octobre 31, 2026

Ayez la banane - Bio avec David LISNARD

Candidats à la loupe: David Lisnard

Formation, premiers métiers,mandats, réalisations, patrimoine et justice. 

David Lisnard : de Cannes à la présidentielle, le pari national d’un élu local

David Lisnard a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 le 31 mars 2026, en même temps que son départ des Républicains. Le maire de Cannes entend porter une droite libérale, attachée à la décentralisation et à la réduction de la bureaucratie, avec son mouvement Nouvelle Énergie.



Réélu à Cannes pour un troisième mandat avec 81,11 % des suffrages exprimés dès le premier tour des municipales de mars 2026, il dispose d’un ancrage local particulièrement solide. Mais une réussite municipale et une candidature présidentielle répondent à des exigences différentes.

Que sait-on précisément de ses études, de ses activités professionnelles, de ses mandats, des réalisations qu’il revendique, de son patrimoine et de sa situation judiciaire ? Pour ce sixième épisode de « Candidats à la loupe », LABANANE examine les faits disponibles, en distinguant les responsabilités exercées, les résultats documentés et les ambitions de campagne.


Son parcours en bref


Né le2 février 1969 à Limoges, Haute-Vienne 
Âge atteint

58 ans en 2027 ; 63 ans en 2032

Études

Diplômé de l’Institut d’études politiques Sciences Po Bordeaux (1992)

Plus haute fonction gouvernementale

Aucune fonction ministérielle exercée

Présidentielles

Aucune participation comme candidat à ce jour

Mandat électif actuelMaire de Cannes depuis 2014 
Mouvement

Nouvelle Énergie, déployé nationalement en 2021

Identité et vie personnelle

Une naissance à Limoges et des racines cannoises

David Lisnard naît le 2 février 1969 à Limoges. Sa famille est cependant liée de longue date à Cannes.

Son père, Denis Lisnard, a été footballeur professionnel, notamment à l’AS Cannes. Sa mère a exercé comme danseuse. Après leurs carrières sportive et artistique, ses parents se reconvertissent dans le commerce. Cette activité familiale prendra une place dans son propre parcours professionnel.

Les biographies consultées évoquent également des grands-parents hôteliers et un arrière-grand-père entrepreneur. Ces éléments permettent de comprendre l’importance de Cannes, du commerce et de l’activité indépendante dans son récit personnel. Ils ne constituent pas, à eux seuls, une démonstration de compétence politique.

Une vie familiale publiquement connue

David Lisnard est marié à Jacqueline Pozzi, journaliste à France Télévisions. Il est père de trois enfants issus de précédentes unions : deux filles, Mathilde et Jeanne, et un garçon, Roméo.

Né en février 1969, il aura 58 ans lors de la présidentielle de 2027 et atteindra 63 ans en 2032.

Comme pour les autres personnalités de cette série, ces informations servent à situer une biographie. La situation conjugale et familiale ne constitue pas un critère d’évaluation des aptitudes à gouverner.

Formation et premiers métiers 

Sciences Po Bordeaux, promotion 1992

David Lisnard effectue une partie de sa scolarité à Cannes avant de poursuivre ses études à Bordeaux. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Bordeaux en 1992.

C’est le diplôme précisément identifié et recoupé dans ce dossier. Certaines présentations évoquent également des études de droit, mais leur mention ne suffit pas à établir l’intitulé et l’obtention d’un diplôme supplémentaire.

Cette distinction est la même pour tous les candidats : avoir fréquenté un établissement, suivi un cursus et obtenu un diplôme sont trois informations qui doivent être vérifiées séparément.

La presse et l’enseignement avant les mandats

La biographie publiée par Nouvelle Énergie mentionne des activités de rédaction pour plusieurs journaux ainsi que des cours dispensés dans des préparations HEC et Sciences Po.

Ces expériences précèdent ses premiers mandats. Leur durée et leur statut ne sont cependant pas détaillés avec la même précision que ses fonctions politiques ultérieures. Il serait donc excessif d’en déduire une longue carrière d’enseignant ou de journaliste salarié.

Elles montrent néanmoins que son entrée dans la vie professionnelle ne se limite pas immédiatement à un mandat électif.

1996–1999 : l’apprentissage auprès de Jacques Pélissard

En 1996, à 27 ans, David Lisnard devient directeur de cabinet et attaché parlementaire de Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier, dans le Jura.

Il découvre alors le fonctionnement d’une municipalité, les relations entre élus et administration et le travail parlementaire. Cette période appartient pleinement à sa carrière professionnelle politique : il est collaborateur d’un élu avant de devenir lui-même élu.

La distinction compte lorsqu’il met en avant son expérience du secteur privé. Celle-ci existe, mais elle cohabite avec une présence ancienne dans les institutions.

Le retour à Cannes et le commerce familial

En 1999, il revient à Cannes, travaille à la Fondation Sophia-Antipolis et reprend la gestion du commerce familial. Son activité commerciale se poursuit jusqu’en 2016 selon les biographies consultées.

La fiche de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique apporte un élément déclaratif précis : elle mentionne sa cogérance de la SARL Les Ptits Durs et indique que cette société a été dissoute le 30 novembre 2016.

Le qualifier d’ancien commerçant repose donc sur des informations documentées. Présenter son parcours comme entièrement extérieur à la politique jusqu’à son élection à la mairie serait, en revanche, inexact.


