L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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août 10, 2018

#44 Diverses informations politico-socio/économique en Macronie

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), alors n'hésitez pas à le diffuser au sein de différents groupes ( notamment ou j'en étais l'administrateur), comme sur vos propres murs respectifs. 
D'avance merci. 

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...

Merci de vos lectures, et de vos analyses. Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. 

N'omettez de lire par ailleurs un journal libéral complet tel que Contrepoints: https://www.contrepoints.org/
Al, 

PS: N'hésitez pas à m'envoyer vos articles (voir être administrateur du site) afin d'être lu par environ 3000 lecteurs jour sur l'Université Liberté (genestine.alain@orange.fr). Il est dommageable d'effectuer des recherches comme des CC. 
Merci




Sommaire


A) Mélenchon et le Venezuela : l’inquiétant déni - Laurent Joffrin - Libération

B) Arrêt maladie : les salariés vont-ils payer l'addition à la place de la Sécu ?

C) Très peu de Français suivent et promeuvent leur entreprise sur les réseaux sociaux - La Revue du Digital

D) Salman Rushdie s’inquiète de «l’aveuglement stupide» de l’Occident face à l’islamisme - Suavelos News

E) Trop d’impôt tue l’impôt, leçon d’économie pour les nuls et Emmanuel Macron -

F) Les prix des carburants repartent à la hausse -

G) Facebook lorgne sur les données bancaires de ses membres

H) Faut-il "remettre la France au travail" ? - Olivier Passet - Xerfi canal

I) Hausse des prix du carburant : «Un impact considérable sur le pouvoir d’achat» - Erwan Benezet - Le Parisien

J) Pour ou contre le changement d'heure? Vous avez jusqu'au 16 août pour donner votre avis - Claire Tervé - Huffingtonpost






A) Mélenchon et le Venezuela : l’inquiétant déni

L’insoumission est une belle chose. Elle est fondée sur le refus de l’ordre établi, le refus du pouvoir des oligarchies, le refus du conformisme économique. Fort bien. Mais quand elle s’étend au refus de la vérité, au refus de défendre les valeurs élémentaires de la démocratie, elle devient angoissante. C’est cette inquiétude que suscitent les propos lapidaires tenus par Jean-Luc Mélenchon sur la situation au Venezuela. En tout état de cause, ce ne sont pas les propos d’un démocrate.
«Nous ne perdrons pas notre temps à jeter des pierres à nos amis», a dit le Líder máximo de La France insoumise lors d’un de ses «amphis», tenu samedi à Marseille. «Nos amis», ce sont les responsables du régime chaviste de Nicolás Maduro, dont le pays traverse, depuis des mois, une crise majeure. Or ces «amis» sont lancés dans une politique de répression et de monopolisation du pouvoir qui foule aux pieds, outre les droits de l’homme, tous les principes d’un gouvernement représentatif. Massivement impopulaire, le gouvernement Maduro a privé de son pouvoir le Parlement élu régulièrement - où l’opposition domine - pour lui substituer une Assemblée constituante à sa main, désignée dans des circonstances douteuses.

Aveuglement

Jean-Luc Mélenchon concède que ses «amis», qu’il continue donc de soutenir vigoureusement, présentent «certaines faiblesses». Délicieuse litote. Ces «faiblesses» consistent à mener une répression impitoyable. Les manifestations organisées par la droite vénézuélienne, mais aussi par une partie de la gauche et par d’anciens chavistes, se sont soldées par plus d’une centaine de morts. Certaines violences sont le fait des manifestants. Des responsables chavistes ont été assassinés mais tous les observateurs de bonne foi s’accordent pour les imputer d’abord aux forces de police et aux milices armées qui soutiennent le régime. De nombreux témoignages font état de tortures et de mauvais traitements systématiques perpétrés dans les commissariats du pays. Les leaders de l’opposition sont menacés, malmenés et, pour une partie d’entre eux, emprisonnés. Luisa Ortega Díaz, procureure générale, longtemps chaviste de premier plan, qui a commis le crime impardonnable de dénoncer la captation totale du pouvoir par le régime Maduro, a dû s’enfuir du pays devant les menaces qui pesaient sur sa vie. Tous ces faits sont vérifiables, patents, largement documentés par la presse internationale. Mélenchon préfère les ignorer purement et simplement, dénonçant brutalement ceux qui ont le toupet de venir lui poser des questions sur le Venezuela, alors même que ces questions ont été suscitées, non par la malignité des «médias manipulés», mais tout bonnement par le soutien sans nuances apporté par La France insoumise au chavisme dévoyé de Maduro. Pour justifier cet aveuglement volontaire, Jean-Luc Mélenchon désigne un coupable principal, «l’impérialisme américain», dont les menées nuisibles expliqueraient la crise catastrophique qui s’est installée au Venezuela. Là encore, le dogmatisme d’extrême gauche se traduit par un déni de réalité. Nul ne contestera les innombrables agissements honteux des gouvernements successifs à Washington en Amérique latine depuis au moins un siècle, qui ont abouti naguère, au Chili, en Argentine ou au Brésil, à la mise en place de régimes militaires fascisants et ultra-répressifs. George W. Bush, Barack Obama et aujourd’hui Donald Trump ont témoigné leur hostilité envers le chavisme au pouvoir à maintes reprises, infligeant des sanctions et s’efforçant d’isoler Caracas sur la scène internationale. Mais cette politique hostile ne saurait en aucun cas expliquer à elle seule, ni même principalement, l’enchaînement calamiteux des crises au Venezuela. Celui-ci découle avant tout des erreurs tragiques de politique économique commises par Chávez et Maduro. Car voici le pays qui dispose des réserves de pétrole les plus importantes au monde soudain ramené en arrière par une chute brutale du niveau de vie, qui touche en priorité les classes populaires et moyennes.

