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octobre 14, 2026

Dossier complet David Lisnard en évolution......

Présidentielle 2027: derrière le phénomène des réseaux sociaux, qui est David Lisnard? 
 https://il-se-passe-quelque-chose.fr/
Le maire de Cannes (Alpes-Maritimes), David Lisnard, candidat à l'élection présidentielle sous la bannière "Nouvelle Énergie", rencontre une campagne dynamique en ligne. Réseaux sociaux, site de paris financiers, institut de sondage… Le président de l'Association des maires de France (AMF) parvient à se faire une place dans les conversations, mais doit encore convaincre de sa capacité à traduire cette notoriété virtuelle dans les urnes.
 
"Quelque chose se passe". Le hashtag, désormais populaire sur TikTok et sur Instagram, aurait pu relever de la méthode Coué pour le maire de Cannes, parti en position d'outsider dans la course à l'Elysée. Mais des centaines de contenus dépeignant David Lisnard en sauveur du pays (parfois au second degré) l'ont inscrit sur la liste des prétendants identifiés à l'élection présidentielle, ces dernières semaines.
 
Pour alimenter sa campagne, engagée en mars 2026, David Lisnard peut compter non seulement sur des relais locaux actifs, mais aussi sur des formats moins orthodoxes. Sur TikTok, des dizaines de vidéos façonnent sa stature d'homme providentiel, sur des musiques entêtantes, soulignant qu'il a pleinement adopté les codes de la plateforme.
 
Cette visibilité se traduit par une forte hausse de ses abonnés et de l'engagement qu'il suscite en ligne. David Lisnard compte environ 400 000 abonnés sur Instagram, soit quatre fois plus que Bruno Retailleau, pourtant patron des Républicains. En quelques semaines, la communauté du maire de Cannes a doublé sur ce réseau social. Sur TikTok, il atteint près de 80 000 abonnés, soit quatre fois plus qu'à la fin de l'été. Une progression qui mesure l’intérêt suscité par ses contenus, sans pour autant préjuger d’une adhésion à son projet.
Star des marchés prédictifs
Autre manifestation de sa visibilité : les marchés prédictifs. Sur Polymarket par exemple, plateforme de paris dont l’offre n’est pas autorisée en France, les anticipations des parieurs ont placé David Lisnard devant Jean-Luc Mélenchon pour une victoire à la présidentielle. Ces hypothèses, sur lesquelles les participants engagent de l’argent sous forme de cryptomonnaie, ne constituent toutefois pas un sondage d’opinion, ni une mesure du soutien électoral assuré au maire de Cannes.
 
Or, ces événements trouvent un écho puissant dans le paysage médiatique : Le Figaro, Le Point, BFMTV, La Dépêche… Plusieurs rédactions se sont penchées sur l'ascension de l'ex-LR sur les réseaux sociaux. Peu testé dans les sondages aux côtés des candidats pour 2027, David Lisnard a trouvé une place dans le dernier baromètre Ifop-Fiducial. Selon l'enquête, il collecterait 3,5% des intentions de vote.
 
Thierry Devars, docteur en sciences de l'information et de la communication au Celsa, s'étonne : "On pense à la pièce En attendant Godot : quelque chose se passe, mais quoi ?". Le chercheur rappelle que les campagnes en ligne ont occupé une place croissante en politique, à partir de 2007, avec la candidature de Nicolas Sarkozy. Progressivement, le numérique a acquis une position "de centralité dans la communication politique", consacrant "une porosité entre les pratiques politiques et les industries culturelles". S'il est difficile de déterminer si David Lisnard pourra capitaliser sur ce moment, il est placé de facto sur la liste "des premiers de cordée" - une trajectoire encore légitimée par sa reprise dans les médias traditionnels, qui "labellisent" sa candidature.
La question d'une alliance
Pour Sophie Mouysset, directrice-adjointe de cabinet du maire de Cannes, cette viralité salue d'abord un "travail de fond" engagé depuis vingt ans. La campagne en ligne ? "Pour nous, c'est tout benef' !", assume-t-elle. L'opportunité pour des internautes de découvrir le candidat et son engagement.
 
La notion de "bulle informationnelle", ou la dimension artificielle de la viralité en ligne, seraient contredites matériellement. Nouvelle Energie, le parti de David Lisnard, serait passé "de 30 000 à 55 000 adhérants payants" depuis un mois. Par ailleurs, ses nombreuses apparitions médiatiques du moment auraient été programmées "il y a plusieurs mois", en particulier l'entretien fleuve donné au Crayon, le 11 octobre. 
 
Fort de cette notoriété, le maire de Cannes se fait l'avocat toujours plus pressant d'une primaire de la droite et du centre, qui réunirait "tous les candidats qui se reconnaissent dans cette dénomination" - jusqu'à Eric Zemmour, si tel était son cas. "Mathématiquement, personne ne plie le match sans primaire", défend encore Sophie Mouysset. L'union derrière un candidat unique permettrait d'éviter "ce que propose le Rassemblement national [...] et ce que propose l'extrême gauche", a martelé David Lisnard le 10 octobre, sur BFMTV.
Partisan d'un libéralisme "illibéral"
Sur le plan politique, le président de l'AMF se revendique d'une ligne "libérale", qui vise à lutter contre la bureaucratie française. En ce sens, il s'inscrit dans l'idéologie du président argentin, Javier Milei. En janvier, il avait rédigé une tribune au JDNews saluant les résultats économiques enregistrés à Buenos Aires. La recette du succès, pour le pays sud-américain ? "Une vision cohérente à travers la condamnation du wokisme, de l’étatisme, du collectivisme et de l’égalitarisme qui sont intrinsèquement liés et partagent une matrice commune." Le candidat se revendique encore de Margaret Thatcher, de Charles de Gaulle ou encore Georges Pompidou, auquel il a consacré un livre.
 
Raphaël Morisset, docteur en science politique, chercheur à la George Washington University, détaille : "On peut adopter une certaine réserve vis-à-vis de l’emploi de [l']étiquette 'libérale' concernant David Lisnard, puisqu’il s’agit d’un 'libéralisme' qui est très illibéral sur le plan politique et sociétal". Pour l'universitaire, le maire de Cannes "s’inscrit dans la continuité d’un courant du libéral qu’on qualifie de 'conservateur' qui fait de la lutte contre l’Etat-providence un impératif politique voire une nécessité existentielle pour la survie de la 'nation'". Le recours au terme "libéral" le distingue néanmoins de ses opposants à droite, qui se qualifient plus volontiers de conservateurs ou d'illibéraux.
 
En parallèle de la course à l'Elysée, le président de l'Association des maires de France (AMF) se présente à sa succession, fin novembre. Il a pour concurrent le maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent. Reste à savoir si David Lisnard pourra transformer cette visibilité numérique en soutiens électoraux et s’imposer dans une droite où il plaide pour une candidature commune. 
par Pierre Levrel, le Mardi 13 octobre 2026 à 13:35 - LCP 
 

 

Lisnard : une offre politique nouvelle 

Dans une interview à LCI, le maire de Cannes David Lisnard présente des réformes libérales. Retour sur celles-ci.

Un article de la Nouvelle Lettre

  1. Suppression de la carte scolaire, et libre choix de l’école par les parents
  2. Liberté de choisir une retraite par capitalisation
  3. Suppression de la loi Gayssot (logements sociaux imposés aux municipalités)

Voici trois réformes qui sont prioritaires dans les projets libéraux. Il faut avoir le courage de les proposer. C’est ce qu’a fait la semaine passée David Lisnard interviewé par Adrien Gindre sur la chaîne d’information LCI. Le journaliste a d’ailleurs présenté David Lisnard comme maire de Cannes, président de l’Association des Maires de France, et… libéral.

À ceux qui douteraient de la foi libérale de David Lisnard, voici encore quelques thèmes abordés lors de cette interview :

  • Les partis politiques (que Macron réunit alors qu’il les a fustigés, méprisés) ont besoin de principes, au lieu de rechercher des arrangements électoraux.
  • « L’enfant malade de la République c’est l’État. »
  • Il faut reconnaître le mérite de « ceux qui bossent », voilà la justice sociale.
  • La liberté et l’égalité ne font actuellement pas bon ménage ; il faut rompre avec l’égalitarisme qui détruit les libertés.
  • La destruction de la liberté a deux origines : « les dépenses publiques qui détruisent le pouvoir d’achat, la règlementation qui détruit le pouvoir d’agir ».
  • La liberté permet à chacun de progresser, elle exige la personnalité et la responsabilité.

 

David Lisnard ne mâche pas ses mots : l’islamisme a envahi beaucoup d’écoles, les impôts continuent à croître, et les taxes foncières mettent les villes sous la dépendance de l’État (augmentation obligatoire du taux de 7,1 %), les préfets ont une autorité générale sur les élus locaux, c’est la réglementation qui crée la pénurie foncière. Tout le monde souffre de « l’inflation bureaucratique », les hauts fonctionnaires en sont responsables, ils créent les blocages et oublient les fondamentaux.

Interrogé sur le paysage politique actuel, David Lisnard observe que le président cherche une alliance des partis (au demeurant utopique).

Mais pour qu’il y ait alliance, il faut avoir un projet. Or, après la lecture des sept pages du récent article paru dans Le Point dans lequel s’exprime Emmanuel Macron, aucun projet n’émerge.

Pourtant, la France est à bout dans tous les domaines.

Et quid de Darmanin ? La criminalité a augmenté de 15 % en six ans. Ce serait bien que le ministre fasse son travail pour contenter la « classe populaire ».

Et quid de la gauche ? Beaucoup d’électeurs de gauche sont désorientés par l’extrémisme qui règne dans ce camp, il n’y a aucune raison pour qu’ils ne soient pas sensibles aux principes que défend David Lisnard.

Et quid du parti des Républicains ? Éric Ciotti est un ami, et contrairement à ce qu’on pense, les membres et les élus du parti travaillent sur un programme de qualité.

Et l’élection présidentielle ? Il est trop tôt pour en parler, mais il est certain qu’il faudra des primaires pour éclairer les électeurs, et « je suis pour la compétition ». David Lisnard confirme ainsi ses déclarations du samedi soir 26 août (rapportées dans Le Figaro de lundi matin).

Je n’ai pas parlé de la forme : aucun papier préparé, une élocution simple et directe, des réponses simples mais explicites. Il parle comme on le fait dans le monde de l’entreprise, car même si sa formation l’a porté d’abord vers la fonction publique, lui au moins a travaillé avant d’entrer dans l’arène politique.

Je laisse mes lecteurs, libéraux ou autres, réfléchir aux perspectives ouvertes par une personnalité politique à mes yeux hors du commun, puisque David Lisnard a choisi « les idées avant tout ». Je pense que la mission du parti Nouvelle énergie sera de diffuser avec succès les idées de David Lisnard, les libéraux pourront sans doute l’accompagner. 

Jacques Garello

Jacques Garello, est Professeur Émérite à l’Université Aix Marseille, Président d’honneur de l’ALEPS, directeur de la publication de la Nouvelle Lettre (www.Libres.org). Dernier ouvrage paru : « Le Vote Libéral », Libréchange éd., septembre 2016.

A lire aussi : David Lisnard est-il libéral ?

 


 
 Énième confirmation d’un constat que je m’époumone à faire depuis des années, désormais audible : les moyens du terrain sont détournés par les retraites (qui représentent 35% du budget de la sécurité et 32% de celui de l’éducation) et l’hyper bureaucratie. Tout cela à cause des irresponsables politiques qui, « en responsabilité », ont maintenu, malgré la décroissance démographique, donc du financement, le système par répartition intégrale. Seule une part de capitalisation, qui fait désormais consensus, pourra sauver à la fois les services et les finances publiques. La transition vers ce nouveau régime sera longue et difficile, et je la détaillerai bientôt, mais il est possible de stopper l’hémorragie pour retrouver des marges de manœuvre dès maintenant : désindexation des pensions les plus élevées de l’inflation, convergence des régimes publics et privés, fin des régimes spéciaux. Nous commencerons dès mai 2027.
  





 

David Lisnard : «Redresser la France ne se résume pas à un slogan»
Candidat à la présidentielle, le maire de Cannes souhaite porter un projet libéral pour 2027 qui repose sur trois principes fondamentaux : un État recentré sur ses missions régaliennes, une débureaucratisation radicale ainsi qu’une école d’excellence.