Ses débuts en politique 

Un engagement dans la famille gaulliste

David Lisnard milite pour Jacques Chirac lors des campagnes présidentielles de 1988 et de 1995.

Son parcours s’inscrit ensuite dans la famille politique du RPR, de l’UMP puis des Républicains. La date exacte de sa première adhésion partisane n’a pas été suffisamment établie pour être présentée ici comme une certitude.

En revanche, son emploi auprès de Jacques Pélissard à partir de 1996 marque une étape identifiable dans sa professionnalisation politique.

2001 : un premier mandat municipal à 32 ans

En 2001, David Lisnard participe à la campagne de Bernard Brochand à Cannes. Après la victoire de cette équipe, il devient adjoint au maire, notamment chargé du tourisme et du développement économique.

Il a alors 32 ans. Cette première responsabilité élective lui donne un rôle dans une ville dont l’activité repose largement sur le tourisme, les congrès et les événements internationaux.

C’est dans cette fonction qu’il apparaît dans l’archive télévisée consacrée, en août 2001, au conflit entourant la fermeture du casino Carlton. Il n’est pas encore maire : il intervient comme adjoint de Bernard Brochand.

2008 : premier adjoint et conseiller général

En 2008, il devient premier adjoint au maire de Cannes. Il est également élu conseiller général des Alpes-Maritimes.

À 39 ans, il cumule donc une responsabilité importante dans l’exécutif municipal et un mandat départemental. Cette progression précède de six ans son accession à la mairie.

Son implantation se construit dans la durée, autour d’un même territoire, avec une connaissance croissante des services, des acteurs économiques et des dossiers locaux.

Ses principales fonctions

Depuis 2014 : maire de Cannes

David Lisnard devient maire de Cannes en avril 2014, succédant à Bernard Brochand.

Il est réélu en 2020, puis reconduit pour un troisième mandat en mars 2026. Sa liste obtient alors 81,11 % des suffrages exprimés dès le premier tour, le 15 mars. Le nouveau conseil municipal le réélit maire le 21 mars.

Ce résultat traduit une forte domination électorale locale. Il faut cependant conserver le bon dénominateur : le pourcentage porte sur les suffrages exprimés, et non sur l’ensemble des habitants ou des électeurs inscrits.

Depuis 2017 : président de Cannes Lérins

En 2017, il prend la présidence de la communauté d’agglomération Cannes Lérins. Il est reconduit à cette fonction le 3 avril 2026.

Cette responsabilité élargit son action au-delà de Cannes. Elle concerne des politiques partagées entre plusieurs communes, notamment les mobilités, le développement économique et la prévention des inondations.

Les priorités annoncées pour le mandat commencé en 2026 comprennent également des projets énergétiques, d’habitat et de formation. Une priorité de mandat doit toutefois être distinguée d’une réalisation achevée.

Depuis 2021 : président de l’Association des maires de France

Le 17 novembre 2021, David Lisnard est élu président de l’Association des maires de France avec 62,3 % des voix.

Il succède à François Baroin. Cette fonction lui donne une responsabilité nationale de représentation des communes et de leurs élus, ainsi qu’un accès régulier aux discussions avec le gouvernement.

L’AMF rassemble des sensibilités politiques différentes. Sa présidence n’équivaut donc pas à une investiture présidentielle ni au soutien de l’ensemble de ses adhérents. Représenter les maires et conduire une campagne partisane sont deux responsabilités distinctes.

Une expérience du pouvoir principalement territoriale

David Lisnard est également conseiller départemental et vice-président du conseil départemental des Alpes-Maritimes.

Son CV comprend ainsi plusieurs niveaux de responsabilité locale. Il n’a, en revanche, exercé aucune fonction ministérielle dans le parcours documenté.

Cette caractéristique peut être appréciée différemment selon les électeurs : expérience concrète de la gestion de proximité pour les uns, absence d’épreuve gouvernementale pour les autres. Le fait à retenir est celui d’un parcours d’exécutif territorial, complété par une fonction nationale de représentation des élus.


Sa situation politique actuelle 

Nouvelle Énergie, un instrument d’autonomie politique

David Lisnard déploie nationalement Nouvelle Énergie en 2021. Il dispose dès lors d’une organisation propre pour développer ses propositions et structurer des relais.

La création du mouvement précède son départ de LR. Pendant plusieurs années, il construit donc une offre politique autonome tout en restant dans la famille des Républicains.

Nouvelle Énergie défend une orientation libérale, décentralisatrice et réformatrice. La constitution d’un parti représente une réalisation politique et organisationnelle ; elle ne doit pas être confondue avec une politique publique déjà appliquée.

31 mars 2026 : la rupture avec LR et la candidature présidentielle

Le 31 mars 2026, sur France 2, David Lisnard annonce son départ des Républicains et sa candidature à l’élection présidentielle.

Il entend proposer une alternative à la ligne suivie par son ancien parti, qu’il juge insuffisamment indépendante du pouvoir macroniste. Il reste favorable à une primaire ouverte permettant de départager plusieurs prétendants de la droite et du centre.

Cette annonce constitue une candidature déclarée. Elle ne remplace pas les conditions légales et la validation ultérieure de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel.

Une visibilité accrue, à distinguer d’une victoire annoncée

L’automne 2026 marque une progression de sa visibilité. Dans une enquête Ifop publiée le 14 octobre, il est crédité de 6 % des intentions de vote dans la configuration où il est testé, contre 3,5 % fin septembre selon la comparaison publiée par l’institut et reprise par la presse.

