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avril 02, 2026

NOUVELLES de FRANCE - Avril 2026

Sommaire:

A) - Les Français sacrifiés sur l’autel de l’idéologie : l’appauvrissement par procuration 

B) - La macrongirl de l’IMA brille au firmament du vide 

C) - La fable de l’écrivain réfractaire et du journal qui se prosterne, Boualem Sansal et Libération

D) - Flambée artificielle du pétrole : crise géopolitique, prétexte vert ou nouvel outil de contrôle social ?

E) - Le scandale qui révèle le visage criminel des réseaux maçonniques au cœur du pouvoir

 


 

A) - Les Français sacrifiés sur l’autel de l’idéologie : l’appauvrissement par procuration 

La crise par procuration : une absurdité volontaire

Nous sommes en mars 2026 et le gazole flirte à nouveau avec les 2 euros le litre, parfois plus sur autoroute. Le baril de Brent dépasse les 100 dollars, poussé par les tensions au Moyen-Orient. Les ménages se serrent la ceinture, les artisans calculent au centime près, les transporteurs répercutent. Et que nous répond-on ? « C’est la crise. » Comme si elle était tombée du ciel. Comme si nous n’avions pas choisi, collectivement, de nous y plonger. 

C’est la crise par procuration. Exactement comme s’infecter volontairement par un virus sous prétexte que « tout le monde l’attrape » et qu’il faut « être solidaires ». Absurde ? Pourtant, c’est la logique que nos gouvernements successifs nous imposent depuis des années. Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient ne nous regardent pas. Elles ne menacent ni notre territoire ni notre sécurité vitale. Nous y sommes entrés de notre plein gré, par idéologie, pour « faire comme tout le monde », pour défendre « le bien » contre « le mal ». Résultat : sanctions, embargos, dépendance énergétique aggravée, inflation importée. Et pendant ce temps, le peuple français paie l’addition. 

Des crises fabriquées par nos élites

Tout commence par un mensonge de fond : les crises seraient extérieures, inévitables, et nos dirigeants n’y seraient pour rien.

Faux. Les crises d’aujourd’hui sont la résultante directe des politiques menées par nos élites depuis des décennies.

Elles ne travaillent plus dans l’intérêt du peuple français. Elles servent une idéologie mondialiste, verte, atlantiste, qui place les grands principes abstraits au-dessus de la réalité concrète : souveraineté énergétique, pouvoir d’achat, indépendance nationale. 

Le sabotage de notre souveraineté énergétique

Prenons l’énergie. La France possédait, il y a encore quinze ans, une quasi-autonomie. Son parc nucléaire, fruit de la grande politique gaullienne et pompidolienne, couvrait près de 70 % de sa production électrique. Avec l’hydroélectricité et quelques fossiles domestiques, nous étions l’un des pays les plus indépendants d’Europe. L’indépendance énergétique globale atteignait 56 % grâce à l’atome considéré comme production nationale. C’était une fierté, une sécurité stratégique. Que reste-t-il aujourd’hui ? Un sabotage en règle. 

Depuis les années 2010, sous la pression des accords verts, des lobbies écologistes et des compromis électoraux, on a fermé des réacteurs (Fessenheim en tête), reporté les maintenances, imposé des objectifs absurdes de réduction à 50 % du nucléaire. On a préféré miser sur des renouvelables intermittents, chers et importés en grande partie (panneaux solaires chinois, éoliennes allemandes).

On a aligné notre politique sur Bruxelles et Berlin plutôt que sur nos intérêts.

Résultat : même si le nucléaire remonte légèrement en 2025-2026 grâce à un réveil tardif, la dépendance aux importations de gaz et de pétrole s’est creusée. Et quand les marchés mondiaux s’affolent, la facture explose. 

Cette vulnérabilité n’est pas une fatalité géologique. Elle est idéologique. Refuser le gaz russe, voisin fiable et bon marché via pipelines, pour le remplacer par du GNL américain ou qatari, plus cher, plus polluant (transport maritime) et plus volatile : voilà la « folie » assumée depuis 2022. Avant le conflit ukrainien, la Russie fournissait 45 % du gaz européen. En 2025, moins de 13 %, et le pétrole russe est tombé sous les 3 %. On a coupé les ponts pour « punir » Moscou. On s’est surtout puni nous-mêmes. Le détroit d’Ormuz bloque partiellement ? Le Qatar voit ses installations touchées ? Le prix du gaz flambe de 35 % en quelques jours. Et la France, amputée de sa souveraineté, subit. C’est de la haute trahison. Trahison envers les générations qui ont bâti ce parc nucléaire. Trahison envers les Français qui paient aujourd’hui le prix de cette idéologie. 

L’appauvrissement quotidien des Français

Car l’appauvrissement est massif et quotidien. Une hausse de 10 dollars du baril représente environ 100 euros de dépenses énergétiques supplémentaires par an et par ménage. Avec les 20-30 centimes de plus au litre observés depuis février, un salarié moyen qui parcourt 30-50 km par jour perd plusieurs dizaines d’euros par mois. Multipliez par des millions de ménages : c’est des milliards qui sortent des poches des Français pour aller… où ? Dans les caisses de l’État via la TVA qui s’applique sur le prix total.

