Sommaire:
A) -
La différence entre la vision de l'homme selon Rand et celle de Mises ne pourrait être plus marquée.
B) - GÉNIES DU MAL
C) - Ayn Rand
D) - Ludwig von Mises
A) -
La différence entre la vision de l'homme selon Rand et celle de Mises ne pourrait être plus marquée.
La différence entre la vision de l'homme selon Rand et celle de Mises ne pourrait être plus marquée.
Rand écrit :
« Ce n'est que grâce à des principes que l'on peut se fixer des objectifs à long terme et évaluer les alternatives concrètes à tout moment donné. Seuls les principes permettent à l'homme de planifier son avenir et de le réaliser. »
Comparons avec Mises :
« L'incertitude de l'avenir est l'une des caractéristiques fondamentales de la condition humaine. Elle imprègne toutes les manifestations de la vie et de l'action. »
Cela semble sévère, n'est-ce pas ?
Mais il ne fait que commencer.
« L'homme est à la merci de forces et de puissances qui le dépassent. Il agit pour éviter autant que possible ce qui, selon lui, lui nuira. Mais, au mieux, il ne peut réussir que dans une marge étroite. Et il ne peut jamais savoir à l'avance dans quelle mesure son action atteindra le but recherché... »
La situation s'aggrave :
« L'ingénierie technologique n'élimine pas la part d'aléa de l'existence humaine ; elle en restreint simplement un peu le champ. Il subsiste toujours une sphère qui, pour la connaissance limitée de l'homme, apparaît comme relevant du pur hasard et fait de la vie un pari. L'homme et ses œuvres sont toujours exposés aux répercussions d'événements imprévus et incontrôlables. Il ne peut que compter sur la chance pour ne pas en être frappé. Même les esprits les plus simples ne peuvent manquer de réaliser que leur bien-être dépend, en fin de compte, de forces qui échappent à la sagesse, à la connaissance, à la prévision et à la prévoyance humaines. Face à ces forces, toute planification humaine est vaine. »
Ainsi, pour Rand, les principes guident l'homme dans sa planification à long terme en vue d'atteindre des objectifs futurs. Pour Mises, des forces extérieures rendent toute planification vaine.
Leonard Peikoff résume assez bien la position objectiviste sur cette question :
« Bien que les accidents et les échecs soient possibles, ils ne constituent pas, selon l'objectivisme, l'essence de la vie humaine. Au contraire, la réalisation de valeurs est la norme — si l'on parle ici de l'homme moral, moral selon la définition objectiviste. Le succès et le bonheur sont ce à quoi l'on peut s'attendre sur le plan métaphysique. En d'autres termes, l'objectivisme rejette l'idée selon laquelle l'épanouissement humain serait impossible, l'homme voué à la misère et l'univers malveillant. Nous défendons le postulat d'un "univers bienveillant". » ---
Je me suis montré sévère à l'égard de Mises ces derniers temps. On pourrait se demander pourquoi j'agis ainsi alors qu'il était, dans l'ensemble, partisan du libre marché.
Voici mes raisons : 1. C'était un penseur de premier plan qui, non content de promouvoir un système économique particulier, en a également exposé les fondements philosophiques. En tant que figure majeure de l'École autrichienne — ayant aussi influencé le courant néoclassique par l'intermédiaire de Lionel Robbins —, il est essentiel de comprendre ses travaux.
2. Mises fonde sa théorie économique sur ses prémisses philosophiques. Je ne pense pas que l'on puisse pleinement saisir la première sans avoir d'abord assimilé les secondes.
3. De nombreux partisans du capitalisme considèrent Mises comme la référence en matière d'économie rationnelle (c'était le cas même pour Ayn Rand, bien que je soupçonne qu'elle n'ait pas étudié son système en profondeur). Si sa pensée économique repose sur sa philosophie, il est fort peu probable que sa théorie économique soit solide alors que sa philosophie serait erronée. Je ne dis pas que c'est impossible, mais c'est très improbable.
4. Certains déplorent l'état actuel du Mises Institute, estimant qu'il ternit la réputation de l'homme dont il porte le nom. J'examine cette question en partant de l'hypothèse que le Mises Institute constitue le prolongement logique de la pensée de Mises.
5. Sa théorie économique est erronée. Le libre marché doit reposer sur une théorie économique solide. Certes, l'argument éthique joue un rôle prépondérant sur le plan culturel et sociétal, mais la mise en œuvre de politiques économiques nécessite une véritable théorie économique. C'est cette base que je compte fournir.
The Enlightened Examiner
@MrExaminer
B) - GÉNIES DU MAL
Ceux-ci sont les responsables intellectuels de la décadence de l'Occident, pour les 3 raisons suivantes :
1. Ils ont inoculé en Occident la tendance à haïr son propre succès. Ils ont transformé le libre-échange, la propriété privée et la liberté d'expression, qui furent les fondements de la prospérité de notre hémisphère, en nos propres ennemis, en utilisant des concepts fantasques comme l'aliénation, l'exploitation ou la plus-value.
2. Ils ont transformé la culture en cheval de Troie. Ils ont compris qu'il fallait occuper les idées, les universités, l'art, le langage, la morale et l'éducation. Ils n'avaient pas besoin de brûler les bâtiments, il suffisait de convaincre la population que ressentir de la honte pour son héritage était le signe du progrès.
3. Ils ont promis une société parfaitement égalitaire pour justifier les pires atrocités. En transformant l'utopie en objectif prioritaire, n'importe quel moyen pouvait être présenté comme nécessaire : exproprier, censurer, persécuter, emprisonner ou éliminer ont cessé d'être un crime pour devenir une nécessité historique. Cela nous rappelle que lorsque le paradis est une excuse, le bourreau trouve toujours une justification.
Avec ces 3 pointes de lance, ils ont obtenu 3 choses : mettre l'Occident en échec, retarder le progrès, au moins, de plus d'un siècle, et capturer l'appareil étatique pour leur propre usage et plaisir.
Mais enfin, le moment est venu de nous libérer, le grand Mouvement libéral est en train de renaître à nouveau dans toute la planète. Nous ne pouvons pas nous relâcher, continuez à faire pression.
Diego Angulo
@AmoaHamlet
C) - Ayn Rand
Ayn Rand, née Alissa Zinovievna Rosenbaum[1] le 2 février 1905 et morte le 6 mars 1982, est une philosophe et romancière américaine (juive russe émigrée), connue pour sa philosophie : l'objectivisme. Sa principale œuvre est La Grève - Atlas Shrugged en version originale - (1957), un roman qui met en scène des entrepreneurs en butte à l'étatisme d'une société socialiste pré-totalitaire.
Biographie d'Ayn Rand
Ayn Rand naît à Saint-Pétersbourg en 1905 dans une famille juive
agnostique de trois enfants dont elle est l'aînée. Elle s'intéresse très
jeune à la littérature et au cinéma, écrivant dès l'âge de 7 ans des
romans ou des scénarios. Elle nourrit son imagination
des romans de Sir Walter Scott ou d'Alexandre Dumas et s'enthousiasme
pour le courant romantique. En particulier, elle découvre à 13 ans celui
qui deviendra son auteur favori et qu'elle considérait comme le plus
grand romancier : Victor Hugo. L'arrivée au pouvoir des bolchéviks, en 1917, contraint sa famille à la fuite en Crimée, jusqu'à ce que celle-ci soit envahie par les révolutionnaires en 1921. Elle brûle alors son journal intime qui contenait des passages anticommunistes.
Elle entame des études d'histoire et de philosophie à
l'université de Petrograd (Saint-Pétersbourg) et y découvre les œuvres
de Rostand, Schiller et Dostoïevski. Elle en sort diplômée le 13 octobre
1924. Elle continue à écrire et entre à l'Institut d'État des arts
cinématographiques en 1924. À la fin de 1925, on lui accorde un visa
pour rendre visite à des proches, habitant aux États-Unis.