Le JDNews. Les sondages commencent à vous sourire : vous êtes passé de 2 à 3,5 %. Un certain « monsieur 3 % », François Hollande, a d’ailleurs fini à l’Élysée en 2012… Qu’est-ce que tout cela vous inspire ?
David Lisnard. Je reste concentré sur ma démarche. Elle ne relève ni de la superstition ni de la langue de bois : en politique comme dans le sport ou l’entreprise, j’ai toujours suivi la même ligne. Je défends des propositions politiques qui sont celles de mes convictions et du terrain. Ce qui se passe en ce moment, je l’annonce depuis deux ans. Les candidatures à droite se dispersent et une alternative puissante doit s’imposer face à tous ceux qui nous ont gouvernés. Si les sondages montent, je m’en réjouirai – je ne vais pas être hypocrite –, mais je veux avant tout mener cette épopée, née au fil des années, et porter le projet que je nourris depuis toujours, inspiré par mon expérience de commerçant, de père de famille et de maire. Je ne viens pas du système, les sondeurs ne me testent pas toujours. Mais il se passe quelque chose…
Vous parcourez la France depuis plusieurs mois. Quel accueil les Français vous réservent-ils ?
Nos déplacements suscitent un excellent accueil et un véritable engouement. Notre pays manque d’oxygène, et je veux lui en apporter. Les échanges sont positifs. Beaucoup de personnes qui veulent s’en sortir viennent à ma rencontre. Hier, Nouvelle Énergie a enregistré 2 000 adhésions en une seule journée. Au départ, nous avons surtout attiré une droite orpheline. Depuis le début de l’année, beaucoup de libéraux déçus par leur vote Macron nous rejoignent.
« Réduire les dépenses, mieux organiser les services et investir, cette méthode fonctionne »
Pour la première fois, je commence aussi à élargir mon audience, notamment auprès d’électeurs du RN qui doutent de sa capacité à vraiment changer les choses. Cela suppose aussi de sortir du pouvoir ceux qui nous dirigent depuis dix ans, et même depuis bien plus longtemps. Tous les partis et mouvements en place sont imprégnés de collectivisme. Je propose une alternative claire et structurée : un changement radical, mais rationnel, pour retrouver l’espoir.
Les dernières décennies ont montré l’écart entre les promesses électorales et les résultats des présidents. En quoi serait-ce différent avec vous ?
Quand je me suis présenté à Cannes, ma ville, certains doutaient. C’est une ville complexe, marquée depuis le XIXe siècle par une immigration pauvre, mais aussi avec des quartiers prestigieux. Le taux de pauvreté atteint 22 %. J’avais présenté un programme ambitieux. Beaucoup me disaient que je ne parviendrais ni à réduire la dette, ni à baisser les impôts, ni à investir. Douze ans plus tard : 85 millions d’euros de dette en moins, une fiscalité réduite de 3,6 %, une capacité d’autofinancement multipliée par dix et 20 % d’agents en moins, mieux payés et mieux encadrés. Réduire les dépenses, mieux organiser les services, pour baisser la dette et les impôts tout en investissant davantage : cette méthode fonctionne partout. Elle a fait ses preuves en France à l’époque de Pompidou, de Gaulle, Debré ou avant, de Poincaré. Elle a aussi permis de redresser de nombreux pays.
Imaginons que vous entriez demain à l’Élysée. Quelles seraient vos premières décisions ?
Une réforme profonde de l’appareil public – mère de toutes les réformes – s’impose. Aucun trésor caché n’existe, rien ne peut dispenser l’État de se réformer et de se moderniser. Ma première décision consisterait à nommer un DRH de l’État et à envoyer, à la tête des administrations centrales, un commando que je constitue actuellement. Sa mission : repérer les talents et les agents motivés, puis mettre en œuvre le projet sur lequel j’aurai été élu. Ce changement ne sera pas seulement générationnel. Il supposera un nouvel état d’esprit. La France compte de très bons fonctionnaires, qui s’inscriront dans cette dynamique. Nous ferons aussi entrer, dans une juste proportion, des personnes issues de l’entreprise dans les ministères. Nous développerons un management participatif sur le terrain et valoriserons les fonctionnaires de proximité. Dès le lendemain de l’élection, le peuple reprendra sa place dans la décision publique. Nous resserrerons aussi le gouvernement : il comptera entre neuf et quatorze membres. Je ne cherche pas forcément des personnalités connues : Raymond Barre et Pompidou n’en faisaient pas partie.
Nous nous attaquerons au Code du travail, qui compte 4 000 pages en France, contre 70 en Suisse, où les salariés sont mieux protégés. Trop de règles finissent par affaiblir la protection. Nous porterons une grande loi régalienne sur le Code pénal des mineurs et la création de places de prison, dans l’attente d’un accord avec les pays limitrophes. Pour maîtriser les flux migratoires, un bras de fer avec les hautes cours européennes et françaises, dont le Conseil constitutionnel, par le recours au référendum, s’imposera. Je veux aussi mettre en place une vraie politique de la jeunesse par le sport, la culture, la formation et une école de haut niveau. Les élèves qui perturbent les classes seront placés dans des établissements disciplinaires avec internat et travaux d’intérêt général. Nous protégerons ainsi la société et l’immense majorité des jeunes qui veulent progresser, mais que l’idéologie égalitariste et gauchiste et les voyous tirent vers le bas. Nous mènerons également une politique d’éducation artistique et culturelle. Les grandes œuvres de l’esprit deviendront accessibles à chaque Français grâce à un socle commun de références et de partage, pour créer de l’unité nationale.
Emmanuel Macron avait promis aux Français une « révolution » économique. Près de dix ans plus tard, le chômage atteint 8,3 %. Comment comptez-vous redonner aux Français le goût de travailler ?
La priorité consiste à encourager ceux qui travaillent. À une époque de forte croissance, de natalité dynamique et de références culturelles communes, l’État-providence rendait de grands services. Aujourd’hui, ce modèle ne tient plus : il enferme nos enfants et nos petits-enfants dans la pauvreté et les surendette. Nous devons lui substituer un État performant, recentré sur ses missions régaliennes et débarrassé d’une grande partie de la bureaucratie. La France compte 800 000 fonctionnaires de plus que si elle disposait d’une administration d’un niveau comparable à celui des pays scandinaves. Ce changement créera de l’espoir. Je présenterai une grande loi économique et sociale. Nous irons plus loin pour mettre en place un État performant : rapprocher notre niveau de dépense publique d’un pays comme les Pays-Bas. Sur ces économies, je veux restituer immédiatement 60 % aux actifs sous forme de salaire net, grâce à une baisse des cotisations et à l’alignement de leur CSG sur celle des inactifs. Nous ferons converger les systèmes de retraite public et privé. Nous mettrons en place une retraite par capitalisation et créerons une retraite individualisée, mêlant capitalisation et répartition. Nous engagerons immédiatement un vaste chantier contre la bureaucratie, avec un moratoire réglementaire. Nous gérerons les départs à la retraite dans la fonction publique, formerons les fonctionnaires, faciliterons les mutations et supprimerons des agences et des organismes. L’objectif étant d’en supprimer la moitié. Dans la santé, j’ai recensé quatorze agences en France… En Allemagne ou en Italie, un médicament innovant arrive sur le marché 120 jours après son autorisation européenne. En France, le délai grimpe à 700 jours, soit 580 jours de plus, ce qui dissuade les industriels. Les Français sont ainsi privés de 40 % des nouveaux traitements !
Comment entendez-vous remettre de l’ordre dans les comptes publics ?
En relançant la croissance et supprimant les excès de dépense, ce qui est lié, et en libérant l’État et les entreprises des surcharges fiscales, sociales et bureaucratiques. Si les impôts manquaient, nous pourrions les augmenter. Or la fiscalité, les charges et les prélèvements obligatoires ne cessent de croître. La dette augmente, tandis que les services publics perdent en efficacité. Nous devons sortir du débat technocratique qui nous conduit dans le mur de la dette. Les dépenses excessives s’expliquent par une bureaucratie trop lourde et une désorganisation totale des pouvoirs publics.
« Il faut libérer l’école : de l’idéologie de la déconstruction et de la sectorisation »
La réforme prioritaire consiste à réorganiser l’État, à transférer le pouvoir réglementaire aux collectivités, à supprimer un échelon et à améliorer la performance. Aux Pays-Bas, le revenu par habitant et le salaire minimum dépassent les nôtres ; la pauvreté et le chômage y reculent. La dépense publique y représente 45 % de la richesse produite, contre 57 % en France. Douze points d’écart, soit 350 milliards d’euros. Mon objectif, sur dix ans, consiste à ramener notre dépense publique au niveau actuel des Pays-Bas.
Si vous étiez élu, rompriez-vous avec la ligne diplomatique actuelle de la France ?
J’aimerais que quelqu’un m’explique quelle est cette ligne. Quelle ligne au Maghreb ? En Asie du Sud-Est ? Au Proche-Orient ? En Europe ? Je veux une diplomatie fondée sur nos intérêts et les moyens de les défendre. Les impasses des projets franco-allemands d’avion de combat et de char du futur imposent de partir des besoins militaires et des intérêts industriels pour bâtir des coopérations solides. Nous devons rester alliés des États-Unis sans nous aligner sur toutes leurs positions et réduire nos dépendances stratégiques envers la Chine. Notre influence doit s’appuyer sur nos atouts économiques et culturels. En Afrique et au Levant, notre agriculture de production doit renforcer la sécurité alimentaire, nos partenariats, notre influence. Les lycées français à l’étranger doivent transmettre notre langue, notre culture, et former les générations avec lesquelles nous bâtirons ces relations. Face à Moscou, recherchons la paix et évitons l’escalade comme les rodomontades, sans être naïfs et sans céder à l’intimidation ni abandonner l’Ukraine. La Russie ne respectera que notre force. Enfin, prenons au sérieux les ambitions de la Turquie d’Erdogan au Levant, en Afrique et dans le Caucase. Défendons nos intérêts et soutenons nos partenaires. Il y va de notre crédibilité, de nos principes comme de nos intérêts.
Emmanuel Macron avait promis « l’école de la confiance », le « choc des savoirs », un prof devant chaque classe. Là encore, le compte n’y est pas. Que faudrait-il faire, selon vous, pour que l’école française tienne sa promesse et que ses élèves retrouvent le goût d’apprendre ?
La décision d’affecter 3 000 professeurs en quelques heures à des classes qui manquaient d’enseignants révèle tragiquement la désorganisation de l’État et l’échec d’un système centralisé et bureaucratique. L’école doit redevenir un lieu d’instruction. L’éducation relève d’abord des parents, même si le respect des règles en classe y contribue. Remettons les priorités dans le bon ordre : l’école permet avant tout aux enfants de s’élever et d’acquérir des savoirs. Nous établirons un tronc commun d’enseignement, quel que soit le type d’établissement, avec des fondamentaux renforcés, notamment en mathématiques et en français le matin. L’après-midi, nous développerons les compétences douces, le sport, les humanités et l’éducation artistique et culturelle. Celle-ci ne doit pas relever d’une approche idéologique. Elle doit faire découvrir les grandes œuvres architecturales, musicales et littéraires françaises, pour rassembler des jeunes venus d’horizons sociaux et ethniques différents. L’école doit jouer ce rôle dès le plus jeune âge. J’ai mis cette politique en place à Cannes, première ville à proposer une éducation artistique et culturelle à 100 % sur le temps scolaire. Je veux aussi développer la philosophie et la raison critique dès le plus jeune âge.
Dans le monde de l’IA, du quantique et de la robotique, nous devons sanctuariser ces apprentissages, à un âge où les connexions neuronales se construisent, pour que les jeunes apprennent à penser par eux-mêmes plutôt que de s’en remettre aux algorithmes. Je créerai aussi un réseau d’établissements publics d’excellence à l’échelle des anciens cantons, avec des internats d’excellence, ainsi que des établissements disciplinaires pour les élèves récalcitrants. Il s’agira de véritables internats de redressement, encadrés par des enseignants et éducateurs solides. Avant tout, il faut libérer l’école : de l’idéologie de la déconstruction et de la sectorisation qui a créé des écoles ghettos et de l’échec. Les parents choisiront où ils inscriront leur enfant et le financement public suivra ce choix, que l’établissement soit privé ou public. Les chefs d’établissement auront la liberté d’organisation, de recrutement et de management, les enseignants pourront choisir leur statut. Tous les pays qui ont procédé ainsi ont créé de l’émulation entre établissements, ont relevé le niveau, ont amélioré la justice du système.
On nous répète que la France s’est déchristianisée, que les églises se vident. Pourtant, le pape Léon XIV a attiré les foules. Sa visite ne s’adresse-t-elle pas, au fond, à tous les Français, qu’ils soient croyants ou non ?
Le christianisme concerne tous les Français, croyants ou non. Croyant, athée, agnostique, juif ou musulman, chaque Français vit dans un système façonné notamment par le christianisme. N’en déplaise aux bouffeurs de curés, aux islamistes et aux laïcards extrémistes, notamment ceux de la Ligue des droits de l’homme – d’extrême gauche, bien sûr –, tous héritent de ces valeurs et doivent les défendre. La venue du pape a oxygéné le pays et ouvert une formidable parenthèse. Elle révèle une France discrète, humble et pudique, dotée de belles vertus, qui existe et veut exister. Nous devons veiller à ce qu’elle puisse vivre et, pourquoi pas, prospérer. Mais restons réalistes. Catholique pratiquant, j’ai vécu la formidable venue de Jean-Paul II, qui avait suscité un engouement exceptionnel et lancé cette phrase : « France, fille aînée de l’Église, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Pourtant, la déchristianisation s’est poursuivie les années suivantes. La nouveauté, aujourd’hui, tient à la résurgence d’une affirmation chrétienne. Le grand mystère du christianisme, c’est l’Incarnation : « Dieu s’est fait homme et l’homme est à l’image de Dieu. » L’Incarnation ne cesse de nous interroger. La venue du pape a donné chair à ce mystère, notamment par la bonté qui se dégage de lui. Il en résulte une réjouissante espérance
Propos recueillis par Lara Tchekov 14/10/2026 à 06:24- Le JDD 
 
  
Deux Corée : l’une est libérale, l’autre communiste. A votre avis, laquelle est la plus prospère ? La preuve par l’exemple historique de la supériorité du libéralisme, par David Lisnard
 
Mélenchon veut qu'on soit « fort des leçons de l'Histoire ».
Excellente idée, Jean-Luc. Faisons-la, cette leçon d'Histoire. Ensemble. Jusqu'au bout.
Le communisme a été essayé. Pas une fois, pas dans un seul pays mal choisi, mais partout, sur quatre continents, dans des cultures qui n'avaient rien en commun : Russie, Chine, Cambodge, Vietnam, Laos, Corée du Nord, Cuba, Éthiopie, Angola, Mozambique, Afghanistan, Pologne, Roumanie, Hongrie, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Albanie, Allemagne de l'Est, Yougoslavie. Puis sa version « socialisme du XXIe siècle » au Venezuela et au Nicaragua.
Chaque fois, c'est le même film : parti unique, police politique, camps, famine, exil.
Le bilan, selon les estimations des historiens :
Chine (Mao) : 40 à 70 millions de morts
URSS (Lénine, Staline) : environ 20 millions
Cambodge (Pol Pot) : 1,5 à 2 millions, près d'un quart de la population en moins de quatre ans
Corée du Nord (dynastie Kim) : jusqu'à 2 millions
Afghanistan (régime communiste et guerre soviétique) : environ 1,5 million
Éthiopie (Mengistu) : des centaines de milliers de morts entre la Terreur rouge et des famines aggravées par le régime
Vietnam : environ 1 million
Europe de l'Est : environ 1 million
Cuba (Castro) : des milliers de fusillés, des milliers de noyés en fuyant par la mer
Venezuela (Chávez, Maduro) : pas de charniers, mais près de 8 millions d'exilés, un quart du pays qui a fui le paradis
Total selon Le Livre noir du communisme : autour de 100 millions de morts. En moins d'un siècle.
Et derrière les chiffres, il y a les détails, ceux qu'on n'enseigne presque jamais.
Mao ordonne d'exterminer les moineaux. Les insectes prolifèrent, les récoltes s'effondrent. Il fait fondre les casseroles des paysans dans des hauts fourneaux de jardin pour produire un acier inutilisable. Résultat : la plus grande famine de l'histoire humaine, avec des cas de cannibalisme documentés. Pendant la Révolution culturelle, des élèves battent leurs professeurs à mort et des enfants dénoncent leurs parents.
Staline fixe des quotas d'arrestations par région, comme on fixe des objectifs de production. La « loi des épis » envoie au goulag ou au peloton des paysans affamés coupables d'avoir glané quelques grains. En Ukraine, on affame délibérément un peuple entier : l'Holodomor.
Pol Pot vide Phnom Penh en quelques jours. Porter des lunettes ou parler une langue étrangère suffit à faire de vous un « intellectuel », donc un condamné. À Choeung Ek, il y a un arbre contre lequel on fracassait les bébés. À la prison S-21, sur plus de 14 000 détenus, une poignée seulement a survécu.
En Corée du Nord, on envoie au camp trois générations d'une même famille pour la faute d'un seul.
En Éthiopie, les familles devaient payer la balle pour récupérer le corps de leur enfant exécuté.
En Roumanie, Ceaușescu interdit contraception et avortement pour gonfler la natalité. Il en sort des orphelinats-mouroirs que le monde découvrira avec horreur en 1990.
À Cuba, des camps de « rééducation » pour homosexuels. En RDA, on tirait à vue sur ceux qui franchissaient le Mur. Au Venezuela, en 2017, les habitants ont perdu en moyenne 11 kilos en un an. Ils appelaient ça « le régime Maduro ».
 