L’État s’enrichit mécaniquement sur la crise qu’il a contribué à créer.

Pendant ce temps, les boucliers tarifaires sont rognés, les aides ciblées tardent, et la précarité énergétique touche des millions de foyers : et l’on nous dira encore que c’est… la crise !

Guerres étrangères : nous n’y sommes pas impliqués

Mais l’idéologie ne s’arrête pas à l’énergie. Elle s’étend à la géopolitique. La guerre en Ukraine ? Nous n’y étions pas impliqués militairement. Pourtant, nous avons choisi les sanctions maximales, l’envoi d’armes, l’accueil de réfugiés sans limite. Idem pour les tensions au Moyen-Orient et les escalades impliquant l’Iran. Ces conflits ne menacent pas directement nos frontières. Ils ne justifient pas que nous sacrifiions notre économie. Mais « il fallait être solidaires », « défendre la démocratie », « punir l’agresseur ». Résultat : inflation énergétique, perturbation des chaînes d’approvisionnement, et maintenant une nouvelle flambée des prix. Les Français n’ont rien demandé de tout cela. Ils voulaient simplement pouvoir se chauffer, rouler, travailler. 

L’argent public détourné vers l’armement

Et pendant que les ménages s’appauvrissent, où va l’argent public ? Dans l’armement. Les dépenses militaires mondiales ont atteint un record historique en 2024 : 2.718 milliards de dollars, en hausse de 9,4 %. La France n’est pas en reste. Son budget défense a doublé en dix ans pour atteindre 57 milliards d’euros en 2026, avec une hausse supplémentaire de 6,7 milliards cette année. Loi de programmation militaire oblige : on commande des canons César, des missiles, des blindés, des sous-marins. On livre à l’Ukraine, on vend à l’Arabie saoudite. Les conglomérats militaro-industriels (Lockheed, MBDA, etc.) voient leurs carnets de commandes déborder. Les actionnaires se frottent les mains. 

Pendant ce temps, les services publics craquent : hôpitaux en sous-effectif, écoles délabrées, routes non entretenues. L’argent qui pourrait servir à relancer le nucléaire, à isoler les logements, à baisser les taxes sur l’énergie, part en munitions et en drones.

C’est le choix assumé des gouvernements : prioriser la guerre, l’OTAN, l’alignement atlantiste plutôt que le bien-être du peuple.

Les classes laborieuses deviennent la variable d’ajustement. Elles paient l’inflation, les taxes, la précarité. Et quand elles protestent, on les traite de « populistes » ou de « complotistes ». 

Des chiffres qui accusent

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 87 % des entreprises françaises disent voir leurs marges impactées par la crise énergétique. 28 % se sentent en danger d’existence. 77 % des Français se disent pessimistes pour 2026. Le moral est au plus bas, le pouvoir d’achat fond comme neige au soleil. Et pendant ce temps, les élites pantouflent, les think-tanks idéologiques pondent des rapports sur la « transition juste », et les médias mainstream expliquent que « c’est compliqué ». Non, ce n’est pas compliqué. C’est une trahison claire et organisée. 

Une trahison historique et organisée

Successivement, de Sarkozy à Macron en passant par Hollande, les gouvernements ont choisi l’idéologie contre le pragmatisme. L’Europe d’abord, le climat d’abord, les valeurs d’abord… et la France en dernier. Ils ont sacrifié l’autonomie énergétique sur l’autel du Green Deal. Ils ont sacrifié la neutralité sur l’autel de l’atlantisme. Ils ont sacrifié le pouvoir d’achat sur l’autel de la « solidarité internationale ».

Le peuple n’est plus souverain : il est le dindon de la farce. 

Il est temps de reprendre le contrôle

Il est temps de dire stop. La crise n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un choix politique.

Reprenons le contrôle. Exigeons une politique énergétique souveraine : relance massive du nucléaire, diversification pragmatique des approvisionnements (y compris avec des voisins stables), fin des sanctions suicidaires. Exigeons que l’argent public serve d’abord les Français : baisse des taxes sur l’énergie, investissements dans l’industrie et l’agriculture, et non dans des aventures militaires lointaines. Exigeons que nos dirigeants travaillent pour le peuple, pas pour des idéaux abstraits ou des alliances qui nous ruinent. 

Les Français ne sont pas des sacrifiés consentants. Ils sont un grand peuple, capable de résilience et de lucidité. L’heure du réveil a sonné. Refusons la crise par procuration. Refusons l’appauvrissement idéologique.

Reprenons notre destin en main. Avant qu’il ne soit trop tard. 

https://multipol360.com/les-francais-sacrifies-sur-lautel-de-lideologie-lappauvrissement-par-procuration/

 


B) - La macrongirl de l’IMA brille au firmament du vide 

« Que d’hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller » (Nietzche). Il suffit de remplacer le mot hommes par femmes et vous avez le portrait vérité de la nouvelle présidente de l’Institut du monde arabe (IMA), Anne-Claire Legendre, ex-conseiller pour l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient de Sa Majesté, Jupiter 1er. Un mois après avoir succédé à l’indéboulonnable Jack Lang, l’intrigante quadragénaire à la Carrière déjà bien remplie, étale sa science comme de la confiture mais aussi son avantageux minois dans une pleine page du Monde[1]. Elle livre ses confidences à une certaine Roxana Azimi. Cela reste entre Dames de bonne compagnie et cela relève de la fameuse diplomatie féministe. C’est mieux ainsi. C’est plus convenable, dirait-on dans le langage compassé du vieux Quai d’Orsay ! Mais, que retenir de quatre colonnes de texte venant surtout mettre en valeur la photo de la Star du Macron Circus ? Une logorrhée technocratico-médiatico-nombriliste d’Anne-Claire Legendre mais, aussi et surtout, un hymne à la joie d’elle-même et de son mentor préféré.

