Présidentielle 2027: derrière le phénomène des réseaux sociaux, qui est David Lisnard?
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Star des marchés prédictifs
La question d'une alliance
Partisan d'un libéralisme "illibéral"
David Lisnard : «Redresser la France ne se résume pas à un slogan»
« Réduire les dépenses, mieux organiser les services et investir, cette méthode fonctionne »
« Il faut libérer l’école : de l’idéologie de la déconstruction et de la sectorisation »
« Il y a une dynamique autour de ma candidature », lance David Lisnard
Ce que je propose, c’est une primaire ouverte, permettant de confronter les projets et les personnalités, de rompre avec le macronisme. Sans primaire, on va tout droit vers un duel Le Pen-Mélenchon.— David Lisnard
En pénalisant les gens sur le terrain, ceux qui bossent et sont rigoureux, on ne va pas rétablir les comptes publics.— David Lisnard
Le système s’effondre. Le centralisme ne marche plus. Il faut libérer les énergies locales.— David Lisnard
«Une autosaisine en pleine campagne» : Lisnard dénonce la prise de parole de Ferrand sur le référendum constitutionnel
Le candidat à l’élection présidentielle et maire de Cannes juge que le président du Conseil constitutionnel sort de son rôle en estimant que Marine Le Pen ne pourrait pas changer la Constitution via l’article 11
David Lisnard s’invite dans le débat constitutionnel lancé par Marine Le Pen. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le candidat à l’élection présidentielle et maire de Cannes a réagi aux propos de Richard Ferrand tenus dans un podcast du Club des juristes. Le président du Conseil constitutionnel a jugé irrecevable la promesse du RN de changer la Constitution par l’article 11 en organisant un référendum, afin de mettre en place sa politique migratoire. « Vouloir réformer la Constitution par l’article 11, ça n’existe pas. C’est l’article 89 […] Il n’y a pas de débat. Il suffit de lire la Constitution, qui n’est pas le Code général des impôts », a-t-il tranché. « Le Conseil constitutionnel, au fur et à mesure de son existence, s’est reconnu la compétence de juger les décrets de convocation d’un référendum, a-t-il expliqué. L’article 89 est la seule voie pour réformer la Constitution. Tous mes prédécesseurs l’ont affirmé (…) Qu’on ne vienne pas me dire que c’est impossible, il y a eu 25 révisions. Cela nécessite un vrai travail de fond de nos représentants. »
Un discours qui n'est pas du goût de David Lisnard, donné à 6 % au premier tour dans un récent sondage Ifop-Fiducial. « Richard Ferrand, de sa propre initiative, en pleine campagne électorale, estime qu’on ne peut pas réformer la Constitution et convoquer le peuple au titre de l’article 11. Et qu’en outre, il se serait donné un droit, par lui-même, sur lequel il n’aurait reçu aucune légitimité populaire », a-t-il tancé.« Quelle est cette autosaisine en pleine campagne électorale ? »
Pour le président de l’Association des maires de France (AMF), ces propos posent deux problèmes. « D'abord, quelle est cette autosaisine en pleine campagne électorale ? Et deuxièmement : le problème de fond, sur lequel il faudra travailler avec les juristes », déclare-t-il. David Lisnard considère enfin que Marine Le Pen « a peut-être raison » en affirmant que Richard Ferrand doit démissionner du Conseil constitutionnel. Mais il rappelle que c’est grâce à l’abstention du groupe RN au Parlement qu’il a été élu en février 2025.
Lors d’une conférence de presse mercredi, Marine Le Pen a répondu à Richard Ferrand qui a, selon elle, rompu avec « la fonction de neutralité qui est la sienne » et avec « l’interdiction de se prononcer sur une affaire qui n’a pas encore été soumise au Conseil constitutionnel ». La présidente des députés RN l’accuse encore d’avoir « utilisé des arguments indigents ». Ainsi, « il a rompu avec une obligation déontologique et il doit quitter la tête du Conseil constitutionnel », martèle-t-elle.Marine Le Pen lui enjoint enfin d'« écouter le général de Gaulle, qui n’est que le père de la Constitution », ironise-t-elle, mais aussi François Mitterrand qui a « admis que l’utilisation de l’article 11 était validée pour une voie de modification de la Constitution française ». Pour rappel, cet article autorise un référendum sur « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale ». L'article 89 stipule quant à lui qu'un projet de révision constitutionnelle doit être voté en « termes identiques » par l'Assemblée nationale et le Sénat avant une approbation par référendum, ou par une majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès.
EUROPE
« Je veux une diplomatie fondée sur nos intérêts et les moyens de les défendre. Les impasses des projets franco-allemands d’avion de combat et de char du futur imposent de partir des besoins militaires et des intérêts industriels pour bâtir des coopérations solides. Nous devons rester alliés des États-Unis sans nous aligner sur toutes leurs positions et réduire nos dépendances stratégiques envers la Chine. Notre influence doit s'appuyer sur nos atouts économiques et culturels. En Afrique et au Levant, notre agriculture de production doit renforcer la sécurité alimentaire, nos partenariats, notre influence. Les lycées français à l'étranger doivent transmettre notre langue, notre culture, et former les générations avec lesquelles nous bâtirons ces relations. Face à Moscou, recherchons la paix et évitons l'escalade comme les rodomontades, sans être naïfs et sans céder à l'intimidation ni abandonner l'Ukraine. La Russie ne respectera que notre force. Enfin, prenons au sérieux les ambitions de la Turquie d'Erdogan au Levant, en Afrique et dans le Caucase. Défendons nos intérêts et soutenons nos partenaires. Il y va de notre crédibilité, de nos principes comme de nos intérêts »
David Lisnard
David Lisnard, né le 2 février 1969 à Limoges, est un homme politique français, maire de Cannes depuis 2014 (réélu très confortablement en 2020 et en 2026) et président de l'Association des maires de France (AMF).
Avec son parti Nouvelle Énergie, de sensibilité libérale (mais dont les prises de position sont parfois critiquées par certains libéraux), il annonce, en 2026, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, rompant avec Les Républicains.
Biographie
Il est originaire d'une famille cannoise et passe quelques années après sa naissance à Limoges, où son père, footballeur professionnel, a fait déménager sa famille suite à un changement de club. Sa famille, de commerçants et d'entrepreneurs, tient différents commerces à Limoges et Cannes. David Lisnard étudie à Limoges puis à Cannes, et intègre l'Institut d'études politiques de Bordeaux (promotion 1992).
Engagé en politique de longue date, il milite pour Jacques Chirac aux élections présidentielles de 1988 (et 1995) alors qu'il a 19 ans. Élu localement, il a commencé par occuper diverses fonctions politiques et administratives, notamment en tant que conseiller municipal de Cannes et conseiller général. En 2014, il est élu maire de la ville de Cannes, puis en 2015 vice-président du conseil départemental des Alpes-Maritimes. Il est également président de l'Association des maires de France depuis 2021.
À la tête de la ville de Cannes, il hérite d'une des dettes les plus élevées de toute la France, à 3437 euros par habitant[1]. Il poursuit la baisse de la dette entamée sous la fin de mandat de son prédécesseur, Bernard Brochand, pour la ramener en 2021 à 2606 euros par habitant[1].
Il est membre du parti politique Les Républicains (LR). Pour la présidentielle de 2017, il ne soutient aucun candidat à la primaire LR mais devient porte-parole de François Fillon. Il défend en particulier l’idée de « coupes franches dans la fonction publique »[2].
En 2023, il affiche une présence nationale de plus en plus marquée, et structure ses réseaux autour de Nouvelle Énergie pour la France, un parti politique, ce qui génère de nombreuses rumeurs sur des ambitions présidentielles. Lors des législatives anticipées de 2024, son mouvement présente de nombreux candidats à travers la France.
S'inspirant entre autres de la victoire franche d'un Javier Milei en Argentine, il radicalise son discours réformateur, et se fait de plus en plus présent dans les médias, portant une voix se rapprochant du libéralisme. En 2026, après avoir été réélu maire de Cannes dès le premier tour avec 88 % des voix, il quitte Les Républicains et prend son indépendance pour porter une voie libérale-conservatrice, et se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2027[3].
David Lisnard est-il libéral ?
David Lisnard peut dans son discours utiliser des marqueurs idéologiques libéraux, comme le fait de se référer parfois à Friedrich Hayek ou Margaret Thatcher, suscitant un intérêt dans l'électorat libéral français. En août 2023, à l'université d'été du Medef, il se prononce contre les aides aux entreprises et pour la réduction d'autant de leur fiscalité et de la fiscalité du travail, ou plaide pour une réduction massive du déficit public, parlant de la dépense publique comme une drogue. Lors de la réforme des retraites il défend un recours à la retraite par capitalisation, ou considère que l’État doit se recentrer sur le cœur de son rôle, en particulier ses fonctions régaliennes : « Plus l’État a élargi son champ d’action, plus il déresponsabilise, moins il est capable d’assumer sa mission »[4]. Son bilan fiscal local semble positif, avec une (petite) baisse des dépenses de la ville[5], et une dette en baisse régulière[1]. Lors des législatives anticipées de 2024, il se positionne avec les candidats de son parti (Nouvelle Énergie) sur un discours de responsabilité fiscale et de modération de la dépense publique.
Il se positionne par ailleurs sur certaines mesures sociétales en ligne avec les idées libérales : suppression totale de la carte scolaire et promotion de la liberté scolaire, moindre intervention de l’État dans le logement, en particulier en supprimant la loi Gayssot sur le logement social, etc.
Néanmoins, son éloge de la modération de la dépense publique semble fortement variable selon l'intérêt politique de la dépense : maire de la ville du Festival de Cannes, il est ainsi le défenseur de la politique étatiste de soutien massif au cinéma, qualifiée de « politique publique habile »[6].
Son bilan sur les libertés individuelles est médiocre, et témoigne de réflexes à l'opposé des valeurs libérales. C'est l'un des politiques qui s'est montré le plus liberticide dans la gestion de la crise du covid, ayant recours à des mesures comme l'utilisation de caméras de surveillance en avril 2020 pour surveiller les habitants ne portant pas le masque. Dans une logique « sanitaire mais aussi psychologique », il fait réaliser en mai 2020 une « désinfection » des plages de la ville avec de l'eau oxygénée[7]. Loin de revenir sur ses choix, il défend un an plus tard en avril 2021 un durcissement des politiques sur le covid, allant jusqu'à défendre une politique zéro covid aux conséquences hautement liberticides[8] et dont le bilan s'est révélé catastrophique.
En 2014, il fait partie des maires « en pointe » sur l'interdiction du burkini par un arrêté municipal. Après décision de justice condamnant une violation des « libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir et la liberté de conscience », il doit rapidement revenir sur son arrêté[9]. Au global, il semble en 2024 incarner le créneau du conservatisme classique en France, s'inspirant du libéralisme économique, au moins sur certains aspects, et avec des mesures sociétales conservatrices, sur l'immigration en particulier. Un positionnement classique de droite, plus que libéral.
Prises de position
En politique étrangère, il estime que la France doit être une alliée d'Israël, en particulier contre le terrorisme, expliquant : « d’un point de vue historique, a-t-il déclaré, depuis 1948, la France et Israël ont été des alliés très liés. Nous sommes encore des alliés et la France a intérêt à ce que l’État d’Israël soit fort avec une démocratie forte au sein du Proche-Orient et doit le soutenir dans sa guerre contre l’islam radical »[10].
Il considère que « l'immigration est devenu un problème majeur… La France a accueilli un record de 500 000 personnes l’année dernière. Il faut couper le robinet dans l’intérêt de l’équilibre de la société française ».
Face à un Éric Zemmour qui demandait à être exonéré de la condition de parrainages d'élus pour la présidentielle, David Lisnard, comme président de l'Association des Maires de France, avait déclaré que ce sujet n'était pas de sa compétence mais avait indiqué être favorable à une réforme du système[11]. Alors que le Front de gauche cherchait à interdire le meeting d'Éric Zemmour à Cannes en 2022, David Lisnard s'y était opposé au nom de la liberté d'expression. Au final en 2022, le maire de Cannes avait donné son parrainage au candidat d'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon[12] quand celui-ci était menacé de ne pas pouvoir se présenter.
Notes et références
- Dette de Cannes (06400)
- David Lisnard : «Notre projet passe par des efforts, mais des efforts partagés», Libération
- Présidentielle 2027 : David Lisnard ouvre le chemin du sursaut français
- Cannes : un budget solide malgré les charges liées au Covid et des investissements massifs pour 2022 , 22 décembre 2021
- David Lisnard et Christophe Tardieu, La Culture nous sauvera, Éditions de l'Observatoire, p. 153
- Coronavirus : à Cannes, les plages sont désinfectées, Le Parisien, 31 mai 2020
- « Il est temps de développer une politique française de maîtrise stricte du Covid-19 »
- Arrêt anti-burkini : la ville de Cannes condamnée à rembourser une amende, Le Point, 19 juin 2018
- Le maire de Cannes en visite en Israël, LPH, anciennement accessible à lphinfo.com/le-maire-de-cannes-en-visite-en-israel/
- Parrainages: Zemmour en appelle à l'AMF qui se dit pas compétente
- Présidentielle : l'étonnant choix de parrainage de David Lisnard, maire LR de Cannes
Liens externes
David Lisnard ouvre le chemin du sursaut français - Notre programme !
David Lisnard, une libéralité pour la France ?
David Lisnard Il monte...il monte, donc il faut en perturber sa montée ! Triste jeu politique...Heureusement il n'était pas député, politicien, technocrate...Juste un homme de terrain et technicien, gestionnaire !Litige répondu Impact@ImpactMediaFR
Bonsoir Monsieur @davidlisnard, candidat à l’élection présidentielle, pouvez-vous nous expliquer ces anciens tweets datant de 2010 et 2011 (toujours accessibles sur votre compte X) ? Marc Vanguard@marc_vanguardLe niveau est tellement bas que des milliers de personnes ont VRAIMENT besoin d'explications aux tweets de David Lisnard.Je m'y colle.
Retweete un post qui met en avant l'athéisation des populations issues de l'immigration musulmane.
En effet, alors que la part des immigrés algériens se déclarant "sans religion" est de 11%, elle s'élève à 32% pour les descendants d'immigrés algériens (enquête TeO).
Ironise sur l'affaire Sandrine Moulères, verbalisée (22€) alors qu'elle conduisait en voile intégral.
On ne voyait pas son visage, d'où la blague "délit d'absence de gueule".
Retweete un jeu de mots d'un internaute se disant "halalphabète" car méconnaissant les préceptes alimentaires de l'islam.
Le mot "halal" signifie "licite" en arabe, et est utilisé ici pour produire un calembour*.
Retweete le compte "Maître Eolas", un avocat connu pour ses prises de position ancrées à gauche.
Ce retweet met en avant le cynisme de Maître Eolas.
Répond ironiquement à un internaute au sujet des Français s'installant au Maroc.
Il les qualifie même de "néo-colons".
