Sommaire:
A) - Prendre la France au sérieux.
B) - Programme de La France Insoumise pour 2027 : quelle place pour la démocratie ?
C) - Programme du Rassemblement National pour 2027 : quelle place pour la démocratie ?
D) - Et les autres candidats et partis à l’élection présidentielle 2027 ?
A) - Prendre la France au sérieux.
En France, la saison des programmes a commencé. On peut s’en réjouir. On a trop connu de campagnes électorales présidentielles avec des programmes bâclés dans les dernières semaines, et des présidents élus sans aucune idée de ce qu’ils devraient accomplir, oubliant immédiatement les rares promesses qu’ils auraient pu faire, pour gérer au jour le jour l’ivresse de leur pouvoir nouveau, éblouis par le protocole, fascinés par les rencontres internationales, et limitant leur exercice du pouvoir interne à des nominations plus ou moins capricieuses.
Ce que j’écris là peut paraître sévère. C’est pourtant ce qui s’est passé : depuis le deuxième mandat de François Mitterrand, aucun président n’a été élu avec l’ambition de conduire des réformes importantes. Aucun n’en a fait. Même si les trois résidents encore vivants peuvent inscrire à leur actif quelques actions significatives, essentiellement dans le domaine social, dans celui des mœurs, de la flexibilité du travail et de la création d’entreprise.
Cependant, aucune transformation majeure n’a touché l’essentiel et le pays en souffre. Certes, la France a encore des atouts immenses qui en font un des pays les plus privilégiés de la planète : une démocratie qui fonctionne, un État de droit presque parfaitement respecté, une laïcité si précieuse en ces temps difficiles, un des niveaux de vie les plus élevés du monde.
Mais, tout cela est en train de se défaire. Nos industries traditionnelles, de l’aviation à l’automobile, du luxe à l’armement, voient venir avec angoisse un tsunami chinois. Nos starts-up ont le plus grand mal à trouver les financements privés dont elles auraient besoin, faute de retraites par capitalisation. Notre système hospitalier est chancelant. Notre agriculture vacille. Notre école décline. La mobilité sociale n’est plus au rendez-vous. Un quart des Français est au bord de la pauvreté. Des centaines de milliers d’enfants sont abandonnés à l’ASE et basculent dans la prostitution. Notre balance des paiements est à peine équilibrée, voire déficitaire ; notre balance commerciale est incertaine, nous importons désormais plus de produits agricoles que nous n’en exportons. Malgré toutes les promesses, le déficit public ne descend pas au-dessous de 5% ; la dette publique atteint les 3500 milliards, soit 115% du PIB et on ne dira jamais assez qu’elle est désormais hors de contrôle.
Non pas que la France puisse être mise en défaut (elle a une capacité à lever l’impôt, et une épargne nationale qui suffisent à rassurer tous les prêteurs), mais parce que le coût du service de la dette va maintenant grignoter toutes les marges de manœuvre.
Vraisemblablement, les élections de 2027 se dérouleront dans le même aveuglement que les précédentes, car j’en reste à une constatation simple : toutes les dépenses publiques paient des salaires, des retraites et des revenus pour les détenteurs de marchés publics ; elles sont toutes des revenus pour des habitants du pays et d’abord pour les électeurs et leurs familles. Et comme elles représentent 58% du PIB, il n’est pas déraisonnable de penser que plus de la moitié des électeurs vivent des dépenses publiques.
On ne peut pas s’attendre à ce qu’ils votent contre leurs intérêts. Pas plus en 2027 qu’avant, ils ne feront rien pour réduire leurs revenus par leurs votes, quel que soit le parti qui aura leur faveur.
La dette publique continuera d’augmenter. Et les mâchoires du piège se refermeront sur la France : Si le PIB augmente de 2,5% et si le taux d’intérêt reste de 4%, la dette publique atteindra 5 580 Md€ en 2035 et la charge annuelle d’intérêts bondira de 65 Md€ à 223 Md€. Si le taux d’intérêt atteint 6%, le stock de dette dépassera les 6 000 Md€ en 2035, et la charge annuelle d’intérêts atteindra 360 Md€, soit plus de 4 fois le budget de l’Éducation nationale, plus de 7 fois celui de la Défense et 20 % du PIB français actuel. La part des dépenses publiques dans le PIB passera de 57,2 % en 2025 à environ 61 % en 2035, essentiellement par l’explosion des charges d’intérêts. Si la croissance nominale est plus faible (1 % à 1,5 %, ce qui est plausible avec une inflation basse et une croissance réelle atone), la part des dépenses pourrait dépasser 67 % du PIB : près des deux tiers des électeurs auront la totalité ou une partie importante de leur revenu venant des dépenses publiques. Un niveau totalement inédit en temps de paix pour la France. L’État sera alors contraint de couper massivement dans les recrutements, les retraites, les allocations, les investissements pour l’école et les hôpitaux, ce qu’aucun pouvoir démocratique ne saura faire.