Une logorrhée technocratico-médiatico-nombriliste 

Cet entretien de haut vol nous est présenté par Le Monde comme la « feuille de route de la diplomate arabisante » qui succède à Jack Lang, démissionnaire involontaire de l’IMA. On l’aura compris, c’est du sérieux.

Il débute très fort. Anne-Claire Legendre nous explique comment l’Institut accorde une place à la guerre actuelle en Iran. « Par des tables rondes qui apporteront une vision historique et académique dans le cadre d’un débat apaisé donnant une place aux sociétés civiles ». Il fallait y penser. Et, elle poursuit sur sa lancée par un charabia incompréhensible pour le commun des mortels. Notre diplomate déclare qu’elle est à la recherche d’un « vrai enjeu de marque pour l’Institut » pour clarifier son rôle ! Elle y travaille avec les équipes pour « rendre plus lisibles à la fois la mission, les valeurs, la programmation, pour revoir la charte graphique et la signalétique ». C’est du costaud.

Elle rajoute, qu’en dehors d’être un centre d’apprentissage de l’arabe, le bidule est « aussi un lieu dévolu aux échanges d’ordre géopolitique et diplomatique s’adressant à un public français, tout en favorisant le rapprochement des points de vue entre les pays concernés ». Mazette ! Vaste programme, comme aurait dit le général de Gaulle. Nous voici pleinement rassurés tant l’IMA possède désormais une boussole claire et un cap pérenne. Nos centres de recherche sur les relations internationales doivent se le tenir pour dit.

Notre passionaria devient plus évasive et plus floue lorsqu’elle aborde la question de la dette actuelle des pays arabes envers l’Institut. Rappelons qu’ils sont censés contribuer à hauteur de 40% du budget mais ne le font pas. Mais Zorro est arrivé et nous livre sa recette miracle pour combler le trou, nous qui avons les poches vides et eux qui ont les poches pleines : « Il n’y a plus vraiment de versement de subventions régulières, mais un fonds de dotation a été créé pour recueillir les arriérés des pays arabes, et il existe des subventions par projet. Mais on voit que la demande des pays a évolué. On doit être dans une logique de coconstruction de coproduction … ». Élémentaire, mon cher Watson. La vieille ficelle du jeu de bonneteau pour dissimuler le gouffre financier que représente l’IMA pour un pays qui n’en a pas besoin compte tenu de sa situation budgétaire catastrophique[2].

Pour conclure son morceau de bravoure et d’exercice d’autosatisfaction, Anne-Claire Legendre nous explique qu’elle est/elle s’est investie d’une mission quais-divine : « C’est une priorité. Nous avons un rôle central dans la construction et le renforcement de la cohésion nationale, parce que nous sommes une institution culturelle républicaine qui peut apporter un éclairage sur la culture arabe, la langue arabe, mais aussi le fait religieux. En langue, on constate une énorme demande, qui n’est pas traité de manière suffisante par l’éducation nationale car il n’y a pas assez de professeurs agrées ». Diantre. Il nous semblait, mais nous devons avoir un trou de mémoire, que « La langue de la République est le français » et que cette disposition faisait partie de ce que l’on qualifie de « bloc de constitutionnalité »[3]. Apprenons déjà à nos chères têtes blondes à parler et à écrive convenablement la langue de Molière avant de nous soucier de l’apprentissage des langues étrangères ! Laissons ce soin à d’autres qui s’en chargent parfaitement. Il nous semblait que le rôle de tout diplomate français, comme du Chef de l’État[4], qui se respectait était de promouvoir l’apprentissage de la langue française. N’existe-t-il pas une Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sise à Paris ainsi qu’une Cité internationale de la langue française sise à Villers-Côtterets dans l’Aisne, Cité inaugurée en grandes pompes par Emmanuel Macron en son temps ? 

Où y a d’la gêne, y a pas de plaisir !

Un hymne à la joie d’elle-même et de son mentor 

Après avoir lu et relu plusieurs fois le madrigal de la nouvelle présidente de l’IMA, le lecteur reste sur sa faim tant la confusion semble être sa ligne directrice. Elle se paie de mots pour soigner les maux de l’Institut, sorte de bateau ivre dont le capitaine, encore récemment renouvelé par Jupiter dans son mandat, devrait rendre des comptes et rendre gorge. Un classique de la Macronie et de son en même temps. Vidons les caisses et embrassons-nous Folleville ! Telle est sa devise.

