Un système épuisé dans les gouvernements occidentaux et l’Union européenne
Les gouvernements occidentaux traversent
une crise profonde, marquée par une déconnexion croissante entre les
élites dirigeantes et les citoyens qu’elles sont censées représenter.
Cette décadence n’est pas le fruit d’une idéologie particulière, mais
d’un système institutionnel et économique qui privilégie les intérêts
d’une caste restreinte au détriment de l’intérêt général. Des États-Unis
à l’Europe, les leaders, souvent issus des mêmes réseaux élitistes,
accumulent les échecs en matière de gestion économique, sociale et
géopolitique, érodant la confiance publique et favorisant une
instabilité généralisée. L’Union européenne (UE), censée être conçue
comme un modèle d’intégration harmonieuse, illustre particulièrement
cette faillite, avec des bureaucraties déconnectées qui imposent des
politiques opaques et inefficaces. Un sondage récent
en France met en lumière cette fracture, révélant un rejet massif des
institutions et un appel à une gouvernance renouvelée.
La décadence des élites occidentales : une déconnexion structurelle
Dans les démocraties occidentales, les élites au pouvoir – composées
de hauts fonctionnaires, politiciens et dirigeants économiques – ont
progressivement perdu le contact avec les réalités quotidiennes des
citoyens. Cette déconnexion se manifeste par une « surproduction élitiste »,
où un excès de diplômés des grandes écoles et universités prestigieuses
se disputent des postes limités, entraînant une compétition interne qui
priorise les réseaux et la loyauté sur le mérite et l’innovation. Aux
États-Unis, cela a conduit à une polarisation institutionnelle, où les
partis traditionnels peinent à répondre aux défis comme l’inflation
persistante ou les inégalités croissantes, favorisant une instabilité
politique chronique. En politique étrangère, les élites occidentales
affichent une incohérence, avec des décisions impulsives qui minent la
crédibilité internationale, comme des sanctions économiques mal
calibrées ou des alliances fragiles.
Économiquement, ces élites ont promu un modèle extractif, où la
finance et les multinationales capturent les richesses au détriment des
classes moyennes et populaires, aggravant les inégalités et érodant la
cohésion sociale. Cette approche a généré un sentiment d’humiliation
chez de larges segments de la population, qui perçoivent les réformes
comme imposées d’en haut sans consultation réelle. Résultat : une
érosion des institutions démocratiques, avec une concentration du
pouvoir exécutif et une capture des régulateurs par les intérêts privés,
menant à une forme d’autoritarisme soft où les décisions clés échappent
au débat public.
Les élites ont souvent ignoré ou minimisé des enjeux majeurs comme
l’immigration, la précarité économique ou la transition écologique,
optant pour des solutions bureaucratiques qui aggravent les problèmes
plutôt que de les résoudre. Cette inertie institutionnelle a conduit à
un affaiblissement des services publics, renforçant l’aliénation
citoyenne et ouvrant la porte à des contestations de diverses natures,
qu’elles soient de gauche ou de droite. En 2026, la liberté globale
décline pour la 19e année consécutive, avec 60 pays voyant leurs droits
politiques et libertés civiles se détériorer, témoignant d’une crise systémique des démocraties occidentales.
Focus sur l’Union européenne : une bureaucratie déconnectée et inefficace
L’UE représente un cas emblématique de
cette décadence élitaire, avec une gouvernance dominée par des
technocrates non élus qui priorisent les intérêts des grandes
entreprises sur ceux des citoyens.
Le déficit démocratique est structurel : des décisions prises à
Bruxelles sans responsabilité réelle, une implémentation faible des
réformes promises, et une obsession pour l’austérité qui a creusé les
disparités entre États membres. En 2026, l’UE est en « désorientation stratégique »,
confrontée à des fractures internes – comme les divergences sur
l’énergie ou la défense – et à des pressions externes qui mettent en
évidence l’incapacité des élites à anticiper les crises.
Les échecs sont multiples : des coûts énergétiques élevés dus à une
dépendance mal gérée, un manque d’investissement dans l’innovation, et
un marché des capitaux fragmenté qui entrave la croissance. Les élites
européennes admettent une spirale économique négative, mais leur
paralysie bureaucratique empêche des réformes audacieuses. Sur le plan
des droits, l’inconsistance dans l’application de l’État de droit et le
rétrécissement de l’espace civique érodent les valeurs fondatrices de
l’UE, avec des politiques qui peinent à équilibrer sécurité et libertés.
L’autonomie stratégique reste un vœu pieux, l’UE luttant pour
s’affirmer face à des acteurs comme la Chine ou les États-Unis.
Cette élite bruxelloise impose souvent des politiques qui divergent
des attentes citoyennes, comme une intégration politique forcée rejetée
au profit d’une coopération plus souple. Cela alimente un mécontentement
généralisé, transcendant les clivages idéologiques, et met en lumière
l’incapacité des élites à adapter l’UE aux réalités contemporaines.
Cas d’étude : la France en crise multidimensionnelle, symptôme d’une élite épuisée
Un sondage de février 2026 en France capture l’ampleur de cette crise élitaire. 73% des Français qualifient Emmanuel Macron de « mauvais président », avec 65% exprimant de la « honte »
à son égard et 78% estimant qu’il divise le pays. 58% appellent à sa
démission immédiate. Le gouvernement inspire une défiance de 73%, perçu
comme incompétent pour réformer (83%) et déconnecté des intérêts
populaires (78%).
La perception de corruption est alarmante : 75% la jugent « trop importante »,
58% doutent de l’indépendance de la Justice, et 59% suspectent des abus
au sein de la Commission européenne, notamment autour d’Ursula von der
Leyen. Économiquement, 40% notent une dégradation de leur situation,
avec l’inflation impactant l’alimentation (55%) et l’électricité (32%).
95% exigent des actions contre la fraude aux fonds publics.
Concernant l’UE, 48% croient qu’elle opère aux dépens de la France,
64% veulent un moratoire sur l’immigration, et 48% soutiennent un
Frexit. La confiance s’effondre : 74% envers le gouvernement, 64% envers
les médias traditionnels, boostant les sources alternatives (51%). La
gestion de la Covid amplifie ce scepticisme, avec 81% refusant le
nouveau vaccin et 87% demandant une enquête sur les effets secondaires.
Ce sondage révèle une frustration
transversale : les élites ont ignoré des signaux comme les référendums
rejetés ou les crises sanitaires/financières, menant à un rejet
institutionnel.
Les intentions de vote montrent une dispersion, avec le Rassemblement National à 31%, mais aussi un « parti du rejet » à 28%, indiquant un mécontentement non partisan.
Refonder ou périr
La décadence des élites occidentales, exacerbée en UE, résulte d’une
gouvernance défaillante qui priorise les privilèges sur le bien commun.
Pour inverser la tendance, il faut une transparence accrue :
candidatures ouvertes pour les postes clés, renforcement des
consultations citoyennes, et une réduction de la bureaucratie. Sans ces
réformes, les crises s’amplifieront, menaçant la stabilité démocratique.