Une enquête Cluster17 pour Le Point, réalisée les 14 et 15 octobre, le situe à 7 %, à égalité avec Bruno Retailleau, dans une configuration comprenant également Édouard Philippe.

Ces résultats proviennent de deux enquêtes différentes. Ils ne constituent pas une courbe directement comparable et ne permettent pas de prévoir le résultat final. Ils montrent cependant que sa candidature devient un élément de la compétition à droite.

La double fonction de candidat et de président de l’AMF fait débat

David Lisnard souhaite conserver la présidence de l’AMF tout en menant sa campagne présidentielle. Cette double fonction suscite des réserves chez certains élus.

En octobre 2026, des responsables de l’association lui reprochent un mélange entre sa parole de candidat et celle du président d’une organisation transpartisane. Ses déclarations sur le massacre du 17 octobre 1961, puis sur le plateau de Millevaches, alimentent cette contestation.

Ces critiques concernent sa manière d’exercer une responsabilité de représentation. Elles ne constituent pas des décisions judiciaires. Elles soulèvent toutefois une question politique concrète : comment préserver la confiance d’élus de sensibilités différentes pendant une campagne partisane ?


Ses réalisations

2014–2025 : le désendettement de Cannes

Le bilan financier municipal occupe une place centrale dans son discours.

Dans sa présentation du compte financier 2025, la Ville annonce une réduction de la dette de 82 millions d’euros depuis 2014, dont 5 millions en 2025. Elle indique également 72,5 millions d’euros d’investissements sur l’année et une capacité d’autofinancement nette proche de 42 millions.

Ces données sont attribuées à la municipalité qui les publie. La baisse de la dette représente un indicateur identifiable, mais elle ne suffit pas à décrire l’ensemble du bilan : il faut aussi considérer les services rendus, les recettes, les investissements et le périmètre des compétences.

2017 : le programme municipal d’éducation artistique et culturelle

En 2017, Cannes lance son programme « 100 % Éducation artistique et culturelle ».

L’objectif est de permettre aux élèves de rencontrer des œuvres et des artistes, de pratiquer une activité et d’acquérir des connaissances culturelles. La politique mobilise les établissements scolaires, les équipements municipaux et des partenaires associatifs et artistiques.

Selon le bilan publié par la mairie pour l’année scolaire 2025–2026, toutes les classes du premier degré des écoles publiques cannoises ont réalisé au moins un projet d’éducation artistique et culturelle.

Ce résultat concerne un périmètre précis. Il ne signifie pas que chaque élève a bénéficié du même volume d’activités, mais documente une généralisation des projets dans les classes concernées.

2021 : le campus universitaire Georges Méliès

Le campus Georges Méliès est inauguré à Cannes en octobre 2021.

Dédié notamment aux métiers de l’écriture, de l’image et de l’audiovisuel, il accueille dès sa première rentrée environ mille étudiants. Il associe des formations universitaires et un environnement tourné vers les entreprises des industries créatives.

Il s’agit d’une réalisation partenariale impliquant notamment la Ville, l’agglomération et Université Côte d’Azur. David Lisnard en porte la dimension politique locale, sans en être l’unique acteur.

Ce projet illustre une autre composante de son action : utiliser l’identité culturelle et événementielle de Cannes pour développer l’enseignement supérieur et diversifier son économie.

Quel bilan retenir ?

Son expérience permet de documenter des décisions et des équipements concrets. Elle donne aussi matière à comparer les résultats annoncés aux moyens mobilisés.

La transposition de ce bilan à l’État reste une question distincte. Une commune et un gouvernement national ne disposent ni des mêmes recettes, ni des mêmes obligations, ni des mêmes leviers.

La comparaison doit donc porter sur la méthode et les résultats, sans supposer qu’une politique municipale serait automatiquement reproductible à l’échelle du pays.

Son patrimoine 

Des déclarations d’intérêts accessibles

La HATVP publie des déclarations d’intérêts de David Lisnard, dont une modification déposée le 13 juin 2024.

Ces documents renseignent des activités professionnelles, des responsabilités et certains liens d’intérêts. Ils permettent notamment de retrouver son ancienne activité de cogérant.

Les informations déclarées portent sur des périodes précises. Elles ne doivent pas être présentées comme un relevé de ses revenus actuels ni comme un inventaire complet de ses biens.

Une déclaration patrimoniale qui n’est pas publique

Les règles de publicité varient selon les fonctions exercées.

La HATVP rappelle que les déclarations de patrimoine des élus locaux ne sont pas rendues publiques. Cette situation diffère notamment de celle des parlementaires, dont certaines déclarations peuvent être consultées en préfecture, ou des membres du gouvernement, dont les déclarations patrimoniales sont publiées en ligne.

L’absence de montant public ne signifie donc ni absence de patrimoine ni absence de déclaration.

Pourquoi aucun patrimoine net actualisé n’est annoncé

Les documents exploités ne fournissent pas un inventaire complet de ses actifs immobiliers, de ses comptes, de ses placements et de ses dettes.

LABANANE ne calcule donc pas de patrimoine net actualisé. Des indemnités anciennes, une activité commerciale passée ou la valeur supposée d’un logement ne permettraient pas d’établir un total fiable.