La Dame est une experte en brosse à reluire. Et elle s’y connait. Un petit couplet sur Kim Jong Macron est toujours le bienvenu et ne peut pas faire de mal par ces temps difficiles : « La guerre actuelle change aussi le regard qu’on porte sur ces pays et qu’ils portent sur nous. La France est connue pour sa position particulière dans la région. Cette position d’allié fiable est d’autant plus appréciée à un moment où l’on observe, dans la région, une diversification des partenariats ainsi qu’une défiance envers l’alliance exclusive avec les États-Unis. Par ailleurs, il n’a pas échappé aux pays arabes que la France est la première puissance touristique au monde, dont ils sont eux-mêmes friands ». Cela ressemble étrangement à des éléments de langage (EDL) tout droit venus du Château pour justifier une injustifiable diplomatie de gribouille dans l’actuel conflit qui secoue la zone. Cela tombe bien. Elle en vient du Château où elle officiait, il y a peu encore, aux côtés de l’ineffable, Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique peu diplomatique[5]. Tout ceci est pathétique pour ne pas dire risible si le sujet n’était pas sérieux. Nous sommes dans l’entre-soi dans ce qu’il a de plus détestable pour les authentiques grands serviteurs de l’État. Et, il n’en existe encore mais ils préfèrent se terrer dans un mutisme assourdissant.

Notre nouvelle Diva du monde arabe ne doute de rien et n’oublie pas qui l’a installée à la tête de ce machin dont le contribuable français peine à comprendre l’utilité marginale au regard de son coût exorbitant. Anne-Claire Legendre à la tête de l’IMA, ce n’est pas le Pérou. En définitive, son madrigal médiatique n’est qu’un vulgaire bibelot d’inanité sonore. Pouvait-il en être autrement pour cette magnifique blonde à l’échine souple et au verbe haut qui fait partie du dernier train de recasage des copains et des coquins de la République qui n’en peut mais ?[6]

L’insoutenable légèreté de l’être 

« De tous les vices, la vanité est décidément le plus ridicule ! » (Marcel Pagnol). Assurément, la nouvelle présidente de l’IMA n’a pas été oubliée le jour de la distribution … en vanité. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle a été gâtée tel une enfant gâtée. « Vanitas, vanitatum et omnia vanitas » (Vanité des vanités et tout est vanité ». Comme cela ne fait plus mystère dans les milieux bien informés, narcissisme et opportunisme sont les deux mamelles de la cloporte jupitérienne. La pétulante Anne-Claire Legendre ne fait pas exception à la règle. Son entretien au quotidien de référence constitue un morceau de bravoure qui mériterait de prendre place dans le sottisier du Quai d’Orsay. La péronnelle n’a pas le moindre complexe, tout au long de cet entretien, tant elle fonctionne au tout à l’égo comme son roi qui l’a fait reine. Pas plus que le doute, l’humilité – qualité qui honore les authentiques diplomates – ne l’habite tant elle est sûre de son fait. Le Monde, qui se décrit comme producteur d’information fiable, lui sert la soupe qui n’est qu’un infâme brouet. En dernière analyse, force est de constater que la Macrongirl de l’IMA brille au firmament du vide.

Jean Daspry, pseudonyme d’un haut fonctionnaire, Docteur en sciences politiques

 https://lediplomate.media/tribune-macrongirl-ima-brille-firmament-vide/

[1] Roxana Azimi (propos recueillis par), Anne-Claire Legendre, « L’IMA peut offrir un débat apaisé », Le Monde, 20 mars 2026, p. 20.

[2] Jean Daspry, Jeter l’argent par les fenêtres ou la diplomatie des largesses !www.lediplomate.media , 31 janvier 2026.

[3] Article 2, Titre premier – DE LA SOUVERAINETÉ, Constitution française du 4 octobre 1958, https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur

[4] Victoire Riquetti, « France is wild » : quand l’Élysée met en scène sa force régalienne (en anglais …)www.bvoltaire.fr , 20 mars 2026.

[5] Jean Daspry, Emmanuel Bonne à Moscou : de la diplomatie pathétiquewww.lediplomate.media, 15 février 2026.

[6] Jean Daspry, De la République des copains : 1,2, 3 …www.lediplomate.media , 24 février 2026.

 

 

C) - La fable de l’écrivain réfractaire et du journal qui se prosterne, Boualem Sansal et Libération

Il est des moments où le traitement médiatique d’une affaire en dit davantage que les faits eux-mêmes. Ce qui entoure aujourd’hui la trajectoire de Boualem Sansal relève de cette catégorie – un cas révélateur des ambiguïtés, des prudences et, parfois, des renoncements qui traversent nos institutions culturelles et politiques.

À lire Libération, on croirait assister à une reconstitution fidèle d’une séquence complexe. Mais très vite, une impression domine, celle d’un récit orienté, qui épouse avec une troublante complaisance les lignes de défense élaborées par Gallimard. Loin d’éclairer, ce récit semble d’abord chercher à atténuer, à lisser, à rendre acceptables des choix qui mériteraient pourtant d’être interrogés avec rigueur.

Car il ne s’agit pas ici d’un simple différend éditorial. Il s’agit d’un écrivain dont la parole dérange, dont la liberté engage, et dont le sort a manifestement été appréhendé à l’aune de considérations qui le dépassent. Dans cette affaire, la retenue affichée par Élysée comme par le Quai d’Orsay ne peut être comprise sans être mise en relation avec une constante de la diplomatie française : la volonté de ne pas heurter le pouvoir algérien.

