août 13, 2026

Les six mécanismes distincts, à l'encontre de la souveraineté familiale

Sommaire:

A) - Les six nœuds coulants : comment l’interventionnisme étouffe la volonté de procréation de la famille

B) - Il est temps de mettre à jour les cerveaux français.

 

 


 

A) - Les six nœuds coulants : comment l’interventionnisme étouffe la volonté de procréation de la famille

Alors que le taux de natalité diminue aux États-Unis et dans d’autres pays industrialisés, nous constatons que l’intervention du gouvernement dans l’économie et la vie familiale est l’une des principales raisons de cette situation. 

Félix Yang

Le taux de fécondité total nécessaire au renouvellement de la population est de 2,1. En moyenne, sur la période 2020-2024, ce taux s'établit à 0,78 pour la Corée du Sud, 0,89 pour Taïwan et 0,79 pour Hong Kong. La démographie dominante continue de considérer ces chiffres comme des anomalies culturelles, alors qu'il s'agit en réalité des résultats ultimes d'une expérience séculaire d'interventionnisme administratif. 

L'explication classique met en cause le coût du logement, l'évolution des valeurs ou la charge que représente l'éducation des enfants dans une économie moderne. Toutefois, lorsqu'on examine la question sous l'angle de la praxéologie — la logique déductive de l'action humaine —, cette explication inverse le rapport de causalité. 

La procréation constitue, au fond, un investissement à long terme : un acteur rationnel accepte une faible préférence temporelle et consacre deux décennies de capital et de travail à un rendement qui ne se concrétise qu'au fil des générations. Ce calcul repose entièrement sur un environnement institutionnel stable, garantissant le lien entre le sacrifice consenti et la récompense attendue. L'interventionnisme moderne — ce mécanisme d'auto-renforcement identifié par Mises, où les effets secondaires d'une intervention servent de prétexte à la suivante — a rompu ce lien par le biais de six mécanismes distincts. 

 Le premier est l'inflation liée aux monnaies fiduciaires.  

Depuis la création de la Réserve fédérale en 1913, le dollar a perdu plus de 96 % de son pouvoir d'achat. La fonction traditionnelle de la monnaie comme réserve de valeur dans le temps a cédé la place à une simple reconnaissance de dette bureaucratique, conçue pour se déprécier. Une famille ne peut rationnellement investir vingt ans de capital dans un enfant si la monnaie dans laquelle ce capital est libellé subit une dévaluation insidieuse année après année. 

Le second mécanisme est la socialisation de la prise en charge du grand âge.  

Les systèmes de retraite par répartition s'apparentent, selon leur propre logique actuarielle, à des systèmes de Ponzi intergénérationnels : ils n'accumulent aucun actif réel et dépendent entièrement de l'arrivée de nouveaux cotisants pour honorer les engagements existants. Les administrateurs de la Sécurité sociale américaine prévoient que le fonds de réserve OASI épuisera ses ressources d'ici 2033 ; à ce stade, le montant des prestations chutera automatiquement à 77 % des sommes promises. Dès lors que la prise en charge de la vieillesse dépend de la solvabilité politique d'un fonds mutualisé plutôt que du nombre ou de la qualité des enfants élevés, l'éducation des enfants perd sa justification économique en tant que contrat intergénérationnel.

Le troisième point concerne le monopole médical.  

Les systèmes d'autorisation administrative et de contrôle des prix substituent le rationnement par l'attente au rationnement par les prix dans le secteur de la santé ; la pénurie demeure, elle change simplement de nom. Au Canada, le délai médian entre l'orientation vers un spécialiste et le traitement dépasse désormais trente semaines — la durée la plus longue jamais enregistrée par le Fraser Institute en trente-trois ans de suivi ; on estime que 24 000 Canadiens sont décédés l'an dernier alors qu'ils attendaient toujours un traitement qui leur avait été promis gratuitement. Lorsque la survie elle-même devient tributaire d'une liste d'attente bureaucratique, la planification familiale relève davantage d'un acte de foi que d'un calcul rationnel. 

Le quatrième point est la nationalisation de l'éducation.  

Avant l'instauration de l'école publique obligatoire, l'enseignement privé et communautaire avait déjà permis à environ 85 à 90 % de la population de Grande-Bretagne et des États-Unis de maîtriser la lecture et l'écriture en anglais. L'école obligatoire n'a pas été introduite pour remédier à une défaillance du marché ; les architectes prussiens de ce système affirmaient ouvertement que son but était de soumettre la volonté individuelle aux besoins de l'État. Les systèmes modernes d'éducation publique — dépourvus de tout mécanisme de prix ou de discipline liée au profit et à la perte — tendent vers la médiocrité, contraignant les familles à se tourner vers un second marché, celui de l'enseignement privé, simplement pour préserver la compétitivité de leurs enfants. La théorie des flux de richesse du démographe John Caldwell démontre que la fécondité s'effondre précisément lorsque le sens du transfert de richesse intergénérationnelle s'inverse : on passe d'une situation où les enfants soutiennent leurs parents à une autre où les parents subventionnent indéfiniment leurs enfants, un basculement provoqué avant tout par la généralisation de l'école obligatoire. 

 Le cinquième point concerne la perte de souveraineté en matière de logement. 

Les réglementations de zonage et d'aménagement du territoire créent une pénurie artificielle, transférant la richesse des jeunes familles vers les propriétaires déjà installés, au nom de la protection des communautés contre les externalités. Une expérience naturelle comparant deux villes américaines illustre parfaitement ce point. Houston a rejeté le zonage par référendum populaire à trois reprises — en 1948, 1962 et 1993 ; son ratio prix/loyer mensuel (prix de vente divisé par le loyer mensuel) avoisine 108, et son indice de fécondité se maintient à 1,98. À l'inverse, San Francisco — ville soumise à une réglementation stricte en vertu du *California Environmental Quality Act* — affiche un ratio prix/loyer supérieur à 360 et un taux de fécondité de 1,49. Même les résultats relativement favorables de Houston restent inférieurs au seuil de renouvellement des générations, car la liberté en matière de logement ne suffit pas, à elle seule, à compenser les cinq autres contraintes qui pèsent au niveau fédéral. 

Le sixième point concerne les mesures d'allègement administratif.  

Lorsque l’État nationalise une fonction qui relevait autrefois d’un contrat d’entraide communautaire fondé sur des savoirs locaux, il ne supprime pas la pauvreté ; il engendre une classe administrative qui s’auto-perpétue et a tout intérêt à gérer la pauvreté plutôt qu’à y mettre fin, tout en favorisant une sélection adverse bien documentée. Aux États-Unis, l’octroi d’aides sociales conditionnées au maintien du célibat joue un rôle direct dans ce phénomène. Selon les travaux de Thomas Sowell, la proportion de familles monoparentales au sein de la population noire américaine est passée d’environ 22 % à 67 % entre 1960 et 1985. 