2026 pourrait être l’année d’un réveil citoyen, transformant la
décadence en opportunité de renouveau.
"La nomination de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel, celle d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, et la manœuvre sournoise autour de la Banque de France ne sont rien d'autre qu'un assaut frontal contre la démocratie française ! Emmanuel Macron, ce monarque républicain autoproclamé, est en train de verrouiller les institutions clefs de l'État comme un despote qui prépare son bunker avant la tempête. C'est un coup d'État rampant, une trahison abjecte envers les principes de la République, pour perpétuer un régime macronien au-delà de son mandat. On nous parle de continuité républicaine ? Balivernes ! C'est du népotisme pur et dur, une privatisation éhontée du pouvoir au profit d'une caste élitiste.
Commençons par Richard Ferrand, ce fidèle parmi les fidèles, ancien président de l'Assemblée nationale et pilier du macronisme originel. Nommé par Macron lui-même pour succéder à Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel, Ferrand n'est pas un sage impartial, mais un apparatchik pur jus ! Cet homme, impliqué dans des affaires passées qui sentent le conflit d'intérêts à plein nez, se retrouve catapulté au sommet de l'institution chargée de veiller à la constitutionnalité des lois. C'est une insulte à l'indépendance judiciaire. Ferrand n'est pas là pour servir la France, mais pour protéger les arrières de son mentor.
Et que dire d'Amélie de Montchalin, cette technocrate recyclée, propulsée à la présidence de la Cour des comptes ? Ancienne ministre des Comptes publics sous Macron, elle est censée contrôler... les comptes qu'elle a elle-même gérés il y a quelques mois ! C'est l'apothéose du conflit d'intérêts qui viole allègrement la charte de déontologie des juridictions financières exigeant neutralité, indépendance et prévention des conflits.
L'opposition hurle au "scandale d'État", à la "République des copains", et elle a mille fois raison ! Macron place ses pions pour cadenasser les institutions avant 2027, empêchant tout contrôle réel sur les gaspillages et les dettes abyssales qu'il a creusées. Et cerise sur le gâteau : à seulement 40 ans, elle pourrait rester indéboulonnable pendant près de trois décennies, verrouillant l'institution pour une génération entière !
Enfin, le bouquet: la Banque de France. Le gouverneur François Villeroy de Galhau, en démissionnant prématurément pour des "raisons personnelles" (quelle blague !), offre sur un plateau d'argent à Macron la possibilité de nommer son successeur avant l'élection présidentielle de 2027. Au lieu de laisser cette nomination cruciale, qui influence la politique monétaire et les réunions de la BCE, au futur président, Macron s'empare du pouvoir pour installer un allié pro-européen et centriste, protégeant ainsi son legs contre une possible victoire du RN ou d'autres forces disruptives. C'est une insulte à la souveraineté populaire : Macron anticipe sa défaite et ligote son successeur, transformant la Banque en forteresse contre le changement. Un "Le Pen-proof" cynique, mais en réalité un verrouillage autoritaire pour perpétuer l'austérité et les intérêts des banques au détriment des Français.
Macron n'est pas un président, c'est un stratège machiavélique qui piétine la séparation des pouvoirs pour s'accrocher à l'influence post-mandat. En liant les bras et les jambes de son successeur, il orchestre un coup d'État institutionnel, sapant les fondements de la Ve République. Ces nominations ne sont pas des choix anodins, mais des actes de guerre contre la démocratie : un réseau de fidèles placés aux postes de contrôle pour bloquer toute alternance réelle. Le peuple français doit se réveiller et exiger des comptes, pas par la Cour des comptes macronisée, mais par la rue et les urnes ! C'est une honte absolue, une dictature en col blanc qui mérite la plus ferme condamnation. Vive la République, à bas le macronisme !"
Alain Weber
Les nominations Macron : un verrouillage institutionnel qui étrangle la démocratie française
En ce 10 février 2026, alors que la France se prépare à un
remaniement gouvernemental mineur et à des élections présidentielles en
2027, deux annonces simultanées ébranlent les fondements de notre
République. Emmanuel Macron, en fin de mandat et inéligible pour un
troisième, place des fidèles à des postes clés :
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics âgée de 40 ans, est nommée Première
présidente de la Cour des comptes, tandis que le départ surprise de
François Villeroy de Galhau ouvre la voie à un nouveau gouverneur de la
Banque de France.
Ces mouvements, loin d’être anodins, illustrent une mainmise
systématique du pouvoir exécutif sur les institutions indépendantes,
transformant la démocratie en une « République des copains et des coquins ». Ils perpétuent un système opaque où le népotisme et le pantouflage minent l’intérêt général, au profit d’une élite autoprotégée.
La nomination d’Amélie de Montchalin : juge et partie dans un système de contrôle financier verrouillé
Amélie de Montchalin, fidèle macroniste depuis 2017, accède à la tête de la Cour des comptes, une institution bicentenaire chargée de vérifier la régularité des comptes publics et d’évaluer les politiques budgétaires. Cette nomination, officialisée en Conseil des ministres aujourd’hui, fait d’elle la première femme et la plus jeune à occuper ce poste irrévocable, potentiellement jusqu’à ses 68 ans – soit 28 années de mandat.
Mais derrière ce symbole de renouvellement et d’égalité des genres se
cache une réalité plus sombre : un conflit d’intérêts flagrant.
Comment une ministre qui a piloté
l’adoption du budget 2026 peut-elle impartialement juger les mêmes
comptes qu’elle a élaborés ?
Des voix s’élèvent pour dénoncer une situation où elle sera « juge et partie », risquant de maquiller les défaillances d’un gouvernement dont elle est issue.
Cette désignation s’inscrit dans une longue série de placements
stratégiques par Emmanuel Macron, rappelant des affaires passées où des
alliés ont été « recasés » sans concurrence réelle. Elle illustre le pantouflage à l’envers : non pas un passage au privé, mais un glissement interne au sein de l’État pour sécuriser des positions influentes.
Historiquement ancré en France depuis le XIXe siècle, ce phénomène voit
des diplômés des grandes écoles comme l’ENA monnayer leurs réseaux pour
des postes lucratifs, favorisant des arrangements opaques qui privilégient les intérêts particuliers sur l’intérêt général. Des
critiques soulignent que cela expose à des fuites de données sensibles
et à des risques de chantage, érodant la souveraineté nationale. Dans le
cas de Montchalin, passée par plusieurs ministères et le privé, on
craint une perte d’indépendance pour la Cour, déjà soupçonnée de
partialité sous des présidences précédentes.
Pire, cette nomination n’exige aucun vote parlementaire, renforçant l’accusation d’une concentration des pouvoirs. Des
députés comme Éric Coquerel (LFI) ou Jean-Philippe Tanguy (RN)
appellent à y renoncer, arguant qu’elle compromet l’impartialité des
évaluations budgétaires futures. En pleine crise des finances publiques,
avec une dette explosive et des sondages défavorables à Macron, cette manœuvre apparaît comme une tentative de pérenniser l’influence macroniste au-delà de 2027.
La nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes
par Emmanuel Macron, annoncée le 9 février 2026 et qui sera
officialisée en Conseil des ministres le 11 février, est un énième
scandale en raison de plusieurs facteurs remettant en question
l’indépendance et l’impartialité de cette institution. La Cour des
comptes est en effet une juridiction financière indépendante chargée de
contrôler la régularité des comptes publics, d’évaluer les politiques
publiques et d’alerter sur les dérives budgétaires, jouant un rôle
essentiel dans la transparence et la bonne gestion des finances de
l’État français.
Amélie de Montchalin, macroniste historique, est l’actuelle ministre
des Comptes publics depuis décembre 2024. Elle a géré les débats
budgétaires surréalistes pour les lois de finances 2025 et 2026, sous
les gouvernements de François Bayrou et Sébastien Lecornu.
Conflits d’intérêts potentiels partout : En tant que ministre
récente, Amélie de Montchalin a directement participé à l’élaboration et
à la défense des budgets qu’elle devra désormais auditer. Cela pourrait
compromettre l’objectivité des rapports de la Cour sur les finances de
l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités locales.
Atteinte à l’indépendance de la Cour des
comptes : Cette institution est censée être un contre-pouvoir neutre
vis-à-vis de l’exécutif.
Nommer une proche du président, issue du cœur du macronisme et sans
expérience traditionnelle dans la haute fonction publique financière,
est inacceptable. La Cour deviendra évidemment un outil de validation
des politiques macronistes plutôt qu’un organe de contrôle rigoureux.
Triomphe du népotisme : Macron nomme des fidèles à tous les postes
clés de la République, annihilant toute possibilité de véritable
contrôle et transformant les institutions les plus prestigieuses en
chambres d’enregistrement. Un clan est au pouvoir, dans un contexte
d’instabilité politique post-dissolution de l’Assemblée en 2024, où la
France fait face à des déficits persistants et à des défis budgétaires
majeurs.
Passivité et complicité des fausses oppositions de gauche et de
droite : Beaucoup de rodomontades devant les caméras, mais jamais rien
de concret. Monsieur Macron ne sera pas destitué, le PS, après LR, gère
la catastrophe avec lui. La France est devenue une République bananière.
Des réactions supplémentaires soulignent l’absurdité de cette
nomination. Par exemple, certains appellent à la suppression de la Cour
des comptes elle-même, arguant que ses rapports ne sont jamais suivis,
que ses recommandations sont non-contraignantes, et qu’elle coûte un « pognon de dingue »
(220 millions d’euros) sans servir à grand-chose. D’autres rappellent
que Montchalin a été battue aux urnes en 2022 et a été recalée au
Budget, où elle lisait des notes de ses sherpas de Bercy,
particulièrement mise en difficulté par
des opposants comme Jean-Philippe Tanguy. Des voix expriment le
désespoir face à cette situation, notant que les opposants politiques
corrompus ne font rien, laissant le pays être détruit. Il est suggéré
de réviser les institutions et les modes de nomination, car la Ve
République confie trop de pouvoirs au président. D’autres proposent
une Constituante et une VIe République pour réduire drastiquement le
pouvoir présidentiel. La marre de cette caste qui se refile les postes
en toute impunité est partagée, et on questionne si la Ve peut encore
protéger les Français contre un délire mégalomane.
Le départ stratégique de François Villeroy de Galhau : un coup d’avance pour contrôler la politique monétaire
Simultanément, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque
de France depuis 2015, annonce sa démission anticipée pour juin 2026,
alors que son mandat s’étendait jusqu’en 2027. Officiellement motivé par
une reconversion personnelle à la tête de la Fondation Apprentis d’Auteuil,
ce départ permet à Macron de nommer un successeur pour un mandat
irrévocable de six ans, évitant ainsi que le prochain président –
potentiellement issu du RN, en tête des sondages – ne s’en charge. Ce
timing suspect est perçu comme une stratégie pour verrouiller une
institution clé de la politique monétaire et européenne, protégeant un
profil pro-européen contre une alternance politique.
Mais ce choix de reconversion soulève
une interrogation majeure : comment expliquer le passage d’un poste
aussi lucratif, avec une rémunération globale avoisinant les 508.678
euros par an (incluant salaire de base, indemnités de logement et
internationales), à une présidence bénévole à la Fondation des Apprentis
d’Auteuil ?
Cette transition d’une fonction hautement rémunérée vers un
engagement volontaire, sans compensation financière directe, paraît
hautement improbable sans motivations cachées. Serait-ce une façade pour
masquer une opération de verrouillage institutionnel, ou un calcul
personnel pour sécuriser des réseaux influents au-delà de la sphère
publique ? Dans un système déjà miné par le copinage, ce geste « altruiste »
venant d’un banquier alimente les soupçons d’arrangements opaques, où
les élites préservent leur pouvoir et leurs privilèges sous couvert de
philanthropie…?
Ce mouvement renforce l’idée d’un système gangrené par le copinage,
où les nominations priorisent la loyauté sur le mérite. Des exemples
abondent sous la « Macronie » : tentatives de placer des proches à
des postes diplomatiques sans concours, subsides à des associations
liées à l’entourage présidentiel, ou dissolution de corps administratifs
pour faciliter le « recasage » d’alliés. Cette opacité, couplée à
une impunité perçue – comme dans les affaires Benalla ou McKinsey –,
alimente une dérive autoritaire, avec un usage extensif du 49.3 et une
marginalisation des oppositions. Le résultat ? Une érosion de la
confiance publique, favorisant des théories « conspirationnistes » et
une division sociétale profonde.
Le pantouflage et la république des copains : une mainmise systématique sur les postes clés
Ces nominations ne sont pas isolées ;
elles s’inscrivent dans une pratique endémique où le pouvoir exécutif
verrouille constamment des institutions supposées indépendantes.
Le pantouflage, ce passage fluide entre public et privé, permet aux
élites de s’autoprotéger via des parachutes dorés, au détriment des
citoyens contraints à l’austérité. Des cas comme celui d’Alexis Kohler,
passé de l’Élysée à une banque internationale,
ou de hauts fonctionnaires rejoignant des secteurs qu’ils régulaient,
illustrent des conflits d’intérêts flagrants et un manque de
transparence criant. L’encadrement juridique, via la Haute Autorité pour
la transparence de la vie publique (HATVP), reste permissif, avec des sanctions rares et des délais insuffisants.
Sous Macron, ce système opaque est exacerbé par un népotisme qui
privilégie un réseau élitiste issu des mêmes écoles, gérant scandales
par des enquêtes superficielles et une communication contrôlée. Cela
mine la démocratie en concentrant le pouvoir dans un clan restreint,
transformant l’État en outil de protection mutuelle. Les citoyens, eux,
paient le prix d’une gouvernance déconnectée, marquée par une dette
galopante et des réformes impopulaires.
