septembre 17, 2026

France politique politicienne...en vue les Présidentielles !

 Sommaire: 
A) - Rentrée: quand le RN a du vent dans les voiles
B) - La démocratie donne t-elle tous les droits à la majorité ?
C) - Christelle Morençais attaque Lisnard et Knafo
D) - Abroger la taxe SEQE2 
E) - Le modèle de l'état providence est mort 
 
 

  
A) - Rentrée : quand le RN a du vent dans les voiles
 
« 60 % des Français sont pour, 99 % des médias sont contre. Voilà qui devrait interroger. »
 
Dans une chronique pour Polémia, Pierre Boisguilbert décortique la relance des offensives médiatiques contre le Rassemblement national à huit mois de l'élection présidentielle de 2027.
 
 
 
Voici les grands axes de cette rentrée politique :
 
1. La réactivation du barrage républicain. L'appareil médiatique instrumentalise les débats sur le voile et les retraites pour caricaturer le projet du RN et susciter un réflexe de peur au sein de l'électorat.
 
2. L'effondrement du bloc central et le piège de la gauche radicale. Face au déclin du centre et de la droite classique, le système cherche à imposer une diabolisation renforcée du camp patriote pour présenter l'extrême gauche comme la seule alternative possible.
 
3. La fin du monopole idéologique. Les campagnes de dénigrement perdent leur efficacité historique. L'émergence de canaux comme CNews et la puissance des réseaux sociaux brisent le récit officiel pour refléter la droitisation réelle de l'opinion publique.
 
4. Les limites de la récupération médiatique. L'intégration de figures de droite sur des chaînes comme BFMTV reste une manœuvre d'audience qui se heurte rapidement aux réflexes d'exclusion de l'écosystème progressiste.
 
Malgré la hostilité du système médiatique, le décalage croissant entre les aspirations populaires et le récit dominant alimente la dynamique électorale du RN
 
 

À huit mois de l’élection présidentielle, la rentrée politique donne déjà le ton : tandis que Marine Le Pen lance sa campagne et que le RN s’installe plus que jamais au cœur du débat national, les vieux réflexes du « barrage républicain » refont surface. Les controverses autour du voile et des retraites servent désormais à alimenter le procès en division et en dangerosité du parti patriote. Mais, pour Pierre Boisguilbert, face à un pouvoir à bout de souffle et à des oppositions discréditées, le vent électoral pourrait bien se montrer plus fort que la tempête médiatique.

Polémia

Le RN face à une nouvelle campagne de diabolisation

L’idéologie médiatique encore dominante a commencé sa campagne de huit mois contre le RN. Objectif : nouvelle diabolisation.

Le prétexte en a été une déclaration rappelant que, dans le programme du parti, figurait l’interdiction du voile dans l’espace public. 60 % des Français sont pour, 99 % des médias sont contre. Voilà qui devrait interroger.

Certes, il n’était sans doute pas opportun d’évoquer, dès le tout début de la campagne, une mesure difficilement applicable, sauf à changer la Constitution et à faire évoluer un État de droit obsolète, car incapable de nous défendre contre l’islamisation de la société française. Ce sera à gérer en priorité, mais après la victoire.

Et voilà Marine accusée de préparer, dès son élection, un putsch institutionnel. Cela permet à l’une des propagandistes en chef de la cause ukrainienne sur LCI de poser la question de la nécessité de reconstituer un barrage républicain.

On comprend bien leur inquiétude : sauf guerre mondiale – qu’ils annoncent tous les jours et qui permettrait à Macron de faire, comme son idole Zelensky, de se maintenir au pouvoir sans élections –, les carottes sont cuites pour le centre discrédité et éclaté, la droite de compromission et la gauche nombriliste.

Une seule solution : la victoire, donc, de Mélenchon. Mais il faut pour cela le dédiaboliser, ou trouver un diable encore plus effrayant : celui du fascisme voilé du RN.

Toute déclaration du RN sera donc l’objet du vocable « contesté » et sera exploitée pour montrer une division entre Le Pen et Bardella… C’est déjà le cas sur le voile et les retraites.

Le principal obstacle pour le RN, qui a tout de même positivement le vent dans les voiles, c’est donc le dénigrement médiatique systématique. Entre « ce n’est pas sérieux » et « c’est dangereux », on doit bien sûr s’en inquiéter, car cela vise à influencer l’auditeur-électeur. Il y a bien, en France, une « ingérence » médiatique. 

 

La recomposition du paysage médiatique

Cela étant dit, elle n’est plus l’arme fatale qu’elle a pu être au temps du « détail ». Elle peut même être contre-productive, par rejet d’informateurs partiaux qui ne trompent plus personne. CNews a fracturé le manichéisme médiatique et les réseaux sociaux l’ont marginalisé. Ça change tout.

Cependant, l’État médiatique profond, dont la survie est liée à l’audience et donc au fric, a bien compris la droitisation rebelle de l’opinion publique et tente de faire avec, en allumant des contrefeux.

D’où l’arrivée en fanfare sur BFMTV de Sonia Mabrouk. Le problème, c’est que, de commentaires personnels en invités identifiés, Sonia fait une tranche de CNews dans un gigot BFM : c’est l’alouette dans le pâté de cheval.

Et ça rue déjà dans les brancards. Le rejet va s’amplifier et la fausse bonne idée peut se retourner contre ses inventeurs et, hélas, contre elle-même.

Elle croit en la liberté d’opinion et au respect de la diversité. Ceux qui veulent interdire CNews n’accepteront pas Mabrouk sur BFM… Il faudrait pour cela qu’elle se voile. Or, elle a bien montré, sur ce sujet comme sur d’autres, qu’elle restait ferme et droite, très à droite même.

Encore une femme à diaboliser au nom de la liberté des femmes à penser, mais à gauche, avec le voile islamique comme nouvel étendard contre le RN. Pierre Boisguilbert est journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère.

Ils auraient pu trouver mieux, mais c’est certain : canicule ou non, ils feront feu de tout bois.

Évitons de leur livrer des fagots.

Pierre Boisguilbert

Pierre Boisguilbert est journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère. 
03/09/2026

https://www.polemia.com/rentree-quand-le-rn-a-du-vent-dans-les-voiles/?fbclid=IwY2xjawUY6QZwZG9mAWV4dG4DYWVtAjEwAGJyaWQRMHBRNUhDZU1ZNFpVN0N0R29zcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEewFmGZw0boC3TgBquoVG_GP_dhYX7t7jJyc75eEI2aO90dBQFRvVZGw-LwAE_aem_VcFWkmr-4rDLHwAiehmlhw 


 

 
B) - La démocratie donne-t-elle tous les droits à la majorité ?
 
Dans une tribune que je publie dans Le Monde avec Jean-Philippe Feldman, nous répondons clairement : non.
 
La démocratie ne se réduit pas à la souveraineté populaire ni au seul fait majoritaire. Une majorité élue reste un pouvoir et, comme tout pouvoir, elle doit rencontrer des limites.
 
C’est tout le sens de l’État de droit : protéger les libertés fondamentales contre l’arbitraire, y compris lorsque celui-ci prétend s’exercer au nom de la volonté du peuple.
 
