septembre 02, 2026

Une France pré-révolutionnaire et des bilans....sans fin !

 

La France flirte avec la récession, ses dirigeants avec la médiocrité. Et si 2027 ressemblait davantage à 1789 qu’à une élection ordinaire ?

 

La situation de la France est-elle prérévolutionnaire ?


L'édito de Franz-Olivier Giesbert
➡️  https://l.lepoint.fr/8dw

La France flirte avec la récession, ses dirigeants avec la médiocrité. Et si 2027 ressemblait davantage à 1789 qu’à une élection ordinaire ?

La campagne présidentielle n’est pas à la hauteur. Sans doute le serait-elle si notre pays était bien portant, comme dans les années 1960 ou 1970. Or, ce n’est pas le cas, il s’en faut. À une ou deux exceptions près, nous n’avons droit, pour l’heure, qu’à des boniments de boutiquiers ou de braillards du monde d’hier.

L’Histoire n’est pas un conte pour enfant qui finirait toujours bien. L’Insee venant de réviser à la baisse les chiffres de la croissance – négative au premier trimestre (– 0, 2 %) et nulle au deuxième (0 %) –, il ne fait plus de doute que la France est au bord de la récession. Déjà, le nombre de faillites d’entreprise bat des records, de même que le taux d’intérêt à dix ans pour notre dette publique, au plus haut depuis vingt ans après avoir franchi la barre des 4 %.

C’est une révolution qu’il nous faut, copernicienne s’entend, du nom de l’astronome Nicolas Copernic, qui avait placé à juste titre notre étoile, et non plus la

                                                                                                                    La garde nationale de Paris, rassemblée sur le pont Neuf,  part pour l'armée en septembre 1792. Peinture de Leon Cogniet, 1833-1836. BRIDGEMAN IMAGES VIA AFP/

Terre, au centre du Système solaire. Eh bien, il s’agit maintenant de privilégier enfin la bonne gestion au lieu de boucler des budgets stupides, ultra-déficitaires et porteurs de récession, en augmentant, comme l’an dernier, à la fois les dépenses et les impôts pour complaire au PS. Gageons que ce sera encore le cas, faute de majorité, de la prochaine loi de finances.

Si nous continuons sur la voie de la facilité en 2027 avec d’autres gouvernants invertébrés sans vision ni courage, c’est peut-être une autre révolution qui nous attend, tragique celle-là, comme ces chamboule-tout qui frappent les vieilles sociétés vermoulues pour les asservir, au nom d’une prétendue « justice sociale », sous la tyrannie de minorités agissantes. Même si l’Histoire ne repasse pas toujours les plats, on peut considérer que pas mal d’éléments déclencheurs sont en place, en cet automne, pour une énième resucée de la Révolution française, après celles de Juillet (1830), de Février (1848) ou de la Commune (1871).

Sommes-nous vraiment en 1789 ? Comme il y a deux cent trente-sept ans, notre pays est confronté à au moins cinq défis. Le spectre d’une crise financière provoquée par un endettement faramineux – la moitié des rentrées fiscales étant, à la fin de l’Ancien Régime, affectée au service de la dette. La paralysie d’une monarchie croulant sous les institutions, impôts, réglementations inutiles. La plus haute cour de justice, jadis le Parlement de Paris, qui se dresse contre l’État. La marmelade idéologique qui tient lieu de cervelle à une partie de l’opinion et de notre jeunesse. Sans parler du dérèglement climatique avec des canicules délirantes suivies par des intempéries démentielles comme celles qui, en 1788, un an avant l’explosion, ravageaient les récoltes. Que de similitudes dans cette convergence des crises !

C’est pourquoi La Révolution française*, le livre de Jean-Christian Petitfils, tombe à pic. Après plusieurs biographies de référence – notamment son Jésus ou son Louis XVI –, l’auteur nous donne un bel exemple d’histoire totale, comme si on y était, où se mêle, dans un grand récit fluvial, tout ce qu’il a pu dénicher au terme d’un travail titanesque dans les trous de serrure, les ouvrages de l’époque, les publications officielles, les journaux personnels, etc. Chapeau, l’historien ! N’étant pas une sensibilité de gauche, il se veut objectif, ménageant ses (nombreux) collègues robespierristes qu’il cite souvent. Il est certes moins virulent qu’Hippolyte Taine dans son sublime chef-d’œuvre Les Origines de la France contemporaine (Bouquins). Mais, à la fin, le bilan de la Révolution, bonne et mauvaise conscience de notre héritage politique, n’en est pas moins cruel.