Mais la première chose à comprendre, c'est que @davidlisnard a hier soir refusé de rentrer dans un débat mémoriel sur l'Algérie.Et c'est évidemment pour cette raison qu'il est attaqué depuis. Nous verrons bien comment cela se traduit dans les sondages.
En tout cas, c'est précisément grâce à cette ligne politique que Bruno Retailleau est devenu populaire et président des Républicains.*Un calembour est est un jeu de mots fondé sur la similarité de prononciation ou sur la double signification d'un terme. « Je m’en fous » : David Lisnard s’agace après avoir été interrogé sur le 17 octobre 1961Selon les historiens, à côté de nombreux blessés, entre une trentaine et 200 manifestants furent tués et leurs corps jetés dans la Seine le 17 octobre 1961, lors de ces exactions commises sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Le candidat à la présidentielle David Lisnard s’est agacé lundi soir sur le plateau de LCI après avoir été interrogé par une étudiante proche de La France insoumise concernant le 17 octobre 1961, lorsque des dizaines d’Algériens furent tués et jetés dans la Seine par des policiers. « Non mais je m’en fous madame, j’en ai rien à foutre, j’en ai rien à cirer, j’étais pas né, depuis il y a eu l’indépendance de l’Algérie », a répondu le candidat « Nouvelle Energie » à l’élection présidentielle, en dynamique dans les sondages depuis quelques semaines. « J’ai des potes algériens, heureusement mes potes d’origine algérienne ils ont bien compris qu’on était passé à autre chose », a poursuivi celui qui est également maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF). « Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qu’il s’est passé le 17 octobre 1961 ? », l’avait interrogé l’étudiante quelques secondes avant. « C’est très grave, c’est dramatique, mais c’était en 61 », a ensuite nuancé David Lisnard avant d’expliquer que ce n’était « pas (son) problème aujourd’hui », alors qu’il parlait jusqu’ici des violences et des pillages qui ont marqué plusieurs villes de France depuis samedi. Selon les historiens, à côté de nombreux blessés, entre une trentaine et 200 manifestants furent tués et leurs corps jetés dans la Seine, lors de ces exactions commises sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Ces Algériens manifestaient pour l’indépendance de leur pays. En 2024, l’Assemblée nationale avait approuvé une proposition de résolution condamnant le « massacre » du 17 octobre 1961 à Paris. La même année, le président de la République Emmanuel Macron avait rendu hommage à ces Algériens, parlant de « faits inexcusables pour la République » @marinetondelier, vous traitez @davidlisnard de « malade » et l’accusez de racisme tout en dénonçant son « mépris » et sa « condescendance ». Votre leçon de respect commence par une insulte et se poursuit par un procès moral.
À Cannes, il a lancé les recherches qui ont permis d’établir la liste nominative des 274 prisonniers musulmans morts à Sainte-Marguerite. Il a aussi voulu une exposition sur les déportés algériens. Voilà des actes que votre réquisitoire passe soigneusement sous silence.
Chez vous comme chez @sandrousseau, on retrouve les pires réflexes de LFI. Imposer votre récit, salir celui qui refuse de s’y soumettre, puis le déclarer infréquentable. L’adversaire doit passer son temps à se justifier pendant que vous vous dispensez de lui répondre. EXCÉDÉ par la Macronie, David Lisnard décide de VIDER SON SAC en audition !
Il n’a rien lâché. Face aux parlementaires, David Lisnard a sorti le grand jeu. Les réunions ministérielles ? « Inutiles dans 95 % des cas. Juste pour une photo sur Twitter. »Les maires ? 20 000 sur 35 000 gagnent 1 050 euros par mois. « Aucun maire ne devrait gagner moins qu’un cadre moyen. » Il met le sujet des indemnités directement sur la table. Les gens du voyage et les ZAD ? « Le maire subit l’échec de l’autorité souveraine de l’État. » Pendant qu’un commerçant attend deux ans pour changer son enseigne, d’autres construisent des cabanes sans autorisation. Et la paperasse ? Le Code de l’environnement multiplié par dix. « On est dans la République des formulaires administratifs. » Il propose même d’abolir la DREAL. Cash. Sans filtre. « LA RÉPUBLIQUE DE LA BUREAUCRATIE » : David Lisnard dénonce les lourdeurs administratives et interpelle le pouvoir !
Le président de l’Association des maires de France dénonce une administration devenue trop lourde, des normes contradictoires et un État qui, selon lui, prive progressivement les élus locaux de leur capacité d’action. Lors d’une audition, le maire de Cannes a livré une critique particulièrement directe du fonctionnement des institutions françaises.
David Lisnard n’a pas mâché ses mots. Au cours d’une audition consacrée aux collectivités territoriales, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a dressé un tableau sévère de la bureaucratie française. Réunions ministérielles interminables, multiplication des règles, responsabilités diluées entre les administrations et perte d’autonomie des communes : l’élu a dénoncé un système qui, à ses yeux, complique inutilement le travail des maires et ralentit les projets locaux.
Dès le début de son intervention, il a critiqué l’efficacité de certaines rencontres avec les membres du gouvernement. Selon lui, ces réunions prennent énormément de temps sans déboucher suffisamment souvent sur des décisions concrètes. Il estime que, dans de nombreux cas, elles servent davantage à mettre en scène une activité politique qu’à résoudre les difficultés rencontrées sur le terrain.
Il a notamment décrit un fonctionnement dans lequel les responsables politiques communiquent sur leurs rencontres, tandis que les arbitrages décisifs restent soumis à des rapports de force administratifs. David Lisnard a ainsi évoqué les tensions entre Bercy, les services du Premier ministre et les représentants des communes, estimant que les élus locaux se retrouvent parfois pris dans des jeux institutionnels qui les empêchent d’obtenir des réponses claires.
Les maires face à des responsabilités toujours plus lourdes
L’un des points centraux de son intervention concerne la rémunération des maires. David Lisnard considère que les fonctions municipales exigent aujourd’hui un engagement particulièrement important, souvent difficile à concilier avec une activité professionnelle classique. Les élus doivent gérer des dossiers administratifs, financiers et juridiques complexes, tout en assumant des responsabilités politiques, civiles et parfois pénales.
Il a défendu l’idée qu’aucun maire ne devrait percevoir une rémunération inférieure à 3 000 euros par mois, indépendamment de la taille de sa commune. Au cours de l’audition, il a avancé que de nombreux maires toucheraient environ 1 050 euros mensuels. Ces chiffres ont été cités dans son intervention et nécessiteraient d’être rapprochés des données officielles sur les indemnités des élus locaux.
Pour le président de l’AMF, cette question dépasse le simple niveau de rémunération. Il s’agit aussi de permettre à des personnes issues de milieux sociaux différents d’accéder aux responsabilités municipales. Si la fonction impose une disponibilité permanente, des compétences variées et une exposition croissante aux risques juridiques, elle doit, selon lui, offrir des conditions matérielles adaptées.
David Lisnard a également proposé que la rémunération des maires soit déterminée automatiquement, plutôt que soumise à un vote local. Il estime qu’un tel mécanisme permettrait de limiter les situations dans lesquelles les élus doivent eux-mêmes se prononcer sur leur indemnité.
Sur la formation, il s’est montré plus nuancé. Sans se déclarer favorable à une obligation systématique, il a reconnu que la complexité croissante des règles rend indispensables de meilleures possibilités de formation. Les maires doivent pouvoir acquérir ou renforcer leurs connaissances en droit, en gestion et en finances publiques, tout en conservant une certaine liberté dans leur manière d’exercer leur mandat.
Une réglementation qui ralentit les projets locaux
La critique la plus large de David Lisnard porte toutefois sur l’accumulation des normes. Selon lui, les collectivités sont confrontées à une évolution profonde de leur manière de travailler : autrefois, elles identifiaient les interdictions et construisaient leurs projets à partir de cette base ; aujourd’hui, elles doivent chercher dans une masse de textes les autorisations nécessaires à presque chaque étape
Pour illustrer cette difficulté, il a évoqué le cas d’un projet de centre de valorisation des déchets, destiné à traiter les matières et à produire de l’énergie. Il affirme que les délais de réponse administrative et les contraintes de planification régionale ont empêché le projet d’avancer comme prévu, alors même que la commune cherchait à résoudre un problème concret sur son territoire.
Cette situation symbolise, à ses yeux, une administration qui ne facilite plus suffisamment l’initiative locale. Les collectivités peuvent être confrontées à plusieurs organismes, chacun disposant de la capacité de retarder ou de bloquer un dossier, sans qu’un interlocuteur unique puisse nécessairement apporter une autorisation définitive.
David Lisnard a notamment mis en cause le fonctionnement des services déconcentrés de l’État et la multiplication des procédures impliquant différents niveaux administratifs. Il a plaidé pour une réorganisation permettant de clarifier les compétences et de rendre les décisions plus rapides.
Sa critique ne vise cependant pas indistinctement les agents publics. Il a expressément salué le professionnalisme et les compétences de nombreux fonctionnaires, tout en estimant que l’organisation administrative dans laquelle ils travaillent peut devenir inefficace. Pour lui, le problème réside moins dans la qualité individuelle des agents que dans la fragmentation des responsabilités et dans l'accumulation des procédures.
David Lisnard réclame une refonte du fonctionnement administratif
Parmi les propositions les plus radicales formulées pendant l’audition figure la remise en cause du rôle de certaines structures administratives, notamment la DREAL, chargée de missions liées à l’environnement, à l’aménagement et au logement. David Lisnard a soutenu une initiative visant à supprimer cette structure, estimant que son fonctionnement pouvait contribuer à bloquer des projets sans apporter aux collectivités une capacité claire de décision.
Il a également défendu un renforcement du pouvoir des préfets, en particulier à l’échelle départementale. Selon lui, ces représentants de l’État devraient pouvoir coordonner plus efficacement les administrations placées sous leur autorité et arbitrer les contradictions qui apparaissent entre les différents services.
L’élu souhaite ainsi éviter qu’une commune doive multiplier les démarches auprès de structures qui poursuivent parfois des objectifs divergents. Dans son raisonnement, une autorité clairement identifiée devrait pouvoir trancher les désaccords et permettre aux projets conformes aux règles de progresser dans des délais raisonnables.
Il a aussi défendu une décentralisation plus opérationnelle de certaines compétences, notamment dans le domaine environnemental. Son approche repose sur une distinction entre les missions qui doivent rester du ressort de l’État et celles qui pourraient être exercées plus efficacement par les collectivités territoriales.
Il ne réclame donc pas la disparition de toute réglementation. David Lisnard a rappelé que les normes peuvent constituer un progrès lorsqu’elles protègent les personnes handicapées, préviennent les risques d’incendie ou garantissent la sécurité des produits destinés aux enfants. Ce qu’il conteste, c’est la transformation de règles utiles en un ensemble de procédures toujours plus complexes, dont les effets finissent par dépasser les objectifs initiaux.
Conflits d’intérêts : il dénonce des règles qu’il juge hypocrites
L’intervention a également abordé les contraintes imposées aux élus dans le cadre des règles de prévention des conflits d’intérêts. David Lisnard a critiqué certaines situations dans lesquelles des membres d’un conseil municipal doivent quitter la séance en raison de leurs liens avec une structure locale ou un organisme associé à la collectivité.
Il estime que ces dispositifs peuvent parfois produire des situations artificielles, sans garantir à eux seuls une prévention efficace des conflits d’intérêts. Il a notamment dénoncé ce qu’il considère comme une transposition excessive de mécanismes étrangers dans le droit français, sans prise en compte suffisante des réalités du fonctionnement municipal.
Le maire de Cannes a néanmoins distingué ces contraintes procédurales de la nécessité de contrôler réellement les élus. Il s’est déclaré favorable à des vérifications sérieuses portant sur leurs revenus et leur patrimoine, afin de détecter les éventuels abus. Sa demande consiste, selon ses propres termes, à privilégier des contrôles effectifs plutôt que des formalités qu’il juge parfois peu utiles.
Cette position une partie de son argumentation : il ne demande pas pas de responsabilité pour les élus, mais des règles qu’il plus considérants cohérents et mieux adaptés à leur application concrète.
Décentralisation, et fiscalité de perte de pouvoirs communes
David Lisnard un fils élargi propose à la place des collectivités dans l’organisation de l’État. Selon lui, les communes non progressives perdu une partie de leur financière autonomie, ce qui réduit a leur capacité à agir sur les problèmes locaux.
Il a dénoncé ce qu’il décrit comme une recentralisation de la fiscalité, le maintien d’un niveau de obligatoire en France. Au cours de l’audition, il a cité des estimations situant prélèvement cess autour de 45 à 48 % selon les sources qu’il mentionnait. Ces taux de niveau doivent comprendre comme les avancés chiffres dans son intervention, et non comme une indépendante vérification de l’ensemble des données fiscales.
Son argument est que la diminution certaines de ressources fiscales locales n’a pas entraîné nécessairement une correspondance baisse de la pression fiscale globale. Elle aurait une partie du pouvoir financier vers l’central, en les marges de manœuvre des collectivités.
Pour le président de l’AMF, ce évolution pose une question démocratique. Les maires restent aux attentes des habitants, mais dispose, selon lui, de moins en espères moyens de les rapide à demander. Le entre la responsabilité politique locale et la maîtrise effective des ressources Énergie électrique la frustration des citoyennes des élus.
Il a a autre la qualité de rédaction de certaines lois, citant la loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification de l’action publique, que la loi Climat et Résilience. Il leur répercussion des dispositifs des dispositifs difficiles à appliquer, pas certains textes d’application ou certaines dispositions de nouveaux nécessiteux ajustements.
À ses yeux, multiplicateur les exceptions et les régimes particuliers ne constituent pas une solution. Il préfère des lois nationales plus cours et plus lisibles, accompagnées d’une capacité d’adaptation locale claire définition.
Des normes plus toujours, une action nombres publics plus efficace ?
Pourr illustre ce qu’il applaud l’inflation normative, David Lisnard a cité évolutions du volume des textes réglementaires. Il a nature que affirmé le Code général des collectivités territoriales et triplé de volume en vingt ans, que le Code de l’environnement passé d’environ 100 000 à un million de mots en dix ans. Il a a contraire l’augmentation du nombre de pages du Code de l’urbanisme.
Ces chiffres, tels qu’ils dans la transcription apparue de l’audition, n’ont pas été vérifiés dans le cadre de cet article. Ils illustrent le cœur néanmoins de son argument : la ne qualus pas pays dans nombre le règles, mais leurs aussi dans les interactions et contradictions.
Selon lui, les administrations non progressives développées des procédures qui renoncent à des obligations quint elles-mois de nouvelles. Ce phénomène d’entraînement une dilution des responsabilités : plus les structures s’élargissent et se multiplient, plus il devient difficile d’identifier clairement la personne ou l’organisme chargé de décision.