Nous renouons ici avec une tradition libérale ancienne, notamment celle de Benjamin Constant : la souveraineté du peuple ne saurait être absolue. Il existe une sphère de liberté individuelle sur laquelle ni un monarque, ni un gouvernement, ni même une majorité ne devraient pouvoir empiéter sans limites.
 
On peut bien sûr discuter du rôle du Conseil constitutionnel, de sa jurisprudence ou encore de l’étendue du bloc de constitutionnalité. Mais cette discussion est d’une autre nature que la remise en cause du principe même de limitation du pouvoir.
 
À l’heure où la souveraineté populaire est souvent invoquée comme réponse à la crise démocratique, nous voulons rappeler une distinction essentielle : le gouvernement de la majorité ne saurait signifier le pouvoir illimité de la majorité.
 
Alain Madelin   

 

C) - Dans un article paru dans Le Point hier, Christelle Morançais attaque Lisnard et Knafo. 

Elle déclare ne pas vouloir d’une image d’ultralibérale à la tronçonneuse, ne veut pas être comparée à David Lisnard car « elle au moins, elle fait » et encore moins à Sarah Knafo et à ses recettes « gros rouge qui tache ». 

Non mais franchement, vous êtes moins d’une dizaine d’élus à vous revendiquer libéraux en France, ne vous tirez pas dans les pattes ! 

 La présidente des Pays de la Loire est connue pour avoir résisté aux pressions des gaspilleurs d’argent public en tous genres et mis un coup de rabot de 100 millions d’euros dans le budget de sa région. C’est bien. Mais elle utilise cette aura libérale pour rassurer le milieu des affaires sur la ligne économique de son candidat à la présidentielle… Édouard Philippe. 

 Ah c’est sûr que ton Édouard avec zéro baisse des dépenses, zéro effort, zéro norme supprimée, il ne va tacher personne ! Oui, Milei a des allures de bourrin. Le rocker gueulard, le fou à la tronçonneuse. Mais vous savez quoi ? Ça marche ! Non seulement il gagne des élections mais en plus il redresse un pays ruiné par le socialisme ! 

La pauvreté chute, la croissance explose, les citoyens respirent. Ce n’est pas en étant timorée, encore moins en tapant sur ses rares potentiels alliés, que Morançais et son candidat ramollo ont la moindre chance de sauver ce pays. Tu es libérale pourquoi ? 

Parce que tu sais que tu as raison et qu’il faut trancher dans les dépenses le plus possible et le plus rapidement possible. 

 Il est temps d'assumer.

@Mileistesfr 

 https://x.com/Mileistesfr/status/2100531761616928768

 

 En finir avec la caste ! Preuve est apportée qu’on peut donner les signes du libéralisme tout en faisant allégeance à l’étatisme. L’alibi libéral d’Édouard Philippe, tout comme Kasbarian, ne sont que des faire-valoir et des attrape-mouches. Des faux-semblants.

 @OlivierRegipa

 

Il y a deux façons de faire de la politique : avoir pour cap la préservation de ses intérêts personnels ou avoir pour cap de défendre ceux de notre pays. Christelle Morançais a un cap qui n’est pas celui de @davidlisnard. C’est aussi pour cela qu’un candidat a exposé son programme qui est déjà dans le débat public et l’autre (soutenu par CM) toujours pas. 

 


 

 D) - Hier, j’ai déposé un amendement pour ABROGER la taxe SEQE2 sur le carburant. 

Il a été rejeté. J'ai donc voté POUR un GARDE-FOU à cette taxe scandaleuse. D'autres ont refusé ce garde-fou pour s'enfermer dans une posture politicienne. Ils ont donc voté pour que votre plein soit plus cher, afin de pouvoir s'en scandaliser après. Du théâtre. 

 La posture, c'est de laisser les Français payer plein pot. La défense des Français, c'est d'être CONTRE le SEQE 2 et POUR chaque centime de pouvoir d'achat rendu. Gardez vos postures. Moi, je défendrai toujours les Français. 


 Partout en France, dans mes dédicaces : des électeurs du RN, des abstentionnistes, des centristes, des fonctionnaires me disent qu'ils nous rejoignent grâce au Casse du siècle. 

 Les faits et les chiffres nous rapprochent tous, là où les théories pouvaient nous séparer




 
Sébastien Lecornu annonce 54 milliards d’économies et propose les quelques maigres expédients habituels. Il veut seulement freiner la hausse : nous voulons BAISSER LA DÉPENSE.
 
Il dit que l’État sera exemplaire, mais il ne supprime pas UN SEUL poste. Nous proposons d’en supprimer 800 000.
 
Il veut diminuer l’enveloppe des agences. Nous voulons en supprimer. Tout est listé, chiffré, sourcé.
Voici mon plan à 140 milliards d’euros d’économies par an. Les Français ont trop payé. Il est temps de dépenser moins pour taxer moins 

@knafo_sarah 

  


 

Le paradoxe Knafo : LE CHIFFRE LE PLUS INTÉRESSANT SUR KNAFO N’EST PEUT-ÊTRE PAS SES 120 000 LIVRES VENDUS. 

Son livre est devenu un phénomène éditorial. Première semaine NielsenIQ : 60 584 EXEMPLAIRES. Deux semaines : 120 000 annoncés et désormais repris par plusieurs médias. Mais parallèlement, Knafo ne connaît pas de percée comparable dans les baromètres politiques. Voilà le paradoxe. 

 LE LIVRE DÉBORDE L’ÉLECTORAT DE KNAFO. Des dizaines de milliers de Français peuvent manifestement vouloir lire : la critique de la dépense publique, la bureaucratie, les impôts, la capitalisation, Milei, la réduction de l’État, sans pour autant devenir immédiatement électeurs Reconquête. Et c’est peut-être le phénomène politiquement le plus important. Parce qu’un livre à succès n’est pas un sondage. Mais il peut révéler une DEMANDE avant qu’un parti ne sache la convertir. 

 

 Et François Hollande vient lui-même de contribuer à transformer ce succès éditorial en fait politique national en contestant publiquement son explication. Pendant ce temps, Knafo déplace progressivement son image : moins seulement : IMMIGRATION / IDENTITÉ et davantage : ÉTAT / IMPÔTS / RETRAITES / PROPRIÉTÉ / ÉCONOMIE. La question n’est donc pas : « 120 000 lecteurs = 120 000 électeurs ? » Évidemment non. Elle est : COMBIEN DE CES LECTEURS N’AURAIENT JAMAIS ACHETÉ UN LIVRE DE RECONQUÊTE IL Y A ENCORE UN AN ? C’est là que le phénomène devient réellement intéressant.  

 


 

E) - David Lisnard, candidat à l’élection présidentielle : «Le modèle de l’État-providence est mort !»

RUPTURE. Immigration, sécurité, budget… David Lisnard fustige les promesses grandiloquentes des gouvernants qui alimentent les déceptions. Il prône une reprise en main du pouvoir. Le candidat de Nouvelle Énergie plaide pour une primaire élargie entre tous ceux qui ne se reconnaissent ni dans la gauche ni dans le Rassemblement national.