Pour sauver la démocratie : des candidatures publiques et accessibles en externe
Face à cette « République des copains et des coquins », une réforme s’impose : rendre les candidatures à ces postes clés publiques et accessibles en externe.
Au lieu de nominations discrétionnaires par le président, des appels
d’offres ouverts, avec évaluation par des commissions indépendantes et
vote parlementaire systématique, éviteraient le pantouflage et les
conflits d’intérêts. Cela renforcerait la HATVP avec des pouvoirs
accrus, des délais d’incompatibilité allongés et des sanctions
dissuasives. Des associations comme Anticor appellent à ces changements depuis des années, mais l’inertie des élites bloque toute avancée. Sans cela, la France risque une dérive autoritaire, où les institutions servent les puissants plutôt que le peuple.
En conclusion, ces nominations de février 2026 ne sont pas de simples
transitions ; elles continuent d’assassiner la démocratie en
verrouillant l’appareil d’État contre toute alternance. Elles perpétuent
un système où l’opacité, le népotisme et l’impunité règnent, érodant la
confiance et favorisant les extrêmes. Il est temps pour les citoyens et
les oppositions de réclamer une transparence radicale, avant que la
République ne devienne une coquille vide au service d’une caste.
"1977: une partie de "l'élite" intello (même Kouchner dont le fils se faisait violer par Duhamel) signe une pétition pour autoriser les viols de gosses. Libération titrait "Apprenons l'amour à nos enfants".
C'est pas de l'amour mais de la pédophilie."
Patricia Chaibriant
Quand des intellectuels français défendaient la pédophilie
Le fil culture. La
pédophilie n'a pas toujours été condamnée par les intellectuels
français. À partir des années 1970, de nombreuses personnalités de tous
bords politiques ont demandé, au nom de la liberté, que la loi permette
aux adultes d'avoir des relations sexuelles avec des enfants. Une
question d'époque ?
"En
2013, quand il (Gabriel Matzneff, ndlr) a reçu le prix Renaudot, aucun
journaliste littéraire, pas un seul, ne s'est interrogé sur le
bien-fondé de cette récompense. La vie d'une adolescente anonyme n'est
rien face au statut d'un écrivain". Dans son roman autobiographique paru
ce jeudi, Le Consentement, Vanessa Springora
dénonce la complaisance des milieux artistiques et littéraires français
qui comme les médias ont jusque très récemment fermé les yeux sur des
écrits qui font la promotion de la pédophile au prétexte que l'oeuvre
prime l'auteur. Goût pour la transgression ou tendance de fond issue
d'un mouvement pro pédophile de la fin des années 1970 ? Aujourd'hui,
ces intellectuels sont mis face à leur responsabilité.
Contre la famille et pour l'homosexualité : un militantisme pro pédophile
Jean-Paul
Sartre, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles et Fanny Deleuze,
Francis Ponge, Philippe Sollers, Jack Lang, Bernard Kouchner, Louis
Aragon, André Glucksmann, François Châtelet et bien d'autres encore, de
Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin ; tous font partie des
69 intellectuels français qui, aux côtés de l'écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, journaliste à Libération et membre fondateur du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem ont signéune tribune publiée le 26 janvier 1977. D'abord dansLe Mondepuis dansLibération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans.
'Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit !' écrivaient les signataires.
Ils
demandaient la relaxe des trois hommes au prétexte que les enfants
n'avaient pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire,
qu'ils étaient consentants.
Le 23mai 1977, dans les pages "Opinions" du Monde, 80
intellectuels français parmi lesquels Jean-Paul Sartre, Michel
Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet,
Jacques Derrida, Philippe Sollers et même Françoise Dolto, signentun autre textepour demander que la loi décriminalise les rapports sexuels entre les adultes et les enfants de moins de 15 ans.
De nombreux journaux se font l'écho de ce mouvement pro pédophile, qui aux Pays-Bas est devenu un mouvement politique. Libération en tête, avec même des petites-annonces sans ambiguïté, et par exemple en juin 1978 le philosophe René Schérer qui y écrit :
L’aventure
pédophilique vient révéler quelle insupportable confiscation d’être et
de sens pratiquent à l’égard de l’enfant les rôles contraints et les
pouvoirs conjurés.
Libération mais aussi Le Monde ou encore France Culture. Le 4 avril 1978, l'émission "Dialogues" (enregistrée en 1977) invite Michel Foucault,le romancier et membre fondateur du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR)Guy Hocquenghem et le juriste Jean Danet,
tous trois signataires de la pétition qui demande la décriminalisation
de la pédophilie. Durant une heure et quart, en public dans le studio
107, ces intellectuels vont défendre l'idée que des pédophiles sont
incarcérés à tort parce que les enfants qu'ils ont abusés étaient
consentants.
Ce débat sera publié sous le titre La Loi de la pudeur dans la revue Recherches n°37 d’avril 1979, avant d'être inclus dans le recueil Dits et Écrits 1976-1979 de Foucault.
Dans la même émission,
ils fustigent l'influence croissante des psychiatres dans les cours de
justice parce qu'en "s'intéressant aux prétendues victimes, ils sont en
train de créer une "victimologie très grave" parce qu'elle nie la parole
des enfants qui répètent pourtant à la barre qu'ils étaient
consentants. Ils s'inquiètent de la suspicion qui pèse sur les
éducateurs et tous les professionnels de l'enfance et pressentent une
véritable "chasse aux sorcières" pour des faits, des relations sexuelles
entre un adulte et un enfant de moins de 15 ans, qui selon eux n'ont
aucun caractère de gravité, "et sont des faits extrêmement légers qui
dans n'importe quelle autre circonstance, à Paris notamment, n'auraient
jamais valu trois mois de détention préventive" (sic).
Ces
discours choquent peu à une époque où l'obsession sans cesse répétée
est que la société a changé, qu'il faut se libérer du carcan de la
famille et de pratiques sexuelles rétrogrades. "Le sexe est omniprésent dans la société", déclare Virginie Girod, docteure en histoire, spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité "et dans les années 1970, les gens se disent 'on fait ce que l'on veut'".
Surtout,
il y a l'idée défendue dès le début de l'émission de France Culture par
Michel Foucault que la liberté des homosexuels ne fait pas encore
consensus dans la société française et qu'interdire la pédophilie
pourrait progressivement glisser vers l'interdiction de l'homosexualité.
Les deux pratiques, homosexualité et pédophilie, sont à l'époque mises
sur le même plan.
Des publications comme Gai Pied, journal radical pro homosexuel dans lequel écrivent Jean-Paul Aron, Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault, aux côtés de l'écrivain Tony Duvert
- pédophile revendiqué - et de Renaud Camus, deviennent ainsi des
tribunes pour les pédophiles (la revue sera finalement suspendue en
1992).
