L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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juin 24, 2018

#41 Diverses informations politico-socio/économique en Macronie

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), alors n'hésitez pas à le diffuser au sein de différents groupes ( notamment ou j'en étais l'administrateur), comme sur vos propres murs respectifs. 
D'avance merci. 

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...

Merci de vos lectures, et de vos analyses. Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. 
Al, 

PS: N'hésitez pas à m'envoyer vos articles (voir être administrateur du site) afin d'être lu par environ 3000 lecteurs jour sur l'Université Liberté (genestine.alain@orange.fr). Il est dommageable d'effectuer des recherches comme des CC. 
Merci



Sommaire

A) Secret des affaires : En Marche vers la légalisation de l’omerta - Wuko - Libre Actu

B) Catherine Champrenault : «Les affaires de proxénétisme dans les cités se multiplient» - Elene Usdin - Le Parisien

C) Deux nouveaux pesticides «tueurs d’abeilles» autorisés en catimini - Libération

D) « L’URSSAF est à côté des entreprises » … Il n’y a que l’URSSAF pour le penser. - Cercle Lafay

E) Parcoursup : premier bilan et effets de surprise dans les universités - Natacha Lefauconnier, Laura Taillandier - L'étudiant

F) L'Assurance retraite gagnera 900 postes d'ici 2022 suite à la disparition du RSI - cBanque avec AFP

G) Le scandale des auto entrepreneurs de la CIPAV va couter plus d'un milliard - cipavinfo

H) Une photographie du marché du travail en 2017 - Simon Beck et Joëlle Vidalenc, division Emploi, Insee

I) "J'ai lancé ma startup d'apprentissage entre pairs dans mon école" - Diane Lenne - Les échos

J) Les entreprises et la géopolitique. Intégrer la géopolitique au cœur de la pensée stratégique - Jean-Michel Crosnier - Les Clionautes

K) Les Européens sont-ils des lépreux ? - Christian VANNESTE son site

L) La SNCF condamnée à payer les jours de repos des grévistes - Mathilde Visseyrias - Le Figaro

M) Face à Macron, la résignation… avant la révolte ? - Michel Geoffroy - Polémia

N) Et pour remplacer "la bête immonde", Macron inventa "la lèpre" - Benoît Rayski - Atlantico

O) Laurent Wauquiez à Sud Ouest : « Les classes moyennes sont les grandes sacrifiées de Macron » - Sud-Ouest - Les Républicains





A) Secret des affaires : En Marche vers la légalisation de l’omerta
C’est l’histoire d’une bombe à retardement. Une bombe qui condamnerait d’office les lanceurs d’alerte qui divulgueraient des informations sur les dérives fiscales ou environnementales des multinationales qui menacent directement l’intérêt général. Cette bombe, c’est la fameuse directive européenne sur le « secret des affaires » (1), votée par le parlement européen et le conseil de l’UE le 8 juin 2016. Ce texte émanant de la Commission européenne a été élaboré par les lobbies des multinationales, réunies au sein d’une entité créée à cet effet à la fin des années 2000, la « coalition pour les secrets d’affaires et l’innovation » (TSIC), et des banques d’affaires.

Aujourd’hui, c’est une proposition de loi (2) de l’ensemble des députés du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale, portée par Raphaël Gauvain et Richard Ferrand, qui s’apprête à transposer fidèlement cette directive dans le droit français. Le tout en procédure accélérée (une seule lecture par chambre du Parlement), vite fait, bien fait, afin d’éviter un emballement médiatique et une forte mobilisation des journalistes et des citoyens contre ce texte.

C’est précisément ce qui s’était produit en janvier 2015 lorsque le ministre de l’Économie de l’époque, un certain Emmanuel Macron, avait renoncer à instaurer un « secret des affaires » dans la loi portant son nom (3). Il semblait donc évident que le désormais président de la République ne se ferait pas prier pour retranscrire la directive européenne adoptée entre temps.

Alors que dit le texte ? Qu’une information est protégée au titre du secret des affaires, lorsqu’elle n’est pas « généralement connue ou aisément accessible », qu’elle « revêt une valeur commerciale, effective ou potentielle » et qu’elle fait l’objet de « mesures de protection raisonnables » pour en conserver le secret. Cette définition extrêmement large et volontairement floue devrait sans aucun doute ravir les entreprises. En réalité ce sont elles qui vont définir ce qui relève du secret de leurs affaires, y compris les données fiscales, environnementales ou de santé publique.

Et là où le document législatif devient encore plus problématique, c’est lorsque l’on se penche sur les exceptions aux révélations qui pourraient tomber sous le coup de cette loi. Si la liberté de la presse est mentionnée, comment garantir que les journalistes d’investigation ne seront pas poursuivis si les informations révélées nuisent aux intérêts commerciaux des firmes ? Comment savoir ce qui relève de la liberté d’expression et d’information ? Quant au statut des lanceurs d’alerte, il semble plus fragile que jamais. En effet, si la divulgation d’un « acte répréhensible ou une activité illégale dans le but de protéger l’intérêt public général » n’est, en théorie, pas concerné par le secret des affaires, nous savons tous que le droit est souvent sujet à interprétation et que les multinationales travaillent avec les meilleurs avocats de la planète. Combien d’années faudra-t-il alors pour prouver l’illégalité de telle ou telle pratique ? Et quid d’une activité légale qui serait totalement contraire à l’intérêt public ?! C’est précisément le cas des LuxLeaks où Antoine Deltour et Raphaël Halet ont révélé un vaste système d’évasion fiscale des multinationales grâce à des accords secrets mais légaux avec le Luxembourg. On pourrait aussi citer les montages fiscaux des Panama ou des Paradise Papers.



Qui osera désormais dénoncer les pratiques de son (ex) employeur, aussi immorales soient-elles ? Qui prendra le risque de témoigner auprès des journalistes d’investigation ? Pourrons-nous encore demain avoir accès à des enquêtes exhaustives sur les immenses dérives du capitalisme ? J’aurais tendance à dire que oui, car, comme le dit François Ruffin (voir vidéo ci-dessus) au fond de nombre d’entre nous réside cette part de naïveté, d’humanité ainsi que ce désir de justice, quitte, très souvent, à tout perdre. Il y aura d’autres Stéphanie Gibaud (UBS), Denis Robert (Clearstream), Irène Frachon (Mediator), Antoine Deltour (LuxLeaks), Céline Boussié, Karim Ben Ali, Nicolas Grégoire

Mais le parcours d’un lanceur d’alerte ressemble déjà à une mission suicidaire, semée de multiples embûches toutes plus destructrices les unes que les autres.  Avec le « secret des affaires », cette lutte contre les puissances colossales de la finance, des multinationales et du pouvoir politique, déjà particulièrement déséquilibrée, semble plus inéquitable que jamais.

De très nombreux journalistes, Élise Lucet en tête, les lanceurs d’alerte, des associations, des ONG et des centaines de milliers de citoyens ne s’y sont pas trompés. Ils ont signé une pétition (4) à l’attention de nos parlementaires intitulée « Loi secret des affaires : Ne laissons pas les entreprises et les banques d’affaires imposer la loi du silence ! ». Le temps presse, le texte a été adopté à l’Assemblée nationale ce mercredi 28 mars et le projet de loi va maintenant prendre la direction du Sénat où la majorité de droite ne devrait pas s’y opposer. Son adoption définitive en procédure accélérée interviendra en suivant. Seule une mobilisation massive des citoyens peut faire reculer le gouvernement dans sa marche inexorable vers la légalisation de l’omerta.

Wuko

Références :
1. Directive (UE) 2016/943 du parlement européen et du Conseil : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32016L0943
2. Proposition de loi portant transposition de la directive du Parlement européen et du Conseil sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites : http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion0675.asp
Texte de la commission examiné à l’Assemblée : http://www.assemblee-nationale.fr/15/ta-commission/r0777-a0.asp
3. Loi Macron : le gouvernement renonce à instaurer un « secret des affaires » : https://www.francetvinfo.fr/economie/loi-macron/loi-macron-le-gouvernement-renonce-a-instaurer-un-secret-des-affaires_811345.html
4. Pétition « Loi secret des affaires : Ne laissons pas les entreprises et les banques d’affaires imposer la loi du silence ! » : https://info.pollinis.org/fr/stopsecretdaffaires/

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B) Catherine Champrenault : «Les affaires de proxénétisme dans les cités se multiplient»

Catherine Champrenault, procureur générale de la cour d’appel de Paris
« Le 6 avril 2018, le tribunal correctionnel de Créteil a condamné plusieurs hommes à des peines allant de deux à six ans d’emprisonnement pour avoir prostitué des jeunes filles rencontrées dans leur quartier. Ce dossier n’est pas isolé. Depuis quelques années, aux côtés des réseaux criminels étrangers de traite d’êtres humains, les affaires portant sur des faits de proxénétisme des cités se multiplient. L’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) a noté de très fortes augmentations de la prostitution des mineurs depuis 2014. Elle procède à la fois d’une avidité pour l’argent et d’une banalisation à l’extrême de l’acte sexuel exacerbée par l’explosion de la pornographie.

L’activité, considérée comme lucrative et peu complexe, attire des jeunes qui entretiennent des situations d’ambiguïtés amoureuses laissant aux jeunes filles l’illusion de croire qu’elles ne sont pas des prostitués et aux garçons, qu’ils ne sont pas leurs proxénètes. Ils se décrivent comme des lover-boys et des escort-girls, grisés par ces revenus importants.

Les cadences se font plus pressantes et l’entreprise, initialement consensuelle, se transforme en un rapport d’asservissement pervers. Pour la personne prostituée, au départ consentante, mais choisie parmi les plus vulnérables, le piège se referme. Déscolarisée, souvent droguée, objet d’un chantage affectif et financier, elle va peu à peu s’isoler, perdre son estime de soi et être prise dans un engrenage. Une descente aux enfers.

Les personnes qui se livrent à ces commerces illicites n’ont pas toujours conscience de la dangerosité de la situation, certaines pouvant même revendiquer leur liberté. A l’instar du législateur qui, dans la loi du 13 avril 2016, a réprimé le recours à la prostitution et non l’acte lui-même, il faut considérer ces jeunes femmes, parfois mineures, comme des victimes. Le rôle du ministère public, gardien de l’intérêt général, prend tout son sens lorsqu’il s’agit de poursuivre des exploitants sexuels, alors même que les bancs des parties civiles sont clairsemés.

