septembre 05, 2026

McKinsey, 65 millions saisis

Tribune · 5 septembre 2026

 
McKinsey, 65 millions saisis : j’avais prévenu. On m’a traitée de complotiste.
 
Ce soir, je lis la dépêche. La justice belge, à la demande du Parquet national financier, a saisi 65,2 millions d’euros sur des comptes de McKinsey. Quatre-vingt-seize pour cent du préjudice fiscal estimé. L’enquête vise un montage de prix de transfert qui aurait permis à la branche française de ne verser aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020.
 
 
 
Vaut mieux tard que jamais.
 
En février 2021, après un article de Politico, j’alertais déjà : des réunions sur la campagne vaccinale au ministère de la Santé n’étaient plus dirigées par un représentant de l’État, mais par un consultant de McKinsey. En mars 2022, j’écrivais dans Valeurs actuelles que le scandale fiscal n’était que la partie émergée de l’iceberg. Que c’était d’abord une trahison philosophique. Que le président, se déclarant « choqué », avait dans le même temps fait gagner plus d’un milliard d’euros d’argent public aux cabinets de conseil en 2021.
 
On me répondait que « tous les gouvernements ont utilisé des cabinets ». 
 
C’est faux dans les proportions. Sous ce quinquennat, la pratique est devenue massive, centrale, assumée. McKinsey à la vaccination. McKinsey au plan de relance. Des contrats de défense. Le BCG sur le service national. Microsoft sur des données de santé, malgré la CNIL et la CJUE. Et cette phrase que je n’ai jamais retirée : les bénéficiaires des APL seront ravis d’apprendre que c’est McKinsey qui avait proposé de raboter de cinq euros l’aide aux plus démunis — McKinsey qui, pendant dix ans, n’a pas payé d’impôt sur les sociétés en France.
 
Le pantouflage n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c’est l’emprise des cabinets de conseil au cœur de l’État. On n’imagine pas Richelieu ou de Gaulle confier des fonctions régaliennes à des PowerPoint américains. Louis XIV avait Vauban. Napoléon avait le Conseil d’État. Nous, nous avons eu des journées de consultants à 2 700 euros, pendant qu’un haut fonctionnaire en coûte 362 à la collectivité.
 
À Bruxelles, j’ai vu le même schéma. 
 
Un rapport d’avril 2020 sur l’intelligence artificielle : 32 pages, un million d’euros, des phrases creuses, sous-traité à 93 % selon le contrat. Trente mille euros la page. J’ai interrogé la Commission : comment engager un cabinet dont le montage fiscal lui permet de ne presque pas contribuer à l’impôt des États qui le paient, tout en lui ouvrant des marchés européens ? La question est toujours sur la table.
 
Au-delà des factures, c’est une fracture démocratique. 
 
Un État liquide. Qui dirige la France depuis huit ans ? Le ministre responsable devant le Parlement, ou le consultant dont la maison mère n’a pas vocation à aimer la France, seulement à la facturer ?
 
Les perquisitions de 2022, celle du ministère de la Santé en 2024, Cash Investigation : tout cela confirme ce que nous disions. Rapports bidons. Contrats pharaoniques. Perte de souveraineté dans des compétences régaliennes.
 
La saisie de 65 millions n’est pas un jugement. 
 
McKinsey le rappelle, et c’est son droit. Ce n’est pas non plus une réparation. Elle ne rend pas les années où l’administration française, formée pour servir l’intérêt général, a exécuté des feuilles de route écrites ailleurs. Elle ne rend pas aux Français la certitude que les décisions prises en leur nom l’ont été par ceux qu’ils ont élus.
 
Ce qui est une faute morale, ce n’est pas l’existence d’un cabinet privé. C’est la volonté d’un pouvoir élu de mettre les grands corps de l’État aux ordres d’officines dont la logique profonde n’est pas l’intérêt du peuple, mais la rentabilité des « réformes ».
 
J’ai dénoncé ce scandale à Paris et à Bruxelles. Je le dénonce encore. L’argent public français et européen doit aller à des entreprises qui paient l’impôt ici et répondent ici. La stratégie d’un pays ne se sous-traite pas.
 
Virginie Joron — Députée européenne
@v_joron Député européen 🇫🇷du Groupe @PatriotesEurope | Commissions Marché intérieur | CONT | PETI | Démocratie |
 
Les faits cités dans cette tribune s’appuient sur des documents publics, des enquêtes journalistiques et des interventions de l’auteure. La saisie de 65,2 millions d’euros est une mesure conservatoire dans le cadre d’une enquête ; elle ne constitue pas une condamnation définitive.
 