Voilà la leçon de l'Histoire.
Quand on lit ça, n'importe quel esprit rationnel devrait se dire : mais c'est quoi ce bordel ? Comment peut-on encore se dire communiste en 2026 ? Comment peut-on monter sur une estrade, se réclamer des « internationales communistes », et redescendre sans se faire cracher dessus ?
Mon cher Jean-Luc, je crois que tu es né au mauvais siècle. Au XXe, tu aurais réussi ton coup. Au XXIe, pas de chance : l'humanité apprend. Internet a brisé le monopole du récit. Les archives sont ouvertes, les témoins ont parlé, les chiffres sont sur la table.
Bientôt, se dire communiste sera aussi infamant que se dire pédophile. Et quand le mur du mensonge tombera, ce mur de l'empire socialiste international qui craque déjà de partout, il y aura un Nuremberg du communisme. Ce jour-là, le discours que tu tiens sur cette estrade sera lu pour ce qu'il est : l'équivalent d'un éloge du nazisme.
Les nazis ont eu leur procès. Les communistes ont eu des rues à leur nom. Cette asymétrie ne durera pas.
Brivael Le Pogam
Brivaël Lemogne
 
Mélenchon le millionnaire sur le capitalisme :
"Être insoumis, c'est refuser le capitalisme, ses valeurs. Il faut aussi être tout le temps fort des leçons de l’Histoire, des internationales communistes."
Fort de la leçon des 100 millions de morts.
 
 
 
« Il y a une dynamique autour de ma candidature », lance David Lisnard
Maire de Cannes (Alpes-Maritimes), président de l’Association des maires de France, le quinquagénaire est candidat à la présidentielle 2027. David Lisnard a déjà ses 500 signatures. « Je veux changer le système en libérant l’économie, en travaillant sur le régalien et l’éducatif. Nous n’avons pas d’autre solution que de proposer un changement, radical et raisonnable. »
Ouest-France Recueilli par Yves-Marie Robin
Publié le 15/10/2026 à 09h13
David Lisnard espère atteindre les 100 000 adhérents à son parti Nouvelle énergie d’ici à Noël. Celles et ceux qui le soutiennent : des élus locaux, notamment. « Je bénéficie aussi d’une vague d’adhésions venant du monde de l’entrepreneuriat et de la fonction publique. Des fonctionnaires en quête de sens, voulant être libérés de la bureaucratie. Et puis, nouveauté : les jeunes. Récemment, à notre grande surprise, nous en avons réuni plus de 400 dans un bar », explique le Cannois.
Vous avez été l’un des premiers à annoncer l’obtention de vos 500 signatures, pour vous présenter à l’élection présidentielle. Votre candidature prend progressivement de l’épaisseur. Comment l’expliquez-vous ?
Je travaille, fais énormément de terrain. Je suis allé dans quasiment tous les départements, discrètement, sans caravane publicitaire. Je visite des entreprises, discute avec les habitants… Cette immersion porte ses fruits.
Vous êtes très présent sur les réseaux sociaux, notamment en vidéo…
Cela ne me prend que 0,1 % de mon temps, mais cela a un effet démultiplicateur que j’avais prévu dès le mois de juin. J’en suis à quatre vidéos diffusées par jour. Je viens d’en tourner une quarantaine de nouvelles, que nous allons égrener au fil du temps. L’impact est réel. Je bénéficie, actuellement, d’une forte croissance d’audience sur mes réseaux sociaux, que j’anime moi-même.
Avec un impact sur le nombre d’adhésions à votre parti, Nouvelle énergie ?
Forcément. Encore mardi, nous avons reçu deux mille adhésions supplémentaires. Nous visons les 100 000 à Noël. Cela se traduit aussi dans les réunions publiques. À Benfeld, dans le Bas-Rhin, une commune de six mille habitants, nous étions 1 200 dernièrement. On a dû refuser du monde. Ma force est d’être hors système et de tenir le même discours, constamment. L’équipe qui est derrière moi se renforce. Nous en sommes à douze salariés chez Nouvelle énergie. On agrandit les locaux du siège à Paris. Pour autant, je ne m’emballe pas, mais il y a objectivement une dynamique. Il se passe quelque chose.
Qui vous soutient ?
Il y a beaucoup d’élus locaux, ces femmes et ces hommes ne vivant pas de la politique : agriculteurs, professions libérales, chefs d’entreprise, retraités… Ensuite, je bénéficie d’une vague d’adhésions venant du monde de l’entrepreneuriat et de la fonction publique. Des fonctionnaires en quête de sens, voulant être libérés de la bureaucratie. Et puis, nouveauté : les jeunes. Récemment, à notre grande surprise, nous en avons réuni plus de 400 dans un bar. Cette jeunesse est, à la fois, de gauche et de droite. Certains ne veulent pas se laisser enfermer par Jean-Luc Mélenchon. D’autres soutenaient Jordan Bardella, mais pas Marine le Pen.
On dit, ici ou là, que votre candidature commence à inquiéter Les Républicains et Bruno Retailleau ?
Je n’en sais rien. Je ne veux de mal à personne. Je poursuis ma route pour essayer de changer le système en libérant l’économie, en travaillant sur le régalien et l’éducatif. Nous n’avons pas d’autre solution que de proposer un changement, radical et raisonnable. Il ne faut surtout pas laisser le monopole de ce changement à celles et ceux qui vont amplifier le problème, la France insoumise et le Rassemblement national.
Ce que je propose, c’est une primaire ouverte, permettant de confronter les projets et les personnalités, de rompre avec le macronisme. Sans primaire, on va tout droit vers un duel Le Pen-Mélenchon.— David Lisnard
Défendez-vous toujours une large primaire à droite ?
Je n’ai pas changé d’avis. Voilà deux ans que je le dis. Cette primaire est une évidence. La gauche a été capable de le faire et on n’est pas plus idiots. Edouard Philippe a des qualités humaines que je ne nie pas, mais lui comme Gabriel Attal doivent passer la main. Ils ont dirigé et cela n’a pas marché. Quel que soit le discours qu’ils tiennent, ils restent inaudibles. Je leur propose de les affronter dans une primaire. J’espère gagner. Si je perds, je me tairai, mais sans soutenir, ni nuire.
Mais ni Edouard Philippe, ni Xavier Bertrand ne veulent cette primaire…
Qu’ils nous disent, alors, ce qu’ils proposent. S’ils refusent toujours cette primaire, j’ose espérer que ma candidature, en train de prospérer, créera une forte adhésion, une mobilisation en début d’année prochaine. Ce qui me permettra de l’emporter. Je ne renoncerai pas à ma démarche parce que certains estiment que le pouvoir leur est dû.
Avez-vous reçu le courrier d’Edouard Philippe, invitant la droite et le centre à « entamer le dialogue dans la première quinzaine de novembre, en vue de la présidentielle et des législatives » ?
Oui, je l’ai bien reçu. Je vais lui répondre. Je vais le remercier de cette proposition de rencontre. Je suis toujours d’accord pour parler, à condition que ce ne soit pas une perte de temps. Il a raison de dire que les électeurs de la droite et du centre ne nous pardonneraient pas un échec provoqué par la multiplicité des candidatures. Mais le dialogue qu’Edouard Philippe appelle de ses vœux ne suffira pas à départager les candidatures. Ce que je propose, c’est une primaire ouverte permettant de confronter les projets et les personnalités, de rompre avec le macronisme. Sans primaire, on va tout droit vers un duel Le Pen-Mélenchon.
Quelle primaire souhaitez-vous ?
Une grande primaire, ouverte largement à la droite et au centre, sans exclusive. Il faut être le plus large possible pour susciter de l’intérêt. L’idéal serait de la faire en décembre-janvier. C’est un acte de campagne, pas du temps perdu !
En pénalisant les gens sur le terrain, ceux qui bossent et sont rigoureux, on ne va pas rétablir les comptes publics.— David Lisnard
Le débat budgétaire 2027 a démarré à l’Assemblée. En tant que président de l’Association des maires de France, craignez-vous que les communes soient maltraitées ?
Nous savons qu’il y aura des coupes dans nos budgets. Mais cette approche de l’État ne marche pas. Cette politique ne rétablit pas les comptes publics et a même un double effet négatif. Elle porte atteinte aux services publics locaux et accable les contribuables.
De quelle manière ?
C’est un peu comme quand on surprélève les entreprises : à la fin, il y a moins d’activité et il n’y a pas plus d’argent dans les caisses puisque l’on bride le moteur de la croissance. Ce qu’endurent les maires, c’est la même chose. En pénalisant les gens du terrain, ceux qui bossent et sont rigoureux, on ne va pas rétablir les comptes publics.
Vous le répétez chaque année, mais Matignon ne l’entend pas…
Et pourtant, la réalité nous donne raison, la dette de l’État continue d’augmenter. Ce qui affaiblit les comptes publics, c’est la hausse des prélèvements obligatoires sur ce qui fonctionne. Prenons un exemple : le fameux Dilico 1 et 2. L’État emprunte de l’argent aux communes, en ne remboursant que 90 % du capital. C’est de la folie ! C’est comme si un Français allait voir son banquier, lui demandait un prêt de 100 000 €, tout en lui expliquant qu’il ne remboursera que 90 000 € et le tout sans intérêt ! Le banquier appellerait immédiatement l’hôpital psychiatrique. Rien que dans ma commune de Cannes, le Dilico représente 480 000 € en moins cette année.
Craignez-vous un Dilico 3 ?
Le gouvernement nous annonce une « contribution progressive à l’effort budgétaire ». Ce qui est pire, parce qu’il s’agit là d’un Dilico déguisé, sans remboursement. C’est complètement dingue, d’autant plus que ce n’est pas le seul prélèvement obligatoire que les communes subiront. Cette année, à Cannes, je vais me faire piller !
Le système s’effondre. Le centralisme ne marche plus. Il faut libérer les énergies locales.— David Lisnard
Avec ces prélèvements en plus et cet argent en moins, allez-vous réduire vos investissements ?
On essaie toujours de serrer les boulons, mais ce manque d’argent peut effectivement se traduire par une hausse de la fiscalité, par une possible dégradation des services de proximité, ou par une baisse de l’investissement. Puisque la plupart des maires refusent de taxer davantage leurs habitants, c’est l’investissement qui va en pâtir. Ce qui va avoir un effet récessif important. Le système s’effondre. Le centralisme ne marche plus. Il faut libérer les énergies locales. Je suis exaspéré que les gens du terrain ne soient jamais entendus par Paris. On nous flatte, nous les maires, avant notre congrès annuel de novembre et on nous maltraite après. J’en ai assez ! 
 
 

 

«Une autosaisine en pleine campagne» : Lisnard dénonce la prise de parole de Ferrand sur le référendum constitutionnel

Le candidat à l’élection présidentielle et maire de Cannes juge que le président du Conseil constitutionnel sort de son rôle en estimant que Marine Le Pen ne pourrait pas changer la Constitution via l’article 11

 David Lisnard s’invite dans le débat constitutionnel lancé par Marine Le Pen. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le candidat à l’élection présidentielle et maire de Cannes a réagi aux propos de Richard Ferrand tenus dans un podcast du Club des juristes. Le président du Conseil constitutionnel a jugé irrecevable la promesse du RN de changer la Constitution par l’article 11 en organisant un référendum, afin de mettre en place sa politique migratoire. « Vouloir réformer la Constitution par l’article 11, ça n’existe pas. C’est l’article 89 […] Il n’y a pas de débat. Il suffit de lire la Constitution, qui n’est pas le Code général des impôts », a-t-il tranché. « Le Conseil constitutionnel, au fur et à mesure de son existence, s’est reconnu la compétence de juger les décrets de convocation d’un référendum, a-t-il expliqué. L’article 89 est la seule voie pour réformer la Constitution. Tous mes prédécesseurs l’ont affirmé (…) Qu’on ne vienne pas me dire que c’est impossible, il y a eu 25 révisions. Cela nécessite un vrai travail de fond de nos représentants. » 

Un discours qui n'est pas du goût de David Lisnard, donné à 6 % au premier tour dans un récent sondage Ifop-Fiducial. « Richard Ferrand, de sa propre initiative, en pleine campagne électorale, estime qu’on ne peut pas réformer la Constitution et convoquer le peuple au titre de l’article 11. Et qu’en outre, il se serait donné un droit, par lui-même, sur lequel il n’aurait reçu aucune légitimité populaire », a-t-il tancé.