 Ces six mécanismes se renforcent mutuellement plutôt que d’agir de manière isolée, refermant ainsi un piège systémique qui affecte quatre dimensions de la souveraineté familiale : financière, physique, temporelle et spirituelle. Rome a mené la même expérience il y a deux mille ans.

Une politique sociale fondée sur le « pain et les jeux », l’avilissement de la monnaie — passant d’un denier d’argent quasi pur à un disque contenant à peine 5 % de métal précieux — et la mainmise administrative sur la classe des petits propriétaires terriens ont abouti, en quatre siècles, à la même issue fatale : l’abandon d’enfants attesté par les papyrus de l’Égypte romaine et une métropole d’un million d’habitants réduite à quelque 100 000 résidents au VIe siècle. 

La conclusion ne consiste pas à réclamer des subventions mieux conçues.  

Toute subvention n’est que le prolongement de cette même logique interventionniste qui a provoqué l’effondrement initial. Chacun de ces six « nœuds coulants » fut, en son temps, présenté aux familles comme un marché : cédez une part de votre souveraineté, et l’État vous garantira en échange la sécurité. 

 Les mots de Benjamin Franklin — repris plus tard par Hayek dans *La Route de la servitude* — mettaient en lumière l’aboutissement inéluctable de ce genre de transaction : ceux qui sont prêts à sacrifier leur liberté pour un peu de sécurité temporaire ne méritent ni la liberté ni la sécurité. La famille a accepté ce marché à six reprises, pour ne récolter qu’une baisse de la natalité : la sécurité promise n’a jamais été assurée, et la liberté a disparu. 

 La seule voie pour inverser la tendance réside dans le rétablissement de la propriété privée et de la souveraineté de la famille sur ses décisions financières, matérielles et intergénérationnelles.

Felix Yang

Felix Yang est l'auteur de *Why the Cradle Stands Empty: How Interventionism Strangles Fertility*, ouvrage qui développe une argumentation praxéologique contre l'interventionnisme — et contre l'offensive que celui-ci mène, via six mécanismes distincts, à l'encontre de la souveraineté familiale.

https://mises.org/mises-wire/six-nooses-how-interventionism-strangling-familys-will-reproduce 

 

B) - Il est temps de mettre à jour les cerveaux français.  

Obsédés par la comparaison avec les États-Unis, les Français ne se rendent pas compte de deux choses essentielles :




-Nous avions le même niveau de vie que les Américains en 1996. Aujourd’hui, ils sont deux fois plus riches que nous. L’État le plus pauvre des USA, le Mississippi, a un PIB par habitant plus élevé que la France.

-Non, les Américains ne voient pas tous leurs revenus partir en frais médicaux, frais scolaires et autres assurances. Non, notre système de protection sociale ne compense pas l’écart. Non, les gens ne meurent pas du cancer dans les rues de New York. Après prise en compte de toutes ces dépenses, le revenu disponible pour la consommation des ménages est 50% plus élevé aux USA qu’en France.

C’est simple, depuis 30 ans nous avons arrêté de croître. Alors que les USA ont un rythme moyen de 2,45% par an. En une génération, cela créé un écart tel que nous sommes quasiment devenus un continent sous-développé aux yeux des Américains.

Les Mileistes Français

 

 

août 11, 2026

Complot libéral - Illibéralisme rouge !

Complot libéral

Le discours antilibéral se réfère régulièrement à un supposé « complot libéral » ou « complot ultralibéral » qui dirigerait le monde et aurait pour objectif la destruction des « acquis sociaux » des travailleurs[1].

Cette désignation d'un ennemi inexistant permet aux antilibéraux de s'imaginer un ennemi contre lequel se battre, tout en reflétant la méconnaissance de concepts essentiels de la doctrine libérale tel l'ordre spontané. Ce complotisme est indissociable des doctrines collectivistes : à chaque fois que le socialisme échoue, c'est que les libéraux complotent. 


 

Illustrations

Lors de la directive Bolkenstein ou du référendum sur le traité européen de 2004, certains ont brocardé un soi-disant « complot libéral » voire « ultra-libéral » mené « contre les peuples » depuis Bruxelles. Ainsi, pour l'écrivain et journaliste Stéphane Denis, dans cette vision des choses, « l’Europe est le foyer d’un complot libéral »[2]. Plus généralement, selon le rédacteur en chef des Échos, les opposants aux réformes en France « restent persuadés qu'un grand complot libéral les menace »[3]. Des auteurs marqués à l'extrême gauche comme la militante altermondialiste canadienne Naomi Klein soutiennent quant à eux, au prix d'une déformation des idées d'auteurs comme Milton Friedman, que le libéralisme a besoin de chocs traumatisants sur la population pour être imposé contre son gré, et que les libéraux chercheraient guerres et conflits pour assurer leur domination. Théorie largement discréditée par les faits : bien loin de diminuer, le rôle de l'État s'accroît avec les crises et les guerres, y compris la guerre en Irak.

Chez les catholiques traditionalistes, dans la lignée de l'opposition catholique au libéralisme au XIXe siècle, un auteur comme Mgr Lefebvre voit un « complot libéral de Satan contre l’Église et la papauté »[4]. Des pamphlets comme Le libéralisme est un péché de Don Félix Sarda y Salvany (préfacé par Mgr Lefebvre) dénoncent davantage la franc-maçonnerie, la libre-pensée, l'athéisme, le rationalisme, le principe de souveraineté de l'individu, etc. que le libéralisme politique à proprement parler, car les gouvernements libéraux « peuvent être parfaitement et intégralement catholiques [...] s'ils reconnaissent comme base du droit public la suprématie morale de l'Église »...

Dans le milieu éducatif, habituellement très politisé, la baisse du niveau des élèves et tous les problèmes de l'Éducation nationale sont mis sur le compte, non pas de l'État et de l'administration publique, mais du néolibéralisme qui chercherait à transformer l'école en entreprise (voir par exemple J.-P. Brighelli, La fabrique du crétin).

On constate au final une entente entre extrême gauche et extrême droite pour critiquer le libéralisme. Ces deux collectivismes et constructivismes sont des protectionnismes étatistes et nationalistes, visant à l’assujettissement de l'individu sous la férule de l’État-Nation, et donc nient la liberté et la responsabilité des personnes.

Pour d'autres enfin, ce serait la Société du Mont-Pèlerin qui tirerait les ficelles dans les coulisses pour imposer le libéralisme. Un syndicat suisse la décrivait ainsi comme (sic) « une secte occulte de la mondialisation ultra-libérale [...] infiltrant la pensée unique auprès d'un maximum de chercheurs, penseurs, universitaires »[5]. Cette affirmation ne résiste pas à l'analyse : la Société du Mont-Pèlerin est une simple société de pensée, un lieu d'échanges et de débats. Le relatif secret de ce qui s'y dit exactement suffit cependant à nourrir les fantasmes les plus fous, malgré la publication de nombreuses contributions d'auteurs devant la Société et des études détaillées. En outre, si l'on imagine un instant la possibilité d'un complot, la très longue durée pendant laquelle les idées de la Société du Mont-Pèlerin ont été marginalisées montre bien l'inefficacité totale de ce supposé complot. Et peut-on sérieusement croire que Karl Popper et Ludwig von Mises ou Jacques Rueff, aux idées si différentes, puissent s'allier dans un complot secret démoniaque ?