Voilà ce qui nous attend impitoyablement. Car on peut discuter de tout, sauf de l’arithmétique.
Si, en 2027, comme dans toutes les élections présidentielles depuis 1981, la campagne présidentielle ne prend pas en compte très sérieusement ces enjeux, si le président élu ne propose aucune réforme de structure, si, comme dans toutes les élections présidentielles depuis 1974, il ne fait pas de la réduction des dépenses publiques un objectif central, et s’il ne se préoccupe que de l’intérêt immédiat de ses électeurs, la France sombrera.
Les réformes nécessaires sont claires : réduire massivement les retraites les plus élevées, à la fois en montant et en durée du travail. Mettre en place une retraite complémentaire significative par capitalisation et utiliser l’épargne ainsi captée pour investir dans les entreprises de pointe. Réduire significativement les diverses strates administratives. Concentrer les allocations sur les plus défavorisés. En finir avec le tiers payant généralisé et avec la gratuité de tout et n’importe quoi, qui ne profitent qu’aux riches. Augmenter les impôts indirects, et d’abord la TVA, et réduire les impôts directs de tous, sauf ceux des plus privilégiés.
Les Français seront-ils assez sages pour élire quelqu’un qui leur promettra des moments difficiles ?
Jacques Attali
Jacques Attali est docteur en économie, polytechnicien et conseiller d’État. Conseiller spécial du Président de la République François Mitterrand pendant 10 ans, il est le fondateur de 4 institutions internationales : Action contre la faim, Eureka, BERD, Positive Planet.
Jacques Attali est l’auteur de 86 livres (dont plus de 30 consacrés à l’analyse de l’avenir), vendus à 10 millions d’exemplaires et traduits en 22 langues. Il est éditorialiste pour les quotidiens économiques Les Échos et Nikkei après l’avoir été pour L’Express.
Il dirige régulièrement des orchestres à travers le monde.
https://www.attali.com/finance/prendre-la-france-au-serieux/
B) - Programme de La France Insoumise pour 2027 : quelle place pour la démocratie ?
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la démocratie directe doit s’imposer comme un enjeu clé pour redonner du pouvoir aux citoyens. Cet article analyse dans quelle mesure le programme de La France insoumise (LFI), porté dans le cadre d’une éventuelle candidature de Jean-Luc Mélenchon, permet un réel impact des citoyens dans les décisions politiques, et évalue la crédibilité de ses engagements.
Où trouver le programme présidentiel 2027 de La France insoumise ?
À ce stade, La France insoumise n’a pas publié de programme présidentiel spécifique pour 2027.
En revanche, une version actualisée de son programme (2025) existe et sert de base de travail. Elle s’inscrit dans la continuité des campagnes précédentes, notamment celles de 2017 et 2022.
Ce programme comprend plus de 800 mesures et couvre un large éventail de politiques publiques.
Que peut-on lire sur la démocratie directe dans son programme ?
La France insoumise défend une transformation institutionnelle importante, centrée sur la mise en place d’une 6ᵉ République.
Ce qui est proposé
- Réécriture de la Constitution via une assemblée constituante
- Participation citoyenne à ce processus constituant
- Référendum obligatoire envisagé pour certaines décisions, notamment constitutionnelles
Ces éléments traduisent une volonté de refondation démocratique.
Mais plusieurs limites apparaissent
Absence de RIC constituant (référendum d’initiative citoyenne permettant de modifier la Constitution) dans la version 2025 Pouvoir d’initiative directe des citoyens limité une fois les institutions mises en place Aucune garantie que la future Constitution inclura des outils forts de démocratie directe
En pratique, la logique repose sur un moment fondateur (la constituante), dont l’issue reste incertaine, plutôt que sur des mécanismes permanents donnant le pouvoir aux citoyens.
Selon quel calendrier La France insoumise s’engage à appliquer la démocratie directe ?
À ce jour, aucun calendrier précis n’est défini.
Malgré un programme très détaillé, il n’est pas indiqué :
- quand la constituante serait lancée ;
- dans quels délais les nouvelles institutions seraient mises en place ;
- ni quelles mesures seraient prioritaires.
Cette absence de calendrier rend difficile l’évaluation de la faisabilité et de la priorité réelle de la démocratie directe dans le projet.
La France insoumise est-elle prête à s’engager sur tous ses biens devant notaire pour respecter cet engagement pour 2027 ?
Aucun engagement contraignant de ce type n’a été formulé par La France insoumise.
Les propositions restent programmatiques :
- sans mécanisme de garantie ;
- sans engagement personnel contraignant.
Dans un contexte de défiance politique, l’absence de tels dispositifs peut limiter la crédibilité des engagements.
La France insoumise s’est-elle déjà significativement impliquée pour faire avancer la démocratie directe en France ?
La France insoumise a pris certaines initiatives, mais avec des limites importantes.