Figure de mai 1968, Daniel Cohn Bendit raconte alors ses gestes sexuels sur des enfants. Dans le livre Le Grand bazar
(publié en 1975 chez Belfond), où il évoque son activité d'éducateur
dans un jardin d'enfants "alternatif" à Francfort. Puis en avril 1982,
sur le plateau d'Apostrophes, où il déclare notamment : "La
sexualité d'un gosse, c'est absolument fantastique, faut être honnête.
J'ai travaillé auparavant avec des gosses qui avaient entre 4 et 6 ans.
Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c'est
fantastique, c'est un jeu érotico-maniaque..." Devenu député vert européen, Cohn Bendit se défendra dans les colonnes de Libération en février 2001, soutenu par des parents et des enfants, mais reconnaîtra en réunion publique "des lignes insoutenables, intolérables ; avec ce que nous savons aujourd'hui sur la pédophilie, sur l'abus sexuel".
https://www.dailymotion.com/video/x9jpb6 (En accusant sur France 2 Daniel Cohn-Bendit d'avoir "poussé et justifié
des actes [inacceptables] à l'égard des enfants", François Bayrou a fait
ressurgir un épisode ancien de trente-quatre ans ... mais jugé pendant
plusieurs années "inintéressant" par les médias.
Toujours dans les années 1970, le chanteur Claude François se reconnaît "obsédé" par les filles mineures : "Les
filles [de 18-30 ans] commencent à réfléchir. Elles ne sont plus
naturelles. Elles se sentent obligées de prendre position. Elles ne sont
plus cette espèce de rêve que représente pour moi la fille."
Et c'est à cette époque que Roman Polanski arrive en France.
Pour justifier leurs pratiques sexuelles avec des enfants, beaucoup de pédophiles ont instrumentalisé ce mouvement intellectuel issu de mai 68
qui faisait la promotion de la liberté sexuelle et de la rupture avec
la loi et les structures et qui voulaient à tout prix se défaire de la
domination des adultes.
Ce
qui était central dans ces années-là, c'était la question de savoir
comment on pouvait rompre avec les normes pénales et familiales du XIXe
siècle. Ce qui a ainsi fait le plus débat dans les années 1970,
notamment du côté des mouvements homosexuels mais pas seulement, c'était
la discrimination concernant l'âge de la majorité sexuelle.
Jean Bérard, historien, maître de conférence à l'ENS Paris Saclay
Des écrivains comme Gabriel Matzneff mais aussi Tony Duvert (prix Médicis en 1973 pour son roman Paysage de fantaisie,
publié aux éditions de Minuit et qui met en scène des jeux sexuels
entre un adulte et des enfants) ou René Schérer ont ainsi cherché à présenter la pédophilie comme une attirance sexuelle acceptable du moment que l'enfant en était "consentant", comme en témoigne ce séminaire de 2013 organisé à l'EHESS
Comment
admettre qu'on a été abusé quand on ne peut nier qu'on a été
consentant ? Quand, en l'occurrence, on a ressenti du désir pour cet
adulte qui s'est empressé d'en profiter ? Pendant des années, je me
débattrai moi aussi avec cette notion de victime, incapable de m'y
reconnaître.
Dans Le Consentement, Vanessa Springora témoigne de sa relation avec Gabriel Matzneff alors qu'elle avait 14 ans
Un décalage avec la société et... avec les féministes
Si une partie des intellectuels défend ce mouvement pro-pédophile, ce n’est pas le cas de la société."La majorité des personnes dans la société courante n’y était pas favorable", explique Virginie Girod, docteure en histoire, spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité. Et cette vision, ce "noyau dur d’intellectuels" l’a "défendue
dans des journaux qui trouvaient génial de soutenir ces fameux mantras
'il est interdit d’interdire’ et ‘jouissons sans entrave’. Dans la
petite intelligentsia parisienne, on défendaitles valeurs de la liberté absoluesans se poser de questions". Ce côté "transgressif, cette faculté à bousculer les codes", ajoute l’historienne, a permis à certains intellectuels dont Gabriel Matzneff d’en tirer une "véritable aura médiatique".
Puis il y a eu les mouvements féministes qui ont dénoncé le patriarcat et la domination masculine, "qui se traduit par cette prise de possession et cette domination du corps des femmes et des enfants",
explique Anne-Claude Ambroise-Rendu, historienne et professeure
d’histoire à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
"Dans
les mouvements qui luttaient contre l’idée d’une majorité sexuelle dans
la seconde partie des années 1970, il y avait l’idée que des rapports
entre adulte et enfant pouvaient être envisagés, exempts des rapports de
domination traditionnelle, en particulier de domination familiale",
ajoute Jean Bérard, maître de conférence à l’ENS Paris-Saclay. Un
argument contesté, en particulier par les mouvements féministes.
Dans les mêmes années, les féministes luttaient pour la redéfinition du viol et expliquaient que le rapport entre un mineur et un adulte est déjà dans un rapport de force, de domination, inégal
et qui ne peut donc être considéré selon le seul critère du
consentement mais sur le critère de l’âge.
Jean Bérard, maître de conférence en histoire à l’École normale supérieure Paris-Saclay.
D’ailleurs,
certains parents des enfants ou adolescents qui fréquentaient les
pédophiles eux-mêmes laissaient faire ces relations. "On peut
s'interroger sur des parents pétris d'une idéologie soixante-huitarde
dévoyée, qui laissent leurs enfants avoir des relations sexuelles avec
un homme nettement plus âgé. Quelque part, il y a un côté un peu chic à
voir sa fille dans le lit de quelqu'un reconnu comme un grand écrivain à
l'école. Et cette pensée-là dérange aujourd'hui. C’est normal. Mais il
faut aussi la concevoir pour pouvoir comprendre cette époque-là", confirme Virginie Girod.
La bascule
Le véritable tournant s’opère dans les années 1990. La France découvre le vrai visage de la pédophilie avec l’affaire Marc Dutroux dans la Belgique voisine. "Avec
Matzneff et compagnie, on a une sorte de 'glamourisation' du câlin
enfantin, des amours enfantines. C’est chic, c’est joli, c’est la
nymphette, les égéries d’Hamilton… On est dans une esthétique qui existe
dans la société", affirme Virginie Girod. L’affaire Dutroux dévoile une toute autre facette de la pédophilie : "On
a pour la première fois une affaire de mœurs épouvantable, d’un homme
qui kidnappe les petites filles, les séquestre, les viole et les
assassine."
C’est la fin de l’illusion d’un hypothétique consentement,
on se rend compte qu’autour de la pédophilie, il y a tous les actes de
la criminalité.
Virginie Girod, docteure en histoire, spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité
Désormais,
il devient impensable pour la société de défendre la pédophilie. Le
terme "pédophile" est employé dans le langage courant et aujourd’hui, il
est peu à peu remplacé par celui de "pédocriminel", "on rajoute à la charge morale du crime pour bien signifier qu’on ne laisse plus passer ces pratiques socialement", conclut Virginie Girod.