Comme pour les victimes de violences conjugales, le parquet endosse la responsabilité de poursuivre les délinquants sans que la plainte de la victime ne soit indispensable, même si elle est préférable.

La loi du 13 avril 2016 a donné au procureur de la République la possibilité d’assurer un accompagnement renforcé dès la survenance des faits aux victimes les plus affectées. Pour leur permettre de s’identifier comme telles et leur garantir de réelles chances de s’en sortir, les partenaires compétents travaillent en étroite collaboration. Les actions, qu’elles soient de sensibilisation par les associations, d’accompagnement par les avocats ou de protection par les services de l’aide sociale à l’enfance et la protection judiciaire de la jeunesse, doivent être menées conjointement aux actions répressives des services d’enquête et de la justice.

Au parquet de Créteil, sous l’œil attentif de la procureur de la République, un important travail est actuellement mené avec le mouvement du Nid et certains avocats du barreau du Val-de-Marne engagés dans la protection des mineurs. Au parquet général de Paris, nous savons que le phénomène s’amplifie et mérite une forte mobilisation. J’ai ainsi adressé aux procureurs de la République de mon ressort, qui peuvent, au-delà de la poursuite des proxénètes, assurer un accompagnement personnalisé des victimes, des instructions à cette fin.

Les magistrats spécialisés affectés à la lutte contre la cybercriminalité travaillent également sur ce sujet : à Paris, où plusieurs dossiers de proxénétisme de cité ont déjà prospéré, une information judiciaire vient d’être ouverte contre un site de petites annonces. Déconstruire auprès des jeunes filles l’image d’une prostitution anodine, punir sévèrement les auteurs de ces exploitations, aider les victimes à retrouver une image positive d’elles-mêmes et à avoir un autre avenir, les défis sont nombreux. Avec l’ensemble de nos partenaires institutionnels, nous tentons de les relever, mais la vigilance de tous, et notamment des parents, reste essentielle. »

Elene Usdin
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C) Deux nouveaux pesticides «tueurs d’abeilles» autorisés en catimini

Des produits contenant un néonicotinoïde viennent d’être validés, contournant l’interdiction qui devait intervenir en septembre 2018.

C’est une nouvelle bombe dans le dossier ultra-explosif des pesticides. Pendant que tous les projecteurs sont braqués sur le glyphosate, la très toxique substance active de l’herbicide Roundup de Monsanto qui doit être réautorisée (ou pas) dans l’UE, les industriels n’oublient pas d’avancer leurs pions sur les tout aussi toxiques néonicotinoïdes, une autre famille de pesticides dits «tueurs d’abeilles». Et ils viennent de remporter une victoire majeure, mettant dans l’embarras le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Biodiversité. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a en effet autorisé en septembre la mise sur le marché en France de deux pesticides (le Closer et le Transform) contenant du sulfoxaflor, une molécule produite par l’américain Dow Agro Sciences. Or, mine de rien, ces deux autorisations «vident de sa substance l’interdiction des néonicotinoïdes» à partir du 1er septembre 2018 prévue par la loi sur la biodiversité de 2016 (un engagement que le candidat Macron avait pourtant promis de maintenir), s’alarment les apiculteurs de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), qui ont découvert l’affaire mardi.

«C’est extrêmement grave, nous sommes révoltés, abasourdis, assommés», a lancé Gilles Lanio jeudi matin, lors d’une conférence de presse prévue de longue date pour alerter une énième fois sur une année catastrophique pour les abeilles en France. Et Gilles Lanio de déclarer : «On se moque de nous, je n’en reviens pas. C’est scandaleux, honteux et irresponsable. Cela s’est fait en catimini, je ne sais pas qui a fait ce coup-là, mais c’est pas mal…»
 
L’astuce est bien trouvée. Comme le fait Dow Agro Sciences, il suffit de nier le fait que le sulfoxaflor est un néonicotinoïde, puisque ces derniers ont désormais mauvaise presse. Omniprésents dans l’environnement et dans le corps humain (leurs effets sur le développement du cerveau, en particulier des enfants, inquiètent), ils sont aussi présents dans 75 % des miels produits dans le monde. Et ce sont eux qui seraient les principaux responsables de l’effondrement de 80 % en trente ans des populations d’insectes en Europe, comme le suggère une étude publiée mercredi dans la revue PLoS One. Pourtant, «plusieurs publications scientifiques établissent que le sulfoxaflor appartient bien à la famille des néonicotinoïdes», insiste l’Unaf. L’industriel a encore démenti jeudi soir, parlant d’une «nouvelle famille chimique».



L’affaire est d’autant plus scandaleuse, selon Henri Clément, porte-parole de l’Unaf, «qu’on est toujours dans le double langage : d’un côté le gouvernement dit : "On préserve l’environnement, les abeilles, on prend soin de la nature et de votre santé", et puis, par-derrière, on poursuit cette politique d’agrochimie, avec tous les impacts qu’elle peut avoir sur le plan environnemental, de la santé, etc.»
 
L’ancienne ministre de l’Ecologie de François Hollande et actuelle députée PS Delphine Batho explique à Libération : «La loi sur la biodiversité dit que les produits à base de néonicotinoïdes seront interdits à partir de 2018, avec des dérogations possibles jusqu’au 1er juillet 2020, mais elle ne dit pas que le gouvernement doit prendre un décret pour dire quelles substances - ou molécules - entrant dans la composition de ces produits sont des néonicotinoïdes. Cette liste n’a pas de raison d’exister car la réglementation des substances est de la compétence européenne.»
 
Batho poursuit : «Cette affaire ne date pas de ce matin. Depuis des semaines, on savait que ce projet de décret était très sujet à caution : comme par hasard, le sulfoxaflor n’y figure pas
 
Gilles Lannio, de l’Unaf, raconte : «Dès qu’on a appris l’autorisation de mise sur le marché de l’Anses, on a contacté le cabinet de Hulot. Ils sont franchement embarrassés. […] On peut se demander aujourd’hui s’il y a un pilote dans l’avion sur ces sujets.»
 
Collègues. Au cabinet de Nicolas Hulot, on confirme que le ministre a bel et bien apposé sa signature sur le décret, aux côtés de ses collègues de l’Agriculture et de la Santé, ce texte permettant «de sécuriser l’interdiction des néonicotinoïdes, pour qu’elle soit opérationnelle au niveau européen». Quant à l’autorisation des deux produits contenant du sulfoxaflor par l’Anses, le ministère de l’Ecologie «savait que c’était dans les tuyaux» : «Cela ne nous plaît pas du tout, donc on cherche des solutions.» Une réaction officielle est prévue ce vendredi.
Fin juin, le premier «couac» gouvernemental, et premier bras de fer entre Hulot et l’un de ses collègues, avait concerné… les néonicotinoïdes. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, avait dit vouloir revenir sur leur interdiction. Aussitôt contredit par Hulot, le Premier ministre avait apparemment donné raison à ce dernier… tout en laissant la porte ouverte aux lobbys.

«La question politique de fond est : quel est le pouvoir du ministère de l’Environnement par rapport au ministère de l’Agriculture ? interroge Henri Clément.  Depuis vingt-cinq ans, en règle générale, c’est le ministère de l’Agriculture et sa cohorte de la FNSEA qui ont le pouvoir sur toutes les décisions du monde agricole. Soyons clairs : dire l’inverse est une aberration. Nicolas Hulot est ministre d’Etat, on aimerait bien qu’il arrive à s’imposer.» S’il ne le faisait pas, sur cette nouvelle affaire, ce ne serait pas une couleuvre, qu’il avalerait, mais un anaconda.

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D) « L’URSSAF est à côté des entreprises » … Il n’y a que l’URSSAF pour le penser.
Le 13 mai 2018,  lors du salon des entrepreneurs, une télévision locale a interrogé Christine Loppin, directrice de l’URSSAF Rhône Alpes.
Elle y déclare : « nous sommes aux côtés des entreprises dans les moments importants », « nous participons à la lutte contre le travail illégal » (https://mobile.twitter.com/JpVacher/status/1006804919561654272!)
Mais est-ce la réalité sur le terrain ?
Les membres de notre think tank Le Cercle Lafay, qui oeuvre pour améliorer les relations URSSAF / Entreprises, en sont moyennement convaincus …
L’URSSAF affirme être au service des entreprises dans les moments importants ?
Aujourd’hui,  9/10° des contrôles des PME se terminent par un redressement, les dirigeants étant aimablement qualifiés de fraudeurs …
Y aurait-il 90 % de fraudeurs parmi les chefs d’entreprise ?
Quel respect …
Tout en étant respectueux de notre système de protection sociale et donc des contrôles opérés, nous estimons qu’il faut baser les relations sur le principe de confiance.
Un exemple : les Commissions de Recours Amiables (ce mot est positif !) ne sont que des chambres d’enregistrement des organismes …Leur rôle pourrait être réel. Ce n’est pas le cas.
Aujourd’hui, les droits des cotisants pendant les contrôles sont faibles, le dialogue inexistant, leur sécurité juridique non garantie.
Si nous affirmons cela, c’est, malheureusement, parce que nous en avons des preuves chaque jour. Les dirigeants d’entreprises, juristes, journalistes qui composent le Cercle Lafay le constatent quotidiennement. Et notre site recense les aberrations trop souvent rencontrées, que les juges condamnent aussi en annulant les redressements.
Nous demandons que cesse ce tir aux pigeons que les URSSAF pratiquent, avec l’obsession du résultat !
Quant au travail illégal contre lequel les URSSAF entendent lutter, parlons-en également !
Cette notion de « travail illégal » est une notion attrape tout.
Un laissé-pour-compte en réinsertion qui reçoit un modeste pécule ? C’est, aux yeux des URSSAF, du travail illégal.
Un frère ou un voisin qui donne un coup de main ? Du travail illégal.
La femme qui aide son mari à servir au bar ? Travail illégal.
Un client qui ramène sa tasse au comptoir ? Travail illégal.
Un bénévole dans une association culturelle ?  Travail illégal …
Faut-il continuer ?
Le Cercle Lafay plaide pour une nouvelle définition du travail illégal afin d’éviter ces abus (beaucoup trop nombreux) des URSSAF !
Le jour où ces vœux seront réalisés, on pourra effectivement dire que l’URSSAF est aux côtés des entreprises ! Mais, reconnaissons qu’aujourd’hui, on est loin du compte !

Cercle Lafay

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E) Parcoursup : premier bilan et effets de surprise dans les universités
Des licences en tension qui ne font pas le plein, des quotas qui bousculent les classements… La procédure Parcoursup révèle au fur et à mesure ses surprises. Sept nouveautés avec lesquelles les universités doivent désormais composer.