Ce qui a été fait
- Dépôt à deux reprises de propositions de loi visant à instaurer un RIC constituant (notamment sous l’impulsion de mobilisations citoyennes)
Mais dans les faits :
- ces propositions n’ont jamais été inscrites dans leur niche parlementaire (malgré les mobilisations citoyennes en ce sens) ;
- elles n’ont donc pas été réellement mises en débat.
Par ailleurs :
- la communication du mouvement reste centrée sur la 6ᵉ République ;
- les outils concrets de démocratie directe sont peu détaillés.
Cela montre une volonté de transformation institutionnelle, mais sans stratégie claire pour installer durablement un pouvoir citoyen direct après la phase constituante.
L’équipe de Solution Démocratique se tient disponible pour interviewer La France insoumise sur ces sujets !
Et les autres candidats et partis à l’élection présidentielle 2027 ?
Découvrez notre comparatif:
Comparatif des candidats et programmes à l’élection présidentielle en France de 2027
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, vous serez confronté à une multitude de programmes et de promesses.
Mais comment savoir lesquels offrent réellement les conditions d’un
changement durable, réaliste, qui s’appuie sur l’expérience des pays
fonctionnant mieux que le notre ?
Ce comparatif vous propose de
regarder au-delà des annonces pour vous concentrer sur un critère
souvent sous-estimé : la qualité démocratique des propositions.
- 1 Pourquoi un comparatif des programmes pour la présidentielle 2027 ?
- 2 3 bonnes raisons de comparer les programme sur leur valeur démocratique
- 3 Comment réalisons-nous ce comparatif des programmes pour la présidentielle 2027 ?
- 4 Notre comparatif des programmes pour la présidentielle 2027 à jour
- 4.1 Comparatif des programmes : vue d’ensemble
- 4.2 Clara Egger 2027 (Solution Démocratique)
- 4.3 François Asselineau 2027 (Union populaire républicaine, UPR)
- 4.4 Clémentine Autain 2027 (L’après)
- 4.5 Xavier Bertrand 2027 (Nous France)
- 4.6 Nicolas Dupont-Aignan 2027 (Debout la France, DLF)
- 4.7 Marine Le Pen 2027 (Rassemblement national, RN)
- 4.8 David Lisnard 2027 (Nouvelle énergie)
- 4.9 Édouard Philippe 2027 (Horizons)
- 4.10 François Ruffin 2027 (Debout !)
- 4.11 Laurent Wauquiez 2027 (Les Républicains)
- 4.12 Bruno Retailleau 2027 (Les Républicains)
- 4.13 Juan Branco 2027 (La Ruche)
- 4.14 Jean Lassalle 2027 (Résistons !)
- 4.15 Eric Zemmour (Reconquête)
- 4.16 Sarah Knafo (Reconquête)
- 4.17 Dominique de Villepin (La France humaniste)
- 4.18 Ségolène Royal (Parti Socialiste)
- 4.19 Marine Tondelier (Écologistes)
- 4.20 Jean-Luc Mélenchon (LFI)
- 4.21 Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)
- 4.22 Jérôme Guedj (PS)
- 4.23 Delphine Batho (Génération Écologie)
- 4.24 Lydie Massard (Union démocratique bretonne)
- 4.25 Gabriel Attal (Renaissance / Ensemble pour la république)
- 4.26 Raphaël Glucksmann (Place Publique)
https://solutiondemocratique.fr/programme-lfi-2027/
C) - Programme du Rassemblement National pour 2027 : quelle place pour la démocratie ?
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la démocratie directe doit s’imposee comme un enjeu central pour redonner du pouvoir aux citoyens. Cet article analyse les positions du Rassemblement national (RN), dans le cadre d’une éventuelle candidature portée par Marine Le Pen ou Jordan Bardella, et évalue dans quelle mesure leur projet permet un véritable contrôle des institutions par les citoyens.
Où trouver le programme présidentiel 2027 du Rassemblement national ?
À ce jour, aucun programme officiel détaillé pour l’élection présidentielle de 2027 n’a été publié par le Rassemblement national.
Pour analyser sa position, il faut donc s’appuyer sur :
- le programme présidentiel 2022 ;
- les propositions portées lors des élections législatives 2024 ;
- les prises de parole publiques de ses dirigeants
Cela signifie que l’analyse repose sur des éléments indirects, et non sur un projet structuré spécifiquement pour 2027.
https://rassemblementnational.fr/documents/202406-programme.pdf
Que peut-on lire sur la démocratie directe dans son programme ?
Le Rassemblement national défend depuis plusieurs années l’idée de recourir davantage au référendum, mais dans un cadre limité.
Ce qui est proposé
- Mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) législatif
- Possibilité de consulter les Français par référendum sur certains sujets
- Référendum obligatoire envisagé pour les réformes constitutionnelles
Ces propositions vont dans le sens d’un recours plus fréquent au vote des citoyens.