Et aujourd'hui ?... Encore et toujours la question du consentement !
N’oubliez pas l’ancienne exposition au palais de Tokyo
Dans les années 1980, à Paris, il existait des sortes de cercles de pédophiles anonymes où des pédophiles se réunissaient pour s'entraider à ne pas passer à l'action. "On savait qu'il y avait une charge morale
sur ces pratiques-là et quelque part, il fallait se sentir un peu
au-dessus des lois, soit parce qu'on était un puissant, soit parce qu'on
n'avait pas conscience que la justice pouvait rappliquer", explique la spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité.
Au
début des années 2000, après le traumatisme de l'affaire Dutroux,
certaines associations ont cessé de s'intéresser exclusivement aux
victimes pour s'intéresser aux pédophiles et plus largement aux
promoteurs, actifs ou passifs de la pédophilie. L'association l'Ange bleu par exemple est la première à entreprendre d'écouter les pédophiles, via une ligne ouverte et très vite, ils le disent : les livres et émissions de télé qui font l'apologie des relations sexuelles avec des enfants les poussent à passer à l'acte.
Latifa Benari est la fondatrice de l'association l'Ange bleu : "Écrire
sur les ébats sexuels avec des enfants ou des adolescents et déclarer
qu'avec cette relation, l'enfant ou l'adolescent peut être heureux, pour
moi ils sont responsables. Un paumé qui viole un enfant, cela reste une
affaire isolée. Mais quelqu'un qui a une relation [avec un enfant] et
qui en plus en fait la promotion sur des plateaux télévisés, je trouve
cela criminel !"
En attendant, les anciens intellectuels signataires regrettent-ils aujourd'hui leur signature ? Libération a posé la question ici...
Pour
justifier de tels actes, le mouvement pro-pédophile s'est toujours
caché derrière le "consentement" des enfants et adolescents. "Personne
n'a jamais défendu la possibilité de violer des enfants. (...) L'idée
de la violence n'effleure pas les personnes qui conceptualisent cette
pédophilie-là", précise Virginie Girod.
Et dans les années 1980, la notion de "stranger danger", comme l'appellent les Américains, a fait son apparition. "La question dudanger venu de l'extérieurdevient prédominante et construit la peur du pédophile autour de la peur de celui qui va venir enlever et agresser les enfants", commente Jean Bérard.
Mais cela cache une autre réalité : une grande partie des actes pédophiles ont lieu dans le cadre intra-familial... Le Conseil de l'Europe évalue les violences sexuelles intra-familiales sur mineurs entre 70 et 85% d'après ce rapport du Sénat daté de mai 2019. Toutefois, les chiffres restent peu nombreux sur le sujet. Lors d'auditions au Sénat
pour la mission commune d'information sur la répression d'infractions
sexuelles sur mineurs, le réalisateur Éric Guéret, auteur du
documentaire Enfance abusée, indique à propos de ces violences sexuelles sur mineurs, qu'"il
n'y a pas de chiffres français officiels, fiables. Cela raconte quelque
chose de notre société. Une société qui ne veut pas voir un problème se
débrouille pour ne pas le quantifier." Il dénonce un "déni" de la société, un "fléau" qui a pour conséquence des victimes "avec un extrême sentiment d'abandon", qui les pousse à "garder le silence" et parfois "à se suicider", avec dans tous les cas, le sentiment "que les institutions ne leur viennent pas en aide".
Il fallait l’entendre, à Davos, cette liturgie mondialisée récitée
chaque année par des élites hors-sol, pour mesurer l’ampleur du séisme
provoqué par l’administration Trump. Dans ce temple de l’idéologie
heureuse, où l’on célèbre depuis trente ans la fluidité des capitaux et
l’effacement des nations, l’Amérique est venue annoncer, sans fard, la
fin de la récréation.
Comme l’a justement écrit Renaud Girard dans sa chronique du Figaro du 27 janvier 2026,
« le message important adressé par l’Amérique de Donald Trump à ses alliés n’apparaissait pas clairement dans le long discours décousu du président, mais dans l’intervention tranchante de son secrétaire au Commerce ».
Ce message n’est pas venu du discours confus du président américain,
errant comme à son habitude entre slogans et digressions. Il est venu de
la bouche de son secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, dans une
intervention brève, brutale, presque
Devant un auditoire peu habitué à être ainsi mis en accusation,
Howard Lutnick a affirmé que l’ouverture commerciale sans limites avait
appauvri les classes ouvrières américaines, accéléré les délocalisations
et fragilisé la base industrielle du pays. Selon lui, la mondialisation
n’a pas enrichi l’Amérique : elle l’a désarmée.
«America First» ou la revanche du travail
Dans cette perspective, la doctrine «America First»
apparaît comme une réponse politique à plusieurs décennies de
frustrations sociales. Elle se présente comme une reconquête de la
dignité ouvrière et de la souveraineté économique. Pour l’administration
Trump, la priorité n’est plus l’optimisation globale des chaînes de
valeur, mais la protection du travail national.
Ce discours s’adresse autant à l’étranger qu’à l’opinion intérieure.
Il vise à réconcilier l’Amérique populaire avec la mondialisation, en
substituant à l’idéologie de l’ouverture un patriotisme économique
assumé. Washington invite désormais ses alliés à suivre cet exemple :
produire chez soi, protéger ses marchés, sécuriser ses
approvisionnements.
La souveraineté comme nouveau dogme
Au cœur de cette nouvelle doctrine se trouve la notion de
souveraineté. L’administration américaine entend reprendre le contrôle
intégral de ses frontières : frontières humaines, commerciales,
financières et technologiques. Immigration, importations,
investissements étrangers, flux de capitaux : tout doit être surveillé,
régulé, filtré.
Cette volonté se traduit par un vaste programme de relocalisation des
industries stratégiques : semi-conducteurs, défense, énergie,
pharmacie, intelligence artificielle. Il ne s’agit plus seulement de
compétitivité, mais de sécurité nationale.
La mondialisation, autrefois perçue comme un facteur de paix, est désormais analysée comme une vulnérabilité systémique.
(Trump et Musk, la rupture d’un mythe : Quand la realpolitik balaye l’illusion techno-libertaire
"Par-delà les oripeaux de la provocation et les artifices d’un
storytelling soigneusement entretenu, l’axe Donald Trump – Elon Musk
n’était qu’un mirage voué à se dissiper au premier choc sérieux de la
politique réelle. L’annonce de leur rupture, étalée dans une joute
numérique d’une rare virulence, signe non pas une surprise, mais
l’aboutissement logique d’un mariage contre nature entre deux
conceptions antagonistes du pouvoir.