David Lisnard estime que ce dynamique contribue à la crise de confiance entre les citoyens et les institutions. Les discours politiques promettent des changements, mais les résultats tardifs à apparaître. Dans ce contexte, les citoyens peuvent avoir le sentiment de ne plus entendus, suite que les élus locaux peinent démontre à l’efficacité de l’action.
Il a aussi réflexion ce relié à des établissements pénitentiaires plus généraux de l’État dans ses missions régaliennes, à savoir les affaires aériennes des questions sur la sécurité et la protection contre les menaces terroristes. Ces exemples’ s’inscrire dans son raisonnement sur l’écart entre les ressources administratives mobilisées et la capacité des institutions réelles à remplir des missions essentielles.
« Restaurer la capacité d’action », le message central de son intervention
Au terme de son intervention, David Lisnard a défendu une réorientation du rôle de l’État. Plutôt que de voir anticiper et en changer de situation par des autorisations bienheureux, préalable que les pouvoirs publics fixent des règles simples, puisent leur respect et sanctionnant les abus.
Cette approche donnait plus de liberté aux collectivités et aux acteurs locaux, tout maintenant en une autorité publique forte quand il s’agit de faire respect la loi. Elle repos sur une idée centrale : la responsabilité ne peut sans exister sans capacité de décision.
Le maire de Cannes plaide et pour moins de formalités administratives, moins de rapports d’activité et moins d’autorisations préalables quand celles-ci ne est pas indispensables indispensables. En contrepartie, il souhaite que l’État se centre sur ses missions de contrôle, d’application des règles et de maintien de l’ordre public.
Son discours ne se limite donc pas à une critique de la bureaucratie. Il une question plus sur l’équilibre entre centralisation et , réglementaire entre protection et liberté d’initiative, entre contrôle administratif et recrutement politique.
En dénonçant une « République de la bureaucratie », David Lisnard en permettant les communes au centre de l’action publique et aux maires les moyens d’agir. Reste à savoir jusqu’où on raconter plus de réformes plus en charge, compétences quelles compétences électriques à bord et comment garantir que l’autonomie locale, contrôles de services.
Une chose choisie en clair de cette audition : pour David Lisnard, la multiplication des règles ne doivent pas en gêner l’autorité, la décision et la responsabilité. Et c’est précisément sur ce terrain qu’il appelle à une remise à plate-forme de fonctionnement de l’État français.
David Lisnard Le parti Nouvelle Energie de David Lisnard devrait devenir le 2e parti de France en nombre d'adhérents à jour de cotisations.
Sur la dynamique actuelle, il va dépasser LR et pourrait même devenir le premier parti de France, devant RN mi-novembre. Il se passe quelque chose. Si nous continuons sur cette lancée, mécaniquement, nous dépasserons le RN dans seulement un mois et, avant la fin de l’année, nous deviendrons le 1er parti de France !
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https://soutenir.unenouvelleenergie.fr/p/ERHXHYY8 Lisnard, le cheval noir de 2027 Marine Le Pen est la grande gagnante politique de l'anarchie qui a éclaté en France ce week-end. Selon un sondage réalisé dans les 48 heures qui ont suivi les émeutes dans tout le pays, la dirigeante du Rassemblement national est la seule personnalité dont la cote de popularité a progressé. Elle atteint désormais 38 %, une popularité inédite depuis celle dont jouissait François Mitterrand dans les années 1980. Pour Frédéric Dabi, l'un des politologues les plus en vue du pays, Le Pen est perçue comme « la représentante du parti de l'ordre, le parti de ceux qui ne supportent plus le chaos ».
Son rival le plus proche est Jean-Luc Mélenchon, chef de La France insoumise (extrême gauche), le parti qu'une grande partie du pays tient pour responsable d'avoir attisé le désordre ces dernières semaines. Mais Mélenchon a plus de 20 points de retard sur Le Pen et souffre de l'émergence de Raphaël Glucksmann. Le social-démocrate lui a siphonné une partie de son électorat bourgeois, et il continuera de le faire après les violences du week-end dernier. Mais le responsable politique qui a sans doute le plus le vent en poupe cette semaine est un parfait outsider, David Lisnard. Le maire de Cannes, 57 ans, a quitté Les Républicains (centre droit) en mars dernier pour lancer son propre parti. Il l'a fait, a-t-il expliqué, parce que la classe politique française était devenue « complètement discréditée ». Il y incluait Les Républicains, qu'il accusait d'être devenus « la béquille d'un régime macroniste déclinant ».
Lisnard est libéral en économie et conservateur sur les questions de société. « Je veux que mon pays change de politique », déclarait-il dans un discours l'an dernier. Selon lui, une doctrine « technocratique, collectiviste » a produit « quarante ans d'étatisme social qui nous freinent ». Il tient un discours ferme sur l'immigration, en particulier l'immigration légale venue d'Afrique du Nord, et promet de reprendre le contrôle des frontières. Avec Bruno Retailleau, le candidat des Républicains à la présidentielle, Lisnard est ce que la France a de plus proche d'un Tory britannique. Le handicap de Retailleau, c'est toutefois sa personnalité : il manque de charisme.
En six mois, Lisnard a rattrapé Retailleau dans les sondages pour la présidentielle. Avec seulement 7 %, ils sont loin derrière Le Pen, mais des voix au centre droit commencent à appeler Retailleau à se retirer. Les médias l'ont remarqué : « Lisnard, le libéral surprise », titrait un portrait la semaine dernière. Lisnard profitera aussi de l'impopularité croissante de deux anciens Premiers ministres centristes. Édouard Philippe, autrefois considéré comme le favori pour l'Élysée, a perdu six points d'opinions favorables ce mois-ci. Gabriel Attal est lui aussi en recul, lui qui se flattait d'être le protégé d'Emmanuel Macron, avant que le Président ne devienne toxique. Aujourd'hui, Philippe et Attal se donnent beaucoup de mal pour prendre leurs distances avec leur ancien mentor. Philippe a critiqué la réponse creuse de Macron aux émeutes et sa décision de s'envoler trois jours au Moyen-Orient. « Notre pays a besoin d'un leadership fort », a-t-il écrit sur X. Les Français sont d'accord. Et Lisnard pense avoir cette force. Il a exigé la fermeture de communautés d'extrême gauche du centre de la France, qui serviraient de camps d'entraînement de type paramilitaire. L'alerte avait été donnée il y a plusieurs années, mais les gouvernements successifs ont haussé les épaules.
Le plus grand de ces camps se trouve dans le Limousin, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Limoges, théâtre de certaines des pires violences samedi. Mardi, la police a arrêté un militant chevronné d'extrême gauche dans le cadre de l'incendie criminel qui a détruit l'hôtel de ville de Limoges.
D'autres fauteurs de troubles du week-end semblent avoir eu d'autres motivations. Samedi dernier, c'était le 17 octobre, une date symbolique pour les Franco-Algériens. Ce jour-là, en 1961, de nombreux manifestants algériens ont été tués par la police lors d'une manifestation à Paris. Beaucoup d'émeutiers arboraient samedi des drapeaux algériens, et parmi les innombrables graffitis on pouvait lire « 17 octobre 1961, ni oubli ni pardon ».
Lors d'un débat télévisé sur les émeutes mardi soir, une étudiante de gauche dans le public a laissé entendre que la France n'avait à s'en prendre qu'à elle-même. « Pouvez-vous nous rappeler ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 ? », a-t-elle demandé.
Lisnard a d'abord essayé la manière douce : c'était un événement « tragique », mais il remontait à 65 ans. L'étudiante a insisté, alors Lisnard l'a coupée. « Je m'en fiche, je m'en moque complètement », a-t-il lancé sèchement. « Je n'étais même pas né quand l'Algérie est devenue indépendante. »
La gauche était hors d'elle, mais la majorité silencieuse a applaudi. Depuis trop longtemps, la gauche la culpabilise pour les actes de ses ancêtres. Lisnard est le premier à riposter. Lisnard a baptisé son parti « Nouvelle Énergie ». Il a ravivé le débat politique cette semaine et commence à galvaniser les conservateurs bourgeois. Marine Le Pen reste la favorite des bookmakers, mais peut-être un outsider émergera-t-il de l'anarchie de cet automne. *Gavin Mortimer est un auteur britannique qui vit en Bourgogne après de nombreuses années à Paris. Il écrit sur la politique française, le terrorisme et le sport.* Gavin Mortimer, The Spectator (Coffee House), 21 octobre 2026 David Lisnard, la tronçonneuse en chemise cintrée : Le pari Milei de la droite française
En quelques semaines, le maire de Cannes s’est taillé une place dans la course à 2027 à coups de vidéos virales, d’autodérision et de références assumées à Javier Milei. Derrière le phénomène numérique se dessine l’offre libérale la plus cohérente de la droite française. Elle bute pourtant sur la question que l’Argentine elle-même n’a pas tranchée : le prix social de la rupture, et sa faisabilité dans un pays qui ne connaît ni l’hyperinflation ni l’effondrement.
« Il se passe quelque chose »
La séquence a surpris jusque dans son propre camp. En quelques semaines, le slogan « Il se passe quelque chose » s’est propagé sur TikTok, Instagram et X, porté par des centaines de contenus souvent parodiques, parfois produits ou retouchés par intelligence artificielle. On y voit David Lisnard en homme providentiel, au second degré la plupart du temps : il « terrasse » des lycéens bloqueurs, surgit en courant sur une scène, chemise cintrée, sur un remix d’Elvis Presley. Le maire de Cannes joue le jeu jusqu’à l’autodérision : « Ne perdez plus de temps à essayer de me convaincre : je vais voter pour moi. » Le résultat se mesure en abonnés, plus de 400 000 sur Instagram et près de 80 000 sur TikTok, et désormais en points. Le dernier baromètre Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio le crédite de 6 % des intentions de vote, devant Bruno Retailleau dans certaines hypothèses, alors que les instituts le testaient à peine il y a quelques mois.
Rien de tout cela ne relève du hasard. La viralité sert une offre idéologique que Lisnard revendique à visage découvert : une rupture libérale inspirée du président argentin. Dans un long entretien publié le 11 mai 2026 par le site argentin Primero Argentina, mené par le politiste Julio Burdman et encore peu exploité dans le débat français, il l’affirme sans détour : « Javier Milei a démontré concrètement que le libéralisme peut fonctionner ». Les deux registres se renforcent. Le numérique donne de la visibilité à une offre de rupture ; la référence argentine lui fournit un récit de résultats, de la décrue de l’inflation au rétablissement des comptes, qui légitime le projet d’« État-performance » porté par son mouvement, Nouvelle Énergie. Reste à savoir ce que vaut ce récit une fois confronté aux chiffres, et ce qu’il deviendrait transposé de Buenos Aires à Paris.
Cannes, laboratoire d’une méthode
Lisnard ouvre l’entretien par Cannes. Réélu dès le premier tour des municipales de mars 2026 avec quelque 81 % des suffrages, face à une liste d’union de la gauche et à celle du Rassemblement national, il attribue ce score à une méthode qu’il résume d’une formule : « travailler, travailler, travailler, concrétiser les engagements en faveur de Cannes et rendre des comptes ». Un programme conçu comme une feuille de route plutôt que comme un catalogue, une présence de terrain jusque dans les réunions d’appartement, l’obligation de savoir dire non et de s’appliquer à soi-même ce que l’on exige des autres : le maire décrit moins une idéologie qu’une discipline.
Le bilan qu’il revendique en découle : baisse de la fiscalité locale, désendettement de plus de 80 millions d’euros, freinage de la dépense. Il récuse au passage l’image d’une ville de festivaliers et de yachts, en rappelant que Cannes présente un taux de pauvreté et une immigration historiquement élevés. L’argument dépasse la monographie municipale. Il fonde la conviction qu’un maire, comptable d’un budget, d’équipes et de résultats immédiats, détient une légitimité que n’ont pas les profils parisiens issus des mêmes écoles et des mêmes cercles. Les collectivités seraient, dans leur immense majorité, mieux gérées qu’un État qui « s’est enfermé dans une spirale infernale de dépenses improductives », au point de ponctionner toujours davantage les communes pour financer son train de vie. Les élus locaux, eux, restent « à portée d’engueulade ».
De là naît une réforme territoriale radicale : remplacer régions et départements, jugés illisibles et redondants, par quarante à cinquante provinces adossées aux réalités historiques et culturelles, dans une architecture à trois niveaux (État, province, bloc communal) que validerait un référendum constitutionnel. L’idée a une généalogie. Michel Debré plaidait dès la Libération pour une refonte de la carte administrative, le comité Balladur proposait en 2009 de réduire le nombre de régions, et Manuel Valls annonçait en 2014 la disparition des conseils départementaux à l’horizon 2021, avant que le projet ne s’enlise. La carte à treize régions issue de la loi de 2015 n’a jamais vraiment convaincu. Lisnard y ajoute une charge contre la « consanguinité » des élites et un « spoil system » destiné à oxygéner les grands corps et la magistrature, projet qui se heurterait au statut général de la fonction publique et, pour les magistrats, à l’indépendance que leur garantit la Constitution.
La fin de trois cycles et l’« État-performance »
Le diagnostic se construit en trois temps. La France vivrait la fin simultanée de trois cycles de durées inégales : l’européanisation du monde, qui voit reculer la puissance du continent et, avec elle, celle de la France ; l’État-providence, « modèle de redistribution périmé qui ruine le pays et appauvrit ses habitants » ; enfin le macronisme, parenthèse qui aurait accompagné, voire aggravé, le déclin dans tous les domaines. Les chantiers du prochain quinquennat s’en déduisent : redresser les finances publiques pour rendre à l’État son autorité dans ses fonctions régaliennes, restaurer la compétitivité en libérant le travail et l’initiative, et surtout donner aux jeunes générations l’envie de construire leur vie en France plutôt que de la quitter.
Lisnard fait de « la débureaucratisation et la dérégulation » la grande cause du prochain quinquennat et ramasse son ambition en une formule : « en finir avec cette fiction de l’État-providence pour bâtir un État-performance ». L’État serait recentré sur la sécurité, la justice, la défense et une école exigeante, et desserrerait son emprise économique et administrative. Nouvelle Énergie chiffre l’effort : quelque 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, puis « a minima 200 milliards par an à la fin du quinquennat », dont 60 % reviendraient aux actifs sous forme de salaire net. S’y ajoutent un âge légal de départ porté à 65 ans, un socle de pension par répartition complété par un minimum vieillesse de 1 000 euros par mois, une bascule progressive vers la capitalisation, un contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD avec des indemnités de licenciement progressives, et des charges patronales négatives pour l’embauche de personnes au RSA depuis plus de deux ans.
L’ordre de grandeur mérite d’être pris au sérieux. Deux cents milliards d’euros représentent environ 12 % de la dépense publique totale et près de sept points de PIB, davantage que les budgets annuels de l’Éducation nationale et de la Défense réunis. Aucun gouvernement de la Ve République n’a approché un tel resserrement. C’est ce qui fait la singularité de l’offre, et sa fragilité.