Mais plusieurs limites importantes apparaissent.
Absence de RIC constituant : les citoyens ne pourraient pas modifier directement la Constitution eux-mêmes.
Modalités floues :
- aucun détail précis sur les seuils de déclenchement ;
- aucune précision sur les conditions de validation ou de contrôle.
Absence de traduction législative : aucune proposition de loi structurante déposée ces dernières années pour concrétiser ces mesures
Selon quel calendrier le Rassemblement national s’engage à appliquer la démocratie directe ?
Aucun calendrier précis n’a été communiqué.
Cela signifie :
- aucune échéance claire ;
- aucune priorisation des mesures ;
- aucune garantie de mise en œuvre rapide.
Dans l’analyse politique, l’absence de calendrier est un indicateur important : elle rend difficile l’évaluation du caractère opérationnel des propositions.
Le Rassemblement national est-il prêt à s’engager sur tous ses biens devant notaire pour respecter cet engagement pour 2027 ?
À ce jour, aucun engagement public de ce type n’a été formulé par le Rassemblement national ou ses représentants.
Concrètement :
- aucun mécanisme contraignant n’est proposé ;
- aucune garantie forte n’est donnée aux citoyens.
Dans un contexte de défiance politique, ce type d’engagement pourrait pourtant renforcer significativement la crédibilité des propositions.
Le Rassemblement national s’est-il déjà significativement impliqué pour faire avancer la démocratie directe en France ?
Le Rassemblement national évoque régulièrement le référendum dans ses discours, mais son implication concrète reste limitée.
Ce qui existe :
- une communication régulière en faveur du recours au référendum ;
- une volonté affichée de consulter davantage les citoyens.
Mais dans les faits
- aucune proposition de loi pour instaurer un RIC constituant ;
- peu d’initiatives parlementaires structurantes sur la démocratie directe ;
- absence de stratégie claire pour donner un pouvoir continu aux citoyens.
Cela suggère que la démocratie directe n’est pas aujourd’hui un axe prioritaire structuré du mouvement.
L’équipe de Solution Démocratique se tient disponible pour interviewer le Rassemblement national sur ces sujets (comme tous les autres candidats et partis, sans exception) !
D) - Et les autres candidats et partis à l’élection présidentielle 2027 ?
Découvrez notre comparatif:
Comparatif des candidats et programmes à l’élection présidentielle en France de 2027
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, vous serez confronté à une multitude de programmes et de promesses.
Mais comment savoir lesquels offrent réellement les conditions d’un
changement durable, réaliste, qui s’appuie sur l’expérience des pays
fonctionnant mieux que le notre ?
Ce comparatif vous propose de
regarder au-delà des annonces pour vous concentrer sur un critère
souvent sous-estimé : la qualité démocratique des propositions.
Pourquoi un comparatif des programmes pour la présidentielle 2027 ?
Solution Démocratique fait campagne en 2027 pour rendre possible une véritable transition démocratique en France. Avec ce comparateur, nos objectifs sont donc principalement :
- d’encourager les Français et Françaises pour qui la démocratie est un thème important de tout programme à aller voter à la présidentielle 2027 (des études montrent que le fait d’être exposé à certains types de comparateurs augmente le taux de participation aux élections) ;
- aider à identifier les candidats dont le programme et les engagements pris garantissent le plus un vrai changement démocratique positif pour la France ;
- inciter les candidats à s’engager sur ce thème.
Il est important selon nous de se focaliser sur l’aspect démocratique des programmes. C’est en effet l’élément central pour imaginer de vrais changements sur tous les autres aspects (économiques, environnementaux, sécurité, etc.).
Source des études mentionnées : Munzert, S., & Ramirez-Ruiz, S. (2021). Meta-Analysis of the Effects of Voting Advice Applications. Political Communication, 38(6), 691–706. https://doi.org/10.1080/10584609.2020.1843572
Présidentielle 2027
Fondé en 2024, Solution Démocratique présentera pour la première fois un candidat à l’élection présidentielle 2027. La candidate est l’Ardéchoise et chercheuse en science politique Clara Egger.
3 bonnes raisons de comparer les programme sur leur valeur démocratique
Peut-être que pour vous, ce qui compte le plus, c’est ce que le futur président va faire pour le pouvoir d’achat, contre la dette, pour l’environnement ou encore sur l’immigration ou la santé.
Il y a cependant au moins 3 bonnes raisons de choisir la démocratie directe comme principal critère comparatif des programmes. Et cela même pour les personnes qui, peut-être comme vous, ne le placeraient pas spontanément comme critère primordial.
1 – Les promesses n’engagent que ceux qui y croient
Rien n’oblige un président de la République à tenir ses promesses de campagne. Ceci est particulièrement vrai lorsque ces promesses :
- sont nombreuses : il est alors facile de mettre en avant celles honorées et de mettre les autres sous le tapis.
- Impliquent pour être réalisées d’autres représentants que le président de la République.
