juin 07, 2026

L'Étatisme avec Arthur Homines (Maman État & Papa État)


La gauche, c’est Maman État. La droite, c’est Papa État. Où t'es, papaoutai ? Où t'es, mamanoutai ? 
 
Sacrée garde alternée ! 
 
 La gauche incarne le versant maternel pathologique, quand la droite incarne le versant paternel pathologique. Tous deux prétendent apporter divers bienfaits aux enfants de la Nation, mais dans les faits ils ne font que tyranniser leurs progénitures. Les rhétoriques changent, mais la vie des enfants reste la même. Ils finissent toujours plus pauvres, plus fliqués et plus malheureux. 
 
 
 
Maman comme Papa considèrent que le monde est corrupteur, menaçant, voire cruel. C'est ce qui explique leur besoin viscéral d'intervenir dans nos vies. Maman État panique à l'idée du grand air du marché libre. Elle va donc réglementer le travail, multiplier les taxes et nous infantiliser au possible. Papa État est obsédé par les menaces extérieures et le désordre intérieur. Il va donc militariser la société et surveiller les frontières de la maison. Nos deux parents toxiques finissant toujours par s'allier contre nous au besoin ! 
 
Maman État et Papa État participent du grand mensonge de l'alternance. Pire, ils nous font CROIRE que nous sommes des enfants, et qu'ils nous seraient donc indispensables ! Ils se passent ainsi le relai tous les cinq ans nous faisant croire que cette fois-ci, cette garde sera la bonne ! Certes, un drôle d'oiseau s'est glissé au milieu. On l'appelle Monsieur-Madame Centre, tout aussi désastreux que Maman ou que Papa. Iel fait un peu de tout, et espère surtout séduire les grands-parents de la Nation ! Une sombre histoire de retraites ! Alors, quel serait donc le problème avec cette garde alternée ? Et bien, ni Maman ni Papa ne peuvent nous élever, et encore moins nous faire grandir. 
 
C'est au-delà de leur volonté. C'est une question de substance, de nature : celle du Pouvoir. Ils sont tous les deux violents à leur manière. Nous sommes en réalité prisonniers d'un foyer sans amour. Peu importe qui a la garde des enfants, l'État s'étend et entache notre propre croissance. Dites, n'avez-vous pas envie de quitter ce foyer ? D'assumer votre réel statut d'adulte ? Il est temps de claquer la porte de la maison. Nous n'avons besoin ni de la surprotection perverse de Maman, ni des coups de ceinture de Papa. Je possède mon corps, je gère mes risques et je choisis mes partenaires économiques. Je suis un adulte, alors ciao et à jamais.
 
Arthur Homines

 
Puisque le Pouvoir se nourrit de notre servitude, osons la Liberté ! - Droit, Économie, Culture. 
 t.me/arthurhomines
 
 
 
 
 
 

Étatisme

L'étatisme désigne la doctrine et pratique politiques par lesquelles l'État intervient (voir interventionnisme) et s’impose en tant qu'appareil de coercition, dans l'ensemble de la vie économique et sociale d'un territoire donné. Même si l'interventionnisme est la pratique la plus courante de l'étatisme, l'octroi de privilèges ou de faux droits relève également de l'étatisme, de même l'absence d'intervention là où la justice l'imposerait pour rétablir le droit


 

« L'étatisme assigne à l'État le devoir de guider les citoyens et de les tenir en tutelle », a écrit Ludwig von Mises en 1944 dans Omnipotent Government, où il explique la "nouvelle mentalité" qui inspire la subordination complète de l'individu à l'État.

On parle ainsi de « système » étatique pour les pays où ces pratiques deviennent la dominante de l'organisation économique et sociale. 