"Veuillez patienter, nous allons donner suite à votre demande…" C'était une des interrogations au lancement de Parcoursup : comment les candidats, lorsqu'ils recevront une réponse, réagiront-ils ? Se jetteront-ils sur le premier "oui" ou feront-ils preuve de patience pour mûrir leur choix ? Trois semaines après l'ouverture de la phase d'admission, force est de constater que c'est la deuxième option qui l'emporte.
Alors que le 8 juin 2017, 48 % des élèves avaient obtenu leur premier vœu sur APB, un an plus tard, sur Parcoursup, seuls 36,7 % des élèves ont répondu par un "oui définitif" à une proposition d'admission.

1 – L'attente se prolonge

"On pensait que le processus serait beaucoup plus rapide, mais les lycéens sont frileux pour libérer des vœux, ils attendent le dernier moment", observe Jean-Michel Carozza, vice-président formation et vie universitaire de l'université de La Rochelle. Un constat qui s'explique par la stratégie des élèves : "Les candidats demandent les mêmes formations dans plusieurs universités : La Rochelle, Nantes, Bordeaux, Poitiers… Ils attendent de voir s’ils sont pris ailleurs." Résultat : le processus de désistement se ralentit encore depuis quelques jours.
Entre l'Île-de-France et les autres régions, la donne est parfois légèrement différente. "Il y a des tensions dans certaines universités très demandées, comme Paris 1, Paris 2. Certains candidats qui ont eu une place en périphérie (Évry, Cergy-Pontoise…) attendent de voir s’ils progressent dans la liste d’attente dans les universités parisiennes… Alors qu'en région, ça tourne plutôt bien", observe Sandrine Clavel, présidente de la Conférence des doyens de droit et de science politique.
Une attente "saine" pour les uns car elle laisse aux élèves le temps de se décider mais stressante pour d'autres. "À l'université de Strasbourg, il a fallu répondre aux inquiétudes de candidats – et surtout de parents –, qui ne comprenaient pas pourquoi, malgré leurs bonnes notes, ils étaient sur liste d'attente pour la Paces", rappelle Jean Sibilia, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine de France. "La tension médiatique a peut-être participé au stress des candidats, mais finalement, ça s’est tassé assez vite."

2 – Des licences phares qui ne font pas le plein

Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, l'attente n'épargne pas les formations en tension telles que Staps ou Paces. "Ça n'avance pas. Je ne rentre que 4 ou 5 "oui définitif" par jour. À ce rythme, il va me falloir quatre mois pour atteindre ma capacité d’accueil, s'agace Didier Deliginières, le président de la Conférence des doyens d'UFR de Staps. Nous sommes tous confrontés au problème sans avoir d'explication…"
Même constat à l'université de Lille, de La Rochelle ou à Paris-Descartes avec des variations importantes selon les formations. "En Paces, notre formation est très demandée en France alors que nous avons encore 584 'oui' non définitifs pour 1.450 places", observe Frédéric Dardel, président de l'université Pars-Descartes. Du côté des instituts universitaires de technologie, les constats sont similaires. "Nous observons des choses inattendues : ce n'est pas forcément les formations où le taux de pression est fort qui se remplissent le plus vite", constate Rodolphe Dalle, le président de l'Assemblée des directeurs d'IUT. 
Un phénomène "compliqué à analyser" pour les acteurs alors que le nombre de candidatures reste très conséquent pour ces formations. "En droit, nous n'avons que 10 % de "oui définitif", mais à Paris l'offre francilienne est énorme. Je comprends que les lycéens attendent de voir s'ils sont pris… En Paces, l'explication est-elle à chercher du côté des incertitudes de Paces One ?", interroge Frédéric Dardel. Pour certains, comme Lynne Franjié, la vice-présidente formation de l'université de Lille, cet "effet" est lié à la fin de la hiérarchisation des souhaits et de la disparition des vœux 1 absolus.
Une explication plausible pour Claire Mathieu, directrice de recherche au CNRS, coconceptrice de l'algorithme Parcoursup. "Sur APB, certains ont dit que lorsqu'un candidat plaçait en vœu 1 une formation c’était un bon moyen de juger sa motivation. Cela a eu des effets nocifs, et le développement de stratégie de la part des lycéens", illustre-t-elle. "Prenons par exemple, un élève qui souhaitait en premier lieu faire une prépa HEC sélective, il pouvait être incité à mettre sa seconde option, la licence de droit, en premier pour être sûr de l’avoir." Ce facteur pourrait expliquer que les licences dites en tension l’an dernier tardent aujourd’hui à faire entrer des "oui définitifs"". Autre explication : "peut être aussi la disparition des pastilles vertes avec des vœux qui ne correspondaient pas forcement l’an dernier aux souhaits des futurs étudiants", suggère la professeure du Collège de France.

3 – Les universités face à leur popularité

Côté établissements, la procédure peut être un indicateur de l’attractivité de leurs formations. "Complètement ! Nous allons pouvoir faire des bilans très intéressants, mais il faudra analyser finement les choses. Certains UFR enregistrent 1.000 candidatures en plus comme à Nantes ou d'autres d'importantes chutes comme à Nice. Il peut y avoir plusieurs facteurs à prendre en compte comme l'ouverture de nouvelles places ou, à l'inverse, des problèmes de sectorisation", explicite Didier Delignières, qui invite à la prudence.
Il faudra donc attendre la fin de la procédure pour en avoir le cœur net en analysant le rang moyen d’appel sur la liste d’attente. "Nous allons pouvoir voir des choses intéressantes. En éco-gestion en Île-de-France par exemple, nous sommes en concurrence avec des prépas, des écoles postbac… Alors que nous avons beaucoup de candidatures – 12.000 –, nous verrons où nous nous situons, quelle est l’image que nous projetons", illustre Frédéric Dardel.

4 – Quand les quotas bousculent les classements

Autre surprise : les quotas de boursiers et de candidats hors-secteur ont bousculé les classements établis par les commissions des vœux. Un chamboulement mal accueilli par les directeurs d'IUT. "Il faudra mieux penser les choses l'an prochain pour respecter les objectifs d’accueil mais aussi les principes de souveraineté des jurys", recommande Rodolphe Dalle. Un effet que tient à atténuer Claire Mathieu : "Que fait l’algorithme ? Si le taux de boursiers est fixé à 10 %, il fait remonter cette proportion de candidats autant que nécessaire dans le haut du classement. Mais les autres candidats bien classés le restent. C’était notre critère : produire un ordre d’appel qui soit proche du classement."
Dans les formations en Staps, où la proportion de boursiers est statiquement élevée, c'est le taux d'élèves hors secteur qui est venu changer la donne. "En ayant 50 % de candidats hors secteur avec un quota fixé à 1 % d'extérieur, ça bouscule… Le 1er devient le 100e et ainsi de suite…", illustre Didier Delignières. Un changement avec des conséquences parfois inattendues. "C'est l'adresse des parents qui sert de domiciliation alors que des sportifs de haut niveau sont scolarisés depuis plusieurs années dans notre académie. Sur Montpellier, nous allons devoir voir comment prendre en plus ces étudiants." De même, à force de descendre sur la liste d'attente, les formations commencent à piocher davantage dans les candidats en "oui, si" et à en accueillir plus que prévu.
En droit, Sandrine Clavel ne constate pas de bouleversement majeur "sauf à Paris et dans les grosses facs de province au détriment de la petite université de proximité, en prévision du “droit à la poursuite d’études”".

5 – Des disparités au grand jour

Claire Mathieu, la coconceptrice de l'algorithme concède l'importance des modifications des classements induites par le taux d'élèves hors secteur. "C’est le même raisonnement que pour les boursiers sauf qu’il s’agit d’un taux maximum. Si les élèves hors secteur sont très bien classés, cela peut effectivement ​ avoir un effet réel sur la tête de liste."
Ce problème a trouvé un écho particulier en Île-de-France où l'importance de l'offre de formations et la densité de population a accentué les choses comme en témoignent les taux publiés par le "Figaro". Surtout que les règles de recrutement ne sont pas les mêmes selon les filières et demandent certaines "acrobaties" pour gérer les élèves en réorientation. Le président de l'université Paris-Descartes réfute néanmoins toute volonté d'exclure les lycéens de banlieue. "Ce n’est pas le classement qui en est la cause, assure Frédéric Dardel, statistiques à l’appui. Même là où nous avons regardé le lycée d’origine pour opérer le tri des dossiers, les élèves parisiens ne sont pas davantage en haut de classement que les candidats des banlieues."
Pour Claire Mathieu, "la règle n’est pas très différente de ce qui se passait précédemment". "Au moins, maintenant le processus est transparent et on découvre le phénomène d’affectation dans l’enseignement supérieur. Cette visibilité peut permettre d’avoir un débat de fond sur ces questions importantes."

6 – Des abandons inquiétants ?

Le chiffres des abandons a fait réagir sur les réseaux sociaux. Au 12 juin, on dénombre au total 44.689 candidats ayant quitté la procédure, qu'ils aient ou non reçu une proposition d'admission. Frédéric Dardel, qui y voit aussi "une surprise", relativise : "Avant, il n'y avait pas cette phase de démission. Ces étudiants ne venaient pas s'inscrire. Ce n'est pas forcément un échec du système. Au contraire, cela génère de la fluidité au système."

7 – Les "oui, si" plébiscités ?

C'était une des dernières inconnues de la nouvelle procédure : les "oui, si" seront-ils bien accueillis ou feront-ils fuir les lycéens. Au total, 135.000 parcours personnalisés ont été proposés sur Parcoursup. Pour les universités, le bilan est pour l'instant positif. En Staps, à l'université de Lille, la très grande majorité des élèves ont accepté la proposition de parcours adaptés qui leur a été faite. Même chose en LCCA japonais. Du côté de l'université de Nantes, les places se remplissent également comme à Rennes 1. Mais les acteurs restent prudents : comme pour le reste, le bilan définitif des "oui si" devra attendre.

Natacha Lefauconnier, Laura Taillandier


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F) L'Assurance retraite gagnera 900 postes d'ici 2022 suite à la disparition du RSI

La Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) a annoncé jeudi la signature d'une nouvelle convention avec l'Etat, qui se traduira par un gain de 900 postes grâce à l'intégration d'une partie des agents de l'ex-Régime social des indépendants (RSI).