Imprévoyance

Au départ, Chávez avait mené une politique sociale remarquable en partageant avec le peuple vénézuélien les revenus de la manne pétrolière. Ce qui avait valu au régime une forte popularité et des résultats précieux dans la lutte contre la pauvreté. Mais les dépenses ont vite été excessives, allant au-delà des ressources du pays, combinées avec une politique monétaire aberrante.
Faute d’investissements, le Venezuela est resté dépendant des revenus pétroliers. Avec une imprévoyance dramatique, le régime n’a pas pris en compte le risque de retournement du marché des hydrocarbures. Quand celui-ci s’est produit, la stratégie chaviste s’est effondrée comme un château de cartes. La pénurie s’est installée, l’hyperinflation s’est déclenchée et les Vénézuéliens ont vu se réduire drastiquement leur consommation tout comme leur accès aux soins les plus élémentaires. Par ses erreurs cardinales, ce régime dédié au social a instauré une austérité cruelle qui frappe les plus défavorisés. Toujours le même schéma de la gauche radicale : on dépense trop, on s’affranchit de toute prudence économique, puis on fait brutalement machine arrière en imputant les difficultés à un ennemi extérieur. Et quand on risque de perdre le pouvoir, la répression commence, justifiée par une rhétorique anti-impérialiste. Celle-là même que Jean-Luc Mélenchon a utilisée à Marseille. Inquiétant…




B) Arrêt maladie : les salariés vont-ils payer l'addition à la place de la Sécu ?

Pour les arrêts maladie de moins de huit jours, le gouvernement souhaite laisser les entreprises gérer l’indemnisation des salariés, après les trois jours de carence. Mais les salariés pourraient, en fait, payer les pots cassés.

Pas de répit pour les partenaires sociaux. Alors que l’Assemblée nationale a adopté, mercredi 1er août, le projet de loi “Avenir professionnel”, fruit de longs mois de négociation avec syndicats et patronats, et d’intenses débats parlementaires, Les Echos révèlent, dans leur édition du jeudi 2 août, que le gouvernement réfléchirait à faire payer les entreprises pour les arrêts maladie. Concrètement, pour les arrêts de moins de huit jours, ce ne serait plus l’Assurance maladie qui paierait l’indemnisation des quatre jours après les trois jours de carence, mais l’employeur. Sauf que, sauf que… cette mesure, si elle appliquée, pourrait bien voir les salariés passer à la caisse.
D’abord, parce que pour financer ces nouvelles dépenses, les entreprises devront bien trouver de l’argent. “Je ne doute pas que certains employeurs décideront de rogner les augmentations des salariés pour faire face à ces nouvelles dépenses”, juge Jean-François Foucard, secrétaire national à la CFE-CGC, notamment chargé des questions d’emploi. Et pour lui, cela risque même de créer des tensions au sein d’une même entreprise entre les personnes souvent malades, et les autres : “si l’entreprise vous dit, on ne vous augmente pas, il y a trop d’arrêts maladie, forcément, vous allez vouloir fliquer les salariés qui tombent le plus souvent malade”.
Ensuite, cette nouvelle disposition pourrait créer des inégalités de traitement. Jusqu’à présent, après les trois jours de carence, la Sécurité sociale vous indemnise à hauteur de 50% de votre salaire. Dans les plans du gouvernement, aucun plancher ou plafond n’est prévu, Les Echos indiquent simplement que l’indemnisation ne sera pas forcément à hauteur de 100% du salaire. “Ce qui est certain, c’est que les entreprises qui gagnent le plus d’argent proposeront une indemnisation confortable pour leurs salariés, tandis que dans celles qui ont le plus de problèmes, l’indemnisation sera faible. Elle est là l’inégalité de traitement”, estime Philippe Pihet de Force Ouvrière (FO).