Saisie de septembre 2026
 
BFMTV, 4 septembre 2026 — McKinsey est soupçonné d’avoir illégalement évité l’impôt : la justice fait saisir 65 millions d’euros. https://www.bfmtv.com/.../mc-kinsey-est-soupconne-d-avoir...
Reuters, 4 septembre 2026 — Belgium seizes €65 million in French McKinsey tax-fraud investigation. https://www.reuters.com/.../belgium-seizes-65-million.../
Financial Times, 4 septembre 2026 — Prosecutors seize €65mn from McKinsey in French tax fraud probe.
Le Monde / AFP, 4 septembre 2026 — Affaire McKinsey : le PNF annonce une saisie de 65 millions d’euros.
franceinfo, 4 septembre 2026 — Le PNF annonce une saisie de 65 millions d’euros dans l’enquête pour fraude fiscale autour de McKinsey.
Le Figaro, 4 septembre 2026 — Saisie de 65 244 757,07 euros le 19 août 2026, soit 96 % du préjudice fiscal estimé.
Bloomberg, 4 septembre 2026 — France Seizes €65 Million as Part of McKinsey Tax Case.
Interventions de Virginie Joron
Valeurs actuelles, 1er avril 2022 — Tribune : « McKinsey, un outil à trahir l’intérêt de la France ». https://www.valeursactuelles.com/.../tribune-mckinsey-un...
Boulevard Voltaire, 30 mars 2022 — Entretien : « À Bruxelles, McKinsey facture aussi plein pot ! » (rapport IA de 32 pages, 1 million d’euros, sous-traitance à 93 %, 2 700 €/jour). https://www.bvoltaire.fr/virginie-joron-a-bruxelles.../
Question écrite E-001649/2022 — Parlement européen, à la Commission : gestion de la crise Covid par McKinsey et contrats européens. https://www.europarl.europa.eu/.../E-9-2022-001649_FR.pdf
X, @v_joron, 6 mai 2022 — « Le gouvernement français a-t-il informé la Commission que McKinsey n’a pas payé d’impôts en France pendant 10 ans ? »
X, @v_joron, 30 mai 2024 — Retour sur le scandale Macron / McKinsey après la perquisition au ministère de la Santé.
X, @v_joron, 12 septembre 2024 — Réaction à l’annonce de Cash Investigation, « McKinsey, une firme au cœur du pouvoir ».
X, @v_joron, 4 septembre 2026 — Réaction à la saisie : « Vaut mieux tard que jamais. » https://x.com/v_joron/status/2095972035922960597
X, @v_joron, 4 septembre 2026 — Question écrite à la Commission sur le montage fiscal. https://x.com/v_joron/status/2095973957916631166
Enquêtes et documents officiels
Politico Europe, 8 février 2021 — How consultants like McKinsey took over France. Contrats Covid du ministère de la Santé : McKinsey 4 millions d’euros sur plus de 11 millions. Réunions vaccinales présidées par un consultant. https://www.politico.eu/.../how-consultants-like.../
The New York Times, 22 février 2021 — France Hired McKinsey to Help in the Pandemic. Then Came the Questions.
Sénat, rapport n° 578 (2021-2022), 16-17 mars 2022 — Éliane Assassi : « Un phénomène tentaculaire : l’influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques ». McKinsey sans impôt sur les sociétés depuis au moins dix ans ; CA France 329 millions d’euros en 2020. https://www.senat.fr/rap/r21-578-1/r21-578-1.html
Sénat, dossier de presse, 17 mars 2022 — https://www.senat.fr/.../influence-des-cabinets-de...
franceinfo, 17 mars 2022 — McKinsey, principal prestataire de l’État pointé dans le rapport du Sénat. Plus de 12 millions d’euros facturés pendant la crise sanitaire.
Public Sénat, 2 mars 2021 — 28 commandes du ministère de la Santé entre mars 2020 et février 2021, 11,35 millions d’euros.
Cash Investigation / France 2, septembre 2024 — « McKinsey, une firme au cœur du pouvoir », enquête de Donatien Lemaître présentée par Elise Lucet.
Éléments de contexte cités dans le texte
Parquet national financier — Enquête préliminaire ouverte en mars 2022 pour blanchiment de fraude fiscale aggravée ; perquisitions en mai 2022 ; auditions en 2025 et 2026 ; entraide avec le parquet de Bruxelles.
Réaction de McKinsey (AFP / Le Monde, septembre 2026) — La saisie conservatoire « ne constitue pas une décision de justice » ; le cabinet affirme avoir respecté les règles fiscales applicables.
 

Small is Beautiful by Hans-Hermann Hoppe on June 7, 2026

La démocratie est un système où deux loups et un mouton votent pour décider du menu du déjeuner, et où le mouton croit qu'il s'agit de liberté. 

Hans-Hermann Hoppe a exposé le problème structurel dès 2001 : les gouvernements démocratiques dévaluent systématiquement l'avenir. Un homme politique en poste pour quatre ans a tout intérêt à piller demain pour acheter des voix aujourd'hui. Il ne possède pas le pays ; il ne fait que le gérer temporairement. Il creuse donc les déficits, dévalue la monnaie et hypertrophie la bureaucratie. La facture finit par vous retomber dessus une fois qu'il a quitté ses fonctions, emportant avec lui sa pension et le butin accumulé durant son mandat. 

 

 Comparez la dette fédérale américaine de 1971 (environ 400 milliards de dollars) aux 40 000 milliards prévus pour 2026. Chaque chiffre intermédiaire est le fruit d'une décision démocratique. Les électeurs ont systématiquement porté au pouvoir des politiciens promettant des avantages immédiats tout en repoussant indéfiniment les sacrifices nécessaires. Le système fonctionne exactement comme il a été conçu. 

 Mais il existe un problème plus profond encore. Aucune instance centrale, élue ou non, ne possède les connaissances dispersées nécessaires pour fixer le prix des biens, allouer le capital ou déterminer ce à quoi des millions d'individus accordent réellement de la valeur. Ludwig von Mises l'a écrit dès 1920 : sans prix de marché, le calcul économique socialiste se réduit à de simples conjectures. Les majorités démocratiques qui votent sur des résultats économiques souffrent du même défaut rédhibitoire. Le fait que 51 % des électeurs approuvent l'encadrement des loyers ne supprime pas pour autant la courbe de l'offre. 

 Ce que l'on obtient, génération après génération, c'est un État tentaculaire qui cherche à s'attacher la loyauté des électeurs par le biais de programmes entraînant une mauvaise allocation du capital, freinant la production et transférant la richesse des futurs épargnants vers les consommateurs actuels. L'État-providence, l'appareil réglementaire, la machine à créer de la monnaie fiduciaire : tout cela est issu de mandats démocratiques, et tout cela est économiquement destructeur. 