La convention d'objectifs et de gestion (COG) pour la période 2018-2022 a été signée lundi par les ministres des Comptes publics, Gérald Darmanin, et des Solidarités, Agnès Buzyn, a précisé la Cnav dans un communiqué. Ce document fixe douze priorités, dont celle d'« accroître la performance économique de la branche retraite » de la Sécurité sociale, qui emploie près de 13 000 personnes.
« Nous devrons rendre près de 900 postes sur 5 ans », a précisé le directeur de la Cnav, Renaud Villard, dans une déclaration transmise à l'AFP. « D'un autre côté, nous accueillerons plus de 1 800 collaborateurs, en raison notamment de l'évolution de la sécurité sociale des indépendants », qui a remplacé le RSI depuis le 1er janvier et dont les agents seront répartis d'ici fin 2019 entre les branches retraite, maladie et recouvrement de la Sécu. « Au final, les effectifs de l'Assurance retraite augmenteront donc de plus de 900 postes », a-t-il ajouté.

Une majorité de demandes de retraite en ligne en 2022

La COG identifie d'autres « leviers » pour « optimiser (les) coûts de gestions », comme les « mutualisations » avec d'autres administrations et caisses de retraite, mais aussi les « opportunités d'externalisation ou de déport sur les assurés ». La Cnav prévoit ainsi de développer de nouveaux services numériques « pour que l'assuré ait la possibilité d'effectuer ses démarches en ligne de bout en bout »: demande de réversion, rachat de trimestres, rectification de carrière, paiement des indus...
Pour les pensions de droit direct, la proportion de demandes de retraite effectuées via internet devra passer de 25% en 2018 à 55% en 2022. Par ailleurs, des investissements informatiques devront permettre de réduire la fraude et les erreurs dans le calcul des pensions.



G) Le scandale des auto entrepreneurs de la CIPAV va couter plus d'un milliard

Depuis la création du statut d'auto entrepreneur en 2008 et jusqu'à ce jour, le conseil d'administration de la CIPAV applique volontairement et automatiquement, sans leur consentement, une minoration du nombre de point retraite et une réduction de la pension de retraite complémentaire de centaines de milliers de ses adhérents.

A l'initiative du collectif CIPAV INFO, des dizaines d'adhérents victimes de la CIPAV ont saisis les tribunaux pour défendre leurs droits légitimes et plusieurs décisions de justice viennent confirmer que le système mis en place par les dirigeants de la CIPAV est illégal.
Ce système arbitraire notre collectif le dénonce depuis 2013 et nous avons clairement averti des faits les autorités compétentes, ainsi que tous les administrateurs de la CIPAV de cette situation gravissime, car son préjudice va couter un milliard d'euros voir plus aux adhérents.







Pour rappel, cette décision arbitraire a été prise par Jacques Escourrou, l'usurpateur du titre de président du conseil d'administration à l'époque des faits, avec l'aide de son bras droit Philippe Castans (vice président), actuel président du conseil d'administration de la CIPAV et celle du directeur au moment des faits, Jean Marie Saunier (condamné au titre de ses fonctions à deux mois de prison avec sursis et quinze mille euros pour trente trois infractions à la commande publique ), actuel directeur de la CNAVPL (c'est une honte).
Il est à noter aussi qu'à l'époque c'était Olivier Selmati, actuel directeur de la CIPAV, qui était en charge pour l'état français de vérifier que les services de la CIPAV fonctionnent parfaitement en tant que directeur de la mission de contrôle et d'audit de la sécurité sociale.
Cette décision a été validée par les personnes citées mais force est de constater qu'elle est soutenue activement par la majorité des dirigeants de la CIPAV, actuels ou passés, malgrè les avertissements récurrents de notre collectif, de la Cour des Comptes ou du défenseur des droits, excusez du peu.

Nous tenons à disposition de la justice des mails, des vidéos, des lettres AR et mêmes des sommations interpelatives transmise par voie d'huisier pour prouver que nous avons averti des faits les dirigeants de la CIPAV.
Par conséquent, en tant que président du collectif CIPAV INFO et victime, j'affirme publiquement que les dirigeants de la CIPAV sont directement responsables de cette situation désastreuse et catastrophique pour l'avenir de nos retraites.
La situation est d'autant plus grave que les adhérents auto entrepreneurs de la CIPAV vont tous basculer vers le régime général suite au changement de périmètre de la caisse depuis le 1er janvier 2018 (en application de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017).
Il faut savoir que sans les cotisations des adhérents auto entrepreneurs, la CIPAV sera incapable d'assurer le paiement des retraites de ses adhérents à partir de 2025-2030.
En effet, le préjudice d'un milliard d'euros va logiquement plomber les réserves et le départ des auto entrepreneurs précipiter le déclin de la caisse.
Par ailleurs, les dirigeants de la CIPAV sont responsables d'autres décisions arbitraires (parc immobilier, honoraires somptuaires,...) et d'une gestion tellement désordonnée que cela exclu le hasard ou les erreurs de bon aloi.
Pour en savoir plus sur le préjudice que subissent les adhérents auto entrepreneurs de la CIPAV nous vous invitons à consulter cet article indépendant : https://www.previssima.fr/actualite/un-arret-a-haut-risque-pour-la-caisse-interprofessionnelle-des-liberaux-cipav-et-letat.html
Dans n'importe quelle entreprise ou conseil d'administration de France ou de Navarre, des dirigeants responsables d'une telle incompétence seraient immédiatement sanctionnés voir exclus.
Malheureusement, les dirigeants de la CIPAV préférent s'accorder des primes de résultat, organiser des diners spectacles, mettre en avant des chiffres clés bidons ou systématiquement dénigrer notre collectif.
Que les choses soient claires, si les dirigeants actuels de la CIPAV avaient la moindre compétence ou respect pour les adhérents, ils s'excuseraient platement avant de tous démissionner.
Malheureusement pour les adhérents de la CIPAV ce n'est pas le cas, et ne doutons pas un instant que les dirigeants actuels iront jusqu'au bout de leur système mortifére et dilatoire pour ne pas reconnaître leurs responsabilités dans ce scandale.
Face à cette situation, notre collectif sera d'une fermeté exemplaire et ne cessera de rappeller à chacun ses responsabilités dans cette sombre affaire.

Yann Franquet président du collectif CIPAV INFO

cipavinfo

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❖ Olivier SELMATI, le plus célèbre escroc français à la manœuvre. Sainte CIPAV, priez pour nous.

Source : Temoignagefiscal.com (21 mars 2018) Vous connaissez déjà cette histoire. Mais, comme les contes pour enfant, c’est chaque fois un émerveillement. Où trouver plus con, plus minable, plus sordide ? Pas de rais…

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H) Une photographie du marché du travail en 2017

La baisse du chômage se confirme : – 0,7 point par rapport à 2016


En 2017, en France, 29,3 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans, soit 71,5 % de cette tranche d’âge, sont actives au sens du Bureau international du travail (BIT), qu’elles aient un emploi ou soient au chômage. Cette part est à son plus haut niveau depuis 1975. Notamment, le taux d’activité des 50-64 ans continue d’augmenter en 2017, atteignant 65,6 %.

Parmi les 26,5 millions de personnes qui ont un emploi, neuf sur dix sont salariées. Prédominants chez les salariés (84,6 %), les emplois à durée indéterminée sont minoritaires chez les 15-24 ans (44,9 %), entrés plus récemment sur le marché du travail et moins diplômés que l’ensemble de leur génération. Le sous-emploi, massivement féminin et affectant particulièrement les employés non qualifiés, concerne 6,1 % des actifs occupés.

Avec 2,8 millions de chômeurs au sens du BIT, le taux de chômage s’élève à 9,4 % en 2017 en France, en recul de 0,7 point sur un an en moyenne annuelle. Le chômage de longue durée, qui représente 4,2 % des actifs, recule pour la première fois depuis 2009. Plus fréquent chez les jeunes actifs, le chômage est plus durable pour leurs aînés : six chômeurs de 50 ans ou plus sur dix sont au chômage depuis au moins un an.

En 2017, 1,6 million d’inactifs relèvent du « halo » autour du chômage, soit 3,8 % de la population de 15 à 64 ans. En cumulant parts de chômage et de halo autour du chômage, 10,6 % des 15-64 ans sont sans emploi et souhaitent travailler, part en baisse de 0,5 point en 2017. 

La hausse de l’activité des seniors se poursuit en 2017


En moyenne, en 2017, 29,3 millions de personnes de 15 à 64 ans en France (hors Mayotte) sont actives, soit 71,5 % de cette tranche d’âge. Parmi elles, 26,5 millions ont un emploi et 2,8 millions sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) ; 11,7 millions sont inactives, c’est-à-dire ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un (figure 1).
En 2017, le taux d’activité des 15-64 ans augmente de 0,1 point, il est à son plus haut niveau depuis 1975. Cette hausse s’inscrit dans une tendance plus longue. Sur la dernière décennie, la population active âgée de 15 à 64 ans a augmenté (+ 1,0 million de personnes en France métropolitaine), principalement sous l'effet de la hausse du taux d’activité (+ 2,1 point ; figure 2). Cette hausse est avant tout portée par les seniors : entre 2007 et 2017, en France métropolitaine, le nombre d’actifs âgés de 50 à 64 ans a augmenté de 1,8 million et leur taux d’activité de 9,9 points (dont + 8,2 points pour leur taux d’emploi). La participation des seniors au marché du travail n’a cessé de croître depuis 2009, malgré la crise économique de 2008-2009. Cette hausse est imputable aux réformes des retraites successives et aux restrictions d’accès aux dispositifs de cessation anticipée d’activité. En 2017, le taux d’activité des seniors progresse encore (+ 0,7 point) et atteint son plus haut niveau depuis 1975.
La participation accrue des femmes au marché du travail participe également à la progression d’ensemble : entre 2007 et 2017, en France métropolitaine, leur taux d’activité a progressé de 3,0 points ; celui des hommes de 1,2 point. Les écarts de taux d'activité restent cependant encore marqués : en 2017, en France, 67,6 % des femmes de 15-64 ans sont actives, contre 75,6 % des hommes. 