“C’est le pire des moyens pour agir sur les arrêts maladie de courte durée”

D’après le syndicaliste FO, face à cet “effort” demandé aux entreprises, les organisations patronales auraient obtenu une contrepartie du gouvernement. “À l’occasion d’une contre-visite médicale patronale, ces visites où l’employeur diligente un médecin chez le salarié pour vérifier qu’il est réellement malade, l’entreprise pourrait suspendre totalement l’indemnisation du salarié s’il est prouvé que l’arrêt maladie n’est pas justifié”, explique Philippe Pihet. Jusqu’à présent, ces contre-visites permettaient seulement de suspendre l’indemnisation complémentaire que versent parfois les entreprises, pas celle de l’assurance maladie : les choses seront différentes si l’employeur est le seul maître à bord.
Surtout, pour François Hommeril, président de la CFE-CGC, le gouvernement “joue à l’autruche” en ne s’attaquant pas au vrai problème. “C’est le pire des moyens pour agir sur les arrêts maladie de courte durée. Si le gouvernement veut vraiment changer les choses, c’est la souffrance au travail qu’il faut essayer de réduire. C’est elle la cause de ces arrêts. Et puis, ceux qui pensent vraiment qu’avec cette idée de contre-visites, on va diminuer les arrêts, se trompent de cible. Nous sommes plutôt inférieurs à la moyenne européenne s’agissant des fraudes”, s’énerve-t-il. L’idée, pour le gouvernement, est de toute façon, d’abord, de faire des économies : faire payer les entreprises pour les arrêts maladie lui permettrait d’économiser 900 millions d’euros. 



 
C) Très peu de Français suivent et promeuvent leur entreprise sur les réseaux sociaux

Seulement 15% des Français suivent et promeuvent leur entreprise sur les réseaux sociaux. Cette pratique est fortement présente chez les CSP+ (25%) et certaines professions.

Près de 14 000 personnes interrogées dans 7 pays
C’est ce que montre le premier Observatoire des usages du digital lancé par l’opérateur télécoms Orange et l’institut de sondage Opinionway, afin de mieux connaître les pratiques connectées des Français et de les comparer aux populations de six autres pays : Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Etats-Unis, Chine et Maroc. En tout, 13 661 personnes ont été interrogées en ligne et par téléphone, dont 5000 utilisateurs du digital en France, 64 usages du digital testés.
Plus globalement, les Français peuvent vivre sans les réseaux sociaux, mais déclarent ne plus pouvoir se passer d’internet. Les Français pourraient même se passer plus facilement de la TV que de leur smartphone. L’attrait pour la déconnexion est cependant réel. 3 Français sur 4 souhaitent des moments de déconnexion, y compris chez les geeks.
L’usage d’internet en France est élevé, avec 86% des Français, similaire à l’Allemagne et l’Espagne, mais en deçà du Royaume-Uni (94%). La France présente un profil surprenant car ambivalent : des pratiques élevées et diversifiées, à opposer à un faible attrait déclaré pour les « services et produits portant une innovation technologique » : 13% très attirés versus 26% pas du tout. L’adoption du digital en France est donc portée avant tout par ses bénéfices de praticité, de gain de temps, et de facilité d’usage.

Fracture générationnelle classique
On observe une fracture générationnelle entre les utilisateurs du digital et les non utilisateurs. L’âge est le facteur principal caractérisant les non utilisateurs du digital. Les plus de 65 ans y représentent 46%.  Cependant, on n’observe pas de rejet, ou de perception de contrainte liée au digital : tous, même les petits utilisateurs, lui reconnaissent, au moins une utilité, sinon un intérêt.
Concernant les pratiques digitales couvertes de façon globale, et par rapport aux autres pays, les Français sont bien positionnés sur les démarches administratives. En revanche, ils sont en retrait sur la consultation de médias en ligne et la messagerie instantanée.
Les services du digital doivent être intuitifs et rendre la vie plus facile. Chez les jeunes, le sentiment d’élargir son univers social grâce aux outils digitaux est aussi un levier important. Les obstacles sont la protection des données personnelles, le risque de dépendance et de désocialisation, la fiabilité des informations, le harcèlement numérique.
Côté atouts du digital, l’usage de la géo-localisation est très apprécié pour se déplacer en France comme à l’étranger. La consultation des avis et recommandations est complètement intégrée et très appréciée. La prise de conscience exprimée sur les risques liés aux données personnelles ne freine pas les usages des Français. La consommation de contenus dématérialisés est majoritaire et plébiscitée. Le levier le plus important est l’accès à la culture pour tous. Même si les Français perçoivent le risque quant à la fiabilité des contenus, cela n’impacte pas le développement de leurs pratiques.