Ce choix, qui peut relever d’une logique d’État, n’est pas en soi illégitime. Mais il devient problématique lorsqu’il conduit à reléguer au second plan la défense d’un écrivain menacé ou fragilisé. Il devient plus problématique encore lorsqu’il s’accompagne d’une forme de silence, voire d’effacement, au moment même où une parole claire serait attendue.

C’est ici que le rôle des médias devrait être décisif. Non pour amplifier des éléments de langage, mais pour introduire de la distance, de la contradiction, de la complexité. Or, en reprenant une narration qui inverse subtilement les responsabilités et recompose les rôles, Libération manque précisément cette exigence. Le journal ne se contente pas de relayer une version, il contribue à installer une grille de lecture qui tend à exonérer les acteurs dominants et à déplacer le centre de gravité du débat.

Face à ces prudences croisées, un fait demeure, difficilement contestable : sans l’engagement persévérant du Comité de soutien à Boualem Sansal, cette affaire serait probablement restée confinée dans les marges. C’est cette mobilisation, extérieure aux circuits institutionnels, qui a permis de maintenir la question ouverte, d’empêcher son étouffement discret, et, finalement, d’obtenir des avancées tangibles.

Il faut le dire clairement : ce sont ces voix indépendantes, obstinées, parfois marginalisées, qui ont assumé ce que d’autres n’ont pas voulu faire. Là où les institutions ont hésité, temporisé, ou contourné, le Comité de soutien a nommé, alerté, insisté. Là où certains ont cherché à relativiser, il a rappelé l’essentiel : la liberté d’un écrivain ne se négocie pas.

Dès lors, vouloir aujourd’hui recomposer le récit, redistribuer les rôles ou atténuer les responsabilités revient à prolonger ce qui a précisément fait défaut au départ : le courage de dire les choses telles qu’elles sont. Or il ne peut y avoir de démocratie vivante sans cette exigence de vérité.

Car au fond, la question est simple : qui, dans cette affaire, a été fidèle à l’idée même de liberté intellectuelle ? Ceux qui ont calculé, attendu, aménagé ? Ou ceux qui ont, sans relâche, défendu Boualem Sansal pour ce qu’il est — un écrivain libre, dont la parole mérite d’être protégée sans condition ?

La réponse, cette fois, ne devrait plus être incertaine.

Kamel Bencheikh
 
Kamel Bencheikh est un écrivain et intellectuel franco-algérien dont le parcours mêle engagement, réflexion politique et passion pour la langue française. Après une vingtaine d’années en Algérie, puis un long ancrage en France, il s’est imposé comme une voix universaliste, attachée à la laïcité, à l’émancipation individuelle et à l’exigence républicaine. Auteur entre autres de L’Islamisme ou la crucifixion de l’Occident (éditions Frantz Fanon), chroniqueur dans divers médias et passeur d’idées, il s’intéresse tout particulièrement aux questions d’intégration, de citoyenneté et de liberté de conscience. Son œuvre, comme ses prises de position publiques, reflète une volonté constante : relier plutôt qu’opposer, éclairer plutôt qu’enflammer, et défendre une vision humaniste de la France contemporaine.

 


 

D) - Flambée artificielle du pétrole : crise géopolitique, prétexte vert ou nouvel outil de contrôle social ? 

Une flambée des prix qui pèse lourd sur le budget des Français

Depuis fin février 2026, les cours du pétrole ont connu une flambée spectaculaire, avec le Brent dépassant les 110 dollars le baril à plusieurs reprises et frôlant les 120 dollars au pic.

En Europe, cela s’est traduit par une hausse de 40 % des prix à la pompe en quelques semaines : le diesel a régulièrement franchi la barre des 2 euros le litre, l’essence SP95-E10 oscillant entre 1,80 et 2 euros selon les régions.

Pour une famille française moyenne parcourant 15.000 km par an, l’addition supplémentaire atteint entre 1.200 et 1.800 euros annuels. Les réunions de crise se multiplient à Bruxelles, à Matignon et dans les capitales européennes, tandis que les citoyens se voient exhorter à télétravailler, à rouler moins et à voler moins. Pourtant, à peine quelques heures après ces appels à la sobriété, les prix ont chuté de 15 % en une séance le 31 mars, puis repassé sous les 103 dollars pour le Brent ce 1er avril.

Coïncidence ? Ou manipulation de marché orchestrée par des acteurs qui profitent de la volatilité ? 

Une chose est sûre : une fois de plus, c’est le peuple qui paie l’addition, au sens propre comme au figuré.

Le blocage d’Ormuz : une crise plus spéculative que physique pour l’Europe

Le déclencheur officiel de cette crise est bien réel : le blocage partiel du détroit d’Ormuz par l’Iran, qui représente 20 % du commerce pétrolier mondial. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, environ 11 à 20 millions de barils par jour ont été perturbés. Pourtant, pour l’Union européenne, la dépendance directe à cette route est minime.

L’UE importe moins de 0,01 % de son pétrole d’Iran depuis l’embargo de 2012.