C’est ainsi que nous vivons depuis, au rythme d’une guerre civile froide qui, le terrorisme intellectuel aidant, atteint des niveaux paroxysmiques. D’où, observe Jean-Christian Petitfils, « ce cancer de la jalousie » et la haine obsessionnelle des « riches ». D’où la volonté de « faire taire l’adversaire au nom de la loi », à défaut de pouvoir le guillotiner. L’Histoire bégaye et, sous les drapeaux rouges de La France insoumise, les sans-culottes sont revenus, comme les tristement célèbres « exagérés » et « enragés » de 1793. La famille Addams est de toutes les époques. C’est pourquoi on ne peut lire cette fresque sans un léger malaise, comme si elle nous parlait de nous aujourd’hui. Comme disait Elie Wiesel, « ceux qui ne connaissent pas l’Histoire s’exposent à ce qu’elle recommence ».

* La Révolution française, de Jean-Christian Petitfils (Perrin, 960 p., 29,90 €).

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/fog-la-situation-de-la-france-est-elle-prerevolutionnaire-JZQQWERJZVHDNNFNJ3DPIH6UCI/?at_variante=Community%20Management

 

Quand le centre et la droite font tout pour perdre la présidentielle de 2027…

À moins d’un an de l’échéance, le « bloc central » se voit en challenger et cherche un chemin vers le second tour. Sans forcément bien s’y prendre.

Le « bloc central », expression valise mélangeant choux et carottes, pro et anti-Macron, ne part pas favori, loin de là, pour 2027 : à moins d’un an du scrutin, la France porte aux nues le RN et tout ce qui est à droite de la droite. Le soi-disant « bloc » a cependant l’espoir, comme les socialistes, de se qualifier pour le second tour à la place de Mélenchon.

Ce qui ne l’empêche pas d’aligner au moins trois candidats à la présidentielle, comme s’il avait décidé de zapper 2027. Avec son profil de rassembleur, Édouard Philippe, qui fait la course en tête, a un « atout » : c’est le chouchou des médias, ce qui, dans le passé, porta malheur à Balladur (en 1995) ou à Jospin (en 2002). Apparemment, il a tout pour lui. Sauf la dynamique.

Édouard Philippe doit encore prouver qu’il pourrait avoir un jour du courage après avoir consenti, sur instruction du président, quand il était à Matignon, à saborder le nucléaire, annonçant même fièrement la fermeture de Fessenheim. Certes, il est le seul à avoir osé se prononcer pour un allongement de l’âge de la retraite à 67 ans, qui réglerait une partie de notre surendettement, mais depuis, il se tortille plus ou moins. Pourquoi, à la fin, avoir proposé sur cette question un référendum qui, s’il était perdu, ruinerait d’emblée son mandat ?

Gabriel Attal, lui, parle beaucoup mais ne dit pas grand-chose. Après Macron, les Français n’en ont-ils pas soupé de la fringance pour la fringance ? Si doué soit-il, et il l’est, Attal semble faire un tour de chauffe avant les scrutins de… 2032, 37, 42 ou 47. Même s’il a rompu avec son ex-mentor, dont il a été le Premier ministre pendant sept mois et vingt-sept jours, il reste perçu comme un héritier de Macron dont il partage la passion pour le tout-à-la-com. Il y a quelque chose en lui du Petit Prince, auquel Saint-Exupéry fait dire : « J’ai appris que le monde est le miroir de mon âme. »

Malgré ses qualités d’homme d’État, Bruno Retailleau n’a pas fait la percée, sous son plafond de verre à 10 %. Politique à l’ancienne, c’est-à-dire cultivé, le président des Républicains, apparaît comme le moins bien placé des trois candidats. La nature l’ayant doté d’une vraie bienveillance, le pas de deux de Laurent Wauquiez avec Philippe aura été pour lui une aubaine ; il s’est fait les dents en déclarant qu’il ne voulait pas « suffisamment de mal » au maire du Havre pour que Wauquiez le soutienne, lequel, ajouta-t-il, « le rend un peu plus sympathique ». Son obstination de moine-soldat peut finir par payer. Mais la situation actuelle peut encourager aussi d’autres candidatures.

David Lisnard et Robert Ménard, deux ovnis hors système, sont fondés à faire prévaloir quelques prétentions. Forts de leurs résultats impressionnants aux municipales - respectivement réélus dès le premier tour à Cannes (81,1 %) et à Béziers (63,6 %)-, ils ont montré, sur le plan local, une réelle capacité à rassembler large, bien au-delà de leur pré carré idéologique : le libéralisme économique pour le Cannois, le rétablissement de l’autorité pour le Biterrois. Armés d’un mélange de punch et de parler vrai, ils incarnent une sensibilité de la droite qui peut séduire une partie de la gauche ou du centre et qui devra être représentée, d’une manière ou d’une autre, à la présidentielle.