Le JDD. L’Europe est confrontée à une crise migratoire dans l’enclave espagnole de Ceuta. Les Vingt-Sept sont-ils condamnés à l’impuissance ?

  

David Lisnard. L’Europe n’a pas perdu le contrôle par fatalité, mais parce que ses dirigeants ont confondu le droit et l’impuissance. Toute nation doit pouvoir maîtriser son peuplement : décider combien d’immigrés elle accueille et d’où ils viennent. L’Europe, elle, doit être un acteur de régulation : un Frontex renforcé, des traités clairs, des frontières extérieures tenues. Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de volonté.

On parle de « crise » pour 60 000 migrants. À l’horizon 2050, l’Afrique à nos portes représentera un quart de la population mondiale, dont la moitié de moins de 25 ans. Comment faire face ?

Il n’y a aucune fatalité migratoire. Mais rien ne sera réglé tant que nous n’aurons pas admis ce que je répète sans relâche : le modèle d’État-providence est mort, et il est devenu un aspirateur à pauvreté, donc à immigration. Surendettés et surfiscalisés, nous subventionnons et importons la pauvreté d’un côté ; en décourageant le travail et l’investissement, nous laissons filer nos talents et nos capitaux de l’autre. Voilà la base : remettre en ordre l’appareil d’État et notre système social.

Et cessons de ne regarder que l’immigration irrégulière. L’immigration légale, donc acceptée, assumée, décidée par le gouvernement, c’est 384 230 premiers titres de séjour hors droit d’asile en 2025. Un record historique, en hausse de plus de 10 % en un an. Ajoutez-y 955 000 renouvellements. Ce n’est pas une crise : c’est une politique.

Que répondez-vous à ceux, le patronat notamment, qui défendent l’idée d’une immigration économique nécessaire compte tenu du déclin démographique de la France ?

Je ne prône pas l’immigration zéro, mais une immigration fortement diminuée, maîtrisée et choisie. Le motif économique, y compris dans la bouche d’une partie du patronat, est démenti par les faits : l’an dernier, 13 % seulement des premiers titres de séjour ont été délivrés pour du travail. Nous ne sommes pas face à une immigration de travail, mais à une immigration de peuplement hors de contrôle. Et ne soyons pas naïfs : certaines associations, sous couvert d’aider leur prochain, instrumentalisent l’immigration à des fins idéologiques et de déstabilisation de nos sociétés. Quant aux filières mafieuses de passeurs, elles vivent de la misère humaine et l’achèvent en drames.

Concrètement, quelles mesures peut-on prendre pour être plus efficace ?

Sortir de l’État-providence, d’abord. Cesser de subventionner des structures qui font le jeu des passeurs. Traiter les demandes d’asile dans les pays d’origine, via nos consulats, hors du territoire européen. Rétablir le délit de séjour irrégulier, supprimé en 2012. Expulser les étrangers condamnés et les fichés S, en conditionnant les visas et l’aide au développement à la délivrance des laissez-passer consulaires. Renforcer Frontex sur le renseignement, le partage d’informations et les retours. Tout cela suppose de faire sauter des verrous juridiques, pour qu’en matière d’immigration, la loi française prime le droit international et les règlements européens. D’où la nécessité d’un référendum constitutionnel. Ce que 10 millions de Danois ont obtenu, 68 millions de Français doivent pouvoir l’obtenir. C’est une évidence.

La France fait face à des mégafeux sans précédent. A-t-on sous-estimé l’impact du réchauffement climatique ?

Sous-estimé, non : le réchauffement est acté et reconnu par tous depuis longtemps. Ce qui manque, ce sont les réponses rationnelles. Il y en a deux, complémentaires. La première : réduire la part de l’activité humaine dans le dérèglement, en donnant la priorité à une énergie décarbonée, le nucléaire et l’hydroélectrique. Emmanuel Macron a commis là une faute majeure, en démantelant Fessenheim et en programmant la fermeture de quatorze réacteurs lors de son premier mandat, avant de rétropédaler en 2022. Entre-temps, c’est une filière entière qui a reculé. La seconde : adapter notre territoire à ces évolutions. Et là, nous butons sur la folie bureaucratique et sur les effets pervers de l’écologisme politique. 

Depuis des années, au contact des élus et des forestiers, je vois des hommes qui veulent entretenir la forêt, réaliser des pare-feux, organiser les débroussaillements, et qui sont entravés par les recours d’associations écologistes et par les absurdités administratives. Le Code forestier prévoit l’entretien de la forêt, qui reste la meilleure arme contre le feu ; une jurisprudence du Conseil d'État du 6 février dernier vient le compliquer, voire le bloquer. Il faut aussi un plan de réserves d’eau, indispensables aux pompiers et à l’agriculture, les cultures agricoles étant d’ailleurs souvent le meilleur pare-feu. Elles aussi sont attaquées par les écologistes d’extrême gauche. On ne protège pas une forêt avec des procédures : on la protège en l’entretenant.

Emmanuel Macron s’était engagé à renouveler la flotte de Canadair. Douze ont été commandés, cinq seulement sont disponibles. Y a-t-il un manque d’anticipation coupable de l’État ?

Rappelons les faits. Douze Canadair n’ont pas été commandés : ils ont été annoncés. Seize, même ! Pour une livraison avant 2027, douze en renouvellement de la flotte et quatre supplémentaires. Deux seulement ont été effectivement commandés ! Et l’argument des chaînes de production disparues ne tient pas : quand il y a des commandes, les industriels les relancent. Ce dossier est révélateur d’un pouvoir qui se gargarise d’annonces martiales que rien ne suit. Préparation aux catastrophes naturelles, justice des mineurs, sécurité : la parole publique a été dévaluée par des dirigeants qui dénoncent le populisme des autres et le pratiquent eux-mêmes, avec des discours grandiloquents proportionnels à leur impuissance.

Tenir le déficit à 5 % cette année sera compliqué. Comment Sébastien Lecornu doit-il s’y prendre pour le prochain budget ?

En sortant du laxisme politique et de la « Bercycratie ». En cessant de répéter ce qui échoue et en appliquant ce qui fonctionne : réduire les dépenses de fonctionnement, traquer les doublons et les triplons, privatiser quand on peut, internaliser quand il faut. C’est ce que j’ai mis en œuvre partout où l’on m’a confié des responsabilités, dans le privé comme dans le public. À Cannes, une ville à fort taux d’immigration et de pauvreté, nous avons réduit le nombre d’agents de 20 %, avec des agents mieux payés et plus motivés, parce que nous avons redonné du sens aux missions. La dette de la ville a baissé de 84 millions d’euros en douze ans, la fiscalité de 3,6 %. Ce n’est pas une théorie, c’est un bilan et une méthode.

Cela paraît simple à l’échelle d’une ville. Pourquoi ne l’est-ce pas à l’échelle du pays ?

Parce que le conformisme technocratique qui accompagne les gouvernements depuis trop longtemps ne connaît qu’un seul outil : la dépense publique inconsidérée. Le « quoi qu’il en coûte » est devenu le « n’importe quoi qu’il en coûte », pour gagner la présidentielle de 2022. Quand nos voisins réduisaient la voilure après le Covid, nous avons continué à dépenser l’argent de nos enfants et de nos petits-enfants. C’est cynique et c’est scandaleux. Et quand la difficulté revient, le gouvernement sort le rabot et l’impôt : le degré zéro de l’efficacité budgétaire.