L’emploi à durée indéterminée représente moins d’un emploi sur deux chez les moins de 25 ans

Les salariés représentent 88,4 % des actifs occupés en France en 2017 : 84,6 % sont en contrat à durée indéterminée (CDI) ou fonctionnaires, 10,8 % en contrat à durée déterminée (CDD), 3,0 % en intérim et 1,6 % en apprentissage (figure 3 ). L’emploi à durée indéterminée reste, de loin, le plus répandu chez les salariés, mais sa part diminue depuis une dizaine d’années (– 1,9 point entre 2007 et 2017 en France métropolitaine, dont – 0,5 point sur la dernière année).
Parmi les salariés, les femmes occupent plus que les hommes des emplois en CDD (12,9 % contre 8,8 %), mais elles sont deux fois moins nombreuses que les hommes à être intérimaires ou apprenties. Les salariés de moins de 25 ans occupent plus rarement des emplois en CDI (44,9 %), ils sont plus fréquemment apprentis (16,3 %), en CDD (31,1 %) ou en intérim (7,8 %). À ces âges-là, ce sont en effet surtout les jeunes peu diplômés ou ceux suivant un cursus professionnel qui sont présents sur le marché du travail.
En 2017, 11,6 % des personnes occupant un emploi en France sont non salariées, proportion presque stable ces dernières années. Les hommes sont plus fréquemment indépendants que les femmes (14,5 % contre 8,6 %). Le non-salariat est plus répandu parmi les seniors : 16,4 % des actifs occupés de 50 ans ou plus sont non salariés, contre seulement 2,3 % de ceux de moins de 25 ans.

Un emploi sur cinq est un emploi d’employé ou d’ouvrier non qualifié

En 2017, les professions intermédiaires et les cadres représentent 43,7 % des actifs occupés (figure 4), proportion en légère hausse sur un an. La part des ouvriers, qui avait baissé, de façon quasi ininterrompue, de près de 10 points depuis le début des années 1980, augmente légèrement en 2017 (+ 0,5 point, à 20,8 %) ; celle des employés (27,2 %) recule légèrement (– 0,2 point), dans la lignée du repli observé depuis une dizaine d’années. Les ouvriers et employés non qualifiés représentent en 2017 un actif occupé sur cinq.
Les femmes occupent plus souvent des postes d’employés (42,8 % contre 12,6 % pour les hommes), alors que les hommes sont plus fréquemment ouvriers (32,0 % contre 8,7 %). Surtout, elles sont plus présentes sur des postes d’employés ou d’ouvriers non qualifiés (26,6 % contre 15,3 % pour les hommes). La part de cadres reste plus élevée chez les hommes que chez les femmes (20,6 % contre 15,2 %).
Les jeunes de 15 à 24 ans qui occupent un emploi sont, en lien avec leur niveau de diplôme, essentiellement employés ou ouvriers (70,1 %), majoritairement non qualifiés ; seuls 5,3 % sont cadres.

6,1 % des actifs occupés sont en sous-emploi


En 2017 comme en 2016, 18,8 % des personnes ayant un emploi travaillent à temps partiel (figure 5). Cette part atteint 44,1 % parmi les employés non qualifiés. Elle est près de quatre fois plus élevée chez les femmes (30,0 % contre 8,3 % pour les hommes) et plus importante pour les 15-24 ans (25,0 %) et les 50 ans ou plus (22,2 %). En moyenne, en incluant les éventuelles heures supplémentaires régulières, les salariés à temps partiel travaillent habituellement 23,2 heures par semaine, contre 39,1 heures pour les salariés à temps complet et 45,6 heures pour les non-salariés.
En 2017, 1,6 million de personnes sont en situation de sous-emploi, soit 6,1 % des actifs occupés. Cette part baisse de 0,4 point sur un an. Il s’agit essentiellement de personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, près d’un quart d’entre elles recherchant activement un autre emploi. Le sous-emploi affecte surtout les femmes (8,9 %), les jeunes (11,5 %) et les employés non qualifiés (17,6 %).

En 2017, le taux de chômage baisse de nouveau et atteint 9,4 % en France


En moyenne, en 2017, on compte 2,8 millions de chômeurs au sens du BIT, soit 9,4 % de la population active en France (9,1 % en France métropolitaine ; figure 6). Le taux de chômage recule de 0,7 point sur un an, après – 0,3 point en 2016. Cette baisse concerne toutes les tranches d’âge. En 2008, le taux de chômage au sens du BIT avait atteint, en moyenne sur l’année, son plus bas niveau des années 2000, soit 7,1 %, pour la France métropolitaine. Il a ensuite augmenté jusqu’en 2015 (figure 2 bis). Les hommes ont été les plus affectés par cette hausse. Depuis 2013, leur taux de chômage est légèrement supérieur à celui des femmes (en 2017, 9,5 %, contre 9,3 %).
Le taux de chômage est plus élevé chez les jeunes actifs : 22,3 % pour les 15-24 ans, contre 8,8 % pour les 25-49 ans et 6,6 % pour les 50 ans ou plus. Cependant, peu de jeunes sont actifs à ces âges. Rapporté à l’ensemble de la population, le risque de chômage des jeunes est moindre et l’écart avec leurs aînés est réduit : la part de chômage est de 8,2 % pour les 15-24 ans, contre 7,7 % pour les 25-49 ans et 4,4 % pour les 50-64 ans (figure 1). De plus, les 15-24 ans déjà actifs sont globalement peu diplômés et ont donc un risque de chômage accru. Néanmoins, le risque de chômage reste particulièrement élevé en phase d'insertion professionnelle : en 2017, 17,8 % des actifs ayant terminé leurs études depuis 1 à 4 ans sont au chômage, contre 12,0 % de ceux sortis de formation initiale depuis 5 à 10 ans et 7,6 % pour ceux sortis depuis au moins 11 ans.
Le risque de chômage est plus élevé pour les ouvriers (13,5 %) et les non-diplômés ou les titulaires de niveau « brevet des collèges » (17,0 % ; figure 7). Pour chacune de ces catégories, le chômage a toutefois baissé en 2017.

Six chômeurs de 50 ans ou plus sur dix sont au chômage depuis au moins un an


En 2017, 45,0 % des chômeurs sont au chômage depuis au moins un an (« longue durée »), la moitié d’entre eux depuis au moins deux ans. Après avoir continûment augmenté depuis 2008, le taux de chômage de longue durée diminue de 0,4 point en 2017, à 4,2 % des actifs (figure 2 bis et figure 6). Le chômage de longue durée est plus fréquent chez les seniors : 63,1 % des chômeurs de 50 ans ou plus sont au chômage depuis au moins un an, contre 45,0 % pour les 25-49 ans et 28,0 % pour les moins de 25 ans. Par ailleurs, les moins diplômés et les moins qualifiés sont concernés par le chômage de longue durée.

1,6 million de personnes appartiennent au halo autour du chômage


Parmi les 11,7 millions d’inactifs de 15 à 64 ans, 1,6 million souhaitent travailler mais ne satisfont pas tous les critères pour être considérés comme chômeurs au sens du BIT. Ils forment le halo autour du chômage et représentent 3,8 % de la population âgée de 15 à 64 ans. Cette part se stabilise en 2017 après avoir augmenté quasi-continûment depuis 2008 (+ 0,8 point sur la période en France métropolitaine). Les femmes, un peu moins souvent au chômage, appartiennent en revanche davantage au halo (4,3 %, contre 3,3 % pour les hommes de 15 à 64 ans en 2017). Moins exposés au risque de chômage, les seniors se retrouvent également moins souvent dans le halo (2,8 % pour les 50-64 ans contre 4,3 % pour les moins âgés). Au total, en cumulant chômage et halo autour du chômage, en 2017, 4,3 millions de personnes sont sans emploi et souhaitent travailler, soit 10,6 % des 15 à 64 ans, une part en baisse de 0,5 point sur un an.

Encadré


Le halo autour du chômage est plus important dans les départements d’outre-mer (DOM)


La part de personnes appartenant au halo autour du chômage diffère peu entre régions métropolitaines, autour de 3 % à 4 %, mais elle est bien plus élevée dans les DOM (hors Mayotte), de 9,8 % en Martinique jusqu’à 18,6 % en Guyane (figure).

Chômage et halo autour du chômage vont globalement de pair : en général, plus la part de personnes au chômage est élevée, plus celle appartenant au halo l’est aussi. Quelques régions se distinguent toutefois. Notamment la Bretagne, l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Pays de la Loire où la part du halo est supérieure ou égale à celle de l’Île-de-France, mais la part de chômage y est moindre. De même, en Guyane la part de halo est la plus élevée, mais la part du chômage est plus faible qu’à la Réunion.

Le halo autour du chômage couvre des situations diverses. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Île-de-France, les personnes du halo sont un peu plus souvent à la recherche d’un emploi, mais non disponibles pour en prendre un : elles représentent dans ces régions entre 25 % et 27 % du halo, contre 22 % au niveau national. Ne pas rechercher activement d’emploi, mais souhaiter en avoir un et être disponible est plus fréquent dans les DOM et dans les Hauts-de-France où la part des personnes dans ce cas dépasse 55 %, contre 45 % en moyenne. Enfin, les inactifs qui souhaitent un emploi mais ne sont ni disponibles ni en recherche active (33 % du halo en moyenne) sont relativement plus nombreux en Centre-Val de Loire (38 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (42 %).

Les femmes sont majoritaires au sein du halo (avec une part de 57 % au niveau national), et plus nombreuses encore en Guadeloupe (63 %), Martinique (61 %) et Nouvelle-Aquitaine (61 %). Les jeunes de 15 à 24 ans représentent 21 % du halo en France, mais leur part culmine dans les Pays de la Loire (29 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (26 %) ; les 50-64 ans (23 % du halo) sont plus présents en Guadeloupe (36 %), Martinique (35 %) et Bourgogne- Franche-Comté (28 %). 

Simon Beck et Joëlle Vidalenc






Données complémentaires

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I) "J'ai lancé ma startup d'apprentissage entre pairs dans mon école"

Durant ses études à l’emlyon Business School, Diane Lenne, 27 ans, a créé une méthodologie d'apprentissage par les pairs. C’est ainsi qu’est née sa startup We Are Peers, qui souhaite aujourd’hui faire référence dans l'enseignement de pair à pair.

En salle de classe, je me suis rarement sentie épanouie. C'était difficile pour moi de me concentrer sur des thèmes qui n’étaient pas directement liés à mes objectifs ni à mes rêves. En dehors des cours, j’ai donc organisé de nombreux événements sur les sujets de société : conférences, TEDx, etc. J’étais toujours en quête de nouveaux formats et j'ai fini par proposer un week-end dont le programme entier devait être écrit par les participants, selon leurs connaissances, besoins et souhaits d'apprendre. Et l’énergie déployée a été extraordinaire ! C’est là que j’ai pris conscience du potentiel éducatif de l’enseignement de pair à pair, et décidé de le lancer dans ma propre école.
J’ai donc passé l'été à écrire des modules et à interviewer des innovateurs comme David Kelley (entrepreneur et professeur à l’Université de Stanford, ndlr) pour construire mon cours. A la rentrée, je l’ai proposé à la direction. Il a rapidement été validé par les équipes pédagogiques, permettant ainsi aux étudiants de recevoir des crédits ECTS. C’est ainsi que l'aventure We Are Peers (WAP) a débuté !