L'anti-étatisme libéral

Les libertariens et les libéraux sont opposés à l'étatisme parce que :


 

L'étatisme cherche son auto-justification dans des théories ad hoc, telle que la théorie des biens publics, ou dans des affirmations qui tiennent du sophisme par lesquelles il prétend représenter la société — sophismes dénoncés aussi bien par les libertariens que par les philosophes :

  • «  Les défenseurs de l’État, y compris les philosophes aristotéliciens et thomistes classiques, sont tombés dans cet énorme non sequitur qui consiste à sauter de la nécessité de la société à la nécessité de l’État. Alors qu’en fait, comme nous l’avons montré, l’État est un facteur anti-social qui empêche l’échange volontaire entre les Hommes, la créativité individuelle et la division du travail. La « société » est une étiquette commode pour décrire la libre interaction entre les personnes dans les échanges volontaires. Il convient ici de rappeler la distinction éclairante établie par Albert Jay Nock entre le « pouvoir social », fruit de l’échange volontaire qui caractérise l’économie et la civilisation, et le « pouvoir étatique », qui consiste dans l’interférence coercitive et l’exploitation de ces avantages. »
        — Murray Rothbard, L'Éthique de la liberté‎, chap. 24

  • «  L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le Peuple. » »
        — Nietzsche

Liens avec des doctrines plus construites

  • Le libéralisme est partiellement incompatible, il conteste l'efficacité d'une telle démarche et se décharge de nombreuses responsabilités inhérentes à l'État-providence » (charities, recherche privée, retraites, ...).
  • Le libertarianisme est opposé à l'État (anarcho-capitalisme) ou se contente d'un État minimal (minarchisme).
  • L'anarchisme est fondamentalement incompatible, rejetant toute autorité coercitive (État ou autre).
  • Les constructivistes, qui proclament que les choix publics doivent être guidés par la volonté de construire un certain type de société définie préalablement.
  • L'utilitarisme, qui proclame que le bien-être des individus est la raison d'être de la société, se sert lui aussi en général de l'État. Voir social-démocratie.
  • Le mercantilisme pour lequel l'économie, et notamment le commerce extérieur, d'un pays aurait pour but essentiel d'accumuler des moyens financiers assurant sa puissance sur le plan international.
  • Le pragmatisme, doctrine de l'instrumentalisation des doctrines aux services des buts poursuivis. Ces buts peuvent être très divers (gain d'une guerre, paix sociale, richesse collective, bien-être du plus mal loti, etc.) mais toujours utilitaires. Le pragmatisme ne rejette donc pas ni n'impose l'étatisme, mais comme celui-ci est un instrument puissant, il est rare qu'il ne soit pas étatiste.
  • Le collectivisme, qui subordonne l'individu au groupe en matière de choix et de responsabilités, en prétendant que cela améliore aussi les conditions de vie de l'individu lui-même.
  • Le totalitarisme, forme extrême de l'étatisme, contrôle totalement la vie des individus par la fusion de l'État, de la société, et des structures de pouvoir et de contrôle (voir Fascisme).

Le libéralisme comme source d'étatisme

Un reproche fait parfois au libéralisme est qu'il peut, paradoxalement, être source d'étatisme[1]. Par exemple, le libre échange intégral, s'il était instauré selon les conceptions du libéralisme, pourrait entraîner la disparition de secteurs économiques entiers d'un pays ; il faudrait donc instaurer des protections (et donc renforcer l'étatisme) pour sauvegarder ces secteurs.

Ce raisonnement n'est pas libéral, il est en réalité de type collectiviste et corporatiste, car on décrète arbitrairement qu'il faut protéger un secteur, qui souffrirait sinon d'une "concurrence déloyale", au détriment d'une partie de la population, empêchée d'acheter des produits meilleurs ou moins coûteux venant de l'étranger, et obligée de consommer des produits locaux.