Elle arrive à New York en février 1926. Ses premières impressions
devant les gratte-ciel la marquent profondément et inspireront les
descriptions de La Source vive. Elle choisit de ne pas retourner en Union soviétique
et part pour Hollywood où elle devient scénariste. C'est alors qu'elle
change son nom en Ayn Rand, en référence selon elle à la transcription
en cyrillique du nom de sa famille.
Elle fait des petits boulots puis, grâce à une rencontre fortuite
avec Cecil B. DeMille, obtient un emploi dans un de ses films. Elle y
rencontre Frank O'Connor, jeune acteur qu'elle épouse le 15 avril 1929.
Elle est naturalisée américaine en 1931.
Son premier succès littéraire est la vente de son scénario Red Pawn en 1932 à Universal Studios. Elle écrit en 1934 la pièce de théâtre Night of January 16th qui est produite à Broadway. La pièce était un procès dont le jury, choisi parmi les spectateurs, pouvait choisir la fin.
En 1936, elle publie Nous, les vivants (We the living) sur la cruauté de la vie sous le régime communiste russe puis, en 1938, Anthem, qui décrit une société dans laquelle le collectivisme a triomphé. Anthem ne fut accepté par aucun éditeur aux États-Unis et We the Living ne rencontra pas un grand succès. Stephen Cox, de l'Objectivist Center, considère que cela est dû à l’époque : We the Living « fut publié quand la popularité du socialisme russe était au plus haut parmi les faiseurs d'opinions américains »[2].
Son premier grand succès arrive avec la publication de La Source vive, en 1943,
après sept années d'écriture. Refusé par douze éditeurs, il est
finalement accepté par la maison d'édition Bobbs-Merrill. Le livre
devient un succès planétaire, adapté en France en 1949 au cinéma sous le
titre Le Rebelle. Le livre s'est vendu depuis à plus de 6 millions d'exemplaires et il s'en vend encore 100 000 par an[3].
En 1957 est publiée sa principale œuvre, Atlas Shrugged, un roman qui met en scène des entrepreneurs en butte à l'étatisme d'une société socialiste pré-totalitaire.
Le tirage initial est de 100 000 exemplaires et le livre devient
rapidement un best-seller mondial. Selon une étude de 1991 de la
Bibliothèque du Congrès américain, le livre est cité par les Américains
comme le livre qui les a le plus influencés après la Bible[4].
Sa description de la crise et des actions des gouvernants qui
l'empirent trouve une résonance toute particulière aujourd'hui, comme le
reflète les ventes de l'ouvrage[5].
En 1950, elle crée un groupe qui prend le nom, par provocation, Le collectif avec Alan Greenspan, futur président de la Fed et Nathanael Blumenthal (qui deviendra Nathaniel Branden)[6].
Le cercle d'amis prend un rôle plus important, aidant Ayn Rand à
diffuser ses idées (l'objectivisme) à travers le Nathaniel Branden
Institute. Il éditera bientôt un périodique, The Objectivist.
Ayn Rand enseigna dans de nombreuses universités à partir de
1960, année où elle débute à l'université de Yale, à l'université de
Princeton et à la Columbia University. Elle enseigna également à Harvard
et au Massachusetts Institute of Technology (MIT).
Sa santé se détériore au début des années 1970, elle est opérée
en 1974 pour un cancer du poumon. La fin de la relation avec Branden
signe la fin du NBI et certains amis objectivistes s'éloignent d'elle.
Ses activités au sein du mouvement objectiviste se raréfient à la fin
des années 1970, situation amplifiée par la mort de son époux, l'acteur Frank O'Connor, le 9 novembre 1979. L'un de ses derniers projets était une adaptation télévisée d'Atlas Shrugged ainsi qu'un roman, To Lorne Dieterling, dont elle n'a laissé que des brouillons préparatoires.
Elle meurt d'une insuffisance cardiaque le 6 mars 1982, chez elle, à New York. De nombreux compagnons objectivistes se rendent à son enterrement dont Alan Greenspan et David Kelley qui y lira If de Rudyard Kipling.
Les personnages de ses romans sont devenus des références dans la
culture américaine, comme John Galt, Dagny Taggart ou Kira Argonouva,
interprétées au cinéma par Gary Cooper pour le premier, Angelina Jolie pour la seconde et Alida Valli pour la troisième.
Idées
Ayn Rand rejette l'étiquette libertarienne[7].
Sa philosophie repose sur une commande ou un ordre que l'être humain
doit s'imposer à lui-même : se surpasser durant toute sa vie. L'idéal
n'est pas de se comparer aux autres mais de vivre le potentiel qui
réside en chacun de nous. Il s'agit de se stimuler par l'émulation et
non par la concurrence compétitive.
L'influence de Ayn Rand
La seule influence que reconnaît Ayn Rand en
philosophie est celle d'
Aristote ;
pour le reste, elle affirme avoir construit sa philosophie par sa seule
réflexion. Bien qu'elle s'en défende, sa philosophie a beaucoup de
points communs avec celle de
Friedrich Nietzsche, notamment l'
individualisme, un certain élitisme, le refus d'une morale d'esclave et la recherche de valeurs qui dépassent le
nihilisme
(l'absence de valeurs) et le ressentiment (valeur des faibles).
Cependant, bien que les personnages de ses romans puissent évoquer l'
Übermensch
nietzschéen, Rand estime que l'homme n'est pas quelque chose à
dépasser, mais à réaliser pleinement, et que le but de la vie n'est pas
la volonté de puissance mais la recherche du bonheur sur une base
rationnelle (voire
rationaliste, ce que Nietzsche n'aurait pas forcément approuvé).
Elle a influencé un certain nombre de disciplines et d'auteurs :
- En philosophie. Harry Binswanger, Barbara Branden, Nathaniel Branden, David Kelley, Leonard Peikoff, George H. Smith, Roy Barzilai, Robert Mayhew[8], Gregory Salmieri, Onkar Ghate, Yaron Brook
- En économie : Northrup Buechner, Alan Greenspan, George Reisman
- En histoire : Robert Hessen, Scott McDonnell[9], Richard E. Ralston[10]
- En littérature : Erika Holzer, Kay Nolte Smith
- En gestion : (marketing) Jerry Kirkpatrick ; (vente) Robert Ringer
- Dans l'art : Alexandra York, Louis Torres, Michelle Marder Kamhi, Roger E. Bissell, Tripp Eisen, Penn Jillette
- Dans le monde de l'entreprise : Andrew Lessman, Jimmy Wales
- En psychologie : Edith Packer, Edwin Locke
Sur le plan politique, Ayn Rand était déçue à la fois par l'attitude
intellectuelle de la droite et de la gauche. Lors d'une conférence à
Boston en 1961,
elle déplorait le fait que les socialistes (libérals aux États-Unis) et
les conservateurs étaient en faillite idéologique, avec trop de
socialistes se tournant avec sympathie vers un État au pouvoir illimité
et trop de conservateurs remontant intellectuellement au Moyen Âge. Elle
cherchait à s’adresser aux socialistes non totalitaires et aux
conservateurs non traditionalistes. Son message qui résonne encore dans
la tête de nombreux libéraux (au sens européen) est celui d'un combat
moral sans compromis pour un idéal moral qu'elle pensait depuis
longtemps abandonné des deux côtés du champ politique. Cela signifie que
la vie, la liberté, la propriété et la recherche du bonheur sont des
droits de l'individu. Chaque être humain dispose d'un droit moral de
suivre son propre jugement raisonné en parcourant sa vie dans le monde
et en essayant d'atteindre son bonheur.