« Nous sur-cotisons pour un État qui ne se réforme pas »

On grève l’investissement, on s’acharne sur les entreprises, les collectivités et le pouvoir d’achat des ménages, c’est-à-dire sur tous ceux qui font tourner le pays. Les faits sont têtus. Tous les Européens ont subi le Covid, la guerre en Ukraine, le blocage du détroit d’Ormuz. Là où la Grèce, l’Italie ou le Portugal se redressent, la France décroche. Notre chômage augmente bien plus qu’ailleurs. Notre PIB par habitant est passé sous la moyenne européenne. C’est une première dans notre histoire contemporaine. Voilà le bilan d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements, avec les mêmes qui continuent à nous donner des leçons. Je ne participerai pas au théâtre de la fausse rigueur : il n’est que la prolongation d’un système à l’agonie.

En 2025, vous avez appelé à censurer le budget. Ferez-vous de même avec le prochain, au risque de compromettre votre première année de mandat ?

Une dissolution quelques semaines avant la présidentielle serait absurde : elle accentuerait le chaos politique et risquerait de bloquer le futur occupant de l’Élysée. Mais une censure n’entraîne pas mécaniquement une dissolution : celle-ci relève du seul président de la République. Ne parlons pas encore de censure, nous ne connaissons pas les orientations des prochaines lois de finances. Si le budget est aussi trompe-l’œil et hypocrite que le précédent, s’il confirme le renoncement à la réforme des retraites, qui explique une grande part de nos déficits et de notre dette, il ne sera pas acceptable. L’État doit retrouver de la force en se concentrant sur ses fonctions essentielles plutôt que d’intervenir partout avec une administration excessive. Les structures administratives se superposent, se contredisent et bloquent les projets. Je propose de réduire le back-office bureaucratique, de remettre plus d’agents au contact du public et d’appliquer la subsidiarité : décider au niveau le plus proche et le plus efficace.

À vous écouter, les collectivités locales devraient être exemptées du redressement des comptes publics. Pourquoi échapperaient-elles à cet effort collectif ?

Je n’ai jamais dit cela. Et j’en ai assez des questions qui reprennent le prêchi-prêcha de Bercy, comme si les collectivités étaient des enfants que l’on gronderait pour qu’elles fassent des « efforts ». Depuis 2014, l’État a prélevé plus de 80 milliards d’euros sur la DGF (dotation globale de fonctionnement) des communes et intercommunalités. Or, elle n’est pas un don de l’État, c’est un dû : c’est l’argent des contribuables locaux, qui transite par Bercy avant de leur revenir. Pendant ce temps, le gouvernement augmentait les dépenses, la dette et le déficit. Où est allé cet argent ? Où va d’ailleurs l’argent des contribuables dans le pays qui a le record des prélèvements et des dépenses, et qui parallèlement voit les services publics essentiels se dégrader ? Une collectivité, elle, ne peut emprunter que pour investir. Il y a bien sûr des collectivités mal gérées. Mais la dette du millefeuille territorial représente 8,8 % de la richesse française, contre 9 % il y a trente ans : elle est stable. Celle de l’État a triplé. Les dépenses des collectivités pèsent 19 % de la dépense publique, contre 35 % en moyenne en Europe, et moins de 11 % du PIB, contre 18 % chez nos voisins. Nous sur-cotisons pour un État qui ne se réforme pas et qui nous transfère toujours plus de charges. En vingt ans, 1 153 organismes d’État ont été créés et près de 500 000 agents recrutés. Ça suffit !

 

Certains maires font de la gratuité un marqueur politique : les transports à Montpellier, les fournitures scolaires à Saint-Denis. Qu’en pensez-vous ?

Chaque maire fait ce qu’il veut chez lui, et ce sont ses habitants qui jugent. Mais la gratuité est un mythe destructeur, car c’est toujours l’argent des autres. Les bus s’achètent, les chauffeurs se paient, le carburant a un coût. Quand l’usager ne paie pas, ce sont les seuls contribuables qui paient, les propriétaires en premier, faute d’impôt local universel. Chez moi, les transports publics comme les cantines scolaires sont financés en partie par l’intercommunalité, donc par le contribuable, et en partie par l’usager selon un équilibre que nous pensons juste. J’ajoute que se priver de la participation des usagers, c’est d’une part les déresponsabiliser, d’autre part dévaloriser le service rendu, enfin se priver de moyens pour développer le service lui-même. On peut toujours décider que tout est gratuit en apparence, cela s’appelle le paradis communiste : cela finit toujours dans la pauvreté, la misère et la répression.

Démunis face à la délinquance, certains maires mettent en place des couvre-feux pour les mineurs. Y voyez-vous un symptôme de la défaillance de l’État ?

Absolument, et d’abord dans les zones relevant de la Police nationale. Toute mesure coercitive doit être légitime, proportionnée et motivée : je comprends donc que des maires y recourent dans certaines circonstances. Nos policiers sont courageux et compétents, mais la Police nationale n’échappe pas à la gangrène de la bureaucratie et des procédures. Dans les faits, nous n’avons quasiment plus de Police nationale la nuit. Je n’ai pas pris une telle mesure dans ma commune, mais heureusement que nous disposons d’une police municipale H24, financée par le contribuable local. Car à partir d’une heure du matin, côté État, il n’y a plus personne.

En juillet, un vide juridique a entraîné la remise en liberté de plusieurs mineurs placés en détention provisoire pour des crimes. Cela aurait-il pu être évité ?

Bien sûr. Le Conseil constitutionnel avait laissé un an au gouvernement et au Parlement pour adopter les dispositions nécessaires. Rien n’a été fait, et plusieurs mineurs ont été libérés, dont un multirécidiviste placé en détention provisoire pour des faits criminels.

À chaque drame, les déclarations martiales se succèdent, avec des trémolos dans la voix ; à chaque fois, la grandiloquence masque l’impuissance. Il faut revoir l’architecture légale de la justice pénale des mineurs, et surtout se donner les moyens d’exécuter les décisions. Une sanction qui n’est pas exécutée n’est pas une sanction. Or, la sanction protège la société !

Plusieurs candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle ont été la cible d’opérations de déstabilisation étrangère. Cela vous inquiète-t-il ?

Il ne faut ni surestimer ni négliger ce risque. Des ingérences ont déjà eu lieu dans des campagnes électorales, à l’étranger comme en France, et les fermes de robots existent. Les services spécialisés de l’État nous ont alertés à plusieurs reprises. À l’Association des maires de France, nous proposons aux communes et aux intercommunalités des formations pour réduire les risques de cybercriminalité : nul n’est à l’abri, mais on peut limiter les attaques les plus courantes. La problématique est la même pour les sanctions. Les ingérences électorales ne relèvent pas d’une vue de l’esprit. Cela dit, les candidats évoqués auront d’autres raisons, très françaises, de perdre…

Depuis votre déclaration de candidature en mars dernier, vous peinez à franchir le mur du son. Pourquoi, selon vous ?