L'urne électorale n'a jamais contenu de mécanisme permettant de découvrir la vérité. Elle se contente de comptabiliser des préférences. 

 « Le principe de la majorité est un principe socialiste qui favorise le socialisme. Il favorise également le centralisme politique. » 


 

H.H.HOPPE

Handre 

@Handre 


 

Small is Beautiful

Hans-Hermann Hoppe, « Débat : Small is Beautiful », Monat suisse (04.06.2026) : « Le monde politique européen est en train de se diviser en plusieurs parties politiques. Le secteur humide de l'État s'est développé de manière stable et a commencé l'innovation et l'innovation. Actuelle. Tendenzen bedrohen diesen Mechanismus zunehmend – aussi in der Schweiz. [Le succès économique de l’Europe est étroitement lié à sa fragmentation politique. La concurrence entre États a limité l’intervention gouvernementale et a favorisé l’innovation et la croissance. Les tendances actuelles menacent de plus en plus ce mécanisme – y compris en Suisse.]  

Related: David Dürr, On Switzerland: The Worst Form of Government Except for All the Others.

Contre la centralisation et la démocratie : Les cas de l’Union européenne et de la Suisse Les États, quelle que soit leur constitution, ne sont pas des entreprises économiques.  

Contrairement à ces dernières, ils ne se financent pas en vendant des produits et des services à des clients consentants, mais par le biais de prélèvements obligatoires : des impôts perçus sous la menace et par l’usage de la force (ainsi que grâce à de la monnaie fiduciaire qu’ils créent, littéralement, à partir de rien). C’est pourquoi, de manière significative, les économistes ont qualifié les gouvernements — c’est-à-dire les détenteurs du pouvoir étatique — de « bandits sédentaires ». Les gouvernements et tous ceux qu’ils rémunèrent vivent du butin extorqué à autrui. Ils mènent une existence parasitaire aux dépens d’une population asservie qui leur sert d’« hôte ».

Cela conduit à plusieurs autres enseignements. 

Par nature, les bandits sédentaires préfèrent une proie plus importante à une plus petite. En d'autres termes : les États chercheront toujours à accroître leurs recettes fiscales et à augmenter encore davantage leurs dépenses par la multiplication de la monnaie fiduciaire. Plus le butin est important, plus ils peuvent s'octroyer de faveurs, ainsi qu'à leurs employés et à leurs partisans. Toutefois, cette activité se heurte à des limites naturelles. 

D'une part, les bandits doivent veiller à ne pas accabler leur « hôte » — dont le travail et la productivité rendent possible leur existence parasitaire — au point que celui-ci cesse de travailler. D'autre part, ils doivent craindre que leurs « hôtes » — et surtout les plus productifs d'entre eux — ne quittent leur domaine pour s'installer ailleurs. 

Dans ce contexte, un certain nombre de tendances et de processus historiques deviennent compréhensibles. 

Premièrement, on comprend mieux la tendance à l'expansion territoriale et à la centralisation politique : 

Les États parviennent ainsi à placer sous leur contrôle un nombre croissant d'« hôtes » et à rendre plus difficile leur migration vers des territoires étrangers. Ils escomptent ainsi un butin plus important. Il apparaît également clairement que l'aboutissement de ce processus — l'instauration d'un État mondial — ne constituerait nullement une bénédiction pour l'humanité entière, comme on l'affirme souvent. En effet, il est impossible d'émigrer hors d'un État mondial ; il n'existe aucune possibilité d'échapper au pillage étatique par l'émigration. Par conséquent, il faut s'attendre à ce que, avec l'avènement d'un État mondial, l'ampleur et l'étendue de l'exploitation étatique — mesurées notamment par le volume des recettes et des dépenses publiques, par l'inflation monétaire ainsi que par le nombre et l'étendue des « biens publics » et des personnes employées dans le « service public » — continuent de croître au-delà de toute mesure connue jusqu'alors. Et cela ne représente assurément pas une bénédiction pour la « population hôte » qui doit nourrir et soutenir cette superstructure étatique ! 

Deuxièmement, on comprend mieux une raison majeure pour laquelle l'« Occident » s'est hissé au rang de première puissance économique, scientifique et culturelle mondiale.  

Contrairement à la Chine notamment, l'Europe s'est caractérisée, du haut Moyen Âge jusqu'à une époque récente, par une forte décentralisation politique, avec des centaines, voire des milliers de domaines indépendants. Certains historiens ont qualifié cette situation d'« anarchie politique ordonnée ». Aujourd'hui, les historiens de l'économie voient couramment dans cet état quasi anarchique une raison essentielle de ce que l'on appelle le « miracle européen ». En effet, dans un environnement où coexistent à proximité immédiate une grande variété de petits domaines indépendants, il est relativement aisé de « voter avec ses pieds » et d'échapper aux prédations des dirigeants en migrant. Pour conjurer ce risque et maintenir les producteurs sous contrôle, ces dirigeants subissent une pression constante les incitant à modérer l'exploitation qu'ils exercent. Cette modération favorise, en retour, l'esprit d'entreprise, la curiosité scientifique et la créativité culturelle. 

À la lumière de ces considérations, il devient alors possible de classer et d'évaluer l'Union européenne (UE) sur des bases historiques solides : 

l'UE constitue un exemple frappant de la tendance susmentionnée à l'expansion territoriale et à la centralisation politique, avec les conséquences qui en découlent : une multiplication des mesures étatiques d'exploitation et une croissance concomitante de la superstructure étatique parasitaire (mot-clé : Bruxelles). 