Dans sa philosophie du féminisme, Ayn Rand y intègre la maternité
et le rôle de la mère dans l'éducation d'un enfant. Elle part du
principe que l'éducation d'un enfant est une entreprise personnelle et
immense. Par conséquent, une femme doit avoir la liberté du choix
d'avoir des enfants et quand elle veut en avoir. Elle refuse aussi
d'assimiler un embryon à un être humain, un potentiel d'être humain à un
réel être humain. Par conséquent, elle critique la position de l'Église
relative à l'interruption de grossesse, car c'est abandonner la raison
et la science. Aucun gouvernement, aucun État ne doit avoir le pouvoir
de dicter à une femme ce qu'elle doit faire en de telles circonstances,
il s'agit de sa vie et elle seule doit prendre sa décision en toute
raison et en totale indépendance.
Ayn Rand a dénommé sa philosophie « objectivisme », parce que
celle-ci est basée sur la prémisse que la réalité est un objectif
absolu. Chacun d'entre nous a l'obligation de percevoir et de comprendre
la réalité afin de survivre. Et la qualité ultime est la capacité de
raisonner.
Plus précisément, en suivant la présentation faite par Alain Laurent[11],
l'objectivisme accorde à la réalité une priorité lexicale, c'est un
fondement objectif sur lequel cette philosophie s'appuie. La pensée de
Rand s'articule autour de quatre temps, comme elle l'a elle-même
explicitement exprimé. [12]
- une métaphysique : la réalité existe en tant qu'absolu objectif
- une épistémologie : la raison est le seul moyen qu'a l'homme de
percevoir la réalité, sa seule source de connaissance, son seul guide
pour l'action et son moyen basique de survie
- une éthique : l'homme est une fin pour lui-même, et non un moyen pour les autres
- une politique : le système politico-économique idéal est le capitalisme de laissez-faire.
Une métaphysique fondée sur la réalité objective
La réalité existe indépendamment de la conscience de celui qui
perçoit. Elle est intangible et dans un contexte donné, une seule
réponse est vraie. La vérité n'est pas automatiquement donnée à la
conscience. Ce métaphysiquement donné est donc une ontologie, et plus
exactement encore, une onto-téléologie impliquant une causalité
omniprésente, où tout n'est qu'effet de causes finales découlant de la
nature des entités considérées. La liberté de l'homme est l'expression
d'une causalité descendante, non déterministe, lui permettant
d'accomplir les fins assignées par sa nature.
Une épistémologie centrée sur la raison
Comment l'homme découvre-t-il la nature du réel ? C'est par la
raison, par la connaissance humaine - qui repose sur un travail
fondamental de conceptualisation - que l'on saisit l'exacte nature de la
réalité. Ces concepts axiomatiques sont les gardiens de l'esprit humain
et le fondement de la raison. Ils s'expriment sous la forme d'une
redondance : l'existence existe ; A est A ; la conscience est
consciente. Le moteur de ce travail de conceptualisation, c'est la
raison. La méthode qu'emploie la raison dans ce processus est la
logique, et la logique est l'art d'identifier les contradictions. La
raison est la perception
du réel et repose sur un seul axiome : la loi de l'identité (ce qui
existe existe, et ne peut pas ne pas exister simultanément).
Une éthique de l'intérêt particulier rationnel
L'éthique d'Ayn Rand est basée sur ce que Robert Nozick
appelle l'argument randien : l'homme doit, pour se maintenir en vie,
agir autrement que ne font tous les autres êtres vivants. Il a besoin de
valeurs, non automatiquement données, de type conceptuel et en
adéquation avec la réalité du contexte où il vit. Ces valeurs ne peuvent
provenir que de sa conscience. Un code d'un genre inédit sur Terre lui
est nécessaire : un code de valeurs pour guider les choix et actions.
L'éthique objectiviste considère la vie de l'homme comme le fondement de
toute valeur, et sa propre vie comme le but éthique de chaque individu.
C'est donc pour chacun sa vie personnelle et la conservation de soi en
vie, la survie selon la raison, qui constituent la valeur ultime. Avec
une précision toutefois : l'enjeu n'est pas tant de survivre à tout prix
au sens purement biologique, mais en être humain bien décidé à vivre en
accord profond avec ses valeurs rationnelles[13]. N'est moralement justifié et donc juste que le bénéfice de ce qu'un individu produit par ses propres efforts rationnels.
Une politique qui promeut le capitalisme de laissez-faire
Il ressort des développements précédents une réaffirmation par Rand
des droits humains fondamentaux (le droit à sa propre vie, le droit de
propriété, la propriété de soi, la nécessité d'une liberté individuelle
de décision et d'action, la non-initiation de la force envers les
autres). La tâche du gouvernement est de faire respecter ces droits, en
prévenant l'initiation de la force, et en la punissant le cas échéant.
Il se limite donc à la police, à l'armée, à la justice. Rand s'oppose
vertement aux conceptions intégralement privatisées de la société, qui
laisseraient libre cours à des interprétations subjectives et
arbitraires de la justice. Il en découle, pour elle, que le seul régime
économique en adéquation avec ces fondamentaux, c'est le capitalisme de
laissez-faire, car il est fondé sur la séparation de l'État et de
l'économique, de la même façon et pour les mêmes raisons que la
séparation de l'État et de l'Église[14]".
La psycho-épistémologie
Ayn Rand a défini la
psycho-épistémologie comme « l'étude des processus cognitifs humains vus
à partir de l'interaction entre l'esprit conscient et les fonctions
automatiques de l'inconscient ». Harry Binswanger
a repris ces observations sur le rôle du subconscient dans la réflexion
et sur les opérations spécifiques par lesquelles chaque individu peut
« programmer » son subconscient. L'esprit conscient est le gestionnaire
du subconscient, remplissant et récupérant les données d'information, ce
qui est et ce qui n'est pas directement volontaire. Cette approche
permet d'appréhender une nouvelle théorie de la créativité.
La théorie du libre arbitre
Selon la théorie du libre-arbitre, l'individu contrôle
fondamentalement sa propre vie, il se forge son propre caractère, et il
est moralement responsable de ses propres actions. Ayn Rand avance une
théorie originale du libre arbitre où la volonté est contrainte par un
seul choix fondamental : penser ou de ne pas penser. Car l'individu peut
faire de véritables choix qui sont entièrement de son fait et qu'il
peut générer sans qu'on les lui impose. Le libre arbitre refuse une
conception de l'être fondamentalement passif, qui réagirait aux facteurs
en dehors de son contrôle.
Le théorie du libre-arbitre explique l'importance vitale de la
compréhension de soi-même et de la nature humaine en général. Ayn Rand
fait valoir que la volition du contrôle de son propre esprit est un
axiome qui doit être considéré comme implicitement vrai, même si des
auteurs comme Karl Marx, Sigmund Freud ou Burrhus Frederic Skinner ont tenté de le nier.