Etudiante-professeure

Il était donc temps pour moi de devenir étudiante-professeur ! Avant la conférence de lancement, j'étais stressée à l’idée que personne ne vienne, mais finalement plus de 100 étudiants se sont montrés. Avant mon premier cours, à nouveau, je craignais de ne pas être légitime auprès de mes pairs, mais finalement tout s’est bien passé. Certains étudiants m'ont même dit avoir eu un déclic ! Ils m’ont confié que le processus les a aidés à prendre conscience de leurs ressources et à prendre confiance en eux. Et de mon côté, j'ai appris énormément de mes pairs.
Six mois après la création du cours, je me suis associée avec une des premières facilitatrices et designer, Keya Luo, afin de transformer WAP en startup. Nous voulions proposer cette pédagogie à toutes les organisations, notamment les entreprises. A la suite d'un article que j’ai publié sur internet des DRHs nous ont contactées en nous disant que cette vision les enthousiasmait. Nous avons donc lancé des pilotes dans de grandes entreprises comme GRDF ou la Société Générale.
Au lieu d'attendre une formation délivrée par des externes ou un ordinateur, les collaborateurs partagent leurs connaissances directement entre collègues sur leur lieu de travail. Pour les aider, nous créons une application leur permettant de guider la progression des sessions, d’interagir ensemble et de synthétiser collectivement les échanges en temps réel sur un même document.

Dans de grandes entreprises

Aujourd’hui, nous sommes 4 salariés dans la startup, et nous travaillons avec une équipe de 10 “facilitateurs”, dont le rôle est de créer des programmes, constituer les groupes, définir les objectifs pédagogiques et évaluer les acquis. Nous comptons une vingtaine de grandes entreprises parmi nos clients, comme Nespresso, Ingenico ou encore Total, et quelques grandes écoles comme l’emlyon ou HEC Paris. Nous n’avons pour le moment pas eu à lever des fonds, et avons réalisé un chiffre d’affaire de 150.000 euros en 2017.
Nous avons en outre récemment rejoint Learnspace, le premier accélérateur edtech européen basé à Paris qui nous permet de collaborer avec les meilleurs chercheurs, professeurs et entrepreneurs qui changent le monde de l'éducation à grande échelle.
Aujourd’hui, notre objectif est de devenir leader dans l’apprentissage de pair à pair, et à terme, de diffuser largement cette méthode d’apprentissage dans les établissements scolaires et d'avoir ainsi un vrai impact sur le système éducatif !"


Par Diane Lenne, 27 ans, entrepreneuse
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J) Les entreprises et la géopolitique. Intégrer la géopolitique au cœur de la pensée stratégique 

Nathalie Belhoste, enseignant-chercheur à GEM ; ses recherches portent sur l’intégration de la géopolitique dans les stratégies de développement des entreprises. Ses nouvelles recherches portent sur le rôle des entreprises dans les zones de conflits et sur le poids des FTN dans la géopolitique mondiale. 

NB de part son parcours professionnel présente son rôle comme tisseuse de liens entre les étudiants de l’école et l’entreprise. À la question « qu’est-ce que la géopolitique ?”, les réponses de la salle sont diverses. Or la géopolitique s’invite partout cf. Le maillot Adidas présenté pour l’équipe nationale espagnol incluant les couleurs de la 2nde république espagnole, ayant suscité un buz certainement pas prévu par le chef de projet qui ne pensait pas « faire de la politique ». L’entreprise exportatrice quelle que soit sa taille doit donc s’équiper pour penser les contextes géopolitiques et tenir compte des échelles territoriales… Selon le géographe Yves Lacoste, la géopolitique est « l’étude des rivalités de pouvoir et des représentations présentes sur un territoire ». 

D’abord le poids des Etats… 
Si la géopolitique n’est pas qu’une affaire d’Etats-Nations, ceux-ci gardent la main ou l’ont reprise y compris dans le cadre d’une gouvernance mondiale qui était censée limiter leur influence. On peut citer entre-autres : 

  • La perte de marchés à cause de sanctions économiques décidées par un Etat :  le Japon est privé du marché des terres rares chinoises après l’arraisonnement d’un chalutier chinois dans la zone maritime des Senkaku (photo), ou les taxations très médiatisées de l’acier et de l’aluminium exportés par les partenaires européens et canadien par le président Trump. 
  • La question épineuse du « risque politique » avec une carte différenciant les pays du monde selon un indice de « risque » (carte) ne tenant pas compte des spécificités produits / pays mais se basant sur le niveau du droit des affaires, et avantageant nettement les pays occidentaux. 
Mais l’entreprise ne fait pas que subir, elle est également acteure de la géopolitique ! 
On évoquera les FTN dont le poids économique et l’influence politique dépassent celui de pays importants : 
  • Ainsi Walmart, 1ère chaine d’hypermarchés mondiale pèse autant en terme de chiffre d’affaire que le PIB du Nigeria, 1ère économie africaine ; celui d’Apple pèse autant que ceux du Benelux… 
  • Les GAFAM sont l’objet de reconnaissances politiques inédites dans la foulée du traitement de leurs PDG reçus comme des chefs d’Etat : ainsi le Danemark a nommé un « Digital Ambassador » dans la Silicon Valley ; l’Estonie, 1er pays à s’être doté d’un gouvernement « numérique » cherche à sécuriser ses données gouvernementales dans Amazon Cloud ou Microsoft Azure, vu l’activisme en la matière du grand voisin russe… 
  • Entreprises et États ont pu avoir une connivence forte cf. United Fruit et les USA avec l’établissement de la dictature militaire au Guatemala en 1954 ou récemment la destitution du président paraguayen en 2013 sous l’influence de Monsanto soutenant les grands propriétaires terriens favorables aux cultures OGM. 
=> double mouvement d’interactions États / FTN 
Nos entreprises françaises sont-elles préparées au risque géopolitique ? 
  • Où s’implanter ? L’exemple de Notre-Dame-Des-Landes montre comment un projet conçu sans tenir compte des différents niveaux de décision peut aujourd’hui échouer. 

  • Un savoir faire qui s’apprend nécessitant de maîtriser une pensée complexe (schéma) avec une analyse multidisciplinaire incluant géographie, démographie, institutions politiques, histoire, représentations culturelles, et multiscalaire, selon les territoires concernés. Si l’on prend la cas de la future centrale atomique EPR de Jaitapur en Inde, on a au niveau « micro », les questions environnementales ; « meso » les besoins énergétiques de l’Inde avec sa croissance démographique ; « macro » le niveau de relations internationales avec le veto du Japon tant que l’Inde n’a pas signé le traité de non prolifération nucléaire… 

    Débat avec la salle : comment apprécier le risque géopolitique pour une entreprise ? 
  • D’après la carte présentée, les pays africains sont parmi les plus mal classés en matière d’implantation d’entreprise. Or les affaires en Afrique se font avec des règles juridiques différentes dans les pays considérés comme stables sur le plan politique. 
  • Les déboires de Lafarge en Syrie peuvent servir de cas d’école : sous-estimation du risque terroriste et surestimation des possibilités de négociation avec Daech. D’autres s’en sortent mieux comme Total au Yemen qui a réussi à préserver du conflit entre Houtis et Sunnites sa raffinerie de gaz liquéfié. 
  • Le risque géopolitique compte-il plus que le risque financier ? Il faut apprécier la question selon l’approche systémique proposée plus haut. Le risque financier n’est que la résultante de multiples facteurs liés à la mondialisation des échanges. 
  • La géopolitique a-t-elle toujours existé dans les accords et échanges entre Etats et entreprises de commerce ? Oui, mais la dimension prise actuellement est sans commune mesure avec le passé du fait de la mondialisation et de la révolution numérique. 

 
 Prof HG, Comité éditorial des Clionautes, référent pour le Festival de géopolitique de Grenoble.

Les Clionautes



K) Les Européens sont-ils des lépreux ?

 Les Français ont été les premiers à manifester leur désaccord avec la manière dont on construisait l’Union Européenne. Le 29 Mai 2005, à 54,68% ils avaient refusé le projet de Constitution européenne. Or, ils ont élu l’année dernière le plus eurolâtre des candidats. Certes, leur choix manquait d’enthousiasme, mais ils ne voulaient pas affronter les risques d’un « frexit » et encore moins celui d’un abandon de l’Euro. Simplement, ils souhaitaient qu’une bande d’apparatchiks souvent désavoués par les urnes cesse de leur donner des leçons ou de leur imposer des règles comme si leur avis ne comptait plus. L’approbation du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire en Février 2008, alors que 71% des Français voulaient un référendum, a été vécue par beaucoup d’entre eux comme une opération antidémocratique menée par le système des anciens grands partis dévoués à la cause de l’oligarchie gouvernante, politique, administrative et économique. Paradoxalement, en 2017, ils ont élu l’homme de cette oligarchie, celui qui en est le pur produit, sans même le filtre que constitue une formation politique si elle s’appuie sur une nombreuse base militante. Macron avait d’ailleurs affirmé transcender les partis et rassembler socialistes, centristes et républicains autour d’un projet au sein duquel l’Europe tenait une place privilégiée. Le choix étonnant des Français peut donc ainsi se résumer : « Après tout, s’il redonne à la France sa place à Bruxelles, et insuffle un nouveau dynamisme à la construction européenne, pourquoi pas ? Cela est préférable au chaos d’une Europe qui se fissure et se désagrège ».
 