Les socialistes n’ont pas dit leur dernier mot. Même si Olivier Faure, le gardien de cimetière aux commandes du PS, manœuvre pour se présenter, François Hollande est, selon les derniers sondages, placé en tête par les électeurs de la gauche non éléfiste, talonné par Raphaël Glucksmann. Rien n’est joué, mais la force de l’ancien président est toujours d’être… sous-estimé. Il semble pourtant fait pour les temps de crise. La preuve, une étude du sérieux institut Fipeco, de l’excellent François Ecalle : dans son classement des gouvernements de la Ve qui ont fait le plus d’efforts structurels, hors conjoncture, pour rétablir les comptes, ceux du mandat de Hollande (mais oui!) sont arrivés en deuxième position – certes en augmentant les impôts !- derrière l’assainissement de Juppé au début du premier septennat de Chirac. Lanterne rouge, Macron, avec Philippe, son Premier ministre de 2017 à 2020, fait figure de cancre avéré.

Sismiques sont les défis qu’auront à relever les vainqueurs de 2027 qui sera, selon Bruno Retailleau, « l’élection de la dernière chance ». C’est ce qu’on dit avant chaque scrutin. Mais, alors que se multiplient les crises systémiques – dette, immigration, justice, désindustrialisation, etc. -, on est fondé à croire que ça n’a jamais été aussi vrai.

Franz-Olivier Giesbert 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/quand-le-centre-et-la-droite-font-tout-pour-perdre-la-presidentielle-de-2027-X6IW6CRNWVEZBFJIQRUMG6UBFU/



 

 Coincée entre une conjoncture mondiale défavorable et une situation budgétaire inquiétante, la France se retrouve contrainte de payer toujours plus cher pour financer ses dépenses publiques. → https://l.lefigaro.fr/FPrQ

Bonnet d’âne de la zone euro, la France voit son taux d’emprunt à 10 ans atteindre 4,27%, au plus haut depuis 2008

L’indicateur est suivi comme le lait sur le feu par les experts de Bercy et il vient de largement déborder. Le taux d’intérêt payé par la France sur ses emprunts à 10 ans a atteint 4,27% ce mercredi. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis la crise financière de 2008. Concrètement, cela signifie que le prix payé par Paris pour obtenir l’argent nécessaire afin de combler son déficit et faire face à ses échéances de dette va grimper. Une mauvaise nouvelle de plus, alors que le pays fait face à une situation budgétaire très dégradée et que la préparation du budget 2027 s’annonce comme un long chemin de croix.

Macron, un macronisme, tant machiavélique que saint-simonien

La Macronomie !!

Président Big Brother Macron, vers une expression cadenassée - vers un ministère de la vérité à la française ?


La "Macronomie" version J-Y.Naudet - A. Madelin - Jyrki Katainen ( sommaire) + infos sur Macron.

 

 

 

 

Dans les années 90, la France raffinait 50 % des terres rares du monde. Swipez le carrousel....

Comment la France a gâché son plus grand trésor industriel.
 
Dans les années 90, la France raffinait 50 % des terres rares du monde.
Puis, entre peurs des risques liés à la radioactivité, normes étouffantes et hausse des coûts, on a préféré fermer nos usines et tout offrir à la Chine.
 
Bilan : la Chine a pris le monopole et nous a pris en otage.
Mais la fatalité n’existe pas. 
À Lacq, la pépite française Carester prouve qu’on peut reconstruire notre souveraineté avec l’usine la plus propre au monde !
 
Swipe le carrousel pour découvrir l’histoire complète ci-dessous !
 
















 
 
 
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septembre 01, 2026

Présidentielle 2027 : LFI s’inquiète de la difficulté à obtenir les 500 parrainages pour Jean-Luc Mélenchon

Force de constater que David Lisnard, président des maires de France, ne devrait pas avoir ce type de problème

Présidentielle 2027 : LFI s’inquiète de la difficulté à obtenir les 500 parrainages pour Jean-Luc Mélenchon
 
Et l'hypothèse d'une absence de Mélenchon au scrutin n'est pas totalement écartée : « J’ose espérer qu’on devrait y parvenir. » Selon Bompard, empêcher faute de signatures la candidature d’une personnalité créditée, d’après lui, de 15 à 20 % dans les sondages poserait « un problème démocratique ». 
 

À quelques mois de la présidentielle, Manuel Bompard tire la sonnette d’alarme. 
 
Invité du Grand Jury RTL-M6-Public Sénat, le coordinateur de La France insoumise reconnaît que réunir les 500 parrainages d’élus nécessaires à une candidature de Jean-Luc Mélenchon constitue « une vraie difficulté ».
 

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« J’en profite pour dire à tous les élus : on ne vous demande pas de soutenir Jean-Luc Mélenchon en donnant votre parrainage, mais de lui permettre de pouvoir se présenter », a-t-il lancé, estimant que certains maires hésitent à parrainer un candidat en raison des différentes sensibilités politiques présentes dans leur commune.
 