C’est une réalité, c’est logique et j’espère que c’est provisoire. J'ai fait le choix de ne pas exercer de fonctions nationales, ministérielles ou parlementaires, qui sont de puissants projecteurs de notoriété. J’ai choisi le travail de terrain. Ma vie, c’est le pays réel, et je veux être le candidat du pays réel. Ma progression se fait donc par capillarité. On espère toujours que la cristallisation viendra plus vite. Mais Nouvelle Énergie avance : nous allons passer le cap des 20 000 adhérents à jour de cotisation, nous avons davantage de donateurs, je recrute un directeur de campagne. Et j’ai la satisfaction de voir reprises les idées que je défends depuis des années : la retraite par capitalisation, la remise en cause de l’État-providence face à l’effondrement démographique, à l’immigration non maîtrisée et à la stagnation économique, la baisse des cotisations, parallèlement à celle des dépenses sociales, pour augmenter le salaire net et rétablir les comptes. Je dénonce aussi l’effondrement éducatif et propose de libérer l’école de la suradministration et de l’idéologie, de même que je propose de remplacer dans la Constitution le principe de précaution, qui bloque tant de projets, par un principe de responsabilité. Avant la victoire électorale, il y a la victoire des idées. Ce sont elles qui peuvent redonner espoir, rendre confiance dans la parole publique à la majorité silencieuse que l’on n’entend pas. Il est temps d’oxygéner notre démocratie et de respecter les engagements pris. Si je suis élu, les Français ne seront pas virés du pouvoir, comme ils l’ont été précédemment, dès les lendemains de second tour.

Êtes-vous toujours favorable à une grande primaire de la droite allant jusqu’à Reconquête ?

Oui. Je ne suis pas un partisan absolu des primaires, mais les voix sont dispersées et nous avons encore le temps d’organiser une grande compétition. Il faut un quart de finale avant la demi-finale que constitue le premier tour. Elle doit être ouverte à tous ceux qui ne se reconnaissent ni dans la gauche ni dans le Rassemblement national, c’est-à-dire de la droite au centre droit. Ceux qui veulent se présenter à la présidentielle ne devraient pas avoir peur d’une pré-compétition. Elle éviterait l’éparpillement des voix, qui fait perdre les élections, et les arrangements entre notables, qui font perdre le pays : ils aboutissent à des mesures marketing, puis à une nouvelle bouillie politique une fois au pouvoir.

En cas de second tour opposant Marine Le Pen à un candidat issu du bloc central, pour qui voteriez-vous ?

Je suis candidat à l’élection présidentielle, pas au commentaire d’un second tour dont je serais exclu. Soyez néanmoins sûr d’une chose : je voterais pour n’importe quel candidat opposé à Jean-Luc Mélenchon. À sa « Nouvelle France », j’oppose la « Belle France ». C’est cette belle France que je peux faire gagner. Et c’est ainsi que nous retrouverons la Grande France, prospère, sûre, respectée, capable d’innover et d’offrir un avenir à ses enfants. Les Français sont créatifs, mais freinés par les normes, la bureaucratie et la fiscalité. L’État doit moins entraver les entreprises, les collectivités et les travailleurs, et se concentrer sur ses missions essentielles : sécurité, justice, éducation, santé et aménagement du territoire. Le XXIe siècle sera celui de l’IA et des technologies : misons sur l’école, la recherche, l’investissement et la liberté d’entreprendre. Ma démarche porte une espérance

Antonin André, Victor-Isaac Anne 

 https://www.lejdd.fr/politique/david-lisnard-candidat-a-lelection-presidentielle-le-modele-de-letat-providence-est-mort-180804

 

 "Aucun candidat ne propose la sortie des 35 heures ? " .

@ChrisSaintEtien dans les experts de .@LaureClosier
Et si vous parliez de .@davidlisnard qui propose de réécrire entièrement le Code du travail pour libérer l'économie, sans en faire un simple retour obligatoire uniforme aux 39 heures, mais en privilégiant la liberté de travail et la baisse des charges pour augmenter les revenus nets.
 
 @JP_O

 

 

 

 

Les français et l'économie !


Sommaire:

A) -  Les Français connaissent-ils vraiment l’économie ? Les résultats inquiétants d’une étude

B) -  Économie politique

C) -  Économie

 


 

A) -  Les Français connaissent-ils vraiment l’économie ? Les résultats inquiétants d’une étude

Economie. Selon une étude de l'Ifop et de l'Institut de l'Entreprise, moins de deux Français sur dix connaissent le coût réel pour l'employeur d'un salarié payé 2 200 euros nets. 14 % confondent même salaire net et coût employeur.  

Pas de cocorico pour cette fois. Selon un sondage Ifop commandé par l’Institut de l’Entreprise, paru ce mercredi 16 septembre, les connaissances des Français en économie laisseraient fortement à désirer. Un échantillon représentatif de 1 000 personnes a été interrogé en juin sur des notions bien précises : la dette publique, le déficit, le budget de l'État, le PIB, le marché du travail et l’impôt sur les sociétés. Devant le questionnaire, les élèves adultes ont, en moyenne, su donner la bonne réponse à seulement 2,2 questions sur les six posées. La moyenne de la classe atteint un petit 7,3/20.

 Selon un sondage publié mercredi 16 septembre 2026 par l'Ifop et L'Institut de l'Entreprise, les Français sont à la peine en connaissances économiques avec une moyenne de 7,3/20.

Petite réjouissance : 86 % des interrogés ont répondu correctement à au moins une question, et entre 76 % et 84 % ont entendu parler de chacune des six notions testées. Toutefois, pour chaque thématique, ils sont moins de 10 % à pouvoir l’expliquer "clairement 

et en détail", ont confessé les personnes interrogées. 

  Le saviez-vous ?

Les Français se trompent particulièrement sur le premier poste de dépense du pays. Quelque 35 % imaginent que la défense récupère le budget le plus important. Faux, ce sont les dépenses de retraite, évaluées à 420 milliards d’euros en 2026 par l'étude. Ils sont seulement 23 % à avoir trouvé cette réponse. Le second plus gros poste de dépense n’est toujours pas la défense mais la santé. Autre erreur : un Français sur deux pense que les petites et moyennes entreprises (PME) embauchent davantage que les grandes entreprises. C’est encore faux. Enfin, la question qui a obtenu le plus de mauvaise réponse est au sujet du coût réel dépensé par l’employeur pour un salaire net de 2 200 euros. À vos pronostics ! Ils sont la moitié des interrogés à sous-estimer cette dépense en réalité fixée à 3 700 euros. 