Ayn Rand et l'humour
Pour Ayn Rand, l'humour est avant tout destructeur : c'est une négation de l'importance métaphysique
de la chose dont on rit. Pour elle, « il est monstrueux de rire de ce
qui est bien, de rire des héros ou des valeurs, et par-dessus tout de
rire de soi-même. C'est le pire que vous puissiez faire,
psychologiquement : cela revient à vous cracher vous-même au visage. »[15]
Fidèle à ce point de vue, Ayn Rand utilise l'humour pour montrer l'absurdité du collectivisme
et des "bons sentiments" irrationnels. Voici quelques exemples de
passages humoristiques (d'un humour parfois involontaire) tirés de La Grève :
« Dagny, elle, ignorait tout de la nécessité d'entretenir des
relations avec Washington et n'en mesurait pas les implications. Mais
cela paraissait bel et bien une nécessité, et elle classa la chose, se
disant qu'il existait quantité de boulots repoussants, mais nécessaires,
comme de nettoyer les égouts. Quelqu'un devait s'en charger, et Jim
semblait aimer ça. »
« Quel mérite y a-t-il à donner un emploi à quelqu'un qui le
mérite ? En donner à ceux qui ne le méritent pas, ça, c'est du
mérite ! »
« Si tu tiens vraiment à faire oublier que tu sors des quartiers
pauvres, tu devrais être un peu plus sensible aux principes de l'action
sociale. Les pauvres ont rarement la fibre humanitaire. Il faut être né
riche pour comprendre les subtilités de l'altruisme. »
« La centralisation détruit ce fléau qu'est le monopole. »
« — [Un article de loi] dit que tous les salaires, prix,
rémunérations, dividendes, bénéfices et ainsi de suite seront gelés à la
date d'entrée en application du décret. Les impôts aussi ? — Ah non !
hurla Mouch. Comment savoir de quelles sommes nous aurons besoin à
l'avenir ? »
« Le problème avec notre monde moderne, c'est que trop de gens
pensent trop. [...] Il ne faut plus se fier à la raison, c'est
dépassé. »
« Si le Rearden Metal ne vaut rien, c'est un danger public. S'il est bon... c'est un danger social. »
« Il se promenait avec un pistolet automatique dans une poche et une patte de lapin dans l'autre. »
« C'est le discours le plus pervers que j'aie jamais entendu ! Il va inciter les gens à exiger d'être heureux. »
« Si vous souhaitez une économie libérale, ordonnez aux gens d'être libres ! »
Citations
- « Ma philosophie conçoit essentiellement l'Homme comme un
être héroïque dont l'éthique de vie est la poursuite de son propre
bonheur, la réalisation de soi son activité la plus noble, et la Raison son seul absolu. »
- « Le bien, disent les mystiques de l’esprit, c’est Dieu, un être
qui se définit uniquement par l’incapacité de l’homme à le concevoir ;
une définition qui stérilise la conscience de l’homme et démolit ses
concepts d’existence. Le bien, disent les mystiques du muscle, c’est la Société ;
quelque chose qu’ils définissent comme un organisme sans forme
physique, un super être qui ne s’incarne dans personne en particulier et
dans tout le monde en général excepté vous. » - Atlas Shrugged
- « La foi des mystiques n’a jamais abouti à rien d’autre qu’à la
destruction, comme vous pouvez le constater autour de vous une fois de
plus. Et si les ravages occasionnés par leurs actes ne les ont pas
incités à s’interroger sur leurs doctrines, s’ils prétendent être animés
par l’amour alors qu’ils empilent des montagnes de cadavres, c’est
parce que la vérité de leurs intentions est encore pire que l’excuse
obscène que vous leur trouvez, selon laquelle ces horreurs sont au
service de nobles fins. La vérité est que ces horreurs sont leurs
fins. » - Atlas Shrugged
- « Vous proposez d’établir un ordre social
fondé sur le principe suivant : que vous êtes incapables de diriger
votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres ; que
vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des
législateurs tout puissants ; que vous êtes incapables de gagner votre
vie en utilisant votre intelligence, mais capables de juger des hommes
politiques et de les désigner à des postes où ils auront tout pouvoir
sur des techniques dont vous ignorez tout, des sciences que vous n’avez
jamais étudiées, des réalisations dont vous n’avez aucune idée, des
industries gigantesques dans lesquelles, selon votre propre aveu, vous
seriez incapables d’exercer les fonctions les plus modestes. » - Atlas Shrugged
- « Je n'ai besoin ni de justification ni de sanction pour être ce
que je suis. Je suis ma propre justification et ma propre sanction. » (I need no warrant for being, and no word of sanction upon my being. I am the warrant and the sanction.)
- * La plus petite minorité sur Terre est l'individu. Ceux qui
nient les droits individuels ne peuvent pas prétendre être des
défenseurs des minorités. Les droits individuels ne peuvent pas être
soumis au vote du public.
- * Le terme "droits individuels" est redondant, il n'y a pas d'autres types de droit et personne d'autre ne les possèdent.
Citations sur Ayn Rand
- Sa philosophie (car elle se voulait philosophe, un peu comme
Sartre se voulait écrivain) a exercé et continue à exercer une influence
considérable sur tous les courants de la droite américaine la plus
musclée - du courant libertarien à l’anarcho-capitalisme en passant par
les ultra-conservateurs du Tea Party - mais aussi auprès de nombreuses
personnalités de premier plan du gouvernement républicain. (Stéphane
Legrand, Ayn Rand, femme capital, 2017)
- La vie est comme un roman d'Ayn Rand, sauf qu'elle est mieux écrite. (Nassim Nicholas Taleb, Twitter, 28/06/2015)
- Nous avons eu un échange de vues très bref. Elle se gonfla de colère
et s'en alla, en ayant juste le temps de me dire : « Vous êtes un homme
de compromis ». (Friedrich Hayek, cité par Theodore J. Lowi, letter to New York Times, November 12, 2009)
- De l'esquisse initiale fournie par Ayn Rand, une philosophie très
riche et très puissante émerge — par exemple, elle résout des problèmes
tels que la science versus le libre arbitre et la responsabilité morale,
la connaissance par rapport à la faillibilité. Simplement parce que les
idées de Rand ne sont pas nées dans le monde académique ou développées
en détail par elle, on ne peut conclure qu'elles sont infondées. (Tibor Machan, lettre au New York Times, 3 août 1986)
- Nous concluons notre analyse de la secte de Rand avec l'observation
qu'elle constituait un exemple extrême de contradiction entre la
croyance exotérique et la croyance ésotérique. Au nom de
l'individualité, de la raison et de la liberté, la secte de Rand
prêchait dans les faits quelque chose de totalement différent. La secte
de Rand ne s'intéressait pas à l'individualité de chaque homme, mais
seulement à l'individualité de Rand, pas à la saine raison de chacun,
mais seulement à la raison de Rand. La seule individualité qui a pu
s'épanouir au point d'effacer toutes les autres, était Ayn Rand
elle-même ; tout le monde allait devenir un zéro soumis à l'esprit de
Rand et à sa volonté. (Murray Rothbard, "The Sociology of the Ayn Rand Cult", 1972)
Publications
- Pour une liste détaillée des œuvres d'Ayn Rand, voir Ayn Rand (bibliographie)
- 1934, Ideal, première publication par Penguin Random House en juillet 2015, Acheter en ligne
- 1936, We the Living [Nous les vivants], New York, Macmillan. Traduction en français en 1996 par Elisabeth Luc, Nous les Vivants, Paris: Rive Droite, ISBN 978-2841520282, Acheter en ligne
- 1938, Anthem, London, Cassel. Traduction en français en 2006, par Jacqueline Balestier et Philippe Charmy, Anthem, Paris: Rive Droite, Acheter en ligne
- 1943, The Fountainhead[16], New York: New American Library and Indianapolis: Bobbs-Merril. Traduction en français en 1997, La Source vive, Plon, Acheter en ligne
- 1957, Atlas Shrugged, New York: Random House, nouvelle édition française en 2011 aux Belles Lettres, acheter en ligne
- 1961, For the New Intellectual: The Philosophy of Ayn Rand, New York: New American Library
- 1964, The Virtue of Selfishness: A New Concept of Egoism, New York: New American Library. Traduit en français en 1993 par M. Meunier et Alain Laurent, La Vertu d'égoïsme, Les Belles Lettres, collection "Iconoclastes", Acheter en ligne
- 1967, Capitalism: The Unknown Ideal, New York: New American Library
- 1969, The Romantic Manifesto: A Philosophy of Literature, New York: New American Library
- 1982, Philosophy: Who Needs It. New York: New American Library et New York: Bobbs-Merrill
Notes et références
Il
existe plusieurs hypothèses sur l'origine du surnom qu'elle a adopté.