Interrogé sur les progrès de LFI aux dernières municipales, Bompard rappelle que gagner une grande ville ne rapporte qu’une seule signature : « Quand vous gagnez Saint-Denis et Roubaix, vous n’avez qu’un seul parrainage. »
"On a commencé en juin, si on attend que les parrainages arrivent tout seuls on va se faire peur", estime une source interne au sein de LFI. https://l.franceinfo.fr/Njq
 

Jean-Luc Mélenchon n'a recueilli pour l'instant qu'un peu plus de 200 promesses de parrainages en vue de la présidentielle, loin des 500 nécessaires

"On a commencé en juin, si on attend que les parrainages arrivent tout seuls on va se faire peur", estime une source interne au sein de LFI. 

Le candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon, n'a recueilli pour l'instant qu'un peu plus de 200 promesses de parrainages d'élus, loin des 500 nécessaires pour être sur la ligne de départ en avril, a appris mercredi 2 septembre franceinfo, de sources concordantes au sein du mouvement insoumis.

Les petites communes en priorité

Pour obtenir ces signatures, deux coordinateurs nationaux sont à la tâche depuis le mois de juin, avec un ou deux référents par département, épaulés par une dizaine de volontaires. "Nos cibles prioritaires, ce sont les maires des petites communes, sans étiquette", explique un cadre LFI, qui estime que ces élus sont plus indépendants et moins sensibles aux pressions.

"Les maires craignent des représailles, notamment concernant les subventions qu'ils perçoivent du département ou de la région."

Un député LFI à franceinfo

Une difficulté d'autant plus importante que, si les insoumis ont remporté de grandes villes lors des dernières élections, ils disposent au total de peu de mairies. "Beaucoup de maires pensent que Jean-Luc Mélenchon n'aura pas de souci pour avoir les signatures car c'est un gros candidat", poursuit une source interne chez LFI. "C'est paradoxal, mais nous avons du mal car nous n'avons pas beaucoup de maires insoumis (…) Le parrainage n'est pas un soutien politique. Tout sera fait pour nous empêcher d'être candidat", poursuit-il.

Un député LFI relativise toutefois ces difficultés, assurant que le mouvement dispose de "légèrement plus de signatures qu'en 2022 à la même époque".


 

 

 

août 30, 2026

Pessimisme dans l'enseignement, enseignants lassés par un trop-plein de réformes !

Sommaire:

A) - Après dix ans de politique éducative d'Emmanuel Macron, les enseignants lassés par un trop-plein de réformes

B) - Pour les enseignants, une rentrée scolaire sous le signe du pessimisme

C) - A huit mois de la présidentielle, Attal et Philippe veulent séduire les enseignants avec des hausses des rémunérations

D) - Si on veut attirer davantage de bons étudiants vers l’enseignement, il faut accepter d’y mettre le prix

 


 

A) - Après dix ans de politique éducative d'Emmanuel Macron, les enseignants lassés par un trop-plein de réformes

Les professeurs reprennent, ce lundi, le chemin de leur école, collège ou lycée. C'est la dixième et dernière rentrée scolaire des deux quinquennats écoulés. Le chef de l'Etat se rendra mardi dans un lycée de Mende avec le ministre de l'Education nationale.

« Pour poursuivre le redressement de notre école, ce n'est pas d'une réforme de plus dont nous avons besoin », assurait mardi dernier le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, lors de sa conférence de presse de rentrée. « Il faut d'abord un cap, peu de priorités, mais tenues dans la durée, avec une confiance absolue en ce qui se fait sur le terrain, avec l'appui des parents et des collectivités », poursuivait-il. Faut-il lire dans ces propos une critique en creux de dix ans de politique éducative faite de réformes menées au pas de charge… et souvent détricotées avant d'arriver à leur terme ?

Comme directeur général de l'enseignement scolaire entre 2019 et 2024, Edouard Geffray, qui se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende (Lozère) avec le président de la République, a été aux avant-postes pour observer le travail des six ministres qui l'ont précédé Rue de Grenelle. Alors, que retenir des dix ans d'une politique éducative durant lesquels Emmanuel Macron s'est posé en super-ministre de l'Education ?

Sept ans d'hésitations sur les mathématiques

La réforme du bac général et technologique qui a mis fin aux séries S, ES et L restera, avec Parcoursup, l'un des changements majeurs des deux quinquennats. Elle n'a cessé d'évoluer chaque année depuis sa mise en place en 2019, remettant en cause la place des mathématiques telle que Jean-Michel Blanquer l'avait pensée. L'ancien ministre avait exclu cette discipline des enseignements du tronc commun au profit d'un enseignement scientifique regroupant plusieurs matières.

La nouvelle épreuve de mathématiques en première - que les lycéens ont passée en juin dernier - est le dernier acte d'une série d'amendements à la réforme après sept ans d'hésitations gouvernementales sur la place à accorder à cette discipline. Du « rafistolage », selon les syndicats.