C’est pourquoi il est bon pour les citoyens de pouvoir rectifier le tir en cas de promesses non tenues.
2 – La démocratie directe pour mieux s’adapter aux imprévus
En 5 ans, il peut s’en passer des choses. Admettons que le Président tente d’appliquer à la lettre ce qu’il s’est engagé à faire dans son programme, dans tous les domaines. Ce dès son entrée au pouvoir. Mais il va être confronté à plusieurs problèmes :
- il n’aura pas forcément l’appui d’assez d’autres parlementaires (députés et sénateurs) pour mettre en place tout ce qu’il souhaite ;
- certaines choses qu’il voulait mettre en place vont s’avérer inefficaces ou ne pas produire les effets escomptés ;
- d’autres priorités vont apparaître au cours du mandat à cause d’événements imprévisibles lorsque le programme a été établi (comme l’épidémie à la Covid-19).
Il va alors falloir qu’il redéfinisse des priorités en cours de mandat, qu’il abandonne certains projets au profit d’autres. Malheureusement, il ne peut pas avoir une expertise dans tous les domaines. Il va donc peut-être rechercher l’expertise de quelques personnes afin d’élaborer de nouveaux plans.
S’il a mis en place dès son entrée au pouvoir des modalités de fonctionnement beaucoup plus démocratiques, les choses se passeront bien autrement. Ce sont les citoyens, les élus locaux, les experts, les personnes engagées dans la vie associative qui vont directement suggérer de nouveaux projets plus pertinents (via l’initiative citoyenne). La pertinence de ces projets sera évaluée non pas par quelques représentants, mais par un grand nombre de citoyens (via un RIC). Cela augmente les choses que des projets plus pertinents voient le jour.
Des modalités de fonctionnement plus démocratiques incitent également les élus à :
- mieux respecter leurs programmes, leurs engagements ;
- prendre de meilleurs décisions puisqu’ils ont plus peur des réactions des citoyens.
3 – Des indicateurs objectifs existent
Le fonctionnement plus ou moins démocratique d’un pays est quelque chose de bien étudié en sciences politiques. Il est possible de trouver des critères pour comparer des programmes par rapport au cadre démocratique qu’ils proposent.
Comment réalisons-nous ce comparatif des programmes pour la présidentielle 2027 ?
Nous suivons une méthode rigoureuse pour établir et mettre à jour ce comparatif de programmes pour la présidentielle 2027. Nous vous l’indiquons pour que vous puissiez vous faire votre propre avis sur sa qualité.
- Identification de tous les candidats qui se sont déclarés comme se présentant à l’élection présidentielle et qui sont listés sur la page Wikipédia dédiée (ou annonce publique dans des médias nationaux ou la presse quotidienne régionale), ou pressentis.
- Recherche du programme de chaque candidat. Le moteur de recherche Google est utilisé avec les mots clés suivant : « programme + prénom/nom du candidat ou nom du parti + présidentielle 2027 ». Consultation des 10 premières pages de résultat Google pour trouver la plus pertinente.
- Exploration de la principale page synthétique du programme. Les mots démocratie, pouvoir ou référendum d’initiative citoyenne (RIC) sont-ils utilisés ?
- Si oui, un RIC est-il proposé ? Pour répondre à cette question, nous explorons toute la documentation accessible par internet relative au programme du candidat. Même chose pour établir s’il s’agit d’un RIC constituant (permettant de modifier la Constitution française), et s’il est obligatoire d’organiser un référendum pour toute modification de la Constitution. Idéalement, une proposition de loi constitutionnelle rédigée doit être disponible, car le diable est dans les détails.
- Enfin, quelle est la crédibilité du candidat ? Quel degré de certitude peut-on avoir pour qu’il tienne ses engagements ? Est-il prêt à s’engager sur ses biens pour appliquer son programme et respecter ses promesses de campagne ?
Notre comparatif des programmes pour la présidentielle 2027 à jour
Abonnez-vous à notre newsletter pour ne rien manquer de nos mises à jour ! Nous interviewons également sur le sujet de la démocratie tous les candidats à l’élection présidentielle 2027 en direct sur YouTube tous les dimanches soirs 20h30 (rediffusion dès le lendemain sur Spotify, Apple Podcast, YouTube).
Dernière mise à jour : 2 mai 2026. Écrivez-nous pour signaler toute erreur.
Comparatif des programmes : vue d’ensemble
Clara Egger 2027 (Solution Démocratique)
Clara Egger était la candidate d’Espoir RIC en 2022, le mouvement citoyen dont est originaire Solution Démocratique. C’est notre candidate pressentie pour 2027.
Elle est prête à s’engager sur tous ses biens devant notaire à suivre à la lettre notre calendrier si elle obtient les 500 parrainages pour accéder au premier tour de la présidentielle.
Depuis 2019, elle écrit des ouvrages et intervient dans de nombreux médias pour promouvoir l’instauration du RIC constituant en France.