La formulation retenue reste : patrimoine global non établi à partir des informations publiques consultées pour ce dossier.


Sa situation judiciaire

Aucune condamnation pénale personnelle identifiée

Au 29 octobre 2026, aucune condamnation pénale personnelle de David Lisnard n’a été identifiée dans les sources publiques consultées.

Cette formulation décrit le résultat d’une recherche documentaire. Elle ne constitue pas une attestation exhaustive de sa situation judiciaire, ni une consultation de son casier.

Une accusation publique, un désaccord politique et une procédure judiciaire doivent toujours être distingués.

2016 : la suspension de l’arrêté anti-burkini

Le 30 août 2016, le tribunal administratif de Nice suspend l’arrêté anti-burkini pris par la mairie de Cannes.

La décision porte sur un acte municipal et sur les limites du pouvoir de police du maire. Elle ne constitue pas une condamnation pénale de David Lisnard.

La municipalité indique alors qu’elle ne contestera pas cette décision, l’arrêté devant expirer le lendemain. Ce précédent fait partie du bilan juridique de son action publique et peut être discuté comme tel.

Distinguer les controverses des décisions de justice

Les polémiques sur ses propos ou ses positions ne doivent pas être transformées en condamnations judiciaires.

Inversement, l’absence de condamnation pénale identifiée ne dispense pas d’examiner la légalité des décisions publiques ou la pertinence des choix politiques.

Cette sélection d’informations et de décisions publiques ne constitue pas un relevé du casier judiciaire.

Une carrière construite dans la durée

David Lisnard associe une expérience commerciale à une longue présence dans la politique professionnelle.

Son premier mandat date de 2001, mais son travail auprès d’un député-maire commence dès 1996. Sa trajectoire ne correspond donc pas à celle d’un entrepreneur récemment entré en politique.

Elle raconte plutôt une progression territoriale : collaborateur, adjoint, premier adjoint, maire, président d’agglomération puis représentant national des maires.

Une légitimité locale à transformer

Ses résultats municipaux constituent un point d’appui. Le score de mars 2026 témoigne d’une confiance électorale locale importante.

Une présidentielle exige néanmoins une autre démonstration : préciser des arbitrages nationaux, construire des alliances, présenter une équipe et convaincre au-delà de son territoire.

L’expérience de gestion peut soutenir cette démarche. Elle ne remplace pas le débat sur la politique étrangère, la protection sociale, les finances nationales ou l’organisation des pouvoirs.

La présidentielle comme changement d’échelle

David Lisnard se présente comme un candidat de rupture, tout en s’appuyant sur plusieurs décennies d’expérience politique.

Son principal défi consiste à montrer comment cette expérience pourrait devenir une capacité à gouverner le pays. Il doit également articuler son identité partisane avec ses responsabilités de représentant d’élus aux convictions diverses.

Ce sont les questions que pose son CV. Les réponses appartiennent au débat démocratique et au jugement des électeurs.

 

🍌 Média indépendant français

 https://www.labanane.media/candidats-a-la-loupe-david-lisnard?

Sources et références

Ce dossier repose notamment sur les documents et publications suivants :

octobre 30, 2026

Les collectivistes étatistes du socialisme et du fascisme même racine idéologique !

Le socialisme et le fascisme ne sont pas des opposés, mais des conceptions idéologiques étroitement apparentées.  
 
Bien qu’ils soient généralement présentés comme des ennemis mortels, ils partagent de profondes origines communes ainsi que des idées fondamentales ; ils constituent les deux faces d’une même pièce collectiviste : celle où l’État prime sur l’individu. 
 
 
 
 Tous deux rejettent l’individualisme libéral au profit d’une vision du monde dans laquelle l’individu est subordonné à un ordre politique collectif puissant, dirigé par l’État ou par un parti. L’individu est assujetti à un tout qui le dépasse ; les droits personnels, l’ordre spontané et l’individualisme libéral sont écartés, considérés comme des illusions dépassées. 
 
Ces deux idéologies puisent leurs racines dans la pensée dialectique hégélienne, selon laquelle l’histoire progresse, par le biais de conflits inévitables, vers un destin collectif prédéterminé. L’histoire est perçue comme un processus téléologique exigeant une allégeance totale à un projet collectif : la société sans classes pour les marxistes, l’État totalitaire corporatiste pour les fascistes. Selon eux, la nécessité dialectique justifie le sacrifice de l’individu. Le prolétariat doit être façonné en une force révolutionnaire visant à abolir les classes ; la nation doit être fondue en un corps organique unique, placé sous l’autorité du chef et de l’État. La propriété privée, les marchés et une société civile indépendante sont soit abolis, soit placés sous un contrôle centralisé. 
 
 Les deux systèmes promettent de surmonter le « chaos » du libéralisme en imposant, par la puissance de l’État, un ordre supérieur, scientifiquement inévitable. Loin d’être des opposés situés sur un simple spectre gauche-droite, le socialisme et le fascisme sont des branches rivales d’un même arbre anti-individualiste ; ils relèvent tous deux d’une même tradition collectiviste qui subordonne la liberté individuelle au pouvoir de l’État, au nom d’un objectif national ou social jugé supérieur.