Le lycée professionnel a, lui aussi, été confronté à un yo-yo. Au début de son deuxième quinquennat, en 2022, Emmanuel Macron promet une « grande réforme », en passant sous silence celle que Jean-Michel Blanquer vient tout juste de mettre en oeuvre.

Il faut en finir avec le millefeuille des dispositifs et des réformes.

Le syndicat des personnels de direction ID-FO

La deuxième réforme de la voie professionnelle se met en place en 2025… mais la désorganisation qu'elle provoque dans les lycées est telle qu'Edouard Geffray « tire les conséquences » d'un « constat d'échec » et revient, en 2026, sur le parcours personnalisé de six semaines en terminale qui était critiqué de toutes parts. Les épreuves du bac, qui avaient été avancées à la mi-mai, auront finalement de nouveau lieu en juin.

« Il faut en finir avec le millefeuille des dispositifs et des réformes qui produisent une perte de sens et un découragement des personnels », s'agace à l'époque le syndicat des personnels de direction ID-FO qui, lors d'une conférence de presse, présente des millefeuilles débordant de crème pâtissière pour frapper les esprits…

Le collège a, lui aussi, connu les secousses de réformes annoncées puis détricotées. Les groupes de niveau en français et en mathématiques, voulus par Gabriel Attal dans le cadre de son vaste « choc des savoirs », resteront comme l'exemple emblématique des revirements ministériels. Anne Genetet, qui lui succède, assouplit ce qu'elle a rebaptisé « groupes de besoins » face à la fronde d'enseignants qui refusent de trier les élèves avant qu'Elisabeth Borne ne les abandonne pour les collégiens de quatrième et de troisième, et qu'Edouard Geffray ne les enterre définitivement.

« Il y a des endroits où les groupes de besoins marchent, et d'autres où ça ne marche pas, déclarait-il en janvier dernier. Ceux qui veulent continuer à y avoir recours pourront les garder. Ceux chez qui ça ne produit pas de résultat parce que leur organisation scolaire et leur paysage scolaire n'étaient pas adaptés à cette mesure-là, je ne vais pas m'entêter à leur dire de continuer. »

Les dédoublements de classes en question

Dans les écoles maternelles et élémentaires, le dédoublement des petites classes en éducation prioritaire restera comme la mesure phare des deux quinquennats. Cette réforme-là n'a pas été détricotée. Elle a même été étendue du CP et du CE1 à la grande section de maternelle. Mais des voix s'élèvent pour la remettre en cause, de parlementaires à l'Inspection générale des finances en passant par la Cour des comptes.

Un rapport du Sénat paru en mai dernier proposait de passer, dans ces classes, de 12 à 15 élèves, pour faire des économies et ainsi « fermer 839 classes », « soit autant de postes qui se libéreraient pour les zones en tension ». Le service statistique du ministère de l'Education nationale ne vole pas vraiment au secours de la mesure quand il affirme, dans une étude de février dernier, que « les bénéfices de court terme observés jusqu'en fin de CE1 n'apparaissent plus à l'entrée en sixième ».

Le développement du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) est une autre mesure phare dont le coût interroge. Leur nombre (135.000) a été multiplié par 3,3 depuis 2017, à tel point que les AESH sont désormais le second métier de l'Education nationale derrière les enseignants.

La valse des réformes n'épargne pas non plus l'école inclusive : après l'organisation des ressources autour des PIAL (pôles inclusifs d'accompagnement localisés), le gouvernement tente, malgré l'opposition du Parlement, de généraliser les PAS (pôles d'appui à la scolarité) - composés d'un binôme entre un enseignant et un éducateur spécialisé - alors que plusieurs rapports ont pointé « les limites » du modèle français. L'erreur est, selon Edouard Geffray, d'avoir « tout fait reposer sur la compensation humaine ».

Changer l'école « par petites touches »

La succession des réformes a aussi touché directement les enseignants dans leur formation initiale. En février 2019, Jean-Michel Blanquer annonce le déplacement du concours en deuxième année de master (au lieu du M1). Mais en août 2022, alors que la mesure se met en place, Emmanuel Macron fait une annonce surprise aux recteurs en affirmant vouloir « reprendre à bras-le-corps » la formation des enseignants pour susciter davantage de vocations.

Après moult rebondissements, la nouvelle réforme vient de se mettre en place en cette rentrée 2026. Elle positionne les concours enseignants après la 3e année de licence. Pour les professeurs, le deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron restera aussi celui de la mise en place du « pacte », ce « travailler plus pour gagner plus » qui a suscité tant de critiques… et sur lequel le gouvernement a finalement réduit la voilure pour faire des économies.