Plus concrètement, l'UE et la Banque centrale européenne (BCE) constituent la première étape vers la création d'un super-État européen, appelé à fusionner à terme au sein d'un gouvernement mondial dominé par les États-Unis et leur banque centrale, la Réserve fédérale (Fed). Contrairement aux discours politiques aux accents séduisants, l'UE et la BCE n'ont jamais eu pour vocation de promouvoir le libre-échange international et la concurrence. De tels objectifs ne nécessitent pas des milliers de pages de réglementations et de décrets ! Il s'agissait bien plutôt, et avant tout, d'harmoniser par le haut les régimes fiscaux, juridiques et réglementaires de tous les États membres, afin de réduire, voire d'éliminer, toute concurrence économique entre les territoires. En effet, si les taux d'imposition et les réglementations publiques sont identiques partout — ou de plus en plus harmonisés —, les raisons économiques poussant les individus productifs (les « hôtes ») à délocaliser leurs activités se raréfient ; les « bandits sédentaires » peuvent ainsi poursuivre sans entrave leurs activités de spoliation et de redistribution du butin. — Par ailleurs, l'UE actuelle, en tant que cartel de divers gouvernements, ne tient que parce que — et aussi longtemps que — les bandits les plus riches (qui peuvent se repaître d'une « population hôte » plus productive, au premier rang desquels le gouvernement allemand) sont disposés et capables de soutenir financièrement, de manière pérenne et à grande échelle, leurs homologues plus démunis du Sud et de l'Est, aux prises avec des « hôtes » moins productifs. Le tout aux dépens des producteurs nationaux ! 

Ainsi, l'UE et la BCE constituent des monstruosités morales et économiques. On ne peut impunément pénaliser en permanence la productivité et la réussite économique tout en récompensant le parasitisme, le gaspillage et l'échec économique sans provoquer un désastre. L'UE ira de crise économique en crise économique pour finir par se disloquer. 

Enfin, dans ce contexte, la situation particulière de la Suisse devient compréhensible.  

D'une part, en tant que petit État entouré de membres de l'UE, la Suisse doit offrir aux individus productifs ou créateurs de valeur des avantages de localisation plus attrayants que ceux de l'UE, afin d'éviter un exode et le déclin économique qui en résulterait. En d'autres termes, le taux de prélèvement étatique doit être comparativement plus faible. C'est effectivement le cas jusqu'à présent : alors que l'Allemagne (membre de l'UE), par exemple, perd ses forces vives productives, la Suisse connaît un afflux de personnes productives qui sont des contributeurs nets au fisc. De plus, la part de l'État comparativement plus faible et l'avantage concurrentiel qui en découle ont permis à la Suisse, autrefois pauvre, d'atteindre un niveau de prospérité dépassant largement celui de tous les États voisins de l'UE. Cette concurrence est une épine dans le pied de l'UE ; Bruxelles tente donc de contraindre Berne à adhérer à l'Union en jouant sur la carotte et le bâton. Pour la classe politique — ces « bandits politiques » —, une adhésion promet certes des avantages considérables : davantage de pouvoirs et de postes, plus de compétences, plus de voyages, des relations lucratives et plus d'argent ; ces dirigeants sont donc constamment tentés. En revanche, pour la Suisse dans son ensemble, une adhésion entraînerait une perte de prospérité sensible : rejoindre l'UE reviendrait non seulement à renoncer à son propre avantage concurrentiel, mais aussi à devoir subventionner financièrement la mauvaise gestion d'autrui. 

Deuxièmement, la Suisse elle-même offre un exemple instructif de centralisation politique et de ses conséquences. 

La Suisse n'est pas seulement un petit État. Avec ses nombreux cantons distincts, elle présente également un degré élevé de décentralisation interne. Toutefois, ce haut degré de décentralisation et la concurrence intercantonale qui l'accompagne — avec ses effets stimulants pour l'économie à l'échelle nationale — se sont progressivement érodés au fil du temps. Le gouvernement central a accaparé de plus en plus de compétences cantonales. Si ce processus a entraîné une croissance constante de la superstructure étatique parasitaire à Berne, la concurrence intercantonale pour attirer les entreprises a parallèlement été progressivement restreinte par de nombreuses mesures d'harmonisation, de subventionnement et ce que l'on appelle la péréquation financière. Au fond, Berne mène en interne la même politique que Bruxelles à une échelle bien plus vaste. Et la raison valable pour laquelle Berne a jusqu’ici refusé d’adhérer à l’UE et de se soumettre à Bruxelles vaut également pour les relations entre le canton et le pouvoir central : un canton économiquement prospère n’a aucune raison impérieuse de se rattacher à un pouvoir central et de se soumettre inconditionnellement à ses directives. Dès lors, pourquoi ne chercherait-il pas aussi, au nom de la logique économique, à rompre les liens existants avec le pouvoir central ou à récupérer certaines compétences qui lui reviennent ? 

Si la petite taille de la Suisse et sa décentralisation interne sont des facteurs essentiels de sa prospérité et de sa puissance économique, la démocratie — qu'elle soit directe ou indirecte — n'y est pour rien, contrairement à ce que suggère le folklore helvétique tant vanté. C'est même tout le contraire qui est vrai. 

La démocratie implique la règle de la majorité ; elle constitue donc une forme de socialisme ou de communisme. 