En juillet 2024, dans le sillage de la tentative d’assassinat dont
Trump est sorti miraculeusement indemne, Elon Musk choisissait de rompre
la neutralité feinte qui avait jusque-là caractérisé sa posture
publique. Ce soutien inattendu, salué comme un tournant pour les
conservateurs libertariens et les chantres de la Silicon Valley, visait à
élargir la base électorale du magnat républicain. En théorie, la
convergence semblait prometteuse : d’un côté, un populiste nationaliste
porté par une base MAGA résolument antisystème ; de l’autre, un
entrepreneur planétaire, libertaire et anti régalien, rêvant d’un État
dégraissé jusqu’à l’os. Mais cette alliance de circonstance, scellée
davantage dans l’opportunisme que dans la cohérence idéologique, n’a pas
résisté aux logiques de pouvoir.
Deux visions du monde irréconciliables
Trump, en stratège électoral, a cherché à instrumentaliser Musk pour
capter les franges les plus influentes du capitalisme technologique
américain, sans jamais leur céder la moindre parcelle de souveraineté
politique. Musk, quant à lui, pensait pouvoir infléchir l’État depuis
l’intérieur, convaincu que son rôle de directeur du “Doge”, département
fictif chargé de rationaliser la machine fédérale, lui conférerait une
légitimité suffisante pour remodeler l’appareil selon les dogmes du
marché absolu.
Mais dans la pratique, leurs intérêts ont vite divergé. Là où Trump
entendait consolider son emprise sur l’appareil étatique en y plaçant
ses fidèles – à commencer par Peter Navarro ou Scott Bessent – Musk y
voyait une structure à démanteler, un obstacle bureaucratique à
l’efficacité technocratique dont il se fait le héraut. L’un voulait
reconquérir l’État ; l’autre aspirait à s’y substituer.
L’homme-entreprise face à l’État profond
Musk n’a jamais caché son ambition d’incarner, via SpaceX, Starlink
ou Tesla, un substitut crédible à certaines fonctions traditionnelles de
l’État : télécommunications, spatial, énergie, infrastructure. En cela,
il représente l’apogée de l’“entreprise-État”, un concept où la
souveraineté se privatise et se déterritorialise. Mais la Maison
Blanche, même sous Trump, ne pouvait accepter une telle dilution de son
autorité.
L’incident diplomatique autour de Jared Isaacman – fidèle de Musk et
un temps pressenti pour prendre la tête de la NASA – a sonné l’alerte.
Trump l’a écarté sous la pression de son entourage protectionniste,
préférant sécuriser les intérêts du complexe militaro-industriel et les
équilibres du Parti républicain. Le divorce était déjà consommé dans les
faits.
La fin d’une illusion
Musk, entrepreneur visionnaire mais isolé sur le plan institutionnel,
a rapidement perdu en influence. Le projet Stargate porté par Sam
Altman, les promesses d’Apple, les investissements de Masayoshi Son ou
de Larry Ellison ont achevé de marginaliser le fondateur de X. Trump,
homme de réseaux avant d’être homme de principes, a choisi la pluralité
des alliances au détriment de l’hégémonie d’un seul partenaire.
Cette rupture marque la fin d’une illusion médiatique soigneusement
cultivée : celle d’un Musk omnipotent, conseiller officieux mais
incontournable de la présidence. En réalité, il n’était qu’un pion de
plus dans le jeu d’équilibres d’un Trump pragmatique, prompt à écarter
quiconque menace de voler la vedette. Le “One Big Beautiful Bill”, vaste
programme trumpien de relance économique adossé à la dette, a révélé
l’ultime ligne de fracture. Inacceptable pour Musk, allergique à toute
forme de “socialisme budgétaire”, nécessaire pour Trump afin d’acheter
le soutien de la Chambre.
Et maintenant ?
Ce divorce retentissant, s’il choque par sa brutalité, ne surprend
guère ceux qui connaissent les lois de la politique américaine. Il
révèle surtout l’impossibilité d’une cohabitation durable entre l’État
et le mythe de l’autoentrepreneur-roi. Pour la coalition trumpienne, il
faudra mesurer les effets de cette rupture sur les électeurs
libertariens séduits un temps par Musk. Pour l’intéressé, le retour à la
marginalité politique pourrait s’avérer coûteux, malgré son influence
technologique intacte.
Reste un constat simple : entre Elon Musk et Donald Trump, il n’y a
jamais eu véritable alliance. Seulement un pacte de circonstances,
scellé dans l’ombre des réseaux sociaux et rompu dans le fracas des
ambitions personnelles."
Howard Lutnick a particulièrement visé la politique climatique
européenne, notamment l’interdiction programmée des véhicules thermiques
en 2035.
Selon lui, cette stratégie conduira mécaniquement à une dépendance
accrue envers la Chine, qui domine déjà la production de batteries et de
matériaux critiques.
Cette critique n’est pas sans fondement. Consciente de ses
fragilités, la Commission européenne a récemment assoupli sa position,
en autorisant partiellement les motorisations hybrides après 2035. Ce
réajustement témoigne d’un réveil tardif : la transition écologique ne
peut se faire au prix d’une soumission industrielle.
Le grand projet américain de 1945
Ce repli actuel marque une rupture historique. Après 1945, les
États-Unis furent les architectes d’un ordre mondial fondé sur
l’ouverture, la coopération et le multilatéralisme. Forts de leur
puissance économique intacte, ils voulurent prévenir les causes
structurelles des conflits.
Ils créèrent alors les grandes institutions de la gouvernance mondiale : l’ONU pour la sécurité collective, le FMI pour la stabilité financière, le GATT pour le commerce. Sans employer le terme, ils mirent en place une mondialisation régulée, fondée sur des règles communes.
Cette stratégie répondait à une leçon douloureuse : l’erreur
isolationniste de l’après-Première Guerre mondiale, lorsque le Sénat
refusa l’adhésion à la Société des Nations, fragilisant durablement
l’ordre international.
L’âge d’or et ses illusions
Entre 1947 et 2012, l’Amérique bénéficia pleinement de ce système. La
guerre froide, puis la mondialisation post-soviétique, consolidèrent
son leadership. Le dollar devint la monnaie pivot du monde. Les
multinationales américaines prospérèrent. Le modèle libéral sembla
universel.
L’entrée de la Chine à l’OMC en 2001 fut alors perçue comme un
triomphe idéologique. En intégrant Pékin au commerce mondial, Washington
croyait favoriser une convergence politique et démocratique.
Ce fut une illusion stratégique majeure.
La Chine, de partenaire à rival
L’accession de Xi Jinping au pouvoir, en 2013, révéla l’erreur
d’analyse occidentale. Le capitalisme d’État chinois ne conduisit pas à
la libéralisation politique. Il renforça au contraire un autoritarisme
technologiquement sophistiqué.
Progressivement, la Chine passa du statut d’atelier du monde à celui
de concurrent global, puis de rival stratégique. Elle domina des
secteurs entiers : télécommunications, batteries, terres rares,
intelligence artificielle.
Les investissements occidentaux contribuèrent paradoxalement à cette montée en puissance.