Pour « changer l'école », il faut « avancer par petites touches », estimait Christophe Kerrero, ancien directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer entre 2017 et 2020, dans un livre publié l'an dernier (1). « Le temps long de l'école n'est pas celui du politique » et « les meilleures intentions du monde se heurtent aux exigences du réel », y déplore-t-il. Selon l'ancien recteur, les effets des réformes menées se font sentir « dix ans après au minimum ». A condition qu'elles ne soient pas détricotées entre-temps.

(1) « L'école n'a pas dit son dernier mot », Editions Robert Laffont, 2025.

Marie-Christine Corbier

https://www.lesechos.fr/politique-societe/education/apres-dix-ans-de-politique-educative-demmanuel-macron-les-enseignants-lasses-par-un-trop-plein-de-reformes-2248845

 

B) - Pour les enseignants, une rentrée scolaire sous le signe du pessimisme

A la veille de la rentrée scolaire, le dernier baromètre du syndicat SE Unsa met en exergue le manque de confiance des personnels de l'Education nationale vis-à-vis de l'Etat.

Pour cette dernière rentrée scolaire des dix ans d'Emmanuel Macron au pouvoir, le moral des personnels de l'Education nationale est très loin d'être au beau fixe. Dans le dernier baromètre du syndicat enseignant SE Unsa, réalisé auprès de 42.000 agents et publié avant la rentrée des enseignants ce lundi, leur pessimisme est au sommet.

Seuls 0,3 % des sondés se disent confiants pour l'avenir du système éducatif, alors que les trois quarts des agents se déclarent inquiets sur leur avenir. « A la place de tout employeur, il y aurait de quoi se poser les bonnes questions » déclare Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du syndicat SE Unsa.

Défiance et manque de reconnaissance

« Ça dit quelque chose de très important sur la défiance qui s'est installée entre les personnels et les politiques éducatives qui ont été conduites ces dernières années », avance-t-elle. Les réponses du sondage l'appuient : 91 % ne se sentent pas d'accord avec les choix politiques en matière d'éducation et se disent infantilisés et 71 % ne se sentent ni respectés ni reconnus dans l'exercice de leur métier.

Selon le baromètre, près de la moitié des sondés (48 %) pensent d'abord au salaire lorsqu'ils évoquent leur travail. Un bon de 14 points par rapport à 2024. « C'est la préoccupation majeure de l'éducation nationale », pour Julie Duhamel, secrétaire nationale SE Unsa, qui explique que, pour beaucoup d'agents, le salaire de base n'est plus suffisant pour vivre décemment face à la hausse du coût de la vie.

Le salaire, une préoccupation majeure

Le syndicat réclame une revalorisation générale « pour tous les collègues, sans exception ». Julie Duhamel rappelle le statut précaire des AESH (accompagnant d'élèves en situation de handicap) et AED (assistants d'éducation), dont « le salaire actuel leur permet à peine de survivre ».

Le bilan que fait Elisabeth Allain-Moreno des dix dernières années est sans appel : « Le mot déception est faible, nous ressentons beaucoup de colère et d'amertume. » « Si on n'a pas un candidat à la présidentielle qui est en capacité de comprendre et de porter un petit peu une école où on investit davantage, il y a vraiment un avenir sombre pour notre pays qui est en train de se conforter » a-t-elle alerté, alors que le syndicat ne cache pas ses doutes quant à la sincérité des premières promesses - notamment sur les salaires - avancées dans le débat présidentiel qui s'ouvre.

Sevil Demir

https://www.lesechos.fr/politique-societe/education/pour-les-enseignants-une-rentree-scolaire-sous-le-signe-du-pessimisme-2248755


C) - A huit mois de la présidentielle, Attal et Philippe veulent séduire les enseignants avec des hausses des rémunérations

Gabriel Attal et Edouard Philippe proposent l'un et l'autre des mesures visant à augmenter la rémunération des professeurs. D'autres volets de leurs programmes respectifs sont nettement moins populaires auprès des enseignants.

« La priorité numéro 1 de l'école, ce n'est pas le confort des profs, c'est l'intérêt des élèves mais ça passe par les profs, indiquait Edouard Philippe en juin, dans une longue interview au podcast « gdiy ». Il faut mieux payer. »

Dans « Le Figaro », lundi, le candidat Horizons à la présidentielle envisage « une augmentation de 20 % de la rémunération moyenne des enseignants en cinq ans ». Car « c'est indispensable pour redonner de la dignité à leur métier », cette rémunération doit être portée « au moins au niveau de la moyenne européenne ».

Dans « Le Monde » de ce mardi, l'autre candidat du bloc central, Gabriel Attal, entend aussi s'attirer les faveurs du vivier électoral des professeurs. « Le métier a été progressivement smicardisé », déplore-t-il. Il s'engage à ce que « le traitement des enseignants soit revalorisé de 200 euros net par mois, jusqu'à 500 euros net pour les milieux de carrière ». Son entourage en évalue le coût à 2,5 milliards d'euros. « Ce sera financé par des économies, notamment sur nos dépenses sociales », affirme Gabriel Attal.