La propriété privée se transforme en propriété commune. Une majorité décide de ce qui m'appartient ou non, et de ce que je suis autorisé ou non à en faire. De plus, la démocratie légitime et encourage ce que le dixième commandement biblique interdit : l'envie et l'égalitarisme. Elle permet aux majorités de s'approprier les biens d'autrui et de s'enrichir à leurs dépens, elle engendre de l'animosité et crée une classe d'individus (les politiciens) qui passent leur temps à bâtir des majorités pour imposer diverses spoliations « populaires » — sous forme de mesures d'expropriation et de redistribution — à leur propre profit et à celui de leurs partisans. Un environnement démocratique représente donc, en tout lieu et en toute circonstance, un fardeau et une menace pour les propriétaires privés, et plus particulièrement pour tous les entrepreneurs productifs engagés dans l'entreprise privée. (Il n'en va autrement que si les membres d'une coopérative ou d'une association, par exemple, ont convenu à l'unanimité d'une procédure de décision à la majorité pour la gestion de leur propriété coopérative commune — et uniquement celle-ci.) 

Toutefois, la menace que la démocratie et le principe majoritaire font peser sur les propriétaires et les entrepreneurs économiques peut varier : elle est d'autant plus forte que la majorité décisionnelle est large, et inversement. Par conséquent, les dégâts sont moindres à l'échelle locale, celle du village. Là où tout le monde se connaît, il est difficile de réunir une majorité en faveur de mesures d'expropriation et de redistribution. C'est d'autant plus vrai que les partisans de telles mesures ne restent pas anonymes, mais doivent s'afficher ouvertement lors des scrutins. En effet, lorsque l'on croise régulièrement les personnes dont on convoite les biens et que l'on doit les regarder dans les yeux, on hésite à exprimer publiquement ce désir. À l'inverse, plus la majorité est vaste et anonyme, et plus les victimes de ses décisions sont impersonnelles, plus les inhibitions morales à l'égard de la propriété d'autrui s'effacent. 

En fait, la démocratie villageoise, où la majorité ne décide que des affaires locales, implique généralement un niveau de prélèvements obligatoires et de mesures redistributives inférieur à celui de la démocratie urbaine. La démocratie cantonale, qui traite de questions tant cantonales que locales, est généralement plus « à gauche » — caractérisée par davantage de prélèvements, de dépenses ou de redistribution — que la démocratie locale. Les grands cantons ont tendance à être plus orientés à gauche que les petits. Or, c’est de loin dans le cadre des élections démocratiques « générales » et des décisions majoritaires concernant l’ensemble de la Suisse que l’on observe l’ampleur la plus considérable de la fiscalité obligatoire et de la redistribution sous toutes ses formes. Il arrive certes que les décisions des autorités issues de la démocratie indirecte soient contrecarrées et annulées par voie de référendum — par la démocratie directe —, mais cela ne modifie pas la tendance constatée selon laquelle toute extension de la démocratie (par exemple, l’introduction du droit de vote des femmes) s’accompagne d’un glissement progressif de l’ensemble du spectre politique vers la gauche ou l’alliance gauche-écologie. Il en résulte une hostilité croissante envers la propriété privée, une charge accrue pesant sur l’entrepreneuriat économique et, inversement, une expansion constante de la superstructure étatique parasite. Certes, la Suisse accuse encore un retard notable par rapport aux pays voisins de l’UE dans cette marche apparemment inéluctable vers le socialisme. Toutefois, ici aussi, l’influence des forces politiques de gauche et écologistes qui encouragent cette évolution n’a cessé de croître, comme en témoignent aisément les résultats de divers référendums. 

Afin d’inverser cette tendance (si tant est que l’on le souhaite) et de favoriser la puissance économique suisse plutôt que de continuer à l’affaiblir, il est donc vivement recommandé de renoncer à tout nouveau « renforcement de la démocratie » (mots-clés : droit de vote des étrangers, abaissement de l’âge du droit de vote, etc.), que ce soit par des voies directes ou indirectes. Le principe majoritaire est un principe socialiste qui favorise le socialisme. Il favorise également le centralisme politique. En effet, si une décision majoritaire, en tant que telle, jouit d’une légitimité particulière, alors une majorité plus large (mot-clé : UE) est manifestement encore plus légitime qu’une majorité plus restreinte. Il convient plutôt de réfléchir au véritable secret du succès suisse — sa décentralisation interne — et de concentrer tous les efforts sur le transfert, vers les différents cantons et localités, d’une part croissante des compétences et des pouvoirs que l’État central s’est démocratiquement arrogés au fil du temps. Et si, pour des raisons relevant de la nostalgie ou du folklore, on ne peut renoncer totalement à la démocratie, il convient alors, à tout le moins, de renforcer la démocratie décentralisée — celle des cantons et des échelons locaux — au détriment de la version centralisée et étatique. 

https://propertyandfreedom.org/2026/06/small-is-beautiful/ 

 


Ami(e)s suisses, le nouvel ordre mondial intercepte votre neutralité, attention à votre votation d'automne !


Sommaire:

A) - NEUTRALITÉ SUISSE: L’ÉDIFICE FISSURÉ 

B) - Suisse

C) - La neutralité suisse — le tour de passe-passe du siècle

septembre 04, 2026

La capitalisation serait un système dangereux pour les retraités, quelle blague étato-collectiviste !!

441 504€ versés. 288 000€ récupérés. 0€ transmis. Et on vous explique que la capitalisation serait le système dangereux. 🤣 

Prenons @NicolasQuiPaie qui touche 2 079€ nets. Chaque mois, 876€ financent sa retraite. S'il cotise ainsi pendant 42 ans, cela représente 441 504€ versés. 

Il part à 64 ans, touche 1 500€ par mois et meurt à 80 ans . Sur ses 16 années de retraite, il aura reçu 288 000€. 


 Et après sa mort ? Rien à transmettre. Il a fait -35% de rendement. 