Citations

  • «  Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s'agrandir. Il se trouve à l'étroit dans sa mission de surveillance. Or, il n'y a pas pour lui d'agrandissements possibles en dehors d'empiètements successifs sur le domaine des facultés individuelles. Extension du pouvoir, cela signifie usurpation de quelque mode d'activité privée, transgression de la limite (...) entre ce qui est et ce qui n'est pas son attribution essentielle. Le pouvoir sort de sa mission quand, par exemple, il impose une forme de culte à nos consciences, une méthode d'enseignement à notre esprit, une direction à notre travail ou à nos capitaux, une impulsion envahissante à nos relations internationales, etc. Et veuillez remarquer, messieurs, que le pouvoir devient coûteux à mesure qu'il devient oppressif. Car il n'y a pas d'usurpations qu'il puisse réaliser autrement que par des agents salariés. Chacun de ses envahissements implique donc la création d'une administration nouvelle, l'établissement d'un nouvel impôt ; en sorte qu'il y a entre nos libertés et nos bourses une inévitable communauté de destinées. »
        — Frédéric Bastiat

  • «  On a maintenant tâté de toutes les variantes de l’étatisme et elles ont toutes échoué. Partout dans le monde occidental au début du 20è siècle les chefs d’entreprise, les politiciens et intellectuels s’étaient mis à appeler de leurs voeux un "nouveau" système d’économie mixte, de domination étatique, à la place du laissez-faire relatif du siècle précédent. De nouvelles panacées, attrayantes à première vue, comme le socialisme, l’État corporatiste, l’État-Providence-Gendarme du monde, etc. ont été essayées et toutes ont manifestement échoué. Les argumentaires en faveur du socialisme et de la planification étatique apparaissent maintenant comme des plaidoyers pour un système vieilli, épuisé et raté. Que reste-t-il à essayer sinon la liberté ? »
        — Murray Rothbard

  • «  Croire que les hommes ne sont pas assez intelligents pour s'entendre en société sans l'intervention de l'État relève d'une conception archaïque de la condition humaine. »
        — Alain Dumait

  • «  Je crois que notre Léviathan Tout Puissant est une infinie source de sagesse, qui apporte la Confiance là où elle serait inimaginable sans Lui, qui fournit des Services Publics qui seraient inimaginables sans Lui. Je crois que la solution ultime à chacun et à tous les problèmes de la vie est que l'État devrait débloquer les fonds nécessaires en insérant les lignes appropriées dans le livre sacré du budget. Alléluia ! »
        — Faré, Le Credo Citoyen

  • «  Le socialisme triomphera sous la forme du socialisme d'État. La bourgeoisie, au lieu de s'opposer aux progrès de ce dernier, le favorise autant qu'il est en son pouvoir. Chacun tâche de happer un morceau du budget, les citoyens ne voient dans les administrations de l'État, des provinces et des communes que des instruments pour se dépouiller les uns les autres. Quelqu'un voudrait-il s'en abstenir qu'il ne pourrait pas. Toutes les fois que les citoyens se sont réunis dans le simple but de résister à une spoliation dont ils étaient les victimes, ils ont échoué. Quand, au contraire, ils se réunissent pour obtenir leur part du gâteau, le succès couronne assez généralement leurs efforts. C'est la fable du chien qui portait le dîner de son maître. […] Tant que subsistera le sentiment qui porte les hommes à s'entre dépouiller au moyen des administrations publiques, les budgets augmenteront, jusqu'à ce qu'enfin, ils produisent la ruine des peuples et qu'un gros dogue prenne la place de cette meute affamée. Il mangera pour quatre, mais il pourra encore y avoir économie, s'il empêche de dévorer ceux qui mangeaient pour huit. »
        — Vilfredo Pareto

  • «  L’étatiste est un homme qui est en train de devenir socialiste, et s’il meurt sans le devenir, c’est qu’il n’a pas assez vécu pour le devenir. »
        — Émile Faguet

