juillet 30, 2026

Quelle Pigasserie en Mélenchonie ! Un néo-communisme de connivence capitalistique....

Mathieu Pigasse, un milliardaire mode Soros

Présidentielle 2027: le milliardaire Mathieu Pigasse invité à l’université d’été de La France insoumise

Les universités d’été de la France insoumise se tiendront dans la Drôme du 20 au 23 août prochain. Parmi les invités, un nom détonne : celui du milliardaire Matthieu Pigasse, qui viendra échanger avec Manuel Bompard. Une présence pour le moins surprenante au sein d’un mouvement qui a fait de la lutte contre les milliardaires l’un de ses marqueurs politiques.

Chez les Insoumis, les milliardaires sont plus souvent dénoncés qu’invités. Pourtant, l’un d’entre eux sera bien présent aux prochaines universités d’été de LFI. Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et fondateur du groupe Combat, doit s’entretenir avec Manuel Bompard lors de l’événement. Une rencontre qui peut sembler paradoxale lorsque l’on se souvient que le coordinateur de LFI déclarait, en janvier 2023, sur le plateau de Franceinfo, qu’« être milliardaire en France aujourd’hui, c’est immoral ».

Le banquier d’affaires laissait entendre, il y a quelques jours, au micro du podcast Legend, son envie de «s’engager à l’occasion de la prochaine campagne présidentielle». De quoi nourrir les interrogations sur cette nouvelle proximité. Car si Matthieu Pigasse n’a jamais revendiqué une conversion à la ligne insoumise, son intérêt affiché pour la prochaine échéance présidentielle pourrait donner une autre portée à cette rencontre. Reste désormais à savoir quelle place il entend y prendre.

Matthieu Pigasse ne se contente pas de fréquenter les cercles économiques. À travers son groupe Combat, l’homme d’affaires a également construit un véritable écosystème médiatique et culturel, qui comprend notamment Radio Nova et Les Inrockuptibles. La station est d’ailleurs devenue l’une des vitrines de cette ligne éditoriale. Radio Nova a notamment accueilli Guillaume Meurice après son départ de France Inter, où il anime désormais l’émission « La Dernière », renforçant le positionnement très marqué à gauche de la radio.

Après avoir longtemps évolué dans les cercles économiques, médiatiques et culturels, Matthieu Pigasse pourrait-il désormais franchir le pas de l’engagement politique ? Une hypothèse qui ne manquerait pas d’alimenter les débats à gauche, alors que LFI fait régulièrement de la dénonciation des grandes fortunes et des puissances financières l’un de ses principaux axes de campagne. Une preuve de plus qu’à LFI, l’influence des milliardaires dérange surtout quand elle tire à droite.

Raphaëlle Rosa

l.valeursactuelles.com/1BW 

 


 

La gauche n’a pas besoin d’un prétendant de plus. Pourtant, Matthieu Pigasse a quasiment annoncé sa candidature ce week-end ➡️ https://l.lepoint.fr/o76
 

Matthieu Pigasse, le (presque) candidat crypto-mélenchonien

La gauche n’a pas besoin d’un prétendant de plus. Pourtant, le banquier d’affaires a quasiment annoncé sa candidature ce week-end sous le signe de la radicalité.

Quoi de neuf à gauche ce week-end ? Après la distrayante idée d’organiser une double primaire lancée par Olivier Faure la semaine dernière, on attendait le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis ce dimanche pour relever les éventuelles moqueries de celui-ci à l’égard de son souffre-douleur socialiste. Mais le chef insoumis s’est montré laconique. Pour lui, « la primaire est finie ».

Il se contente de cette mise en garde un rien méprisante : « Ceux qui n’ont aucune chance d’accéder au second tour devraient se garder de nous empêcher d’essayer de le gagner ». Sous le soleil de Saint-Denis, rien de très nouveau, donc.

Non, ce qu’il y a de neuf, c’est l’intervention très remarquée du banquier d’affaires Matthieu Pigasse dans l’émission Quelle époque !, sur France 2, samedi soir. Ce Mozart de la finance qui adore le punk rock multiplie les apparitions et les prises de parole depuis quelque temps. En janvier, déjà, sur France Inter, il n’excluait pas d’être candidat à l’élection présidentielle de 2027.

Hier, il publiait un texte en forme de profession de foi dans La Tribune Dimanche sous ce titre éloquent : « La gauche peut gagner en 2027 ». Peut-être. Pourquoi pas. Mais quelle gauche ? Réponse : celle qui doit « assumer pleinement ce qu’elle est, une force populaire, sociale, républicaine » et « redevenir une force de progrès ». Il faut étouffer un bâillement d’ennui…

Fini le ronron de la gauche convenable !

Mais fini le ronron de la gauche convenable dans Quelle époque !, samedi soir. Place aux outrances. À propos de son « embauche » pour restructurer la dette vénézuélienne – domaine où il a montré ses indéniables compétences auprès d’autres pays, tels la Grèce ou l’Argentine –, et de sa présence à la Maison-Blanche, fin janvier, pour la projection en avant-première du documentaire à la gloire de Melania Trump, il est interrogé sur la possibilité qu’il y ait un lien entre ceci et cela.

Après tout, personne n’ignore que le gouvernement de Caracas est piloté depuis Washington. Le banquier de gauche, tendance radicale, se récrie : le Venezuela est un État souverain ! Dans une langue de bois de la meilleure facture, il tient la ligne : aucune ingérence américaine. Et ceux qui oseraient supposer le contraire – ils sont plusieurs sur le plateau – sont des ignorants.

D’ailleurs, c’est selon lui tout l’inverse : il défend le peuple vénézuélien face à des créanciers qui, en l’occurrence, sont des banques américaines. Tout à coup, le métier de banquier d’affaires prend un nouveau relief : celui de défenseur des pauvres et des opprimés face au mur de l’argent.

Pigasse supporte difficilement la critique

Matthieu Pigasse assure ne plus croire en la sociale-démocratie, et convoque la radicalité pour conduire une bataille culturelle face au « danger majeur pour la République » que représente l’extrême droite. Un combat mené notamment au travers d’une de ses possessions, Radio Nova, antenne prétendument « cool » où de supposés humoristes n’hésitent pas à souhaiter, en se tapant sur les cuisses, que Gabriel Attal soit foudroyé par un cancer du pancréas ou encore que Sophia Aram soit écrasée par une voiture.

Dans ces émissions, tout ce qui se situe à la droite de Jean-Luc Mélenchon est considéré comme cryptofasciste. Une vision partagée par le propriétaire, qui supporte difficilement la critique et n’admet pas que l’on puisse trouver ce matraquage insoutenable.

Pour lui, le « Printemps républicain » n’est rien d’autre qu’un « groupuscule identitaire », et Caroline Fourest « est partie tellement loin à droite qu’elle ne doit pas être loin de l’extrême droite ».

Doxa mélenchonienne

Des propos insensés concernant un mouvement de défense de la laïcité né à gauche. Des propos injurieux envers une journaliste à qui l’on doit de nombreux éclairages et révélations sur le fonctionnement du Front national, entre autres. Mais des propos conformes à la doxa mélenchonienne selon laquelle, entre LFI et le RN, il n’existe rien, si ce n’est des complices de l’extrême droite.

À l’issue de cette tirade, Matthieu Pigasse admet, avec des « pudeurs de gazelle », qu’il pourrait être candidat en 2027. Un candidat de la gauche radicale, donc, qui ne semble pas s’émouvoir que ce créneau politique soit déjà occupé, pour la quatrième fois, par un prétendant qui a clamé sa suprématie ce dimanche, à Saint-Denis.

Matthieu Pigasse, l’homme le plus influent de la gauche (selon lui) 

FOG – L’incroyable M. Pigasse part en campagne 

Sophie Coignard 

https://www.lepoint.fr/debats/matthieu-pigasse-le-presque-candidat-crypto-melenchonien-M2RLA7O5R5DHHPBQRCHFJA2MRY/?at_variante=Community%20Management

 


« Gauche bobo », déconnexion des chroniqueurs… Ariel Wizman étrille Radio Nova et Matthieu Pigasse

Dans une tribune publiée par Le Figaro, Ariel Wizman règle ses comptes avec Radio Nova et son propriétaire Matthieu Pigasse. L’ancien animateur y oppose l’esprit « libertaire » des débuts de la station à une radio qu’il juge aujourd’hui bourgeoise et déconnectée des classes populaires. 
 
Ariel Wizman a décidé de vider son sac. Dans une tribune publiée par Le Figaro, l’ancien de Radio Nova règle ses comptes avec la station ; et avec son patron Matthieu Pigasse au passage.
 

Tout part d’une nostalgie assumée. Il se souvient de ses débuts aux côtés d’Édouard Baer, à l’époque où Radio Nova venait d’être fondée par Jean-François Bizot. Un autre monde, selon lui : « Nous avions un patron gauchiste dont les amis pouvaient être chiraquiens, situationnistes, rappeurs, hippies, catholiques fervents ou athées radicaux. Et tous mangeaient dans la même assiette. » Le genre de maison où Houellebecq et Raoul Vaneigem se croisaient sans se mordre, où Jean d’Ormesson et Rachid Taha partageaient la même antenne sans que personne ne trouve ça bizarre.

Cette période incarnait selon lui l’esprit véritablement « libertaire » de Radio Nova. « Une façon d’échapper à l’esprit de sérieux et à la récupération, pour se tenir fièrement à l’écart des charognards », lâche-t-il.

Il n’y a pas un seul racisé dans votre public, pas un. Vous ramassez la misère que vous n’avez jamais connue pour en faire un spectacle. 

Aujourd’hui ? Fini tout ça. Pour lui, la radio dirigée par Matthieu Pigasse serait devenue le terrain de jeu de « grands gaillards avec de grandes dents et une langue de feu », calibrés pour « taper sur les bons faibles ». Une certaine gauche bobo du Cap Ferret, bien installée, qui se donne des frissons populaires devant une audience qui lui ressemble trait pour trait.

Une charge à peine voilée contre la nouvelle génération de chroniqueurs portée par Nova, comme Guillaume Meurice, Juliette Arnaud, ou Pierre-Emmanuel Barré. Ce dernier s’est d’ailleurs retrouvé au cœur d’une polémique début mai, après une chronique dans laquelle il souhaitait un cancer du pancréas à Gabriel Attal et la mort de Sophia Aram renversée par une voiture. Des sorties controversées qui illustrent précisément ce que dénonce Wizman.

Mais ce qu’il regrette surtout, c’est l’écart entre le public que visait Nova à ses débuts et celui qu’elle touche aujourd’hui : « Il n’y a pas un seul racisé dans votre public, pas un. » Selon lui, ceux qui « ont traversé la Méditerranée, qui triment en plonge pour payer les études de leurs enfants, eux, ils n’écoutent pas Radio Nova ». Avant de conclure sèchement : « Les HLM n’ont pas besoin de clowns tristes. »

Thomas Le Rudulier
https://www.valeursactuelles.com/societe/gauche-bobo-deconnexion-des-chroniqueurs-ariel-wizman-etrille-radio-nova-et-matthieu-pigasse 
 
 
 

Marion Maréchal accuse le service public de favoritisme envers le milliardaire Matthieu Pigasse

La députée européenne a ciblé le milliardaire de gauche Matthieu Pigasse sur X, mercredi 25 juin, l’accusant de ne pas être inquiété par des enquêtes par les médias appartenant au service public, comme l’a pu l’être Pierre-Édouard Stérin récemment. 
 
Marion Maréchal attaque Matthieu Pigasse. Sur le réseau social X, la députée européenne s’est targuée d’un message dénonçant l’absence d’enquête à propos du milliardaire sur des médias appartenant au service public. Sa sortie fait écho aux reportages concernant deux autres milliardaires : Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin dernièrement.
 
 
« Pourquoi le service public audiovisuel traque, persécute, harcèle les entrepreneurs Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin dans toutes ses émissions, mais ne dit mot sur Matthieu Pigasse qui veut mettre ses médias au service de ses idées de gauche extrême ? Est-ce parce qu’il produit des émissions sur ce même service public ? », a-t-elle écrit.
 
« J’assume, je débats, je ne me cache pas »

Son tweet était accompagné d’une capture d’écran d’une interview donnée par le milliardaire à Libération en janvier 2025. Dans celle-ci, Matthieu Pigasse expliquait vouloir « mettre les médias que je contrôle dans le combat de la droite radicale. »

Une position que le dirigeant des Inrockuptibles et de Radio Nova et actionnaire du Monde et du HuffPost maintient dans sa réponse dans un tweet également à destination de la députée européenne : « La différence ? J’assume, je débats, je ne me cache pas, je paie mes impôts en France. Une autre différence ? Nos valeurs. Je crois à la démocratie, à l’égalité, à la liberté. Pas à l’entre-soi, au repli, à la haine de l’autre », a-t-il rappelé.

valeursactuelles.com

 
 

Extrême gauche

L'extrême gauche est l'ensemble des mouvements politiques situés à la gauche des partis socialistes et, généralement, communistes. Ils souhaitent généralement une « abrogation » ou une fin du capitalisme.

La notion d'extrême gauche (comme celle d'extrême droite) est éminemment subjective. Elle est en particulier rarement employée pour désigner des partis élus dans les parlements nationaux, là où, à l'inverse, « extrême droite » est une expression largement utilisée. On peut tout à fait affirmer qu'il existe une extrême gauche réformiste, puisque l'extrême droite se divise en une branche réformiste et un ensemble de groupuscules révolutionnaires.

Si le Parti communiste sert généralement de limite à la gauche (l'extrême gauche commence au-delà), cette classification est fortement discutable notamment selon la situation locale (La France insoumise (LFI) en France, etc.). Le terme anglophone de far-left inclut pour sa part généralement les mouvements communistes.

Où commence l'extrême gauche en France

La pratique des politologues de commencer l'extrême gauche à la gauche du Parti communiste français (PCF) interpelle quand le fond des programmes et des discours semble aussi radical des deux côtés de l'échiquier politique.

Au-delà des étiquettes médiatiques, le plus important reste le contenu effectif des discours, des programmes et des alliances. On peut ranger aisément nombre de politiciens contemporains à l'extrême gauche, tant par leurs discours que par leurs méthodes. Ainsi, La France insoumise (LFI), le parti de Jean-Luc Mélenchon, est largement caractérisé comme ayant recours à un discours de haine[1], et 92 % des juifs de France considèrent en 2024 que LFI fait monter l'antisémitisme[2]. En France en 2024, c'est avec LFI et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) que la gauche française s'allie pour les élections législatives, après s'être déjà alliée en 2022 avec LFI. Pareillement, le programme du NFP est largement reconnu comme étant un quasi copier-coller du programme de LFI et inclut de nombreux éléments largement marqués à l'extrême gauche en 2024 (nationalisations, fiscalité largement punitive, etc.).

Notes et références

 

 

 

 

 

Ce néo-communisme qui flirte en France, pour ne pas dire en Occident ! "Le marché a besoin d’un État fort"

Ce néo-communisme qui flirte en France

Franz-Olivier Giesbert (@fogiesbert ) réagit à la chronique de Sébastien Lapaque, qui contestait sa thèse d’une France devenue communiste. Il persiste et signe : le pays est bien, selon lui, en train de virer au rouge. ➡️ https://l.lepoint.fr/z4l

 

Sans rancune

« Oui, la France est en train de glisser vers un communisme mou »


RÉPONSE. Franz-Olivier Giesbert réagit à la chronique de Sébastien Lapaque, qui contestait sa thèse d’une France devenue communiste. Il persiste et signe : le pays est bien, selon lui, en train de virer au rouge.
 
Cher Sébastien Lapaque,

J’ai beaucoup d’admiration pour vous, votre liberté d’esprit et votre culture encyclopédique. Je n’aurai donc pas l’outrecuidance de répondre à votre critique par une paraphrase du sous-titre de mon livre La France est-elle un pays communiste ? : « Ne dites pas à la France qu’elle est un pays communiste, elle croit qu’elle vit dans l’enfer du néolibéralisme. »

C’est pourtant ce que vous semblez croire. Vous attribuez tous nos maux au néolibéralisme, bouc émissaire pour politiciens discrédités, ceux de la gauche ou de la droite souverainistes, notamment. Autant vous dire que je n’ai rien, bien au contraire, contre le dirigisme bien tenu, à la de Gaulle, qui a redressé la France. Si elle est tombée si bas aujourd’hui, c’est parce que l’État-nounou est devenu obèse, hors de contrôle. Il n’est plus la solution, mais le problème.

Un communisme mou sans goulag

Certes, j’ai un peu forcé le trait : mon livre est un pamphlet et son objet est de réveiller les esprits avant l’échéance présidentielle. S’il est question de communisme à la française dans mon esprit, il est mou, très mou : il n’y a pas de goulag en France, pas de Guépéou non plus, même si certains, y compris au sommet de l’État, semblent parfois rêver d’une police de la pensée. Mais pourquoi ne pas reconnaître que nous vivons dans un pays qui ne va pas bien ?

Il y a des chiffres que vous ne citez pas, qui montrent que nous sommes quasiment sortis du libéralisme. D’abord, en rythme annuel, la France est redevenue la championne des dépenses publiques dans l’Union européenne, devant la Finlande : 57,3 % par rapport à la richesse nationale (PIB). Moyenne de nos partenaires européens : 49,8 %. Tout est là : une dépense exponentielle qui entraîne une dette démente. En 2024, la France était par ailleurs, avec plus de 45 % de prélèvements obligatoires, la vice-championne de l’UE, derrière le Danemark qu’elle a sans doute doublé cette année.

Où va l’argent ? La France compte 83 fonctionnaires pour 1000 habitants contre 50 en Allemagne et 52 en Italie. Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur les employés de l’État. Mais quand on observe l’état de nos services publics – qui peuvent rappeler, parfois, ceux de l’Union soviétique –, on est en droit de se demander s’il n’y a pas du coulage quelque part. Qui parle de « rentabilité », ce mot qui vous choque ? Même s’il n’en tire pas les conséquences, l’État a au moins pour devoir d’essayer de vérifier les comptes.

Non, cher Sébastien, la maladie de la norme et de la surréglementation n’est pas née dans la tête des libéraux qui, comme Milton Friedman, l’ont toujours combattue. C’est une vieille marotte française que moquait déjà Georges Courteline au début du XXe siècle, mais qui a proliféré sous le communisme, en particulier soviétique. Chez nous, elle a pris des proportions délirantes et s’acharne aujourd’hui sur toutes sortes de professions : entrepreneurs, agriculteurs, médecins, pharmaciens, commerçants, etc. C’est une pitié de les avoir obligés à passer le plus clair de leur temps à remplir des formulaires sur leur ordinateur.

Le gros mensonge des aides aux entreprises

Permettez-moi enfin de contester vos sources. Vous n’étiez pas obligé, par exemple, de prendre pour argent comptant, si j’ose dire, le fumeux rapport de la commission d’enquête du Sénat sur les aides aux entreprises, dont le maître d’œuvre était le communiste Fabien Gay, directeur de L’Humanité, qui a conclu que l’État verse chaque année 211 milliards d’aides aux entreprises : pour faire bon poids, ont été mélangés les choux, les carottes et… les subventions aux entreprises publiques ! Résultat : un conte à dormir debout, c’est-à-dire un gros mensonge.

Les patrons ne s’y trompent pas, qui disent : « Chiche ? Allégez les taxes ou impôts sur les entreprises, cessez de nous aider et les vaches seront bien gardées. » Si l’État « aide » les entreprises, c’est pour qu’elles ne meurent pas, parce que, depuis les années 1980, il les pressure inconsidérément : les impôts de production sont ainsi cinq fois plus élevés en France qu’en Allemagne – sept fois plus, il y a peu. Pour ruiner le discours des souverainistes – selon lequel toutes nos difficultés, à commencer par la désindustrialisation, ont été provoquées par l’Europe ou la mondialisation –, penons les chiffres cités par Jacques de Larosière (ancien patron du FMI) dans son livre Le déclin français est-il réversible ? (Odile Jacob), qui montrent que la surfiscalité pesant sur les entreprises les a poussées à se délocaliser pour survivre : en France, l’emploi des filiales des groupes français a fini par représenter 62 % de leur emploi total ; en Allemagne, 23 %. Cherchez l’erreur. Faudrait-il maintenant chasser les dernières entreprises en les taxant toujours plus pour nourrir l’insatiable Léviathan ?

Sans rancune et avec ma bienveillante amitié,

Franz-Olivier Giesbert


« Non, la France n’est pas un pays communiste » : Sébastien Lapaque répond à Franz-Olivier Giesbert

Contrairement à l’analyse de Franz-Olivier Giesbert, Sébastien Lapaque estime que l’inflation bureaucratique ne relève pas du communisme, mais d’un État remodelé pour organiser la concurrence et soutenir le marché.

Dans La France est-elle communiste ? un essai publié au printemps, Franz-Olivier Giesbert dit observer dans le poids de l’État, de la bureaucratie et de la dépense publique les symptômes d’une « collectivisation progressive » du pays. Une analyse que réfute Sébastien Lapaque.

Pour l’essayiste, contributeur du Point, l’omniprésence de l’administration française ne relève pas du communisme, mais d’une transformation néolibérale de l’État, devenu l’organisateur de la concurrence et le soutien du marché. Dans une lettre ouverte, il expose les raisons de son désaccord avec Franz-Olivier Giesbert.*

« Cher Franz-Olivier Giesbert,

C’est toujours un plaisir de débattre avec vous. Il me semble pourtant que vous faites fausse route lorsque vous êtes tenté de répondre positivement à la question : « La France est-elle un pays communiste ? » La grande ironie contemporaine est que le néolibéralisme ne réside pas dans le retrait de l’État, mais dans sa reconfiguration active. Si sa bureaucratie peut parfois singer les pires travers du système soviétique, sa logique profonde est diamétralement opposée.

Loin de détruire la techno-bureaucratie ou de sabrer la dépense publique, la mise en concurrence des marchés exige une production continue de normes, de contrôles et de flux financiers pour soutenir et encadrer le secteur privé. L’État contemporain est le bâtisseur du marché. Les théoriciens du néolibéralisme (Walter Lippmann, Milton Friedman) comme ceux de l’école de Fribourg savaient que le marché ne procédait pas d’un ordre « naturel » : il doit partout et sans cesse être construit, ordonné et protégé par l’action publique.

Le marché a besoin d’un État fort

Dès lors, l’État se transforme en chef d’orchestre de la concurrence, appliquant des méthodes managériales privées aux services publics. Vous le constatez comme moi : l’Université et la recherche dépendent d’appels à projets compétitifs via l’ANR (Agence nationale de la recherche), qui force les chercheurs à se soumettre à la logique de la start-up nation en rédigeant des dossiers truffés de jargon pour des taux de réussite dérisoires.

Dans un système communiste, l’État doterait les laboratoires de budgets stables pour que les savants travaillent selon les plans nationaux ; France Travail gère les demandeurs d’emploi comme un portefeuille d’actifs humains ; l’Éducation, la Justice et la Police sont pilotées au moyen de statistiques et d’indicateurs de performance. Quant aux redoutables ARS (Agences régionales de santé) — où s’activent des bataillons de bureaucrates qui ne sont pas médecins et n’ont jamais vu un malade ni un lit d’hôpital —, elles rationalisent la santé comme une variable d’ajustement comptable, sommant l’Hôpital public de rentabiliser chaque acte.

Nous sommes ici à l’opposé d’un Gosplan à la française qui planifierait les besoins réels de la population : que ce soit à Cuba, en URSS ou dans l’ancienne Yougoslavie, l’État collectiviste privilégiait les corps de médecins fonctionnaires, des enseignants investis d’une mission doctrinale messianique, des ingénieurs rivés au programme de production et des institutions budgétisées par le Plan pour produire de l’idéologie.

La technocratie française, elle, exige du service public qu’il dégage de la rentabilité, soumettant la culture, l’école et le soin à une logique comptable d’inspiration privée. Cette rationalisation s’est infiltrée jusqu’au cœur de la Haute Administration avec la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et la suppression des grands corps historiques.

La technocratie française exige du service public qu’il dégage de la rentabilité, soumettant la culture, l’école et le soin à une logique comptable d’inspiration privée.

Sébastien Lapaque

Sous couvert de moderniser l’État, ces réformes ont importé les méthodes de restructuration des grands cabinets d’audit privés. En imposant le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la budgétisation par objectifs (LOLF) et une dématérialisation algorithmique qui remplace le guichet humain, la puissance publique a troqué le sens de l’intérêt général contre la tyrannie du tableau de bord.

Une bureaucratie au service de la concurrence

Cette prolifération normative n’est pas un accident de parcours communiste, mais une culture managériale du contrôle. Ce capitalisme sous perfusion publique est notre tragédie. Si les prélèvements restent élevés, c’est que l’État finance indirectement la rentabilité du privé. Les aides publiques aux entreprises — allègements de cotisations, Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), subventions — atteignent 211 milliards d’euros par an (source : commission d’enquête sénatoriale, juillet 2025).

Ce capitalisme sous perfusion publique est notre tragédie.

Sébastien Lapaque

L’État dépense énormément, non pour collectiviser la production, mais pour subventionner l’offre. De Georges Pompidou à Emmanuel Macron, la France est passée de l’État-providence à l’État-brancardier, qui sauve le marché à coups de fonds publics quand il s’effondre, comme en 2008 ou en 2020.

Le grand tournant de Bercy

Ce tournant ne s’est pas fait contre l’État, mais par son cœur même, au Louvre puis à Bercy. C’est le chapitre le plus étonnant de notre présente « étrange défaite ». Dans les années 1980, après le tournant de la rigueur, ce sont des inspecteurs des Finances qui sont devenus les architectes de la libéralisation. Philippe Séguin, dûment informé par Nicolas Baverez ou Henri Guaino, avait bien vu que le point de bascule se situait à la Direction du Trésor.

Jusqu’aux années 1970, cette direction pilotait l’économie de manière directive, selon le fameux dirigisme à la française cher à Charles de Gaulle et à ses ministres tels que Michel Debré, Jean-Marcel Jeanneney, voire le jeune Giscard… VGE devenu président, les hauts fonctionnaires français formés à l’ENA et à Polytechnique, ayant constaté l’échec des politiques de relance traditionnelles face à la crise de 1973, ont progressivement intégré les théories monétaristes.

Pour ces réformateurs technocratiques, arrimer la France à la mondialisation financière ne signifiait plus planifier. Le paradoxe historique absolu de notre histoire économique est que ce tournant a été accéléré par un gouvernement socialiste, qui ne s’était pas encore complètement débarrassé de ses oripeaux marxistes, sous l’impulsion de ses élites technocratiques.

En 1984, le ministre des Finances Jacques Delors et son directeur de cabinet Jean-Charles Naouri, futur bâtisseur d’un empire de la grande distribution, ont décidé de décloisonner les structures financières françaises. Rédigée par des hauts fonctionnaires, la loi relative à l’activité des établissements de crédit a mis fin à la séparation des métiers bancaires, jetant en France les bases d’un marché de capitaux intégré. Ce ne fut pas un diktat de Reagan ou de Thatcher.

L’État actionnaire n’est pas l’État collectiviste

Mais un choix de nos élites pour rendre Paris financièrement attractive. Une fois les marchés libéralisés, ces mêmes hauts fonctionnaires ont importé les méthodes de gestion des grandes entreprises privées au sein même de l’administration. Dès lors, Bercy a basculé de la dépense utile vers le contrôle des coûts et l’évaluation.

Pour légitimer leur rôle face aux autres ministères tels que l’Éducation ou la Santé, les hauts fonctionnaires des Finances ont imposé des indicateurs de performance, des audits et ont peu à peu transformé l’usager du service public en client… de moins en moins satisfait de l’offre !

La transformation des grands musées ou des anciens monopoles en Établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) en est l’illustration : on les somme de maximiser leurs ressources propres (mécénat, produits dérivés, hausses des tarifs), substituant le taux d’autofinancement à leur mission originelle. Loin d’être un ancrage collectiviste, ce statut d’EPIC n’a été que le laboratoire de la corporate governance.

Au cours des trente dernières années, de France Télécom à la SNCF en passant par EDF ou La Poste, l’État a transformé tous ses grands outils industriels en Sociétés Anonymes (SA) dès qu’il a fallu les soumettre à la concurrence mondiale ou lever des capitaux.

Ceux qui voient dans l’omniprésence de l’État actionnaire une preuve de communisme se trompent de diagnostic. À l’instar du Canada Dry, ce système a la couleur de l’étatisme, l’aspect de la bureaucratie... Mais ce n’est pas du marxisme-léninisme… C’est de l’étatisme mis au service du Marché.

Au plaisir de poursuivre cette discussion, mon cher Franz.

Votre bien dévoué,

Sébastien Lapaque »


 https://www.lepoint.fr/debats/non-la-france-nest-pas-un-pays-communiste-sebastien-lapaque-repond-a-franz-olivier-giesbert-CPO6KSCRPVBLVMQ4IAQZYVN4HM/

 

 

 

 

Le « néolibéralisme », ce coupable parfait

Dans le septième épisode de sa série vidéo « Vive le capitalisme ! », Lucas Moulard revient sur l’usage du terme « néolibéralisme ».


Dans le débat public en France, « néolibéralisme » est devenu un diagnostic automatique. Un mot qui explique la situation de l’hôpital, l’école, les salaires, le logement, la gouvernance… Bref, la totalité du réel. L’intérêt politique est évident : un coupable unique et une indignation immédiate. La discussion sur les mécanismes, elle, peut attendre.

Le problème n’est pas la critique du libéralisme, ni même l’usage du terme. Le problème, c’est la plasticité infinie du terme qui lui donne une puissance rhétorique, mais lui retire sa valeur explicative. Si l’expression « néolibéralisme » s’ancre (notamment) dans des débats intellectuels d’avant-guerre avec, dès 1938, une discussion explicite sur l’opportunité de conserver le mot « libéralisme » ou d’adopter « néolibéralisme », sa trajectoire n’a rien d’univoque. On remplace les causes par un totem. Alors si la France va mal, est-ce vraiment à cause du néolibéralisme ?

https://www.lepoint.fr/debats/le-neoliberalisme-ce-coupable-parfait-UCSVPNRAORDGXC3DDKXYRIEAFQ/

L’anticapitalisme, un snobisme de riche ?

Le capitalisme, coupable idéal

Dans le cinquième épisode de sa série « Vive le capitalisme », Lucas Moulard dénonce la facilité avec laquelle on charge le capitalisme de tous les maux du moment.

Si les inégalités augmentent, c’est la faute du capitalisme. Si le climat se dérègle, c’est la faute du capitalisme.

Si l’hôpital souffre, si les salaires stagnent, si la guerre éclate, c’est encore « la faute du capitalisme ». Ce refrain est devenu un réflexe national, au point qu’il a récemment retenti jusque sous les dorures de l’Assemblée. Le 2 février dernier, la députée Sandrine Rousseau a martelé que « quand le capitalisme s’essouffle, la guerre est son débouché », renouant avec l’idée confortable d’un bouc émissaire universel. Dès qu’un problème surgit, on désigne un coupable fourre-tout : le Capitalisme, abstraction maléfique sensée tout expliquer. Mais quand un mot sert à tout expliquer, en réalité il n’explique plus rien. Et à force de combattre un épouvantail, on s’interdit de voir les causes concrètes des problèmes – donc d’y apporter de vraies solutions.

Le capitalisme, bouc émissaire à tout faire

Il s’est installé en France un curieux réflexe culturel : quoi qu’il arrive, on blâme « le capitalisme ». Ce terme valise est convoqué pour dénoncer pêle-mêle la pollution, la précarité, les pandémies, la malbouffe, la crise du logement ou la fonte des glaciers. Peu importe si ces phénomènes résultent, en partie, partie de choix politiques, de normes ou de rentes, on préfère incriminer une entité vague. On confond allègrement économie de marché et décisions réglementaires : par exemple, accuser « le marché » d’appauvrir les travailleurs alors qu’en France près de 53 % du coût salarial part en cotisations et impôts (record mondial de ponction sur la fiche de paie, laissant seulement 46,70 € au salarié pour 100 € dépensés par l’employeur). De même, fustiger « le capitalisme » pour la grande précarité alors que notre État-providence n’a jamais été aussi massif (31,9 % du PIB consacré aux prestations de protection sociale en France, contre 20 % en moyenne OCDE). Autrement dit, on attribue au marché des effets qui proviennent souvent de notre propre modèle sociofiscal. Mais ce discours flou dispense d’analyse : pourquoi s’embarrasser à décortiquer la fiscalité du travail, le droit du logement ou les réglementations, quand un slogan permet de tout balayer d’un revers de main ?

Facilité contre complexité

Ce mécanisme est intellectuellement commode… et profondément paresseux. En blâmant un coupable unique presque mystique, on évite de se poser les bonnes questions. Première conséquence : une sorte de cécité causale. Si un hôpital manque de lits, est-ce vraiment le « 
 

 

Communisme libertaire

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste sont deux courants de pensée politique qui partagent une critique du pouvoir centralisé et de l'autorité coercitive de l'État. Bien qu'ils partagent certains points communs, ils diffèrent dans leur conception de la propriété, de l'organisation économique et de la justice sociale. 

Présentation du communisme libertaire et du libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Présentation du communisme libertaire

Le communisme libertaire, également appelé anarcho-communisme, est une idéologie politique qui trouve ses racines dans les travaux de penseurs tels que Pierre-Joseph Proudhon et Mikhail Bakounine, mais qui a été développée plus particulièrement par Pierre Kropotkine. Le communisme libertaire prône la suppression de toutes les formes de domination et d'exploitation, y compris l'État et la propriété privée des moyens de production. Il préconise la mise en place d'une société égalitaire et autogérée, basée sur la coopération volontaire et la propriété collective des ressources. Selon les communistes libertaires, la société devrait garantir à chaque individu l'accès équitable aux biens et aux services nécessaires à sa subsistance, en abolissant les inégalités économiques et en encourageant la solidarité.

B. Présentation du libertarianisme anarcho-capitaliste

Le libertarianisme anarcho-capitaliste, également connu sous le nom d'anarcho-capitalisme, est une idéologie politique qui trouve ses fondements dans les travaux de penseurs tels que Murray Rothbard et David Friedman. Le libertarianisme anarcho-capitaliste met l'accent sur la primauté de la liberté individuelle et de la propriété privée. Il critique l'intervention de l'État dans les affaires économiques et défend un système de libre marché décentralisé, où les interactions humaines sont régies par des contrats volontaires et des échanges économiques. Selon les anarcho-capitalistes, l'absence de coercition étatique permettrait une allocation efficace des ressources et une société basée sur le consentement mutuel et la responsabilité individuelle.

Points communs entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Opposition au capitalisme d'État

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent une opposition au capitalisme d'État. Les deux idéologies critiquent le rôle de l'État dans la protection des intérêts des élites économiques et voient dans cette relation une source d'inégalités et d'injustices. Ils remettent en question l'intervention de l'État dans l'économie et préconisent une société débarrassée des privilèges accordés aux grandes entreprises et des distorsions induites par le système économique actuel.

B. Rejet de l'autoritarisme et de la coercition

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent également un rejet de l'autoritarisme et de la coercition. Les deux idéologies mettent l'accent sur l'autonomie individuelle et s'opposent aux formes de pouvoir qui restreignent la liberté et l'autodétermination des individus. Ils remettent en question l'autorité centralisée de l'État et aspirent à des formes d'organisation sociale qui permettent une plus grande participation et prise de décision au niveau individuel et communautaire.

C. Vision d'une société sans État

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent la vision d'une société sans État. Ils remettent en question la légitimité de l'État en tant qu'institution de gouvernance et préconisent des formes de gouvernance décentralisées et autogérées. Les deux idéologies cherchent à développer des alternatives à la centralisation du pouvoir politique et à promouvoir des formes d'organisation sociale basées sur la coopération volontaire et la libre association.

D. Importance accordée à l'individualisme et à la liberté individuelle

Tant le communisme libertaire que le libertarianisme anarcho-capitaliste accordent une grande importance à l'individualisme et à la liberté individuelle. Ils reconnaissent l'importance de l'autonomie individuelle et cherchent à créer des conditions qui permettent aux individus de développer leur plein potentiel sans entraves excessives. Les deux idéologies considèrent que la liberté individuelle est essentielle à la réalisation de soi et qu'elle doit être protégée contre les intrusions de l'État ou d'autres formes de pouvoir coercitif.

Malgré ces points communs, le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste divergent sur des questions fondamentales telles que la propriété, l'organisation économique et la justice sociale.

Différences entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Vision de la propriété et des moyens de production

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire préconise l'abolition de la propriété privée des moyens de production. Selon cette vision, les ressources et les moyens de production devraient être collectivement détenus et gérés par la communauté. Les communistes libertaires soutiennent que la propriété privée crée des inégalités et des exploitations et qu'elle doit être remplacée par la propriété collective pour assurer une distribution équitable des ressources.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et les droits de propriété. Selon cette perspective, les individus ont le droit de posséder et de contrôler des biens, y compris les moyens de production. Les anarcho-capitalistes soutiennent que la propriété privée est un fondement essentiel de la liberté individuelle et de la prospérité économique, car elle incite à l'innovation, à l'investissement et à la responsabilité individuelle.

B. Organisation économique

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire préconise une économie basée sur la coopération, la collectivisation et le partage des ressources. Dans cette vision, les biens et les services seraient produits et distribués selon les besoins de chacun, et non en fonction de la demande ou de la capacité de payer. L'accent est mis sur l'égalité économique et la satisfaction des besoins de tous les membres de la société.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste prône une économie basée sur les échanges volontaires et le libre marché. Selon cette idéologie, les interactions économiques devraient être régies par des contrats volontaires entre des individus autonomes. Les anarcho-capitalistes soutiennent que le libre marché favorise l'efficacité économique, l'innovation et la prospérité en permettant aux individus de négocier librement les termes de leurs transactions et d'allouer les ressources en fonction de la demande et de l'offre.

C. Rôle de l'État

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire prône l'abolition de l'État centralisé. Il vise à remplacer les structures étatiques par des formes d'organisation décentralisées et autogérées, telles que des conseils ou des assemblées communautaires. Dans cette vision, la prise de décision politique serait directe et participative, permettant à chaque individu d'influencer les affaires de la communauté.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste cherche également à abolir l'État centralisé, mais il propose de maintenir certaines fonctions de l'État, telles que la protection des droits de propriété et la résolution des conflits, par le biais d'agences privées de sécurité et de justice. Selon cette perspective, ces fonctions pourraient être assurées par des contrats volontaires et des mécanismes concurrentiels sur un marché libre.

D. Conclusion sur les différences entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

En conclusion, bien que le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent une opposition à l'autoritarisme et à l'intervention de l'État, ils diffèrent fondamentalement dans leur vision de la propriété, de l'organisation économique et du rôle de l'État.

Le communisme libertaire cherche à abolir la propriété privée des moyens de production, favorisant une approche collective de la gestion des ressources. Il promeut une économie basée sur la coopération, la collectivisation et le partage des ressources, dans le but de garantir une distribution équitable des biens et de répondre aux besoins de tous les membres de la société. De plus, il prône l'abolition de l'État centralisé au profit d'une organisation décentralisée et autogérée.

En revanche, le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et les droits de propriété individuels. Il soutient que la propriété privée est un pilier essentiel de la liberté individuelle et de la prospérité économique. Il préconise une économie basée sur les échanges volontaires et le libre marché, où les individus sont libres de négocier et d'allouer les ressources en fonction de la demande et de l'offre. Bien que l'État centralisé soit également rejeté, le libertarianisme anarcho-capitaliste propose le maintien de certaines fonctions de l'État, telles que la protection des droits de propriété et la résolution des conflits, par des agences privées de sécurité et de justice.

En somme, le communisme libertaire vise à créer une société sans propriété privée et basée sur la coopération collective, tandis que le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et l'économie de marché. Ces différences fondamentales reflètent des visions divergentes quant à la structure économique et à la relation entre l'individu et la société.

Perspectives sur la justice sociale

A. Communisme libertaire : accent sur l'égalité économique et sociale, redistribution des richesses

Le communisme libertaire met l'accent sur l'égalité économique et sociale en tant que fondement de la justice sociale. Selon cette perspective, la redistribution des richesses est nécessaire pour réduire les inégalités et assurer une répartition équitable des ressources. Les communistes libertaires considèrent que la propriété privée des moyens de production crée des inégalités injustes et qu'une société juste doit garantir l'accès égal aux ressources et aux opportunités pour tous les individus.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : accent sur la justice procédurale, respect des droits de propriété et des contrats volontaires

Le libertarianisme anarcho-capitaliste accorde une importance primordiale à la justice procédurale. Selon cette vision, la justice sociale découle du respect des droits de propriété et des contrats volontaires. Les anarcho-capitalistes soutiennent que la justice procédurale est atteinte lorsque les individus sont libres de conclure des accords volontaires et de respecter les termes de ces accords. Ils estiment que l'État interventionniste, en tentant de redistribuer les richesses, viole les droits de propriété et crée des distorsions dans les mécanismes de marché, ce qui est considéré comme injuste.

Les différences dans les perspectives sur la justice sociale entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste découlent de leurs conceptions différentes de la propriété, de l'économie et des droits individuels. Le communisme libertaire cherche à atteindre une égalité économique et sociale en redistribuant les richesses, tandis que le libertarianisme anarcho-capitaliste considère que la justice sociale est assurée par le respect des droits de propriété et des accords volontaires.

Ces perspectives reflètent des conceptions différentes de la justice et de la manière de parvenir à une société juste. Alors que le communisme libertaire met l'accent sur l'égalité matérielle, le libertarianisme anarcho-capitaliste insiste sur la primauté des droits de propriété et de la liberté individuelle dans la recherche de la justice sociale.

Influences philosophiques

A. Communisme libertaire : influences marxistes, collectivistes et anarchistes

Le communisme libertaire tire ses influences de différentes sources philosophiques. Il est largement influencé par les idées marxistes, en particulier en ce qui concerne la critique du capitalisme et la notion de lutte des classes. Les communistes libertaires partagent également des idées collectivistes, mettant l'accent sur l'importance de la solidarité et de la coopération entre les membres de la société. En outre, le mouvement anarchiste a une influence majeure sur le communisme libertaire, prônant la suppression de toute forme d'autorité et la promotion de l'autonomie individuelle et collective.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : influences libertariennes, individualistes et capitalistes

Le libertarianisme anarcho-capitaliste est influencé par des idées philosophiques libertariennes, qui mettent l'accent sur la primauté de la liberté individuelle et la réduction de l'intervention de l'État dans les affaires économiques et sociales. Les anarcho-capitalistes défendent des idées philosophiques de primauté de l'individu, soulignant le droit des individus à la propriété privée et à la poursuite de leurs intérêts personnels. Ils sont également influencés par les principes capitalistes, qui prônent l'échange volontaire et la libre concurrence sur le marché comme moyen de coordination économique.

Ces influences philosophiques différentes reflètent les bases idéologiques sur lesquelles reposent le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste. Alors que le communisme libertaire s'appuie sur des idées marxistes, collectivistes et anarchistes, le libertarianisme anarcho-capitaliste est enraciné dans des idées libertariennes, individualistes et capitalistes. Ces influences façonnent les visions distinctes de ces deux courants politiques en ce qui concerne la propriété, la société et le rôle de l'État.

Réception et impact historique

A. Communisme libertaire : mouvements révolutionnaires et luttes ouvrières

Le communisme libertaire a eu une réception importante au sein des mouvements révolutionnaires et des luttes ouvrières. Les idées de l'anarchisme et du communisme libertaire ont été adoptées par de nombreux groupes et organisations qui ont cherché à renverser les structures capitalistes et étatiques oppressives. Le communisme libertaire a joué un rôle central dans des événements historiques tels que la Révolution russe de 1917, la guerre civile espagnole dans les années 1930 et les mouvements ouvriers et étudiants des années 1960 et 1970. Bien que ces mouvements n'aient pas réussi à établir durablement une société communiste libertaire, ils ont contribué à la diffusion des idées et ont inspiré des générations de militants et de révolutionnaires.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : influence sur les mouvements libertariens et les théories économiques

Le libertarianisme anarcho-capitaliste a eu un impact significatif sur les mouvements libertariens et les théories économiques. Ses idées ont influencé des penseurs et des économistes tels que Murray Rothbard et Friedrich Hayek. Le libertarianisme anarcho-capitaliste a contribué à la formulation de théories économiques comme l'école autrichienne d'économie, qui met l'accent sur les mécanismes de marché et la libre concurrence. Au niveau politique, le libertarianisme anarcho-capitaliste a inspiré des mouvements et des partis politiques qui promeuvent la réduction de l'État et l'émancipation individuelle. Bien que ces idées aient suscité des débats et des critiques, elles ont eu une influence durable sur la pensée politique et économique contemporaine.

C. Importance de ces idéologies dans l'histoire politique et philosophique

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste ont tous deux joué un rôle important dans l'histoire politique et philosophique. Ils ont contribué à élargir le champ des idées politiques en proposant des alternatives radicales aux systèmes politiques et économiques existants. Ces idéologies ont remis en question les fondements mêmes de l'autorité et de la propriété, et ont stimulé des débats sur la nature de la justice, de l'égalité et de la liberté. Bien qu'ils n'aient pas été mis en œuvre à grande échelle dans leur forme pure, le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste continuent d'exercer une influence sur les mouvements sociaux, les théories politiques et les débats intellectuels, contribuant ainsi à façonner l'histoire politique et philosophique.


"Tout le monde n'aura pas la chance de quitter son pays" La « persécution bancaire » une débancarisation vision des droites, des libéraux !

 "On vous a vendu un antivol. C'est une laisse. "

«Persécution bancaire» : pourquoi journalistes et militants de droite se plaignent d’une fermeture arbitraire de leurs comptes

Depuis quelques années, des influenceurs, journalistes, militants ou élus situés à droite de l’échiquier
politique dénoncent la fermeture arbitraire de leurs comptes en banque. Le secteur bancaire a œuvré pour mettre en échec une loi l’obligeant à plus de transparence.


C’est peu dire qu’Arthur de Watrigant a connu de meilleurs étés que celui-ci. Il y a deux ans le directeur de la rédaction de L’Incorrect, qui défend dans ses colonnes les idées d’une droite hussarde et conservatrice, s’est vu clôturer sans préavis le compte bancaire de son journal : la banque en ligne Qonto lui a tout simplement écrit dans un mail laconique envoyé un 25 juillet que le compte serait fermé et qu’il disposait d’un mois pour transférer les fonds ailleurs. «On a demandé des explications par mail mais on n’a obtenu aucune réponse. Et nous avions un second compte de secours chez une autre banque, qui a été fermé en même temps», se souvient-il. Pourtant, à l’en croire, sa rédaction ne présentait pas de découverts réguliers, n’avait pas passé d’opérations suspectes ou avec des comptes bancaires étrangers. Mais cette clôture de compte aurait causé un préjudice important au magazine, malgré l’ouverture en urgence d’un compte chez une nouvelle banque en ligne : «J’ai dû…

l.lefigaro.fr/f4zg


Conversation avec Grok

Réflexion:

Le post partiel de @Le_Figaro ci-dessus annonce une enquête sur les fermetures arbitraires de comptes bancaires dénoncées par des influenceurs, journalistes, militants et élus de droite en France. Le secteur bancaire est accusé d’avoir bloqué une proposition de loi visant à imposer plus de transparence et de motivation des décisions de clôture. L’article cite des cas concrets comme celui du magazine L’Incorrect, alimentant les débats sur une possible discrimination politique dans l’accès aux services financiers.

"Peux tu chercher s'il y a des cas de débancarisation (sur raisons politiques bien sûr, pas financières), d'ONG, de groupes militants, de politiciens, de gauche... antifa, LFI, antisémites, NPA, activistes islamistes, pro-immigration, anticapitalistes, écologistes ?"

Oui, j’ai cherché des cas documentés de fermetures de comptes (débancarisation) pour raisons politiques ou perçues comme telles en France. Les résultats montrent une asymétrie marquée : la plupart des plaintes et enquêtes médiatiques concernent des acteurs de droite ou identitaires, avec des banques invoquant souvent un « risque réputationnel » ou des règles de vigilance (LCB-FT). Pour les groupes de gauche, antifa, LFI, NPA, écologistes, pro-immigration ou anticapitalistes, les cas explicites de fermeture purement idéologique sont beaucoup plus rares et souvent liés à des suspicions de financement du terrorisme, blanchiment ou opérations internationales (ex. : Gaza). lejdd.fr 

Pour les groupes de gauche et assimilés : 

Des signalements existent pour des associations pro-palestiniennes ou antisionistes (ex. : UJFP, dont les comptes au Crédit Coopératif ont été fermés en 2025 après des transferts vers Gaza et une plainte pour apologie du terrorisme ; d’autres blocages de virements signalés par des militants). lemonde.fr 

Des collectifs islamistes ou communautaristes (ex. : liens avec Millî Görüş) semblent parfois épargnés ou moins impactés selon certaines enquêtes de droite, malgré des signalements Tracfin. Les antifa, NPA ou LFI (politiciens ou ONG écologistes/pro-immigration) ne font pas l’objet de vagues documentées de débancarisation idéologique comparable à celle dénoncée à droite. Les fermetures y sont plus souvent justifiées par des motifs financiers, légaux ou de conformité. crashdebug.fr 

 Contexte général et proposition de loi : 

Les banques disposent d’une grande liberté contractuelle (préavis de 2 mois, sans toujours motiver). Une proposition de loi (adoptée en première lecture en 2025) vise à obliger la justification des fermetures et interdire certains motifs (opinions politiques, statut d’élu, etc.), soutenue notamment par LFI et RN contre les abus. Le phénomène est amplifié par les règles anti-blanchiment, avec une vigilance plus forte sur l’ultra-droite selon les rapports officiels, tandis que l’ultra-gauche ou islamisme radical est traité via le risque terroriste. vie-publique.fr 

En résumé, la « persécution bancaire » est surtout documentée et dénoncée à droite (RN, identitaires, médias conservateurs comme Némésis, TV Libertés, etc.). À gauche, les cas sont plus sporadiques et souvent couplés à des enquêtes judiciaires ou de Tracfin. Les banques nient systématiquement les motifs politiques et invoquent leur risque interne. Si tu as des noms précis d’ONG ou personnes, je peux approfondir.

https://x.com/i/grok/share/facb6ead87754416aab1f3f91d1c87b4



La débancarisation politique arrive en France, et tout le monde semble tomber des nues. 

Pourtant, rien de nouveau. En 2023, Nigel Farage se fait fermer tous ses comptes après quarante-trois ans dans la même banque. Sans préavis, sans motif, sans recours. Neuf banques refusent ensuite de le prendre comme client. 

Il aura fallu un scandale national et l'intervention du Premier ministre britannique pour que la dirigeante de la banque soit poussée à la démission. Je raconte cette affaire en détail dans "Tout le monde n'aura pas la chance de quitter son pays", parce qu'elle révèle la vraie nature des procédures KYC et AML : vendues comme des armes contre les criminels, elles fonctionnent surtout comme des armes contre les citoyens. 

Regardez les chiffres. 

Les études scientifiques montrent que ces régulations permettent de saisir entre 0,05 % et 1,1 % des fonds criminels. Elles ratent à peu près tout le monde. Sauf vous. Car pendant ce temps, elles donnent aux banques un pouvoir exorbitant : fermer n'importe quel compte en invoquant un vague "risque", sans avoir à se justifier. ("pouvoir exorbitant":Une entreprise privée a toujours eu le droit de refuser un client, non?)

Une banque qui conserve un client controversé s'expose à une amende. Une banque qui le vire ne risque rien. Devinez de quel côté elles penchent. Un système qui laisse passer au moins 98,9 % de l'argent sale, mais qui peut couper les vivres à un journal avec un mail de trois lignes, ce n'est pas un outil anti-blanchiment. 

On vous a vendu un antivol. C'est une laisse. 

Vous débrancher demande un stagiaire et un clic.

Par ailleurs; Quand je me suis installé à Londres en 2015, mes cotisations sociales sont passées de 47% à 25%. Divisées pratiquement par deux. Et la première fois que je suis allé chez le médecin, j'ai demandé combien je devais. La docteure m'a regardé et m'a dit en souriant : "I can see you are French." 

 Le système de santé anglais est gratuit de A à Z. Pas d'avance de frais, pas de mutuelle obligatoire, pas de tiers payant. Pour des cotisations deux fois moins élevées, les Anglais ont un système à environ 80% de la qualité du français. Autrement dit : voudriez-vous doubler vos cotisations pour améliorer votre prise en charge de 20% ? Parce que c'est exactement ce que fait la France. 

Puis je suis parti à Dubaï. Mon assurance santé privée couvre le monde entier, à hauteur d'1 million d'euros par an, franchise 0 €, pour 154 € par mois. Elle me donne accès à des hôpitaux et des services qui sont franchement une gamme au-dessus de ce que j'ai connu en France et en Grande-Bretagne. Service VIP, prise en charge immédiate, paperasse quasi inexistante. 

Et je ne paie ni impôt sur le revenu, ni impôt sur les bénéfices, ni impôt sur les gains de capitaux. Toutes les démarches administratives se font en ligne et fonctionnent. 

154 € par mois contre... combien en Sécu + mutuelle obligatoire en France ? Faites le calcul. Puis faites le calcul global (spoiler : le salarié médian à 2136 € net par mois paie environ 600 € tout compris, *juste* pour la Sécu, source en commentaire). Et te salarié médian français paie 58,59% de taux d'imposition réel quand on additionne tout — cotisations patronales, salariales, IR, TVA, taxes diverses. Il bosse pour l'État du 1er janvier au 31 juillet. Et la Sécu, qui est censée justifier une partie de ce massacre, est en déficit permanent depuis 2002. 

 La CSG et la CRDS ont été créées dans les années 90 de manière "temporaire" pour combler le trou. Trente ans plus tard, elles sont toujours là, le trou aussi, et la Cour des comptes qualifie la trajectoire de "hors de contrôle" dans son rapport 2025. 

Singapour a un système de santé classé parmi les meilleurs au monde, avec des dépenses publiques de santé représentant environ 2,1% du PIB contre 8,9% en France. La Suisse laisse les gens choisir leur assurance sur le marché privé — exactement comme l'assurance auto en France — et personne ne meurt dans la rue. La question n'est pas "quel pays a un tel niveau de services publics". 

La question — la seule qui compte — c'est le rapport qualité-prix. Et sur ce terrain, la France n'est pas championne. Elle est juste championne pour faire croire qu'elle l'est, à des gens qui n'ont jamais eu l'occasion de comparer. 

C'est tout le sujet de "Tout le monde n'aura pas la chance de quitter son pays" : quand vous vivez dans un seul pays toute votre vie, vous confondez "le meilleur système du monde" avec "le seul que je connaisse". 

La France ne manque pas de services publics. Elle manque de concurrence, et elle ne manque pas de gens qui ne comparent rien et gobent tout ce que dit le gouvernement. 

Car si tu penses que la Sécu est le meilleur système du monde, je te pose la question : sur quelle expérience t'appuies-tu pour dire cela ? Tu as comparé concrètement la situation avec d'autres pays, ou tu te contentes de répéter ce qu'on a t'a dit sans avoir vérifié ?

Olivier Roland 


 

J'enseigne la liberté. Pour les gens qui se bougent. Extrait gratuit de mon nouveau livre "Tout le monde n'aura pas la chance de quitter son pays" 

@OlivierRoland




Secret bancaire

Le secret bancaire est une législation appliquée dans certains pays afin de protéger la vie privée des citoyens détenant des valeurs dans lesdits pays. Souvent ce secret bancaire découle de lois (Suisse, Monaco...) ou bien de la Constitution (Autriche). On parle de secret bancaire fort quand le titulaire d'un compte reste secret (dans des conditions normales), y compris (et surtout) vis-à-vis de l’État dans lequel la banque est située.

Le secret bancaire incommode les enfers fiscaux puisque les citoyens de ces pays peuvent mettre leurs biens hors d'atteinte. On remarque également que le secret bancaire incommode les pays qui veulent surveiller leurs citoyens.

Il est piquant de constater le lien entre le secret bancaire et l'étatisme. Ainsi, en Suisse, le secret bancaire, que l'on fait souvent remonter à 1934, remonte en fait à 1713. Il s'agissait alors de permettre à Louis XIV d'emprunter dans la plus grande discrétion aux huguenots exilés de Genève. Le Grand Conseil Genevois adopte le premier texte connu concernant le secret bancaire, lequel énonce que les banquiers doivent « tenir un registre de leur clientèle et de leurs opérations, mais il leur est interdit de divulguer ces informations à quiconque autre que le client concerné, sauf accord exprès du Conseil de la Ville ».

Un pays à secret bancaire fort peut-être baptisé un paradis bancaire. Un paradis fiscal est toujours un paradis bancaire, mais l'inverse n'est pas vrai.

Le secret bancaire n'est jamais absolu : il peut être levé par la justice du pays en question quand l'origine des fonds est criminelle. 

Pays dans lesquels le secret est strict

Les accords bilatéraux d'échange d'informations sont très encadrés, et les pays ne se laissent pas manipuler par les enfers fiscaux.

Pays au secret bancaire affaibli

  • Suisse (malgré des velléités d'inscrire le secret dans la Constitution[1], le secret bancaire n'existe plus que pour les résidents[2])
  • Andorre, Autriche, Liechtenstein, Luxembourg, Singapour (mêmes politiques que la Suisse)
  • Monaco est un paradis fiscal et un paradis bancaire, excepté pour les Français (convention fiscale franco-monégasque de 1963)

Citations

  • « Celui qui n'a rien à cacher n'a rien à craindre. » (Joseph Goebbels)
  • « Il n'y a peut-être rien qui ennoblit plus un être humain que de savoir garder un secret. » (Søren Kierkegaard)

Notes et références

  • Initiative populaire fédérale Défendons la Suisse, inscrivons le secret bancaire dans la Constitution fédérale (initiative ayant échoué au stade de la récolte des signatures 04.10.2010)

    1. Malgré la forte envie des autorités fiscales de le supprimer, une Initiative populaire fédérale Oui à la protection de la sphère privée pourrait le consolider.

    Lien externe


     

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