 C'est le principe de la répartition à la française : ses cotisations n'ont jamais constitué son patrimoine. Elles ont immédiatement servi à payer les retraités de son époque. 

Prenons maintenant exactement les mêmes 876€ mensuels et plaçons-les pendant 42 ans avec un rendement annuel moyen de 5,6%. Et ce n’est pas un taux extravagant. C'est le rendement de long terme classique d'un portefeuille diversifié et relativement prudent. 

Capital obtenu : environ 1,7 M€. Peu importe l'âge auquel il décède, le reliquat non consommé sera transmis, éventuellement d'indignes droits de succession. 

Et même avec une hypothèse encore plus conservatrice de 4%, sur dépasser 1,1 million d'euros. 

 Que se passe-t-il en cas de crise boursière ? 

 À la retraite, Nicolas Durand ne prend évidemment pas la totalité de son argent en une fois ! Il met en place un retrait programmé mensuel ou le converti en location viagère réversible. Le reste demeure investi et continue même de générer des intérêts. 

Une crise boursière peut donc temporairement réduire la valeur du portefeuille sans anéantir mécaniquement quarante années d'épargne. 

 Les bancassureurs organisent justement la diversification, la diminution progressive du risque avec l'âge et l'étalement des retraites. Leurs frais de gestion sont directement liés aux performances, ils y ont intérêt. 

Voilà les deux différences fondamentales : 

 1. La capitalisation possède un risque financier, que l'on peut diversifier et étaler sur quarante ans. La répartition possède un risque démographique et politique : moins d'actifs, davantage de retraités, croissance faible, dette publique, hausse des cotisations, recul de l'âge ou diminution relative des pensions. 

2. Avec la capitalisation, quarante années de cotisations produisent quarante années de rendement composé et créent un patrimoine. Avec la répartition, 441 504€ de cotisations peuvent aboutir dans notre exemple à 288 000€ de pensions et à zéro euro de capital transmissible. 

Partagez ce post, il est remboursé par la Sécu en présentant votre carte vitale.

La "journaliste" de L'Humanité s'oppose à @knafo_sarah 4 arguments contre la capitalisation. 

1. "Tout le monde ne peut pas investir sur les marchés et supporter le risque." Personne ne propose que chaque employé devienne trader. Dans les systèmes capitalisés, l'argent peut être confié à des fonds de pension professionnels, largement diversifiés, exactement comme en Suisse, aux Pays-Bas ou dans les fonds de pension américains. Dans l'OCDE, les fonds de pension constituant d'ailleurs le principal véhicule des retraites professionnelles dans la majorité des pays concernés. Le risque financier existe. Il se gère par la diversification, l'horizon de garantie ans et une allocation progressive plus prudente à l'approche de la retraite. La répartition supportée, elle aussi, un risque majeur : la démographie. Le COR estime qu'en France le rapport entre cotisants et retraités passerait de 1,8 en 2025 à 1,3 en 2070. Quand ce ratio se dégrade, l'équation finit essentiellement par porter sur les cotisations, l'âge de départ ou le niveau relatif des pensions. (photo 1) 

 2. "Placer son argent en Bourse, c'est croire qu'on va devenir riche." C'est un homme de paille, Knafo parle d'intérêts composés. Prenons son exemple : 876€ par mois pendant 42 ans représentent 441 504€ de versements. Avec un rendement moyen de 4%, on obtient environ 1,14 millions d'euros. À 5,6 %, environ 1,77 millions. L'hypothèse n'a donc rien d'extravagant. CalPERS, gigantesque fonds de pension américain, affiche 6,81% annualisés sur les vingt dernières années au 30 juin 2026. L'OCDE elle-utilise dans ses projections même de retraite capitalisée une hypothèse prudente de 2,5% de rendement réel net (inflation, frais et coût de conversion en rente inclus). Une crise peut évidemment faire chuter temporairement le portefeuille. À 64 ans, personne ne liquide 40 années d'épargne en une fois. Soit sur programme des retraits, soit sur transformation en location viagère réversible. Pendant ce temps là, le capital continue de générer des intérêts. (photo 2) 

 3. "La répartition, c'est la solidarité. La capitalisation, c'est chacun pour soi." C'est le sophisme central. La solidarité définit qui aide qui. La capitalisation et la répartition séparant comment l'argent destiné aux retraites est financé. On peut parfaitement avoir un socle universel financé collectivement, des mécanismes redistributifs, des pensions minimales et, au-dessus, une retraite capitalisée. C'est exactement la logique suisse : un premier pilier assure la prévoyance de base et un deuxième pilier obligatoire constitue une épargne professionnelle. Le système couvre également les risques comme l'invalidité et le décès. Et il existe une différence patrimoniale fondamentale. En répartition, vos cotisations financent immédiatement les pensions actuelles. Vous n'accumulez aucune créance patrimoniale transmissible correspondant à ces versements. Avec un compte capitalisé, un actif existe réellement. Selon la forme choisie pour la sortie et les garanties du produit, toute ou partie du capital résiduel peut également bénéficier aux héritiers. (photo 3) 

 4. "Et ceux qui ont des enfants, sont au chômage ou connaissent un accident de parcours ?" Encore une confusion. Une interruption de carrière diminue spontanément les droits DANS LES DEUX SYSTÈMES. Même en répartition, cinq années sans cotisation doivent être compensées par un mécanisme de solidarité si l'on veut protéger la pension. L'OCDE estime d'ailleurs qu'une personne au salaire moyen connaissant cinq années de chômage percevra en moyenne une pension inférieure de 7% à celle d'une personne ayant effectué une carrière complète. 