 A l’inverse, la question avec le plus de bonnes réponses porte sur le salaire net médian : ils sont près d’un sur deux à donner le bon chiffre. On vous laisse le temps de réfléchir… Il n’est pas à 1 700 euros comme 42 % des Français le pensent mais à 2 200 euros. Le rang mondial de la France en PIB par habitant – 25e – a été donné par 31 % des répondant 

Devant la copie, les deux genres sont à égalité parfaite

Ces résultats sont d’autant plus étonnants qu’ils contrastent avec l’intérêt porté par les Français pour les questions économiques. Ils sont plus de six sur dix à se déclarer intéressés par ce sujet. Si ce chiffre a légèrement baissé par rapport à la précédente enquête de 2017 – où ils étaient 66 % –, cette nouvelle étude est révélatrice d'"un mouvement plus profond de polarisation". Ils sont davantage à être "très intéressés", avec un total de 17 %, et davantage aussi à ne pas l’être du tout : 10 % aujourd’hui contre 6 % en 2017. Dans leurs conclusions, l’Ifop et l’Institut de l’Entreprises résument : "L’économie devient un sujet que l'on investit fortement ou que l'on abandonne". Et toutes les catégories sociales ne l’abandonnent ou ne l’investissent pas autant. Les jeunes – surtout les jeunes femmes – s’en éloignent tout comme les non-diplômés qui ne sont que 52 % à se déclarer intéressés. Là encore, l’étude note : "La chose économique semble donc intéresser en premier lieu ceux à qui elle profite."

Au-delà des intérêts plus ou moins prononcés, les catégories sociales ne déclarent pas toutes les mêmes connaissances en économie. Entre hommes et femmes, il y a entre 13 et 25 points d'écart selon la notion évoquée. Toutefois, devant la copie, les deux genres sont à égalité parfaite. Dans les faits, "le diplôme n'est pas (non plus, NDLR) discriminant. Les bac+5 ne répondent pas mieux que les titulaires d'un CAP ou d'un BEP", constate Pierre Robert, notamment l’auteur de Fâché comme un Français avec l’économie. "Pour l'enseignant que je suis, c'est une mise en cause directe de la transmission scolaire", ajoute-t-il. A ce constat, s'ajoute la publication de l'enquête Pisa au début du mois de septembre qui constate une baisse historique du niveau scolaire des enfants Français.

En revanche, ce qui fait une différence entre les enquêtés, c’est le niveau de vie. Ceux dont le niveau de vie est inférieur à 1 080 euros par mois répondent correctement à 1,9 question en moyenne ; au-delà de 2 262 euros, la moyenne atteint 2,4. "Ce demi-point d'écart entre bas et hauts revenus, suggère une hypothèse lourde de conséquences : l'acculturation économique se joue moins à l'école que dans la vie active. Il est plus facile de comprendre l’économie lorsqu’on est confrontée à une fiche de paie, à la négociation salariale et à la gestion d'un budget", conclut l’étude et le spécialiste Pierre Robert.

La faute à qui, à quoi ?

Avant de présenter les résultats, l’étude tient à rappeler que d’ici 2030, le déficit public et la dette pourraient dériver respectivement à 6,8 % et 130 % du PIB, selon les prévisions de quatre économistes "de premier plan" : Xavier Jaravel, Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier et Natacha Valla. Ces erreurs de jugement de la part des Français sur un sujet aussi primordial viennent des "représentations qui sont indexées sur l’agenda médiatique. Les Français surpondèrent ce dont on parle (la défense par exemple dans les budgets)", estiment l'Ifop et l’Institut de l’Entreprise.

Selon l’enseignant Pierre Robert, le problème réside surtout dans le manque des "ordres de grandeurs sur le budget, sur le coût du travail, sur le tissu productif. (Les Français, NDLR) raisonnent souvent avec bon sens, mais sur des masses qu'ils ne maîtrisent pas". Selon lui, s’ajoutent à cela "l’ignorance réelle" et "le déni rationnel". Heureusement, il y a des solutions. Chacune de ces raisons appelle à "une réponse différente : la première de la pédagogie, la deuxième de la rigueur dans le débat, la troisième des incitations économiques".

A défaut de maîtriser le sujet, une majorité de Français (73 %) s’accorde pour admettre que le déficit public est dû à une mauvaise gestion des dépenses publiques. Un diagnostic "transpartisan", note l’étude qui met l’accent sur la rareté de cette situation. En effet, de gauche comme de droite, les Français et électeurs des prochaines élections présidentielles convergent vers ce constat.   

Juliette Garnier

 https://www.lexpress.fr/economie/economie-les-francais-obtiennent-7320-au-controle-de-connaissances-WJU26Y4BBBFY3LHBEH4EEMJ4TI/?utm_medium?cmp_redirect=true

A lire aussi : : "Ils ne pourront pas épargner les retraités... " : deux économistes passent au crible les propositions des candidats à l'Elysée 

 


 

 B) -  Économie politique 

Les auteurs contemporains définissent l’économie politique comme la science sociale qui étudie les comportements humains devant des moyens rares sollicités par des fins multiples. L'expression économie politique a cependant deux sens distincts :

  1. L'économie politique (en anglais political economy) peut désigner une branche de la science économique qui décrit et analyse l'activité économique par rapport aux données politiques, en essayant d'en expliquer le fonctionnement, tout en essayant de trouver les lois qui régissent l'activité économique par rapport à l'action des pouvoirs publics ;
  2. L'économie politique (en anglais Public choice) désigne également la branche de la science économique qui applique à un système politique donné, les outils de l'analyse économique afin d'expliquer le choix des politiques publiques en fonction des préférences des agents et des objectifs propres des dirigeants. Voir Théorie du choix public.

 

Historique

C'est en 1615, avec le Traicté de l'Œconomie Politique d'Antoine de Montchrétien que l'économie politique a reçu pour la première fois le nom sous lequel elle est aujourd'hui connue.

Bibliographie

XVIIIe-XIXe siècles

XXe siècle

  • Vilfredo Pareto, Manuel d’économie politique (1909).
  • Charles Gide, Principes d’économie politique (1931)

Citations

  • L’économie politique est truffée d’exemples de jugements de valeur arbitraires, subrepticement glissés dans les travaux de gens qui ne songeraient jamais à étudier la philosophie morale ni à proposer un système cohérent de normes. La «vertu» égalitariste est simplement prise pour allant de soi, sans aucune tentative de justification ; et on la fonde, non sur une expérience perçue de la réalité, ni parce que la nier serait contradictoire (les vrais critères de l’évidence rationnelle) mais en insinuant que celui qui n’est pas d’accord est un minable et un salaud. (Murray Rothbard)

Ressources

 https://www.wikiberal.org/wiki/%C3%89conomie_politique

 

 


 

 C) -  Économie

L’économie (du grec oïkos, maison et nomos, administrer) est la science sociale qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société ; elle s’intéresse d’une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution, et la consommation des biens, d’autre part, aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations. Plus brièvement, l'objet de l'économie est de répondre au problème : comment faire au mieux avec ce dont on dispose.

L'économiste est un spécialiste de l'économie.

L’École autrichienne d'économie conteste la définition de l'économie comme science de « l’allocation des ressources rares », ou science du « choix », car cette définition conduit vers l'ingénierie sociale (constructivisme ou interventionnisme). Elle préfère parler de praxéologie (science de l'action humaine), catallactique (étude des échanges) et thymologie (psychologie de l'action humaine). 

 

Toute l'économie en une page ?

Milton Friedman, prix Nobel d'économie, a eu l'occasion de dire « ce qui est extraordinaire avec la science économique, c'est que toutes ses lois tiennent réellement en une page, mais leur simplicité n'a jamais été acceptée par la plupart des gens ».