Montée en puissance de la messagerie instantanée 
Sur la communication, dont les usages sont matures en France et chez ses voisins – avec un léger retrait en Allemagne – on observe une bascule des réseaux sociaux vers la messagerie instantanée. On constate des usages émergents mais intéressants, comme le crowdfunding (15%, surreprésenté chez des CSP+, hommes jeunes citadins). Les usages digitaux dans le domaine de la formation sont peu répandus en France, beaucoup plus dans les pays anglo-saxons et en Espagne. Ils représentent un bon potentiel, associés à un enthousiasme et une utilité forte.
On constate en France une absence de conviction sur le bien-fondé des propositions actuelles côté santé et bien être. Il y a une faible maturité des pratiques, surtout comparé aux Etats-Unis et au Royaume-Uni mais aussi à l’Espagne. Seule la surveillance d’un proche âgé, encore peu diffusée (7%),  est jugée utile, et génère un taux d’enthousiasme important. L’assistant vocal (intégré dans ce thème pour l’aspect ‘bien être’) est encore très peu répandu en France, et a besoin d’assoir son utilité pour générer de l’attrait.
L’étude a été réalisée par téléphone du 3 au 14 avril 2018 auprès d’échantillons représentatifs de la population âgée de 15 ans et plus dans chaque pays. France : 1007 personnes, Allemagne : 504 personnes, Royaume-Uni : 505 personnes, Espagne : 500 personnes.

Utilisateurs digitaux représentatifs
L’étude a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 17 mai au 6 juin 2018 auprès d’échantillons représentatifs des utilisateurs digitaux de chaque pays. France : 5009 utilisateurs du digital, Allemagne : 1012 utilisateurs du digital, Royaume-Uni : 1006 utilisateurs du digital, Espagne : 1088 utilisateurs du digital, Etats Unis : 1007 utilisateurs du digital, Chine : 1007 utilisateurs du digital, Maroc : 1016 utilisateurs du digital.




D) Salman Rushdie s’inquiète de «l’aveuglement stupide» de l’Occident face à l’islamisme

L’auteur de Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, commente dans un entretien accordé à L’Obs la crise politique et religieuse qui se profile dans les pays européens où «l’islam s’est radicalisé».
«Il faut arrêter l’aveuglement stupide face au djihadisme qui consiste à dire que cela n’a rien à voir avec l’islam», affirme avec conviction l’écrivain nationalisé britannique Salman Rushdie. «Je suis en désaccord total avec ces gens de gauche qui font tout pour dissocier le fondamentalisme de l’islam», ajoute l’auteur.
En septembre 1988, Salman Rushdie publie en Angleterre son quatrième ouvrage : Les Versets sataniques. L’auteur dresse, parmi d’autres faits inspirés des réalités historiques, un portrait au vitriol de Mahomet, le prophète fondateur de l’islam. Jugé blasphématoire, il déclenche l’ire des populations musulmanes car il constituerait une offense à l’islam, au prophète et au Coran. Premier pays à réagir, l’Inde dénonce le caractère injurieux de l’ouvrage et le fait interdire, suivi au mois d’octobre par le Pakistan, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Somalie et de nombreux autres pays. Installé à New York depuis dix-sept ans, la casquette bien vissée sur la tête, l’humeur légère et joyeuse, l’homme de lettres continue d’ausculter le monde.
«Depuis 50 ans, l’islam s’est radicalisé», soutient Salman Rushdie. «Côté chiite, il y a eu l’imam Khomeini et sa révolution islamique. Dans le monde sunnite, il y a eu l’Arabie saoudite, qui a utilisé ses immenses ressources pour financer la diffusion de ce fanatisme qu’est le wahhabisme. Mais cette évolution historique a eu lieu au sein de l’islam et non à l’extérieur», insiste l’écrivain.

«Aujourd’hui, on m’accuserait d’islamophobie et de racisme»


«Quand les gens de Daech se font sauter, ils le font en disant ‘Allahou Akbar’, alors comment peut-on dès lors dire que cela n’a rien à voir avec l’islam?», interroge-t-il. Rushdie explique qu’il dit «comprendre» la crainte de «stigmatisation de l’islam» mais il explique aussitôt que «pour éviter cette stigmatisation, il est bien plus efficace de reconnaître la nature du problème et de le traiter».
Un peu partout dans le monde, la religion s’infiltre dans la politique. Pour l’écrivain, les choses sont évidentes. Les islamistes veulent le pouvoir politique. Ils pensent que la société parfaite a existé au VIIe siècle, et la révolution khomeyniste, comme la communiste, se présente comme une révolution contre l’Histoire. «Aujourd’hui, on m’accuserait d’islamophobie et de racisme. On m’imputerait des attaques contre une minorité culturelle», avait déjà affirmé l’écrivain, lors de la sortie de son dernier roman. Il défend la liberté de penser et affirme avoir le droit de dire que la religion est une stupidité.