François Asselineau 2027 (Union populaire républicaine, UPR)
Malgré nos nombreuses prises de contact ces dernières années, M. Asselineau a jusqu’à présent toujours refusé :
- de relayer les pétitions déposées sur le site de l’Assemblée nationale pour le référendum obligatoire et le RIC constituant ;
- de débattre avec nos experts Clara Egger ou Raul Magni Berton.
Dans le programme de 2022 le RIC est relégué à la 32ème place. Il n’y est pas précisé si les Français auront l’initiative citoyenne sur la constitution, et le droit de voter par référendum toute modification de cette dernière.
https://upr.fr/wp-content/uploads/2011/01/Programme-Francois-Asselineau-legislatif-2017.pdf
Article complet sur le programme 2027 de François Asselineau
Clémentine Autain 2027 (L’après)
Clémentine Autain a signé une des 2 propositions de loi pour le RIC constituant déposée par le député LFI Jean-François Coulomme suite à notre lobbying citoyen (n°1900), la dernière en date étant la n°722, non signée par Mme Autain (ici).
Article complet sur le programme 2027 de Clémentine Autain
Xavier Bertrand 2027 (Nous France)
M. Bertrand, député sous 4 légilatures puis ministre, n’a jamais proposé ou soutenu de proposition de loi visant l’instauration du RIC constituant.
En 2019, il s’est prononcé contre certaines formes de RIC et pour le maintien d’un RIP avec un seuil abaissé de signatures (mais en conservant un seuil de signataires parlementaires nécessaires) (source : France 24).
Son programme sur le site de son parti Nous France n’évoque l’importe la souveraineté populaire, la démocratie directe.
Article complet sur le programme 2027 de Xavier Bertrand
Nicolas Dupont-Aignan 2027 (Debout la France, DLF)
M. Dupont-Aignan a cosigné la proposition de loi pour le RIC constituant n°4516 déposée en 2021 par Jean Lassalle mais n’a pas soutenu la PPL n°1900 pour le RIC constituant déposée par Jean-François Coulomme en 2021 alors que M. Dupont-Aignant était encore député.
Dans son programme actualisé pour 2027, il évoque :
Mention du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) Référendum obligatoire pour les révisions constitutionnelles Proposition de RIC Constituant non publiée Calendrier de mise en place non publié
En période électorale, suite au lobbying de nos militants, il s’est prononcé favorable au RIC constituant. Il n’a cependant jamais relayé auprès de son audience les pétitions déposées sur le site de l’Assemblée nationale sur le RIC constituant, malgré nos sollicitations.
Article complet sur le programme présidentiel 2027 de Nicolas Dupont-Aignan
Marine Le Pen 2027 (Rassemblement national, RN)
Mme Le Pen s’est à notre connaissance toujours prononcée contre le RIC constituant, promouvant uniquement le RIC législatif (voir par exemple cet article de CNews de 2022). Le RN avait a son programme des législatives 2024 le référendum obligatoire pour la constitution, mais n’a jamais déposé de proposition de loi à ce sujet.
https://rassemblementnational.fr/documents/202406-programme.pdf
Voir l’article complet sur le programme présidentielle 2027 de Marine Le Pen
David Lisnard 2027 (Nouvelle énergie)
À notre connaissance M. Lisnard ne s’est jamais investi ou prononcé favorablement ou non en faveur du RIC constituant ou du référendum obligatoire pour la Constitution. Il promeut en revanche le deuxième axe du programme de Solution Démocratique, la décentralisation par le bas où subsidiarité ascendante (voir par exemple ici), bien qu’il n’ait pas proposé dans son programme une proposition de loi précise et un calendrier définit de mise en place.
https://www.unenouvelleenergie.fr/notre-programme/
Voir l’article complet sur le programme de David Lisnard pour 2027.
Édouard Philippe 2027 (Horizons)
M. Philippe, député sous une législature puis ministre, n’a jamais proposé ou soutenu de proposition de loi visant l’instauration du RIC constituant.
À notre connaissance il s’est toujours prononcé contre le référendum d’initiative citoyenne, privilégiant le RIP (voir par exemple sur Europe 1 ou Le Monde).
Article complet sur le programme 2027 d’Édouard Philippe.
François Ruffin 2027 (Debout !)
François Ruffin a signé une des 2 propositions de loi pour le RIC constituant déposée par le député LFI Jean-François Coulomme suite à notre lobbying citoyen (n°1900), la dernière en date étant la n°722, non signée par M. Ruffin (ici).
Il n’a cependant à notre connaissance jamais partagé dans ses réseaux les pétitions enregistrées sur le site de l’Assemblée nationale pour le RIC constituant et le référendum obligatoire.
Le programme de Picardit (ici) mentionne de façon vague le RIC et la souveraineté populaire mais sans s’engager de manière précise et concrète sur le sujet (proposition de loi, référendum obligatoire pour toute modification de la constitution, initiative citoyenne y compris pour modifier la constitution).