Milei, un modèle lu de près
C’est dans ce cadre que Javier Milei entre en scène. Lisnard voit d’abord chez le président argentin « une vision claire des principes de respect de la liberté, de responsabilité et de la vie », et salue le courage d’avoir attaqué, dans un pays « corrompu, dans les deux sens du terme, par le collectivisme », l’excès de dépense, la bureaucratie et le capitalisme de connivence. Il en retient des effets concrets : des millions d’Argentins sortis de la pauvreté, et la baisse des loyers après la suppression d’un encadrement des prix qu’il juge « inepte et inefficace », et dont il constate qu’il obsède encore une bonne partie de la classe politique française.
Les chiffres donnent raison à une partie du tableau. L’inflation, qui avait atteint 211,4 % en 2023, son plus haut niveau depuis 1990, est retombée à 31,5 % en 2025, et les hausses mensuelles tournent désormais autour de 2 %. L’État a dégagé dès 2024 un excédent primaire de 1,8 % du PIB et son premier excédent global depuis quatorze ans, puis l’a maintenu en 2025, à 1,4 %. Le taux de pauvreté, qui avait culminé à 52,9 % au premier semestre 2024 sous l’effet de la dévaluation et de la fin des subventions tarifaires, est redescendu à 28,2 % au second semestre 2025, son plus bas niveau depuis 2018.
Le récit laisse pourtant une partie de la facture dans l’ombre. La pauvreté est remontée à 32,3 % au premier semestre 2026, et l’inflation sur un an, à 33,4 % en septembre, dépasse de nouveau celle de 2025 : la décrue n’est pas acquise. L’économie s’est contractée en 2024, de 1,3 à 1,7 % selon les estimations, avant de rebondir de 4,4 % en 2025. Selon le CEPA, centre d’études critique du gouvernement, la pension minimale a perdu près d’un cinquième de son pouvoir d’achat, et les salaires du secteur public national plus d’un tiers. Sur les loyers, l’offre a bondi et les prix affichés ont reculé, mais les loyers effectivement payés ont progressé bien plus vite que l’inflation. La stabilisation du peso a enfin exigé un nouveau programme du FMI de 20 milliards de dollars en avril 2025, puis, en octobre, une ligne d’échange de même montant consentie par le Trésor américain à la veille des législatives de mi-mandat, que le parti de Milei a remportées avec quelque 40 % des voix. Le redressement argentin doit autant à la thérapie de choc qu’au soutien extérieur. Lisnard, du reste, ne fait pas de Milei un modèle à décalquer mais une leçon de méthode, la preuve qu’une sobriété budgétaire assumée et la simplification produisent davantage que la suradministration et l’assistanat.
Cette lecture lui sert surtout à instruire le procès de sa propre famille politique. La droite française serait « engluée » dans le social-étatisme, condamnée à imiter la gauche pour être fréquentable, jusque sur le terrain économique. Contre ce conformisme, il invoque Ronald Reagan et Margaret Thatcher, mais aussi Jean Chrétien au Canada et Gerhard Schröder en Allemagne, pour rappeler que des réformes libérales ont été portées par des majorités de droite comme sociales-démocrates. La rupture consisterait à faire confiance aux Français pour créer de la richesse. En somme, à « les laisser vivre en paix ».
Française, européenne, occidentale
Sur la scène internationale, Lisnard se reconnaît dans la doctrine de Milei : ancrage occidental, atlantisme assumé, soutien sans réserve à l’existence de l’État d’Israël. Il prend en revanche ses distances avec Viktor Orbán, que les électeurs hongrois venaient de congédier, et dont il juge les ambiguïtés envers Moscou problématiques. Vladimir Poutine est à ses yeux un adversaire déclaré de l’Occident, et Milei a eu raison de soutenir résolument l’Ukraine face à l’agression russe. La France devrait rompre avec la « pantalonnade » de sa politique étrangère récente et regarder en face le retour des vieux empires : la Russie, adversaire déclaré, la Chine et la Turquie, défis « dans une certaine mesure », l’Iran enfin, dont il espère qu’il basculera un jour du côté de la liberté.
Sa ligne tient en trois mots : française, européenne, occidentale. Française, parce qu’un pays doit d’abord répondre de lui-même ; européenne, parce que la puissance passe par des coopérations renforcées ; occidentale, parce qu’il existe un socle de valeurs et d’intérêts qu’il serait irresponsable de nier. Ni alignement automatique, ni équidistance. Dans une droite tiraillée entre un souverainisme tenté par le repli et l’ancrage occidental, Lisnard choisit le second, tout en réclamant une souveraineté industrielle et technologique face aux plateformes américaines et aux réussites chinoises. Il défend un universalisme qui refuse d’assigner les individus à leur origine, à leur couleur de peau ou à leur communauté, et rappelle que la puissance tient aussi à l’attractivité d’un modèle.
La synthèse a sa fragilité. Le modèle argentin dont il se réclame s’est construit dans une proximité étroite avec l’administration Trump, au point de dépendre de son soutien financier, quand Lisnard prône une autonomie européenne face aux géants américains. Entre l’atlantisme de Milei et la souveraineté technologique de Lisnard, l’articulation reste à démontrer, dans une année où Washington tranche ses arbitrages, sur l’Ukraine comme ailleurs, au gré de ses priorités intérieures.
Une droite en quête d’offre
Lisnard tient la droite française pour une majorité sociologique représentée par des minorités politiques. Le problème serait d’offre, non de demande : les Français qui aspirent à une remise en ordre par la liberté et la responsabilité seraient très largement majoritaires, mais ils trouveraient en face d’eux une droite souvent « de gauche, conformiste et parfois paresseuse sur le plan intellectuel », abîmée par les jeux de notables. Sa propre ligne se veut simple : moins d’État, plus de liberté, plus d’autorité là où elle est nécessaire. Il y ajoute l’intelligence artificielle, le quantique et le spatial, qu’il présente comme les ressorts d’une révolution anthropologique dont la France ne doit pas rester spectatrice.
D’où son plaidoyer pour une grande primaire ouverte de la droite et du centre, sur le modèle de 2016, qui avait mobilisé plus de quatre millions d’électeurs à chaque tour et désigné François Fillon contre le pronostic des appareils. Sans elle, le risque d’une élimination dès le premier tour lui paraît élevé face au Rassemblement national et à La France insoumise. Avec ou sans primaire, assure-t-il, il portera son projet libéral, sécuritaire et éducatif. Le précédent invoqué a pourtant son revers : le vainqueur de 2016 a terminé troisième de la présidentielle suivante, avec 20 % des voix. Une primaire départage des candidats ; elle ne garantit pas leur résistance à une campagne.
Face à Bruno Retailleau, les convergences sont réelles sur la nécessité de réduire la dépense : le président des Républicains a présenté le 12 octobre un plan de 197 milliards d’euros d’économies cumulées d’ici à 2032, dont l’essentiel irait à la réduction du déficit. Lisnard se distingue par une ambition annuelle plus élevée, une insistance plus marquée sur le périmètre de l’État et l’avantage de n’avoir siégé dans aucun gouvernement récent, quand Retailleau a occupé la place Beauvau. Avec Édouard Philippe, l’écart tient moins à la direction qu’au rythme. Le fondateur d’Horizons veut lui aussi porter l’âge de départ à 65 ans et ne remplacer que deux départs de fonctionnaires sur trois, mais selon une trajectoire plus graduelle, là où Lisnard assume une rupture avec l’État-providence et une ligne plus dure sur l’immigration et l’autorité.
Avec le Rassemblement national, la ligne de partage est économique. Le RN conjugue restriction migratoire, protectionnisme et recours à l’outil étatique pour le pouvoir d’achat et l’industrie ; Lisnard mise sur la libération de l’économie et le recentrage de l’État. Les convergences existent sur le régalien, maîtrise des flux et fermeté pénale, mais la géopolitique les sépare, une partie du RN conservant ses nuances à l’égard de Moscou. Avec Éric Zemmour, les recoupements portent sur l’immigration, la critique de l’État-providence et une partie des enjeux culturels ; Lisnard s’en distingue par l’accent mis sur la liberté économique et la décentralisation, sans fermer la porte à une primaire qui inclurait Reconquête.
La France n’est pas l’Argentine
Reste l’essentiel : la France n’est pas l’Argentine. Milei a été élu par un pays en hyperinflation, au bord de la cessation de paiements, qui lui a confié un mandat de choc. La France souffre d’un mal plus lent : une dépense publique parmi les plus élevées de l’OCDE, 57,3 % du PIB en 2025, une dette qui atteignait 119 % du PIB à la fin du deuxième trimestre 2026, une croissance potentielle faible. L’attachement à l’État-providence y est profond, et les contre-pouvoirs, du Conseil constitutionnel aux juridictions européennes en passant par les syndicats, ralentissent toute rupture. Une thérapie de choc se vend mal en l’absence de choc.
Plusieurs mesures du programme relèvent du droit plus que de la gestion. Affirmer par référendum la primauté du droit national sur certaines normes européennes et internationales supposerait une révision constitutionnelle, que l’article 89 soumet d’abord au vote des deux assemblées et que la voie de l’article 11 n’autorise pas sans contestation majeure ; elle placerait de surcroît la France en conflit ouvert avec les traités. L’allongement de la rétention administrative à vingt-quatre mois dépasse le plafond de dix-huit mois fixé par la directive européenne « retour » de 2008, que Bruxelles propose certes de relever. La suppression de l’aide médicale d’État et la fin de l’automaticité du droit du sol passeraient sous le contrôle du Conseil constitutionnel et de la Cour européenne des droits de l’homme. La remise en cause de l’accord franco-algérien de 1968 exige une renégociation ou une dénonciation, avec un coût diplomatique certain. Quant à la division par huit des titres de séjour, elle buterait sur le poids des étudiants, du regroupement familial et des titres économiques.
Lisnard oppose trois réponses à ces contraintes : la pédagogie sur l’inefficacité de la dépense, la promesse de restituer une partie des économies au pouvoir d’achat, et la réforme des institutions, de la décentralisation au spoil system. Son expérience cannoise et son rôle à la tête de l’Association des maires de France l’autorisent à parler de gestion plutôt que de théorie. Ils ne disent pas encore comment une majorité parlementaire, introuvable depuis 2022, voterait la plus forte contraction de l’État de l’histoire de la Ve République.
Une cohérence à l’épreuve des urnes
L’entretien du 11 mai dessine un Lisnard cohérent : un bilan local revendiqué, un diagnostic tranché, une lecture de Milei qui en retient la méthode plutôt que le folklore, une géopolitique occidentale assumée. Peu d’offres, à droite, articulent aussi nettement l’économique, l’institutionnel et le régalien. La campagne numérique, virale et autodérisoire, a fait le reste en lui offrant une visibilité qu’aucun appareil ne lui aurait donnée.
La cohérence n’est pas encore une majorité. L’exemple argentin montre qu’une rupture libérale peut casser l’inflation et rétablir les comptes ; il montre aussi qu’elle se paie en récession, en pauvreté transitoire et en dépendance financière, et qu’elle suppose un pays prêt à consentir le choc. Pour transformer six points de sondage en dynamique, David Lisnard devra convaincre que la France en est là, et rassembler bien au-delà de ceux que ses vidéos font sourire. « Il se passe quelque chose » : le slogan a fonctionné. Il lui reste à dire jusqu’où les Français sont prêts à le suivre.
Angélique Bouchard
Ce prétendant à l’élection présidentielle peut-il vraiment convaincre ? David Lisnard, le libéral qui monte dans un pays qui ne l’est pas
David Lisnard bouscule une droite en panne de champions. Le maire de Cannes séduit par sa liberté de ton et son libéralisme économique assumé. Mais dans un pays profondément attaché à l’État, sa recette peut-elle convaincre au-delà de son premier cercle ? C’est la bulle qui turbule. Surtout les droites. David Lisnard, maire de Cannes, prétendant « Nouvelle Énergie » à l’élection présidentielle, a réussi sa percée par les réseaux sociaux puis les médias Bolloré. Le « #QuelqueChoseSePasse », initié sur TikTok et Instagram via des vidéos enlevées et même humoristiques (ce qui n’est pourtant pas la caractéristique première de Lisnard), a suscité un effet viral impressionnant. Jusqu’aux chauffeurs de taxi qui vous interpellent : « Vous savez ce qui se passe, vous ? » C’est le gimmick. En fait, « il ne se passe pas » grand-chose mais, compte tenu de l’électroencéphalogramme anémié de la droite, c’est déjà beaucoup. Au point qu’on vous parle de ce prétendant comme un futur, non pas président, mais possible Premier ministre de… Marine Le Pen ! David Lisnard vise plus haut que Matignon, bien sûr, depuis que les sondages ont estimé sa percée au-delà de la « primo-barre » des 5 %, presque autant que Bruno Retailleau et Gabriel Attal. Une incontestable mini-dynamique pour le patron de l’Association des maires de France, libéral-conservateur, inconnu du grand public, alors que ses concurrents le sont trop. À travers les portraits souvent flatteurs que les médias lui consacrent, il apparaît pour ce que les autres ne sont pas. Un atout. David Lisnard est un libéral farouche
Sans doute la faveur dont bénéficie ce maire d’une ville prestigieuse (élu et réélu avec plus de 80 % des voix) vient-elle de ce qu’il ne ressemble pas aux concurrents en lice. D’abord, il ne s’est jamais compromis avec le macronisme. Il apparaît comme neuf, même s’il a 57 ans, est conseiller général depuis 18 années et maître de sa cité depuis plus de 9 ans.
Avec son association des maires, il a disputé les critériums de province, pas le circuit de Formule 1 gouvernemental. Compte tenu du rejet des politiques nationaux, le local a un parfum de muguet et de sous-bois régénérant. Il est le révélateur de l’atonie déprimante des « champions » du bloc central.
Donc l’inconnu gagne à l’être moins. Une gueule, de l’allure, un côté « Clint Eastwood de droite », comme s’émerveillent ses fans, qui le trouvent même « rock and roll » parce qu’il vibre avec les Clash et les Sex Pistols. Il n’est pas énarque, en tout cas, et s’il a fait Sciences Po Bordeaux, il a poursuivi ses classes comme serveur, livreur de pizzas ou pompiste. Incroyable, il lit des livres, pas que des notes !
Et puis il est fils d’un footballeur professionnel et d’une danseuse étoile reconvertis dans le petit commerce. C’est un bon vendeur, mais pas en rondeurs, plutôt en force. Il croit en ce qu’il dit : « Le système étatique est à bout de souffle, le collectivisme est partout comme les règlements qui tuent la liberté. » David Lisnard est un libéral farouche. Pas sur les mœurs ni en politique, mais en économie.
Les Français ne sont guère libéraux
Il est un de ceux qui, à l’instar de son ami de droite extrême, le maire de Nice Éric Ciotti, ont célébré la tronçonneuse du président argentin Javier Milei. En France, ça donnerait plutôt l’élagueuse… Notre culture est à ce point étatique que, même si le pays a connu de grands penseurs libéraux tels Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville ou Raymond Aron, le libéralisme politique n’est jamais parvenu à s’imposer vraiment.