Il ne s'agirait pas de la marque de machine à écrire Remington-Rand,
mais d'une contraction de son nom en cyrillique. Quant au prénom Ayn,
Rand le disait d'origine finnoise, mais certains biographes le
rattachent à l'hébreu עין (ayin, œil)
Anthem, an appreciation, Stephen Cox
(en)The Fountainhead sur le site du Cato Institute
(en)Le classement sur le site du New-York Times
"Atlas felt a sense of déjà vu", The Economist, 26 février 2009, [lire en ligne]
La
relation amicale entre Branden et Ayn Rand devient amoureuse au fil des
années, au vu et su de leurs conjoints respectifs. Leur histoire prend
fin en 1968, après des séparations temporaires. Elle rompt
définitivement avec Branden et sa femme, ne se réconciliant jamais avec
cette dernière. Barbara Branden dans sa biographie célèbre, The Passion of Ayn Rand, sera d'ailleurs très critique sur la relation de la philosophe avec son époux.
I’ve
read nothing by a Libertarian...that wasn’t my ideas badly
mishandled—i.e., had the teeth pulled out of them—with no credit given. ("Ayn Rand's Q&A on Libertarians.". Retrieved on 2006-03-22 at the Ayn Rand Institute. stated in 1980)
Robert
Mayhew est un professeur de philosophie à l'Université Seton Hall,
reconnu pour ses contributions savantes et son expertise en philosophie
antique, notamment celle d'Aristote. Son parcours académique et ses travaux littéraires l'ont établi comme une figure reconnue dans le discours philosophique.
- . Formation académique et œuvres. La compétence
académique de Robert Mayhew est évidente dans son rôle de professeur de
philosophie. Ses travaux notables comprennent La Critique d'Aristote de La République de Platon et La Femme dans la Biologie d'Aristote : Raison ou Rationalisation.
Ces publications mettent en lumière son engagement profond pour la
pensée philosophique d'Aristote et sa capacité à explorer des aspects
nuancés de la philosophie classique.
- . Traduction et travaux éditoriaux. Au-delà de ses
recherches, Robert Mayhew a contribué de manière significative à la
diffusion de la littérature classique. Il a traduit la pièce
d'Aristophane, L'Assemblée des femmes, soulignant son engagement à
rendre les œuvres classiques accessibles à un public plus large. De
plus, son travail éditorial sur des documents inédits d'Ayn Rand, tels
que Les Marginalia d'Ayn Rand, L'Art de la non-fiction : un guide pour les écrivains et les lecteurs, et Questions et Réponses d'Ayn Rand, souligne son dévouement à préserver et présenter l'héritage intellectuel d'Ayn Rand.
- . Recherches et projets achevés. Les recherches
académiques de Robert Mayhew se poursuivent avec l'achèvement d'un livre
axé sur le témoignage d'Ayn Rand devant le Comité des activités
anti-américaines (HUAC). Ce projet témoigne de son intérêt à explorer et
contextualiser l'engagement de Rand avec les questions socio-politiques
de son époque. De plus, ses intérêts de recherche actuels s'étendent
aux Lois de Platon, illustrant une large portée d'engagement avec des
textes philosophiques classiques.
En
l'an 2004, Scott McConnell occupait le poste de chercheur aux Archives
Ayn Rand, où il jouait un rôle central dans la supervision du programme
d'histoire orale et la gestion de divers projets de recherche russes
liés à Ayn Rand. Son travail impliquait une plongée dans l'héritage
historique et intellectuel riche d'Ayn Rand, la philosophe et romancière
influente.
En tant que responsable du programme d'histoire orale, Scott McConnell
était chargé de recueillir et de préserver les témoignages directs de
personnes ayant eu une connexion personnelle avec Ayn Rand, contribuant
ainsi à une compréhension globale de sa vie et de ses idées. De plus, il
a dirigé plusieurs projets de recherche axés sur l'impact de Ayn Rand
et sa réception dans les cercles intellectuels russes.
L'expertise de Scott McConnell s'étend au-delà du domaine archivistique,
comme en témoigne son rôle de conférencier. Il partageait ses idées et
connaissances sur la vie d'Ayn Rand lors de conférences non seulement
aux États-Unis, mais aussi en Europe et en Australie. Cette portée
internationale souligne l'importance mondiale des idées et de l'héritage
d'Ayn Rand.
De plus, le parcours professionnel diversifié de Scott McConnell inclut
des expériences à Hollywood en tant qu'analyste de scénarios, où il
appliquait ses compétences analytiques pour évaluer les structures
narratives et les éléments thématiques des scénarios. À Los Angeles, il a
occupé le poste de directeur de la communication, mettant en évidence
sa capacité à transmettre efficacement des idées complexes à des publics
variés. Son incursion dans l'éducation l'a conduit en Australie, où il a
travaillé en tant qu'enseignant de littérature et d'histoire,
démontrant son engagement à transmettre des connaissances dans des
environnements académiques divers.
Les contributions de Scott McConnell s'étendent également au domaine du
journalisme, avec la publication de ses articles dans diverses
publications en Europe, aux États-Unis et en Australie. Cela indique sa
capacité à interagir avec un large public et à diffuser des idées sur la
vie et la philosophie d'Ayn Rand. Notamment, en 2004, il était
également en train de préparer un livre intitulé 100 Voices: An Oral History of Ayn Rand,
un projet promettant d'offrir une perspective nuancée et multifacette
sur la vie d'Ayn Rand à travers les voix de ceux qui la connaissaient.
Dans l'ensemble, Scott McConnell apparaît comme une personnalité
polyvalente avec une riche expérience en recherche, éducation,
communication et analyse littéraire, centrée autour de la figure
influente d'Ayn Rand et de son impact durable sur le discours
intellectuel.
Le
parcours académique et professionnel de Richard E. Ralston se
caractérise par une diversité d'expériences, marqué par son engagement
envers l'éducation, le journalisme et la défense des droits.
- . Formation académique et service militaire. Après avoir servi
sept ans dans l'armée américaine, Richard E. Ralston a poursuivi ses
intérêts académiques en obtenant une licence en histoire de l'université
du Maryland. Cette base en histoire lui a fourni des perspectives
précieuses sur les complexités des sociétés humaines et leur
développement.
- . Études approfondies en relations internationales. Richard
Ralston a ensuite élargi ses horizons académiques en obtenant un master
en relations internationales à l'université de la Californie du Sud. Ce
diplôme avancé témoigne de sa compréhension des dynamiques mondiales, de
la politique et de l'interconnexion des nations.
- . Leadership dans le journalisme et l'édition. Le parcours
professionnel de Ralston inclut des rôles importants dans le journalisme
et l'édition. Il a été Directeur général de l'Ayn Rand Institute, une
position qui impliquait probablement la supervision de divers aspects
organisationnels et d'initiatives liées à la promotion de la philosophie
d'Ayn Rand. De plus, il a occupé des postes clés tels que Directeur de
la circulation et Directeur de l'édition au sein de The Christian Science Monitor, démontrant son expertise dans la gestion des médias et l'édition.
- . Contributions éditoriales. En tant qu'éditeur, Ralston a joué un rôle central dans la conception de deux livres notables : Communism: Its Rise and Fall in the 20th Century et Why Businessmen Need Philosophy.
Ces ouvrages suggèrent un vif intérêt pour l'exploration et la
diffusion d'idées liées aux idéologies politiques et à l'intersection de
la philosophie avec le monde des affaires.
- . Plaidoyer pour la libre choix en médecine. Richard E. Ralston a
occupé le poste de directeur exécutif d'Americans for Free Choice in
Medicine. Ce rôle le place à l'avant-garde de la défense de l'importance
du choix individuel et de la liberté dans le domaine de la santé,
mettant en avant les principes d'une approche de marché libre pour les
services médicaux.
Alain Laurent, Ayn Rand ou la passion de l'égoïsme rationnel, Les Belles Lettres, 2011
Los Angeles Times, 17 juin 1962.