  • «  Je crois bien qu’il n’y a pas de libéraux en France. On croit qu’il y a plusieurs partis en France ; c’est une erreur. Il n’y en a qu’un : c’est l’Étatisme. Tous les Français sont étatistes. À ce compte là, la fameuse unité morale devrait exister ; seulement, si tous les Français sont étatistes, chacun veut l’État pour lui et au service de ses intérêts et de ses passions ; et cela ne fait qu’un seul parti en théorie, mais en fait beaucoup en pratique. »
        — Émile Faguet, Le libéralisme

  • «  L’étatisme est la croyance en l'État (c'est-à-dire la coercition par un monopole) comme la solution magique à tous les problèmes ; la superstition selon laquelle il suffit que le gouvernement "débloque" des fonds, pour que n'importe quel problème soit résolu, comme si ces fonds tombaient du ciel, et que le gouvernement était un plombier appelé par Dieu pour réparer la tuyauterie défaillante par laquelle Il nous alimente de sa manne céleste. »
        — Faré

  • «  Votre système est une guerre civile légale, où les hommes se constituent en groupes antagonistes et se battent entre eux pour s’emparer de la machine à fabriquer les lois, laquelle leur sert à écraser leurs rivaux jusqu’à ce qu’un autre gang s’en empare à son tour pour les évincer, le tout dans une protestation perpétuelle d’attachement au bien non spécifié d’un public non précisé. »
        — Ayn Rand, Atlas Shrugged, Discours de John Galt

  • «  Le terme "étatisme" s'applique à un système de pouvoir caractérisé par le contrôle et la domination (absolue ou relative) de l'État par rapport à chaque réalité et activité, avec la suppression ou la soumission de chaque corps intermédiaire ou antagoniste. Clairement, il n'y a aucune entité physique appelée "État" mais des bureaucrates de tout genre dans les différents secteurs (politique, administratif, judiciaire, militaire, financier, etc.) qui travaillent en plein accord à l'alimentation des couches parasitaires dont eux-mêmes sont le noyau central. »
        — Gian Piero de Bellis

  • «  Qui veut diaboliser le marché s'entend à angéliser l'État… »
        — Jean-Louis Caccomo

  • «  L'étatisme n'est pas une philosophie, il n'est pas fondé sur des preuves historiques ni sur des principes rationnels. L'étatisme est une justification a posteriori de la détention de bétail humain. C'est une excuse pour la violence, c'est une idéologie, et toutes les idéologies sont des variantes sur la façon de gérer le bétail humain. »
        — Stefan Molyneux

  • «  L’État ne peut pas créer quoi que ce soit ; ses ordres ne peuvent même pas retirer quoi que ce soit du monde de la réalité, mais ils peuvent le retirer du monde des possibles. L’État ne peut pas rendre l’homme plus riche, mais il peut le rendre plus pauvre. »
        — Ludwig von Mises, Critique of Interventionnism

Informations complémentaires

Notes et références


  1. Voir par exemple L’étatisme libéral.

Voir aussi

Liens externes



 

 

 
 

Aidez-nous à célébrer les 40 ans de Mises U !

40 ans d'enseignement novateur de l'économie autrichienne. Venez célébrer avec nous cette étape majeure pour l'Université Mises !

Aidez-nous à célébrer les 40 ans de Mises U !

C’est une année mémorable à l’Institut Mises. Le grand Murray Rothbard aurait eu 100 ans le 2 mars. Nous avons consacré cette année, l'Année Rothbard, à honorer sa mémoire et à défendre son combat de toute une vie pour la liberté. Le 4 juillet marquera le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance. Nous prévoyons de nous souvenir de ce document révolutionnaire de la bonne manière – à la manière rothbardienne – en rappelant aux gens à quel point il était important dans la lutte pour les droits de propriété et le droit à la sécession. 

 


 

Mais l’anniversaire sur lequel je veux me concentrer ici est celui de l’Université Mises. Ce mois de juillet marquera le 40e anniversaire. Quelle étape ! Merci de croire en ce programme radical d’éducation des étudiants. 