La variante plus récente de ce complotisme antilibéral voit dans l'Atlas Economic Research Foundation la maison mère de la machination libérale visant à dominer le monde[6]. Illustration de la qualité toute relative de l'analyse, l'article confond l'IREF, un think tank libéral, et un autre IREF, réseau européen de la franchise.

Analyses du conspirationnisme


Ce genre de complots a été qualifié de « fantasme » par l'économiste Serge Schweitzer[7], tandis que le journaliste Jean Quatremer de Libération rend responsable des associations comme Acrimed de cette idée de complot[8].

Alain Wolfelsperger, professeur à Sciences Po Paris, voit plus généralement dans l'antilibéralisme une vision paranoïde qui procède de la théorie du complot[9]. Wolfelsperger qualifie d'« inusable et typiquement paranoïde » la mise en cause du libéralisme et de la démocratie libérale dans ce qui serait pour certains antilibéraux une « omnimarchandisation » du monde. L'économiste français Pierre Cahuc regrette pour sa part que « le complot libéral et anglo-saxon surdétermine toute prise de position », empêchant toute réflexion[10].

Quant à Naomi Klein, l'essayiste suédois Johan Norberg montre la déformation des faits orchestrée par l'auteur pour faire croire à des « catastrophes fabriquées de toutes pièces et appelées à consolider les pouvoirs et les réformes impopulaires ». Prenant l'exemple chinois, il écrit : « par exemple, Klein allègue que la répression de la Place Tiananmen a été destinée à écraser l'opposition aux réformes pro-marchés, quand en fait elle a ralenti la libéralisation pendant des années ».

Murray Rothbard distingue deux types de théories du complot[11] : les théories superficielles, qui cherchent les bénéficiaires directs des actions incriminées (à qui profite le crime ?), et les théories profondes, fondées sur le soupçon et la paranoïa, qui cherchent d'abord qui tire les ficelles et qui s'alimentent d'elles-mêmes par des analyses fouillées et la découverte incessante de preuves (syndrome du vrai croyant).

Le conspirationnisme extrême

Poussée à l'extrême, la thèse du complot libéral rejoint un certain nombre de théories complotistes très en vogue sur Internet, bien qu'elles aient toujours existé auparavant. Ces théories expliquent toutes, à leur façon, que le monde est dominé par une cryptocratie, une petite élite de riches (the Cabal, the powers that be, etc.) :

  • la franc-maçonnerie, après avoir été accusée d'avoir favorisé au XVIIIe siècle les idées libérales et combattu la monarchie, puis promu les idées républicaines et la laïcité au cours des siècles suivants, reste soupçonnée, par son secret, d'alimenter la connivence entre le monde politique et le monde des affaires ;
  • les « Illuminati », organisation contrôlant prétendument les affaires du monde au travers des gouvernements et des grandes multinationales, visant à l'établissement d'un Nouvel ordre mondial ;
  • les diverses thèses liées à l'antisémitisme, théories du complot juif ou du complot sioniste, par exemple les « Protocoles des Sages de Sion », plan de conquête du monde établi par les Juifs et les francs-maçons ;
  • le groupe Bilderberg, élément supposé d'une conspiration mondiale visant à instaurer un gouvernement mondial dirigé par les États-Unis ;
  • la Commission Trilatérale, partisane d'une doctrine mondialiste, auquel certains attribuent l'orchestration de la mondialisation économique ;
  • de la même façon, le CFR (Council on Foreign Relations) serait contrôlé par un groupe de personnes issues de sociétés secrètes d'étudiants des universités Yale et Harvard, il œuvrerait à la formation d'un gouvernement mondial ;
  • impliquant à la fois la finance, la politique et la franc-maçonnerie, la Synarchie serait une élite mondiale agissant dans le secret pour imposer ses vues ;
  • en liaison possible avec ces groupes secrets, il y a plusieurs théories exposant l'influence supposée des Nazis après-guerre, tant d'un point de vue scientifique que financier (par exemple Joseph P. Farrell) ;
  • en ufologie, la principale thèse conspirationniste est celle du Majestic 12, ou MJ-12, groupe secret supposément établi en 1947 par Harry Truman, après l'incident de Roswell ; ce groupe aurait secrètement mené pour son propre bénéfice privé une rétro-ingénierie de la technologie extraterrestre, il garderait ses découvertes secrètes (ou à la disposition uniquement de l'armée US)[12] ; ces découvertes seraient tellement avancées qu'elles ne pourraient être divulguées de crainte d'une rupture civilisationnelle, elles doivent donc rester aux mains d'une élite compartimentée (breakaway civilization) ;
  • à la fois les Jésuites (ou les chevaliers de Malte) et des hominidés non sapiens (de type Homo Capensis, communément surnommés coneheads) sont mis en cause par une whistleblower de la World Bank, Karen Hudes, qui explique que d'énormes stocks d'or seraient délibérément soustraits de la circulation depuis des décennies par une élite cachée au Vatican. La Fed, la BRI, le FMI et d'autres entités internationales fausseraient les marchés et endetteraient délibérément les pays.

Plusieurs de ces théories du complot sont parfois défendues par des personnalités de premier plan, par exemple Paul T. Hellyer, ancien ministre de la Défense canadien, les soutient dans son livre The Money Mafia - A World in Crisis (2014), un mélange détonnant entre Bilderberg, Trilatérale, extraterrestres, etc. Il affirme que la mondialisation est un complot pour éliminer la classe moyenne au profit des multinationales.

On peut également rattacher à une forme de conspirationnisme les thèses modernes sur ce que Peter Dale Scott appelle « supramonde » ou « État profond » : un cercle informel et non hiérarchisé de contacts de haut niveau, souvent personnels, où le pouvoir politique est contrôlé par des gens très riches. En découle la « politique profonde », caractérisée par des événements non expliqués, tels que l'assassinat de Kennedy, le Watergate, les attentats du 11 septembre 2001.

Un autre type de théories du complot, entre économie et science, met en cause certaines sociétés multinationales (voire certains États) qui feraient obstacle par tous les moyens à la diffusion d'inventions révolutionnaires : moteur à eau, énergie libre ou énergie du vide, antigravité, traitements miracles contre le cancer ou le SIDA, etc.

Certaines thèses conspirationnistes ne sont pas nécessairement fausses, mais elles sont improuvables. Elles s'alimentent elles-mêmes sur le marché cognitif par mise en œuvre de divers procédés : méthode hypercritique, renversement de la charge de la preuve, biais de confirmation d'hypothèse, sources non vérifiables, hyper-rationalisation, importance du soupçon. Les différentes théories du complot se confirment entre elles (les unes exploitant ou rejoignant les hypothèses des autres) ou s'opposent entre elles (ainsi une théorie du complot explique que l'homme n'est jamais allé sur la Lune, une autre affirme qu'il y était déjà allé bien avant 1969).