Idée formulée très clairement par John Galt dans Atlas Shrugged : « un homme qui meurt en luttant pour sa liberté ne fait aucun sacrifice ; c'est juste qu'il n'est pas disposé à vivre en esclave ».
Objectivist Ethics et American Free Entreprise, 1959.
Ayn Rand Lexicon: Humor
Annexes
Littérature secondaire
Voir les écrits qui ont été effectués en référence à Ayn Rand : Ayn Rand (Littérature secondaire)
Articles connexes
Liens externes
Archives Audio
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D) - Ludwig von Mises
Ludwig von Mises, né le 29 septembre 1881 Lemberg (aujourd'hui, Lviv en Ukraine) et mort le 10 octobre 1973 à New York, est le représentant le plus éminent de l'école autrichienne d'économie, dont il est considéré comme l'un des ténors. Cette école de pensée économique et philosophique défend le capitalisme et le libéralisme classique. D'autres économistes notables, comme Friedrich Hayek, Israel Kirzner ou Murray Rothbard ont clarifié, élargi et continué les enseignements de Mises.
Biographie de Ludwig von Mises
Né en Autriche-Hongrie, il obtient en
1906
son diplôme en droit canon (l'économie étant alors uniquement enseignée
en faculté de Droit). À la même époque il participe au séminaire
organisé par
Eugen von Böhm-Bawerk. Puis il enseigne à l'université de Vienne de
1913 à
1934, tout étant conseiller économique du gouvernement autrichien. Il quitte l'Autriche en
1934 lors de la montée en puissance du
nazisme ; il enseigne à l'université de New York de
1945 à
1969 (il obtient la nationalité américaine en
1946).
Durant à peu près 20 ans Ludwig von Mises organise des séminaires, en
plus de ses cours à l'université de New York. Les membres sont issus de
l'université et de l'extérieur. Ils se réunissent tous les jeudis de 19 h
15 à 21 h 15. Parmi les participants les plus assidus, on trouve les 4
étudiants qui ont soutenu une thèse avec Ludwig von Mises :
Israel Kirzner,
Louis M. Spadaro,
George Reisman et
Hans Sennholz. Et on compte un grand nombre d'étudiants ayant fait une brillante
carrière par la suite :
Bettina Bien [Greaves],
Paul Cantor,
Percy L. Greaves,
Henry Hazlitt,
Joseph Keckeissen,
George Koether,
Toshio Murata,
Sylvester Petro,
Robert G. Anderson,
Mary Homan Sennholz,
Robert J. Smith, Richard L. Fruin
[1], Edward Facey
[2], Dwight D. Murphey
[3] ainsi que d'autres plus anonymes
[4].
La pensée méthodologique et épistémologique de Ludwig von Mises
La théorie économique de Ludwig von Mises a un fondement épistémologique réaliste et non pas positiviste. Partant de prémisses générales, elle procède d'une analyse praxéologique et thymologique de la nature humaine et du concept de l'action humaine qui en découle. L'individualisme méthodologique a un caractère de présupposé irréductible qui conduit à une solution scientifique.
Ludwig von Mises poursuit la position de la plupart des
économistes et des philosophes classiques qui l'ont précédé, mais il
s'agit d'un individualisme méthodologique
avec des particularités, différent d'un individualisme métaphysique.
Pour lui, le monde s'analyse à partir de l'individu. C'est-à-dire que
les éléments constitutifs de l'univers sont les individus. Cette
position contraste avec le holisme méthodologique. Car les marchés, les
États ou les institutions n'existent que parce que des individus les
composent. Les entités holistiques mentionnées dans le discours
ordinaire (ou scientifique) peuvent toutes être éliminées en faveur des
individus et de leurs inter-relations. Les comportements intentionnels,
en particulier dans les phénomènes économiques, sont explicables à
partir des désirs et des finalités de chacun des agents. L'être humain
dispose d'une capacité instinctive à aspirer à des objectifs ou à des
fins supérieurs. C'est la même affirmation de dire que l'homme agit
parce qu'il désire remplacer un état de satisfaction par un autre
davantage satisfaisant. L'insatisfaction permanente est la signification
même de l'action humaine.
Dans la vision particulière de Ludwig von Mises,
l'homme peut être défini comme un homo sapiens agens ou un homo agens
sapiens. Les deux termes sont coextensifs. L'homme est tel qu'il agit de
façon rationnelle et sa rationalité se manifeste dans sa manière
d'agir. Ludwig von Mises ajoute donc à la définition classique des
économistes de la structure des préférences individuelles, une
explication de la nature humaine à agir. La théorie de l'action nommée praxéologie
diffère de l'action psychologique en ce sens où cette dernière étudie
les facteurs (psychologiques) qui produisent l'action ; tandis que la
praxéologie étudie la structure de l'action, c'est-à-dire l'utilisation
par l'être humain de moyens rares pour atteindre des objectifs
supérieurs.
Ludwig von Mises souligne le dualisme méthodologique
par la différence entre science naturelle et science humaine. Dans le
premier cas, il est possible de formuler des lois en raison de la
constance des connexions entre les facteurs et les effets, ce qui n'est
pas possible de prouver dans le second cas. Toutefois, Ludwig von Mises
introduit même du scepticisme dans l'inductivisme pour justifier les
lois de régularité dans les sciences naturelles et physiques. Car,
précise-t-il, ce type d'expérience est toujours une expérience passée ou
présente, il n'y a aucune expérience des phénomènes naturels du futur.
Par conséquent, même les lois naturelles peuvent échouer. Il n'y a
aucune raison logique pour affirmer leur vérité, seulement la croyance
pragmatique que le futur restera comme le présent le prévoit.
Ludwig von Mises a introduit le concept de la
praxéologie
en première place dans le champ scientifique des sciences sociales. La
praxéologie étudie l'action humaine en tant que telle. L'économie est
une branche de la praxéologie. En tant que partie de celle-ci, les lois
économiques sont valables pour toute action humaine sans tenir compte
des motifs, des causes ou des fins. L'objet de la praxéologie est
d'étudier les moyens, et non les fins. La praxéologie est théorique,
formelle et systématique. Sa portée vise à étudier l'action humaine
indépendamment de la situation individuelle des actes.
Les énoncés de la praxéologie ne découlent pas de l'expérience,
ils sont a priori comme les énoncés de la logique et des mathématiques.
Ils ne font pas l'objet d'une vérification ou d'une falsification fondée
sur l'expérience. Les énoncés praxéologiques sont logiques et existent
temporellement avant toute compréhension des faits historiques. Mais
alors que l'histoire applique la procédure thymologique de la
compréhension, le cognition praxéologique est conceptuelle. La
praxéologie est la recherche de la connaissance des universaux et des
catégories, qui détermine ce qui est nécessaire dans l'action humaine.
Les énoncés a priori de la praxéologie sont vrais par
auto-évidence. Ils s'appuient sur une capacité spéciale, une
connaissance directe comme la Verstehen (compréhension), appelée traditionnellement intuition chez Aristote
et l'introspection. La connaissance par auto-évidence a les
caractéristiques suivantes : elle est complète, elle est nécessaire et
elle est une disposition réelle dans chaque esprit humain. La première
vérité auto-évidente est que l'individu est dirigé vers des fins.
Critique de la macroéconomie
traditionnelle, qui analyse des grandeurs statistiques, des agrégats et
des moyennes, Mises souligne le rôle prépondérant de la subjectivité en économie. Il insiste sur l'importance des opinions subjectives des individus dans la formation des phénomènes sociaux, sur les déséquilibres qui en découlent, et sur le rôle central de l'entreprise.
En accord avec la théorie de l'utilité marginale décroissante, il définit la valeur comme le degré d'importance attribué par un sujet à une quantité donnée d'un bien, dans les circonstances du moment.