Des tentatives ont été esquissées avec Édouard Balladur, ministre des Finances et des Privatisations sous Jacques Chirac, Premier ministre en 1986. Mais c’est le Chirac étatiste et social qui l’emportait à la présidentielle de 1995. Quant à notre seul libéral hautement revendiqué, Alain Madelin, l’ancien ministre de l’Économie, il n’a pas atteint les 4 % des voix lors de la compétition élyséenne de 2002.
Les Français ne sont guère libéraux. La tronçonneuse les rebute. Même l’élagueuse. Les ciseaux à ongles, peut-être ?
Nicolas Domenach Nicolas Domenach est un journaliste politique qui a travaillé à la fois en presse écrite, au magazine Marianne dont il a été le directeur adjoint et à la télévision sur Canal +. Il est l'auteur de plusieurs enquêtes politiques dont Nicolas Sarkozy : Off (ed. Fayard, 2011) avec Maurice Szafran. Nicolas Domenach est éditorialiste au sein de la rédaction de Challenges
« Les 7 % de Lisnard sont des signaux assez inquiétants » pour Retailleau et Philippe
Pour le sondeur Jean-Yves Dormagen, les 7 % de David Lisnard dans les intentions de vote à la prochaine présidentielle ne constituent pas une bulle, ils révèlent une fracture profonde à droite. Propos recueillis par Clément PétreaultPublié le 22 octobre 2026 à 18h00 - Le Point Il reste peu connu des Français, et pourtant il fait déjà jeu égal avec Bruno Retailleau. Dans une étude Cluster17 pour Le Point, le maire de Cannes, David Lisnard, recueille 7 % des intentions de vote, autant que le candidat officiel des Républicains, Bruno Retailleau. Bulle médiatique ou lame de fond ? Pour Jean-Yves Dormagen, fondateur de l’institut, son électorat n’a rien d’un effet de mode : il exprime une demande de « rupture forte ». Mais avec treize points de retard sur le seuil probable du second tour, le maire de Cannes en est encore « très loin ». Le Point : David Lisnard obtient 7 % des intentions de vote alors qu’il reste assez peu connu du grand public. Est-ce peu, ou au contraire énorme ? Jean-Yves Dormagen : Compte tenu de sa notoriété, c’est déjà un capital électoral de départ qui n’est pas négligeable. Surtout si on le compare aux autres candidats du centre et de la droite : à part Édouard Philippe, personne aujourd’hui dans cet espace n’est beaucoup plus fort que David Lisnard. Et c’est un score plutôt en hausse. Nous l’avions testé il y a quelques semaines, il était autour de 5 %. Il est donc dans une dynamique haussière, à un niveau plutôt intéressant et significatif pour un début de campagne. Certains parlent d’une bulle algorithmique, ou d’un effet performatif… On dit qu’il se passe quelque chose, donc il se passe quelque chose. Ce ne sont pas les sondeurs qui fabriquent David Lisnard ? Je ne crois pas trop aux explications uniquement performatives. Une couverture médiatique plus importante, une dynamique dans les sondages, c’est toujours positif. Mais la politique ne marche pas comme ça. Les sondés, et plus tard les électeurs, choisissent leurs candidats pour des raisons en général relativement profondes. En l’occurrence, David Lisnard correspond à quelque chose. On l’avait vu avec le baromètre des personnalités que nous réalisons tous les mois avec Le Point : une partie de la population le soutient pour des raisons liées à son positionnement politique. Ce qu’incarne Lisnard, des positions très libérales en économie et plutôt conservatrices sur le plan sociétal et des valeurs, correspond à une réalité électorale dans ce pays. Reste la notoriété. Dans votre étude, 22 % des électeurs disent ne pas le connaître suffisamment, contre 3 % pour Bruno Retailleau. N’est-ce pas un sérieux handicap ?C’est à la fois un handicap et un avantage. David Lisnard est beaucoup moins connu qu’un Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, très médiatisé, leader de l’un des plus grands partis français. Et infiniment moins connu qu’Édouard Philippe, qui occupe la scène politique depuis des années et a été Premier ministre. C’est un handicap à ce stade, parce qu’il est beaucoup plus compliqué de déclarer une intention de vote pour quelqu’un qu’on connaît mal, peu, voire pas du tout. L’avantage, c’est qu’il peut monter en notoriété durant la campagne et, si cette montée est positive, envisager une dynamique favorable. C’est beaucoup plus compliqué pour les autres candidats du centre et de la droite, qui sont très connus : leur potentiel de progression est beaucoup plus limité. Dans votre étude, David Lisnard et Bruno Retailleau obtiennent chacun 7 %. Est-ce le même électorat ? Ce sont des électeurs assez proches : un électorat de droite traditionnel, libéral sur les questions économiques, un peu plus dans le cas de Lisnard. Celui de Bruno Retailleau est un peu plus conservateur sur les questions sociétales et sur l’immigration. Mais ce sont des nuances. Si David Lisnard devait progresser, ce serait très probablement au détriment de Bruno Retailleau.Au moins la moitié des électeurs de Bruno Retailleau penche vers Marine Le Pen en second choix.
Votre étude montre que 22 % des indépendants seraient prêts à voter Lisnard, que cette catégorie pourrait représenter 14 % dans son électorat, contre 2 % chez Bruno Retailleau. Vous parlez d’un « libéralisme par le bas ». De quoi s’agit-il ? On peut imaginer que l’électorat de David Lisnard compte un certain nombre de petits chefs d’entreprise ou de commerçants exaspérés par les normes, les charges, les taxes, les complexités bureaucratiques, et qui se reconnaissent dans un discours libéral, voire un peu libertarien. Ce n’est pas un libéralisme idéologique, ce ne sont pas des théoriciens du libéralisme. Ce sont des gens qui, dans leurs pratiques quotidiennes, considèrent qu’un certain nombre de contraintes ou de pesanteurs doivent être éliminées. Des gens qui peuvent avoir des tendances miléistes. Justement, Javier Milei recueille 59 % d’opinions favorables chez les électeurs potentiels de David Lisnard, contre 13 % chez ceux d’Édouard Philippe. Ses soutiens adhèrent-ils à un libéralisme musclé ? D’une certaine manière, cela prouve que l’électorat Lisnard n’est pas une bulle. Il y a derrière cette préférence un imaginaire, des références, des valeurs profondes. Milei incarne une forme de rupturisme. C’est une personnalité transgressive, radicale, l’homme de la tronçonneuse, un libertarien extrêmement radical. Or seuls 20 % des Français l’apprécient. Là-dessus, l’électorat Lisnard se singularise : c’est un électorat demandeur de rupture forte, ce qui n’est évidemment pas le cas de l’électorat beaucoup plus modéré d’Édouard Philippe, parfois libéral en économie mais qui ne se reconnaît absolument pas dans la transgression d’un Milei. Lisnard incarne un autre segment des droites, beaucoup plus radical et beaucoup plus rupturiste. D’ailleurs, 45 % de ses électeurs potentiels avaient voté Jordan Bardella aux européennes. David Lisnard serait-il un sas entre la droite classique et le RN ? Il arrive effectivement à capter une part conséquente d’électeurs qui, aux européennes, avaient voté Rassemblement national ou Reconquête. Il est d’ailleurs aussi en concurrence avec quelqu’un comme Sarah Knafo, parce qu’il incarne à la fois un conservatisme, nettement moins radical que celui d’Éric Zemmour, sur les questions sociétales et d’immigration, et un libéralisme très fort. Ce libéralisme répond à une demande d’une partie du centre, mais aussi d’un électorat très conservateur, voire ultraconservateur, qui adhère de plus en plus à des thèses libérales, et même libertariennes, de rejet radical des normes, des taxes, des impôts, des charges. Additionnés, Lisnard, Retailleau et Philippe pèsent 31 %. Mais testé seul, aucun n’atteint les 20 %. Pourquoi les voix ne s’additionnent-elles pas ? Le mystère est assez simple. Il ne faut pas confondre la réalité électorale et les stratégies, comme celle d’union du centre et de la droite, qui supposent ces électeurs compatibles. Au moins la moitié des électeurs de Bruno Retailleau, voire un peu plus, penche plutôt vers Marine Le Pen en second choix que vers Édouard Philippe. Et une part conséquente des électeurs d’Édouard Philippe préfère le centre gauche à Bruno Retailleau, et a fortiori à une droite plus radicale. Quand on retire Édouard Philippe des hypothèses, de mémoire, un quart de ses électeurs se reportent sur Raphaël Glucksmann. On ne peut pas les additionner et obtenir une formule arithmétique parfaite. Très loin de là. David Lisnard est en dynamique, mais reste-t-il très loin du second tour ? Très loin, oui. Le seuil du second tour sera probablement au-dessus de 20 %, peut-être proche de 25 %. Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe approchent tous deux les 20 %. Avec 7 %, il vous manque 13 points, ça ne vous aura pas échappé. Pour y arriver, David Lisnard devrait bénéficier d’une dynamique très importante et voir Bruno Retailleau, Édouard Philippe et, dans une certaine mesure, Marine Le Pen reculer à son profit. Ce n’est pas impossible. Mais on en est aujourd’hui très loin. Ces élans de campagne retombent parfois brutalement. Éric Zemmour ou Alain Madelin avant lui ont fini bien en deçà de ce qu’on leur prédisait. David Lisnard court-il le même risque ? Il y a, en gros, deux temps dans une élection. Aujourd’hui, les sondés manifestent leurs préférences indépendamment de tout calcul : il n’y a pas de vote utile. À mesure que le scrutin approche, les électeurs raisonnent aussi en termes d’utilité du vote. Ils cherchent qui, dans leur espace politique ou un espace proche, a une chance d’être au second tour et de gagner. Ou qui ils veulent éliminer en priorité, quelle solution leur paraît la plus dangereuse pour le pays. C’est ce qui est arrivé à Éric Zemmour : quand des électorats plus populaires, moins politisés, ont commencé à s’intéresser à l’élection, ils ont manifestement préféré Marine Le Pen, ce qui a rendu le vote Zemmour de moins en moins utile. Cela peut arriver, mais dans tous les sens. Il est difficile de prévoir qui bénéficiera ou pâtira de ces logiques, qui se mettent en général en place après les vacances de Noël, parfois en février, voire en mars. Cette émergence va-t-elle clarifier la situation à droite, ou l’émietter un peu plus ?- À ce stade, cela relève plutôt de la complexification et de l’émiettement. J’y vois un relatif échec des candidatures actuelles. Si David Lisnard capte 7 % d’un électorat quasi exclusivement de droite, c’est que les offres proposées ne satisfont pas complètement les électeurs. C’est un symptôme de la relative faiblesse de Bruno Retailleau, de sa difficulté à cristalliser des électeurs et à impulser une dynamique. Mais aussi des difficultés d’Édouard Philippe, puisque parmi les centristes et les libéraux modérés, un nombre significatif préfère Lisnard. Ce sont encore des signaux relativement faibles. Mais les 7 % de Lisnard, face à Retailleau ou Philippe, sont des signaux assez inquiétants sur la capacité du candidat du centre et de celui de la droite traditionnelle à capter les électeurs.
Jean-Yves Dormagen
Étude Cluster17 pour Le Point réalisée en ligne du 14 au 15 octobre 2026 auprès de 1 263 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Marge d’erreur comprise entre 1,2 et 2,8 points. Une coopération décentralisée avec le Japon !
Ce soir, avec le maire de Shizuoka, Takashi Nanba, en présence de l’ambassadeur du Japon en France, Hideo Suzuki, et du consul du Japon à Marseille, Mitsuaki Mizuno, nous avons donné un nouvel élan à la coopération décentralisée avec le Japon ! Démocratiques, démographiques, écologiques, économiques, géopolitiques, mais aussi scientifiques et technologiques, avec les bouleversements de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies quantiques. Nous partageons aussi des intérêts stratégiques majeurs. La France est une nation du Pacifique. En Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna, vivent nos compatriotes. Nous avons des territoires, des espaces maritimes et des intérêts à protéger. Cette présence nous oblige à nous donner les moyens de notre souveraineté !
En mer de Chine orientale, dans le détroit de Taïwan et sur les grandes routes maritimes de l’Indopacifique, se jouent la liberté de navigation, la sécurité de nos approvisionnements et, plus largement, la stabilité d’une région où la France est directement présente. La même exigence vaut pour la technologie. Intelligence artificielle, semi-conducteurs, robotique, quantique, spatial, nucléaire : renforçons nos coopérations, rapprochons nos chercheurs et nos entreprises, développons nos capacités de production. La souveraineté se construit par des compétences, des investissements et des actes. À notre échelle, c’est aussi le sens des liens que nous renforçons entre Cannes et notre ville jumelle, Shizuoka. Le local peut et doit inspirer des dynamiques nationales et internationales. Le Japon est devenu un pôle de stabilité. Les démocraties sont mises en cause. La montée des approches autoritaristes est partout. Nous devons développer les liens entre les démocraties. Ce n’est pas abstrait. C’est vital. Vive Shizuoka, vive Cannes, vive le Japon et Vive la France

« LA RÉPUBLIQUE DE LA BUREAUCRATIE » : David Lisnard dénonce les lourdeurs administratives et interpelle le pouvoir !
Le président de l’Association des maires de France dénonce une administration devenue trop lourde, des normes contradictoires et un État qui, selon lui, prive progressivement les élus locaux de leur capacité d’action. Lors d’une audition, le maire de Cannes a livré une critique particulièrement directe du fonctionnement des institutions françaises.
David Lisnard n’a pas mâché ses mots. Au cours d’une audition consacrée aux collectivités territoriales, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a dressé un tableau sévère de la bureaucratie française. Réunions ministérielles interminables, multiplication des règles, responsabilités diluées entre les administrations et perte d’autonomie des communes : l’élu a dénoncé un système qui, à ses yeux, complique inutilement le travail des maires et ralentit les projets locaux.
Dès le début de son intervention, il a critiqué l’efficacité de certaines rencontres avec les membres du gouvernement. Selon lui, ces réunions prennent énormément de temps sans déboucher suffisamment souvent sur des décisions concrètes. Il estime que, dans de nombreux cas, elles servent davantage à mettre en scène une activité politique qu’à résoudre les difficultés rencontrées sur le terrain.
Il a notamment décrit un fonctionnement dans lequel les responsables politiques communiquent sur leurs rencontres, tandis que les arbitrages décisifs restent soumis à des rapports de force administratifs. David Lisnard a ainsi évoqué les tensions entre Bercy, les services du Premier ministre et les représentants des communes, estimant que les élus locaux se retrouvent parfois pris dans des jeux institutionnels qui les empêchent d’obtenir des réponses claires.
Les maires face à des responsabilités toujours plus lourdes
L’un des points centraux de son intervention concerne la rémunération des maires. David Lisnard considère que les fonctions municipales exigent aujourd’hui un engagement particulièrement important, souvent difficile à concilier avec une activité professionnelle classique. Les élus doivent gérer des dossiers administratifs, financiers et juridiques complexes, tout en assumant des responsabilités politiques, civiles et parfois pénales.