Par ailleurs, même si certaines de ces théories étaient vraies, ce n'est pas du libéralisme qu'elles relèveraient, mais du capitalisme de connivence ou de la corruption.

Qu'est ce qui pousse vraiment à l'adoption de réformes libérales ?

Cette idée d'un complot libéral étant fausse, qu'est ce qui pousse vraiment tant de pays à travers le monde sur la voie de la libéralisation ? Norberg nous fournit la réponse : ces réformes d'inspiration libérale fonctionnent au profit de chacun, à l'opposé des mesures planificatrices qui appauvrissent la situation de tous. Ce qui explique, à rebours du présupposé conspirationniste de Naomi Klein sur la nécessité de complots secrets pour imposer le libéralisme, la popularité de l'économie de marché, qu'elle se manifeste par des sondages[13] ou quand les individus votent avec leurs pieds.

Un fantasme révélateur

Searchtool-80%.png Article connexe : ordre spontané.

Ce fantasme, contemporain ou plus ancien, d'un complot libéral, permet de réaliser la difficulté de certains à saisir la spécificité d'un ordre libéral ou ordre spontané.

De nombreux penseurs ont développé cette notion d'un ordre spontané d'une société fondée sur la liberté, fruit de l'interaction des hommes et non d'un dessein planificateur visible ou invisible (le fameux complot). Parmi ceux-ci, Zhuangzi au IIIe siècle avant J.C., Bernard Mandeville au XVIIIe siècle avec La Fable des abeilles, suivi par les philosophes des Lumières écossaises, David Hume, Adam Ferguson et Adam Smith (avec l'image souvent caricaturée de la main invisible) puis Frédéric Bastiat avec ses Harmonies économiques au début du XIXe siècle, c'est avec Friedrich Hayek qu'il trouve son exposé le plus complet.

Tous insistent sur cet ordre qui naît spontanément, sans dessein mais de la libre interaction entre les individus. Vouloir plaquer dessus un complot est donc une absurdité complète. Absurdité qui a cependant l'avantage pour ses tenants de permettre la désignation d'un bouc émissaire plus facile à combattre.

Complot antilibéral

De même que les antilibéraux affirment l'existence d'un complot libéral, les libertariens pourraient affirmer l'existence d'un complot antilibéral, qui tente de répandre la fiction selon laquelle l'action politique serait utile et indispensable. Ce complot antilibéral repose sur :

  • les médias subventionnés, qui évoquent constamment les réalisations, voire les succès politiques des uns et des autres, droite comme gauche, et attire l'attention sur la politique politicienne plutôt que sur l'échec permanent de l'action politique coercitive ;
  • le corporatisme syndical qui prétend promouvoir les acquis sociaux existants ou futurs ;
  • le capitalisme de connivence, qui prétend que l'intérêt du pays passe par les grandes entreprises et grandes banques, qui à ce titre doivent bénéficier de privilèges, du protectionnisme ou d'un planisme étatique.

Informations complémentaires

Notes et références

  • Jean Quatremer le résume ainsi : « Travailleur, sache qu'un complot ultralibéral dirigé de Bruxelles est en cours afin de te dépouiller de tes droits les plus élémentaires »

  • L’argent à gauche, Le Figaro, 11 mai 2004

  • « Pour une pédagogie de la réforme », Les Échos, 1er novembre 2004

  • Selon le titre d’un chapitre du livre de Mgr Lefebvre, Ils l’ont découronné, ed. Fideliter, 1987.

  • « À Genève, l'extrême gauche hurle au complot face à une candidature libérale », Le Temps, 15 septembre 2005

  • "Le réseau libertarien et ultraconservateur américain qui veut imposer ses idées en France", Observatoire des Multinationales, 22 mai 2024

  • « Fantasmes du complot libéral en France », Serge Schweitzer, sur le site de Liberté chérie

  • Jean Quatremer, « La théorie du complot », 13 mars 2006

  • L'ultra-antilibéralisme, Alain Wolfelsperger

  • Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, Pour que la discussion soit constructive, encore faut-il sortir de l'idéologie, avril 2006

  • Selon B.K. Marcus dans "Radio Free Rothbard," Journal of Libertarian Studies, Vol 20, No 2. (SPRING 2006): pp 17–51.

  • Voir un exemple typique de théorie du complot mêlant toutes les organisations secrètes mentionnées précédemment : (en)The Cabal: A global plutocratic "elite" exerting global domination.

    1. Norberg écrit ainsi : « Une étude 2007 prouve qu'il y a une majorité dans 41 des 46 pays sondés qui pensent que la plupart des personnes vivent plus aisément dans une économie de marché. »

    Bibliographie

    Voir aussi

     


    Le complot libéral

    Les pourfendeurs de la pensée unique ne se rendent-ils pas compte qu’ils sont précisément les agents et les promoteurs de ladite pensée unique ? Qu'ils soient chroniqueurs, humoristes, journalistes, politologues, experts officiels, ils sont partout, sur tous les plateaux de télévision, sur les ondes radios et distillent en permanence la pensée convenue et conformiste qui consiste à réciter tous les couplets de l’antilibéralisme. Se croyant originaux et impertinents, ils se conforment en fait tous au même moule. Ils croient dépasser les bornes et jouent à merveille le rôle de gardien de la pensée conforme. Car le conformiste est anti-libéral.


    Dans le milieu académique, c’est encore plus flagrant. Il existe notamment un débat récurrent consistant à dénoncer la formalisation outrancière de la science économique en y voyant le signe de l’hégémonie de la «pensée ultra-libérale». C’est un des traits singuliers de la pensée conformiste que de voir un « complot libéral » partout, notamment camouflé dans les équations des modèles macroéconomiques. Les mathématiques seraient le cheval de troie du grand satan libéral.
    Pourtant, le besoin de mesure, de formalisation et d’abstraction de la science économique est en grande partie le résultat de la volonté de planification et d’expérimentation de politiques économiques et de réglementations. Pour prévoir et évaluer les rentrées fiscales liées à l’adoption d’un nouvel impôt, encore faut-il disposer d’un modèle macroéconomique fondé sur des hypothèses très précises. Ceux qui modélisent ont toujours la prétention, pour ne pas dire la vanité, de contrôler les phénomènes économiques et sociaux. Et ils iront jusqu’à s’en prendre aux individus réels si ces derniers ne se comportent pas comme leurs équations l’auraient prévu. Voyez comment le pouvoir politique s’en prend aux restaurateurs qui n’ont pas joué le jeu de la répercussion de la baisse de la TVA dans le prix des menus parce que les modèles avaient sans doute prévu un tel effet. Mais un chercheur ne construit pas un modèle en fonction des résultats qu’il désire ; il se doit de formaliser une réalité qui lui est extérieure et qui échappe à sa volonté.