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E) Trop d’impôt tue l’impôt, leçon d’économie pour les nuls et Emmanuel Macron
« Macron, c’est de la soupe » expliquait Bruno Le Maire en juillet 2016. Les Français l’ont déjà vécu avec François Hollande dont le conseiller économique puis le ministre de l’économie fut Emmanuel Macron : un choc fiscal est exactement ce qu’il est à savoir un mouvement soudain et brusque destiné à punir un peu plus ceux qui travaillent.
Le résultat dès 2013 tandis que les planètes pétrole, croissance et taux d’intérêt s’alignaient fut désastreux puisqu’alors que la plupart des économies de l’Union européenne (UE) retrouvaient le chemin de la croissance économique, la France resta en panne, reléguée sur la bande d’arrêt d’urgence des économies dirigistes totalement anémiées.
L’espoir – pour ceux qui y crurent – revint avec Emmanuel Macron, le « fort en finance » qui n’avait pourtant guère brillé à Bercy hormis pour animer quelques soirées à son bénéfice selon son ancien collègue Christian Eckert. L’espoir fut dès septembre 2017 douché par un nouveau choc fiscal extrêmement malvenu et qui, comme évidemment prévu, a pulvérisé le rebond économique de la France du fait qu’elle avait touché le fond.
Le « libéral » Emmanuel Macron – nouveau synonyme médiatique de dirigiste forcené – a reproduit exactement ce qui a perdu son mentor et prédécesseur à savoir un choc fiscal, cette fois carabiné avec hausse de la CSG, hausse ahurissante et délirante des prix du carburant, absence de baisse effective et massive des charges des PME, et poursuite d’une instabilité fiscale insupportable à tout entrepreneur et/ou investisseur à long terme.
A mêmes causes, mêmes effets puisque la France se retrouve encore – et toujours – sur la bande d’arrêt d’urgence des économies développées et au ban du développement tous azimuts qui anime l’économie mondiale, notamment émergée (Chine) et émergente (Afrique).
Avec une croissance pathétique et une consommation anémique, le « Mozart de la finance » ne serait donc qu’un piètre compositeur, n’ayant guère compris une donnée fondamentale de l’économie à savoir que trop d’impôt tue l’impôt. La croissance de 4,1% enregistrée aux Etats-Unis de Donald Trump, celui qui comparé à « Mozart » était traité d’imbécile, en est la preuve flagrante.
La libération des Français, des entreprises et de l’initiative individuelle n’est pas En Marche. Que de temps perdu et que d’opportunités gâchées donc par des esprits présumés brillants, certes, mais manifestement incapables de comprendre la réalité de ceux qui travaillent, pour de vrai, et qui y risquent leur temps et leur argent. Libérez l’économie !


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F) Les prix des carburants repartent à la hausse

Après une légère accalmie, les prix des carburants ont rebondi. La faute aux taxes, mais pas que...

Des milliers de conducteurs passent à la pompe en cette période de chassés-croisés. Et, si leur nombre sur les routes a augmenté, c’est aussi le cas des prix des carburants. D’après les chiffres du ministère de la Transition écologique et solidaire, le gazole coûte, en moyenne, 1,4454 euro le litre, soit 1,12 centime de plus que la semaine précédente. Celui d’essence sans plomb 95 (SP95) a, quant à lui, augmenté de 2,03 centime, passant de 1,5245 à 1,5448 euro. En un an, le litre de gazole a pris 20,54 % à la pompe et celui de SP95 15,577 %.
Cette hausse du prix du carburant s’explique tout d’abord par l’envol du baril de Brent, la référence européenne, qui avoisine les 75 dollars contre 52 dollars début août 2017. À cela s’ajoutent les taxes qui ont augmenté d’environ 30 centimes par litre depuis 2014, notamment à cause de la taxe carbone, composante de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). Combinée à la TVA, toutes deux représentent désormais entre 60 à 65% du prix total du carburant. Et le pire reste à venir, puisque le gouvernement prévoit de continuer d’augmenter les taxes jusqu’à la fin du quinquennat, “une incitation à changer les modes de transport, pour aller vers une économie décarbonée” selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.
L’évolution du taux de change euro-dollar à la baisse n’avantage pas non plus les Français, puisque le pétrole s’échange en dollars, sans oublier le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie qui oblige les fournisseurs à promouvoir les économies d'énergie auprès des consommateurs. Depuis 2018, il a été renforcé, un coût supplémentaire entre 3 à 6 centimes d’euro par litre. Les associations de défense des consommateurs dénoncent aussi une hausse des marges des distributeurs, ce que dément le Conseil national des professions de l’automobile et l’Union française des industries pétrolières.   



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G) Facebook lorgne sur les données bancaires de ses membres
Facebook a approché des banques américaines pour leur demander de partager des données de leurs clients, en échange de la possibilité de faire de la publicité sur son service. Selon le réseau social, sa proposition vise à développer des services sur Messenger et les chatbots, pas d'exploiter ces informations.
Si vous en aviez la possibilité, accepteriez-vous de passer par Facebook Messenger pour consulter le solde de votre compte courant, vérifier les transactions financières récentes et interagir avec votre conseiller bancaire ? Le réseau social semble creuser dans cette direction : selon une information du Wall Street Journal, des contacts ont été noués avec de grandes bancaires américaines.
Aux dernières nouvelles, ces discussions n’auraient pas débouché sur quoi que ce soit de concret : la source du journal a indiqué que, plusieurs mois se sont écoulés depuis cette prise de contact sans que les établissements en question ( Chase, la banque de détail de JPMorgan, Citi (Citigroup), US Bancorp et Wells Fargo) donnent une suite particulière à cette proposition.
Il semble en outre que le périmètre des négociations entre le site communautaire et ces poids lourds de la finance se limite au marché nord-américain : en effet, pas un groupe européen — et a fortiori français — n’est cité. Cela ne signifie pas que Facebook n’a pas d’ambition à l’internationale dans ce domaine, mais que pour le moment, ce projet, qui est encore en gestation, se limite aux USA.