« Quelle est cette autosaisine en pleine campagne électorale ? »

Pour le président de l’Association des maires de France (AMF), ces propos posent deux problèmes. « D'abord, quelle est cette autosaisine en pleine campagne électorale ? Et deuxièmement : le problème de fond, sur lequel il faudra travailler avec les juristes », déclare-t-il. David Lisnard considère enfin que Marine Le Pen « a peut-être raison » en affirmant que Richard Ferrand doit démissionner du Conseil constitutionnel. Mais il rappelle que c’est grâce à l’abstention du groupe RN au Parlement qu’il a été élu en février 2025. 

Lors d’une conférence de presse mercredi, Marine Le Pen a répondu à Richard Ferrand qui a, selon elle, rompu avec « la fonction de neutralité qui est la sienne » et avec « l’interdiction de se prononcer sur une affaire qui n’a pas encore été soumise au Conseil constitutionnel ». La présidente des députés RN l’accuse encore d’avoir « utilisé des arguments indigents ». Ainsi, « il a rompu avec une obligation déontologique et il doit quitter la tête du Conseil constitutionnel », martèle-t-elle.

Marine Le Pen lui enjoint enfin d'« écouter le général de Gaulle, qui n’est que le père de la Constitution », ironise-t-elle, mais aussi François Mitterrand qui a « admis que l’utilisation de l’article 11 était validée pour une voie de modification de la Constitution française ». Pour rappel, cet article autorise un référendum sur « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale ». L'article 89 stipule quant à lui qu'un projet de révision constitutionnelle doit être voté en « termes identiques » par l'Assemblée nationale et le Sénat avant une approbation par référendum, ou par une majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès.

 Quentin Gérard

 https://www.lejdd.fr/politique/une-autosaisie-en-pleine-campagne-lisnard-denonce-la-prise-de-parole-de-ferrand-sur-le-referendum-constitutionnel-186129??

 

EUROPE 

« Je veux une diplomatie fondée sur nos intérêts et les moyens de les défendre. Les impasses des projets franco-allemands d’avion de combat et de char du futur imposent de partir des besoins militaires et des intérêts industriels pour bâtir des coopérations solides. Nous devons rester alliés des États-Unis sans nous aligner sur toutes leurs positions et réduire nos dépendances stratégiques envers la Chine. Notre influence doit s'appuyer sur nos atouts économiques et culturels. En Afrique et au Levant, notre agriculture de production doit renforcer la sécurité alimentaire, nos partenariats, notre influence. Les lycées français à l'étranger doivent transmettre notre langue, notre culture, et former les générations avec lesquelles nous bâtirons ces relations. Face à Moscou, recherchons la paix et évitons l'escalade comme les rodomontades, sans être naïfs et sans céder à l'intimidation ni abandonner l'Ukraine. La Russie ne respectera que notre force. Enfin, prenons au sérieux les ambitions de la Turquie d'Erdogan au Levant, en Afrique et dans le Caucase. Défendons nos intérêts et soutenons nos partenaires. Il y va de notre crédibilité, de nos principes comme de nos intérêts »

 

David Lisnard 

David Lisnard, né le 2 février 1969 à Limoges, est un homme politique français, maire de Cannes depuis 2014 (réélu très confortablement en 2020 et en 2026) et président de l'Association des maires de France (AMF).

Avec son parti Nouvelle Énergie, de sensibilité libérale (mais dont les prises de position sont parfois critiquées par certains libéraux), il annonce, en 2026, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, rompant avec Les Républicains. 

 

Biographie

Il est originaire d'une famille cannoise et passe quelques années après sa naissance à Limoges, où son père, footballeur professionnel, a fait déménager sa famille suite à un changement de club. Sa famille, de commerçants et d'entrepreneurs, tient différents commerces à Limoges et Cannes. David Lisnard étudie à Limoges puis à Cannes, et intègre l'Institut d'études politiques de Bordeaux (promotion 1992).

Engagé en politique de longue date, il milite pour Jacques Chirac aux élections présidentielles de 1988 (et 1995) alors qu'il a 19 ans. Élu localement, il a commencé par occuper diverses fonctions politiques et administratives, notamment en tant que conseiller municipal de Cannes et conseiller général. En 2014, il est élu maire de la ville de Cannes, puis en 2015 vice-président du conseil départemental des Alpes-Maritimes. Il est également président de l'Association des maires de France depuis 2021.

À la tête de la ville de Cannes, il hérite d'une des dettes les plus élevées de toute la France, à 3437 euros par habitant[1]. Il poursuit la baisse de la dette entamée sous la fin de mandat de son prédécesseur, Bernard Brochand, pour la ramener en 2021 à 2606 euros par habitant[1].

Il est membre du parti politique Les Républicains (LR). Pour la présidentielle de 2017, il ne soutient aucun candidat à la primaire LR mais devient porte-parole de François Fillon. Il défend en particulier l’idée de « coupes franches dans la fonction publique »[2].

En 2023, il affiche une présence nationale de plus en plus marquée, et structure ses réseaux autour de Nouvelle Énergie pour la France, un parti politique, ce qui génère de nombreuses rumeurs sur des ambitions présidentielles. Lors des législatives anticipées de 2024, son mouvement présente de nombreux candidats à travers la France.

S'inspirant entre autres de la victoire franche d'un Javier Milei en Argentine, il radicalise son discours réformateur, et se fait de plus en plus présent dans les médias, portant une voix se rapprochant du libéralisme. En 2026, après avoir été réélu maire de Cannes dès le premier tour avec 88 % des voix, il quitte Les Républicains et prend son indépendance pour porter une voie libérale-conservatrice, et se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2027[3].

David Lisnard est-il libéral ?

Searchtool-80%.png Article détaillé : Libéralisme.

David Lisnard peut dans son discours utiliser des marqueurs idéologiques libéraux, comme le fait de se référer parfois à Friedrich Hayek ou Margaret Thatcher, suscitant un intérêt dans l'électorat libéral français. En août 2023, à l'université d'été du Medef, il se prononce contre les aides aux entreprises et pour la réduction d'autant de leur fiscalité et de la fiscalité du travail, ou plaide pour une réduction massive du déficit public, parlant de la dépense publique comme une drogue. Lors de la réforme des retraites il défend un recours à la retraite par capitalisation, ou considère que l’État doit se recentrer sur le cœur de son rôle, en particulier ses fonctions régaliennes : « Plus l’État a élargi son champ d’action, plus il déresponsabilise, moins il est capable d’assumer sa mission »[4]. Son bilan fiscal local semble positif, avec une (petite) baisse des dépenses de la ville[5], et une dette en baisse régulière[1]. Lors des législatives anticipées de 2024, il se positionne avec les candidats de son parti (Nouvelle Énergie) sur un discours de responsabilité fiscale et de modération de la dépense publique.

Il se positionne par ailleurs sur certaines mesures sociétales en ligne avec les idées libérales : suppression totale de la carte scolaire et promotion de la liberté scolaire, moindre intervention de l’État dans le logement, en particulier en supprimant la loi Gayssot sur le logement social, etc.

Néanmoins, son éloge de la modération de la dépense publique semble fortement variable selon l'intérêt politique de la dépense : maire de la ville du Festival de Cannes, il est ainsi le défenseur de la politique étatiste de soutien massif au cinéma, qualifiée de « politique publique habile »[6].

Son bilan sur les libertés individuelles est médiocre, et témoigne de réflexes à l'opposé des valeurs libérales. C'est l'un des politiques qui s'est montré le plus liberticide dans la gestion de la crise du covid, ayant recours à des mesures comme l'utilisation de caméras de surveillance en avril 2020 pour surveiller les habitants ne portant pas le masque. Dans une logique « sanitaire mais aussi psychologique », il fait réaliser en mai 2020 une « désinfection » des plages de la ville avec de l'eau oxygénée[7]. Loin de revenir sur ses choix, il défend un an plus tard en avril 2021 un durcissement des politiques sur le covid, allant jusqu'à défendre une politique zéro covid aux conséquences hautement liberticides[8] et dont le bilan s'est révélé catastrophique.

En 2014, il fait partie des maires « en pointe » sur l'interdiction du burkini par un arrêté municipal. Après décision de justice condamnant une violation des « libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir et la liberté de conscience », il doit rapidement revenir sur son arrêté[9]. Au global, il semble en 2024 incarner le créneau du conservatisme classique en France, s'inspirant du libéralisme économique, au moins sur certains aspects, et avec des mesures sociétales conservatrices, sur l'immigration en particulier. Un positionnement classique de droite, plus que libéral.

Prises de position

En politique étrangère, il estime que la France doit être une alliée d'Israël, en particulier contre le terrorisme, expliquant : « d’un point de vue historique, a-t-il déclaré, depuis 1948, la France et Israël ont été des alliés très liés. Nous sommes encore des alliés et la France a intérêt à ce que l’État d’Israël soit fort avec une démocratie forte au sein du Proche-Orient et doit le soutenir dans sa guerre contre l’islam radical »[10].

Il considère que « l'immigration est devenu un problème majeur… La France a accueilli un record de 500 000 personnes l’année dernière. Il faut couper le robinet dans l’intérêt de l’équilibre de la société française ».

Face à un Éric Zemmour qui demandait à être exonéré de la condition de parrainages d'élus pour la présidentielle, David Lisnard, comme président de l'Association des Maires de France, avait déclaré que ce sujet n'était pas de sa compétence mais avait indiqué être favorable à une réforme du système[11]. Alors que le Front de gauche cherchait à interdire le meeting d'Éric Zemmour à Cannes en 2022, David Lisnard s'y était opposé au nom de la liberté d'expression. Au final en 2022, le maire de Cannes avait donné son parrainage au candidat d'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon[12] quand celui-ci était menacé de ne pas pouvoir se présenter.

Notes et références

Liens externes

 
 
 
 

David Lisnard ouvre le chemin du sursaut français - Notre programme !

 

David Lisnard, une libéralité pour la France ?

 


 
David Lisnard Il monte...il monte, donc il faut en perturber sa montée ! Triste jeu politique...Heureusement il n'était pas député, politicien, technocrate...Juste un homme de terrain et technicien, gestionnaire !
Litige répondu
 
Impact
@ImpactMediaFR
🟡 Bonsoir Monsieur @davidlisnard, candidat à l’élection présidentielle, pouvez-vous nous expliquer ces anciens tweets datant de 2010 et 2011 (toujours accessibles sur votre compte X) ?
 

 
 
Marc Vanguard
@marc_vanguard
Le niveau est tellement bas que des milliers de personnes ont VRAIMENT besoin d'explications aux tweets de David Lisnard.
Je m'y colle.
1️⃣ Retweete un post qui met en avant l'athéisation des populations issues de l'immigration musulmane.
👉 En effet, alors que la part des immigrés algériens se déclarant "sans religion" est de 11%, elle s'élève à 32% pour les descendants d'immigrés algériens (enquête TeO).
2️⃣ Ironise sur l'affaire Sandrine Moulères, verbalisée (22€) alors qu'elle conduisait en voile intégral.
👉 On ne voyait pas son visage, d'où la blague "délit d'absence de gueule".
3️⃣ Retweete un jeu de mots d'un internaute se disant "halalphabète" car méconnaissant les préceptes alimentaires de l'islam.
👉 Le mot "halal" signifie "licite" en arabe, et est utilisé ici pour produire un calembour*.
4️⃣ Retweete le compte "Maître Eolas", un avocat connu pour ses prises de position ancrées à gauche.
👉 Ce retweet met en avant le cynisme de Maître Eolas.
5️⃣ Répond ironiquement à un internaute au sujet des Français s'installant au Maroc.
👉 Il les qualifie même de "néo-colons".
🔴🇩🇿 Mais la première chose à comprendre, c'est que @davidlisnard
a hier soir refusé de rentrer dans un débat mémoriel sur l'Algérie.
Et c'est évidemment pour cette raison qu'il est attaqué depuis. Nous verrons bien comment cela se traduit dans les sondages.
📈 En tout cas, c'est précisément grâce à cette ligne politique que Bruno Retailleau est devenu populaire et président des Républicains.
*Un calembour est est un jeu de mots fondé sur la similarité de prononciation ou sur la double signification d'un terme.
 
« Je m’en fous » : David Lisnard s’agace après avoir été interrogé sur le 17 octobre 1961
Selon les historiens, à côté de nombreux blessés, entre une trentaine et 200 manifestants furent tués et leurs corps jetés dans la Seine le 17 octobre 1961, lors de ces exactions commises sous l’autorité du préfet Maurice Papon.
 
Le candidat à la présidentielle David Lisnard s’est agacé lundi soir sur le plateau de LCI après avoir été interrogé par une étudiante proche de La France insoumise concernant le 17 octobre 1961, lorsque des dizaines d’Algériens furent tués et jetés dans la Seine par des policiers.
 
« Non mais je m’en fous madame, j’en ai rien à foutre, j’en ai rien à cirer, j’étais pas né, depuis il y a eu l’indépendance de l’Algérie », a répondu le candidat « Nouvelle Energie » à l’élection présidentielle, en dynamique dans les sondages depuis quelques semaines.
 
« J’ai des potes algériens, heureusement mes potes d’origine algérienne ils ont bien compris qu’on était passé à autre chose », a poursuivi celui qui est également maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF). « Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qu’il s’est passé le 17 octobre 1961 ? », l’avait interrogé l’étudiante quelques secondes avant.
 
« C’est très grave, c’est dramatique, mais c’était en 61 », a ensuite nuancé David Lisnard avant d’expliquer que ce n’était « pas (son) problème aujourd’hui », alors qu’il parlait jusqu’ici des violences et des pillages qui ont marqué plusieurs villes de France depuis samedi.
 
Selon les historiens, à côté de nombreux blessés, entre une trentaine et 200 manifestants furent tués et leurs corps jetés dans la Seine, lors de ces exactions commises sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Ces Algériens manifestaient pour l’indépendance de leur pays.
 
En 2024, l’Assemblée nationale avait approuvé une proposition de résolution condamnant le « massacre » du 17 octobre 1961 à Paris. La même année, le président de la République Emmanuel Macron avait rendu hommage à ces Algériens, parlant de « faits inexcusables pour la République »
 
 
@marinetondelier, vous traitez @davidlisnard de « malade » et l’accusez de racisme tout en dénonçant son « mépris » et sa « condescendance ». Votre leçon de respect commence par une insulte et se poursuit par un procès moral. À Cannes, il a lancé les recherches qui ont permis d’établir la liste nominative des 274 prisonniers musulmans morts à Sainte-Marguerite. Il a aussi voulu une exposition sur les déportés algériens. Voilà des actes que votre réquisitoire passe soigneusement sous silence. Chez vous comme chez @sandrousseau, on retrouve les pires réflexes de LFI. Imposer votre récit, salir celui qui refuse de s’y soumettre, puis le déclarer infréquentable. L’adversaire doit passer son temps à se justifier pendant que vous vous dispensez de lui répondre.
 