    Tout le programme de recherche actuel de la «nouvelle micro-économie» est d’établir qu’il n'est pas optimal de laisser des individus libres de prendre des décisions en fonction de leurs intérêts privés. Et toute la formalisation est orientée en ce sens. Un chercheur qui tenterait de prendre une direction opposée ne trouverait plus de financement ni de laboratoire d’accueil.
    Pourtant, nous sommes à la limite du scientisme car l’intention est contenue dans les hypothèses : exit la main invisible. D’ailleurs, pour le prix Nobel Joseph Stiglitz, si elle est invisible cette fameuse main, c’est probablement qu’elle n’existe pas ! Si les physiciens raisonnaient ainsi, alors les ondes ou les trous noirs n’existeraient pas.
    Les manuels modernes d’économie présentent « les défaillances du marché » comme des postulats que l’on ne saurait remettre en question, et qui rendent l’action publique autant indispensable que providentielle. Car c’est bien connu que l’action publique n’est frappée d’aucune de ces défaillances inhérentes à l’action privée… Et l’économiste qui prendrait le risque de prétendre le contraire ne peut plus prétendre faire carrière.

    La «nouvelle théorie du commerce international s'inscrit dans cet élan similaire pour démontrer que l’on ne saurait faire confiance au libre-échange pour obtenir des échanges internationaux harmonieux. Il n’aura en effet échappé à personne que les négociations collectives organisées sous l’égide de l’O.M.C., qui voient s’affronter les corporatismes nationaux au risque de dégénérer en guerre économique larvée, constituent un modèle d’harmonie internationale. Rappelons que l’OMC est issue d’une transformation du G.A.T.T. Mais les missions du GATT étaient claires : il s’agissait d’abaisser les tarifs douaniers - ce qui a été accompli essentiellement dans l’industrie - en vue de fluidifier le commerce international. L’OMC prétend « réguler » le commerce entre les nations en imposant des normes qualitatives (environnementales, sociales, sanitaires) qui font ressurgir les tentations protectionnistes. Mais la définition de pareilles normes est bien plus problématique et leur généralisation est perçue par les pays moins avancés comme un protectionnisme déguisé mis en œuvre par les pays développés.

    Pareillement, la «nouvelle économie du travail» montre que le chômage n’est pas le résultat d’entrave au libre fonctionnement du marché. Les théoriciens ont alors inventé le concept de «chômage d’équilibre» selon lequel le chômage résulte du jeu des décisions d’agents rationnels. Il en découle qu’il n’est pas « optimal » pour la collectivité de laisser des individus rationnels s’entendre autour d’un contrat de travail librement négocié en vertu de ces imperfections concurrentielles qui aboutissent à générer du chômage structurel. Là aussi, les négociations collectives encadrées par les partenaires sociaux – qui n’ont qu’un seul leitmotiv : la grève générale - constituent sans doute un modèle qui nous permet d’éviter ce chômage imputable aux forces du marché et il n’aura échappé à personne que le « dialogue social » à la française est un modèle d’harmonie collective. Enfin, la «nouvelle théorie de la croissance» repose sur des modèles dynamiques dits de « croissance endogène » qui font de l’Etat un «planificateur bienveillant» indispensable à la régulation d’ensemble.

    Ces quelques exemples montrent que, loin d’assister à une hégémonie de la pensée libérale dans les milieux académiques, c’est à un retour en force des conceptions interventionnistes – relookées sous le vernis de fondements microéconomiques savants et de bons sentiments – que nous assistons depuis plus de 25 ans. Et les derniers prix Nobel d’économie (Stiglitz, Krugman, Williamson et Ostrom) confirment cette tendance lourde. Dans ce contexte, il est pour le moins cocasse de parler de libéralisme triomphant. Le libéralisme recule - et ses ennemis s’en réjouissent - sans doute parce que les hommes ne sont plus à la hauteur des valeurs exigeantes qu’il implique. Les « idiots utiles » nous racontent que le capitalisme n’obéit à aucune valeur ni morale. En fait, l’économie ne fonctionne plus quand les hommes oublient les valeurs qu’une économie de liberté et de responsabilité implique.
     
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    Le fantasme du complot libéral


    Les pourfendeurs de la pensée unique ne se rendent-ils pas compte qu'ils sont précisément les agents et les promoteurs de ladite pensée unique ? Qu'ils soient chroniqueurs, humoristes, journalistes, politologues, experts officiels, ils sont partout, sur tous les plateaux de télévision, sur les ondes radios et distillent en permanence la pensée convenue et conformiste qui consiste à réciter tous les couplets de l'antilibéralisme. Se croyant originaux et impertinents, ils se conforment en fait tous au même moule. Ils croient dépasser les bornes et jouent à merveille le rôle de gardien de la pensée conforme. Car le conformiste est antilibéral.

    Dans le milieu académique, c'est encore plus flagrant. Il existe notamment un débat récurrent consistant à dénoncer la formalisation outrancière de la science économique en y voyant le signe de l'hégémonie de la "pensée ultralibérale". C'est un des traits singuliers de la pensée conformiste que de voir un " complot libéral " partout, notamment camouflé dans les équations des modèles macroéconomiques.

    Les mathématiques seraient le cheval de Troie du grand satan libéral. Pourtant, le besoin de mesure, de formalisation et d'abstraction de la science économique est en grande partie le résultat de la volonté de planification et d'expérimentation de politiques économiques et de réglementations.
    Pour prévoir et évaluer les rentrées fiscales liées à l'adoption d'un nouvel impôt, encore faut-il disposer d'un modèle macroéconomique fondé sur des hypothèses très précises. Ceux qui modélisent ont toujours la prétention, pour ne pas dire la vanité, de contrôler les phénomènes économiques et sociaux. Et ils iront jusqu'à s'en prendre aux individus réels si ces derniers ne se comportent pas comme leurs équations l'auraient prévu.
    Voyez comment le pouvoir politique s'en prend aux restaurateurs qui n'ont pas joué le jeu de la répercussion de la baisse de la TVA dans le prix des menus parce que les modèles avaient sans doute prévu un tel effet.

    Quand un acteur de l'économie ne se comporte pas comme les équations l'avaient prévu, ne faut-il pas revoir les équations plutôt que de contraindre les acteurs ? Un chercheur ne construit pas un modèle en fonction des résultats qu'il désire ; il se doit de formaliser une réalité qui lui est extérieure et qui échappe à sa volonté.

    Tout le programme de recherche actuel de la "nouvelle micro-économie" est d'établir qu'il n'est pas optimal de laisser des individus libres de prendre des décisions en fonction de leurs intérêts privés. Et toute la formalisation est orientée en ce sens. Un chercheur qui tenterait de prendre une direction opposée ne trouverait plus de financement ni de laboratoire d'accueil. Pourtant, nous sommes à la limite du scientisme car l'intention est contenue dans les hypothèses : exit la main invisible. D'ailleurs, pour le prix Nobel Joseph Stiglitz, si elle est invisible cette fameuse main, c'est probablement qu'elle n'existe pas ! Si les physiciens raisonnaient ainsi, alors les ondes ou les trous noirs n'existeraient pas. Les manuels modernes d'économie présentent " les défaillances du marché " comme des postulats que l'on ne saurait remettre en question, et qui rendent l'action publique autant indispensable que providentielle. Car c'est bien connu que l'action publique n'est frappée d'aucune de ces défaillances inhérentes à l'action privée… Et l'économiste qui prendrait le risque de prétendre le contraire ne peut plus prétendre faire carrière.