En 1912, il publie sa Théorie sur la monnaie et le crédit, l'une de ses principales contributions à la pensée économique qui installe sa réputation en Europe. Il met déjà en garde contre la manipulation catastrophique de la masse monétaire, qui a conduit par la suite au Krach de 1929. Il explique que la loi de l'offre et de la demande s'applique aussi au pouvoir d'achat d'une monnaie, et lui confère son « prix ». Il était soucieux de bien distinguer la monnaie de la quasi-monnaie (ou substitut à la monnaie)[5].
En 1922, dans Socialisme, il prédit la chute du communisme, et explique pourquoi tout système de planification centrale est non seulement moins efficace que le libre-marché, mais doit nécessairement finir par s'écrouler. Selon Mises, le marché, non entravé par des interventions étatiques, produit un ordre spontané optimal qu'aucune organisation ou planification ne saurait atteindre. La « planification individuelle » est supérieure à toute planification collective.
Son œuvre théorique vise à réfuter le collectivisme et l'étatisme sous toutes leurs formes, tant modérées comme le keynésianisme, qu'anti-libérales : socialisme, communisme ou nazisme
(il remarque à ce propos que le premier gouvernement européen a avoir
appliqué presque toutes les mesures économiques d'urgence prônées par le
Manifeste du Parti communiste est celui de Hitler). Mises n'en est pas moins minarchiste.
Mises est un partisan de l'étalon-or, parce qu'il soustrait la monnaie au contrôle de la politique et aux tendances inflationnistes de tous les gouvernements.
Théorie de l'entrepreneur
La théorie de l'entrepreneur ordinaire
L'analyse misesienne de la fonction entrepreneuriale écarte les fins
poursuivies par l'action et, au contraire, se focalise sur l'action
elle-même, ce qui en constitue une science de moyens. En effet, dans la
vision de Ludwig von Mises, toutes les actions sont entrepreneuriales.
L'individu est un acteur qui choisit, en contexte de visualisation de
l'avenir, parmi les différents moyens perçus et disponibles dans
l'économie. Il agit donc afin de poursuivre ses propres préférences
ordinales subjectives. Il y a donc un aspect entrepreneurial dans toutes
les activités de chaque acteur du marché. L'action est donc
entrepreneuriale. Elle se révèle d'être intrinsèque et inextricable à
chaque individu. Selon Ludwig von Mises (1949),
la vision du passé et du présent des entrepreneurs qui réussissent
ressemble à celle des autres individus. Ce qui diffère, c'est leur
compréhension anticipée spécifique ou leur perception de l'avenir. De ce
point de vue, le succès entrepreneurial résulte de l'exercice d'un jugement supérieur aux autres personnes.
L'action humaine introduit l'horizon temporel dans l'analyse car
entre l'établissement de la stratégie d'action, sa réalisation et
l'obtention des résultats souhaités, il y a une période de temps dans
laquelle les individus font face à l'incertitude.
Dans son essai, Profit and Loss (1951), Ludwig von Mises présente l'entrepreneuriat du point de vue de l'économie de marché.
En particulier, il insiste sur les efforts constants des entrepreneurs
pour améliorer le bien-être des consommateurs car ces derniers sont les
souverains dans une économie de liberté. Par conséquent, les
entrepreneurs doivent créer de la valeur pour les consommateurs s'ils
souhaitent réussir. La concurrence entre les entrepreneurs ne donne pas
un résultat à somme nulle, mais elle profite à tous les consommateurs.
Dans les marchés non réglementés, les entrepreneurs sont constamment
soumis aux souhaits des consommateurs. Il est par conséquent impossible
aux entrepreneurs de réaliser des bénéfices sans servir les autres dans
les conditions de délai où ils le souhaitent avec les produits qu'ils
désirent et au prix qu'ils acceptent de payer. Grâce aux consommateurs
et au système de pertes et de profits, les entrepreneurs tirent le
meilleur parti des ressources rares de la société. Et, bien que les
entrepreneurs effectuent de nombreuses tâches au sein de l'entreprise,
leur prise de décision constitue leur caractéristique déterminante parmi
les autres acteurs économiques pour contrôler les facteurs de
production.
Dans L'action humaine (1949) Ludwig von Mises souligne que l'entrepreneuriat ne coïncide pas nécessairement avec l'innovation ou l'invention, ce qui le distingue de la définition de Joseph Schumpeter
sur l'entrepreneur innovant et perturbateur. Dans la vie quotidienne,
il est courant de constater que la création de valeur implique souvent
des choix banals des entrepreneurs sur la meilleure façon d'utiliser les
ressources. Cette action n'est pas toujours héroïque ou
particulièrement innovante comme le soutient Joseph Schumpeter.
L'entrepreneur prend des décisions quasi quotidiennement dans des
conditions très ordinaires. Même les entreprises qui ne transforment pas
le monde sont très précieuses. Cette vision de l'entrepreneur de Ludwig
von Mises est une approche mesurée qui contribue grandement à
démystifier l'entrepreneuriat héroïque. Il relativise toutefois la
banalité de l'entrepreneur ordinaire en mettant en valeur les
entrepreneurs promoteurs. Ceux-ci sont particulièrement avides de profit
en adaptant la production aux changements attendus des conditions du
marché. Ce sont eux qui ont le plus d'initiative, le plus d'esprit
d'aventure et la vision la plus rapide des masses. Ce sont les pionniers
de l'initiative et de la promotion de l'amélioration économique.
L'entrepreneur misésien se distingue aussi de l'entrepreneur
bureaucrate. Dans le débat sur le calcul économique dans les années
1930, Ludwig von Mises argumente que même si les planificateurs centraux
(bureaucrates) disposaient des informations nécessaires, ils n'auraient
pas les mêmes incitations que les entrepreneurs ordinaires à prendre
des décisions économiques judicieuses, c'est-à-dire rentables.
Le rôle central de l'entrepreneuriat dans la communication économique
Lors de la discussion sur le calcul économique dans les années 1920,
Ludwig von Mises rejetait la proposition socialiste de nommer des
managers parmi des hommes d'État en les faisant passer pour des
entrepreneurs. Cette stratégie échoue à générer une communication
économique significative.
Dans le débat économique entre les tenants de la tradition
capitaliste, représentée notamment par Ludwig von Mises, et les
partisans du socialisme, la question de la communication économique
efficace occupe une place centrale. Avec sa planification centrale et
l'abolition de la propriété privée, le socialisme relègue les
entrepreneurs à un rôle secondaire dans la détermination des prix et les
prises de décisions économiques. Au lieu de cela, les socialistes
proposent de nommer des managers d'État pour prétendre agir comme des
entrepreneurs et prendre des décisions soi-disant entrepreneuriales.
Cependant, les économistes défenseur de la liberté économique, à
l'instar de Mises, soulèvent des objections fondamentales à cette
proposition. En effet, les bureaucrates ne peuvent jamais véritablement
remplacer les véritables entrepreneurs, car leur autorité découle du
pouvoir politique et non de la responsabilité entrepreneuriale. Leur
prise de décision reste déconnectée des réalités du marché, des signaux
réels de rareté et de demande, et des besoins des consommateurs et des
producteurs.
De plus, les managers d'État sont incapables de générer une
communication économique efficace en l'absence d'incitations
concurrentielles et des mécanismes du marché. Les prix déclaratifs
qu'ils pourraient fixer ou manipuler ne reflètent pas les véritables
préférences et choix des acteurs économiques, et ne fournissent donc pas
d'informations fiables pour orienter les décisions économiques.
À l'opposé, une économie qui encourage et respecte
l'entrepreneuriat actif permet aux véritables entrepreneurs de prendre
des décisions éclairées basées sur les signaux réels du marché. Leurs
actions sont guidées par des informations concrètes et des opportunités
d'affaires, ce qui conduit à une communication économique significative.