Voir l’article complet consacré à François Ruffin, la démocratie directe et la présidentielle 2027
Laurent Wauquiez 2027 (Les Républicains)
M. Wauquiez n’a pas cosigné la proposition de loi pour le RIC constituant n°722 déposée par Jean-François Coulomme en 2024 alors que M. Wauquiez était député.
À notre connaissance il ne s’est jamais prononcé favorable au RIC constituant ou au référendum obligatoire pour la constitution.
Article complet sur le programme 2027 de Laurent Wauquiez
Bruno Retailleau 2027 (Les Républicains)
En 2018, au cours des mouvements des Gilets-Jaunes :
A droite, le chef de file des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, s’est dit « favorable » au référendum d’initiative citoyenne, sur « des grands sujets », afin d’« équilibrer notre démocratie représentative », mais cette mesure devra être « encadré[e] », a-t-il précisé sur LCI mardi, tout en rappelant que le référendum est « une tradition de la Ve République ». (source)
En 2019, il affirme :
Je pense que la démocratie directe peut amener beaucoup de violence. (source)
En 2026 :
Bruno Retailleau, qui fait partie des défenseurs d’une telle réforme, a indiqué, il y a quelques jours, vouloir consulter les Français pour « réduire drastiquement l’immigration, engager une véritable révolution de notre justice pénale, et redonner la primauté à notre droit national ». (source)
Au regard de ces déclarations, la position de Bruno Retailleau apparaît la suivante : il accepte le référendum à condition qu’il reste contrôlé et limité à certains sujets définis par le pouvoir. Sa méfiance exprimée en 2019 montre qu’il ne considère pas la démocratie directe comme un pilier du système politique, mais plutôt comme un outil à manier avec prudence. Enfin, ses propositions récentes confirment une logique de consultation descendante, où l’initiative reste gouvernementale.
En résumé, il défend davantage un référendum d’encadrement politique qu’une véritable initiative citoyenne autonome.
https://republicains.fr/wp-content/uploads/2025/11/2019-10-02-lR-charte-principes-fondamentaux.pdf
Voir l’article complet sur le programme présidentienne 2027 de Bruno Retailleau pour la démocratie.
Juan Branco 2027 (La Ruche)
Malgré nos nombreuses prises de contact, M. Branco a jusqu’à présent toujours refusé :
- de relayer les pétitions déposées sur le site de l’Assemblée nationale pour le référendum obligatoire et le RIC constituant ;
- de débattre avec nos experts Clara Egger ou Raul Magni Berton.
Son programme propose des RIC sans qu’aucune proposition de loi ne soit formulée. Il n’est pas dit que seuls les citoyens pourront modifier la Constitution par référendum.
De plus :
- p70 de « Comment fabriquer une guillotine », Juan Branco s’accorde le droit de mettre un véto présidentiel sur chaque référendum ;
- p8 de « Le Projet » en petit et bas de page, il est écrit « ou en cas de mise en jeu de son véto ».
Article complet sur le programme 2027 de Juan Branco.
Jean Lassalle 2027 (Résistons !)
Suite à notre lobbying citoyen, Jean Lassalle a déposé en 2021 la proposition de loi pour le RIC constituant n°4516 . Il n’a cependant pas soutenu la PPL n°1900 pour le RIC constituant déposée par Jean-François Coulomme en 2021 alors que M. Lassalle était encore député.
Lors de la présidentielle 2022, sous les actions combinées d’Espoir RIC et de son équipe de campagne, Jean Lassalle inscrit en numéro 1 le RIC constituant dans son programme juste avant le premier tour. Ces mêmes actions le conduisent aussi à s’engager chez un notaire à léguer tous ses biens au cas où il ne respecterait pas son engagement.
M. Lassalle ne s’est pas encore engagé à le refaire potentiellement pour 2027, au cas où il obtiendrait les 500 parrainages.
Voir l’article complet sur Jean Lassalle et la présidentielle 2027
Eric Zemmour (Reconquête)
M. Zemmour a inscrit dans son programme le référendum obligatoire pour toute modification de la Constitution.
Il ne propose cependant pas que les citoyens puissent lancer des référendums : il laisse cette possibilité aux représentants nationaux uniquement.
De plus, même si le référendum obligatoire figure dans son programme, il ne prend jamais la parole à ce sujet (ou de manière anecdotique) et Reconquête (malgré nos sollicitations) n’a jamais relayé notre pétition enregistrée sur le site de l’Assemblée nationale pour le référendum obligatoire.
Article complet sur le programme 2027 d’Éric Zemmour
Sarah Knafo (Reconquête)
Le parti de Sarah Knafo a inscrit dans son programme le référendum obligatoire pour toute modification de la Constitution.
Il ne propose cependant pas que les citoyens puissent lancer des référendums : il laisse cette possibilité aux représentants nationaux uniquement.