Chatbots de Messenger

Mais pourquoi rechercher un tel partage de données sensibles ? D’après une porte-parole du réseau social citée par TechCrunch, il s’agit simplement de fournir de nouveaux services à sa communauté, en leur permettant de contacter des chatbots spéciaux via l’outil de messagerie instantanée. À l’entendre, Facebook ne se servirait en aucune façon de ces informations à son avantage.
« L’idée est que la messagerie instantanée avec une banque peut être meilleure que d’attendre en attente au téléphone – et c’est complètement volontaire [opt-in, ndlr]. Nous n’utilisons pas ces informations au-delà de ces types d’expériences — pour la publicité ou quoi que ce soit d’autre. Une partie essentielle de ces partenariats est de garder l’information des gens en sécurité », explique-t-elle.
À la place, il était plutôt question que Facebook se rémunère à travers la publicité faite par les banque sur sa plateforme. Les établissements auraient pu, selon le Wall Street Journal, mettre en avant certaines de leurs offres sur le service, dont la messagerie revendique à elle seule une communauté forte de 1,3 milliard de membres. Mais les banques n’ont pas donné suite pour l’instant, Chase ayant même mis aux discussions.

Parfum de polémique

Le fait est que Facebook s’intéresse depuis un certain nombre d’années au monde de la finance. En 2011, PayPal a permis l’échange d’argent entre amis sur le réseau social (et aujourd’hui, les deux entreprises sont partenaires dans plus de 40 pays pour permettre aux utilisateurs d’obtenir les reçus de leurs achats sur Messenger). Fin 2017, le site a activé en France l’envoi d’argent entre particuliers via la messagerie.
Il n’en demeure pas moins que l’information de la presse anglo-saxonne a de quoi alarmer, et cela même s’il n’est question ici que d’un projet encore incertain et non pas d’un service déjà en place, déployé dans le monde entier et activé par défaut. Elle a en tout cas déjà fait couler beaucoup d’encre, signe que les initiatives de Facebook, dès qu’il s’agit de données privées, suscitent toujours une vive inquiétude.
En effet, l’image de marque de Facebook a en effet été fortement ternie en début d’année, lorsque scandale de Cambridge Analytica a éclaté : l’entreprise britannique est accusée d’avoir aspiré de vastes données personnelles à des fins politiques, et sans le consentement des personnes. Ces renseignements ont ensuite été exploités et Facebook a été accusé de n’avoir rien fait pour empêcher cela. 
 

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H) Faut-il "remettre la France au travail" ?

« J’ai besoin de remettre la France au travail », cette petite phrase d’Emmanuel Macron a fait mouche, même s’il a tenté de l’effacer par « Il y’a trop de gens aujourd’hui, qui travaillant dur, ne gagnent pas suffisamment ». Attardons nous néanmoins sur la première formulation : Ce procès latent concernant l’économie hexagonale, qui veut que le cœur du problème, soit le peu d’appétence des français à travailler. Ce discours n’est pas nouveau. Et s’il braque les esprits, c’est qu’il fait écho aux heures sombres de notre histoire. Quand l’ordre nouveau promu par le gouvernement Pétain, prétendait déjà apporter la rédemption à la France oisive du Front populaire : « Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié ». « Tous les Français, ouvriers, cultivateurs, fonctionnaires, techniciens, patrons ont d'abord le devoir de travailler… etc.». Parce que mettre la France au travail, ce n’est pas la même chose que de donner un travail à tous. L’expression véhicule une foule de sous-entendu sur le chômage volontaire, l’assistanat, la préférence pour le loisir, un accès gratuit aux services publics trop généreux, qui ne serait pas adossé à une production de richesse suffisante. Disons-le sans détour, c’est une phrase sonne père fouettard, éloigné du marché du travail et qui ne saisit plus rien de la pression qui s’y exerce.


Mais passé le ressenti, il y a pourtant bien une réalité derrière ce slogan. La France fait bien parti des pays qui mobilise le moins le volume de travail au regard de sa population.


1/ Le taux d’emploi, c’est-à-dire la part de la population qui travaille en pourcentage de la population en âge de travailler, se situe en bas de l’échelle des pays avancés. Et l’on sait que cet écart provient des bords : des plus jeunes d’abord, avec une moindre proportion d’étudiants qui cumulent un emploi. Et des plus vieux, avec un âge effectif de la retraite plus bas qu’ailleurs. Et une part importante de l’écart se concentre ainsi sur des petits jobs, plutôt à faible valeur ajoutée.