Or, un an plus tard, un paradoxe inverse se déploie : celui qui devait rassembler et conduire, dans un nouveau processus constructif, les gouvernements favorables à l’idée d’une Europe fédérale, et marginaliser ainsi les nationalismes renaissants, celui qui voulait être le pourfendeur du populisme, et endiguer celui-ci en collaboration avec l’Allemagne, se retrouve en panne et isolé. Depuis le vote surprenant des Français, le populisme, c’est-à-dire le souhait absolument légitime des nations européennes de préserver leur identité et de retrouver une souveraineté authentique des peuples, sans laquelle la démocratie est une supercherie, a progressé. Le Royaume-Uni largue bel et bien les amarres après référendum. Les quatre Etats du groupe de Visegrad, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque, refusent plus que jamais d' »accueillir » leur quota d’immigrants clandestins déguisés en demandeurs d’asile.  Ces Etats qui pendant 45 ans ont subi la dictature communiste et l’occupation soviétique ne veulent pas perdre une indépendance dont ils ont été privés. Ils ne participeront pas au mini-sommet sur l’immigration organisé à Bruxelles le 24 Juin par Tusk et Junkers. Quelle leçon un Orban pourrait-il recevoir, lui qui est Premier Ministre pour la 4ème fois, et pour la 3ème fois consécutive avec une majorité absolue, de personnages qui ont été battus dans leurs pays, la Pologne ou le Luxembourg ? Les quatre pays du groupe de Visegrad seront présents lors de la Réunion des 28 et 29 Juin qui rassemblera l’ensemble des membres de l’Union Européenne. Pour eux, la question des quotas est close. La Hongrie vient même de renforcer sa législation contre l’immigration illégale en prévoyant des sanctions contre les « ONG » qui participent à la chaîne de l’immigration.

L’Autriche est maintenant dirigée par une coalition de droite également favorable à une restriction rigoureuse de l’immigration. L’Italie, malgré les obstacles créés par le système, a vu triompher les populistes « 5 étoiles » et ceux de la Ligue. Le leader de celle-ci, devenu Ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a fermé les ports italiens aux bateaux des ONG. Cette attitude est une restauration de la volonté politique face à la complicité hypocrite du « droit » et de l’idéologie immigrationniste. Elle entend mettre fin à la répartition du travail entre des passeurs mafieux et les « généreux » idéologues qui, à la limite des eaux territoriales, prennent le relais pour achever le périple. L’Italie a accueilli 176000 « demandeurs d’asile » en 2016. Elle accepte de plus en plus mal les leçons françaises. Or, dans un vibrant plaidoyer pour l’amour de l’Europe, Jupiter-Narcisse a osé parlé de la « lèpre qui monte » pour dénoncer les défenseurs de l’identité et de la souveraineté des nations. Cette insulte, maladroite jusqu’à être irresponsable, envers des gouvernements légitimes n’est pas passée inaperçue. Même en Allemagne, l’aile droite bavaroise de la majorité, qui pèse de tout son poids sur la Chancelière pour freiner l’immigration, peut se sentir visée.

Or, le Président français a récemment axé sa stratégie sur le « couple franco-allemand ». Politique commune en matière d’immigration et budget pour la zone Euro en étaient les deux piliers. Le premier est aussi branlant que l’avenir de la Chancelière. Le second a déjà été brisé par le refus des Pays-Bas. Les élections qui se profilent, en Suède, par exemple, peuvent, d’après les sondages, accentuer la « lèpre » populiste. M. Macron devra alors se rendre à l’évidence : insulter les peuples n’est que l’aveu de faiblesse de celui qui n’est qu’un accident de l’histoire, un accident sans doute provoqué, et qui met la France à contre-courant de l’Europe, celle des peuples, et non la sienne, celle de l’oligarchie !

Christian VANNESTE

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L) La SNCF condamnée à payer les jours de repos des grévistes

La direction a annoncé jeudi dans un communiqué qu'elle allait interjeter appel de la décision du tribunal de grande instance de Bobigny dans cette affaire qui l'opposait aux syndicats.

Le tribunal de grande instance de Bobigny a tranché. Saisie par la CFDT-cheminots, Unsa ferroviaire et CGT-cheminots dans le conflit les opposant à la direction à propos des retenues de salaires, la juridiction a donné raison aux grévistes. Elle a aussi condamné la SNCF pour avoir entravé l'exercice du droit syndical et du droit de grève.
Le bras de fer a commencé avant même le début du mouvement. Inédite dans sa forme et sa durée - 36 jours à raison de deux jours sur cinq -, la grève a été imaginée par les syndicats pour causer le plus possible de perturbations, avec le moins possible de pertes de salaire. Chaque préavis correspondant, selon eux, à une grève différente, ils s'attendaient à ce que les jours de repos attachés aux jours non travaillés soient payés. Ils se sont d'emblée heurtés à un refus de la direction. Estimant pour sa part que «ce mouvement, même divisé en dix-huit séquences, constitue bien, non pas dix-huit grèves distinctes, mais une seule et même grève dont l'objet est de s'opposer à l'actuelle réforme ferroviaire», celle-ci ne voulait pas payer ces fameux jours de repos. 


«Le droit n'est pas conforme au bon sens»

Le tribunal a contesté cette analyse. Selon sa décision, «il s'agit donc de grèves successives conditionnées les unes par rapport aux autres en fonction de l'avancée des négociations». La juridiction a aussi retenu «l'intention de neutraliser la stratégie des organisations syndicales» caractérisée dans un courriel «du 23 mars 2018» de la direction des ressources humaines. La SNCF va faire appel. Mais, dans l'attente de l'arrêt de la cour, elle devra appliquer le jugement du tribunal, en régularisant la situation des agents concernés. Les syndicats demandent que ce soit fait sans délai. Mais les fiches de paie de juin sont déjà bouclées.
«Il n'y a pas un seul Français qui pense qu'il s'agit de dix-huit grèves successives, s'indigne l'avocat de la SNCF. Manifestement, le droit n'est pas conforme au bon sens. On est dans une situation dans laquelle les syndicats annoncent un seul mouvement de grève, et ensuite usent de stratagèmes pour obtenir le paiement des jours de repos.»
«Nous étions assez confiants dans cette affaire, car le raisonnement de la SNCF était incompréhensible, déclare Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de CFDT-cheminots. Le montant des retenues sur salaire pouvait varier d'un salarié à l'autre, et ce, pour le même nombre de jours de grève! La direction ne respectait pas le principe de proportionnalité de la retenue par rapport au nombre de jours de grève effectivement réalisés.» Ces retenues de salaires sont encadrées par un règlement interne à la SNCF. Leur montant dépend de «la règle du 1/30» (un trentième du salaire déduit par jour de grève).
Pour qu'un agent faisant grève un mois entier ne perçoive aucun salaire, ces retenues incluent également les jours de repos. Elles sont déterminées de manière «forfaitaire» au-dessous de sept jours de grève. Au-delà, «chaque jour de repos inclus dans l'absence» pour grève fait l'objet d'une retenue sur salaire, selon la SNCF.
Malgré cette victoire, les syndicats poursuivent le mouvement. Le 17e épisode de grève a commencé ce jeudi soir. La CGT et SUD-rail ont annoncé qu'ils allaient continuer le mouvement en juillet et août.



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M) Face à Macron, la résignation… avant la révolte ?

Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ La France semble en hibernation, mais pas seulement à cause du climat ou du football. Elle présente ces symptômes inquiétants depuis la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. Mais cela ne durera pas.


Les à-quoi-bontistes dominent

La Droite est tombée dans le coma après sa défaite historique de 2017. Il n’y a plus d’opposition.
Même la mobilisation marque le pas dans la forteresse syndicale emblématique qu’était autrefois la SNCF. Il n’y aura pas de troisième tour social, malgré les rodomontades de Jean-Luc Mélenchon, le chouchou des médias, donc du Pouvoir. Les syndicats peinent à mobiliser parce que partout on leur dit : « A quoi bon ».
A quoi bon, puisqu’Emmanuel Macron dispose de tous les pouvoirs pour imposer son « consensus de Washington [1]» à la française.
A quoi bon, puisqu’il bénéficie du soutien sans faille des médias, des lobbies, et de la Davocratie.
A quoi bon, puisqu’à l’Assemblée ses députés inexpérimentés votent à la chaîne les projets de loi que présente son gouvernement. Il paraît même que ces émules de Stakhanov n’en pourraient plus… d’approuver !

Même chez les fonctionnaires

Et même les légions de fonctionnaires, que l’on nous présentait hier comme arc-boutés sur leurs prébendes, assistent sans réagir à la déconstruction systématique de l’Etat républicain et bientôt à leur propre disparition puisque le gouvernement promet de les remplacer, eux aussi, par des contractuels recrutés sur le marché. A quoi bon ?
Fini le temps des grandes manifestations contre la loi Macron-El Khomri et la déconstruction programmée du droit du travail, comme au temps de François Hollande. Finies les manifestations contre l’accueil obligatoire des « réfugiés », dont le flux ne cesse pourtant pas. Finies les réactions après les attentats terroristes islamistes : on ne siffle plus les politiciens comme avant. A quoi bon ?
Nos concitoyens, devenus aphones, semblent se résigner à tout depuis 2017. A quoi bon ?

Comme en 1940

On se croirait revenu en 1940, après l’effondrement de juin. Lorsque la France, abasourdie par sa défaite et la disparition honteuse de ses politiciens professionnels, errait sur les routes en se sachant plus que faire.
Car c’est bien le même esprit d’abandon national qui règne aujourd’hui, en particulier à Droite. Un abandon qui conduit certains à tous les ralliements, à tous les reniements et à toutes les collaborations.
Philippe de Villiers, hier « souverainiste », apprécierait paraît-il Emmanuel Macron, l’homme de la Davocratie et de l’Europe de Bruxelles. L’homme qui ne croit pas à l’existence d’une culture française séduirait l’organisateur du Puy du Fou ! Mais qui est le plus fou ?
La bourgeoisie qui méprise le peuple, a toujours été séduite par la gauche surtout quand elle provient de la banque d’affaire.

Le silence de la mer

En 1940, l’immense majorité des Français faisait confiance au Maréchal Pétain pour limiter les conséquences du désastre national. Presque personne alors n’écoutait la dissidence de Londres. Mais cela n’a duré qu’un an, jusqu’au déclenchement de l’attaque allemande contre la Russie, qui allait changer l’histoire.
En un an, Emmanuel Macron a lui aussi mangé son pain blanc. En 2018, la grande majorité des Français ne lui fait pas ou plus confiance pour redresser la France, si l’on en croit les sondages. Nos concitoyens comprennent bien, en effet, que ce n’est pas la République qui marche, mais la France qui recule.
Comme en 1940, les Français se taisent mais ils n’en pensent pas moins.
Ils encaissent les coups du pouvoir. Ils encaissent les hausses d’impôts et de tarifs comme les diminutions de prestations, en se serrant la ceinture parce qu’il faut bien que la vie continue. Ils encaissent les insultes faites à la France, à son histoire et à son peuple avec la bénédiction du Pouvoir. Ils encaissent la réduction de leurs libertés et la déconstruction du modèle social qu’ont arraché de haute lutte leurs ancêtres.
Mais nos concitoyens rejouent en réalité progressivement Le Silence de la Mer [2]un film qu’Emmanuel Macron ferait bien de visionner.
Car ce silence apparent de la France, cache une colère froide et une rupture abyssale entre le pays réel et le pays légal comme entre les occupants et les occupés.