L'économiste américain Mark Skousen a relevé le défi. Le texte ci-dessous a été publié par la revue du FEE (Foundation for Economic Education, New York), The Freeman, en janvier 1997. Ce texte a été traduit par Jacques Garello, président de l'ALEPS, Association pour la liberté économique et le progrès social, pour La Nouvelle Lettre, numéro du 15 février 1997.

1. Intérêt personnel : personne ne dépense l'argent des autres avec autant de soin que le sien propre.
2. Croissance économique : la clé de l'élévation du niveau de vie est de développer l'épargne, la formation de capital, l'éducation et la technologie.
3. Commerce : lors de tout échange volontaire, quand ils disposent d'une information précise, l'acheteur et le vendeur sont tous les deux gagnants ; de ce fait, une augmentation du commerce entre individus, entre groupes ou entre pays est profitable aux deux parties.
4. Concurrence : étant donné la réalité physique et universelle de la disponibilité limitée des ressources et une demande toujours croissante, la concurrence existe dans toutes les sociétés et ne peut pas être abolie par décret gouvernemental.
5. Coopération : puisque la plupart des individus ne sont pas autosuffisants, et que presque toutes les ressources naturelles doivent être transformées pour devenir utilisables, les individus - travailleurs, propriétaires, capitalistes et entrepreneurs - doivent travailler ensemble dans le but de produire des biens et services de valeur.
6. Division du travail et avantages comparatifs : les différences de talents, d'intelligence, de savoir et de propriété conduisent à la spécialisation et à un avantage comparatif détenu par chaque individu, entreprise ou pays.
7. Dispersion du savoir : l'information sur le comportement du marché est si diverse et omniprésente qu'elle ne peut être saisie ni calculée par une autorité centrale.
8. Perte et profit : le profit et la perte sont des mécanismes du marché qui indiquent ce qui doit être ou ne pas être produit dans le long terme.
9. Coût d'opportunité : étant donné les contraintes de temps et de ressources, il faut toujours faire des arbitrages. Vouloir faire quelque chose demande de renoncer à autre chose que l'on aurait aimé faire aussi. Le prix payé pour s'engager dans une activité est égal au coût des activités auxquelles on a renoncé.
10. Théorie des prix : les prix sont déterminés par l'estimation subjective des acheteurs (demande) et des vendeurs (offre), et non par un quelconque coût de production objectif ; plus le prix est élevé, moins les quantités achetées seront grandes et plus les quantités offertes seront importantes.
11. Causalité : à chaque cause correspond un effet. Les actions des individus, des entreprises ou des gouvernements ont un impact sur les autres acteurs de l'économie, impact qui peut être prédit, bien que le niveau de prédictibilité dépende de la complexité des actions engagées.
12. Incertitude : il existe toujours une dose de risque et d'incertitude sur l'avenir, car les gens effectuent des réévaluations, tirent des leçons de leurs erreurs et changent d'avis, ce qui rend délicate toute prédiction sur leurs comportements à venir.
13. Économie du travail : l'augmentation des salaires sur le long terme ne peut être réalisée que par une plus grande productivité, c'est-à-dire par davantage d'investissements en capital pour chaque travailleur ; le chômage chronique est une conséquence de l'action du gouvernement qui fixe les taux de salaire au-dessus du niveau d'équilibre du marché.
14. Contrôles du gouvernement : les contrôles des prix, des salaires ou des loyers peuvent bénéficier à certains individus ou groupes, mais pas à la société dans son ensemble ; en fin de compte, ces contrôles créent de la pénurie, du marché noir et une détérioration de la qualité et des services. Les repas gratuits, ça n'existe pas.
15. Monnaie : des tentatives délibérées pour déprécier la monnaie nationale, ou baisser artificiellement les taux d'intérêt, ou encore pour s'engager dans des politiques d'argent facile conduisent inévitablement à l'inflation, à des cycles prospérité/récession et aux crises économiques. C'est le marché, et non l'État, qui devrait régler la monnaie et le crédit.
16. Finances publiques : dans toutes les entreprises publiques, et afin de maintenir un haut niveau d'efficacité et une bonne gestion, les principes du marché doivent être adoptés chaque fois que cela est possible :
1) le gouvernement devrait essayer de se cantonner à ce que les entreprises privées ne peuvent pas faire ; il ne doit pas s'engager dans des affaires que le secteur privé gère mieux que lui.
2) le gouvernement devrait fonctionner selon ses moyens.
3) l'analyse coût/avantage : les bénéfices marginaux doivent être supérieurs aux coûts marginaux.
4) le principe de commutativité : ceux qui bénéficient d'un service devraient payer pour ce service.

Économie et mathématiques

Une idée assez répandue est celle que l'économie, puisque elle est une matière scientifique, doit obligatoirement être traitée de manière mathématique. Par exemple, l'économiste néerlandais Jan Tinbergen (1903-1994), physicien de formation et un des fondateurs de l'économétrie, tire la conclusion que « nul n'est économiste s'il n'est mathématicien ».

L'emploi des mathématiques en économie permet d'aboutir à des résultats rigoureusement exacts, et tout à fait conformes à un modèle (censé représenter la réalité) qui, lui, est hélas parfaitement irréaliste ! Ce travers scientiste se retrouve aussi bien chez les économistes anglo-saxons (par exemple Paul Samuelson) que chez les Français (par exemple Maurice Allais).

Notons d'abord qu'il est impossible de tester empiriquement les théories économiques, parce que les faits sociaux sont des phénomènes complexes non répétables.

L'économie mathématique introduit des suppositions qui l'aide à arriver aux conclusions désirées, des hypothèses arbitraires qui, à la limite, rendent le modèle totalement irréel. Elle se limite aux problèmes qui peuvent être résolus. On obtient des réponses abstraites à des questions abstraites, mais qui ne décrivent pas une économie réelle. On préfère traiter les problèmes qu'on sait résoudre plutôt que les problèmes réels.

Exemples :

  • la théorie de l'équilibre général des économistes de l'École de Lausanne (Léon Walras), avec les hypothèses irréalistes de la concurrence dite parfaite (atomisation des marchés, parfaite divisibilité et parfaite mobilité des biens et des services productifs, instantanéité, homogénéité des produits, connaissance parfaite de la part des agents économiques).
  • la théorie des anticipations rationnelles, qui part de suppositions aussi irréalistes (tous les agents sont d'une intelligence surnaturelle et les marchés sont continuellement en équilibre).

L'approche mathématique, malgré ses prétentions, n'a donc rien de scientifique (son seul avantage est qu'elle arrive, par le calcul, à des résultats, qu'elle prétend valables pourvu qu'on ne conteste pas les hypothèses de départ). La principale déficience de l'économie mathématique provient de ce qu'elle ignore le processus de marché, c'est-à-dire l'action humaine et ses implications logiques, toutes choses qui ne peuvent pas être traduites dans des équations mathématiques.