2/ Facteur aggravant, la durée de travail de ceux qui sont en emploi se situe aussi en bas de l’échelle, moins à cause de la durée habituelle du travail, que du nombre de congés, de jours fériés, et de la forte proportion de CDD courts qui produit de l’intermittence et donc une faible durée du travail en année pleine. Alors certes, l’Allemagne, fait encore moins bien que nous, ainsi que certaines économies du Nord, mais cela ne retire rien au constat strictement quantitatif.


Et lorsque l’on met bout à bout, notre faible taux d’emploi et notre faible durée annuelle du travail, on aboutit bien à un constat sans appel. La France est le pays développé qui mobilise le moins d’heures de travail par habitant. Et même, si on l’a dit, le gros de l’écart correspond à des petits jobs à faible valeur ajoutée, il est indéniable que cela contribue à diminuer le revenu par habitant et complique le financement de la dépendance et des biens collectifs. Problème de coût du travail, de spécialisation, de rigidités, de demande, de formation, ou de préférence ? A ce stade, toutes les interprétations sont recevables. Tout comme l’idée de remettre la France au travail, si on débarrasse l’expression de sa charge condescendante ou stigmatisante.


Il y a surtout un autre constat statistique tout aussi têtu que les faits statistiques que j’ai mentionnés plus haut. C’est la corrélation négative qu’il y a entre la durée du travail et la productivité horaire du travail. La productivité horaire du travail tend à être plus élevée dans les pays où la durée du travail est la plus faible. C’est précisément le cas de la France qui se retrouve plutôt en haut de l’échelle en termes de productivité, quand la Corée ou le Japon, ou dans une moindre mesure la Grèce ou le Royaume-Uni, modèles de mobilisation, ferment la marche du classement. Ce qui signifie 1/ que nous sous-estimons pour partie la durée réelle du travail, là où elle est légalement courte et 2/ que le travail est plus intense dans ces mêmes pays. Pour ces deux raisons la formule « remettre la France au travail » est irrecevable. Elle heurte une autre réalité française. Celle d’une forte implication dans le travail. « Remettre la France en emploi » est déjà beaucoup plus recevable. Et s’en tenir à l’expression « créer de l’emploi », toujours plus consensuelle.
 

Olivier Passet 
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I) Hausse des prix du carburant : «Un impact considérable sur le pouvoir d’achat»

François Carlier, dirigeant de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), demande à l’État de geler les hausses de taxes sur les carburants pour les années à venir.

Avec les prix à la pompe qui flambent, le trajet des vacances coûte de plus en plus cher aux Français. François Carlier, délégué général de l’association de défense des consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), demande à l’État de revoir la fiscalité sur les carburants.

Comment réagissent vos adhérents face à la flambée actuelle des prix à la pompe ?
FRANÇOIS CARLIER. Si nous avons décidé de publier il y a quelques semaines une étude sur les taxes et les marges des distributeurs, c’est justement suite aux alertes de nos adhérents et nos militants sur les prix du carburant qui ne cessaient de s’envoler. Les gens s’en sont notamment rendu compte après le dépassement des seuils psychologiques de 1,40 € le litre de gazole, et 1,50 € celui d’essence. L’impact sur le pouvoir d’achat est considérable, notamment pour les populations les plus fragiles, en zone rurale, où l’automobile est indispensable.

Que peut faire l’État ?
C’est lui le premier responsable de cette flambée. Depuis cinq ans, la fiscalité sur les carburants a fortement augmenté, notamment avec la contribution climat énergie (NDLR : une sorte de taxe carbone). Bercy a profité d’un baril bas pour augmenter les taxes. Le consommateur n’a rien vu et cette hausse a été plus facilement acceptée. Aujourd’hui, la fiscalité pèse pour plus de 60 % sur le prix du litre de carburant. C’est énorme. Et c’est loin d’être terminé puisque de nouvelles hausses sont désormais programmées à chaque début d’année. Ce n’est pas possible.

Que demandez-vous à l’État ?
Il ne s’agit pas de revenir en arrière et de baisser la fiscalité des carburants. Nous comprenons la volonté d’un signal prix envoyé au consommateur. En revanche, il faut stopper les hausses de taxes prévues pour les prochaines années. Le gouvernement a une feuille de route qui prévoit des augmentations de quelques centimes d’euros chaque année. Maintenir ces hausses serait un véritable acharnement alors qu’en un an, entre 2017 et 2018, le prix du baril a explosé.

Les aides publiques pour l’achat d’un véhicule plus écologique sont-elles suffisantes ?
Absolument pas. C’est même un autre aspect de ce scandale. Les taxes prélevées ne sont pratiquement pas fléchées vers les quelques aides à l’achat d’un véhicule plus propre. En 2013, quand les taxes ont soudainement explosé, sous l’impulsion du gouvernement socialiste d’alors, et surtout d’un conseiller du président, Emmanuel Macron, c’était d’abord pour contrebalancer la baisse des charges des entreprises. Aujourd’hui encore, ces taxes prélevées dans la poche des automobilistes servent avant tout à combler le déficit public.