 

Collectivisme

Le collectivisme est une idéologie qui vise à transformer et imposer une forme d'organisation sociale, politique et économique basée sur la propriété et exploitation collective. Le collectivisme est aussi considéré comme un système de pensée qui attribue à toute forme collective une vie propre, comme une entité vivante indépendante et séparée de la vie des individus. La doctrine collectiviste a comme dénominateur commun les différents régimes autoritaires qui ont comme objectif systématique le dénigrement et l'anéantissement de toute forme d'individualisme.

Collectivisme économique
 

En tant que doctrine économique, le collectivisme repose sur l'appropriation collective de tous les moyens économiques. Le collectif, c'est à dire, tous les membres d'une société, les travailleurs ou ce qui est désigné comme nation, devient propriétaire des moyens de production. Par extension, il désigne un système où l'organisation et l'administration productive est faite par une collectivité, un organisme de planification ou gestion.

Certains collectivistes parlent de socialisation des moyens de production, considérant que le capital est une richesse sociale qui doit appartenir exclusivement aux travailleurs, pris dans leur acceptation générale et collective. Le collectivisme aspire à l'abolition de la propriété privée en la transformant en propriété collective, au nom d'une entité sociale, société, État, nation etc.

Pour les libéraux, le collectivisme économique implique la négation de toute liberté et particulièrement du droit de propriété, dès lors qu'il utilise la coercition et fait fi du consentement des individus. Du fait qu'il repose sur la loi du plus fort via l'intervention de l’État, ou de toute autre instance coercitive, il a nécessairement une traduction politique : le collectivisme politique.

Collectivisme politique

Le collectivisme politique est un mode d'organisation sociale fondé sur l'appropriation des moyens de décision, au nom de tous, de la majorité, de la généralité. Par extension, système qui admet une intervention de l'État (ou d'autres groupements autoritaires) dans le domaine économique, politique et social en édictant des lois contraignantes.

Pour les libéraux, le collectivisme politique implique la négation des droits de l'individu, c'est une forme de l'esclavagisme. L'entité collective (nation, classe, etc.) passe avant l'individu, qui n'est plus qu'un rouage à son service :

Le collectivisme affirme que l'individu n'a pas de droits, que sa vie et son travail appartiennent au groupe […] et que le groupe peut le sacrifier à son gré pour ses propres intérêts. La seule façon d'établir une doctrine de ce genre implique l'emploi de la force — et l'étatisme a toujours été le corollaire politique du collectivisme. (Ayn Rand)

Social-démocratie, écologie politique, socialisme, communisme, nazisme et fascisme à des degrés divers, sont des idéologies collectivistes. Le holisme peut conduire au collectivisme.

Le collectivisme existe tant à gauche qu'à droite. La déclaration suivante (d'un homme de la "nouvelle droite", mais beaucoup de gens de gauche pourraient y souscrire) est typique d'une profession de foi collectiviste et anti-individualiste, on y trouve à la fois le refus des droits individuels, le mépris de l'économie, la fiction du "bien commun" et la sacralisation du "politique" et du "collectif" :

L’homme est pour moi un « animal social », dont l’existence est consubstantielle à celle de la société. Le droit n’est pas d’abord affaire de titre, mais de mesure, c’est-à-dire qu’il ne se définit que comme un rapport d’équité entre des personnes vivant en société : il n’y a donc aucun titulaire de droits hors de la vie sociale, et dans celle-ci il n’y a que des attributaires. La vie économique représente, non une sphère, mais une dimension de la vie sociale, que toute société traditionnelle place de surcroît au plus bas niveau de son échelle de valeurs. Le politique est le lieu de la souveraineté et de la légitimité. La société n’est pas l’addition des atomes individuels qui la composent mais, dans une perspective « holiste », un corps collectif dont le bien commun prime, sans les supprimer sur les seuls intérêts des parties. L’éthique implique qu’on ne recherche jamais d’abord son intérêt personnel, mais qu’on contribue aux solidarités organiques qui renforcent le lien social. L’appartenance citoyenne fait, de même, obligation aux personnes d’œuvrer d’abord au bien commun. La liberté ne se définit pas comme la possibilité d’échapper à l’autorité politique ou de se soustraire à la vie publique, mais comme la possibilité d’y participer. (Alain de Benoist)

Au contraire, pour les libéraux, le collectif n'a de sens que s'il rend service à l'individu et l'émancipe : l'appartenance collective n'est qu'un moyen et certainement pas une fin de la nature humaine.  

Immoralité du collectivisme

Le collectivisme, bien qu'opposé à l'individualisme, est une forme d'égoïsme : le plus souvent, les collectivistes, sans l'avouer, veulent que les autres fassent ce que eux ne veulent pas faire ("soyez solidaires envers les pauvres"), et ils trouvent normal de profiter des autres au maximum ("soyez solidaires envers moi").

Le collectiviste, bafouant le droit d'autrui, considère que tout lui est dû du seul fait qu'il existe : droit à l'éducation gratuite, droit au travail, droit au logement, droit à la santé... Par son action politique, il tend à étendre indéfiniment la liste des faux droits dont il jouit.

Pour les libéraux, le collectivisme n'est concevable que s'il est non coercitif. La supériorité morale du libéralisme sur le collectivisme tient en ce que le libéral se contraint à ne jamais prendre prétexte de ses préférences personnelles pour en imposer les conséquences aux autres. Un libéral n'a rien a priori contre le collectivisme, tant que celui-ci est adopté librement par ses adeptes et ne cherche pas à s'imposer politiquement aux dépens des non-collectivistes.