Il a défendu l’idée qu’aucun maire ne devrait percevoir une rémunération inférieure à 3 000 euros par mois, indépendamment de la taille de sa commune. Au cours de l’audition, il a avancé que de nombreux maires toucheraient environ 1 050 euros mensuels. Ces chiffres ont été cités dans son intervention et nécessiteraient d’être rapprochés des données officielles sur les indemnités des élus locaux.
Pour le président de l’AMF, cette question dépasse le simple niveau de rémunération. Il s’agit aussi de permettre à des personnes issues de milieux sociaux différents d’accéder aux responsabilités municipales. Si la fonction impose une disponibilité permanente, des compétences variées et une exposition croissante aux risques juridiques, elle doit, selon lui, offrir des conditions matérielles adaptées.
David Lisnard a également proposé que la rémunération des maires soit déterminée automatiquement, plutôt que soumise à un vote local. Il estime qu’un tel mécanisme permettrait de limiter les situations dans lesquelles les élus doivent eux-mêmes se prononcer sur leur indemnité.
Sur la formation, il s’est montré plus nuancé. Sans se déclarer favorable à une obligation systématique, il a reconnu que la complexité croissante des règles rend indispensables de meilleures possibilités de formation. Les maires doivent pouvoir acquérir ou renforcer leurs connaissances en droit, en gestion et en finances publiques, tout en conservant une certaine liberté dans leur manière d’exercer leur mandat.
Une réglementation qui ralentit les projets locaux
La critique la plus large de David Lisnard porte toutefois sur l’accumulation des normes. Selon lui, les collectivités sont confrontées à une évolution profonde de leur manière de travailler : autrefois, elles identifiaient les interdictions et construisaient leurs projets à partir de cette base ; aujourd’hui, elles doivent chercher dans une masse de textes les autorisations nécessaires à presque chaque étape
Pour illustrer cette difficulté, il a évoqué le cas d’un projet de centre de valorisation des déchets, destiné à traiter les matières et à produire de l’énergie. Il affirme que les délais de réponse administrative et les contraintes de planification régionale ont empêché le projet d’avancer comme prévu, alors même que la commune cherchait à résoudre un problème concret sur son territoire.
Cette situation symbolise, à ses yeux, une administration qui ne facilite plus suffisamment l’initiative locale. Les collectivités peuvent être confrontées à plusieurs organismes, chacun disposant de la capacité de retarder ou de bloquer un dossier, sans qu’un interlocuteur unique puisse nécessairement apporter une autorisation définitive.
David Lisnard a notamment mis en cause le fonctionnement des services déconcentrés de l’État et la multiplication des procédures impliquant différents niveaux administratifs. Il a plaidé pour une réorganisation permettant de clarifier les compétences et de rendre les décisions plus rapides.
Sa critique ne vise cependant pas indistinctement les agents publics. Il a expressément salué le professionnalisme et les compétences de nombreux fonctionnaires, tout en estimant que l’organisation administrative dans laquelle ils travaillent peut devenir inefficace. Pour lui, le problème réside moins dans la qualité individuelle des agents que dans la fragmentation des responsabilités et dans l'accumulation des procédures.
David Lisnard réclame une refonte du fonctionnement administratif
Parmi les propositions les plus radicales formulées pendant l’audition figure la remise en cause du rôle de certaines structures administratives, notamment la DREAL, chargée de missions liées à l’environnement, à l’aménagement et au logement. David Lisnard a soutenu une initiative visant à supprimer cette structure, estimant que son fonctionnement pouvait contribuer à bloquer des projets sans apporter aux collectivités une capacité claire de décision.
Il a également défendu un renforcement du pouvoir des préfets, en particulier à l’échelle départementale. Selon lui, ces représentants de l’État devraient pouvoir coordonner plus efficacement les administrations placées sous leur autorité et arbitrer les contradictions qui apparaissent entre les différents services.
L’élu souhaite ainsi éviter qu’une commune doive multiplier les démarches auprès de structures qui poursuivent parfois des objectifs divergents. Dans son raisonnement, une autorité clairement identifiée devrait pouvoir trancher les désaccords et permettre aux projets conformes aux règles de progresser dans des délais raisonnables.
Il a aussi défendu une décentralisation plus opérationnelle de certaines compétences, notamment dans le domaine environnemental. Son approche repose sur une distinction entre les missions qui doivent rester du ressort de l’État et celles qui pourraient être exercées plus efficacement par les collectivités territoriales.
Il ne réclame donc pas la disparition de toute réglementation. David Lisnard a rappelé que les normes peuvent constituer un progrès lorsqu’elles protègent les personnes handicapées, préviennent les risques d’incendie ou garantissent la sécurité des produits destinés aux enfants. Ce qu’il conteste, c’est la transformation de règles utiles en un ensemble de procédures toujours plus complexes, dont les effets finissent par dépasser les objectifs initiaux.
Conflits d’intérêts : il dénonce des règles qu’il juge hypocrites
L’intervention a également abordé les contraintes imposées aux élus dans le cadre des règles de prévention des conflits d’intérêts. David Lisnard a critiqué certaines situations dans lesquelles des membres d’un conseil municipal doivent quitter la séance en raison de leurs liens avec une structure locale ou un organisme associé à la collectivité.
Il estime que ces dispositifs peuvent parfois produire des situations artificielles, sans garantir à eux seuls une prévention efficace des conflits d’intérêts. Il a notamment dénoncé ce qu’il considère comme une transposition excessive de mécanismes étrangers dans le droit français, sans prise en compte suffisante des réalités du fonctionnement municipal.
Le maire de Cannes a néanmoins distingué ces contraintes procédurales de la nécessité de contrôler réellement les élus. Il s’est déclaré favorable à des vérifications sérieuses portant sur leurs revenus et leur patrimoine, afin de détecter les éventuels abus. Sa demande consiste, selon ses propres termes, à privilégier des contrôles effectifs plutôt que des formalités qu’il juge parfois peu utiles.
Cette position une partie de son argumentation : il ne demande pas pas de responsabilité pour les élus, mais des règles qu’il plus considérants cohérents et mieux adaptés à leur application concrète.
Décentralisation, et fiscalité de perte de pouvoirs communes
David Lisnard un fils élargi propose à la place des collectivités dans l’organisation de l’État. Selon lui, les communes non progressives perdu une partie de leur financière autonomie, ce qui réduit a leur capacité à agir sur les problèmes locaux.
Il a dénoncé ce qu’il décrit comme une recentralisation de la fiscalité, le maintien d’un niveau de obligatoire en France. Au cours de l’audition, il a cité des estimations situant prélèvement cess autour de 45 à 48 % selon les sources qu’il mentionnait. Ces taux de niveau doivent comprendre comme les avancés chiffres dans son intervention, et non comme une indépendante vérification de l’ensemble des données fiscales.
Son argument est que la diminution certaines de ressources fiscales locales n’a pas entraîné nécessairement une correspondance baisse de la pression fiscale globale. Elle aurait une partie du pouvoir financier vers l’central, en les marges de manœuvre des collectivités.
Pour le président de l’AMF, ce évolution pose une question démocratique. Les maires restent aux attentes des habitants, mais dispose, selon lui, de moins en espères moyens de les rapide à demander. Le entre la responsabilité politique locale et la maîtrise effective des ressources Énergie électrique la frustration des citoyennes des élus.
Il a a autre la qualité de rédaction de certaines lois, citant la loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification de l’action publique, que la loi Climat et Résilience. Il leur répercussion des dispositifs des dispositifs difficiles à appliquer, pas certains textes d’application ou certaines dispositions de nouveaux nécessiteux ajustements.
À ses yeux, multiplicateur les exceptions et les régimes particuliers ne constituent pas une solution. Il préfère des lois nationales plus cours et plus lisibles, accompagnées d’une capacité d’adaptation locale claire définition.
Des normes plus toujours, une action nombres publics plus efficace ?
Pourr illustre ce qu’il applaud l’inflation normative, David Lisnard a cité évolutions du volume des textes réglementaires. Il a nature que affirmé le Code général des collectivités territoriales et triplé de volume en vingt ans, que le Code de l’environnement passé d’environ 100 000 à un million de mots en dix ans. Il a a contraire l’augmentation du nombre de pages du Code de l’urbanisme.
Ces chiffres, tels qu’ils dans la transcription apparue de l’audition, n’ont pas été vérifiés dans le cadre de cet article. Ils illustrent le cœur néanmoins de son argument : la ne qualus pas pays dans nombre le règles, mais leurs aussi dans les interactions et contradictions.
Selon lui, les administrations non progressives développées des procédures qui renoncent à des obligations quint elles-mois de nouvelles. Ce phénomène d’entraînement une dilution des responsabilités : plus les structures s’élargissent et se multiplient, plus il devient difficile d’identifier clairement la personne ou l’organisme chargé de décision.
David Lisnard estime que ce dynamique contribue à la crise de confiance entre les citoyens et les institutions. Les discours politiques promettent des changements, mais les résultats tardifs à apparaître. Dans ce contexte, les citoyens peuvent avoir le sentiment de ne plus entendus, suite que les élus locaux peinent démontre à l’efficacité de l’action.
Il a aussi réflexion ce relié à des établissements pénitentiaires plus généraux de l’État dans ses missions régaliennes, à savoir les affaires aériennes des questions sur la sécurité et la protection contre les menaces terroristes. Ces exemples’ s’inscrire dans son raisonnement sur l’écart entre les ressources administratives mobilisées et la capacité des institutions réelles à remplir des missions essentielles.
« Restaurer la capacité d’action », le message central de son intervention
Au terme de son intervention, David Lisnard a défendu une réorientation du rôle de l’État. Plutôt que de voir anticiper et en changer de situation par des autorisations bienheureux, préalable que les pouvoirs publics fixent des règles simples, puisent leur respect et sanctionnant les abus.
Cette approche donnait plus de liberté aux collectivités et aux acteurs locaux, tout maintenant en une autorité publique forte quand il s’agit de faire respect la loi. Elle repos sur une idée centrale : la responsabilité ne peut sans exister sans capacité de décision.
Le maire de Cannes plaide et pour moins de formalités administratives, moins de rapports d’activité et moins d’autorisations préalables quand celles-ci ne est pas indispensables indispensables. En contrepartie, il souhaite que l’État se centre sur ses missions de contrôle, d’application des règles et de maintien de l’ordre public.
Son discours ne se limite donc pas à une critique de la bureaucratie. Il une question plus sur l’équilibre entre centralisation et , réglementaire entre protection et liberté d’initiative, entre contrôle administratif et recrutement politique.
En dénonçant une « République de la bureaucratie », David Lisnard en permettant les communes au centre de l’action publique et aux maires les moyens d’agir. Reste à savoir jusqu’où on raconter plus de réformes plus en charge, compétences quelles compétences électriques à bord et comment garantir que l’autonomie locale, contrôles de services.
Une chose choisie en clair de cette audition : pour David Lisnard, la multiplication des règles ne doivent pas en gêner l’autorité, la décision et la responsabilité. Et c’est précisément sur ce terrain qu’il appelle à une remise à plate-forme de fonctionnement de l’État français.
David Lisnard, la tronçonneuse en chemise cintrée : Le pari Milei de la droite française
En quelques semaines, le maire de Cannes s’est taillé une place dans la course à 2027 à coups de vidéos virales, d’autodérision et de références assumées à Javier Milei. Derrière le phénomène numérique se dessine l’offre libérale la plus cohérente de la droite française. Elle bute pourtant sur la question que l’Argentine elle-même n’a pas tranchée : le prix social de la rupture, et sa faisabilité dans un pays qui ne connaît ni l’hyperinflation ni l’effondrement.
« Il se passe quelque chose »
La séquence a surpris jusque dans son propre camp. En quelques semaines, le slogan « Il se passe quelque chose » s’est propagé sur TikTok, Instagram et X, porté par des centaines de contenus souvent parodiques, parfois produits ou retouchés par intelligence artificielle. On y voit David Lisnard en homme providentiel, au second degré la plupart du temps : il « terrasse » des lycéens bloqueurs, surgit en courant sur une scène, chemise cintrée, sur un remix d’Elvis Presley. Le maire de Cannes joue le jeu jusqu’à l’autodérision : « Ne perdez plus de temps à essayer de me convaincre : je vais voter pour moi. » Le résultat se mesure en abonnés, plus de 400 000 sur Instagram et près de 80 000 sur TikTok, et désormais en points. Le dernier baromètre Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio le crédite de 6 % des intentions de vote, devant Bruno Retailleau dans certaines hypothèses, alors que les instituts le testaient à peine il y a quelques mois.
Rien de tout cela ne relève du hasard. La viralité sert une offre idéologique que Lisnard revendique à visage découvert : une rupture libérale inspirée du président argentin. Dans un long entretien publié le 11 mai 2026 par le site argentin Primero Argentina, mené par le politiste Julio Burdman et encore peu exploité dans le débat français, il l’affirme sans détour : « Javier Milei a démontré concrètement que le libéralisme peut fonctionner ». Les deux registres se renforcent. Le numérique donne de la visibilité à une offre de rupture ; la référence argentine lui fournit un récit de résultats, de la décrue de l’inflation au rétablissement des comptes, qui légitime le projet d’« État-performance » porté par son mouvement, Nouvelle Énergie. Reste à savoir ce que vaut ce récit une fois confronté aux chiffres, et ce qu’il deviendrait transposé de Buenos Aires à Paris.
Cannes, laboratoire d’une méthode
Lisnard ouvre l’entretien par Cannes. Réélu dès le premier tour des municipales de mars 2026 avec quelque 81 % des suffrages, face à une liste d’union de la gauche et à celle du Rassemblement national, il attribue ce score à une méthode qu’il résume d’une formule : « travailler, travailler, travailler, concrétiser les engagements en faveur de Cannes et rendre des comptes ». Un programme conçu comme une feuille de route plutôt que comme un catalogue, une présence de terrain jusque dans les réunions d’appartement, l’obligation de savoir dire non et de s’appliquer à soi-même ce que l’on exige des autres : le maire décrit moins une idéologie qu’une discipline.
Le bilan qu’il revendique en découle : baisse de la fiscalité locale, désendettement de plus de 80 millions d’euros, freinage de la dépense. Il récuse au passage l’image d’une ville de festivaliers et de yachts, en rappelant que Cannes présente un taux de pauvreté et une immigration historiquement élevés. L’argument dépasse la monographie municipale. Il fonde la conviction qu’un maire, comptable d’un budget, d’équipes et de résultats immédiats, détient une légitimité que n’ont pas les profils parisiens issus des mêmes écoles et des mêmes cercles. Les collectivités seraient, dans leur immense majorité, mieux gérées qu’un État qui « s’est enfermé dans une spirale infernale de dépenses improductives », au point de ponctionner toujours davantage les communes pour financer son train de vie. Les élus locaux, eux, restent « à portée d’engueulade ».