Ses principaux fournisseurs restent les États-Unis (15 %), la Norvège (14 %), le Kazakhstan (13 %), la Libye, l’Arabie saoudite, le Nigeria et l’Irak. Le brut arrive majoritairement via l’Atlantique ou des pipelines terrestres. Aucune pénurie physique massive ne menace donc le Vieux Continent

Les hausses observées relèvent davantage d’une spéculation mondiale sur les prix spot que d’une rupture d’approvisionnement directe.

Les majors américaines, Exxon en tête, y trouvent leur compte, tout comme le maintien du système du pétrodollar. Pendant ce temps, les consommateurs européens subissent les conséquences d’un marché mondialisé et volatil.

Réunions de crise à Bruxelles : la sobriété imposée aux citoyens

Face à cette tension, les institutions européennes ont multiplié les sommets d’urgence. Le 19-20 mars à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement ont débattu d’une réponse coordonnée. La Commission, par la voix du commissaire à l’Énergie Dan Jørgensen, a plaidé pour une réduction immédiate de la demande. Le message est clair : « Même si la paix est établie demain, nous ne reviendrons pas à la normale. » Le 31 mars, une visioconférence des ministres de l’Énergie a entériné cette ligne : sobriété obligatoire, mesures de crise réactivées. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a même publié un rapport le 20 mars listant dix mesures concrètes pour baisser la consommation de pétrole, ciblant principalement le transport (45 % de la demande mondiale). Parmi elles : télétravailler autant que possible ; réduire les limitations de vitesse d’au moins 10 km/h sur autoroutes ; encourager massivement les transports publics ; instaurer une circulation alternée dans les grandes villes ; développer le covoiturage et les pratiques de conduite éco-responsable ; optimiser les livraisons et l’efficacité des véhicules commerciaux ; détourner le GPL vers d’autres usages ; réduire les voyages aériens non essentiels ; passer à d’autres solutions de cuisson (électrique) ; et adapter les procédés industriels.

Ces recommandations, présentées comme « rapides et concrètes », ressemblent étrangement à un semi-confinement volontaire.

Elles reprennent presque à l’identique les restrictions de mobilité imposées pendant la crise sanitaire du COVID 19 de 2020. Le but affiché ? Protéger les consommateurs et préserver les stocks pour les usages essentiels. La réalité ? Faire porter le poids de la crise sur le quotidien des citoyens ordinaires.

Une vulnérabilité énergétique choisie par idéologie

Cette approche n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une logique plus large : celle d’une transition énergétique accélérée, souvent présentée comme inéluctable et vertueuse. Pourtant, de nombreux Français y voient une arnaque idéologique. Pourquoi ? Parce que la vulnérabilité actuelle est largement auto-infligée. Depuis 2022, l’UE a choisi d’embargoer massivement le pétrole et le gaz russes, passant de 45 % de dépendance au gaz russe à moins de 3 % en 2025. Les contrats nouveaux sont interdits depuis janvier 2026, avec une sortie totale programmée fin 2027 via le plan REPowerEU. À la place, on a importé du GNL américain, qatari ou norvégien, plus cher à transporter et bien plus sensible aux chocs géopolitiques. On a aussi poursuivi la sortie du nucléaire dans plusieurs pays, dont l’Allemagne qui a fermé ses dernières centrales en 2023. Résultat : un système énergétique fragile, incapable d’absorber les renouvelables déjà installés (120 GW de projets « verts » risquent d’être abandonnés faute de réseau adapté). 26 des 27 États membres font l’objet de procédures pour non-respect des règles du marché de l’électricité. L’idéologie a remplacé le pragmatisme :

on a sacrifié une énergie stable, bon marché et proche géographiquement au nom de principes géopolitiques.

Aujourd’hui, face à un choc au Moyen-Orient, on n’a plus de marge de manœuvre. Et plutôt que de corriger le tir, on impose encore aux citoyens de « faire des efforts » : moins rouler, moins voler, moins chauffer. Le tout en accélérant la transition vers des énergies renouvelables dont l’empreinte écologique réelle (extraction de métaux rares pour les batteries, pollution des mines, dépendance à la Chine et son éloignement) est souvent passée sous silence. Les Français, confrontés à une inflation énergétique cumulée de plus de 10 % ces dernières années, ont bien compris l’arnaque : une écologie de façade qui masque un contrôle accru des modes de vie sans toucher aux vrais grands pollueurs (industries lourdes, commerce mondial par cargos).

La transition verte : arnaque ou outil de contrôle social ?

Cette crise sert manifestement d’alibi pour pousser plus loin un agenda de transformation sociétale. Des rapports internationaux, dans la lignée des réflexions du Club de Rome et du Forum économique mondial, appellent à une « économie circulaire », à la « ville en 15 minutes » où la voiture individuelle devient obsolète, aux quotas carbone individuels et à un marché de crédits d’émissions. Suppression progressive des vols non essentiels, interdiction de nouveaux aéroports, promotion du vélo et de la marche : tout y passe. Sous couvert de lutte contre le changement climatique, on impose un rationnement déguisé de la mobilité et de l’énergie. Les classes moyennes et modestes, déjà étranglées par la hausse des prix, paient le prix fort : moral en berne (77 % des Français pessimistes pour 2026), confiance politique au plus bas (22 %). Pendant ce temps, les entreprises subissent des hausses de coûts énergétiques de 73 % depuis 2020, avec 28 % d’entre elles en danger de survie. Loin d’être une réponse à une urgence climatique, cette stratégie ressemble à un outil de contrôle social.