La capitalisation n'interdit absolument aucune compensation. La Suède en fournit une démonstration concrète : possède elle une composante capitalisée dans laquelle 2,5% du revenu ouvrant droit à pension est investi, tout en accordant des droits pendant le congé parental, certaines études, le chômage ou la maladie. Elle prévoit également une pension garantie pour les revenus faibles. 

C'est donc l'objection la plus révélatrice : elle attribue à la répartition toutes les politiques de solidarité et retire artificiellement ces mêmes politiques à la capitalisation. Or on peut conserver le congé maternité, les droits familiaux, l'assurance chômage, l'invalidité, une pension minimale et toute la solidarité jugée nécessaire, tout en faisant fructifier une partie des cotisations pendant garanties ans. 

 Le vrai choix économique est ailleurs : voulons-nous financer les retraites d'aujourd'hui avec le travail des actifs d'aujourd'hui et la dette, ou voulons-nous également permettre à chaque génération d'accumuler des actifs productifs pendant toute sa carrière ? 

 La journaliste transforme un débat sur le financement des retraites en procès moral contre l'épargne. C'est beaucoup plus simple. C'est aussi beaucoup moins sérieux.
 

Et en même temps, qu'attendre de plus qu'une cagole en jogging qui travaille pour un magazine communiste ultra subventionné ?

GRM 


@grm_off Donneur d'opinions et conseiller en image numérique. Liens : https://linktr.ee/grmx Soutien : https://fr.tipeee.com/grm


https://x.com/grm_off/status/2095892063560564868


Retraite par capitalisation

La retraite par capitalisation est un système de financement de la retraite dans lequel les individus épargnent ou investissent de l'argent pendant leur vie active afin de constituer un capital qu'ils pourront utiliser pour financer leur retraite. Contrairement à la retraite par répartition, où les travailleurs actifs financent les prestations de retraite des retraités actuels sans aucune garantie d'avoir quelque chose pour leur retraite, de facto une pyramide de Ponzi[1], la retraite par capitalisation repose sur l'accumulation d'une épargne personnelle qui sera utilisée pour générer des revenus pendant la retraite.  

Définition et fonctionnement de la retraite par capitalisation en France

En France, la retraite était historiquement par capitalisation. C'est le maréchal Pétain qui l'a supprimée pour la remplacer par une retraite par répartition. Contrairement aux idées reçues, la retraite par capitalisation existe néanmoins pour partie en France aujourd'hui. Historiquement, seuls les fonctionnaires pouvaient en bénéficier, avec le système dit Préfon. Elle a été ensuite encouragée pour les professions libérales, avec le système dit Madelin. Plus récemment, pour tous les travailleurs, ont été créé le PERP puis le PER, offrant des mécanismes d'incitation fiscale afin de pallier la baisse inéluctable des prestations servies par les systèmes publics de retraite par répartition.

Alors que les Français réalisent que la retraite par répartition n'a pas d'avenir, la capitalisation prend une ampleur importante, tant en termes d'épargne que de soutien :

  • Les Français épargnent de plus en plus sur les supports dévolus à l'épargne retraite, comme le PER, créé par Emmanuel Macron en mai 2019. En 2022, 1,3 million de nouveaux épargnants ont choisi d'ouvrir ces produits, avec une collecte sur l'année de 18,7 milliards d'euros[2].
  • Selon un sondage mené en août 2023, « 84 % des Français sont favorables à la capitalisation pour financer leur retraite »[3]. Ce sont en particulier les plus jeunes qui soutiennent la retraite par capitalisation.

Avantages de la retraite par capitalisation

La retraite par capitalisation a de nombreux avantages :

  • Propriété et contrôle : ceux qui cotisent à un plan de retraite par capitalisation ont la propriété et le contrôle de leur épargne. Ils peuvent prendre des décisions sur la manière dont leur argent est investi, ce qui leur permet de personnaliser leur portefeuille en fonction de leurs objectifs et de leur tolérance au risque. Surtout, ils ont la garantie que leur épargne leur bénéficiera à eux, là où la répartition n'est qu'une promesse, soumise à des changements de règles permanents, de réforme en réforme.
  • Flexibilité : les systèmes de retraite par capitalisation offrent généralement plus de flexibilité en termes de cotisation et de retraits. Les travailleurs peuvent choisir d'épargner plus ou moins selon leur situation personnelle du moment. De la même manière, les retraités peuvent choisir quand et comment retirer leur argent, ce qui peut être avantageux pour répondre à des besoins spécifiques.
  • Potentiel de rendement : les fonds investis dans des comptes de retraite par capitalisation ont le potentiel de générer des rendements plus élevés que les systèmes de retraite par répartition car ils sont investis sur les marchés financiers. Les experts de l'Institut Économique Molinari ont pu ainsi calculer que la retraite par répartition était 50 à 70 % moins intéressante que la retraite par capitalisation pour le cotisant[4]
  • Héritage : en cas de décès prématuré, les actifs accumulés dans un plan de retraite par capitalisation peuvent être transmis aux bénéficiaires ou aux héritiers, là où les héritiers ne perçoivent rien avec la retraite par répartition.

Notes et références

  • Bernard Madoff et ses cousines : les retraites par répartition, Contrepoints

  • Après une année 2021 de rattrapage, l’assurance vie a retrouvé en 2022 son niveau d’avant la crise sanitaire avec 144,4 milliards d’euros de cotisations, France Assureurs

  • 84% des Français sont favorables à la capitalisation pour financer leur retraite, BFM, 31 août 2023

  • Bibliographie

    Voir aussi

    https://www.wikiberal.org/wiki/Retraite_par_capitalisation 

    Contre-Campagne Electorale Universelle avec Stéphane Geyres

    Contre-Campagne Electorale Universelle. 