Le choc du Covid et la redécouverte des dépendances
La pandémie de Covid-19 joua un rôle de révélateur. Les pénuries de
médicaments, de masques, de principes actifs montrèrent brutalement
l’extrême vulnérabilité des économies occidentales.
La Chine, de son côté, n’avait jamais renoncé à sa souveraineté
industrielle. Elle transforma son contrôle des matières premières
stratégiques en levier géopolitique. Les terres rares devinrent des
instruments de pression.
L’ère de l’innocence commerciale prit fin.
Le réarmement industriel américain
Les États-Unis comprennent aujourd’hui qu’ils ont, sans le vouloir,
financé l’ascension de leur principal adversaire dans l’Indo-Pacifique.
La mondialisation a permis à Pékin d’accumuler capital, savoir-faire et
influence.
Le repli commercial américain n’est donc pas un simple
protectionnisme. Il s’agit d’un réarmement industriel et technologique.
L’objectif est clair : ne plus dépendre de la Chine dans aucun secteur
vital.
Subventions massives, barrières tarifaires, contrôle des
investissements, diplomatie économique agressive : Washington mobilise
tous les instruments de puissance.
L’Europe face à son destin
Pour les Européens, la « mondialisation heureuse » est également
révolue. Coincée entre la Chine et les États-Unis, l’Union européenne
risque la marginalisation stratégique.
Faute d’une doctrine claire, elle oscille entre naïveté commerciale et velléités protectionnistes. Or, l’époque exige un choix.
Comme l’Amérique, l’Europe doit assumer une véritable politique de souveraineté :
des frontières qui protègent sans se fermer ;
une industrie capable de couvrir les besoins essentiels ;
une autonomie énergétique et numérique ;
une défense crédible et indépendante.
Sans cela, elle restera un terrain de jeu pour les grandes puissances.
"Longtemps honni, le mot « souveraineté » a été réhabilité par
les proto-fédéralistes européens, au prix d’un oxymore : celui de la «
souveraineté européenne ».
Emmanuel Macron l’a popularisé dans son discours d’Athènes en 2017 : «
Face à tous ces risques, je crois, avec vous, dans une souveraineté
européenne qui nous permettra de nous défendre et d’exister, de nous
affirmer dans ce monde bouleversé. » Autrement dit, à l’échelle du
continent, la souveraineté retrouverait un sens qu’elle aurait perdu au
niveau national. Une belle formule, mais une illusion. Trois exemples
suffisent à démontrer que cette souveraineté européenne n’existe pas en
pratique.
1/ Varsovie a tranché : pour sa première centrale nucléaire, elle a choisi… les États-Unis. L’accord a été signé en marge du 10e sommet
de l’Initiative des Trois Mers, réunissant treize États d’Europe
centrale et orientale. Une claque pour la France, principal constructeur
de centrales en Europe. Plus ironique encore, ce choix découle d’un
grief. Varsovie estime que le Pacte vert européen profite avant tout aux
pays d’Europe de l’Ouest, déjà en avance dans les renouvelables et le
nucléaire. La France, qui s’est battue pendant une décennie contre ce
même Pacte pour préserver son industrie nucléaire, se retrouve
doublement sanctionnée : marginalisée par Bruxelles, puis écartée par
ses voisins. Côté militaire, même logique. La Pologne a déclaré en avril
être prête à accueillir des missiles étrangers sous un « parapluie »…
américain, ou à défaut, français. La France est ici un plan B — utile,
mais secondaire — dans un contexte où Varsovie doute de la fiabilité de
Washington.
2/ Un black-out massif a récemment frappé la péninsule ibérique. En
cause : une surproduction d’énergies renouvelables, trop sensibles aux
aléas climatiques. Ce sont les interconnexions électriques avec la
France qui ont permis de stabiliser le réseau. Certains y verront un bel
exemple de solidarité européenne. Ce serait oublier que ces
interconnexions ont été initiées… en 1972, bien avant que l’Union
européenne ne s’en mêle. L’UE n’est intervenue que tardivement, avec la
mise en service en 2015 de l’interconnexion Baixas–Santa Llogaia,
partiellement financée par ses soins. Dans le même temps, le Pacte Vert
(Green Deal) européen — censé garantir une résilience énergétique — a
fragilisé l’Espagne. Il repose sur une hypothèse irréaliste : le «
foisonnement », soit l’idée que les énergies renouvelables se compensent
à l’échelle du continent. En réalité, quand il n’y a ni vent ni soleil,
il n’y a pas d’électricité. Heureusement que la France — malgré les
assauts bruxellois contre son parc nucléaire — a pu prêter main-forte.
3/ Berlin a annoncé, en 2022, un plan de réarmement historique de 100
milliards d’euros. À quoi a-t-il servi ? À acheter américain. 10
milliards pour des F-35. 5,4 milliards pour des Eurofighters (produits à
33 % en Allemagne). Des hélicoptères lourds Chinook (Boeing) au lieu
d’une solution européenne. Et pas un centime pour le Rafale. L’Allemagne
est européenne… quand elle achète allemand. Le programme Eurofighter
est présenté comme un symbole d’intégration européenne, mais il est
surtout une coproduction industrielle où Berlin tient une position
centrale (33 % du programme).
Ce tropisme américain n’épargne pas les institutions.
L’Agence spatiale européenne (ESA) a dû confier à SpaceX le lancement
de deux missions scientifiques, suite aux retards d’Ariane 6. Faute de
lanceur européen, c’est la Falcon 9 américaine qui s’envole.
L’Agence européenne des médicaments (EMA) a confié à Microsoft Azure
l’hébergement des données sensibles du projet DARWIN EU, malgré les
inquiétudes liées au CLOUD Act, qui autorise théoriquement les
États-Unis à accéder à ces données, même stockées en Europe. Ces
décisions illustrent une dépendance technologique croissante vis-à-vis
des géants américains, dans des secteurs aussi stratégiques que la santé
ou le spatial.
Ces exemples convergent vers deux constats cruels : quand la
solidarité européenne fonctionne, c’est souvent malgré Bruxelles. Quand
elle échoue, les capitales européennes, comme des tournesols, se
tournent vers Washington. L’« autonomie stratégique » européenne reste
donc un slogan. Ce qui prime encore aujourd’hui, ce sont les réflexes
nationaux… et l’ombre portée de l’Amérique."
Le renoncement américain à la mondialisation marque la fin d’un cycle
historique entamé en 1945. Le monde ouvert, fondé sur l’interdépendance
heureuse, cède la place à un univers fragmenté, conflictuel, structuré
par la rivalité des blocs.
Ce basculement n’est pas le fruit d’un caprice politique, mais d’un
désenchantement stratégique. L’Amérique ne croit plus aux vertus
pacificatrices du commerce. Elle croit à nouveau à la puissance.
Reste à savoir si ce nouveau monde, fondé sur la souveraineté et la
compétition, saura éviter les dérives qu’il prétend conjurer.