    La "nouvelle théorie du commerce international s'inscrit dans cet élan similaire pour démontrer que l'on ne saurait faire confiance au libre-échange pour obtenir des échanges internationaux harmonieux. Il n'aura en effet échappé à personne que les négociations collectives organisées sous l'égide de l'O.M.C., qui voient s'affronter les corporatismes nationaux au risque de dégénérer en guerre économique larvée, constituent un modèle d'harmonie internationale.
    Rappelons que l'OMC est issue d'une transformation du G.A.T.T. Mais les missions du GATT étaient claires : il s'agissait d'abaisser les tarifs douaniers - ce qui a été accompli essentiellement dans l'industrie - en vue de fluidifier le commerce international. L'OMC prétend " réguler " le commerce entre les nations en imposant des normes qualitatives (environnementales, sociales, sanitaires) qui font ressurgir les tentations protectionnistes. Mais la définition de pareilles normes est bien plus problématique et leur généralisation est perçue par les pays moins avancés comme un protectionnisme déguisé mis en œuvre par les pays développés.

    Pareillement, la "nouvelle économie du travail" montre que le chômage n'est pas le résultat d'entrave au libre fonctionnement du marché. Les théoriciens ont alors inventé le concept de "chômage d'équilibre" selon lequel le chômage résulte du jeu des décisions d'agents rationnels. Il en découle qu'il n'est pas " optimal " pour la collectivité de laisser des individus rationnels s'entendre autour d'un contrat de travail librement négocié en vertu de ces imperfections concurrentielles qui aboutissent à générer du chômage structurel. Là aussi, les négociations collectives encadrées par les partenaires sociaux - qui n'ont qu'un seul leitmotiv : la grève générale - constituent sans doute un modèle qui nous permet d'éviter ce chômage imputable aux forces du marché et il n'aura échappé à personne que le " dialogue social " à la française est un modèle d'harmonie collective.

    Enfin, la "nouvelle théorie de la croissance" repose sur des modèles dynamiques dits de " croissance endogène " qui font de l'Etat un "planificateur bienveillant" indispensable à la régulation d'ensemble. Ces quelques exemples montrent que, loin d'assister à une hégémonie de la pensée libérale dans les milieux académiques, c'est à un retour en force des conceptions interventionnistes - relookées sous le vernis de fondements microéconomiques savants et de bons sentiments - que nous assistons depuis plus de 25 ans. Et les derniers prix Nobel d'économie (Stiglitz, Krugman, Williamson et Ostrom) confirment cette tendance lourde. Dans ce contexte, il est pour le moins cocasse de parler de libéralisme triomphant. Le libéralisme recule - et ses ennemis s'en réjouissent - sans doute parce que les hommes ne sont plus à la hauteur des valeurs exigeantes qu'il implique. Les " idiots utiles " nous racontent que le capitalisme n'obéit à aucune valeur ni morale. En fait, l'économie ne fonctionne plus quand les hommes oublient les valeurs hautement morales qu'une économie de liberté et de responsabilité implique.

     

    Jean-Louis Caccomo, Perpignan, le 28 octobre 2009

    http://libertariens.chez.com/fantasme.htm



     

     

    Vaccination: Entre nécessité; Mais formatage comme essai de masse et mercantilisme, nonobstant FAKE NEWS A) !

    Sommaire:

    A) - PARENTS : VOICI CE QUI EST INJECTÉ DANS LE CORPS DE VOTRE ENFANT AU COURS DES 6 PREMIÈRES ANNÉES DE SA VIE - Attention au fake news relayé

    B) - Vaccination

    C) - Lien en direct: Obligation de vaccination et conséquences alliées aux silences complices des autorités ! (Une revue systématique des constatations d'autopsie lors de décès survenus après la vaccination contre la COVID-19 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/obligation-de-vaccination-et.html )

    D) - Lien en direct: Vaccin Efluelda: Santé politique ou santé médicale confirmée ? (Vaccin Efluelda : big pharma et le gouvernement, une alliance toxique pour la santé publique ? https://universite-liberte.blogspot.com/2025/10/vaccin-efluelda-sante-politique-ou.html )

    E) -  Lien en direct: Avec beaucoup de censure en France, le mensonge covid se craquèle : la vérité éclate peu à peu ( En médecine, il existe un principe sacré, gravé dans le marbre depuis l’Antiquité : Primum non nocere – « D’abord, ne pas nuire ». C’est le serment d’Hippocrate, le fondement éthique de toute pratique médicale. https://universite-liberte.blogspot.com/2025/09/avec-beaucoup-de-censure-en-france-le.html )

    F) - Représentation du progrès humain

     



    A) - PARENTS : VOICI CE QUI EST INJECTÉ DANS LE CORPS DE VOTRE ENFANT AU COURS DES 6 PREMIÈRES ANNÉES DE SA VIE - Attention au fake news relayé ici

    Difficulté entre le vrai et le faux, un mixe des deux....

    Si vous suivez l’intégralité du calendrier vaccinal de l’enfance, votre bébé reçoit tout cela — des quantités cumulées injectées directement dans son sang :


    • 17 500 mcg de 2-phénoxyéthanol (antigel)  
    • 5 700 mcg d’aluminium (neurotoxique)  
    • Quantités inconnues de sérum sanguin de veau fœtal (sang de vache avortée)  
    • 801,6 mcg de formaldéhyde (cancérogène, agent d’embaumement)  
    • 23 250 mcg de gélatine (carcasse animale broyée)  
    • 500 mcg d’albumine humaine (sang humain)  
    • 760 mcg de glutamate monosodique (provoque obésité et diabète)  
    • Quantités inconnues de cellules MRC-5 (bébés humains avortés)  
    • Plus de 10 mcg de néomycine (antibiotique)  
    • Plus de 0,075 mcg de polymyxine B (antibiotique)  
    • Plus de 560 mcg de polysorbate 80 (cancérogène)  
    • 116 mcg de chlorure de potassium (utilisé dans une injection létale)  
    • 188 mcg de phosphate de potassium (agent engrais liquide)  
    • 260 mcg de bicarbonate de sodium (bicarbonate de soude)  
    • 70 mcg de borate de sodium (Borax, utilisé pour le contrôle des cafards)  
    • 54 100 mcg de chlorure de sodium (sel de table)  
    • Quantités inconnues de citrate de sodium (additif alimentaire)  
    • Quantités inconnues d’hydroxyde de sodium (Danger ! Corrosif)  
    • 2 800 mcg de phosphate de sodium (toxique pour tout organisme)  
    • Quantités inconnues de phosphate de sodium monobasique monohydraté (toxique pour tout organisme)  
    • 32 000 mcg de sorbitol (Ne pas injecter)  
    • 0,6 mcg de streptomycine (antibiotique)  
    • Plus de 40 000 mcg de sucrose (sucre de canne)  
    • 35 000 mcg de protéine de levure (champignon)  
    • 5 000 mcg d’urée (déchet métabolique de l’urine humaine)  
    • Autres résidus chimiques


    Ce n’est pas de la spéculation.  
    Cela est documenté dans le livre du Dr Todd M. Elsner :  


    « Ce que les entreprises pharmaceutiques ne veulent pas que vous sachiez sur les vaccins. »


    Le cerveau en développement de votre enfant, son système immunitaire et ses organes sont inondés de cette soupe chimique avant même qu’il ne puisse parler.