De plus, même si le référendum obligatoire figure dans son programme, elle ne prend jamais la parole à ce sujet (ou de manière anecdotique) et Reconquête (malgré nos sollicitations) n’a jamais relayé notre pétition enregistrée sur le site de l’Assemblée nationale pour le référendum obligatoire.
Interviewée par le podcasteur Matthieu Stefani lors de sa campagne pour l’élection municipale 2026 à Paris, elle évoque l’importance de s’inspirer du système politique suisse pour l’échelon municipal. Ce sujet revient cependant très peu dans ses communications publiques pourtant très régulières.
Similaire de Paris: https://www.ifrap.org/sites/default/files/documents/2026-02/programme-sarah-knafo-paris-2026_4.pdf
Article complet sur le programme 2027 de Sarah Knafo
Dominique de Villepin (La France humaniste)
M. de Villepin a lancé en juin 2025 un nouveau parti politique, La France humaniste. À notre connaissance, il ne s’est jamais déclaré favorable à donner aux citoyens français le contrôle de leur système politique et n’a jamais rien fait en ce sens au cours de ses précédents mandats.
Article complet sur le programme 2027 de Dominique de Villepin.
Ségolène Royal (Parti Socialiste)
Mme Royal, qui a été députée et ministre, n’a jamais proposé ou soutenu de proposition de loi visant l’instauration du RIC constituant.
Article complet sur le programme 2027 de Ségolène Royal
Marine Tondelier (Écologistes)
Mme Tondelier, qui a été députée, n’a jamais proposé ou soutenu de proposition de loi visant l’instauration du RIC constituant, bien que son groupe parlementaire d’appartenance (Les Écologistes) ait déposé une telle proposition de loi en novembre 2025 (PPL n°2081).
Article complet sur le programme 2027 de Marine Tondelier
Jean-Luc Mélenchon (LFI)
Le groupe parlementaire LFI a déposé à 2 reprises une proposition de loi visant l’instauration du RIC constituant mais n’a jamais souhaité faire passer cette proposition de loi dans sa niche parlementaire. Dans la version 2025 du programme LFI, le référendum obligatoire est inclus, mais pas l’initiative citoyenne sur la constitution (voir ici). De plus, aucun calendrier précis d’instauration une fois le candidat au pouvoir est donné pour les plus de 800 mesures proposées.
Article complet sur le programme 2027 de LFI
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)
À notre connaissance elle ne s’est jamais prononcée favorable au RIC constituant ou au référendum obligatoire pour la constitution.
Article complet consacré à la candidature de Nathalie Arthaud à l’élection présidentielle 2027.
Jérôme Guedj (PS)
Groupe politique s’exprimant peu sur la démocratie directe. Certains députés ont cosigné une proposition de loi pour le RIC constituant, d’autres se sont prononcés contre en Commission des lois lors de l’examen de pétitions.
Voir l’article complet sur le programme présidentielle 2027 de Jérôme Guedj
Delphine Batho (Génération Écologie)
À notre connaissance elle ne s’est jamais prononcée favorable au RIC constituant ou au référendum obligatoire pour la constitution.
Article complet consacré à Delphine Batho et l’élection présidentielle 2027
Lydie Massard (Union démocratique bretonne)
Candidate pour la primaire de la gauche.
En 2024, elle déclare dans une tribune souhaiter :
Rendre l’autonomie aux régions, réformer la fiscalité pour les collectivités, donner du pouvoir aux élus locaux et, surtout, rapprocher les décisions des citoyens. (source)
Dans son discours d’annonce de candidature sur sa page Facebook, elle insiste particulièrement sur la facette fédérale.
Elle n’a pas formalisé à notre connaissance de texte de loi précis.
Article complet consacré à Lydie Massard pour la présidentielle 2027
Gabriel Attal (Renaissance / Ensemble pour la république)
Depuis que Solution Démocratique existe (2024), le groupe politique auquel appartient Gabriel Attal est le seul représenté à l’assemblée n’ayant jamais accepté sur les sujets démocratiques avec nous, malgré nos multiples sollicitations auprès de députés et sénateurs.
À notre connaissance il ne s’est jamais prononcé favorable au RIC constituant ou au référendum obligatoire pour la constitution. En tant que député, il n’a jamais non plus déposé ou cosigné de proposition de loi à ce sujet.
Article complet sur le programme 2027 de Gabriel Attal
Raphaël Glucksmann (Place Publique)
Parmi les 10 priorités listées par Place Publique (ici), aucune ne vise à donner plus de marge de manoeuvre aux citoyens ou aux communes.
À notre connaissance il ne s’est jamais prononcé favorable au RIC constituant ou au référendum obligatoire pour la constitution.
https://place-publique.eu/wp-content/uploads/2022/06/circulaire-MB.pdf
Article complet sur le programme 2027 de Raphaël Glucksmann