Les mêmes qui nous ont imposé des confinements sanitaires nous imposent désormais des « confinements énergétiques ». Même instruction : restez chez vous. Différente excuse.

Cette stratégie va bien au-delà de la simple sobriété énergétique.

En réduisant drastiquement la mobilité des citoyens, elle constitue un formidable outil de contrôle social.

Moins de déplacements signifie moins de possibilités d’organiser des rassemblements, des manifestations ou des actions citoyennes d’envergure. Quand les Français passent plus de temps contraints à rester chez eux ou à limiter leurs trajets, la capacité de mobilisation collective s’affaiblit significativement. À cela s’ajoute la paupérisation accélérée : avec une facture énergétique qui explose, les classes moyennes et populaires ont moins d’argent disponible, ce qui les rend plus vulnérables et plus occupées à survivre qu’à contester les politiques en place. On assiste ainsi à une forme insidieuse de confinement énergétique qui, tout comme pendant la crise sanitaire, favorise la passivité et l’acceptation résignée des mesures imposées.

Cette crise peut également servir à accélérer l’imposition des voitures électriques. On nous martèle que si nous roulions tous à l’électrique, nous ne subirions pas cette flambée des prix à la pompe. Pourtant, ces véhicules prétendument « verts » sont faussement écologiques : extraction massive de métaux rares, pollution des batteries et dépendance totale à des pays lointains pour les composants, sans parler de leurs prix exorbitants inaccessibles pour une grande majorité des Français.

Le discours très attendu de Donald Trump cette nuit

Dans ce contexte, l’allocution de Donald Trump prévue cette nuit (1er avril 2026 à 21 heures locales, soit 3 heures du matin en France) est attendue avec impatience. Le président américain doit s’adresser à la nation pour donner « de nouvelles informations importantes sur l’Iran ». D’après ses déclarations récentes, il devrait réaffirmer que les États-Unis quitteront l’Iran « très bientôt », dans deux à trois semaines, indépendamment d’un accord formel. Il a déjà évoqué un « changement de régime » positif à Téhéran, des négociations en cours et le passage imminent de 20 pétroliers supplémentaires par Ormuz. Trump a même ironiquement rebaptisé le détroit « Strait of Trump » (détroit de Trump) lors d’un discours. Il devrait également critiquer ouvertement les alliés européens : « Allez chercher votre pétrole vous-mêmes dans le détroit d’Ormuz » ou achetez du brut américain. Ce discours America First risque fort de calmer les marchés plutôt que de les amplifier. Les prix ont déjà baissé ce mercredi après ses annonces préalables de désescalade. Une confirmation d’une sortie rapide des hostilités et d’une réouverture effective du détroit ferait chuter encore davantage les cours, soulageant temporairement les pompes.

Mais cela n’effacera pas les failles structurelles européennes.

Au contraire, cela mettra en lumière l’incapacité de l’UE à assurer sa souveraineté énergétique sans dépendre des États-Unis ou de la volatilité mondiale.

Le peuple, éternelle victime de l’addition

Au final, cette crise énergétique, réelle dans ses effets immédiats, révèle surtout les choix politiques désastreux des dernières années. Plutôt que de diversifier intelligemment et de préserver des sources fiables (nucléaire, gaz russe via pipelines), on a préféré l’idéologie verte. Résultat :

les citoyens paient deux fois. D’abord financièrement, à la pompe et dans leur facture globale. Ensuite, dans leur liberté : on leur demande de changer radicalement leurs habitudes sous prétexte de « sobriété ».

La chute rapide des prix ces derniers jours, coïncidant avec les signaux de détente, renforce le soupçon d’une manipulation spéculative. Demain, après le discours de Trump, les cours pourraient encore reculer. Mais l’UE, elle, continuera sur sa lancée : accélération de la transition, restrictions durables, et discours moralisateur sur la « responsabilité collective ». Les Français, lucides, ont déjà compris : cette « arnaque » ne sauvera pas la planète. Elle ne fera que renforcer le contrôle sur leur quotidien tout en enrichissant d’autres acteurs. Il est grand temps de revenir à une politique énergétique pragmatique, souveraine et au service du peuple. Sinon, l’addition risque d’être encore plus lourde demain.

https://multipol360.com/flambee-artificielle-du-petrole-crise-geopolitique-pretexte-vert-ou-nouvel-outil-de-controle-social/

 


E) - Le scandale qui révèle le visage criminel des réseaux maçonniques au cœur du pouvoir

Depuis le, 30 mars 2026, la cour d’assises de Paris est le théâtre d’un procès hors norme. Vingt-deux personnes – dont quatre militaires de la DGSE (dont deux parachutistes du centre de Cercottes), trois policiers et plusieurs chefs d’entreprise – comparaissent pour meurtre, tentatives d’assassinat, violences aggravées et association de malfaiteurs. Le nom de cette affaire ?

Athanor, une loge maçonnique de Puteaux (Hauts-de-Seine), dissoute en 2021, qui a muté en véritable officine de tueurs à gages.