L'histoire montre en réalité que le collectivisme ne peut exister que par la dictature, et qu'un développement libre du collectivisme dans la société (par des phalanstères, des collectifs, des communautés...) n'a jamais eu lieu (ou seulement de façon épisodique et anecdotique). La raison probable est que, dans un tel type d'organisation sociale, les personnes les plus capables qui pourraient être attirées par cette idéologie ne voient sans doute pas leurs mérites reconnus à leur juste valeur, et finissent par prendre conscience qu'elles sont exploitées par le "collectif" ; les partisans du collectivisme restant ne sont plus alors que ceux qui souhaitent vivre aux dépens des autres, d'où un appauvrissement général de la société qui contribue encore davantage les personnes lucides à faire douter de la validité de l'idéologie imposée :

Le communisme fournit aux individus des plaisirs inférieurs, mais qui n'en sont pas moins des plaisirs. Si, préalablement avilis, les hommes finissent par se plaire dans la paresse et l'irresponsabilité crasses, s'ils finissent par aimer une vie végétative de clochard, d'asilaire ou de relégué, le socialisme leur donne d'infinies possibilités de les réaliser. La loi du moindre effort qui aboutit au socialisme règle aussi le socialisme. Une fois qu'on y est, on n'a plus envie d'en sortir et l'on tâche seulement d'aménager sa bauge confortablement. (Alain Besançon, La normalité du communisme selon Zinoviev)

Les collectivistes ne comprennent pas qu'il puisse y avoir une différence entre association volontaire et association coercitive (en revanche ils comprennent très bien les avantages qu'ils peuvent retirer pour eux-mêmes de ce dernier type d' « association »). Du fait que le "collectif" supprime la responsabilité individuelle, il ouvre un vaste champ à l'irresponsabilité collective et à l'immoralité :

C'est un fait évident que la moralité d'une société, prise dans sa totalité, est inversement proportionnelle à sa masse, car plus grand est le nombre des individus qui se rassemblent, plus les facteurs individuels sont effacés et, du même coup, aussi la moralité, qui repose entièrement sur le sentiment éthique de chacun et, par le fait même, sur la liberté de l'individu, indispensable à son exercice. C'est pourquoi tout individu, en tant que membre d'une société, est inconsciemment plus mauvais, dans un certain sens, qu'il ne l'est en tant qu'unité pleinement responsable. Car fondu dans la société, il est en une certaine mesure libéré de sa responsabilité individuelle. Ceci explique qu'un groupe important qui serait composé d'hommes excellents, équivaudrait en tout point, pour ce qui est de la moralité et de l'intelligence, à une espèce de gros monstre, balourd, obtus, impulsif et sans discernement. Plus une organisation est monumentale et plus son immoralité et sa bêtise aveugle sont inévitables. (Carl Jung, Dialectique du Moi et de l'Inconscient)

Pour les libertariens, le collectivisme est un principe condamnable en tant que tel, parce qu'il est à l'origine des totalitarismes constructivistes et constitue un principe d'asservissement voire d'assujettissement des personnes aux principes étatistes et interventionnistes.

Expérience de pensée pour les collectivistes

Cette "expérience de pensée" est proposée par François Guillaumat. Prenez quelques collectivistes sincères (peu importe qu'ils soient nationalistes, communistes, socialistes, sociaux-démocrates, communautaristes, fondamentalistes religieux...), convaincus également que le collectivisme ne peut se fonder que sur le consentement et non sur la violence (ceux qui n'en sont pas convaincus sont des êtres potentiellement dangereux et asociaux).

Proposez-leur de s'inscrire officiellement auprès de l'État comme "collectivistes" : ils continueraient à livrer plus de la moitié de leur revenu sous forme de "prélèvements obligatoires" à des organismes étatiques ou para-étatiques (fisc, Sécurité sociale, caisses de retraite, etc.), lesquels continueraient à leur fournir en échange des "services publics". En revanche, ceux qui n'approuvent pas cette organisation sociale pourraient s'inscrire comme "libéraux" : ils garderaient alors le fruit de leur travail et ne recevraient plus les prétendus "services publics".

Il y a peu de chance qu'une telle proposition conviennent aux collectivistes. On verrait bien vite qui des libéraux ou des collectivistes est tolérant, ou qui est autoritaire et cherche à imposer son opinion aux autres par la contrainte. Il suffit de voir les réactions quand il est question de mettre en cause un monopole, une obligation de payer, ou un prétendu "acquis social". Le collectivisme montre son vrai visage, celui d'un parasitisme institutionnalisé ou théorisé.

Les fictions entretenues par le collectivisme

L'idéologie collectiviste, qu'elle soit social-démocrate, socialiste ou communiste, se nourrit d'un certain nombre d'idées fausses, d'illusions et de concepts opposés au libéralisme, en général assenés sans démonstration au détour des conversations :