Cette mesure serait complétée d'une « revalorisation à l'échelle de l'établissement », au titre du remplacement de courte durée. Les engagements budgétaires seraient intégrés à une loi de programmation pour l'Education nationale qui serait votée dès l'année 2027.

Un chef d'établissement « patron »


La séduction du vivier électoral par les deux candidats s'accompagne de mesures moins populaires auprès des enseignants. La proposition de les augmenter « va de pair avec l'autonomie des établissements », souligne Gabriel Attal qui entend la « renforcer, y compris en primaire » où le sujet de la direction d'école reste sensible.

Edouard Philippe se dit, lui aussi, prêt à donner plus d'autonomie aux chefs d'établissement, pour décider par exemple d'instaurer ou non l'uniforme ou encore de « rajouter des heures d'enseignement lorsque c'est nécessaire ».

Il faut « que le chef d'établissement puisse effectivement devenir le patron, si j'ose dire », soulignait-il en juin, évoquant des chefs d'établissement qui ont « pas mal de responsabilités » mais « zéro moyen pour les exercer ». « Plus on donnera de la liberté à l'école, à son conseil d'administration, à la façon dont elle organise ses classes, parfois ses horaires, plus on trouvera des bonnes conditions », ajoutait Edouard Philippe.

Sur le niveau des élèves, pour s'attaquer au « système qui dysfonctionne », il s'interrogeait aussi sur le collège unique : « Tel qu'il fonctionne aujourd'hui, est-il encore adapté ? Est-ce qu'aujourd'hui ça a encore du sens ? » Avant d'y répondre en partie : « C'est une question qui peut déclencher tout de suite des positions très tranchées. Est-ce que, objectivement, on peut avoir son bac, c'est-à-dire l'instrument qui permet de faire des études supérieures quand le niveau de français est mal maîtrisé ? »

Sur le collège et les autres niveaux de la scolarité, Gabriel Attal veut instaurer des « cordes de rappel » - à la fin du primaire avec le certificat d'études ou à la fin du collège avec l'obtention obligatoire du brevet pour pouvoir passer au lycée. « Il faut que les taux de réussite aux examens, bac et brevet, diminuent, traduit l'entourage de Gabriel Attal. On ne peut pas se féliciter que chaque année il y ait entre 85 et 95 % des élèves qui aient le bac parce que c'est fait au prix d'une dévalorisation du diplôme. »

Un seul ministre par quinquennat

Quitte à reprendre des thématiques chères au Rassemblement national ? En aucun cas, balaie le candidat qui évoque par exemple des classes passerelles pour rattraper les élèves en difficulté et des mesures favorables à l'école inclusive.

Gabriel Attal propose de fermer les 100 établissements les plus ghettoïsés et de généraliser les groupes de niveau en français et en mathématiques, pourtant très contestés quant à leurs effets. La mesure « n'a pas vraiment été mise en oeuvre », rétorque-t-il tout en se disant « pas complètement rigide sur une prescription nationale ».

« Il y a eu des virages à 180 degrés pour des raisons parfois politiques, ce qui a nui à la continuité et à la stabilité dont l'école a besoin », glisse l'entourage de Gabriel Attal. Elisabeth Borne avait vidé de leur substance les groupes de niveau. Pour éviter les changements de cap, le candidat Attal propose de garder le même ministre de l'Education pendant cinq ans.

Marie-Christine Corbier

https://www.lesechos.fr/politique-societe/education/a-huit-mois-de-la-presidentielle-attal-et-philippe-veulent-seduire-les-enseignants-avec-des-hausses-des-remunerations-2248216

 


 

D) - Si on veut attirer davantage de bons étudiants vers l’enseignement, il faut accepter d’y mettre le prix

Sélectionner plus tôt, puis consacrer deux années à apprendre véritablement le métier aux futurs enseignants est un impératif. Mais mieux former les professeurs ne résoudra qu’une partie du problème. Encore faut-il réussir à attirer — et surtout à conserver — de bons candidats. Et cela passe aussi par la rémunération.

Bonne rentrée aux 11,6 millions d’écoliers, collégiens et lycéens et aux 851 500 professeurs qui retrouvent ce mardi le chemin de l’école. Avec cette promesse du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray : « Nous aurons assez de professeurs », grâce à « l’effet très net » de la réforme du concours sur l’attractivité du métier. Les chiffres sont, il est vrai, encourageants. Près de 24 400 postes ont été pourvus cette année, contre 16 300 l’an dernier. Mais gardons-nous de crier victoire trop vite : le nombre de postes ouverts a lui aussi fortement augmenté et, pendant la période de transition, deux concours coexistent, l’un à bac + 3, l’autre à bac + 5. Il faudra donc attendre pour savoir si le rebond est durable. Recruter plus tôt, former mieux.