L’affaire éclate en juillet 2020. Deux jeunes agents de la DGSE, Carl Esnault et Pierre Bourdin, sont interpellés en embuscade devant le domicile d’une coach en entreprise, Marie-Hélène Dini. Ils sont armés, en Clio volée. Ils affirment avoir cru exécuter une mission officielle d’homicide (« homo » dans le jargon des services) : éliminer une espionne du Mossad. Mensonge. Il s’agissait d’un contrat privé, commandité pour des raisons bassement professionnelles. Le commanditaire ? Jean-Luc Bagur, vénérable maître de la loge Athanor, rival de Dini dans le secteur du coaching.

L’instruction a révélé bien pire : une cellule criminelle au sein de la loge qui négociait des contrats d’assassinat pour 20.000 à 50.000 euros.

Agressions, incendies, passages à tabac, espionnage industriel… et un meurtre avéré, celui du pilote automobile Laurent Pasquali en 2019. Tout cela pour des motifs souvent dérisoires : concurrence économique, rancunes personnelles. Des profils « insérés » – agents de renseignement, policiers, entrepreneurs – ont basculé dans le crime organisé sous couvert maçonnique.

Le pouvoir politique au centre du scandale

Nous avions déjà tiré la sonnette d’alarme en juin 2025 (voir ici). Il ne s’agit pas d’une simple dérive de « francs-maçons barbouzes ».

La loge Athanor met en lumière les prérogatives exorbitantes que s’arrogent les élites politiques et leurs réseaux.

Des ministres emblématiques du quinquennat Macron sont cités comme membres ou proches de la franc-maçonnerie : Gérard Collomb (ancien ministre de l’Intérieur), Jean-Yves Le Drian (ministre des Affaires étrangères), Vincent Peillon ou encore Jean-Michel Baylet. L’opacité de ces réseaux, qui comptent 160.000 à 180.000 membres en France (GODF, GLDF, GLNF), permet une cooptation discrète aux plus hauts niveaux de l’État.

Un détail encore plus grave : une vingt-troisième personne, ancien agent de la DGSE, est accusée de trahison pour avoir transmis des informations confidentielles à une puissance étrangère. Le Mossad est régulièrement évoqué dans les récits, même si la justice parle plus sobrement de « puissance étrangère ». Deux militaires de la DGSE ont été manipulés en leur faisant croire à une opération d’État. Qui, dans l’appareil, a laissé de tels profils opérer en toute impunité ?

Une élite qui s’octroie le droit de vie et de mort

Comme nous le soulignions avec une lucidité glaçante : 

« Cette affaire illustre une mentalité selon laquelle certains acteurs politiques et leurs alliés se considèrent au-dessus des lois. Le droit de vie et de mort, historiquement réservé aux souverains absolus, semble avoir été revendiqué par des individus au sein de ces réseaux. »

Pendant que Macron multiplie les postures martiales sur la scène internationale, qu’il renforce la « dissuasion avancée » et les budgets militaires, une loge maçonnique transformée en réseau de tueurs à gages militaires prospérait à deux pas de Paris.

Des agents de l’État, formés pour défendre la nation, ont été instrumentalisés pour des vendettas privées.

L’État de droit ? Une façade. Les réseaux occultes, eux, fonctionnent à plein régime.

Le procès, qui doit durer jusqu’au 17 juillet, risque de durer trois mois et demi de révélations embarrassantes. Pourtant, on sent déjà le silence médiatique et politique s’installer. Aucune commission d’enquête parlementaire sérieuse. Aucune interpellation au gouvernement. Le Parlement, comme toujours, reste muet face à l’hégémonie des réseaux qui traversent tous les partis.

Les risques énormes pour les populations

Ce scandale n’est pas anecdotique. Il révèle un cancer démocratique : des élites qui se croient intouchables, protégées par le secret maçonnique et les complicités institutionnelles. Quand des militaires d’élite peuvent être retournés pour 20.000 euros, quand des policiers couvrent des contrats d’assassinat, c’est toute la confiance dans l’appareil d’État qui s’effondre.

Les Français, déjà exsangues par l’inflation, le choc énergétique et les guerres par procuration, vont découvrir que leurs dirigeants ne se contentent pas de jouer avec le feu à l’étranger. Ils tolèrent – ou protègent – des réseaux criminels au sein même des services de renseignement. Les tensions sociales qui couvent (pouvoir d’achat en berne, sentiment d’abandon) vont s’aggraver quand la population comprendra que l’État n’est plus neutre, mais capturé par des cercles opaques.

Candace Owens, qui avait pointé du doigt ces « bérets rouges » et les liens supposés avec le Mossad, avait-elle raison ? Le procès Athanor apporte des éléments troublants. Peu importe les dénégations officielles : le voile est levé. Une loge maçonnique est devenue une officine du crime. Et le pouvoir politique, au lieu de la démanteler depuis longtemps, a laissé faire.

L’heure de la transparence a sonné. Si rien n’est fait, ces dérives ne feront qu’empirer. Les populations paieront, encore une fois, le prix de l’arrogance et de l’incompétence d’une caste qui se croit au-dessus des lois.

https://multipol360.com/le-scandale-qui-revele-le-visage-criminel-des-reseaux-maconniques-au-coeur-du-pouvoir/

 

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