De là naît une réforme territoriale radicale : remplacer régions et départements, jugés illisibles et redondants, par quarante à cinquante provinces adossées aux réalités historiques et culturelles, dans une architecture à trois niveaux (État, province, bloc communal) que validerait un référendum constitutionnel. L’idée a une généalogie. Michel Debré plaidait dès la Libération pour une refonte de la carte administrative, le comité Balladur proposait en 2009 de réduire le nombre de régions, et Manuel Valls annonçait en 2014 la disparition des conseils départementaux à l’horizon 2021, avant que le projet ne s’enlise. La carte à treize régions issue de la loi de 2015 n’a jamais vraiment convaincu. Lisnard y ajoute une charge contre la « consanguinité » des élites et un « spoil system » destiné à oxygéner les grands corps et la magistrature, projet qui se heurterait au statut général de la fonction publique et, pour les magistrats, à l’indépendance que leur garantit la Constitution.
La fin de trois cycles et l’« État-performance »
Le diagnostic se construit en trois temps. La France vivrait la fin simultanée de trois cycles de durées inégales : l’européanisation du monde, qui voit reculer la puissance du continent et, avec elle, celle de la France ; l’État-providence, « modèle de redistribution périmé qui ruine le pays et appauvrit ses habitants » ; enfin le macronisme, parenthèse qui aurait accompagné, voire aggravé, le déclin dans tous les domaines. Les chantiers du prochain quinquennat s’en déduisent : redresser les finances publiques pour rendre à l’État son autorité dans ses fonctions régaliennes, restaurer la compétitivité en libérant le travail et l’initiative, et surtout donner aux jeunes générations l’envie de construire leur vie en France plutôt que de la quitter.
Lisnard fait de « la débureaucratisation et la dérégulation » la grande cause du prochain quinquennat et ramasse son ambition en une formule : « en finir avec cette fiction de l’État-providence pour bâtir un État-performance ». L’État serait recentré sur la sécurité, la justice, la défense et une école exigeante, et desserrerait son emprise économique et administrative. Nouvelle Énergie chiffre l’effort : quelque 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, puis « a minima 200 milliards par an à la fin du quinquennat », dont 60 % reviendraient aux actifs sous forme de salaire net. S’y ajoutent un âge légal de départ porté à 65 ans, un socle de pension par répartition complété par un minimum vieillesse de 1 000 euros par mois, une bascule progressive vers la capitalisation, un contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD avec des indemnités de licenciement progressives, et des charges patronales négatives pour l’embauche de personnes au RSA depuis plus de deux ans.
L’ordre de grandeur mérite d’être pris au sérieux. Deux cents milliards d’euros représentent environ 12 % de la dépense publique totale et près de sept points de PIB, davantage que les budgets annuels de l’Éducation nationale et de la Défense réunis. Aucun gouvernement de la Ve République n’a approché un tel resserrement. C’est ce qui fait la singularité de l’offre, et sa fragilité.
Milei, un modèle lu de près
C’est dans ce cadre que Javier Milei entre en scène. Lisnard voit d’abord chez le président argentin « une vision claire des principes de respect de la liberté, de responsabilité et de la vie », et salue le courage d’avoir attaqué, dans un pays « corrompu, dans les deux sens du terme, par le collectivisme », l’excès de dépense, la bureaucratie et le capitalisme de connivence. Il en retient des effets concrets : des millions d’Argentins sortis de la pauvreté, et la baisse des loyers après la suppression d’un encadrement des prix qu’il juge « inepte et inefficace », et dont il constate qu’il obsède encore une bonne partie de la classe politique française.
Les chiffres donnent raison à une partie du tableau. L’inflation, qui avait atteint 211,4 % en 2023, son plus haut niveau depuis 1990, est retombée à 31,5 % en 2025, et les hausses mensuelles tournent désormais autour de 2 %. L’État a dégagé dès 2024 un excédent primaire de 1,8 % du PIB et son premier excédent global depuis quatorze ans, puis l’a maintenu en 2025, à 1,4 %. Le taux de pauvreté, qui avait culminé à 52,9 % au premier semestre 2024 sous l’effet de la dévaluation et de la fin des subventions tarifaires, est redescendu à 28,2 % au second semestre 2025, son plus bas niveau depuis 2018.
Le récit laisse pourtant une partie de la facture dans l’ombre. La pauvreté est remontée à 32,3 % au premier semestre 2026, et l’inflation sur un an, à 33,4 % en septembre, dépasse de nouveau celle de 2025 : la décrue n’est pas acquise. L’économie s’est contractée en 2024, de 1,3 à 1,7 % selon les estimations, avant de rebondir de 4,4 % en 2025. Selon le CEPA, centre d’études critique du gouvernement, la pension minimale a perdu près d’un cinquième de son pouvoir d’achat, et les salaires du secteur public national plus d’un tiers. Sur les loyers, l’offre a bondi et les prix affichés ont reculé, mais les loyers effectivement payés ont progressé bien plus vite que l’inflation. La stabilisation du peso a enfin exigé un nouveau programme du FMI de 20 milliards de dollars en avril 2025, puis, en octobre, une ligne d’échange de même montant consentie par le Trésor américain à la veille des législatives de mi-mandat, que le parti de Milei a remportées avec quelque 40 % des voix. Le redressement argentin doit autant à la thérapie de choc qu’au soutien extérieur. Lisnard, du reste, ne fait pas de Milei un modèle à décalquer mais une leçon de méthode, la preuve qu’une sobriété budgétaire assumée et la simplification produisent davantage que la suradministration et l’assistanat.
Cette lecture lui sert surtout à instruire le procès de sa propre famille politique. La droite française serait « engluée » dans le social-étatisme, condamnée à imiter la gauche pour être fréquentable, jusque sur le terrain économique. Contre ce conformisme, il invoque Ronald Reagan et Margaret Thatcher, mais aussi Jean Chrétien au Canada et Gerhard Schröder en Allemagne, pour rappeler que des réformes libérales ont été portées par des majorités de droite comme sociales-démocrates. La rupture consisterait à faire confiance aux Français pour créer de la richesse. En somme, à « les laisser vivre en paix ».
Française, européenne, occidentale
Sur la scène internationale, Lisnard se reconnaît dans la doctrine de Milei : ancrage occidental, atlantisme assumé, soutien sans réserve à l’existence de l’État d’Israël. Il prend en revanche ses distances avec Viktor Orbán, que les électeurs hongrois venaient de congédier, et dont il juge les ambiguïtés envers Moscou problématiques. Vladimir Poutine est à ses yeux un adversaire déclaré de l’Occident, et Milei a eu raison de soutenir résolument l’Ukraine face à l’agression russe. La France devrait rompre avec la « pantalonnade » de sa politique étrangère récente et regarder en face le retour des vieux empires : la Russie, adversaire déclaré, la Chine et la Turquie, défis « dans une certaine mesure », l’Iran enfin, dont il espère qu’il basculera un jour du côté de la liberté.
Sa ligne tient en trois mots : française, européenne, occidentale. Française, parce qu’un pays doit d’abord répondre de lui-même ; européenne, parce que la puissance passe par des coopérations renforcées ; occidentale, parce qu’il existe un socle de valeurs et d’intérêts qu’il serait irresponsable de nier. Ni alignement automatique, ni équidistance. Dans une droite tiraillée entre un souverainisme tenté par le repli et l’ancrage occidental, Lisnard choisit le second, tout en réclamant une souveraineté industrielle et technologique face aux plateformes américaines et aux réussites chinoises. Il défend un universalisme qui refuse d’assigner les individus à leur origine, à leur couleur de peau ou à leur communauté, et rappelle que la puissance tient aussi à l’attractivité d’un modèle.
La synthèse a sa fragilité. Le modèle argentin dont il se réclame s’est construit dans une proximité étroite avec l’administration Trump, au point de dépendre de son soutien financier, quand Lisnard prône une autonomie européenne face aux géants américains. Entre l’atlantisme de Milei et la souveraineté technologique de Lisnard, l’articulation reste à démontrer, dans une année où Washington tranche ses arbitrages, sur l’Ukraine comme ailleurs, au gré de ses priorités intérieures.
Une droite en quête d’offre
Lisnard tient la droite française pour une majorité sociologique représentée par des minorités politiques. Le problème serait d’offre, non de demande : les Français qui aspirent à une remise en ordre par la liberté et la responsabilité seraient très largement majoritaires, mais ils trouveraient en face d’eux une droite souvent « de gauche, conformiste et parfois paresseuse sur le plan intellectuel », abîmée par les jeux de notables. Sa propre ligne se veut simple : moins d’État, plus de liberté, plus d’autorité là où elle est nécessaire. Il y ajoute l’intelligence artificielle, le quantique et le spatial, qu’il présente comme les ressorts d’une révolution anthropologique dont la France ne doit pas rester spectatrice.
D’où son plaidoyer pour une grande primaire ouverte de la droite et du centre, sur le modèle de 2016, qui avait mobilisé plus de quatre millions d’électeurs à chaque tour et désigné François Fillon contre le pronostic des appareils. Sans elle, le risque d’une élimination dès le premier tour lui paraît élevé face au Rassemblement national et à La France insoumise. Avec ou sans primaire, assure-t-il, il portera son projet libéral, sécuritaire et éducatif. Le précédent invoqué a pourtant son revers : le vainqueur de 2016 a terminé troisième de la présidentielle suivante, avec 20 % des voix. Une primaire départage des candidats ; elle ne garantit pas leur résistance à une campagne.
Face à Bruno Retailleau, les convergences sont réelles sur la nécessité de réduire la dépense : le président des Républicains a présenté le 12 octobre un plan de 197 milliards d’euros d’économies cumulées d’ici à 2032, dont l’essentiel irait à la réduction du déficit. Lisnard se distingue par une ambition annuelle plus élevée, une insistance plus marquée sur le périmètre de l’État et l’avantage de n’avoir siégé dans aucun gouvernement récent, quand Retailleau a occupé la place Beauvau. Avec Édouard Philippe, l’écart tient moins à la direction qu’au rythme. Le fondateur d’Horizons veut lui aussi porter l’âge de départ à 65 ans et ne remplacer que deux départs de fonctionnaires sur trois, mais selon une trajectoire plus graduelle, là où Lisnard assume une rupture avec l’État-providence et une ligne plus dure sur l’immigration et l’autorité.
Avec le Rassemblement national, la ligne de partage est économique. Le RN conjugue restriction migratoire, protectionnisme et recours à l’outil étatique pour le pouvoir d’achat et l’industrie ; Lisnard mise sur la libération de l’économie et le recentrage de l’État. Les convergences existent sur le régalien, maîtrise des flux et fermeté pénale, mais la géopolitique les sépare, une partie du RN conservant ses nuances à l’égard de Moscou. Avec Éric Zemmour, les recoupements portent sur l’immigration, la critique de l’État-providence et une partie des enjeux culturels ; Lisnard s’en distingue par l’accent mis sur la liberté économique et la décentralisation, sans fermer la porte à une primaire qui inclurait Reconquête.
La France n’est pas l’Argentine
Reste l’essentiel : la France n’est pas l’Argentine. Milei a été élu par un pays en hyperinflation, au bord de la cessation de paiements, qui lui a confié un mandat de choc. La France souffre d’un mal plus lent : une dépense publique parmi les plus élevées de l’OCDE, 57,3 % du PIB en 2025, une dette qui atteignait 119 % du PIB à la fin du deuxième trimestre 2026, une croissance potentielle faible. L’attachement à l’État-providence y est profond, et les contre-pouvoirs, du Conseil constitutionnel aux juridictions européennes en passant par les syndicats, ralentissent toute rupture. Une thérapie de choc se vend mal en l’absence de choc.
Plusieurs mesures du programme relèvent du droit plus que de la gestion. Affirmer par référendum la primauté du droit national sur certaines normes européennes et internationales supposerait une révision constitutionnelle, que l’article 89 soumet d’abord au vote des deux assemblées et que la voie de l’article 11 n’autorise pas sans contestation majeure ; elle placerait de surcroît la France en conflit ouvert avec les traités. L’allongement de la rétention administrative à vingt-quatre mois dépasse le plafond de dix-huit mois fixé par la directive européenne « retour » de 2008, que Bruxelles propose certes de relever. La suppression de l’aide médicale d’État et la fin de l’automaticité du droit du sol passeraient sous le contrôle du Conseil constitutionnel et de la Cour européenne des droits de l’homme. La remise en cause de l’accord franco-algérien de 1968 exige une renégociation ou une dénonciation, avec un coût diplomatique certain. Quant à la division par huit des titres de séjour, elle buterait sur le poids des étudiants, du regroupement familial et des titres économiques.Lisnard oppose trois réponses à ces contraintes : la pédagogie sur l’inefficacité de la dépense, la promesse de restituer une partie des économies au pouvoir d’achat, et la réforme des institutions, de la décentralisation au spoil system. Son expérience cannoise et son rôle à la tête de l’Association des maires de France l’autorisent à parler de gestion plutôt que de théorie. Ils ne disent pas encore comment une majorité parlementaire, introuvable depuis 2022, voterait la plus forte contraction de l’État de l’histoire de la Ve République.
Une cohérence à l’épreuve des urnes
L’entretien du 11 mai dessine un Lisnard cohérent : un bilan local revendiqué, un diagnostic tranché, une lecture de Milei qui en retient la méthode plutôt que le folklore, une géopolitique occidentale assumée. Peu d’offres, à droite, articulent aussi nettement l’économique, l’institutionnel et le régalien. La campagne numérique, virale et autodérisoire, a fait le reste en lui offrant une visibilité qu’aucun appareil ne lui aurait donnée.
La cohérence n’est pas encore une majorité. L’exemple argentin montre qu’une rupture libérale peut casser l’inflation et rétablir les comptes ; il montre aussi qu’elle se paie en récession, en pauvreté transitoire et en dépendance financière, et qu’elle suppose un pays prêt à consentir le choc. Pour transformer six points de sondage en dynamique, David Lisnard devra convaincre que la France en est là, et rassembler bien au-delà de ceux que ses vidéos font sourire. « Il se passe quelque chose » : le slogan a fonctionné. Il lui reste à dire jusqu’où les Français sont prêts à le suivre.
Angélique Bouchard
Ce prétendant à l’élection présidentielle peut-il vraiment convaincre ? David Lisnard, le libéral qui monte dans un pays qui ne l’est pas
David Lisnard est un libéral farouche
Sans doute la faveur dont bénéficie ce maire d’une ville prestigieuse (élu et réélu avec plus de 80 % des voix) vient-elle de ce qu’il ne ressemble pas aux concurrents en lice. D’abord, il ne s’est jamais compromis avec le macronisme. Il apparaît comme neuf, même s’il a 57 ans, est conseiller général depuis 18 années et maître de sa cité depuis plus de 9 ans.