    Voici la seule question qui compte :
     
    Autoriseriez-vous jamais cela à être injecté dans votre enfant si vous saviez ce qu’il contient vraiment ?
    Protégez-les. Remettez tout en question. Dites NON aux injections. 

    Bea Trice



    B) - Vaccination

    La vaccination est une technique de prévention de maladies infectieuses par le renforcement du système immunitaire de type mithridatisation : en mettant en contact un organisme avec un agent infectieux atténué ou inactivé le système immunitaire est stimulé et prêt à produire des anti-corps adaptés. L'origine du terme provient de la vaccine qui est une maladie de la vache qui fut utilisée pour produire les premiers vaccins contre la variole.  

    Obligation de vaccination : opinion des libéraux

    La position des libéraux sur l'obligation de vaccination n'est pas unique.

    • Pour certains[1], il est impensable d'imposer à quelqu'un une telle pratique invasive : chacun dispose de son corps comme il veut, et doit pouvoir décider lui-même quels risques il encourt (risque de la maladie ou de la vaccination).
    • Pour d'autres, le phénomène de contagion peut justifier l'obligation de la vaccination : pour certaines maladies, le malade est ignorant de son état et du risque qu'il peut faire courir à d'autres personnes. Le principe de non-agression peut donc être évoqué pour justifier cette obligation. L'altruisme apparent de la vaccination doit cependant être relativisé : pendant des décennies, en France, les trois seuls vaccins obligatoires étaient le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite (vaccin DTP) ; or, le premier n’est pas contagieux, et pour les deux autres, la vaccination n'empêche pas pour autant d'être porteur sain (et donc de pouvoir contaminer autrui). La contamination n'est pas une agression, sauf si elle résulte d'une action volontaire.

    Le problème est complexe, car de nombreux facteurs entrent en jeu et sont souvent très contrastés selon les maladies et les vaccins :

    • Les modalités de transmission : le sida est très peu contagieux relativement à la grippe.
    • Les risques des maladies : la rage est une maladie 100 % mortelle et la variole (aujourd'hui éradiquée) avec un taux de létalité proche de 30 % ne sont pas comparables avec la varicelle dont le taux de létalité est de 30 sur 100 000 pour les adultes (il est notoirement plus faible pour les enfants où le taux est de 1 à 1,5 pour 100 000).
    • Les risques du vaccin : les premiers vaccins anti-varioliques pouvaient avoir des taux de létalité de 1 à 2 %
    • L'efficacité du vaccin : elle peut être très variable entre une efficacité quasi absolue dans le cas de la poliomyélite, statistique dans le cas des vaccins anti-grippes (plusieurs souches sont choisies en fonction des années), partielle dans le cas du vaccin contre la tuberculose (qui ne protège que partiellement contre une forme particulière de la maladie).

    Étude de cas : la vaccination obligatoire en Angleterre (XIXᵉ siècle)

    • . Double stratégie argumentative des anti-vaccinationnistes. Face aux Vaccination Acts (1853, 1867)[2], les opposants déploient deux lignes complémentaires[3]. D’un côté, un registre scientifique et médical : ils contestent l’efficacité et la sûreté des pratiques de l’époque, en s’appuyant sur des recueils de cas, des statistiques et des monographies polémiques (par ex. William White, The Story of a Great Delusion, 1885[4] ; plus tard Joseph P. Swan, "The Vaccination Problem", 1936). De l’autre, un registre de principe : l’obligation légale viole la liberté des parents et inaugure une « tyrannie médicale », si bien qu’une politique juste devrait convaincre sans contraindre. Cette articulation s’inscrit dans un contexte historique clair : l’Acte de 1853 rend la vaccination infantile obligatoire et sanctionne les parents défaillants, l’Acte de 1867 étend et durcit l’obligation, suscitant ligues et pétitions d’ampleur[5].
    • . La logique binaire appliquée à la coercition sanitaire. Les porte-parole anti-obligation formulent une règle simple, reprise par Carl Watner pour illustrer la « logique de l’anarchie »[6] : si la vaccination est bonne, son adoption volontaire suffit, l’obligation est superflue ; si elle est mauvaise, contraindre est illégitime[7], en distinguant l’évaluation empirique d’un procédé et le jugement moral sur la contrainte. Watner généralise le raisonnement : la coercition n’est jamais un argument probant et son usage trahit une faiblesse de la thèse défendue.
    • . Enseignement méthodologique du cas. De cette controverse victorienne ressort une leçon transposable : la validité d’une politique publique ne se prouve pas par la force. Plus une mesure est robuste empiriquement et comprise par le public, moins l’obligation est nécessaire ; inversement, recourir d’emblée à la compulsion affaiblit la confiance et renforce la contestation. Les débats de 1853–1907 en Angleterre (période de pics de mobilisation, exemptions et réformes) illustrent ce principe, que Watner rattache à un biais épistémologique contre la violence : la charge de la preuve incombe à qui veut restreindre la liberté, non à qui souhaite s’en tenir au consentement.

    Informations complémentaires

    Bibliographie

    • 2004, Nadja Durbach, "Bodily Matters: The Anti-Vaccination Movement in England, 1853–1907", Duke university Press
    • 2013, A. M. Buttenheim, D. A. Asch, "Making vaccine refusal less of a free-ride. Human Vaccines & Immunotherapeutics", Vol 9, n°12, pp2674–2675
    • 2016, K. Browne, "The measles and free-riders: California’s mandatory vaccination law", Cambridge Quarterly of Healthcare Ethics, Vol 25, n°3, pp472–478
    • 2019, C. N. McKillop, et al., "Do traditional economic theories of free-riding behavior explain spatial clustering of HPV vaccine uptake?", SSM - Population Health, Vol 8, n°100421
    • 2020, A. Giubilini, "An argument for compulsory vaccination: The taxation analogy", Journal of Applied Philosophy, Vol 37, n°3, pp446–466
    • 2021, E. Bradley, M. Navin, "Vaccine refusal is not free-riding", Erasmus Journal for Philosophy and Economics, Vol 14, n°1, pp167–181

    Notes et références

  • A. Wayne Elsten, 1960, "Mass immunization", The Freeman, August, Vol 10, n°8, pp30-34

  • Michael Fitzpatrick, 2005, commentaire du livre de Nadja Durbach, "The Anti-Vaccination Movement in England, 1853-1907", Journal of the Royal Society of Medecine, Aug, Vol 98, n°8, pp384–385

  • S. Williamson, 1984, "One hundred years ago: Anti-Vaccination Leagues", Archives of Disease in Childhood, Vol 59, pp1195–1196

  • « L'histoire d'une grande illusion en une série de chapitres factuels » de William White est une analyse critique des implications historiques et sociétales de la vaccination, écrite à la fin du XIXe siècle. Le texte examine les croyances sociétales entourant la vaccination et retrace ses origines, en se concentrant plus particulièrement sur la figure controversée d'Edward Jenner et les pratiques entourant l'inoculation.