  • le collectiviste (de droite ou de gauche) raisonne sur des entités collectives abstraites et impersonnelles (la France, la nation, les travailleurs, les générations futures...) à qui on prête des intentions, une volonté, ce qui ne correspond à aucune réalité (c'est d'ailleurs une des causes profondes de l'échec permanent du collectivisme) ; le "collectif" est une abstraction bien commode qui cache toujours la volonté d’individus particuliers (voir nominalisme) ;
  • le libéralisme est présenté fallacieusement comme la loi du plus fort plutôt que comme le respect du droit ;
  • l'intérêt général, opposé à l'intérêt individuel (individualisme) est une fiction commode pour opprimer la personne sous des prétextes arbitraires, et établir en réalité des privilèges (syndicaux, corporatistes, etc.) ;
  • l'égalitarisme opposé à l'égalité : tendance au nivellement économique au mépris du droit de la personne, au nom de l'idéologie égalitaire ;
  • liberté formelle et liberté réelle : il considère les faux droits comme des "libertés réelles" revendiquées ;
  • confusion entre solidarité et assistanat : la solidarité n'est conçue que forcée et non volontaire ;
  • la justice distributive, appelée "progrès social", opposée au droit naturel et au droit de propriété, et donc à la justice tout court ;
  • libéral opposé systématiquement à social, comme si les deux termes étaient inconciliables, et comme si on pouvait "faire du social" sans liberté ni création de richesse, seulement par le vol étatique ;
  • l'échange, considéré comme un jeu à somme nulle dans le meilleur des cas, mais très souvent vu comme "inégal" ;
  • le marché, considéré comme coercitif, comme un lieu d'affrontement et d'exploitation, et non comme un lieu d'échange libre ;
  • l'État est vu comme le seul rempart contre le marché et le capitalisme, et aussi comme une source inépuisable de richesses (mythe de la gratuité, culte de la subvention et de l'interventionnisme)
  • l'économie n'a pas de règles, tout est politique : il suffit que les hommes politiques décident, et tout ira mieux (le sous-entendu étant que la décision politique est spontanément et parfaitement appliquée, qu'elle est parfaite en elle-même et qu'elle ne peut avoir ni coût ni effet pervers, puisqu'elle est politique).

Le communautarisme

Le terme franco-français de communautarisme est le plus souvent utilisé de façon dépréciative ou accusatoire, il est censé désigner un repli identitaire ou communautaire selon des considérations liées aux spécificités d'appartenance ethniques, sociales, culturelles ou religieuses.

Dans le discours politique l'expression a un ton plutôt polémique consistant à affirmer qu'il existerait des bonnes et mauvaises communautés, qu'une communauté nationale vaut mieux que les petites communautés composant un pays, l’appartenance à une sorte d'identité nationale est supérieure à l'appartenance à n'importe quel groupe minoritaire.

Certaines des critiques, surtout françaises, envers le communautarisme réel ou supposé ont dérivé vers une sorte d'anticommunautarisme systématique. Depuis quelques années, l'épithète "communautariste" est accolée à tout discours politique désigné comme marginal ou hostile à la pensée "républicaine" et "laïque", ou du moins à sa forme extrême, quasi-religieuse, véhiculée par certains intellectuels français. Ces thèses anti-communautaristes reflètent des conceptions ethnocentristes et discriminatoires, autrement dit correspondent à une autre forme excessive de communautarisme, et servent de support à des manipulations de l'opinion publique.

Pour les libéraux, le critère essentiel pour déterminer si le communautarisme (ou ce qu'on entend par ce terme) est légitime, comme pour le collectivisme, reste l'absence ou non de coercition, et non pas la conformité à un quelconque idéal républicain, national ou démocratique. Le communautarisme nocif est celui qui exige des privilèges en s'appuyant au besoin sur une "loi du plus faible" :

L'homme communautariste, l'homme des associations est l'homme du ressentiment sous sa figure contemporaine. Son impuissance à être l'a conduit vers les officines où bout l'esprit de vengeance. Il lui faut sans cesse des combats, des revendications, des pressions pour se sentir être parce qu'il ne peut plus éprouver l'excitation vitale que sous la forme de la persécution : celles dont il se dit menacé justifiant celles dont il demande la mise en œuvre. (Philippe Muray)