La dissidence triomphera

Comme en 1940, le Pouvoir traque la dissidence en France. Ses sbires associatifs la dénoncent à sa police. Il la traîne en justice. Il la censure avec l’aimable collaboration des géants nord-américains du Net et des médias. En s’inspirant, une nouvelle fois, des procédures répressives en usage de l’autre côté du Rhin. Parce qu’à son tour, Emmanuel Macron est à la remorque de l’Allemagne.
Mais comme en 1940, le Pouvoir ne se rend pas compte que la dissidence progresse dans les esprits et dans les cœurs. Car le chaos migratoire est en train de réveiller, peu à peu, l’Europe. Comme en 1940, le Pouvoir croit que la France pourra s’abstraire de ce grand mouvement historique qui se dessine. Mais c’est une illusion de vieux gâteux.
En 1940, c’est De Gaulle et non l’Etat Français qui avait historiquement, géopolitiquement et politiquement raison car son approche était dynamique et mondiale et non pas statique et étroitement « nationale ».
Comme en 1940 c’est la dissidence qui gagnera demain en France et qui fera tomber « le mur de l’Ouest » [3].

Michel Geoffroy ENA. Essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polémia ; a publié en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou différentes éditions du “Dictionnaire de Novlangue”.
21/06/2018

[1] C’est-à-dire la potion néo-libérale à base de dérégulation, de privatisations, de libre-échangisme, de monétarisme  et de diminution drastique des dépenses publiques et sociales, notamment préconisée par les économistes  américains autour de Milton Friedman
[2] Par référence au film de JP Melville de 1949, d’après l’œuvre de Vercors
[3] « Le mur de l’ouest n’est pas tombé », Hervé Juvin, Pierre Guillaume de Roux 2015

Source : Correspondance Polémia




N) Et pour remplacer "la bête immonde", Macron inventa "la lèpre"

Au Moyen Âge, les rois guérissaient les écrouelles. Saint Louis excella dans ce domaine. À cette époque, la lèpre faisait des ravages en Europe. On la craignait, si l'on peut oser cette expression, comme la peste... Avec les progrès de la médecine et de l'hygiène, on croyait cette maladie éradiquée. On se trompait. Elle a fait un retour massif et inquiétant sur notre continent. Une épidémie diagnostiquée par le Dr Macron. 

Le Président de la République, parlant à Quimper, a dénoncé "la lèpre populiste" qui touche une grande partie de notre continent. Aucun mot n'est aussi fort que "lèpre" pour désigner ce qu'il appelle "le réveil des nationalismes et des égoïsmes".

Il nous semble que Macron aurait du être un peu plus circonspect dans son vocabulaire.
Les premiers populistes qu'il a dénoncé, c'étaient les Italiens. Qualifiés de "cyniques et irresponsables" pour avoir refusé d'accueillir l'Aquarius. Puis, Emmanuel Macron a rencontré Giuseppe Conte, le Premier ministre italien. Ils ont affiché "une entente parfaite"... Macron lui a donné l'accolade. Il n'a pas eu peur d'attraper la lèpre. À suivre la pensée complexe du président de la République, il y a des dizaines de millions de lépreux eu Europe. Les Italiens déjà nommés, les Anglais avec le Brexit, les Hongrois, les Polonais, les Tchèques. Ça en fait du monde  !


Au Moyen Age, les lépreux devaient se déplacer avec une crécelle pour prévenir les braves gens de leur contagieuse arrivée. Vous entendez le bruit monstrueux des crécelles qui envahissent l'Europe ? Une seule solution pour éviter que les lépreux viennent en France, fermer nos frontières aux Italiens, Anglais, Hongrois, Polonais et Tchèques.

Mais Macron a peut-être une autre idée pour nous prémunir contre la lèpre. On lui prête l'intention de financer l'agrandissement de la célèbre léproserie du Dr Schweitzer à Lambaréné. Elle deviendra un gigantesque camp de rétention pour nos indésirables. Les Gabonais sont partants : ils aiment les Européens, même malades.

Benoît Rayski

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O) Laurent Wauquiez à Sud Ouest : « Les classes moyennes sont les grandes sacrifiées de Macron »

Impôts, carburants, CSG... : Laurent Wauquiez, Président des Républicains, lance une offensive contre Macron, dénonçant la baisse du pouvoir d’achat des Français. Il répond aussi à ses détracteurs.

Sud Ouest. Pour reprendre la phrase de Jean-François Copé, Emmanuel Macron est-il « le président de droite qu'on n'attendait pas » ?
Laurent Wauquiez. Non. Quand on augmente la CSG pour les retraités, quand on augmente l’immigration, quand on ne permet pas aux forces de l'ordre d'être respectées, quand on explique qu'il n'y a pas de culture française, on n'est pas de droite.


Malgré les suppressions de cotisations salariales, Emmanuel Macron n'est pas le président du pouvoir d'achat ?
Cette année a été l'une des plus noires pour les classes moyennes. Elles sont les grandes sacrifiées de la politique d’Emmanuel Macron. Le record des prélèvements obligatoires a été battu. Si on laisse de côté la suppression de l'impôt sur la fortune, on a eu l'augmentation de la CSG, celle de la fiscalité sur les plans d'épargne logement, la remise en cause des APL, et les hausses sans précédent sur les carburants, le gaz et le fioul. Sur le quinquennat, elles représenteront une facture de 46 milliards d'euros pour les entreprises et les ménages. Ce n'est pas un hasard si leur consommation baisse.


Mais la hausse du prix des carburants, c'est pour financer la transition écologique...
Jamais l’essence n’a été aussi chère depuis des années avec des pleins qui sont passés de 60 à 75 euros ! Lutter contre le réchauffement climatique, ce n'est pas cibler ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Il n'y a que 5% de cette somme qui va à l'environnement. Avec ces augmentations, quand on fait un plein de 30 à 50 litres de gazole par semaine, on perd 160 euros cette année. En 2022, ce sera plus de 600 euros. Et si vous vous chauffez au fioul, vous perdrez 250 euros de plus par an.


Que proposez-vous ?
D'abord, la suspension immédiate des hausses de taxes sur l'essence et le gazole. Qui peut comprendre, alors que le prix du baril explose, que le Président rajoute toujours plus de taxes ? C’est la double peine. Ensuite, la mise en place de tickets-carburant, sur le modèle des tickets-restaurant, qui permette de payer un plein de 50 euros par salarié et par mois. Ce chèque serait défiscalisé, sans impôts et sans charges.


Pour vous aussi Emmanuel Macron est donc le président des riches ?
En tout cas, les classes moyennes ne lui disent pas merci. Cette année, la baisse de la taxe d'habitation va coûter 3 milliards d'euros. Mais l'augmentation de la CSG va en rapporter 23 ! Macron prend d'un côté en faisant croire qu'il rend de l'autre. Il ne suffit pas de s'occuper des premiers de cordée. Si vous oubliez ceux qui sont au milieu, vous n'arrivez jamais en haut de la montagne.


Sur la fiscalité jusqu'où seriez-vous prêt à aller ?
Ne faire aucun geste sur l'impôt sur le revenu, ce n'est pas acceptable. Pour le prochain budget, nous ferons des propositions d'économies à hauteur de 20 milliards d'euros qui permettront de financer des baisses d'impôts. Dont celle de l'impôt sur le revenu.


Etes-vous favorable à une hausse du SMIC comme l'a proposé Guillaume Peltier ?
Guillaume Peltier a raison d’ouvrir le débat sur le pouvoir d’achat. Pour moi, la priorité doit être la baisse des impôts, qui concerne aussi bien les classes moyennes que les retraités.


La question migratoire est au cœur de votre propos. L'Aquarius devait-il accoster en France ?
On en est pleine hypocrisie ! Le gouvernement a d'abord fait des leçons de morale aux Italiens avant de le refuser à son tour. Et au final, il a négocié en sous-main avec l'Espagne pour que ces migrants soient accueillis en France. Il n'est pas normal qu'un bateau affrété par une ONG impose sa décision aux Etats. C’est aux peuples d’Europe de décider qui entre en Europe.


Sur ce sujet, Virginie Calmels vous accuse de tenir une ligne « populiste »...
Ecouter les Français serait donc devenu une indignité ? Leur première attente, c'est l'arrêt de l'immigration de masse. Et je suis autant préoccupé par les questions d'immigration que de pouvoir d'achat ou de sécurité. Je suis contre le communautarisme, je suis pour la méritocratie républicaine, je crois à la laïcité et à l’équité entre les territoires. Concernant Virginie Calmels, je regrette qu’elle n’ait pas su s’inscrire dans un projet d'équipe. Je ne laisserai pas les divisions nous affaiblir et j’avance sereinement.


Que dîtes-vous à ceux qui vous accusent de rétrécir la droite ?
Jean Leonetti, notre nouveau vice-président, vient du centre. La profonde erreur de ceux qui m'ont précédé a été de croire qu'on pouvait élargir la droite jusqu’à la diluer... Sauf qu'à l'arrivée, on ne sait plus ce qu'elle est.


Dans les sondages, les Français, y compris à droite, vous jugent sévèrement. Comment l'expliquez-vous ?
On a écœuré les Français lors de la présidentielle. Ils ne vont pas nous refaire confiance comme ça. Ça va prendre du temps. Je veux qu'on me juge sur la durée, sur la constance de mes convictions, que les gens se disent « on n’est pas toujours d’accord avec lui mais il a du courage et au moins il dit les choses ».


Pourquoi ne pas être candidat aux européennes ?
Les habitants de ma région m'ont fait confiance, il y a deux ans. Je tiens mes engagements, j’ai une parole. On ne zappe pas d'une élection à l'autre. C'est le monde des tartuffes de la politique.


Quel sera le message de LR ?
Les deux voies que proposent Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont des impasses. La première veut la sortie de l'Europe et de l'euro. Le second veut l'élargissement jusqu'à l’Albanie et l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen. Nous, nous voulons une Europe qui protège, qui contrôle ses frontières européennes et nationales et qui défende, sur le plan économique, la préférence communautaire avec une priorité à nos emplois et à nos entreprises.


>> Lire l'interview sur SudOuest.fr

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