 
 

 
 
EXCÉDÉ par la Macronie, David Lisnard décide de VIDER SON SAC en audition !
🔥Il n’a rien lâché. Face aux parlementaires, David Lisnard a sorti le grand jeu. Les réunions ministérielles ? « Inutiles dans 95 % des cas. Juste pour une photo sur Twitter. »
Les maires ? 20 000 sur 35 000 gagnent 1 050 euros par mois. « Aucun maire ne devrait gagner moins qu’un cadre moyen. » Il met le sujet des indemnités directement sur la table.
 
Les gens du voyage et les ZAD ? « Le maire subit l’échec de l’autorité souveraine de l’État. » Pendant qu’un commerçant attend deux ans pour changer son enseigne, d’autres construisent des cabanes sans autorisation.
 
Et la paperasse ? Le Code de l’environnement multiplié par dix. « On est dans la République des formulaires administratifs. »
 
Il propose même d’abolir la DREAL. Cash. Sans filtre.
 
 

« LA RÉPUBLIQUE DE LA BUREAUCRATIE » : David Lisnard dénonce les lourdeurs administratives et interpelle le pouvoir !


Le président de l’Association des maires de France dénonce une administration devenue trop lourde, des normes contradictoires et un État qui, selon lui, prive progressivement les élus locaux de leur capacité d’action. Lors d’une audition, le maire de Cannes a livré une critique particulièrement directe du fonctionnement des institutions françaises.

 David Lisnard n’a pas mâché ses mots. Au cours d’une audition consacrée aux collectivités territoriales, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a dressé un tableau sévère de la bureaucratie française. Réunions ministérielles interminables, multiplication des règles, responsabilités diluées entre les administrations et perte d’autonomie des communes : l’élu a dénoncé un système qui, à ses yeux, complique inutilement le travail des maires et ralentit les projets locaux. 

Dès le début de son intervention, il a critiqué l’efficacité de certaines rencontres avec les membres du gouvernement. Selon lui, ces réunions prennent énormément de temps sans déboucher suffisamment souvent sur des décisions concrètes. Il estime que, dans de nombreux cas, elles servent davantage à mettre en scène une activité politique qu’à résoudre les difficultés rencontrées sur le terrain.

Il a notamment décrit un fonctionnement dans lequel les responsables politiques communiquent sur leurs rencontres, tandis que les arbitrages décisifs restent soumis à des rapports de force administratifs. David Lisnard a ainsi évoqué les tensions entre Bercy, les services du Premier ministre et les représentants des communes, estimant que les élus locaux se retrouvent parfois pris dans des jeux institutionnels qui les empêchent d’obtenir des réponses claires.


 

Les maires face à des responsabilités toujours plus lourdes

L’un des points centraux de son intervention concerne la rémunération des maires. David Lisnard considère que les fonctions municipales exigent aujourd’hui un engagement particulièrement important, souvent difficile à concilier avec une activité professionnelle classique. Les élus doivent gérer des dossiers administratifs, financiers et juridiques complexes, tout en assumant des responsabilités politiques, civiles et parfois pénales.

Il a défendu l’idée qu’aucun maire ne devrait percevoir une rémunération inférieure à 3 000 euros par mois, indépendamment de la taille de sa commune. Au cours de l’audition, il a avancé que de nombreux maires toucheraient environ 1 050 euros mensuels. Ces chiffres ont été cités dans son intervention et nécessiteraient d’être rapprochés des données officielles sur les indemnités des élus locaux. 

Pour le président de l’AMF, cette question dépasse le simple niveau de rémunération. Il s’agit aussi de permettre à des personnes issues de milieux sociaux différents d’accéder aux responsabilités municipales. Si la fonction impose une disponibilité permanente, des compétences variées et une exposition croissante aux risques juridiques, elle doit, selon lui, offrir des conditions matérielles adaptées.

David Lisnard a également proposé que la rémunération des maires soit déterminée automatiquement, plutôt que soumise à un vote local. Il estime qu’un tel mécanisme permettrait de limiter les situations dans lesquelles les élus doivent eux-mêmes se prononcer sur leur indemnité. 

Sur la formation, il s’est montré plus nuancé. Sans se déclarer favorable à une obligation systématique, il a reconnu que la complexité croissante des règles rend indispensables de meilleures possibilités de formation. Les maires doivent pouvoir acquérir ou renforcer leurs connaissances en droit, en gestion et en finances publiques, tout en conservant une certaine liberté dans leur manière d’exercer leur mandat.

Une réglementation qui ralentit les projets locaux

La critique la plus large de David Lisnard porte toutefois sur l’accumulation des normes. Selon lui, les collectivités sont confrontées à une évolution profonde de leur manière de travailler : autrefois, elles identifiaient les interdictions et construisaient leurs projets à partir de cette base ; aujourd’hui, elles doivent chercher dans une masse de textes les autorisations nécessaires à presque chaque étape 

Pour illustrer cette difficulté, il a évoqué le cas d’un projet de centre de valorisation des déchets, destiné à traiter les matières et à produire de l’énergie. Il affirme que les délais de réponse administrative et les contraintes de planification régionale ont empêché le projet d’avancer comme prévu, alors même que la commune cherchait à résoudre un problème concret sur son territoire.

Cette situation symbolise, à ses yeux, une administration qui ne facilite plus suffisamment l’initiative locale. Les collectivités peuvent être confrontées à plusieurs organismes, chacun disposant de la capacité de retarder ou de bloquer un dossier, sans qu’un interlocuteur unique puisse nécessairement apporter une autorisation définitive. 

David Lisnard a notamment mis en cause le fonctionnement des services déconcentrés de l’État et la multiplication des procédures impliquant différents niveaux administratifs. Il a plaidé pour une réorganisation permettant de clarifier les compétences et de rendre les décisions plus rapides.

Sa critique ne vise cependant pas indistinctement les agents publics. Il a expressément salué le professionnalisme et les compétences de nombreux fonctionnaires, tout en estimant que l’organisation administrative dans laquelle ils travaillent peut devenir inefficace. Pour lui, le problème réside moins dans la qualité individuelle des agents que dans la fragmentation des responsabilités et dans l'accumulation des procédures. 

David Lisnard réclame une refonte du fonctionnement administratif

Parmi les propositions les plus radicales formulées pendant l’audition figure la remise en cause du rôle de certaines structures administratives, notamment la DREAL, chargée de missions liées à l’environnement, à l’aménagement et au logement. David Lisnard a soutenu une initiative visant à supprimer cette structure, estimant que son fonctionnement pouvait contribuer à bloquer des projets sans apporter aux collectivités une capacité claire de décision.

Il a également défendu un renforcement du pouvoir des préfets, en particulier à l’échelle départementale. Selon lui, ces représentants de l’État devraient pouvoir coordonner plus efficacement les administrations placées sous leur autorité et arbitrer les contradictions qui apparaissent entre les différents services. 

L’élu souhaite ainsi éviter qu’une commune doive multiplier les démarches auprès de structures qui poursuivent parfois des objectifs divergents. Dans son raisonnement, une autorité clairement identifiée devrait pouvoir trancher les désaccords et permettre aux projets conformes aux règles de progresser dans des délais raisonnables.

Il a aussi défendu une décentralisation plus opérationnelle de certaines compétences, notamment dans le domaine environnemental. Son approche repose sur une distinction entre les missions qui doivent rester du ressort de l’État et celles qui pourraient être exercées plus efficacement par les collectivités territoriales. 

Il ne réclame donc pas la disparition de toute réglementation. David Lisnard a rappelé que les normes peuvent constituer un progrès lorsqu’elles protègent les personnes handicapées, préviennent les risques d’incendie ou garantissent la sécurité des produits destinés aux enfants. Ce qu’il conteste, c’est la transformation de règles utiles en un ensemble de procédures toujours plus complexes, dont les effets finissent par dépasser les objectifs initiaux.


Conflits d’intérêts : il dénonce des règles qu’il juge hypocrites

 L’intervention a également abordé les contraintes imposées aux élus dans le cadre des règles de prévention des conflits d’intérêts. David Lisnard a critiqué certaines situations dans lesquelles des membres d’un conseil municipal doivent quitter la séance en raison de leurs liens avec une structure locale ou un organisme associé à la collectivité. 

Il estime que ces dispositifs peuvent parfois produire des situations artificielles, sans garantir à eux seuls une prévention efficace des conflits d’intérêts. Il a notamment dénoncé ce qu’il considère comme une transposition excessive de mécanismes étrangers dans le droit français, sans prise en compte suffisante des réalités du fonctionnement municipal.

Le maire de Cannes a néanmoins distingué ces contraintes procédurales de la nécessité de contrôler réellement les élus. Il s’est déclaré favorable à des vérifications sérieuses portant sur leurs revenus et leur patrimoine, afin de détecter les éventuels abus. Sa demande consiste, selon ses propres termes, à privilégier des contrôles effectifs plutôt que des formalités qu’il juge parfois peu utiles. 

Cette position une partie de son argumentation : il ne demande pas pas de responsabilité pour les élus, mais des règles qu’il plus considérants cohérents et mieux adaptés à leur application concrète.

Décentralisation, et fiscalité de perte de pouvoirs communes

David Lisnard un fils élargi propose à la place des collectivités dans l’organisation de l’État. Selon lui, les communes non progressives perdu une partie de leur financière autonomie, ce qui réduit a leur capacité à agir sur les problèmes locaux.

Il a dénoncé ce qu’il décrit comme une recentralisation de la fiscalité, le maintien d’un niveau de obligatoire en France. Au cours de l’audition, il a cité des estimations situant prélèvement cess autour de 45 à 48 % selon les sources qu’il mentionnait. Ces taux de niveau doivent comprendre comme les avancés chiffres dans son intervention, et non comme une indépendante vérification de l’ensemble des données fiscales.

Son argument est que la diminution certaines de ressources fiscales locales n’a pas entraîné nécessairement une correspondance baisse de la pression fiscale globale. Elle aurait une partie du pouvoir financier vers l’central, en les marges de manœuvre des collectivités.

Pour le président de l’AMF, ce évolution pose une question démocratique. Les maires restent aux attentes des habitants, mais dispose, selon lui, de moins en espères moyens de les rapide à demander. Le entre la responsabilité politique locale et la maîtrise effective des ressources Énergie électrique la frustration des citoyennes des élus.

Il a a autre la qualité de rédaction de certaines lois, citant la loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification de l’action publique, que la loi Climat et Résilience. Il leur répercussion des dispositifs des dispositifs difficiles à appliquer, pas certains textes d’application ou certaines dispositions de nouveaux nécessiteux ajustements.

À ses yeux, multiplicateur les exceptions et les régimes particuliers ne constituent pas une solution. Il préfère des lois nationales plus cours et plus lisibles, accompagnées d’une capacité d’adaptation locale claire définition.

Des normes plus toujours, une action nombres publics plus efficace ?

Pourr illustre ce qu’il applaud l’inflation normative, David Lisnard a cité évolutions du volume des textes réglementaires. Il a nature que affirmé le Code général des collectivités territoriales et triplé de volume en vingt ans, que le Code de l’environnement passé d’environ 100 000 à un million de mots en dix ans. Il a a contraire l’augmentation du nombre de pages du Code de l’urbanisme.

Ces chiffres, tels qu’ils dans la transcription apparue de l’audition, n’ont pas été vérifiés dans le cadre de cet article. Ils illustrent le cœur néanmoins de son argument : la ne qualus pas pays dans nombre le règles, mais leurs aussi dans les interactions et contradictions.

Selon lui, les administrations non progressives développées des procédures qui renoncent à des obligations quint elles-mois de nouvelles. Ce phénomène d’entraînement une dilution des responsabilités : plus les structures s’élargissent et se multiplient, plus il devient difficile d’identifier clairement la personne ou l’organisme chargé de décision.

David Lisnard estime que ce dynamique contribue à la crise de confiance entre les citoyens et les institutions. Les discours politiques promettent des changements, mais les résultats tardifs à apparaître. Dans ce contexte, les citoyens peuvent avoir le sentiment de ne plus entendus, suite que les élus locaux peinent démontre à l’efficacité de l’action.

Il a aussi réflexion ce relié à des établissements pénitentiaires plus généraux de l’État dans ses missions régaliennes, à savoir les affaires aériennes des questions sur la sécurité et la protection contre les menaces terroristes. Ces exemples’ s’inscrire dans son raisonnement sur l’écart entre les ressources administratives mobilisées et la capacité des institutions réelles à remplir des missions essentielles.

« Restaurer la capacité d’action », le message central de son intervention 

Au terme de son intervention, David Lisnard a défendu une réorientation du rôle de l’État. Plutôt que de voir anticiper et en changer de situation par des autorisations bienheureux, préalable que les pouvoirs publics fixent des règles simples, puisent leur respect et sanctionnant les abus.

Cette approche donnait plus de liberté aux collectivités et aux acteurs locaux, tout maintenant en une autorité publique forte quand il s’agit de faire respect la loi. Elle repos sur une idée centrale : la responsabilité ne peut sans exister sans capacité de décision.

Le maire de Cannes plaide et pour moins de formalités administratives, moins de rapports d’activité et moins d’autorisations préalables quand celles-ci ne est pas indispensables indispensables. En contrepartie, il souhaite que l’État se centre sur ses missions de contrôle, d’application des règles et de maintien de l’ordre public.

Son discours ne se limite donc pas à une critique de la bureaucratie. Il une question plus sur l’équilibre entre centralisation et , réglementaire entre protection et liberté d’initiative, entre contrôle administratif et recrutement politique.

En dénonçant une « République de la bureaucratie », David Lisnard en permettant les communes au centre de l’action publique et aux maires les moyens d’agir. Reste à savoir jusqu’où on raconter plus de réformes plus en charge, compétences quelles compétences électriques à bord et comment garantir que l’autonomie locale, contrôles de services.

