondément différentes et (…) il faut une politique de droit réel, d'effectivité des droits dans ces endroits de la République. (…) Je souhaite que pour le mois de juillet, on puisse réfléchir à une organisation collective (…) où l'on puisse avoir une instance de recours pour les habitants, comme pour les élus", sur l'équité territoriale, a-t-il annoncé.
Il a également évoqué une "agence nationale de cohésions des territoires", assurant souhaiter "qu'on garde l'Anru (Agence nationale de rénovation urbaine)". Mais "nombre de nos territoires ont un problème d'équipements" et "dans le cadre de cette agence nationale de cohésions des territoires", il faut "qu'on réfléchisse a avoir cet opérateur de rattrapage qui permette, dans les quartiers comme dans les zones rurales", de "mobiliser les financements publics" et "tous les acteurs".

Une politique de rénovation urbaine

Le chef de l'État a aussi annoncé le lancement de diverses initiatives d'ici juillet, notamment sur la rénovation urbaine, avec une opération "cœur de quartiers" sur des "premières cibles" avec pour objectif "de les faire sortir en six mois" de leur situation dégradée. Sur les copropriétés dégradées, il a souhaité "qu'on puisse accompagner les établissements fonciers" et "définir d'ici juillet une dizaine d'opérations d'intérêt national qui permette d'accélérer le travail de requalification".

Source













Aucun commentaire: