octobre 26, 2026

ça promet les élections aux US, entre impérialisme et communisme !

Les socialistes démocrates et les partisans du mouvement MAGA partagent un défaut, un inconvénient bien dangereux. 

Les socialistes démocrates comme les nationalistes du mouvement MAGA prônent tous deux un contrôle étatique étendu sur l’économie. L’histoire montre où mène une telle voie, et comment elle compromet la prospérité ainsi que la démocratie elle-même.

 

Depuis la victoire électorale de Zohran Mamdani à New York en 2025, des candidats socialistes démocrates ont remporté une série de primaires démocrates importantes — notamment, tout récemment, la victoire surprise d’Angie Nixon, représentante de l’État de Floride, pour l’investiture au Sénat américain — et ont frôlé la victoire dans plusieurs autres scrutins. Le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, est depuis longtemps la figure la plus en vue du socialisme démocratique sur la scène politique nationale ; il a d’ailleurs terminé deuxième lors des primaires démocrates pour l’élection présidentielle en 2016 et en 2020. 

Le socialisme démocratique est une idéologie néfaste. S’il était mis en œuvre, son programme causerait de graves préjudices et mettrait en péril la démocratie elle-même. En cherchant à instaurer un contrôle étatique massif sur l’économie, les socialistes d’aujourd’hui présentent, par ironie, de nombreux points communs avec les nationalistes du mouvement « MAGA » auxquels ils prétendent s’opposer. 

 Les uns comme les autres prônent un contrôle gouvernemental de l’économie ; ces deux approches portent atteinte à la liberté, à la prospérité et à la démocratie. Si les socialistes ne contrôlent pas le Parti démocrate comme le mouvement MAGA domine largement le Parti républicain, leur influence ne cesse toutefois de croître. 

 Quel est le programme des « Democratic Socialists of America » (DSA) ? Examinons leurs revendications. Le programme des socialistes démocrates va bien au-delà d’une simple augmentation marginale de la régulation économique ou des dépenses sociales. Il implique un contrôle étatique total de l’économie et de la société, à une échelle qui rappelle celle de Cuba, de la Corée du Nord ou de l’ancienne Union soviétique. 

 Le programme des « Democratic Socialists of America » (DSA) — la principale organisation socialiste aux États-Unis — énonce clairement son objectif : instaurer un système dans lequel « l’alimentation, l’éducation, l’énergie, la santé et les transports ne sont pas des activités à but lucratif, mais des biens communs ». En d’autres termes, il s’agit d’une prise de contrôle totale de ces secteurs par l’État. 

 Les DSA envisagent également une société sans dettes, sans prêts immobiliers et sans propriétaires privés. Cela nécessiterait que l’État prenne le contrôle de la majeure partie du parc immobilier, impose un encadrement strict des loyers et fixe un salaire minimum de 20 dollars de l’heure (voire plus) pour tout ce qui resterait dans le secteur privé. 

Les économistes, quel que soit leur bord politique, s’accordent à dire qu’un tel seuil salarial exclurait des millions de travailleurs du marché du travail, et que l’encadrement des loyers entraînerait une réduction drastique de l’offre de logements. 

 Les socialistes démocrates et les nationalistes du mouvement MAGA aspirent, les uns comme les autres, à un contrôle étatique étendu sur l’économie. L’histoire montre où mène cette voie, et comment elle compromet la prospérité ainsi que la démocratie elle-même. 

 Au total, le programme des « socialistes démocrates » (DSA) entraînerait entre 71 000 et 212 000 milliards de dollars de nouvelles dépenses fédérales au cours de la prochaine décennie. Cela reviendrait au moins à doubler, voire à tripler, le niveau actuel des dépenses fédérales annuelles — qui s’élèvent à 7 400 milliards de dollars et sont, en soi, déjà intenables. Il est par ailleurs impossible de financer ces mesures en taxant uniquement « les riches » : la confiscation de la totalité du patrimoine net des 400 Américains les plus fortunés ne couvrirait, au mieux, que 9 % de l’estimation la plus basse. 

 Les socialistes démocrates : le miroir du mouvement MAGA Par un curieux retour des choses, les socialistes démocrates ont davantage en commun avec les nationalistes du mouvement MAGA qu’ils ne seraient sans doute prêts à l’admettre. Le président Donald Trump a mis en œuvre sa propre version d’une planification économique centralisée : droits de douane ruineux, politique migratoire extrêmement restrictive et prises de participation de l’État dans des entreprises telles qu’Intel, U.S. Steel et une trentaine d’autres sociétés. 

Les droits de douane et les restrictions migratoires constituent, dans les deux cas, des formes majeures de contrôle étatique sur l’économie. Les restrictions à l’immigration, en particulier, entravent la liberté économique plus que toute autre politique actuellement en vigueur aux États-Unis. 

Tout comme les socialistes, les nationalistes du mouvement MAGA font preuve d’une grande irresponsabilité budgétaire : le projet de loi de dépenses emblématique de l’ère Trump devrait alourdir le déficit de 3 400 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, sans qu’aucun effort sérieux ne soit entrepris pour réformer les programmes de protection sociale qui constituent la majeure partie des dépenses fédérales. 

 Si les socialistes prônent une idéologie égalitariste, les nationalistes estiment, quant à eux, que l’État doit avant tout défendre les intérêts de la majorité ethnique et culturelle au sein de la société. Mais, malgré des discours divergents, ils partagent des conceptions économiques et des défauts similaires. 

 Le coût budgétaire est loin d’être le pire aspect de la situation. Un siècle d’expériences socialistes en apporte la preuve. 

 Comment le socialisme dérive vers l’autoritarisme Lorsque l’État prend le contrôle de la majeure partie de l’économie, il anéantit toute incitation à produire. Dans une économie de marché, les producteurs se font concurrence sur les prix et la qualité pour attirer la clientèle. Sous un contrôle étatique, ces incitations disparaissent et les secteurs industriels se transforment en monopoles publics, à l’abri de toute concurrence. Le résultat, invariablement, est un gaspillage généralisé et une production de piètre qualité.  

Comme le disait une vieille blague soviétique : « Nous faisons semblant de travailler, et ils font semblant de nous payer. » Même les entreprises qui souhaitent produire des biens de qualité sont généralement incapables d’y parvenir dans un système socialiste. Comme l’a démontré l’économiste et prix Nobel F. A. Hayek dans un article devenu classique, le système des prix, au sein des économies de marché, transmet aux producteurs des signaux utiles sur les attentes des consommateurs. Des prix plus élevés indiquent une forte demande, ce qui incite les producteurs à y répondre. Le contrôle étatique de la production neutralise, pour l’essentiel, ces signaux ; les planificateurs, même lorsqu’ils sont bien intentionnés, se retrouvent alors dépourvus d’informations pertinentes pour allouer les ressources. 

Il en a résulté des pénuries massives de biens essentiels, accompagnées, par ailleurs, de gaspillages. C’est l’une des raisons pour lesquelles la socialisation de l’agriculture et de l’industrie, en URSS, en Chine et ailleurs, a engendré des pénuries et des famines généralisées, causant la mort de millions de personnes. 

L’un de ces épisodes — le « Grand Bond en avant » de Mao Zedong en Chine — constitue le plus grand massacre de masse de l’histoire, ayant coûté la vie à près de 45 millions de personnes. L’Union soviétique et de nombreux autres États socialistes ont connu des catastrophes comparables. 

Le contrôle étatique de l’économie exige, en outre, le recours à la coercition pour étouffer l’initiative privée, tout en concentrant un pouvoir immense entre les mains des planificateurs centraux. Cette dynamique engendre l’oppression, comme en témoigne, en URSS, l’élimination des « koulaks » (agriculteurs indépendants) et des petits entrepreneurs, que le régime de Joseph Staline avait pris pour cible. 

 La concentration du pouvoir offre également aux dirigeants un instrument tout trouvé pour persécuter leurs opposants politiques ainsi que les minorités ethniques et religieuses. Une telle répression a été observée dans de nombreux États socialistes tout au long du siècle dernier. 

 Le nationalisme de droite présente des défauts analogues. Il entrave lui aussi la croissance en émoussant les incitations, et sa planification centrale se heurte aux mêmes problèmes d’information que ceux mis en évidence par Hayek. Les droits de douane et les restrictions à l’immigration freinent la concurrence et la croissance ; par ailleurs, la prise de contrôle de grandes entreprises par l’État constitue, en soi, une forme de planification centrale.

Malgré des rhétoriques et des idéologies différentes, ainsi que certaines divergences sur des points précis de politique, le mouvement « MAGA » et les socialistes démocrates prônent tous deux une planification centrale massive de l’économie, avec des résultats comparables. 

 Les mouvements nationalistes ont également une longue histoire de répression, dont on retrouve des traces durant le second mandat de Trump : des citoyens américains, tout comme des immigrés, ont été détenus à tort, voire expulsés, dans le cadre d’une campagne d’expulsions massives ; ces mesures compromettent, à bien des égards, les libertés civiles des Américains. 

Brendan Carr, président de la Commission fédérale des communications (FCC), a menacé à plusieurs reprises de révoquer les licences de radiodiffuseurs en raison d’une couverture médiatique qui déplaît à l’administration. 

La répression nationaliste a tendance à cibler davantage les immigrés et les minorités ethniques que ne le fait sa variante socialiste. Mais les parallèles sont bien réels. 

 J’ai été un réfugié fuyant le communisme soviétique. Je sais que le socialisme ne fonctionne pas. 

Les socialistes d’aujourd’hui affirment qu’ils éviteront un tel sort en prônant un socialisme « démocratique », et non une version autoritaire. Or, un contrôle quasi total de l’économie par l’État n’a jamais pu coexister durablement avec la démocratie. Un gouvernement qui contrôle l’économie peut priver les partis d’opposition de ressources et instrumentaliser l’accès aux biens de première nécessité pour étouffer toute dissidence. 

 C’est précisément ce qui s’est produit au Venezuela, où un gouvernement socialiste, pourtant élu démocratiquement, a fini par instaurer une dictature. 

Des régimes nationalistes de droite ont suivi une trajectoire similaire, notamment en Allemagne, en Italie, en Espagne et dans plusieurs pays d’Amérique latine. 

Bon nombre de socialistes actuels admirent même des régimes socialistes autoritaires et aspirent à les prendre pour modèle : 

 Le DSA (Democratic Socialists of America) fait l’éloge du dictateur communiste cubain Fidel Castro, qui a transformé son pays en un État totalitaire. Hasan Piker, une figure influente du socialisme, a qualifié Mao — le plus grand meurtrier de masse de l’histoire — de « l’un des grands dirigeants de ce monde ». Le sénateur Sanders a, par le passé, régulièrement exprimé son admiration pour des despotes communistes. 

De même, les nationalistes « post-libéraux » du mouvement MAGA admirent souvent des despotes de droite, tels que Francisco Franco en Espagne, Antonio Salazar au Portugal, et d’autres. 

 Les progressistes, ainsi que d’autres courants, devraient se demander s’ils accorderaient à une personnalité comme Trump le type de contrôle étendu sur l’économie que préconisent les socialistes. Rien ne garantit qu’un tel individu — voire pire — ne puisse accéder au pouvoir dans le cadre d’un système socialiste. Loin de là – comme le montrent les exemples de Castro, Staline, Mao et d’autres. 

À tout le moins, nous devrions prêter attention à ce témoignage éloquent que constitue le fait, pour les individus, de « voter avec leurs pieds ». Presque tous les régimes socialistes de l’histoire ont provoqué un exode massif vers des économies de marché ; jamais l’inverse. L’exode en provenance du Venezuela constitue la plus grande crise de réfugiés jamais enregistrée dans l’hémisphère occidental, et Cuba a connu, sur six décennies, plusieurs vagues de réfugiés. 

 Je parle en connaissance de cause : j’ai moi-même été un réfugié fuyant le communisme soviétique. Si le socialisme fonctionnait comme ses partisans le prétendent, les gens fuiraient les économies de marché pour vivre sous un tel régime, et non l’inverse. Les régimes nationalistes de droite ont, eux aussi, engendré des flux de réfugiés. Ainsi, des personnes ayant fui l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste ont contribué au développement de la science américaine, notamment dans le cadre du projet Manhattan, qui a abouti à la création de la bombe atomique. 

 Les choix opérés par ceux qui « votent avec leurs pieds » constituent le verdict le plus probant sur ces deux idéologies.

  Ilya Somin


 

 Ilya Somin Professeur de droit à l’université George Mason et titulaire de la chaire B. Kenneth Simon en études constitutionnelles au Cato Institute

 https://www.cato.org/commentary/democratic-socialists-maga-share-dangerous-flaw

 

Ilya Somin, né en 1973 en Union soviétique, est un professeur de droit à l'Université George Mason, occupant la chaire B. Kenneth Simon en études constitutionnelles au Cato Institute. Il est également blogueur pour la Volokh Conspiracy et a été co-éditeur de la Supreme Court Economic Review de 2006 à 2013. Sa renommée repose sur ses recherches approfondies dans les domaines du droit constitutionnel, du droit de la propriété, des droits de migration, et de l'étude de la participation politique populaire et de ses implications pour la démocratie constitutionnelle.

Vie personnelle

Ilya Somin est né en Union soviétique, ce qui a probablement influencé sa perspective et son parcours de vie. Son origine soviétique peut avoir façonné sa compréhension des systèmes politiques et de la liberté individuelle, des thèmes qui ressortent souvent dans ses travaux académiques ultérieurs.

  • Émigration aux États-Unis avec sa famille. À l'âge de cinq ans, Ilya Somin a émigré aux États-Unis avec sa famille. Cette expérience d'immigration précoce a sans doute joué un rôle crucial dans sa formation en tant qu'individu et intellectuel. L'adaptation à un nouvel environnement culturel et politique peut avoir influencé son intérêt pour les questions liées aux droits de migration et à la liberté individuelle.
  • . Mémoire mettant en lumière la pauvreté matérielle et l'endoctrinement idéologique en URSS. Ilya Somin a partagé son vécu à travers un mémoire mettant en lumière la pauvreté matérielle qu'il a vécue en URSS, ainsi que l'endoctrinement idéologique auquel lui et surtout ses parents ont été exposés. Cette réflexion personnelle offre un aperçu émotionnel et intellectuel de son cheminement, soulignant les défis et les influences qui ont forgé sa perspective.
  • . Parcours éducatif. Ilya Somin a obtenu son baccalauréat ès arts (BA) en sciences politiques et histoire à l'Amherst College, démontrant ainsi son intérêt précoce pour les questions politiques et historiques. Il a ensuite poursuivi ses études supérieures avec un Master ès arts (MA) en sciences politiques de l'université Harvard, consolidant ainsi ses connaissances dans ce domaine. Sa formation juridique a été complétée par l'obtention du Juris Doctor (JD) de la Yale Law School, soulignant son engagement pour l'étude du droit et sa préparation pour une carrière dans ce domaine. Ce parcours éducatif diversifié sert de fondement solide à son expertise multidisciplinaire dans les domaines du droit et des sciences politiques.

Axes de recherche

  • . Droit constitutionnel. Ilya Somin concentre une part significative de ses recherches sur le droit constitutionnel, un domaine clé de la discipline juridique. En explorant les questions constitutionnelles, il analyse des sujets tels que les droits individuels, la séparation des pouvoirs, et l'équilibre entre les pouvoirs de l'État. Son engagement dans le droit constitutionnel suggère une préoccupation pour la préservation des principes fondamentaux qui sous-tendent les systèmes juridiques et politiques.
  • . Droit de la propriété. Le droit de la propriété est un autre domaine d'intérêt majeur pour Ilya Somin. Il se penche sur des questions liées aux droits de propriété, aux conflits d'utilisation des terres, et aux principes qui régissent les relations entre les individus et la propriété. Son travail dans ce domaine contribue à la compréhension des enjeux juridiques entourant la possession, l'utilisation et la transmission des biens.
  • . Droits de migration. Les droits de migration occupent une place importante dans les recherches d'Ilya Somin. Il se penche sur les questions liées à la mobilité humaine, aux droits des migrants et aux implications juridiques des politiques d'immigration. Son engagement dans ce domaine reflète une préoccupation pour la protection des droits individuels dans le contexte complexe des mouvements migratoires.
  • . Participation politique populaire et ses implications pour la démocratie constitutionnelle. Un aspect distinct de la recherche d'Ilya Somin porte sur la participation politique populaire et ses implications pour la démocratie constitutionnelle. Il se penche sur la manière dont la participation citoyenne influence les processus démocratiques et les structures constitutionnelles. Son travail dans ce domaine fournit des perspectives critiques sur la manière dont les choix politiques individuels affectent la santé globale de la démocratie constitutionnelle.

Œuvres publiées

  • . "Free to Move: Foot Voting, Migration, and Political Freedom". Cette œuvre majeure d'Ilya Somin, publiée par Oxford University Press, explore le concept du vote avec les pieds (foot voting) en relation avec la migration et la liberté politique. Il examine comment la mobilité géographique des individus peut être un moyen de participation politique, offrant ainsi une perspective novatrice sur la liberté individuelle et les droits de migration.
  • . "Democracy and Political Ignorance: Why Smaller Government Is Smarter". Ce livre majeur met en avant la thèse d'Ilya Somin sur l'ignorance politique rationnelle comme un obstacle majeur au bon fonctionnement de la démocratie. En argumentant en faveur d'un État plus restreint comme solution face à cette ignorance, l'auteur offre une analyse approfondie des défis auxquels la démocratie est confrontée en raison de l'ignorance rationnelle en politique.
  • . "The Grasping Hand: Kelo v. City of New London and the Limits of Eminent Domain". Dans cette œuvre, Ilya Somin examine de près la décision controversée de la Cour suprême des États-Unis dans l'affaire Kelo v. City of New London. Il explore les limites de l'expropriation et de la puissance éminente, mettant en lumière les implications de cette affaire sur les droits de propriété individuels et les prérogatives du gouvernement en matière d'expropriation.
  • . "A Conspiracy Against Obamacare: The Volokh Conspiracy and the Health Care Case". Cette contribution co-écrite examine la position de la Volokh Conspiracy dans l'affaire Obamacare, offrant une perspective juridique détaillée sur les enjeux entourant la législation sur les soins de santé. La collaboration avec d'autres blogueurs renforce la nature collaborative et diversifiée de ses contributions au dialogue juridique.

Publications

  • 2013, "A Conspiracy Against Obamacare: The Volokh Conspiracy and the Health Care Case", Palgrave Macmillan
  • 2015, "The Grasping Hand: Kelo v. City of New London and the Limits of Eminent Domain", University of Chicago Press
  • 2016, "Democracy and Political Ignorance: Why Smaller Government is Smarter", Stanford University Press
  • 2017, "Eminent Domain: A Comparative Perspective", Cambridge University Press
  • 2022, "Free to Move: Foot Voting, Migration, and Political Freedom", Oxford University Press

octobre 25, 2026

Crise sociétale et crise de la monnaie...Conséquences !

Sommaire:

A) -  Et si le problème n'était pas ceux qui ne croient plus en la République ?

B) -  Le passé ne peut pas tenir lieu d'avenir

 


A) - Et si le problème n'était pas ceux qui ne croient plus en la République ? 

Face aux émeutes, chacun semble sommé de choisir son camp. Condamner les violences ou comprendre les colères. Défendre la République ou dénoncer ses manquements. Restaurer l’autorité ou combattre les injustices. Et si cette manière de poser le problème nous empêchait précisément de le penser ?

Il ne s’agit pas de relativiser les violences. Détruire une mairie, une école, une bibliothèque ou un service public, c’est aussi détruire ce dont d’autres ont besoin pour vivre. Mais condamner un acte ne suffit pas à comprendre ce dont il est le symptôme. Et comprendre ne signifie pas excuser. Une question demeure, autrement plus dérangeante, à savoir que se passe-t-il lorsqu’une République qui se veut universelle ne constitue plus, pour une partie de ses citoyens, un monde dans lequel ils peuvent se reconnaître ?

Nous répondons souvent en rappelant les principes républicains que sont la Liberté, l’Egalité et la Fraternité. Comme si leur proclamation devait suffire à leur donner une existence en acte. Mais une liberté que l’on ne peut exercer, une égalité dont on ne fait pas l’expérience, une fraternité que l’on ne rencontre jamais ne risquent-elles pas de devenir des mots auxquels on demande de croire ? La République ne manque peut-être pas de valeurs. Elle manque de situations dans lesquelles ces valeurs deviennent effectivement vivables. Cette contradiction prend une force particulière dans une société où chacun est de plus en plus invité à devenir l’entrepreneur de sa propre existence. Réussir, s’adapter, être performant, se rendre employable, faire les bons choix n’est-ce pas là une rengaine familière de la rationalité néo-libérale. La responsabilité individuelle semble devoir répondre de tout. Mais comment demander à chacun de devenir l’auteur de sa vie lorsque les conditions dans lesquelles il peut agir lui échappent largement ?

Voilà peut-être l’une des contradictions de notre temps. Nous proclamons l’émancipation tout en organisant plutôt l’adaptation. Nous célébrons l’autonomie tout en réduisant les possibilités de transformer les règles du jeu. Nous demandons aux citoyens d’adhérer à un monde commun sans toujours leur permettre de contribuer à ce qu’il devient. Et si nous redoutions, au fond, les conséquences de l’émancipation que nous proclamons ? Un sujet qui s’émancipe ne devient pas seulement plus autonome dans le cadre qu’on lui propose. Il peut aussi contester ce cadre et contribuer à le transformer. Dès lors, quelle place accordons-nous, dans nos organisations, dans l’éducation et dans la formation professionnelle, à cette possibilité ? Voulons-nous permettre aux personnes de se former ou seulement les rendre capables de mieux répondre à ce que nous attendons d’elles, en les réduisant à de simples ressources ?

La question n’est donc plus seulement de savoir pourquoi certains ne se reconnaissent plus dans la République. Elle est aussi de savoir ce que nous avons fait de la République pour que cette reconnaissance devienne si difficile. Pourquoi certaines promesses républicaines peinent-elles à devenir des expériences vécues ? Encore faut-il ne pas transformer cette interrogation en nouvelle accusation. Ni les émeutiers, ni les institutions, ni le néolibéralisme ne peuvent tenir lieu, à eux seuls, d’explication universelle. Ce serait remplacer une caricature par une autre. Le véritable enjeu est ailleurs. Il s’agit d’apprendre à poser le problème autrement. J’appelle apprenance cet engagement à ne pas seulement chercher des réponses dans ce que nous savons déjà, mais à accepter que le réel transforme les questions que nous nous posons. Elle prend corps par un concernement, qui ne se réduit pas simplement à être touché, perturbé, inquiet ou indigné, mais incarne ce qui nous arrive, ce à quoi nous sommes confrontés, et met aussi en jeu notre propre manière d’habiter le monde.

Pour celui qui porte un éthos républicain, l’épreuve est considérable. Il ne peut plus se contenter de défendre un idéal dont il se considère le dépositaire. Il lui faut accepter que cet idéal soit mis au travail par l’expérience de ceux qui ne le vivent pas comme lui. C’est ici que pourrait naître une riposte créative. Non pas riposter aux émeutes par un discours de plus en s’enfermant dans des stratégies défensives. Non pas inventer une nouvelle méthode de persuasion sous couvert de leadership pour obtenir l’adhésion. Mais sortir des oppositions qui nous condamnent à répéter les mêmes réponses.

La philosophie de Hegel nous aide à nommer cette exigence car un universel qui demeure extérieur aux existences particulières reste abstrait. Il ne devient concret qu’à travers les médiations qui donnent à la liberté une réalité vécue. La République ne devient pas universelle parce qu’elle parle au nom de tous. Elle le devient dans la mesure où chacun peut effectivement prendre part au monde qu’elle institue. Ne pas exiger d’abord que les autres se reconnaissent dans le monde que nous leur présentons, mais nous demander avec eux ce qui pourrait le rendre habitable, c’est peut-être cela, aujourd’hui, habiter la République. Il ne s’agit pas de renoncer à l’Universel républicain. Il s’agit de cesser de croire que nous le possédons et qu’il s’imposerait de lui-même. Cette prétention à maîtriser le comportement d’autrui par le seul énoncé du prescrit, rappelle ce que Friedberg désigne comme « l’hubris des dirigeants ». La conviction d’agir au nom de tous ne nous dispense jamais d’interroger ce que vivent ceux au nom desquels nous prétendons agir.

Dès lors, une question s’adresse à tous ceux qui exercent une responsabilité politique : suffit-il de demander aux citoyens de respecter les règles du monde commun sans leur permettre de participer à sa transformation ? Reconnaître cette exigence ne signifie ni céder à la violence ni renoncer à l’autorité. Cela suppose une autorité capable d’entendre ce que le réel oppose à ses certitudes, de mettre ses propres réponses à l’épreuve et de rendre possibles d’autres manières d’agir ensemble. La question n’est donc pas de savoir comment former les citoyens à s’adapter à la République telle qu’elle est, mais comment leur permettre de se former en participant à ce qu’elle peut devenir. On ne forme pas les citoyens comme on façonne les membres d’une société conforme à un modèle. On peut, en revanche, créer les conditions dans lesquelles ils se forment, deviennent auteurs de leur existence et contribuent, avec d’autres, à transformer le monde commun.

C’est précisément pourquoi il importe d’ouvrir, comme nous y invite Yves Schwartz, des espaces de débat sur les normes, où celles et ceux qui vivent les situations puissent aussi participer à la définition des règles qui les organisent. C’est là que peuvent prendre forme des pratiques véritablement démocratiques, qui ne réduisent pas les citoyens à être les destinataires de décisions prises en leur nom, mais leur reconnaissent la capacité de contribuer à la construction du monde commun.

La République n’est pas seulement un héritage à transmettre. Elle est un monde dont il faut rendre possible la transformation par ceux qui l’habitent. Et si la fidélité à l’idéal républicain se mesurait finalement à notre capacité de permettre à d’autres d’en devenir les auteurs, sans prétendre en rester les maîtres ? 

Bernard Alix

 enseignant et philosophe clinicien

https://nouvellerevuepolitique.fr/bernard-alix-et-si-le-probleme-netait-pas-ceux-qui-ne-croient-plus-en-la-republique/ 

 

Le passé ne peut pas tenir lieu d'avenir

L’histoire mérite mieux que ceux qui exploitent la rancœur. Je suis né en Algérie, sur les Hauts-Plateaux de Sétif, et je n’ai aucune raison de détourner le regard des pages sombres de notre histoire commune. Le 17 octobre 1961 en fait partie. Ce jour doit être étudié, transmis, assumé, mais je refuse que ce drame devienne une monnaie électorale, une blessure entretenue à dessein, un instrument entre les mains de ceux qui n’ont rien à offrir à la jeunesse, sinon la répétition sans fin des griefs du passé.

Le régime algérien a fait de la mémoire de la colonisation l’un de ses principaux arguments pour se légitimer. Faute de perspectives crédibles, il entretient le ressentiment et transforme l’histoire en procès permanent. En France, La France insoumise suit une autre route vers un but comparable : assigner les citoyens à leurs origines, cultiver les appartenances, fragmenter la communauté nationale à des fins politiques. Dans les deux cas, l’identité devient une frontière, alors que la citoyenneté devrait ouvrir un horizon commun.

La prise de position de David Lisnard sur le 17 octobre 1961 doit être replacée dans ce débat. La vraie question n’est pas de savoir qui saura le mieux convoquer les blessures de l’histoire. Elle est de savoir qui empêchera qu’elles deviennent des instruments de division. Reconnaître les faits historiques n’oblige pas à céder à leur instrumentalisation politique.

Le présent, lui, ne nous attend pas. Précarité, déclassement, services publics qui se dégradent, défiance envers les institutions, tout cela nourrit une colère réelle. Les pillages et les destructions de commerces y ajoutent une injustice de plus, celle qui fait payer aux honnêtes gens les conséquences d’un désordre qu’ils n’ont pas créé. Derrière chaque vitrine brisée, il y a des travailleurs, des familles, parfois une vie entière d’efforts réduite à néant. Aucune explication sociale n’effacera la responsabilité de ceux qui choisissent la violence.

Emmanuel Macron ne peut pas davantage se dérober à son bilan. Après des années au pouvoir, la confiance publique s’est affaiblie, les fractures persistent et l’État donne le sentiment d’être impuissant. C’est un lourd passif. Les déclarations solennelles ne convainquent plus ceux qui estiment que leurs difficultés ne sont ni comprises ni prises en charge. La fonction présidentielle exige plus que des discours : des résultats, une vision, la capacité de rassembler.

Je suis Français par choix et attaché à mes origines algériennes. Je n’ai jamais admis que cette double histoire m’enferme dans une fidélité communautaire ou m’interdise de penser librement. Mon attachement à la France repose précisément sur cette possibilité ― être un citoyen à part entière, juger les pouvoirs, interroger le passé, défendre un universalisme qui ne demande à personne de renoncer à sa dignité, mais refuse de réduire chacun à ses origines.

La mémoire est indispensable quand elle éclaire. Elle devient stérile quand elle dispense les gouvernants de répondre de leurs échecs. Nous devons la vérité historique à ceux qui ont souffert. Nous devons aussi aux générations qui viennent un avenir qui ne soit pas prisonnier de leurs blessures.

Une nation ne se relève pas en administrant indéfiniment ses rancœurs. Elle se relève en donnant à ses citoyens des raisons de croire à un destin commun. C’est à cette exigence qu’il faut confronter les responsables politiques, bien plus qu’à leur talent pour réveiller les fantômes du passé afin de repousser les réponses qu’exige le présent.


 

Kamel Bencheikh est un écrivain et intellectuel franco-algérien dont le parcours mêle engagement, réflexion politique et passion pour la langue française. Après une vingtaine d’années en Algérie, puis un long ancrage en France, il s’est imposé comme une voix universaliste, attachée à la laïcité, à l’émancipation individuelle et à l’exigence républicaine. Auteur entre autres de L’Islamisme ou la crucifixion de l’Occident (éditions Frantz Fanon), chroniqueur

 https://nouvellerevuepolitique.fr/le-passe-ne-peut-pas-tenir-lieu-davenir/

 

 

octobre 24, 2026

L’Union européenne face à son miroir soviétique : L’idéologie contre la puissance

,

L’Europe au bord du gouffre ? Après les émeutes en France, en Italie et ailleurs, le spectre de l’effondrement… 

Après la journée de violences du 17 octobre en France, les émeutes de Milan et les manifestations qui secouent plusieurs pays européens, une question s’impose : le Vieux Continent traverse-t-il une crise passagère ou une véritable décomposition historique ? Désindustrialisation, dépendances énergétiques, tensions migratoires, fractures sociales et impuissance stratégique : les symptômes s’accumulent alors que Washington, Pékin et Moscou redessinent les rapports de force mondiaux. L’Union européenne, elle, paraît parfois davantage préoccupée par la réglementation de ses citoyens que par sa propre survie politique. Le parallèle avec l’URSS finissante est évidemment imparfait. Mais il rappelle une vérité que les dirigeants européens auraient tort d’oublier : les ensembles politiques ne disparaissent pas seulement sous les coups de leurs ennemis. Ils peuvent aussi s’effondrer de l’intérieur, lorsque leurs peuples cessent de croire en eux.

 

Du 17 octobre aux émeutes de Milan : L’Europe découvre ses fractures intérieures

Le 17 octobre 2026 restera comme une journée particulièrement révélatrice de la crise française. Des centaines de milliers de manifestants, pour l’immense majorité pacifiques, ont exprimé à juste titre une colère sociale réelle, née de la vie chère, de la dégradation des services publics et du sentiment d’abandon d’une partie de la population. Or cette mobilisation a également été marquée par des pillages, des razzias, des incendies, des attaques contre les forces de l’ordre et des bâtiments publics.

Des violences auxquelles ont surtout participé des militants de l’extrême gauche radicale, excités et exaltés par Mélenchon et ses sbires de LFI, et souvent issus d’une petite bourgeoisie qui aime tant dénoncer le capitalisme qu’elle semble éprouver un plaisir particulier à en saccager les vitrines, ainsi que des jeunes venus de quartiers populaires, animés d’une hostilité et d’une haine féroce envers la France et ses institutions. Mais ne confondons pas révolte de la misère et pillage d’opportunité. Là où, en Iran par exemple, certaines émeutes ces derniers mois ont conduit des manifestants à s’en prendre à des commerces alimentaires, les pillards qui repartent avec des vêtements de luxe et des iPhone dernier cri ne semblent pas exactement préoccupés par le prix de la baguette, de l’essence ou de l’électricité… À croire que, pour certains révolutionnaires du samedi, la lutte contre les inégalités consiste surtout à faire leurs courses de Noël avant l’heure, sans avoir à passer par la caisse !

À Limoges, l’hôtel de ville a été incendié. À Marseille, la mairie a été envahie et saccagée. Toutes les villes, grandes ou moyennes, ont été touchées. Plus de 1 000 policiers ont été blessés selon les premiers bilans. Comme l’a montré notre récent décryptage dans Le Diplomate, derrière les images, qui ont choqué le monde, d’une France qui brûle se dessine surtout la crise d’autorité d’un État, totalement dépassé et déconnecté, qui peine désormais à anticiper les désordres qu’il prétend maîtriser.

Et le phénomène dépasse nos frontières. À Milan, les violences ont conduit le gouvernement Meloni à annoncer le déploiement de 500 militaires supplémentaires. Le Portugal connaît des mobilisations sur le logement, l’Albanie des protestations contre la corruption et les conditions de vie. Ces événements ont des causes différentes ; les confondre dans une insurrection européenne unique serait historiquement et bien évidemment absurde. Mais leur simultanéité révèle un malaise plus profond, celui de sociétés où la confiance envers les institutions s’érode dangereusement.

Les catastrophes historiques ne sont pas toujours conduites par un grand stratège. Elles résultent parfois de milliers de décisions médiocres, de mauvaises anticipations et de réactions en chaîne. L’effondrement d’un État ne commence pas nécessairement par une défaite militaire. Il peut survenir lorsque celui-ci devient incapable d’assurer simultanément la sécurité, le fonctionnement de ses infrastructures et la cohésion de sa population. Et il faut reconnaître à nos dirigeants européens un talent assez exceptionnel : ils semblent capables de transformer chaque problème qu’ils prétendent résoudre en une nouvelle crise nécessitant une commission supplémentaire…

Les tensions migratoires et communautaires aggravent ces fragilités lorsqu’elles rencontrent les crises économiques et sociales, le chômage, la ségrégation territoriale et l’affaiblissement de l’autorité publique. Depuis la crise migratoire de 2015, les épisodes de Ceuta, les violences anti-immigration observées au Royaume-Uni ou les tensions espagnoles ont montré combien ces questions pouvaient déstabiliser les sociétés européennes. Par ailleurs, ne l’oublions jamais, l’islamisme politique, les réseaux issus de la mouvance des Frères musulmans, interdits dans de nombreux pays arabes et financés par nos « chers amis » du Qatar et la Turquie d’Erdogan ainsi que le terrorisme jihadiste constituent des défis sécuritaires spécifiques, qu’il est irresponsable de minimiser et bien plus dangereux que les ingérences russes, certes réelles mais trop souvent fantasmées.

Quoi qu’il en soit, le danger tient précisément à la rencontre possible de ces fractures. Une société peut supporter longtemps des difficultés économiques ; elle résiste beaucoup moins bien lorsque la défiance et l’incompétence politique s’ajoutent aux antagonismes communautaires et à la violence de rue. On ne gouverne pas éternellement une poudrière à coups de méthode Coué, de com’ et en distribuant des communiqués de presse de condamnations de principe.

L’Union européenne face à son miroir soviétique : L’idéologie contre la puissance

J’avais déjà développé, dans mon éditorial « Europe : La révolution qui vient — sursaut ou disparition », ce rapprochement volontairement provocateur avec l’Union soviétique agonisante. Il ne s’agit évidemment pas d’assimiler Bruxelles au régime totalitaire soviétique. Mais certaines ressemblances institutionnelles méritent réflexion : bureaucratisation excessive, langage officiel de plus en plus déconnecté du réel et du quotidien, généralisation de la censure, réflexes de centralisation et difficulté croissante à entendre les contestations et les peurs populaires.

L’Union européenne demeure un espace démocratique et prospère à l’échelle mondiale. Mais pour combien de temps ?

En effet, sa gouvernance révèle des faiblesses structurelles que ses propres institutions reconnaissent. Le rapport Draghi a évalué à 750 à 800 milliards d’euros par an les investissements supplémentaires nécessaires pour restaurer sa compétitivité. Eurostat relevait une croissance de seulement 1,2 % sur un an au deuxième trimestre 2026. Pendant ce temps, les industriels européens continuent de subir les normes ubuesques, le coût de l’énergie, la fragmentation des marchés financiers et les retards d’investissement technologique.

La crise énergétique d’octobre, aggravée par les tensions au Moyen-Orient, vient rappeler brutalement que la souveraineté ne se décrète pas. Elle suppose des centrales, des usines, des infrastructures et des ressources disponibles… et surtout d’une stratégie exempte d’idéologie. Or une partie de la caste dirigeante européenne, progressiste et mondialiste, a longtemps semblé considérer que l’on pouvait remplacer une stratégie industrielle par des objectifs réglementaires… ou écologiques. À Bruxelles, certes, on sait parfaitement attacher les bouchons aux bouteilles pour sauver le monde. Pour fabriquer les technologies qui domineront le XXIe siècle, c’est manifestement plus compliqué… Il faut dire qu’entre inventer l’avenir et interdire l’andouille de Guémené ou réglementer la taille des légumes, nos eurocrates ont depuis longtemps choisi leur domaine d’excellence !

De fait, le contraste avec les États-Unis et la Chine devient saisissant et consternant, avouons-le. Washington et Pékin investissent massivement dans l’intelligence artificielle, la robotique, les semi-conducteurs et les technologies spatiales. Selon une étude publiée par le Parlement européen, les investissements privés américains dans l’IA atteignaient 109 milliards de dollars en 2024, contre environ 19 milliards pour l’Europe… Le continent conserve pourtant d’immenses compétences scientifiques et industrielles. Son problème n’est donc pas l’absence de talents, mais la difficulté à les financer, les retenir et transformer leurs découvertes en puissance économique.

La question des libertés numériques illustre également les contradictions européennes. Le Digital Services Act poursuit officiellement des objectifs légitimes de protection des utilisateurs et de lutte contre les contenus illégaux, tout en prévoyant des garanties et des recours. Mais son application soulève aussi des interrogations sur les pouvoirs de censure, de régulation, les risques de retrait excessif de contenus et la place laissée aux médias alternatifs. Pourtant, une démocratie digne de ce nom devrait combattre les infractions sans faire de la contestation politique une anomalie à corriger, non ? À ce rythme, certains finiront par considérer que la liberté d’expression consiste essentiellement à pouvoir applaudir les décisions de Mme von der Leyen, à condition bien sûr de respecter les normes européennes sur les applaudissements !

À Munich, en février 2025, JD Vance avait précisément dénoncé le recul de la liberté d’expression et les choix migratoires des gouvernements européens. Ses propos ont suscité une vive controverse, notamment parce qu’ils évoquaient comme principales menaces pour les Européens, la submersion migratoire, l’islam politique et le wokisme, tout en minimisant, selon ses contradicteurs, le danger russe. Or, que cela plaise ou non, et malgré la chape de plomb idéologique et les cris d’orfraie de l’intelligentsia occidentale, il a pourtant parfaitement raison ! Arrêtons de considérer avec condescendance et mépris les dirigeants de l’administration américaine actuelle comme de simples neuneus et comme essaient de nous le faire croire les médias mainstream. Il y a plus de clowns à Bruxelles qu’à Washington, croyez-moi. Trump et Vance ne sont pas arrivés à la tête de la première puissance mondiale par hasard. Il suffit simplement de comparer le parcours du vice-président américain avec celui des tristes technocrates et de certains dirigeants européens…

Ukraine, Russie, Chine : Le monde se partage sans les Européens

C’est peut-être sur le terrain géopolitique que le déclassement européen apparaît le plus nettement. Depuis l’invasion russe de février 2022, l’Union européenne et ses États membres ont consacré, selon la Commission européenne, 231,5 milliards d’euros au soutien global de l’Ukraine à la mi-octobre 2026. Ce chiffre englobe des formes diverses d’assistance et ne saurait être assimilé à une simple dépense militaire. Mais quel gouffre financier pour un si piètre résultat !

Pour les défenseurs de cette politique, il s’agit de préserver la souveraineté ukrainienne (alors qu’ils se moquent éperdument de celle de leurs propres nations, étonnant non ?) et d’empêcher que la conquête territoriale par la force ne devienne une pratique acceptable voire que l’armée russe (pourtant « la plus nulle du monde » selon certains) déferle sur Berlin et Paris ! Faut-il simplement rappeler à certains de nos grands stratèges de plateaux TV, que les Russes ont mis péniblement plus de quatre ans pour conquérir seulement… 15% du territoire ukrainien !

Soyons sérieux. Ces arguments sont aussi stupides que fallacieux. Mais une autre question, géostratégique celle-là, mérite d’être posée : quel ordre de sécurité européen cherche-t-on réellement à construire au terme de cette guerre ?

La Russie a envahi l’Ukraine et porte peut-être la responsabilité première du déclenchement de cette guerre. Soit. Cela n’interdit nullement d’examiner les erreurs diplomatiques occidentales, les intérêts du complexe militaro-industriel américain ou le coût d’une rupture durable entre l’Europe et Moscou. J’ai consacré plusieurs éditoriaux aux intérêts économiques et stratégiques qui prospèrent sur les conflits prolongés. Et en effet, les marchands de canons et leurs VRP néoconservateurs, qui n’ont aucune considération géopolitique, ont rarement besoin d’une victoire définitive ; une guerre qui dure peut déjà constituer une excellente affaire. Il faut bien que la paix attende son tour : elle présente le regrettable défaut de rapporter beaucoup moins à ceux qui vivent de la guerre…

Depuis des décennies, les réalistes, comme Kissinger, savent qu’une architecture continentale stable ne peut ignorer la Russie, sa profondeur stratégique, ses ressources énergétiques et sa puissance nucléaire. De même que, comme de Gaulle et d’autres le déclaraient, une Europe-puissance n’est possible que de « l’Atlantique à l’Oural » voire pour d’autres « de Brest à Vladivostok », désignant un projet géopolitique d’une grande puissance eurasiatique, une Europe des nations, unie et forte, partenaire de la Russie, de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Au lieu de cela, par idéologie, pour soutenir un pouvoir ukrainien ultra-corrompu et servir certains intérêts financiers fort douteux, la caste européenne hors-sol a créé une grave crise énergétique et un nouvel ennemi pour l’Europe, dont elle n’avait nullement besoin dans le monde actuel… Tout ceci en se privant donc du gaz et des extraordinaires ressources minières et naturelles russes, et en poussant Moscou à se jeter (qui l’a fait à contre-cœur) dans les bras de la Chine ! Quels visionnaires nous avons là ! Avec de tels bergers, nous n’avons même plus besoin de loups ! Et ce n’est pas être pro-Russe de dire cela. C’est au contraire être profondément pro-Français et pro-Européen !

Comble de l’ironie ou de l’absurde, l’actualité vient d’ailleurs de fournir une illustration éloquente de cette marginalisation européenne. Selon des informations publiées le 19 octobre, Vladimir Poutine aurait proposé un sommet avec Donald Trump et Xi Jinping pour discuter de la guerre en Ukraine. Ni la participation américaine ni celle de Pékin n’étaient alors acquises, et l’initiative ne constitue donc pas un nouveau Yalta. Mais son architecture politique est révélatrice : les trois grandes puissances discuteraient du destin stratégique de l’Europe sans que les Européens soient annoncés à la table, ni même l’Ukraine directement concernée… Pathétique !

Le véritable défi européen ne se situe pourtant pas exclusivement à l’Est. Il se trouve surtout au sud, dans une Afrique en pleine transformation démographique, au Moyen-Orient, où les crises se succèdent, et au sein même de nos sociétés, où les fractures économiques et politiques menacent les cohésions nationales. Une politique de sécurité sérieuse doit pouvoir traiter ces menaces simultanément, sans les opposer artificiellement.

Pendant ce temps, la Chine consolide sa puissance industrielle, l’Inde poursuit son ascension et l’économie russe n’est toujours pas à genoux comme nous l’annonçait notre inénarrable Bruno Le Maire… Bien au contraire, la Russie, malgré le coût considérable de sa guerre et les sanctions, conserve d’importantes capacités énergétiques et militaires. Les États-Unis de Trump cherchent à résister au déclin et à préserver leur prééminence face à Pékin, sans que leurs choix, notamment au Moyen-Orient, soient exempts d’erreurs et compromettent le fameux « sursaut » Trump. Quoi qu’il en soit, les grandes puissances agissent selon leurs intérêts. Les dirigeants européens, eux, ne veulent toujours pas définir collectivement les leurs.

Bref, l’Europe aurait pourtant, et c’est cela qui est le plus consternant, un potentiel énorme. Elle ne manque ni d’histoire, ni de richesses, ni de capacités humaines. Elle manque surtout d’une vision politique capable de relier la sécurité intérieure, l’indépendance énergétique, la puissance industrielle et la légitimité démocratique. Le parallèle avec la fin de l’URSS ne doit pas devenir une prophétie facile : les institutions européennes disposent encore de ressources considérables (malheureusement ?). Or l’Histoire est cruelle envers les dirigeants qui prennent la permanence de leurs institutions pour une garantie d’éternité.

Une civilisation ne disparaît pas parce qu’elle cesse de rédiger des règlements. Elle peut disparaître lorsqu’elle ne sait plus pourquoi elle les rédige, ni qui elle prétend protéger.

En attendant, les tristes sires (non élus !) au gouvernail de l’Union européenne multiplient les déclarations martiales à l’égard de Moscou, donnant parfois le sentiment que l’escalade est devenue une politique à part entière, quels qu’en soient les risques. Notre ineffable Emmanuel Macron, le premier, affiche un bellicisme et une fermeté internationale qui contrastent piteusement avec ses difficultés persistantes à maintenir l’ordre sur son propre territoire. À croire qu’il est parfois plus facile de parler de faire la guerre à la Russie que de maîtriser une petite racaille de 14 ans et son pistolet à eau au canal Saint-Martin, à Paris, comme cet été… Alors rétablir la paix dans les rues française face à des dizaines de milliers de pillards, vous pensez bien… !

D’ailleurs, de cette journée du 17 octobre, notre président semble surtout avoir retenu une prétendue « manipulation étrangère de l’information » et la circulation d’« images générées par IA ». Encore un coup des Russes, sans doute ! Non mais jusqu’où il va-t-il descendre ? C’est consternant !

Et pendant ce temps, on l’a dit, les grandes puissances préparent le monde de demain. L’Europe aurait donc intérêt à retrouver rapidement le sens de ses priorités. Malheureusement, nous en sommes encore loin. L’Histoire, contrairement aux sommets européens, ne suspend jamais ses travaux faute de consensus.

« Le poisson pourrit toujours par la tête », disait l’autre. Et finalement, comme je le rappelle souvent, les plus grands dangers qui menacent l’Europe ne sont peut-être pas ceux que j’ai évoqués plus haut. Ni l’immigration massive et incontrôlée, ni l’entrisme islamiste des Frères musulmans, ni le terrorisme jihadiste, ni même les explosions sociales qui se multiplient sur notre continent. Car, aussi graves soient ces menaces, le péril le plus redoutable pourrait bien venir de ceux-là mêmes qui prétendent nous en protéger : nos propres dirigeants !

Roland Lombardi

Roland Lombardi est docteur en Histoire, géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient et des questions de sécurité et de défense. Fondateur et directeur de la publication du Diplomate.

 https://lediplomate.media/edito-europe-bord-gouffre-apres-emeutes/?

 

Divers liens ! 

 

Emeutes banlieusardes et étudiantes, une inversion des valeurs; surtout n'abandonnez pas vos enfants à la propagande !


A) -  N’abandonnez pas vos enfants à la propagande !

B) -  Violences policières versus violences anti-policières : Gilets jaunes, émeutes banlieusardes et étudiantes, une inversion des valeurs ?

C) -  La Guerre civile qui vient, ou l’inconduite barbare du mouvement lycéen.

D) -  Les lycéens, petits dindons de la farce égalitaire

E) -  17 octobre : le Grand soir des Tartuffes

F) -  Quand la France brûle, vient le temps des boucs émissaires

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/emeutes-banlieusardes-et-etudiantes-une.html


Le gauchisme, maladie adolescente...Mais formaté, vous en redemandez à en mourir !


Le gauchisme, maladie adolescente !

1) L’absurdité des postures anticapitalistes

2) L’injuste procès des énergies fossiles

3) Les errements de l’agribashing

4) Un anti-occidentalisme pathologique

5) Ma tribune contre la gauche et l’extrême gauche. 

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/09/le-gauchisme-maladie-adolescentemais.html

 

 

Une France pré-révolutionnaire et des bilans....sans fin !


 

La France flirte avec la récession, ses dirigeants avec la médiocrité. Et si 2027 ressemblait davantage à 1789 qu’à une élection ordinaire ?

La campagne présidentielle n’est pas à la hauteur. Sans doute le serait-elle si notre pays était bien portant, comme dans les années 1960 ou 1970. Or, ce n’est pas le cas, il s’en faut. À une ou deux exceptions près, nous n’avons droit, pour l’heure, qu’à des boniments de boutiquiers ou de braillards du monde d’hier.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/09/une-france-pre-revolutionnaire-et-des.html

 

Une Europe indépendante signifie que Washington ne fera plus la loi.


Washington devra s’habituer à une politique internationale transformée, où il n’est plus le centre de l’univers.

L'OTAN continue de se préparer à un avenir sans les États-Unis, du moins sans eux en tant que membre dominant de l'alliance. « Les Européens compensent déjà ce que les États-Unis ne peuvent plus garantir », a expliqué le secrétaire général Mark Rutte.

https://universite-liberte.blogspot.com/2026/08/une-europe-independante-signifie-que.html 

 

Les intellectuels ou la gauche pédo bobo caviar anticapitaliste !


A) - Pourquoi tant d’intellectuels sont-ils de gauche ?

B) - Le rôle des intellectuels et des intellectuels libertariens anti-intellectuels - Hans-Hermann Hoppe

C) - Les intellectuel(le)s "Epsteiniens" de France: "Apprenons l'amour à nos enfants".Pas de l'amour, de la pédophilie, pédocriminalité !

D) - La bataille intellectuelle contre le marxisme a été remportée il y a plus d’un siècle.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/08/les-intellectuels-ou-la-gauche-bobo.html

 

Pour une famine, un néo-communisme; bonjour France, nous y rentrons....


Sommaire:

A) - L'Asharshylyq, la « grande famine »

B) - Holodomor

C) - Communisme 

D) - Le Livre noir du communisme

E) - Alexandre Soljenitsyne

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/08/pour-une-famine-un-neo-communisme.html

  

Identitaires de gauche et l’islamisme radical - Consanguinité - Islam/République !

 Sommaire:

A) -  Identitaires de gauche et l’islamisme radical

B) - Consanguinité

C) - Trois mots, trois mondes : ce que le Parlement français ne sait pas dire de l'islamisme

D) - L'islam et les valeurs de la République

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/identitaires-de-gauche-et-lislamisme.html 

 

Ce néo-communisme qui flirte en France, pour ne pas dire en Occident ! "Le marché a besoin d’un État fort"


Ce néo-communisme qui flirte en France 

« Oui, la France est en train de glisser vers un communisme mou » 

Vous attribuez tous nos maux au néolibéralisme, bouc émissaire pour politiciens discrédités, ceux de la gauche ou de la droite souverainistes, notamment. Autant vous dire que je n’ai rien, bien au contraire, contre le dirigisme bien tenu, à la de Gaulle, qui a redressé la France. Si elle est tombée si bas aujourd’hui, c’est parce que l’État-nounou est devenu obèse, hors de contrôle. Il n’est plus la solution, mais le problème.

Un communisme mou sans goulag

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/ce-neo-communisme-qui-flirte-en-france.html

 

 

Quelle Pigasserie en Mélenchonie ! Un néo-communisme de connivence capitalistique....

Mathieu Pigasse, un milliardaire mode Soros

Présidentielle 2027: le milliardaire Mathieu Pigasse invité à l’université d’été de La France insoumise

 Chez les Insoumis, les milliardaires sont plus souvent dénoncés qu’invités. Pourtant, l’un d’entre eux sera bien présent aux prochaines universités d’été de LFI. Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et fondateur du groupe Combat, doit s’entretenir avec Manuel Bompard lors de l’événement. Une rencontre qui peut sembler paradoxale lorsque l’on se souvient que le coordinateur de LFI déclarait, en janvier 2023, sur le plateau de Franceinfo, qu’« être milliardaire en France aujourd’hui, c’est immoral ».

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/quelle-pigasserie-en-melenchonie-un-neo.html

 

L'État, Règne de la Magie Noire - Des sacrifices humains et autres superstitions modernes - Faré (Jean françois Rideau)  

Une sombre conclusion
 
À moins que vous n'ayez visité mon site ouèbe récemment, et voyiez par conséquent où je veux en venir [2] vous êtes probablement interloqués par le titre de mon essai: « L'État, Règne de la Magie Noire, Des sacrifices humains et autres superstitions modernes ». Vous vous demandez: « est-ce que ce mec est une sorte d'allumé? Va-t-il nous raconter que l'État n'est pas notre véritable ennemi, mais qu'il n'est que la manifestation visible de forces du Mal cachées dans l'ombre qui dominent notre monde à travers la magie noire ? » Eh bien, oui, je suis un allumé et oui ce sera plus ou moins ma conclusion. Mais je parie qu'avant d'avoir terminé la lecture de cet article, vous aussi serez allumé et brûlerez du même feu que moi. En fait, si vous êtes en train de lire cette page, c'est sans doute déjà le cas, quand bien même vous ne vous en êtes pas encore rendu compte. Pour vous convaincre, il me suffira de faire jaillir une lumière nouvelle sur ce Mal dont les manifestations ne vous sont que par trop familières 

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/09/letat-regne-de-la-magie-noire-des.html

 

 

Le marché des états; aussi comprendre l'Etat !

Sommaire:

A) -  Le XXIe siècle transforme les contribuables fortunés en agents économiques mobiles. 

B) -  Comprendre l'État 

Le XXIe siècle transforme les contribuables fortunés en agents économiques mobiles. 

Et de plus en plus d’États l’ont compris ((pas la France, bien sûr: ).  À côté de ça, la France ne rêve que d'une chose : contaminer l'Europe puis la planète entière avec son enfer fiscal déficitaire.)

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/le-marche-des-etats.html

 

 

La France vue de l'étranger ! US; Canada; UK, Suisse; etc....

France, une vision de l'étranger !

  La France entame une période politique cruciale, l’élection présidentielle devant désigner le successeur d’Emmanuel Macron devant se tenir dans six mois. Marine Le Pen, figure du parti d’extrême droite Rassemblement National, fait figure de favorite dans cette course. Marine Le Pen a pris pour cible Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise (extrême gauche) et également candidat à l’élection présidentielle, l’accusant d’avoir attisé les troubles survenus samedi. Elle a déclaré : « Des revendications sociales légitimes ont, une fois de plus, été prises en otage par l’extrême gauche. » Sur le réseau social X, Jean-Luc Mélenchon a répliqué en saluant ce qu’il a qualifié de scènes « joyeuses » de manifestations pacifiques. Il a dénoncé les tactiques policières, affirmant que certaines personnes avaient été, sans nécessité, aspergées de gaz au poivre ou visées par des gaz lacrymogènes.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/la-france-vue-de-letranger.html

  

L’extrême gauche dans l'histoire, Black-Blocs, Casseurs.....Nombreux liens en interne

Le spectre de 1789

« L’extrême gauche menace de constituer un État dans l’État » : l’analyse d’un historien après les émeutes

 C’est surtout propre à notre époque et cela fait plus de vingt ans que ça dure. Certes, nous avons une tradition de l’insurrection politique pour renverser un régime : dans ce cas, l’idéologie est le ferment de la révolte. Mais ce à quoi nous assistons aujourd’hui est un déferlement de violence s’apparentant plus à de la sauvagerie qu’à un mouvement révolutionnaire. Nous avons basculé dans l’ère de l’impunité où c’est notre classe politique qui a peur qu’il y ait un seul mort ou ne serait-ce qu’une bavure causée par les forces de l’ordre. Les casseurs, eux, ne craignent ni la justice ni la police ni personne. En ce sens, nos dirigeants sont des faibles doublés de lâches, ce qu’était Louis XVI quand il renonçait à employer la force. Nous payons cette histoire deux fois.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/lextreme-gauche-dans-lhistoire-nombreux.html

  

France/Monde: Armées, Prospective, Stratégie, Ukraine, énergie, Démographie/Immigration...? Que la déconstruction de « l’ordre du monde » s’accélère !


Que nous apprend la guerre en Ukraine ? Que la déconstruction de « l’ordre du monde » s’accélère ! 

La guerre en Ukraine témoigne de l’accélération de la déconstruction du monde. À l’affrontement ancien entre les Etats-Unis et la Russie, s’ajoutent une guerre économique et une guerre de l’énergie. De nouveaux acteurs montent en force, comme la Chine, l’Iran et la Turquie.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/francemonde-armees-prospective.html

 

 

Le Mélenchonisme LFIste: Une France champ de bataille idéologique où, déjà, se joue l’avenir du libéralisme occidental.

Sommaire:

A) - Jean-Luc Mélenchon

B) - Jean-Luc Mélenchon vient de nous offrir un concentré assez pur de ce que peut produire une pensée économique quand elle n'a jamais eu à gérer une entreprise, un budget ou une chaîne de production.

C) - Jean-Luc Mélenchon ne gagnera pas l'élection présidentielle, il le sait 

D) - Mélenchon à Saint-Denis : un meeting paradoxal

E) - Le tiers-mondisme français et LFI

F) - LFI : Le vrai danger !

G) - Le programme ? On s'en fiche, qui s'en soucis !

H) - La collusion mortelle. 

I) - Mélenchon : deux nuances de vert et de rouge

J) -  Dividendes: Les élus LFI ne comprennent décidément rien à l'économie de marché 

K) -Alerte aux décoloniaux : Jean-Luc Mélenchon face au piège qu’il s’est lui-même tendu

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/le-melenchonisme-lfiste-une-france.html

 

 

David Zini, directeur du Shin Bet à Paris...Sécurité du sang !

RENSEIGNEMENT – Émeutes du 17 octobre : Macron donne des leçons à Israël, mais Paris reçoit le patron du Shin Bet ! 

Alors que la France peine à retrouver son calme après les violences du 17 octobre 2026, une visite aussi discrète que révélatrice vient rappeler les contradictions de sa diplomatie. Le 20 octobre, David Zini, directeur du Shin Bet, le puissant service israélien de sécurité intérieure, s’est rendu à Paris pour rencontrer de hauts responsables de la DGSI et de la DGSE. Au programme, selon les médias israéliens : terrorisme, radicalisation islamiste et coopération sécuritaire. Un déplacement prévu bien avant les émeutes, mais dont le calendrier prend une dimension particulièrement symbolique. Car tandis qu’Emmanuel Macron multiplie les critiques envers Israël, reconnaît un État palestinien et restreint la participation des industriels israéliens aux salons français de défense, les professionnels du renseignement poursuivent leur coopération. Une leçon de Realpolitik : la diplomatie peut s’offrir le luxe des postures. La sécurité nationale, beaucoup moins.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/david-zini-directeur-du-shin-bet.html

 

 

Powered By Blogger