Avec son association des maires, il a disputé les critériums de province, pas le circuit de Formule 1 gouvernemental. Compte tenu du rejet des politiques nationaux, le local a un parfum de muguet et de sous-bois régénérant. Il est le révélateur de l’atonie déprimante des « champions » du bloc central.
Donc l’inconnu gagne à l’être moins. Une gueule, de l’allure, un côté « Clint Eastwood de droite », comme s’émerveillent ses fans, qui le trouvent même « rock and roll » parce qu’il vibre avec les Clash et les Sex Pistols. Il n’est pas énarque, en tout cas, et s’il a fait Sciences Po Bordeaux, il a poursuivi ses classes comme serveur, livreur de pizzas ou pompiste. Incroyable, il lit des livres, pas que des notes !
Et puis il est fils d’un footballeur professionnel et d’une danseuse étoile reconvertis dans le petit commerce. C’est un bon vendeur, mais pas en rondeurs, plutôt en force. Il croit en ce qu’il dit : « Le système étatique est à bout de souffle, le collectivisme est partout comme les règlements qui tuent la liberté. » David Lisnard est un libéral farouche. Pas sur les mœurs ni en politique, mais en économie.
Les Français ne sont guère libéraux
Il est un de ceux qui, à l’instar de son ami de droite extrême, le maire de Nice Éric Ciotti, ont célébré la tronçonneuse du président argentin Javier Milei. En France, ça donnerait plutôt l’élagueuse… Notre culture est à ce point étatique que, même si le pays a connu de grands penseurs libéraux tels Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville ou Raymond Aron, le libéralisme politique n’est jamais parvenu à s’imposer vraiment.
Des tentatives ont été esquissées avec Édouard Balladur, ministre des Finances et des Privatisations sous Jacques Chirac, Premier ministre en 1986. Mais c’est le Chirac étatiste et social qui l’emportait à la présidentielle de 1995. Quant à notre seul libéral hautement revendiqué, Alain Madelin, l’ancien ministre de l’Économie, il n’a pas atteint les 4 % des voix lors de la compétition élyséenne de 2002.Les Français ne sont guère libéraux. La tronçonneuse les rebute. Même l’élagueuse. Les ciseaux à ongles, peut-être ?
Nicolas Domenach est un journaliste politique qui a travaillé à la fois en presse écrite, au magazine Marianne dont il a été le directeur adjoint et à la télévision sur Canal +. Il est l'auteur de plusieurs enquêtes politiques dont Nicolas Sarkozy : Off (ed. Fayard, 2011) avec Maurice Szafran. Nicolas Domenach est éditorialiste au sein de la rédaction de Challenges
« Les 7 % de Lisnard sont des signaux assez inquiétants » pour Retailleau et Philippe
Au moins la moitié des électeurs de Bruno Retailleau penche vers Marine Le Pen en second choix.
- À ce stade, cela relève plutôt de la complexification et de l’émiettement. J’y vois un relatif échec des candidatures actuelles. Si David Lisnard capte 7 % d’un électorat quasi exclusivement de droite, c’est que les offres proposées ne satisfont pas complètement les électeurs. C’est un symptôme de la relative faiblesse de Bruno Retailleau, de sa difficulté à cristalliser des électeurs et à impulser une dynamique. Mais aussi des difficultés d’Édouard Philippe, puisque parmi les centristes et les libéraux modérés, un nombre significatif préfère Lisnard. Ce sont encore des signaux relativement faibles. Mais les 7 % de Lisnard, face à Retailleau ou Philippe, sont des signaux assez inquiétants sur la capacité du candidat du centre et de celui de la droite traditionnelle à capter les électeurs.



















































34 commentaires:
Alain t’aimes bien mon T-shirt ?
Jean-Paul Oury moi j’adore 😂
Fil D'idées Pour La France
Édouard Philippe ou David Lisnard : Du pansement sur du bois cassé à la vraie reconstruction
C’est la grande prise de conscience du moment. De nombreux Français, animés d’une légitime envie de sérieux, avaient un temps regardé du côté du Havre. « Regardez comme il est calme, comme il parle bien, comme il prend de la hauteur », se disait-on. Et puis, la lumière s’est rallumée. On s'est soudainement rappelé le concept de la gravité : comment confier le volant de la dépanneuse à celui qui aidait à appuyer sur l’accélérateur quand le véhicule a percuté le mur ?
Voter Édouard Philippe pour réparer la France, c’est un peu comme appeler le pompier pyromane en lui disant : « Tu as super bien géré le début de l’incendie, viens éteindre les fondations ! » Soyons sérieux cinq minutes. La France a-t-elle besoin d’une énième redite du technocratisme parisien, emballée dans une belle barbe bicolore et un ton doctoral ? Ou a-t-elle besoin d’un électrochoc de bon sens, testé, prouvé et approuvé sur le terrain ?
C’est là que le choix devient lumineux : David Lisnard et le projet Nouvelle Énergie.
Quand on compare les parcours et la méthode, le débat est plié d'avance :
D'un côté, le bilan des mots et de la dette. Édouard Philippe, c'est le pur produit de cette caste administrative qui nous explique depuis trente ans pourquoi « ce n'est pas possible » tout en alourdissant le déficit national.
De l'autre, la politique de la preuve et du résultat. David Lisnard à Cannes, c'est 81 millions d’euros de dette en moins, une capacité d'autofinancement multipliée par 10 (de 5,5 à 55 millions d’euros), sans augmenter les impôts locaux. Et tout cela validé par un score de 81 % des voix aux élections, y compris dans les quartiers populaires. En clair : il ne promet pas d'essayer, il l'a déjà fait.
Alors, pour redonner un vrai horizon à nos enfants et petits-enfants, cessons de tourner en rond dans l'illusion macrono-philippiste. Le programme de David Lisnard ne s'embarrasse pas de politiquement correct :
Il redonne de la valeur au travail : En supprimant le maquis des 600 agences d'État inutiles et le trop-plein de bureaucratie (200 Mds€ d'économies), il redistribue immédiatement +300 € net par mois dans la poche des travailleurs et exonère totalement les heures supplémentaires.
Il redonne sa liberté à l'économie : Baisse des impôts de production, libération des normes et sortie du marché européen de l'électricité pour retrouver une énergie nucléaire abondante et pas chère.
Il rétablit l'État dans ses missions régaliennes : Fin de la complaisance, 20 000 places de prison, double contrôle des frontières, et une vraie justice réactive.
Chers amis séduits un temps par Le Havre, rassurez-vous : il n'y a aucune honte à ouvrir les yeux ! Laisser la France entre les mains des théoriciens qui l'ont affaiblie est un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir. Pour sauver notre pays et offrir à nos enfants la France forte, prospère et sûre qu'ils méritent, faisons le choix de la réussite concrète. En 2027, tournons la page du macronisme sous toutes ses formes et choisissons Nouvelle Énergie !
Jean-Paul Oury oui j’ai adoré le jeu de mots
Oups mon message n’était pas parti
Emmanuel Prost c’est léChé
Vraiment, #ilyaquelquechosequisepasse
Lisnard est candidat pour éparpiller les voix de droite et à la fin il appellera à voter pour le bloc centriste comme en 2022… 🤡
Jean-Louis Respaud à voir
a droite j'en vois que deux Zemmour et Ciotti.
Fred Bertrand Zemmour est un idéologue, un intellectuel, mais il est trop clivant pour espérer élargir son électorat. Il est incapable de laisser sa compagne, pourtant beaucoup plus charismatique, occuper le devant de la scène. Il ne dépassera probablement jamais les 5 %. Tant pis pour lui.
Quant à Ciotti, il devra se rapprocher de Lisnard. La droite doit enfin comprendre qu’elle ne peut espérer revenir au pouvoir sans s’unir. Il faudra aussi composer avec le RN, qui constitue désormais la première force électorale du pays.
J'aime Zemmour pour 4 choses.
- Il est déjà riche et reconnu, il ne fait pas ce job pour ça.
- Il n'a pas fait l'ENA.
- Il avait un programme libéral de Philippe Herlin.
- Il aime la France et il est cultivé et hétéro.
Sa femme doit faire ses preuves avant d'accéder à quoi que ce soit. Maturité, comme le bon vin de la bonne treille.
Ciotti n'est pas dupe, Lisnard est un imposteur. Le RN sont des gauchistes européistes.
Bref rien ne changera.
Fred Bertrand Fred Bertrand David Lisnard incarne une droite libérale et pragmatique. Père de famille, il n’a pas fait l’ENA et dispose d’une solide expérience de gestion municipale et d’un bilan concret.
Zemmour, malgré ses talents médiatiques, n’a jamais exercé de mandat électif. Convaincre sur un plateau ne suffit pas à rassembler une majorité ni à gérer une ville.
Philippe Herlin partage avec Lisnard plusieurs idées libérales : baisse des dépenses publiques, simplification de l’État et liberté économique.
Le RN reste étatiste, mais ses propositions sur l’énergie, l’agriculture, l’écologie, la justice et l’immigration tiennent la route.
La droite n’aura pas d’autre choix que de faire converger un programme économique libéral, qu’il faudra concilier avec une politique de souveraineté, pour espérer gouverner et améliorer la situation.
Tant qu'on reste en EU rien ne sera possible en matière d'agriculture ou d'immigration ou d'écologie ni même de remboursement de la dette en euro sans dévaluer notre Franc. Libéral ne veut pas dire supprimer ou alléger quelques taxes. Y'a trop a refondre et ils n'en prennent pas le chemin.
Pour comprendre le Bon Sens de la culture française et les mauvais.
https://nouvelles.coherences.com/BLOG-HM/2005/04/27/la-culture-francaise/
https://www.facebook.com/reel/1086180280913810
Encore une girouette montée par les médias - Antoine Franck
Faux bilan le 17 octobre 61: Un mort... français ! 1) La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6000 Algériens et en blessa 9000 autres.
2) Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.
3) En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida de manifester afin de montrer sa force, et pour tenter d’achever sa prise de contrôle des Algériens vivant en métropole.
4) Assaillis de toutes parts, les 1658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7000 comme cela est trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés « historiens », accusés d’avoir massacré des centaines de manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300. Voir moins
1) La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6000 Algériens et en blessa 9000 autres. 2) Face à ces actes de terrorisme visant à...
claude-rochet.fr
17 octobre 1961 : un « massacre » imaginaire d’algériens par la police à Paris
Par Bernard Lugan Le 17 octobre prochain, comme chaque année, les autorités françaises, les islamo-gauchistes et le « Système » algérien vont commémorer un massacre qui n’a pas eu lieu… Sur ce blog…
Bien envoyé cher David
Il est encore mieux que ce que je pensais 😆
Mais il est super c'est parfait et tant mieux si ça fait.un deuxièmement trou de balle aux boomers Macronistes offensés de tout !!!
Si les gens qui se présentent républicains et démocratiques, il ne devrait pas avoir de problème tant qu il reste à... 2%.😁
Maintenant, qu il a de plus en plus de visibilité, il va être invité sur les plateaux de TV dits "mainstream" et ça va tanguer.
Merci Alain de ce travail d'analyse et d'information
Partagé Emilio Pagura Revue de Presse et d'Opinions
La formation des maires et de leur conseiller doit se faire dans le but d un apport de connaissances. Effectivement, la multiplication de tout ce que ne doivent pas faire un maire et son équipe rend la fonction compliquée et surtout risquée. Cette formation ne doit pas avoir le but de les formater à être de bons fonctionnaires au service de l etat. Les maires et leur conseillers, sont les derniers maillons de la chaîne qui nous restent encore de la société civile et libres.
Il faut aussi des électeurs..pas que des adhérents.
David Lisnard représente, à mon avis, surtout l esprit libéral français qui s est perdu dans les méandres d un socialisme matérialiste flanqué de sociaux démocrates depuis plus d 1/2 siècle.
Marie Agnes Maurice Bon résumé 👌
Sinon, on a surtout évité de promouvoir la venue de Javier Milei en France.
Serge Mosteau c est clair, l Europe, la gauche française, le RN regardent plus du côté de l Est et le soviétisme, avec l anti américanisme primaire qui caractérise leur idéologie. Leur soutien en larguant des euros pour avoir la paix avec l Ukraine est à peine perceptible. Et leur non soutien aux USA et Israël contre le Hamas dit tout de leur ambiguïté sur le 7 octobre. Je ne supporte plus cette fange française qui comme Pétain vend la France à l ennemi.
Marie Agnes Maurice il n’a justement aucun des travers anti-liberauxdes droites qui ont gouverné ces dernières décennies.
Il apporte … enfin … une bouffée d’air frais d’intelligence et de compétence
Marie Agnes Maurice DTrump se fait railler par l’ensemble de la presse et des médias majoritairement au chaud, dont les éditorialistes, journalistes et financiers dont l’État social-démocrate alimentent en jets continus une espèce de propagande axée sur le « Plus jamais ça » et « Le bien vivre ensemble ». La chute du mur de Berlin, nécessaire en soit, a servi de tremplin à la gauche pensante, à des fins de revanche idéologique face à l’autoritarisme planifié à l’Est de l’Europe, gelant toute espoir de liberté pour les peuples concernés.
Mais les vieux démons reviennent toujours au fil des décennies. Les artificiers sont toujours les mêmes, mais usent les moyens d’action avec des méthodes du XXIÈME siècle. La Russie, l’Iran et la Chine ne traitent pas l’humanisme comme une priorité, vous en conviendrez.
Serge Mosteau la chute du mur a été saluée par tout le monde parce que le "mur de la honte" tombait enfin. Aujourd'hui hui, ce n est pas la démocratie libérale qui est passée à l est, c est l idéologie de l est qui s est exprimée et développé a l ouest. Il y a longtemps que je le dis pour l Europe.
La France n a toujours eu qu à déplorer les dictatures chez ses voisins, aujourd hui si nous n y prenons pas garde de jeunes dictateurs même pas embusqués sont prêts à nous prendre ... même pas au dépourvu. 😒
Marie Agnes Maurice avec la vacuité des élus qui distillent des mots plus que des actes depuis des décennies. Macron confère le summum de cette centrifugeuse ou l’esprit critique n’a plus lieu d’être, permettant aux esprits aguerris vers les extrêmes d’ouvrir un boulevard dominant l’actualité tout entière.
Serge Mosteau Macron que tout le monde dit très très intelligent, il y a forcément quelque chose de solide chez lui. C est ça le plus grand risque 😒 parce que nous ne savons pas. Hate de virer tous ces gens.
Lisnard est le faux-nez du bloc central pour diviser à droite. Comme en 2022 (il a appelé à voter Macron), il appellera à voter pour le bloc central.
Marie Agnes Maurice marre d’être entouré depuis quinze ans de sachant au sein de mon environnement local. Des Hollandouilles-macronisés somme toute !
Des camps de terroristes d'ultra gauche...
Toujours plus...
Franchement...😁
C'est d'un triste de sortir des inepties pareils !
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