Vous nous entendez dire depuis des années que l'Université Mises est notre programme étudiant phare. En fait, c'est le programme le plus important que nous réalisons à l'Institut Mises. Nous avons accueilli des étudiants du monde entier et de tous horizons sur notre campus pour leur présenter l'approche de l'école autrichienne en matière d'argent et de banque, de théorie politique, d'histoire de l'économie, de cycle économique, et bien plus encore. 

Les professeurs, dont une grande majorité sont eux-mêmes des anciens élèves de Mises U, accueillent et encouragent les questions et les discussions. Ils se nourrissent de l’enthousiasme des étudiants tout autant que les étudiants se nourrissent de la passion dont font preuve les professeurs dans leurs cours. Mises U combine l’énergie du séminaire new-yorkais de Ludwig von Mises et la camaraderie animée des soirées libertaires informelles de Rothbard. 

 La première Université Mises a eu lieu en 1986 et il s’agissait d’un programme radical. Personne impliqué à l’époque ne pouvait imaginer à quel point cela perdurerait et quelle importance cela prendrait dans la lutte pour la vérité et les idées sur les campus universitaires. 

C'est grâce à de formidables supporters que l'Université Mises a 40 ans. Pensez à nous aider à faire de cette université Mises un souvenir inoubliable. Un don de n'importe quel montant, 25 $, 50 $ ou 100 $, est apprécié. 

L'Université Mises n'est pas, et n'a jamais été, pour les âmes sensibles. Les étudiants ont appris auprès d'universitaires chevronnés depuis sa création en 1986. Au cours des premières années, Murray Rothbard, notre premier doyen d'université, a donné des conférences sur le système de réserve fédérale et l'avenir de l'économie autrichienne. Robert Higgs a discuté du New Deal et des modèles de croissance gouvernementale. Richard Vedder a parlé des salaires et des malversations statistiques. Roger Garrison a expliqué la théorie autrichienne du cycle commercial et de la macroéconomie. Jeff Herbener a enseigné la théorie de la valeur et la théorie des jeux.


Aujourd’hui, je donne des conférences sur le calcul, le socialisme et la fondation de l’école autrichienne, Per Bylund sur l’entrepreneuriat et la réglementation, Peter Klein sur la concurrence et le monopole, Jonathan Newman sur la division du travail et l’ordre social, Bob Murphy sur l’inflation et la théorie monétaire, Timothy Terrell sur les solutions écologiques de libre marché et Patrick Newman sur le copinage et l’analyse rothbardienne de la Constitution américaine. 
 
Comme vous pouvez le constater, les cours de l’Université Mises n’ont jamais été légers et simples. Il s'adresse aux étudiants sérieux qui découvrent qu'ils ont été embobinés par la propagande gouvernementale déguisée en éducation. Pour cette raison, Mises U continue d’attirer des étudiants intéressés année après année. 
 
La plupart de ces étudiants optent pour l'examen rigoureux de fin d'études à l'Université Mises. La première partie de l'examen est une révision écrite complète des cours suivis au cours de la semaine. Et les meilleurs étudiants passent un examen oral dirigé par la faculté de Mises U. Encore une fois, ce n’est pas pour les âmes sensibles. 
 
Beaucoup de nos boursiers seniors, boursiers et chercheurs associés sont des anciens élèves de l’Université Mises. Nous pensons que former la prochaine génération de grands universitaires autrichiens – les prochains Rothbard, Raicos et Henry Hazlitts – est un objectif crucial de ce programme. Notre mission est d'encourager ces étudiants à rechercher la vérité et à défendre les idéaux de liberté. Comme le disait Mises : « Seules les idées peuvent vaincre les idées. » Et chez Mises U, nous sommes entièrement axés sur les idées. 
 
 
L'Université Mises n'est pas réservée aux étudiants traditionnels. Tout le monde peut regarder en ligne. En 2012, nous avons lancé Virtual Mises University, le pendant numérique de l'événement en personne. Chaque année, des centaines de supporters de Mises et de curieux du monde entier se connectent à notre diffusion en direct pendant une semaine en juillet. 
 