Sur le fond, la réforme engagée en 2025 va dans la bonne direction. Jusqu’ici, la France recrutait tard ses enseignants et concentrait leur professionnalisation à la fin de leur cursus. Nous avons trop longtemps considéré qu’être bon dans une discipline suffisait presque à savoir l’enseigner. Or tenir une classe, transmettre un savoir, détecter une difficulté, imposer une autorité ou adapter une pédagogie sont aussi des compétences qui s’apprennent. Depuis cette année, le concours est ouvert dès bac + 3. Les lauréats suivent ensuite deux années de master professionnalisant et rémunéré, avec davantage de pratique devant les élèves. Les premiers professeurs intégralement formés selon ce nouveau modèle arriveront donc dans les classes à partir de 2028. C’est plus cohérent : sélectionner plus tôt, puis consacrer deux années à apprendre véritablement le métier.

Le trou noir du milieu de carrière d’enseignant

Mais mieux former les professeurs ne résoudra qu’une partie du problème. Encore faut-il réussir à attirer — et surtout à conserver — de bons candidats. Car la dégradation du métier d’enseignant, longtemps mal payé et de moins en moins considéré, finit nécessairement par se retrouver dans les classes. Et nos enfants en paient aujourd’hui le prix. Le symbole le plus saisissant vient des mathématiques. Un élève de CM2 enfant de cadre obtient en calcul un score inférieur à celui d’un enfant d’ouvrier trente ans auparavant. La baisse touche toutes les catégories sociales. L’école française n’a pas seulement échoué à réduire les inégalités : elle a laissé reculer le niveau général. On peut accuser les programmes, les écrans, les parents, les méthodes pédagogiques. Tous jouent leur rôle. Mais aucune école ne peut durablement être meilleure que les femmes et les hommes auxquels elle confie ses élèves.

Or le malaise enseignant est profond. Selon la dernière enquête TALIS de l’OCDE, seuls 4 % des professeurs français estiment que leur métier est valorisé dans la société. La moyenne de l’OCDE est de 22 %. Cinq fois plus. Seuls 27 % se déclarent satisfaits de leur rémunération. Le problème français est désormais assez précisément identifié. Les débuts de carrière ont été revalorisés ces dernières années et se rapprochent de la moyenne des pays comparables. Mais un véritable trou d’air subsiste au milieu de la carrière. Après quinze ans d’ancienneté, un professeur des écoles français gagne environ 17 % de moins que la moyenne de l’OCDE ; dans le secondaire, l’écart est de l’ordre de 14 %.

C’est là qu’il faut agir. Non pas en distribuant une nouvelle prime ou en bricolant une indemnité supplémentaire, mais en rattrapant progressivement cet écart de rémunération. En salaire. Et en ciblant en priorité ces professeurs de 35, 40 ou 45 ans qui ont acquis de l’expérience mais voient leur rémunération plafonner au moment même où leurs responsabilités familiales augmentent.

Rémunération des enseignants : les candidats à la présidentielle jouent la surenchère

Cela coûtera cher. Mais si l’on veut attirer davantage de bons étudiants vers l’enseignement, accroître la sélectivité des concours et conserver les meilleurs professeurs, il faudra accepter d’y mettre le prix. La rémunération ne fait pas à elle seule la qualité d’un enseignant. Mais prétendre reconstruire l’attractivité du métier sans traiter la question salariale relève de la fiction. La présidentielle de 2027 a d’ailleurs lancé la surenchère. Édouard Philippe promet 20 % d’augmentation moyenne sur le quinquennat. Gabriel Attal propose de 200 à 500 euros net supplémentaires par mois. Raphaël Glucksmann veut augmenter tous les enseignants d’au moins 10 %, et jusqu’à 25 % pour certains milieux de carrière. Jean-Luc Mélenchon promet, lui, de revaloriser le point d’indice et les grilles salariales. Très bien. Mais il manque toujours la deuxième moitié de la phrase : qui paie ?

Dans un pays qui n’a plus aucune marge budgétaire, promettre des milliards supplémentaires est facile. Fixer des priorités l’est beaucoup moins. Revaloriser les professeurs suppose donc de dégager les économies correspondantes ailleurs dans la dépense publique. C’est même à cela que l’on reconnaît une véritable priorité : non pas à l’argent supplémentaire que l’on promet, mais aux dépenses auxquelles on accepte de renoncer pour la financer. Si nous voulons rendre notre école désirable à nouveau, commençons par rendre désirable le métier de ceux qui la font vivre.

Raphaël Legendre

https://www.challenges.fr/politique/si-on-veut-attirer-davantage-de-bons-etudiants-vers-lenseignement-il-faut-accepter-dy-mettre-le-prix_645432 

 

 

 

 

 

 

 

 

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