  • Victorian Health Reform. How did the Victorians view compulsory vaccination?, texte sur le site britannique du National Archices

  • Carl Watner, 1983, "The Logic of Anarchy", The Libertarium Forum, February, p5 [lire en ligne]

    1. White développe cette idée en 1885 dans The Story of a Great Delusion ; Swan la prolonge en 1936 dans The Vaccination Problem

    Citations

    • « Parlé, avec la sage-femme, de la vaccination, qui est, paraît-il, exigée par la loi, car toute liberté décampe. J’exprime fortement, quoique inutilement, mon horreur pour cette ordure, dont l’humanité s’est si bien passée, jusqu’au dernier siècle, et dont l’Angleterre nous gratifia. Le courant moderne est, d’ailleurs, aux inoculations de tout genre. On finira par putréfier les petits enfants de quarante sortes de vaccins. » (Léon Bloy, Le Mendiant ingrat, 1892-1895)
    • « En partie à cause des carences de l’État, l’hostilité à l’égard de la vaccination n’a cessé de grandir. (...) Paradoxalement la France, pays des Lumières, est l’une des rares contrées où l’on maintient des vaccinations obligatoires au point même de menacer d’envoyer en prison les réfractaires, y compris quand il s’agit de vaccins inutiles, comme cela s’est produit avec le fameux DT Polio, chez les enfants de trois mois. » (Didier Raoult, La vérité sur les vaccins, Michel Lafon, 2018)

    Liens externes

    B0.jpg Discussions sur le forum
    Vaccin (for)
    Vaccination contre l'hépatite B (for)




    https://www.wikiberal.org/wiki/Vaccination




     

     

    F) - Représentation du progrès humain


     

    Belle représentation du progrès humain - mais supprimez les produits à ARNm jusqu'à ce qu'ils mûrissent et ne causent plus plus de mal que de bien. À ce stade, ils ne sont PAS considérés comme des vaccins ! La manière dont nous utiliserons l’IA sera un problème majeur à l’avenir…(Garth Watson: Incorrect. Un vaccin est une substance administrée conçue pour stimuler une réponse immunitaire contre un antigène spécifique. Et le vaccin contre la COVID-19 a fait exactement cela.)

    Pourquoi les hystériques du climat sont-ils toujours des abrutis finis qui n'y comprennent absolument rien aux questions scientifiques ? Non, les produits à ARNm et à vecteur viral ne sont PAS des vaccins, ce sont des thérapies géniques et ils NE FONCTIONNENT PAS ! Ils n'empêchent ni l'infection ni la transmission et causent des dégâts considérables ! Vous utilisez la nouvelle définition qu'ils ont modifiée en 2020, précisément pour pallier le fait que les produits anti-COVID à ARNm et à vecteur viral ne répondaient pas aux critères de la véritable définition d'un vaccin !

    Pourquoi devraient-ils modifier la définition du terme « vaccin » si les produits à ARNm et à vecteur viral étaient de véritables vaccins au regard de la définition établie ?


     Ils ont également modifié la définition de l'immunité collective pour qu'elle corresponde à leurs besoins...

    Et ils ont redéfini le terme « anti-vaccin » pour lui donner un sens qui n'a plus aucun rapport avec la définition d'origine ! Des abrutis se sont mis à traiter des EXPERTS EN VACCINATION d'« anti-vaccins » parce qu'ils s'opposaient aux produits à ARNm ou à vecteurs viraux ! Notez que les produits Vector (JJ et AZ) — autrefois défendus par les mêmes abrutis pro-« vaccins » que vous — ont été officiellement retirés du marché en raison de leurs effets indésirables excessifs et souvent mortels ! Les « vaccins » à ARNm sont bien PIRES, mais ils sont maintenus car ils constituent une véritable vache à lait pour Big Pharma ! Après les révélations issues du journal intime de Fauci, ce débat n'a plus lieu d'être.


    La redéfinition de la « vaccination » par les CDC. À noter que nous disposons des e-mails internes dans lesquels ils débattent de la modification de cette définition.

    Garth Watson Nous savons tous que vous n'avez jamais lu un seul article scientifique de votre vie. Voici à quoi ils ressemblent : PREUVE SCIENTIFIQUE selon laquelle les thérapies géniques à ARNm n'offrent pas de protection contre le COVID au-delà de 3 à 6 mois au maximum, moment auquel la signature du pic du virus a muté au point que le système immunitaire ne le reconnaît plus. Un « booster » est exactement le même produit avec une définition mise à jour des pics de virus. Chaque dose supplémentaire de produit à base d'ARNm augmente le risque d'effets indésirables.


     Garth Watson : Il est prouvé que les produits à ARNm n'offrent pas de protection contre la transmission. Par conséquent, tout l'argumentaire justifiant de les rendre obligatoires s'effondre !


     
    Garth Watson, il est ÉVIDENT que tu fais partie de ces abrutis qui ont porté des masques. Ils ne protègent contre AUCUN agent pathogène ! Le simple fait de suggérer qu'ils pourraient le faire est tout bonnement insultant.

    Garth Watson : Cet article canadien, publié avant la pandémie, démontrait déjà très clairement pourquoi ils étaient inutiles. Ils l'ont CENSURÉ en 2020 ! Ce n'est pas une blague : ils l'ont retiré ! 😡

    Garth Watson : Personne ayant la moindre notion du sujet n'a jamais pensé que les masques offraient une protection contre les virus. L'OSHA a explicitement refusé de les classer comme équipements de protection individuelle, soulignant qu'ils ne protègent pas contre les agents infectieux transmissibles par voie aérienne !

    Garth Watson : La vie est plus dure quand on est un idiot.

    Demolition man


    Réponse:

    Garth Watson: Votre point faible réside dans l'affirmation selon laquelle les vaccins à ARNm « ne peuvent être qualifiés de vaccins ». Un vaccin est une préparation biologique administrée pour induire une immunité adaptative spécifique contre un agent pathogène ou une maladie. C'est exactement ce que font les vaccins à ARNm : l'ARNm amène les cellules à produire temporairement un antigène, ce qui déclenche des réponses spécifiques (anticorps et lymphocytes T) dirigées contre cet antigène. Vous pouvez débattre de leur innocuité, de leur efficacité ou de leur rapport bénéfice-risque, mais prétendre qu'il ne s'agit pas de vaccins est tout simplement inexact. Consultez un manuel de référence.
     
     
     

     
     





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