Une chose choisie en clair de cette audition : pour David Lisnard, la multiplication des règles ne doivent pas en gêner l’autorité, la décision et la responsabilité. Et c’est précisément sur ce terrain qu’il appelle à une remise à plate-forme de fonctionnement de l’État français.

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David Lisnard 
 
Le parti Nouvelle Energie de David Lisnard devrait devenir le 2e parti de France en nombre d'adhérents à jour de cotisations. Sur la dynamique actuelle, il va dépasser LR et pourrait même devenir le premier parti de France, devant RN mi-novembre. 
 

 Il se passe quelque chose. 
 
Si nous continuons sur cette lancée, mécaniquement, nous dépasserons le RN dans seulement un mois et, avant la fin de l’année, nous deviendrons le 1er parti de France ! La dynamique est énorme…. 
 
Rejoignez-nous : Je soutiens David Lisnard avec Nouvelle Énergie. Rejoignez-nous : vous pouvez adhérer avec mon lien. https://soutenir.unenouvelleenergie.fr/p/ERHXHYY8 
 
  
Lisnard, le cheval noir de 2027 
 
 Marine Le Pen est la grande gagnante politique de l'anarchie qui a éclaté en France ce week-end. Selon un sondage réalisé dans les 48 heures qui ont suivi les émeutes dans tout le pays, la dirigeante du Rassemblement national est la seule personnalité dont la cote de popularité a progressé. Elle atteint désormais 38 %, une popularité inédite depuis celle dont jouissait François Mitterrand dans les années 1980. Pour Frédéric Dabi, l'un des politologues les plus en vue du pays, Le Pen est perçue comme « la représentante du parti de l'ordre, le parti de ceux qui ne supportent plus le chaos ». Son rival le plus proche est Jean-Luc Mélenchon, chef de La France insoumise (extrême gauche), le parti qu'une grande partie du pays tient pour responsable d'avoir attisé le désordre ces dernières semaines. Mais Mélenchon a plus de 20 points de retard sur Le Pen et souffre de l'émergence de Raphaël Glucksmann. Le social-démocrate lui a siphonné une partie de son électorat bourgeois, et il continuera de le faire après les violences du week-end dernier. 
 
Mais le responsable politique qui a sans doute le plus le vent en poupe cette semaine est un parfait outsider, David Lisnard. 
Le maire de Cannes, 57 ans, a quitté Les Républicains (centre droit) en mars dernier pour lancer son propre parti. Il l'a fait, a-t-il expliqué, parce que la classe politique française était devenue « complètement discréditée ». Il y incluait Les Républicains, qu'il accusait d'être devenus « la béquille d'un régime macroniste déclinant ». Lisnard est libéral en économie et conservateur sur les questions de société. « Je veux que mon pays change de politique », déclarait-il dans un discours l'an dernier. Selon lui, une doctrine « technocratique, collectiviste » a produit « quarante ans d'étatisme social qui nous freinent ». Il tient un discours ferme sur l'immigration, en particulier l'immigration légale venue d'Afrique du Nord, et promet de reprendre le contrôle des frontières. 
  
Avec Bruno Retailleau, le candidat des Républicains à la présidentielle, Lisnard est ce que la France a de plus proche d'un Tory britannique. Le handicap de Retailleau, c'est toutefois sa personnalité : il manque de charisme. En six mois, Lisnard a rattrapé Retailleau dans les sondages pour la présidentielle. Avec seulement 7 %, ils sont loin derrière Le Pen, mais des voix au centre droit commencent à appeler Retailleau à se retirer. 
 
Les médias l'ont remarqué : « Lisnard, le libéral surprise », titrait un portrait la semaine dernière. 
 
Lisnard profitera aussi de l'impopularité croissante de deux anciens Premiers ministres centristes. Édouard Philippe, autrefois considéré comme le favori pour l'Élysée, a perdu six points d'opinions favorables ce mois-ci. Gabriel Attal est lui aussi en recul, lui qui se flattait d'être le protégé d'Emmanuel Macron, avant que le Président ne devienne toxique. Aujourd'hui, Philippe et Attal se donnent beaucoup de mal pour prendre leurs distances avec leur ancien mentor. Philippe a critiqué la réponse creuse de Macron aux émeutes et sa décision de s'envoler trois jours au Moyen-Orient. 
 
 « Notre pays a besoin d'un leadership fort », a-t-il écrit sur X.
 
Les Français sont d'accord. Et Lisnard pense avoir cette force. Il a exigé la fermeture de communautés d'extrême gauche du centre de la France, qui serviraient de camps d'entraînement de type paramilitaire. L'alerte avait été donnée il y a plusieurs années, mais les gouvernements successifs ont haussé les épaules. Le plus grand de ces camps se trouve dans le Limousin, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Limoges, théâtre de certaines des pires violences samedi. Mardi, la police a arrêté un militant chevronné d'extrême gauche dans le cadre de l'incendie criminel qui a détruit l'hôtel de ville de Limoges. D'autres fauteurs de troubles du week-end semblent avoir eu d'autres motivations. 
Samedi dernier, c'était le 17 octobre, une date symbolique pour les Franco-Algériens. Ce jour-là, en 1961, de nombreux manifestants algériens ont été tués par la police lors d'une manifestation à Paris. Beaucoup d'émeutiers arboraient samedi des drapeaux algériens, et parmi les innombrables graffitis on pouvait lire « 17 octobre 1961, ni oubli ni pardon ». Lors d'un débat télévisé sur les émeutes mardi soir, une étudiante de gauche dans le public a laissé entendre que la France n'avait à s'en prendre qu'à elle-même. « Pouvez-vous nous rappeler ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 ? », a-t-elle demandé. Lisnard a d'abord essayé la manière douce : c'était un événement « tragique », mais il remontait à 65 ans. L'étudiante a insisté, alors Lisnard l'a coupée. « Je m'en fiche, je m'en moque complètement », a-t-il lancé sèchement. « Je n'étais même pas né quand l'Algérie est devenue indépendante. » La gauche était hors d'elle, mais la majorité silencieuse a applaudi. Depuis trop longtemps, la gauche la culpabilise pour les actes de ses ancêtres. Lisnard est le premier à riposter. 
 
Lisnard a baptisé son parti « Nouvelle Énergie ». 

 
Il a ravivé le débat politique cette semaine et commence à galvaniser les conservateurs bourgeois. Marine Le Pen reste la favorite des bookmakers, mais peut-être un outsider émergera-t-il de l'anarchie de cet automne. 
 
*Gavin Mortimer est un auteur britannique qui vit en Bourgogne après de nombreuses années à Paris. Il écrit sur la politique française, le terrorisme et le sport.* 
 
 
Gavin Mortimer, The Spectator (Coffee House), 21 octobre 2026
 
 

 
 

David Lisnard, la tronçonneuse en chemise cintrée : Le pari Milei de la droite française

 

En quelques semaines, le maire de Cannes s’est taillé une place dans la course à 2027 à coups de vidéos virales, d’autodérision et de références assumées à Javier Milei. Derrière le phénomène numérique se dessine l’offre libérale la plus cohérente de la droite française. Elle bute pourtant sur la question que l’Argentine elle-même n’a pas tranchée : le prix social de la rupture, et sa faisabilité dans un pays qui ne connaît ni l’hyperinflation ni l’effondrement.

« Il se passe quelque chose »

La séquence a surpris jusque dans son propre camp. En quelques semaines, le slogan « Il se passe quelque chose » s’est propagé sur TikTok, Instagram et X, porté par des centaines de contenus souvent parodiques, parfois produits ou retouchés par intelligence artificielle. On y voit David Lisnard en homme providentiel, au second degré la plupart du temps : il « terrasse » des lycéens bloqueurs, surgit en courant sur une scène, chemise cintrée, sur un remix d’Elvis Presley. Le maire de Cannes joue le jeu jusqu’à l’autodérision : « Ne perdez plus de temps à essayer de me convaincre : je vais voter pour moi. » Le résultat se mesure en abonnés, plus de 400 000 sur Instagram et près de 80 000 sur TikTok, et désormais en points. Le dernier baromètre Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio le crédite de 6 % des intentions de vote, devant Bruno Retailleau dans certaines hypothèses, alors que les instituts le testaient à peine il y a quelques mois.

Rien de tout cela ne relève du hasard. La viralité sert une offre idéologique que Lisnard revendique à visage découvert : une rupture libérale inspirée du président argentin. Dans un long entretien publié le 11 mai 2026 par le site argentin Primero Argentina, mené par le politiste Julio Burdman et encore peu exploité dans le débat français, il l’affirme sans détour : « Javier Milei a démontré concrètement que le libéralisme peut fonctionner ». Les deux registres se renforcent. Le numérique donne de la visibilité à une offre de rupture ; la référence argentine lui fournit un récit de résultats, de la décrue de l’inflation au rétablissement des comptes, qui légitime le projet d’« État-performance » porté par son mouvement, Nouvelle Énergie. Reste à savoir ce que vaut ce récit une fois confronté aux chiffres, et ce qu’il deviendrait transposé de Buenos Aires à Paris.

Cannes, laboratoire d’une méthode

Lisnard ouvre l’entretien par Cannes. Réélu dès le premier tour des municipales de mars 2026 avec quelque 81 % des suffrages, face à une liste d’union de la gauche et à celle du Rassemblement national, il attribue ce score à une méthode qu’il résume d’une formule : « travailler, travailler, travailler, concrétiser les engagements en faveur de Cannes et rendre des comptes ». Un programme conçu comme une feuille de route plutôt que comme un catalogue, une présence de terrain jusque dans les réunions d’appartement, l’obligation de savoir dire non et de s’appliquer à soi-même ce que l’on exige des autres : le maire décrit moins une idéologie qu’une discipline.

Le bilan qu’il revendique en découle : baisse de la fiscalité locale, désendettement de plus de 80 millions d’euros, freinage de la dépense. Il récuse au passage l’image d’une ville de festivaliers et de yachts, en rappelant que Cannes présente un taux de pauvreté et une immigration historiquement élevés. L’argument dépasse la monographie municipale. Il fonde la conviction qu’un maire, comptable d’un budget, d’équipes et de résultats immédiats, détient une légitimité que n’ont pas les profils parisiens issus des mêmes écoles et des mêmes cercles. Les collectivités seraient, dans leur immense majorité, mieux gérées qu’un État qui « s’est enfermé dans une spirale infernale de dépenses improductives », au point de ponctionner toujours davantage les communes pour financer son train de vie. Les élus locaux, eux, restent « à portée d’engueulade ».

De là naît une réforme territoriale radicale : remplacer régions et départements, jugés illisibles et redondants, par quarante à cinquante provinces adossées aux réalités historiques et culturelles, dans une architecture à trois niveaux (État, province, bloc communal) que validerait un référendum constitutionnel. L’idée a une généalogie. Michel Debré plaidait dès la Libération pour une refonte de la carte administrative, le comité Balladur proposait en 2009 de réduire le nombre de régions, et Manuel Valls annonçait en 2014 la disparition des conseils départementaux à l’horizon 2021, avant que le projet ne s’enlise. La carte à treize régions issue de la loi de 2015 n’a jamais vraiment convaincu. Lisnard y ajoute une charge contre la « consanguinité » des élites et un « spoil system » destiné à oxygéner les grands corps et la magistrature, projet qui se heurterait au statut général de la fonction publique et, pour les magistrats, à l’indépendance que leur garantit la Constitution.

La fin de trois cycles et l’« État-performance »

Le diagnostic se construit en trois temps. La France vivrait la fin simultanée de trois cycles de durées inégales : l’européanisation du monde, qui voit reculer la puissance du continent et, avec elle, celle de la France ; l’État-providence, « modèle de redistribution périmé qui ruine le pays et appauvrit ses habitants » ; enfin le macronisme, parenthèse qui aurait accompagné, voire aggravé, le déclin dans tous les domaines. Les chantiers du prochain quinquennat s’en déduisent : redresser les finances publiques pour rendre à l’État son autorité dans ses fonctions régaliennes, restaurer la compétitivité en libérant le travail et l’initiative, et surtout donner aux jeunes générations l’envie de construire leur vie en France plutôt que de la quitter.

Lisnard fait de « la débureaucratisation et la dérégulation » la grande cause du prochain quinquennat et ramasse son ambition en une formule : « en finir avec cette fiction de l’État-providence pour bâtir un État-performance ». L’État serait recentré sur la sécurité, la justice, la défense et une école exigeante, et desserrerait son emprise économique et administrative. Nouvelle Énergie chiffre l’effort : quelque 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, puis « a minima 200 milliards par an à la fin du quinquennat », dont 60 % reviendraient aux actifs sous forme de salaire net. S’y ajoutent un âge légal de départ porté à 65 ans, un socle de pension par répartition complété par un minimum vieillesse de 1 000 euros par mois, une bascule progressive vers la capitalisation, un contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD avec des indemnités de licenciement progressives, et des charges patronales négatives pour l’embauche de personnes au RSA depuis plus de deux ans.

L’ordre de grandeur mérite d’être pris au sérieux. Deux cents milliards d’euros représentent environ 12 % de la dépense publique totale et près de sept points de PIB, davantage que les budgets annuels de l’Éducation nationale et de la Défense réunis. Aucun gouvernement de la Ve République n’a approché un tel resserrement. C’est ce qui fait la singularité de l’offre, et sa fragilité.

Milei, un modèle lu de près

C’est dans ce cadre que Javier Milei entre en scène. Lisnard voit d’abord chez le président argentin « une vision claire des principes de respect de la liberté, de responsabilité et de la vie », et salue le courage d’avoir attaqué, dans un pays « corrompu, dans les deux sens du terme, par le collectivisme », l’excès de dépense, la bureaucratie et le capitalisme de connivence. Il en retient des effets concrets : des millions d’Argentins sortis de la pauvreté, et la baisse des loyers après la suppression d’un encadrement des prix qu’il juge « inepte et inefficace », et dont il constate qu’il obsède encore une bonne partie de la classe politique française.