 Erwan Benezet
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J) Pour ou contre le changement d'heure? Vous avez jusqu'au 16 août pour donner votre avis
Pour ou contre le changement d'heure? La commission européenne vous demande votre avis dans le cadre d'une étude ayant pour but de convaincre les états membres d'abandonner ce dispositif. Jusqu'au jeudi 16 août, les citoyens européens peuvent répondre à un questionnaire en ligne pour donner et expliquer leur opinion, rapporte Ouest-France ce lundi 6 août.
Dans cette consultation, cinq questions sont posées sur les expériences des sondés, leurs inquiétudes et leur préférence entre rester à l'heure d'hiver ou d'été si le changement n'existait plus. Le questionnaire est disponible ici.
"À la suite d'un certain nombre de demandes émanant de citoyens, du Parlement européen et de certains États membres, la Commission a décidé d'examiner le fonctionnement des actuelles dispositions européennes relatives à l'heure d'été et d'évaluer si elles devraient être modifiées ou non. Dans ce contexte, la Commission souhaite recueillir les points de vue des citoyens européens, des parties prenantes et des États membres sur les actuelles dispositions européennes relatives à l'heure d'été et sur une éventuelle modification de ces dispositions", est-il expliqué en amont du questionnaire.
Cette étude de la commission européenne intervient alors que les députés européens ont voté, en février dernier, une résolution en faveur de l'abandon de l'alternance. Il appartient toutefois à chaque pays de décider s'il applique ou non ce changement.
Le changement d'heure, un "système devenu obsolète"
A l'origine de la résolution, la députée européenne écologiste Karima Delli a fait valoir que "les députés répondent au souhait de nombreux citoyens mobilisés contre un système devenu obsolète".
"Les études démontrant un accroissement des accidents de la route ou des troubles du sommeil lors du changement d'heure, doivent être prises au sérieux", a plaidé l'élue française des Verts, estimant que les économies d'énergie, but initial des changements d'heure saisonniers, "ne sont pas probantes".
Mais pour le Français Renaud Muselier (PPE, droite), "en l'absence d'étude d'impact poussée, la volonté de plusieurs députés européens de faire abolir la directive 'Fuseaux horaires' est ridicule". "L'Europe doit intervenir moins et mieux et surtout à bon escient", a-t-il prôné.
 
Claire Tervé


L'eurodéputée Karima Delli se bat pour que vous ayez une heure de sommeil en plus
Non, le changement d'heure ne va pas vous décaler

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La production industrielle de la France est repartie en hausse en juin après trois mois consécutifs de recul, progressant de 0,6%, sous le coup notamment d’un fort rebond de la production dans la cokéfaction et le raffinage, selon les données publiées vendredi par l’Insee.  

Ce rebond de la production industrielle en juin fait suite à un repli confirmé à -0,2% en mai et s’avère légèrement supérieur aux attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur une hausse de 0,5%.
La seule production manufacturière (hors énergie) a elle aussi affiché une progression de 0,6% en juin après avoir accusé une baisse de 0,5% en mai, un chiffre légèrement révisé par rapport à la première estimation, qui faisait état d’un recul de 0,6% en mai.
Sur un an, la production industrielle affiche une hausse de 1,0% et la production manufacturière connaît une progression plus marquée, de 1,4%. 
Sur l’ensemble du deuxième trimestre, la production industrielle s’inscrit en baisse de 0,4% tandis que la production manufacturière reste quasi stable, avec une hausse limitée à 0,1%.
La reprise de la production industrielle au mois de juin n’a pas éclipsé les contre-performances des deux mois précédents et ce peu d’entrain a contribué à freiner la croissance de l’économie française au deuxième trimestre, qui est restée poussive avec une progression du produit intérieur brut (PIB) limitée à 0,2%, selon les données publiées par l’Insee fin juillet.
Par secteurs, le redressement de la production au mois de juin a notamment été alimenté par un fort rebond de la production dans la cokéfaction et le raffinage (+25,2% après −14,4%), en raison de la reprise de la production dans plusieurs raffineries après des opérations de maintenance, souligne l’Insee.
La production est également repartie à la hausse dans les matériels de transport (+1,7% après −1,3%) et dans les “autres industries” (+0,6% après −0,5%), tandis qu’elle a continué de progresser dans les industries extractives (+0,7% après +1,7%).
A l’inverse de la tendance, deux secteurs affichent des performances négatives sur le mois, avec une poursuite de la baisse de la production dans les industries agroalimentaires (-0,5% après −0,6%) et un reflux dans les biens d’équipement (−1,2% après +1,2%). 

Myriam Rivet, édité par Marine Pennetier
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2 commentaires:

Unknown a dit…

Excellent !

Ali Mokrane a dit…

Joffrin aurait pu faire un édito identique sur la situation en Libye du temps de Kadhafi, comme il en a fait sur la Syrie de Bachar El Assad. Les arguments de la gauche bobo contre les régimes répressifs ou prétendus tels apportent une sorte de légitimité aux interventions étrangères, aussi terribles qu'en soient les conséquences comme en Irak, en Libye et en Syrie