L'École autrichienne a longtemps combattu le traitement mathématique des questions économiques. Murray Rothbard écrit :

« Le meilleur guide du lecteur pour la jungle de l'économie mathématique est de passer outre au fatras arbitraire de ses équations et d’aller rechercher ses hypothèses sous-jacentes. Invariablement, celles-ci sont en petit nombre, elles sont simples, et elles sont fausses. Elles sont fausses justement parce que les économistes mathématiciens sont des positivistes, qui ne savent pas que l'économie part d’axiomes qui sont vrais. Les économistes mathématiciens passent donc leur temps à élaborer des hypothèses dont ils reconnaissent qu’elles sont fausses, totalement ou partiellement, mais dont ils espèrent qu’elles pourront servir comme autant d’approximations utiles, comme ils le feraient en physique. (Note sur l'économie mathématique)

Déjà Jean-Baptiste Say parlait ainsi des personnes qui utilisaient les mathématiques en économie :

« Ces personnes [...] n'ont pu énoncer ces problèmes en langage analytique sans les dépouiller de leur complexité naturelle, au moyen de simplifications et de suppressions arbitraires, avec les conséquences, insuffisamment appréciées, qu'ils changeaient toujours la condition du problème et viciaient tous ses résultats ; cela fait qu'on ne peut déduire de tels calculs aucune autre inférence que celles qui se dégagent de la formule arbitrairement supposée. (Traité d'économie politique, 1803)

Un autre défaut de la science économique mathématisée est qu'elle ne tient pas compte d'un élément important : les règles de droit (et si elle en tient compte, elle confond droit avec législation ou réglementation).

Voir aussi scientisme, économisme, planisme.

Séparation de l’État et de l'économie

‎ De même qu'au cours des siècles on a abouti, au moins en Occident, à une séparation de l’État et de l’Église, l'expression la plus simple du libéralisme économique est la suivante : séparation de l’État et de l'économie, l’État ne conservant que les fonctions régaliennes indispensables à la bonne marche de l'économie (répression du meurtre, du vol, de l'escroquerie...) :

« Quand je dis capitalisme, je veux dire un capitalisme de laissez-faire entier, pur, incontrôlé, non réglementé - avec une séparation de l’État et de l'économie, de la même façon et pour les mêmes raisons qu'on a réalisé la séparation de l'église et de l’État. (Ayn Rand)

Cela implique l'interdiction de toute dette publique, la fin du capitalisme de connivence et cela peut en particulier aller jusqu'à la suppression d'institutions inutiles et nuisibles : banque centrale, FMI, etc. avec l'emploi de monnaies privées en remplacement des monnaies contrôlées par l’État.

Aux interventionnistes qui exigent de mettre l'économie au service des peuples, les libéraux répliquent que l'économie est toujours au service des peuples, pourvu que l’État n'intervienne pas pour favoriser certains aux dépens des autres (capitalisme de connivence, protectionnisme, privilèges, autres formes d'interventionnisme, etc.)

Citations

Searchtool-80%.png Article détaillé : Citations sur l'économie.
  • [L’économie] est une science des moyens à mettre en œuvre pour la réalisation de fins choisies, et non pas, assurément, une science du choix des fins. Les décisions ultimes, l’évaluation et le choix des buts, sont au-delà du champ d’une science, quelle qu’elle soit. La science ne dit jamais à l’homme comment il doit agir ; elle montre seulement comment un homme doit agir s’il veut atteindre des objectifs déterminés.
Ludwig von Mises
  • L’économie semble paraître hermétique ou inintéressante pour le commun des mortels qui ne se doute pas à quel point elle façonne tous les jours notre existence. À ne pas comprendre l’économie, on prend le risque de la subir, et de se laisser influencer par les apprentis sorciers du contrôle social qui sont nombreux aujourd’hui à profiter de l’ignorance ou de l’aveuglement.
Jean-Louis Caccomo
  • Un roi fit venir un économiste. Celui-ci arriva avec une encyclopédie en 18 volumes ; le roi le fit mettre à mort. Le second arriva avec un gros dictionnaire ; le roi le chassa. Un troisième vint et dit : « Sire, un repas gratuit, cela n'existe pas » ; le roi le nomma Premier ministre.
Milton Friedman
  • L'économie est la science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre les fins et les moyens rares à usages alternatifs.
Lionel Robbins, 1932
  • La science économique est la façon de comprendre le comportement en partant de l'hypothèse que les gens ont des objectifs et tendent à choisir la façon correcte de les réaliser.
David Friedman
  • Quand on cesse de compter, c'est la peine des hommes que l'on cesse de compter.
(Charles Bettelheim, économiste marxiste)
  • La connaissance économique conduit nécessairement au libéralisme.
Ludwig von Mises
  • La théorie économique, pour sa part, est une théorie du comportement humain, donc une théorie du comportement d'hommes qui vivent en société, c'est-à-dire dans un système d'interrelations, d'hommes qui sont confrontés au problème de la rareté et qui recherchent les moyens de la surmonter. Elle est correcte si elle part d'hypothèses cohérentes avec la manière dont les hommes se comportent effectivement, mais elle ne l'est pas si elle est purement formaliste ou si elle repose sur des hypothèses purement rêvées.
Pascal Salin (Libéralisme, 2000)
  • Être ignorant en économie n'est pas un crime, puisque après tout c'est une discipline spécialisée, considérée par la plupart des gens comme une science rébarbative[1]. Mais ce qui est totalement irresponsable est d'exprimer une opinion forte et véhémente sur les sujets économiques tout en restant dans cet état d'ignorance.
Murray Rothbard
  • L’économie se venge toujours.
Raymond Barre
  • Apprenez à un perroquet les termes « offre et demande » et vous obtenez un économiste.
Thomas Carlyle
  • Contrairement à ce que pensent beaucoup d’économistes, l’économie n’est pas une branche des mathématiques, encore moins de la psychologie ou, comme le pensent bien des observateurs neutres, de l’astrologie. C’est tout simplement le dernier avatar de la logique, branche de la philosophie, que nous avons hérité de nos ancêtres grecs. L’économie n’est rien d’autre qu’une application de la logique aux activités purement humaines de création, de distribution et de transfert de la richesse entre générations.
Charles Gave
  • Quand une personne ne comprend pas l'économie, cela s'appelle de l'ignorance. Quand il s'agit de millions de personnes, cela s'appelle un mouvement politique.
Scott Adams
  • Le but de l’économie est d’infuser de l’être au sein de l’avoir. L’économie est déjà devenue le principe unificateur entre les peuples. Mais l’économie n’est pas seulement globale, elle est ce qui permet de penser la globalité. Car elle met en jeu non seulement les êtres humains entre eux, mais l’humanité et son environnement, l’esprit et la matière.
Christian Michel
  • L'économie est la science qui connaît le prix de tout et la valeur de rien.
Oscar Wilde

Informations complémentaires

Notes et références

  1. Ce qualificatif péjoratif de dismal science (science lugubre) est dû à Thomas Carlyle dans son essai de 1849, Un discours occasionnel sur la question des nègres. À l'époque, les économistes classiques comme John Stuart Mill ou Nassau Senior utilisaient l'analyse économique des institutions pour expliquer les différences de richesse entre les nations, alors que les membres du mouvement eugénique tels que Thomas Carlyle et Thomas Malthus prétendaient que les « différences de race » étaient la principale explication.

Voir aussi

Liens externes

 https://www.wikiberal.org/wiki/%C3%89conomie

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