Les chiffres donnent raison à une partie du tableau. L’inflation, qui avait atteint 211,4 % en 2023, son plus haut niveau depuis 1990, est retombée à 31,5 % en 2025, et les hausses mensuelles tournent désormais autour de 2 %. L’État a dégagé dès 2024 un excédent primaire de 1,8 % du PIB et son premier excédent global depuis quatorze ans, puis l’a maintenu en 2025, à 1,4 %. Le taux de pauvreté, qui avait culminé à 52,9 % au premier semestre 2024 sous l’effet de la dévaluation et de la fin des subventions tarifaires, est redescendu à 28,2 % au second semestre 2025, son plus bas niveau depuis 2018.

Le récit laisse pourtant une partie de la facture dans l’ombre. La pauvreté est remontée à 32,3 % au premier semestre 2026, et l’inflation sur un an, à 33,4 % en septembre, dépasse de nouveau celle de 2025 : la décrue n’est pas acquise. L’économie s’est contractée en 2024, de 1,3 à 1,7 % selon les estimations, avant de rebondir de 4,4 % en 2025. Selon le CEPA, centre d’études critique du gouvernement, la pension minimale a perdu près d’un cinquième de son pouvoir d’achat, et les salaires du secteur public national plus d’un tiers. Sur les loyers, l’offre a bondi et les prix affichés ont reculé, mais les loyers effectivement payés ont progressé bien plus vite que l’inflation. La stabilisation du peso a enfin exigé un nouveau programme du FMI de 20 milliards de dollars en avril 2025, puis, en octobre, une ligne d’échange de même montant consentie par le Trésor américain à la veille des législatives de mi-mandat, que le parti de Milei a remportées avec quelque 40 % des voix. Le redressement argentin doit autant à la thérapie de choc qu’au soutien extérieur. Lisnard, du reste, ne fait pas de Milei un modèle à décalquer mais une leçon de méthode, la preuve qu’une sobriété budgétaire assumée et la simplification produisent davantage que la suradministration et l’assistanat.

Cette lecture lui sert surtout à instruire le procès de sa propre famille politique. La droite française serait « engluée » dans le social-étatisme, condamnée à imiter la gauche pour être fréquentable, jusque sur le terrain économique. Contre ce conformisme, il invoque Ronald Reagan et Margaret Thatcher, mais aussi Jean Chrétien au Canada et Gerhard Schröder en Allemagne, pour rappeler que des réformes libérales ont été portées par des majorités de droite comme sociales-démocrates. La rupture consisterait à faire confiance aux Français pour créer de la richesse. En somme, à « les laisser vivre en paix ».

Française, européenne, occidentale

Sur la scène internationale, Lisnard se reconnaît dans la doctrine de Milei : ancrage occidental, atlantisme assumé, soutien sans réserve à l’existence de l’État d’Israël. Il prend en revanche ses distances avec Viktor Orbán, que les électeurs hongrois venaient de congédier, et dont il juge les ambiguïtés envers Moscou problématiques. Vladimir Poutine est à ses yeux un adversaire déclaré de l’Occident, et Milei a eu raison de soutenir résolument l’Ukraine face à l’agression russe. La France devrait rompre avec la « pantalonnade » de sa politique étrangère récente et regarder en face le retour des vieux empires : la Russie, adversaire déclaré, la Chine et la Turquie, défis « dans une certaine mesure », l’Iran enfin, dont il espère qu’il basculera un jour du côté de la liberté.

Sa ligne tient en trois mots : française, européenne, occidentale. Française, parce qu’un pays doit d’abord répondre de lui-même ; européenne, parce que la puissance passe par des coopérations renforcées ; occidentale, parce qu’il existe un socle de valeurs et d’intérêts qu’il serait irresponsable de nier. Ni alignement automatique, ni équidistance. Dans une droite tiraillée entre un souverainisme tenté par le repli et l’ancrage occidental, Lisnard choisit le second, tout en réclamant une souveraineté industrielle et technologique face aux plateformes américaines et aux réussites chinoises. Il défend un universalisme qui refuse d’assigner les individus à leur origine, à leur couleur de peau ou à leur communauté, et rappelle que la puissance tient aussi à l’attractivité d’un modèle.

La synthèse a sa fragilité. Le modèle argentin dont il se réclame s’est construit dans une proximité étroite avec l’administration Trump, au point de dépendre de son soutien financier, quand Lisnard prône une autonomie européenne face aux géants américains. Entre l’atlantisme de Milei et la souveraineté technologique de Lisnard, l’articulation reste à démontrer, dans une année où Washington tranche ses arbitrages, sur l’Ukraine comme ailleurs, au gré de ses priorités intérieures.

Une droite en quête d’offre

Lisnard tient la droite française pour une majorité sociologique représentée par des minorités politiques. Le problème serait d’offre, non de demande : les Français qui aspirent à une remise en ordre par la liberté et la responsabilité seraient très largement majoritaires, mais ils trouveraient en face d’eux une droite souvent « de gauche, conformiste et parfois paresseuse sur le plan intellectuel », abîmée par les jeux de notables. Sa propre ligne se veut simple : moins d’État, plus de liberté, plus d’autorité là où elle est nécessaire. Il y ajoute l’intelligence artificielle, le quantique et le spatial, qu’il présente comme les ressorts d’une révolution anthropologique dont la France ne doit pas rester spectatrice.

D’où son plaidoyer pour une grande primaire ouverte de la droite et du centre, sur le modèle de 2016, qui avait mobilisé plus de quatre millions d’électeurs à chaque tour et désigné François Fillon contre le pronostic des appareils. Sans elle, le risque d’une élimination dès le premier tour lui paraît élevé face au Rassemblement national et à La France insoumise. Avec ou sans primaire, assure-t-il, il portera son projet libéral, sécuritaire et éducatif. Le précédent invoqué a pourtant son revers : le vainqueur de 2016 a terminé troisième de la présidentielle suivante, avec 20 % des voix. Une primaire départage des candidats ; elle ne garantit pas leur résistance à une campagne.

Face à Bruno Retailleau, les convergences sont réelles sur la nécessité de réduire la dépense : le président des Républicains a présenté le 12 octobre un plan de 197 milliards d’euros d’économies cumulées d’ici à 2032, dont l’essentiel irait à la réduction du déficit. Lisnard se distingue par une ambition annuelle plus élevée, une insistance plus marquée sur le périmètre de l’État et l’avantage de n’avoir siégé dans aucun gouvernement récent, quand Retailleau a occupé la place Beauvau. Avec Édouard Philippe, l’écart tient moins à la direction qu’au rythme. Le fondateur d’Horizons veut lui aussi porter l’âge de départ à 65 ans et ne remplacer que deux départs de fonctionnaires sur trois, mais selon une trajectoire plus graduelle, là où Lisnard assume une rupture avec l’État-providence et une ligne plus dure sur l’immigration et l’autorité.

Avec le Rassemblement national, la ligne de partage est économique. Le RN conjugue restriction migratoire, protectionnisme et recours à l’outil étatique pour le pouvoir d’achat et l’industrie ; Lisnard mise sur la libération de l’économie et le recentrage de l’État. Les convergences existent sur le régalien, maîtrise des flux et fermeté pénale, mais la géopolitique les sépare, une partie du RN conservant ses nuances à l’égard de Moscou. Avec Éric Zemmour, les recoupements portent sur l’immigration, la critique de l’État-providence et une partie des enjeux culturels ; Lisnard s’en distingue par l’accent mis sur la liberté économique et la décentralisation, sans fermer la porte à une primaire qui inclurait Reconquête.

La France n’est pas l’Argentine

Reste l’essentiel : la France n’est pas l’Argentine. Milei a été élu par un pays en hyperinflation, au bord de la cessation de paiements, qui lui a confié un mandat de choc. La France souffre d’un mal plus lent : une dépense publique parmi les plus élevées de l’OCDE, 57,3 % du PIB en 2025, une dette qui atteignait 119 % du PIB à la fin du deuxième trimestre 2026, une croissance potentielle faible. L’attachement à l’État-providence y est profond, et les contre-pouvoirs, du Conseil constitutionnel aux juridictions européennes en passant par les syndicats, ralentissent toute rupture. Une thérapie de choc se vend mal en l’absence de choc.

Plusieurs mesures du programme relèvent du droit plus que de la gestion. Affirmer par référendum la primauté du droit national sur certaines normes européennes et internationales supposerait une révision constitutionnelle, que l’article 89 soumet d’abord au vote des deux assemblées et que la voie de l’article 11 n’autorise pas sans contestation majeure ; elle placerait de surcroît la France en conflit ouvert avec les traités. L’allongement de la rétention administrative à vingt-quatre mois dépasse le plafond de dix-huit mois fixé par la directive européenne « retour » de 2008, que Bruxelles propose certes de relever. La suppression de l’aide médicale d’État et la fin de l’automaticité du droit du sol passeraient sous le contrôle du Conseil constitutionnel et de la Cour européenne des droits de l’homme. La remise en cause de l’accord franco-algérien de 1968 exige une renégociation ou une dénonciation, avec un coût diplomatique certain. Quant à la division par huit des titres de séjour, elle buterait sur le poids des étudiants, du regroupement familial et des titres économiques.

Lisnard oppose trois réponses à ces contraintes : la pédagogie sur l’inefficacité de la dépense, la promesse de restituer une partie des économies au pouvoir d’achat, et la réforme des institutions, de la décentralisation au spoil system. Son expérience cannoise et son rôle à la tête de l’Association des maires de France l’autorisent à parler de gestion plutôt que de théorie. Ils ne disent pas encore comment une majorité parlementaire, introuvable depuis 2022, voterait la plus forte contraction de l’État de l’histoire de la Ve République.

Une cohérence à l’épreuve des urnes

L’entretien du 11 mai dessine un Lisnard cohérent : un bilan local revendiqué, un diagnostic tranché, une lecture de Milei qui en retient la méthode plutôt que le folklore, une géopolitique occidentale assumée. Peu d’offres, à droite, articulent aussi nettement l’économique, l’institutionnel et le régalien. La campagne numérique, virale et autodérisoire, a fait le reste en lui offrant une visibilité qu’aucun appareil ne lui aurait donnée.

La cohérence n’est pas encore une majorité. L’exemple argentin montre qu’une rupture libérale peut casser l’inflation et rétablir les comptes ; il montre aussi qu’elle se paie en récession, en pauvreté transitoire et en dépendance financière, et qu’elle suppose un pays prêt à consentir le choc. Pour transformer six points de sondage en dynamique, David Lisnard devra convaincre que la France en est là, et rassembler bien au-delà de ceux que ses vidéos font sourire. « Il se passe quelque chose » : le slogan a fonctionné. Il lui reste à dire jusqu’où les Français sont prêts à le suivre.

 

Angélique Bouchard

Diplômée de la Business School de La Rochelle (Excelia - Bachelor Communication et Stratégies Digitales) et du CELSA - Sorbonne Université, Angélique Bouchard, 25 ans, est titulaire d’un Master 2 de recherche, spécialisation « Géopolitique des médias ». Elle est journaliste indépendante et travaille pour de nombreux médias. Elle est en charge des grands entretiens pour Le Dialogue.

 
 
 

Ce prétendant à l’élection présidentielle peut-il vraiment convaincre ? David Lisnard, le libéral qui monte dans un pays qui ne l’est pas

David Lisnard bouscule une droite en panne de champions. Le maire de Cannes séduit par sa liberté de ton et son libéralisme économique assumé. Mais dans un pays profondément attaché à l’État, sa recette peut-elle convaincre au-delà de son premier cercle ?
 
 C’est la bulle qui turbule. Surtout les droites. David Lisnard, maire de Cannes, prétendant « Nouvelle Énergie » à l’élection présidentielle, a réussi sa percée par les réseaux sociaux puis les médias Bolloré. Le « #QuelqueChoseSePasse », initié sur TikTok et Instagram via des vidéos enlevées et même humoristiques (ce qui n’est pourtant pas la caractéristique première de Lisnard), a suscité un effet viral impressionnant. Jusqu’aux chauffeurs de taxi qui vous interpellent : « Vous savez ce qui se passe, vous ? » C’est le gimmick.
 
 En fait, « il ne se passe pas » grand-chose mais, compte tenu de l’électroencéphalogramme anémié de la droite, c’est déjà beaucoup. Au point qu’on vous parle de ce prétendant comme un futur, non pas président, mais possible Premier ministre de… Marine Le Pen !
 
 David Lisnard vise plus haut que Matignon, bien sûr, depuis que les sondages ont estimé sa percée au-delà de la « primo-barre » des 5 %, presque autant que Bruno Retailleau et Gabriel Attal. Une incontestable mini-dynamique pour le patron de l’Association des maires de France, libéral-conservateur, inconnu du grand public, alors que ses concurrents le sont trop. À travers les portraits souvent flatteurs que les médias lui consacrent, il apparaît pour ce que les autres ne sont pas. Un atout. 

David Lisnard est un libéral farouche

Sans doute la faveur dont bénéficie ce maire d’une ville prestigieuse (élu et réélu avec plus de 80 % des voix) vient-elle de ce qu’il ne ressemble pas aux concurrents en lice. D’abord, il ne s’est jamais compromis avec le macronisme. Il apparaît comme neuf, même s’il a 57 ans, est conseiller général depuis 18 années et maître de sa cité depuis plus de 9 ans.

Avec son association des maires, il a disputé les critériums de province, pas le circuit de Formule 1 gouvernemental. Compte tenu du rejet des politiques nationaux, le local a un parfum de muguet et de sous-bois régénérant. Il est le révélateur de l’atonie déprimante des « champions » du bloc central. 

Donc l’inconnu gagne à l’être moins. Une gueule, de l’allure, un côté « Clint Eastwood de droite », comme s’émerveillent ses fans, qui le trouvent même « rock and roll » parce qu’il vibre avec les Clash et les Sex Pistols. Il n’est pas énarque, en tout cas, et s’il a fait Sciences Po Bordeaux, il a poursuivi ses classes comme serveur, livreur de pizzas ou pompiste. Incroyable, il lit des livres, pas que des notes !

Et puis il est fils d’un footballeur professionnel et d’une danseuse étoile reconvertis dans le petit commerce. C’est un bon vendeur, mais pas en rondeurs, plutôt en force. Il croit en ce qu’il dit : « Le système étatique est à bout de souffle, le collectivisme est partout comme les règlements qui tuent la liberté. » David Lisnard est un libéral farouche. Pas sur les mœurs ni en politique, mais en économie. 