    Première Partie. 15 Question critiques. À utiliser en toutes circonstances, en réponse à toute élection. La Liberté, ce n'est pas le droit de vote, mais le droit de veto.

    #1 Expliquez donc comment en laissant les politiques vous diriger, penser à tout à votre place, vous dicter ce que vous devez dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire, sans jamais dire «Non je ne veux pas de vous dans ma vie, je vous en chasse complètement» ?

    #2 Expliquez donc ce qu’est un être humain, si plus aucun ne s’ôte les chaînes, plus aucun ne se soulève ni ne s’interdit d’en mettre aux autres, si tous ceux que vous croyez être humains, vous les réduisez à la simple fonction de vous gouverner, d’exercer un pouvoir sur vous...

    #3 Expliquez donc en quoi le cirque électoral est bon; si comme le disait Coluche : «Quand on ne vote pas, ils nous sondent... non, avec des journaux [et] on l’a un peu dans le cul.» N’est-ce pas pour s’assurer de bien garder ses fesses au propre qu’il faut plutôt vivre sa vie...

    #4 Expliquez donc pourquoi vous jugez les mafias criminelles, les sectes dangereuses, mais pas les états qui agissent comme elles: Prétendre assurer une protection en échange du monopole de la violence, contrôler un territoire, établir une organisation et des lois en leur faveur.

    #5 Expliquez donc à quoi servent tant de codes et de lois promulguées, si ce n’est pour que vous les méconnaissiez, tant il y en a, que vous ne puissiez les respecter, tant elles ne sont pas objectives, et pour vous mettre ainsi subrepticement en situation de fraudeur et vous ...

    #6 Expliquez donc pourquoi un individu qui n’a aucun accord avec l’état, qui n’a jamais contracté avec l’état, qui de plus se trouve insatisfait de ses soi-disant services, est pourtant d’office condamné à injustement payer éternellement à l’état un lourd tribut fiscal à son ...

    #7 Expliquez donc pourquoi les migrants vous poseraient tant de problèmes s’il n’y avait pas le pseudo état-providence pour les créer et les faire empirer : «Combien faudra-t-il encore d’Aznavour ou de Goscinny repoussés aux frontières pour que nous ouvrions les yeux sur notre...

    #8 Expliquez de quel droit l’état prélève plus de la moitié de votre salaire, cumul des charges patronales et employés, des contributions sociales, tant d’impôts et taxes, en interdisant de choisir vos prestataires que vous pourriez pourtant payer bien moins cher, qui auraient...

    #9 Expliquez donc pourquoi des politiques, qui par nature ne peuvent que vous confisquer la Liberté, décideraient soudain de vous la rendre une fois élus ou nommés à un poste dont le but véritable est d’exercer leur pouvoir sur vous ?

    #10 Expliquez donc pourquoi, si vous estimez qu’il y a urgence climatologique et écologique, vous n’avez pas déjà tout mis en œuvre pour mourir au plus vite, sans laisser la moindre trace de votre passage sur Terre, afin de soulager la planète de votre présence polluante?

    #11 Expliquez donc pourquoi l’état, qui prétend vous apporter protection et garantir votre propriété et votre intégrité, est pourtant le premier à vous la saisir en se servant avidement dans vos poches sans vous laisser le choix ?

    #12 Expliquez donc pourquoi il vous faudrait rembourser, vous et puis vos enfants, des dettes engagées sans votre accord par des politichiens pour financer des choses forcément inutiles, car sinon elles seraient déjà proposées par des entrepreneurs n’endettant personne, sinon...

    #13 Expliquez pourquoi, que la réalité soit noire ou blanche, vous tentez toujours de la nier, en lui calquant des quotas pour rendre plus juste, en cherchant à éliminer radicalement toutes les couleurs, pour n’en garder qu’une seule qui au final les mélange injustement toutes ?

    #14 Expliquez pourquoi vous passez tant de temps à écouter les promesses des candidats aux postes de pouvoir, à vous demander lequel sera le plus fort pour vous, dégoutés que vous êtes par le précédent, incapable de tenir ses promesses, sans consacrer le même temps à imaginer...

    #15 Expliquez pourquoi vous acceptez de confier votre santé à un système conçu pour vivre des malades et non des bien-portants, où tout est urgence mais où il n’est jamais urgent de soigner, où les moyens manquent toujours mais la bureaucratie abonde, où la désorganisation sert..

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    Stéphane Geyres 


     

    @StéphaneGeyres Duc de Libéralie Gironde - Marquis d'Anarcapie Chevreuse. http://liberalie.substack.com http://editions-johngalt.com http://aucoeurdelaliberte.fr #HHH See More   

    https://x.com/StephaneGeyres/status/1966898027056296168       

     

           

    Bonus

    La richesse sur Terre est bien plus vaste que la seule monnaie. 

    Mais elle n’a pas de définition universelle, elle n’a de sens que par celui que, chacun, nous lui donnons. La richesse globale croît car celle de chacun croît, par la production ou l’échange.

    Que faut-il penser d’un économiste conscient de l’EAE, qui s’affiche ouvertement libéral, qui publie une telle étude, une étude qui est sans valeur scientifique et dont le résultat est aux antipodes de toute pensée libérale, cela depuis au moins F.Bastiat ?


    Ce prof donne des signes d’honnêteté intellectuelle et de lucidité. Il admet que le rôle de l’économiste n'est pas dans un besoin social, celui de la société civile ou du marché libre, mais celui du pouvoir qui entend “guider” ou “justifier” son “action”.


     


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