Les prix qui résultent de ces décisions entrepreneuriales reflètent
fidèlement les préférences et les évaluations de la rareté relative.
En conclusion, la proposition socialiste de nommer des managers d'État se faisant passer pour des entrepreneurs
échoue à générer une communication économique efficace. Les véritables
entrepreneurs, par leur prise de décisions fondées sur des incitations
de profit et de perte, leur engagement dans l'activité entrepreneuriale
réelle et leur adaptation au marché, sont les acteurs clés pour créer
une communication économique significative dans une économie dynamique.
Le respect de leur rôle central est essentiel pour permettre une
allocation optimale des ressources, favoriser l'innovation et la
prospérité économique.
Citations
- « L'impôt progressif est un mode exagéré d'expropriation ».
- « À la base de toutes les doctrines totalitaires
se trouve la croyance que les gouvernants sont plus sages et d'un
esprit plus élevé que leurs sujets, qu'ils savent donc mieux qu'eux ce
qui leur est profitable. »
- « Il n'y a aucun moyen de soutenir durablement un « boom »
économique résultant d'une expansion du crédit. L'alternative est ou
bien d'aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de l'expansion
monétaire, ou bien plus tard par l'effondrement complet de la monnaie qui est en cause. »
- « Croire en la démocratie implique que l'on croie d'abord à des choses plus hautes que la démocratie. »
- « Si les membres du gouvernement se considèrent comme les
représentants non plus des contribuables, mais des bénéficiaires de
traitements, appointements, subventions, allocations et autres avantages
tirés des ressources publiques, c'en est fait de la démocratie. »
- « Les gens qui se battent pour la libre entreprise ne défendent pas les intérêts de ceux qui se trouvent aujourd'hui être riches. »
- « Du fait de la destruction du système des prix, le paradoxe de
la « planification » tient à ce qu'il est impossible d'y faire un plan,
faute de calcul économique. Ce que l'on dénomme économie planifiée n'est
pas une économie du tout. C'est tout juste un système de tâtonnements
dans le noir. »
- « Le marxisme et le national-socialisme ont en commun leur opposition au libéralisme et le rejet de l'ordre social et du régime capitaliste. Les deux visent un régime socialiste. »
- « L'homme devient un être social non pas en sacrifiant ses propres intérêts à un Moloch mythique appelé Société, mais en cherchant à améliorer son propre bien-être. »
- « La quantité de monnaie disponible dans l'économie est toujours suffisante pour permettre à chacun tout ce que la monnaie fait et peut faire. » (The quantity of money available in the whole economy is always sufficient to secure for everybody all that money does and can do)
- « L'économie de marché n'a pas besoin d'apologistes ni de propagandistes. [...] Si vous cherchez son monument, regardez autour de vous. »
- « La prédilection du libéralisme pour la paix
n'est pas un sport de bienfaisance qui s'accommode fort bien de toute
sorte de convictions. Elle répond à l'ensemble de sa théorie sociale où
elle s'insère harmonieusement. [...] Le pacifisme libéral est un produit logique de la philosophie sociale du libéralisme. Lorsqu'il entend protéger la propriété et rejeter la guerre, ce sont là deux expressions d'un même principe. »
- « Le marxisme a arbitrairement réduit à un tel point le concept "État",
que l'État socialiste n'y pouvait être inclus. On ne doit appeler
"États" que les États et les formes d'État qui déplaisent aux
publicistes socialistes ; ils repoussent avec indignation pour leur État
futur cette appellation ignominieuse et dégradante. L'État futur
s'appellera : société. C'est ainsi qu'on a pu voir d'un côté la social-démocratie
marxiste donner libre cours à ses fantaisies sur la "débâcle" de la
machine étatique, sur "l'agonie de l'État", et de l'autre combattre avec
acharnement toutes les tendances anarchiques, et poursuivre une politique qui mène en droite ligne à l'omnipotence de l'État. »
Beaucoup d'autres citations classées par thèmes dans l'ouvrage The Quotable Mises édité par Mark Thornton (disponible gratuitement en ebook).
Informations complémentaires
Notes et références
Richard L. Fruin fut médecin et chirurgien dans les forces armées américaines.
Edward
Crowell Facey, né le 6 octobre 1929 né à Buffalo, État de New York,
décédé le 16 août 2016. Américain vétéran de l'armée, il a travaillé
comme professeur à l'université de Hillsdale. Au début des années 1960,
il fut le colocataire avec Robert J. Smith
et chercheurs associés au Mises New York Université. Certains jeunes
libertariens du monde entier leur rendaient visite dans leur appartement
du West 72nd Street et Riverside Drive, dont Eduardo Helguera
d'Argentine et Juan Manzano Taylor des Philippines. Les deux amis
passèrent d'excellents moments enrichissants intellectuellement à la Foundation for Economic Education
(FEE) où ils travaillaient durant la journée. Ils passaient des moments
de détente, également, pour jouer au softball avec d'autres jeunes
chercheurs comme Joanne Toedtman, se lançaient en chœur dans des
chansons folkloriques avec Robert E. Gaskins, et échangeaient avec Murray Rothbard et son épouse Joey. Edward Facey assista également aux conférences sur l'objectivisme au Plaza Trader Vic's et au Top of the Sixes.
Dwight D. Murphey est un économiste et juriste américain libéral, né à Tucson, dans l'Arizona, le 14 juin 1934. Il est diplômé de l'Université du Colorado en 1954 où il a étudié le pré-droit en sciences politiques. Il a passé un an à étudier en tant qu'étudiant spécial sous l'aile de Ludwig von Mises à la Graduate School of Business de l'Université de New York entre 1956 et 1957. Puis, il est entré à la faculté de droit de l'Université de Denver. Après avoir obtenu son diplôme en 1959, il a passé huit ans à pratiquer le droit au Colorado, six ans à Denver et deux ans à Colorado Springs. En 1966,
alors qu'il était à Colorado Springs, il s'est présenté comme juge de
district, mais a perdu les élections. L'année suivante, il est devenu
membre du corps professoral de l'université d'État de Wichita,
enseignant le droit des affaires. En 2003, il a pris sa retraite de l'université après 36 ans d'enseignement.
À la fin de sa carrière, dans son ouvrage auto-diffusé en 2009,
Dwight Murphey s'inquiète de la transformation interne des sociétés
libérales occidentales. Il s'est alors laissé captivé par deux vagues de
transformation qui traversent actuellement notre monde : l'entrée de la
Chine et de l'Inde dans l'économie de marché mondiale. Il s'inquiète de
leur impact sur les salaires au niveau de chaque pays, et
l'automatisation croissante du travail qui transforme également le
processus de la production mondiale. Il observe que le premier phénomène
a nettement amélioré le niveau de vie dans les sociétés nouvellement
industrialisées. Mais, en même temps, il a exercé une énorme pression à
la baisse sur les salaires dans le monde développé. Il ajoute que les
premiers entrants chinois et indiens dans l'économie mondiale étaient
des sociétés relativement petites. Ils n'étaient en concurrence directe
qu'avec une petite partie relativement peu qualifiée du marché du
travail du monde développé. Mais il constate amèrement que ce n'est plus
le cas aujourd'hui.
- Publications
- 2009, "A ‘Shared Market Economy’: A Classical Liberal Rethinks the Market System", Self Published
William Burdick, Paul Fair, Richard Guarnieri, Ronald Herz, Isidore Hodes, Robert H. Miller, Frank Dirson et Wayne Holdman
Publications
- Pour une liste détaillée des œuvres de Ludwig Von Mises, voir Ludwig von Mises (bibliographie)
Littérature secondaire
Pour voir les publications qui ont un lien d'étude, d'analyse ou de
recherche avec les travaux et la pensée de Ludwig Von Mises : Littérature secondaire sur Ludwig Von Mises
Articles connexes
Liens externes
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