Les Français ne sont guère libéraux

Il est un de ceux qui, à l’instar de son ami de droite extrême, le maire de Nice Éric Ciotti, ont célébré la tronçonneuse du président argentin Javier Milei. En France, ça donnerait plutôt l’élagueuse… Notre culture est à ce point étatique que, même si le pays a connu de grands penseurs libéraux tels Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville ou Raymond Aron, le libéralisme politique n’est jamais parvenu à s’imposer vraiment.

Des tentatives ont été esquissées avec Édouard Balladur, ministre des Finances et des Privatisations sous Jacques Chirac, Premier ministre en 1986. Mais c’est le Chirac étatiste et social qui l’emportait à la présidentielle de 1995. Quant à notre seul libéral hautement revendiqué, Alain Madelin, l’ancien ministre de l’Économie, il n’a pas atteint les 4 % des voix lors de la compétition élyséenne de 2002.

Les Français ne sont guère libéraux. La tronçonneuse les rebute. Même l’élagueuse. Les ciseaux à ongles, peut-être ?

 
Nicolas Domenach
 

Nicolas Domenach est un journaliste politique qui a travaillé à la fois en presse écrite, au magazine Marianne dont il a été le directeur adjoint et à la télévision sur Canal +. Il est l'auteur de plusieurs enquêtes politiques dont Nicolas Sarkozy : Off (ed. Fayard, 2011) avec Maurice Szafran. Nicolas Domenach est éditorialiste au sein de la rédaction de Challenges 

https://www.challenges.fr/politique/ce-pretendant-a-lelection-presidentielle-peut-il-vraiment-convaincre-david-lisnard-le-liberal-qui-monte-dans-un-pays-qui-ne-lest-pas_646476 

 
 
 

 
 « Les 7 % de Lisnard sont des signaux assez inquiétants » pour Retailleau et Philippe
Pour le sondeur Jean-Yves Dormagen, les 7 % de David Lisnard dans les intentions de vote à la prochaine présidentielle ne constituent pas une bulle, ils révèlent une fracture profonde à droite.
 
Propos recueillis par Clément Pétreault
Publié le 22 octobre 2026 à 18h00 - Le Point 
 
Il reste peu connu des Français, et pourtant il fait déjà jeu égal avec Bruno Retailleau. Dans une étude Cluster17 pour Le Point, le maire de Cannes, David Lisnard, recueille 7 % des intentions de vote, autant que le candidat officiel des Républicains, Bruno Retailleau. Bulle médiatique ou lame de fond ? Pour Jean-Yves Dormagen, fondateur de l’institut, son électorat n’a rien d’un effet de mode : il exprime une demande de « rupture forte ». Mais avec treize points de retard sur le seuil probable du second tour, le maire de Cannes en est encore « très loin ».
 
Le Point : David Lisnard obtient 7 % des intentions de vote alors qu’il reste assez peu connu du grand public. Est-ce peu, ou au contraire énorme ?
 
Jean-Yves Dormagen : Compte tenu de sa notoriété, c’est déjà un capital électoral de départ qui n’est pas négligeable. Surtout si on le compare aux autres candidats du centre et de la droite : à part Édouard Philippe, personne aujourd’hui dans cet espace n’est beaucoup plus fort que David Lisnard. Et c’est un score plutôt en hausse. Nous l’avions testé il y a quelques semaines, il était autour de 5 %. Il est donc dans une dynamique haussière, à un niveau plutôt intéressant et significatif pour un début de campagne.
 
Certains parlent d’une bulle algorithmique, ou d’un effet performatif… On dit qu’il se passe quelque chose, donc il se passe quelque chose. Ce ne sont pas les sondeurs qui fabriquent David Lisnard ?
 
Je ne crois pas trop aux explications uniquement performatives. Une couverture médiatique plus importante, une dynamique dans les sondages, c’est toujours positif. Mais la politique ne marche pas comme ça. Les sondés, et plus tard les électeurs, choisissent leurs candidats pour des raisons en général relativement profondes. En l’occurrence, David Lisnard correspond à quelque chose. On l’avait vu avec le baromètre des personnalités que nous réalisons tous les mois avec Le Point : une partie de la population le soutient pour des raisons liées à son positionnement politique. Ce qu’incarne Lisnard, des positions très libérales en économie et plutôt conservatrices sur le plan sociétal et des valeurs, correspond à une réalité électorale dans ce pays.
 
Reste la notoriété. Dans votre étude, 22 % des électeurs disent ne pas le connaître suffisamment, contre 3 % pour Bruno Retailleau. N’est-ce pas un sérieux handicap ?
C’est à la fois un handicap et un avantage. David Lisnard est beaucoup moins connu qu’un Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, très médiatisé, leader de l’un des plus grands partis français. Et infiniment moins connu qu’Édouard Philippe, qui occupe la scène politique depuis des années et a été Premier ministre. C’est un handicap à ce stade, parce qu’il est beaucoup plus compliqué de déclarer une intention de vote pour quelqu’un qu’on connaît mal, peu, voire pas du tout. L’avantage, c’est qu’il peut monter en notoriété durant la campagne et, si cette montée est positive, envisager une dynamique favorable. C’est beaucoup plus compliqué pour les autres candidats du centre et de la droite, qui sont très connus : leur potentiel de progression est beaucoup plus limité.
 
Dans votre étude, David Lisnard et Bruno Retailleau obtiennent chacun 7 %. Est-ce le même électorat ?
 
Ce sont des électeurs assez proches : un électorat de droite traditionnel, libéral sur les questions économiques, un peu plus dans le cas de Lisnard. 
Celui de Bruno Retailleau est un peu plus conservateur sur les questions sociétales et sur l’immigration. Mais ce sont des nuances. Si David Lisnard devait progresser, ce serait très probablement au détriment de Bruno Retailleau.
Au moins la moitié des électeurs de Bruno Retailleau penche vers Marine Le Pen en second choix.
Votre étude montre que 22 % des indépendants seraient prêts à voter Lisnard, que cette catégorie pourrait représenter 14 % dans son électorat, contre 2 % chez Bruno Retailleau. Vous parlez d’un « libéralisme par le bas ». De quoi s’agit-il ?
 
On peut imaginer que l’électorat de David Lisnard compte un certain nombre de petits chefs d’entreprise ou de commerçants exaspérés par les normes, les charges, les taxes, les complexités bureaucratiques, et qui se reconnaissent dans un discours libéral, voire un peu libertarien. Ce n’est pas un libéralisme idéologique, ce ne sont pas des théoriciens du libéralisme. Ce sont des gens qui, dans leurs pratiques quotidiennes, considèrent qu’un certain nombre de contraintes ou de pesanteurs doivent être éliminées. Des gens qui peuvent avoir des tendances miléistes.
 
Justement, Javier Milei recueille 59 % d’opinions favorables chez les électeurs potentiels de David Lisnard, contre 13 % chez ceux d’Édouard Philippe. Ses soutiens adhèrent-ils à un libéralisme musclé ?
 
D’une certaine manière, cela prouve que l’électorat Lisnard n’est pas une bulle. Il y a derrière cette préférence un imaginaire, des références, des valeurs profondes. Milei incarne une forme de rupturisme. C’est une personnalité transgressive, radicale, l’homme de la tronçonneuse, un libertarien extrêmement radical. Or seuls 20 % des Français l’apprécient. Là-dessus, l’électorat Lisnard se singularise : c’est un électorat demandeur de rupture forte, ce qui n’est évidemment pas le cas de l’électorat beaucoup plus modéré d’Édouard Philippe, parfois libéral en économie mais qui ne se reconnaît absolument pas dans la transgression d’un Milei. Lisnard incarne un autre segment des droites, beaucoup plus radical et beaucoup plus rupturiste.
 
D’ailleurs, 45 % de ses électeurs potentiels avaient voté Jordan Bardella aux européennes. David Lisnard serait-il un sas entre la droite classique et le RN ?
 
Il arrive effectivement à capter une part conséquente d’électeurs qui, aux européennes, avaient voté Rassemblement national ou Reconquête. Il est d’ailleurs aussi en concurrence avec quelqu’un comme Sarah Knafo, parce qu’il incarne à la fois un conservatisme, nettement moins radical que celui d’Éric Zemmour, sur les questions sociétales et d’immigration, et un libéralisme très fort. Ce libéralisme répond à une demande d’une partie du centre, mais aussi d’un électorat très conservateur, voire ultraconservateur, qui adhère de plus en plus à des thèses libérales, et même libertariennes, de rejet radical des normes, des taxes, des impôts, des charges.
 
Additionnés, Lisnard, Retailleau et Philippe pèsent 31 %. Mais testé seul, aucun n’atteint les 20 %. Pourquoi les voix ne s’additionnent-elles pas ?
 
Le mystère est assez simple. Il ne faut pas confondre la réalité électorale et les stratégies, comme celle d’union du centre et de la droite, qui supposent ces électeurs compatibles. Au moins la moitié des électeurs de Bruno Retailleau, voire un peu plus, penche plutôt vers Marine Le Pen en second choix que vers Édouard Philippe. Et une part conséquente des électeurs d’Édouard Philippe préfère le centre gauche à Bruno Retailleau, et a fortiori à une droite plus radicale. Quand on retire Édouard Philippe des hypothèses, de mémoire, un quart de ses électeurs se reportent sur Raphaël Glucksmann. On ne peut pas les additionner et obtenir une formule arithmétique parfaite. Très loin de là.
 
David Lisnard est en dynamique, mais reste-t-il très loin du second tour ?
 
Très loin, oui. Le seuil du second tour sera probablement au-dessus de 20 %, peut-être proche de 25 %. Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe approchent tous deux les 20 %. Avec 7 %, il vous manque 13 points, ça ne vous aura pas échappé. Pour y arriver, David Lisnard devrait bénéficier d’une dynamique très importante et voir Bruno Retailleau, Édouard Philippe et, dans une certaine mesure, Marine Le Pen reculer à son profit. Ce n’est pas impossible. Mais on en est aujourd’hui très loin.
 
Ces élans de campagne retombent parfois brutalement. Éric Zemmour ou Alain Madelin avant lui ont fini bien en deçà de ce qu’on leur prédisait. David Lisnard court-il le même risque ?
 
Il y a, en gros, deux temps dans une élection. Aujourd’hui, les sondés manifestent leurs préférences indépendamment de tout calcul : il n’y a pas de vote utile. À mesure que le scrutin approche, les électeurs raisonnent aussi en termes d’utilité du vote. Ils cherchent qui, dans leur espace politique ou un espace proche, a une chance d’être au second tour et de gagner. Ou qui ils veulent éliminer en priorité, quelle solution leur paraît la plus dangereuse pour le pays. C’est ce qui est arrivé à Éric Zemmour : quand des électorats plus populaires, moins politisés, ont commencé à s’intéresser à l’élection, ils ont manifestement préféré Marine Le Pen, ce qui a rendu le vote Zemmour de moins en moins utile. Cela peut arriver, mais dans tous les sens. Il est difficile de prévoir qui bénéficiera ou pâtira de ces logiques, qui se mettent en général en place après les vacances de Noël, parfois en février, voire en mars.
 
Cette émergence va-t-elle clarifier la situation à droite, ou l’émietter un peu plus ?
  • À ce stade, cela relève plutôt de la complexification et de l’émiettement. J’y vois un relatif échec des candidatures actuelles. Si David Lisnard capte 7 % d’un électorat quasi exclusivement de droite, c’est que les offres proposées ne satisfont pas complètement les électeurs. C’est un symptôme de la relative faiblesse de Bruno Retailleau, de sa difficulté à cristalliser des électeurs et à impulser une dynamique. Mais aussi des difficultés d’Édouard Philippe, puisque parmi les centristes et les libéraux modérés, un nombre significatif préfère Lisnard. Ce sont encore des signaux relativement faibles. Mais les 7 % de Lisnard, face à Retailleau ou Philippe, sont des signaux assez inquiétants sur la capacité du candidat du centre et de celui de la droite traditionnelle à capter les électeurs. 
Jean-Yves Dormagen
 
Étude Cluster17 pour Le Point réalisée en ligne du 14 au 15 octobre 2026 auprès de 1 263 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Marge d’erreur comprise entre 1,2 et 2,8 points.
 
 

 
Une coopération décentralisée avec le Japon ! 
 
 🇯🇵Ce soir, avec le maire de Shizuoka, Takashi Nanba, en présence de l’ambassadeur du Japon en France, Hideo Suzuki, et du consul du Japon à Marseille, Mitsuaki Mizuno, nous avons donné un nouvel élan à la coopération décentralisée avec le Japon ! 
 
Nos deux pays, liés par une amitié ancienne, partagent de nombreux défis :
 
 
Démocratiques, démographiques, écologiques, économiques, géopolitiques, mais aussi scientifiques et technologiques, avec les bouleversements de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies quantiques. 
 Nous partageons aussi des intérêts stratégiques majeurs. 
 
La sécurité du Japon engage celle de la France.
 
 
La France est une nation du Pacifique. En Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna, vivent nos compatriotes. Nous avons des territoires, des espaces maritimes et des intérêts à protéger. 
 
Cette présence nous oblige à nous donner les moyens de notre souveraineté ! En mer de Chine orientale, dans le détroit de Taïwan et sur les grandes routes maritimes de l’Indopacifique, se jouent la liberté de navigation, la sécurité de nos approvisionnements et, plus largement, la stabilité d’une région où la France est directement présente. 
 
 La même exigence vaut pour la technologie. 
 
Intelligence artificielle, semi-conducteurs, robotique, quantique, spatial, nucléaire : renforçons nos coopérations, rapprochons nos chercheurs et nos entreprises, développons nos capacités de production. 
 
C’est dans ces domaines que se construit notre indépendance.
 
 
La souveraineté se construit par des compétences, des investissements et des actes. À notre échelle, c’est aussi le sens des liens que nous renforçons entre Cannes et notre ville jumelle, Shizuoka. Le local peut et doit inspirer des dynamiques nationales et internationales. 
 
 Le Japon est devenu un pôle de stabilité. 
Les démocraties sont mises en cause. 
 
La montée des approches autoritaristes est partout. 
Nous devons développer les liens entre les démocraties. 
 
Ce n’est pas abstrait. 
C’est vital. 
 
 Vive Shizuoka, vive Cannes, vive le Japon et Vive la France 🇫🇷 🤝🇯🇵
 
 
 

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