Informations complémentaires

Publications

Citations

  • La plupart des systèmes politiques ont été des variantes de la même tyrannie étatiste, ne différant que par le degré et non par le principe fondateur, limités seulement par les accidents de la tradition, les désordres, les conflits sanglants et l'effondrement périodique. (...) Tous ces systèmes politiques étaient des expressions de l'éthique altruiste-collectiviste, et leur caractéristique commune est le fait que la société s'y trouvait placée au-dessus de la loi morale, dans une position d'omnipotence souveraine et d'acceptation aveugle de l'arbitraire. Ainsi, politiquement, tous ces systèmes étaient des variantes d'une société amorale. (Ayn Rand)
  • Les partisans du collectivisme sont motivés non par le désir de faire le bonheur des hommes, mais par la haine à leur égard (...) ; l'objet de cette haine, la cible de sa fureur passionnée, c'est l'homme de talent. (Ayn Rand)
  • Une économie collectiviste mène inéluctablement non seulement à des organisations bureaucratiques inefficaces, génératrices d’innombrables injustices, mais également à la perte des libertés politiques, à des régimes dictatoriaux et à un écrasement des citoyens par ceux qui se sont emparés de l’État. (Maurice Allais)
  • Le dogme collectiviste attribue aux universaux une existence objective réelle, et même une existence supérieure à celle des individus, voire, en niant catégoriquement l'existence autonome des individus, la seule existence réelle. Ludwig von Mises
  • Si la doctrine collectiviste était conforme aux données de l'expérience et des besoins humains, il ne serait pas nécessaire d'administrer le collectivisme en dressant le peuple, en le stérilisant contre les idées subversives, en le terrorisant, en le corrompant, en l'endormant et en l'amusant. Les fourmis vivent, il est vrai, sous un régime collectiviste et il n'est pas prouvé qu'elles aient besoin de ministres de la propagande, de censeurs, d'inquisiteurs, de police secrète, d'espions et d'indicateurs pour les rappeler à leurs devoirs. Mais les hommes ne peuvent pas vivre comme des fourmis. (Walter Lippmann)
  • La folie est quelque chose de rare chez l'individu ; elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques. (Friedrich Nietzsche)
  • Erreur fondamentale : prendre le troupeau pour but et non les individus isolés ! Le troupeau est un moyen, rien de plus ! Mais aujourd'hui, on tente de concevoir le troupeau comme un individu et de lui attribuer un rang supérieur à celui de l'individu, malentendu profond entre tous !!! Et sur cette lancée, on tente de caractériser ce qui rend moutonnier, les sentiments de sympathie, comme le côté le plus précieux de notre nature ! (Friedrich Nietzsche, Fragments posthumes)
  • Ce qui appartient à tout un chacun est le plus négligé, car tout individu prend le plus grand soin de ce qui lui appartient en propre, quitte à négliger ce qu’il possède en commun avec autrui. (Aristote, Politique)
  • Le collectivisme est un système consistant à prendre l’argent des riches sans qu'il parvienne aux pauvres. (Philippe Bouvard)
  • Le collectivisme a certainement perdu depuis longtemps sa base morale et il ne se nourrit plus que des intérêts particuliers de groupes privilégiés. Cependant bien des erreurs intellectuelles sont encore couramment partagées, même par des hommes qui se croient sincèrement anti-collectivistes : par exemple, le fait de croire que certaines activités appartiennent « par nature » à l'État ; que l'échange de votes contre des faveurs peut être mis sur un pied d'égalité avec l'échange de valeurs contre d'autres valeurs sur un marché libre ; que la participation à un processus démocratique implique nécessairement l'acceptation de ce qui en résulte, comme s'il existait une demande collective de « biens publics » facilement déterminable ; ou encore qu'il existe quelque chose que l'on peut appeler le « bien-être général » auquel les droits des individus pourraient être sacrifiés. Aussi longtemps que les arguments en faveur de la liberté individuelle n'auront pas conquis les esprits, la démocratie restera un moyen très efficace d'étendre indéfiniment les activités de l'État. (Pascal Salin, Libéralisme, 2000)
  • En se donnant à tous, il n'est pas vrai qu'on ne se donne à personne. On se donne au contraire à ceux qui agissent au nom de tous. (Benjamin Constant, Principes de politique, I)
  • Une mouche qui volait vit un grand rassemblement de mouches. Elle s’empressa de rejoindre ses congénères et se trouva prisonnière d’un papier collant. Moralité : il n’y a pas de sécurité dans le nombre, ni en quoi que ce soit d’autre. (Roland Jaccard, Les Chemins de la désillusion, Grasset, 1979)
  • Seuls des fanatiques pensent n’attacher de prix à leur propre existence que pour autant qu’elle serve une cause collective : réagir contre la subordination de l’individu à la collectivité implique de commencer par refuser de subordonner sa propre destinée au cours de l’Histoire. (Simone Weil)
  • Les hommes deviennent petits en se rassemblant. (Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes)
  • Désunis, nous courrons à la catastrophe. Unis, nous y parviendrons. (Cioran)

Liens Externes

Discussions sur le forum
Nominalisme Et Collectivisme, Causalité? (for)
Exclusion : Liberté Vs Communautarisme, SDF... (for)
Charles Taylor, Le Pape Du Communautarisme (for)



Voir aussi

 




Présidentielles 2027 - Projet communiste PC de F. Roussel - TOTAL industrie !

Dans les faits : F. Roussel, candidat du Parti communiste
 

 - Il veut porter le Smic à 1 700 euros net, soit 222 euros de plus par mois, 
- Revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités
- Baisser la TVA sur l'énergie de 20 % à 5,5 %.
 • Dans le détail : il propose un fonds public de 500 milliards d'euros alimenté par la Caisse des dépôts
- Retour de l'ISF
- Un million de voitures électriques à moins de 10 000 euros
- La nationalisation de TotalEnergies.
 • Pour l'économiste P. Geoffron (Dauphine), cette nationalisation aurait un coût élevé et ne donnerait 
pas de prise sur le marché mondial du pétrole.
 Programme tenable ou simples promesses de campagne ?
 











 Information sur l'entreprise Total
Je précise que se sont des informations indépendantes du post de Roussel
J'ai pensé important de l'incorporer ici, pour info comparative !  
 
Dans les faits : TotalEnergies a dégagé 9,1 milliards de dollars de bénéfice 
net ajusté entre juillet et septembre, soit 127 % de plus qu'il y a un an. 
 
La flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient a fait exploser ses marges 
de raffinage.
 
• Dans le détail : le gazole se vend en moyenne plus de 2,38 € le litre en France. 
Le groupe le plafonne à 2,25 € dans ses stations, un geste qui lui coûte 
environ 500 millions d'euros selon P. Pouyanné (PDG de TotalEnergies).
 
• Le patron prévient : en cas de taxe sur les superprofits, « le plafond va 
s'arrêter ». Les députés votent la partie recettes du budget 2027 le 3 novembre.
 
 

 





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