 L'Université Mises est une expérience qui change véritablement la vie. Notre programme radical rassemble étudiants et professeurs, loin de leurs campus universitaires hostiles, pour s'engager dans des discussions stimulantes telles que la valeur subjective, l'entrepreneuriat, la concurrence, le monopole et l'inflation. Cela se produit aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la classe. Pour cette raison, nous devenons leur foyer intellectuel. Cela n’est possible que grâce à nos courageux supporters. 
 
 
L’Université Mises est notre programme le plus important depuis 40 ans, et nous espérons qu’elle continuera à être un antidote à l’éducation publique pendant encore 40 ans. 
 
 Cordialement, 
 
Joe Salerno, directeur de l'Université Mises et vice-président académique 
 

 Mises Institute


 

L'Institut Mises œuvre pour promouvoir l'école autrichienne d'économie et la tradition misesienne, et défend le marché...

juin 04, 2026

VIOLENCES: l’État a perdu le contrôle !

Sommaire:

A) - Paris en chaos : l’État a perdu le contrôle.

B) - Émeutes, incivilités, insécurité & immigration

C) -



A) - Paris en chaos : l’État a perdu le contrôle.

Paris en chaos : l’État a perdu le contrôle.
Émeutes, pillages, scènes de violence urbaine, forces de l’ordre débordées : ces images ne viennent pas d’un pays lointain.

Elles viennent de Paris… Après la victoire du PSG lors de la Ligue des Champions ! Scandaleux !
🔥 Le problème n’est plus seulement sécuritaire.
Il est politique.
Depuis des années, les mêmes responsables ferment les yeux sur l’ensauvagement, minimisent les émeutes, excusent les casseurs, désarment moralement la police et abandonnent les Français ordinaires à l’insécurité.
Résultat :
🚔 l’ordre recule,
🏙️ les villes se fragmentent,
💸 les commerces paient,
👮 les forces de l’ordre encaissent,
🇫🇷 et l’autorité de l’État devient théorique.
On ne gouverne pas un pays avec des communiqués de compassion, des cellules de crise et des appels au calme.
On gouverne avec l’autorité, la sanction et la restauration de l’ordre public.
⚠️ Une nation qui tolère le chaos dans sa capitale envoie un message de faiblesse à tout le pays.
La France n’a pas besoin d’excuses sociologiques.
Elle a besoin d’ordre, de frontières, de justice rapide et d’un État qui protège enfin les siens.
🛡️ La première liberté, c’est la sécurité. 

ANALYSE – Émeutes à Paris après la victoire du PSG en Ligue des champions : Plus de 780 interpellations, un mort et des scènes de chaos qui font réagir le monde

La victoire historique du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, acquise aux tirs au but face à Arsenal le 30 mai 2026 à Budapest, s’est transformée en une nuit de violence et de chaos dans la capitale française. Ce qui aurait dû être une fête populaire s’est muée en émeutes urbaines, avec incendies de véhicules, pillages, affrontements avec les forces de l’ordre et tentatives d’intrusion dans un commissariat. 

Au total, 780 personnes ont été interpellées à travers la France, dont près de 480 dans la région parisienne, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Un jeune homme de 24 ans est mort dans un accident de scooter sur le périphérique, tandis qu’un adolescent de 17 ans a été grièvement blessé par arme blanche. Sans parler bien sûr les nombreux policiers également blessés.

Ces scènes de « guérilla urbaine », selon les mots de la mairie du 8e arrondissement, rappellent avec une inquiétante régularité les débordements survenus l’an dernier après le premier sacre européen du club. Mais cette fois, le chaos parisien a franchi les frontières : il a été observé, commenté et instrumentalisé bien au-delà de l’Hexagone, révélant l’image dégradée d’une France qui peine à contenir ses propres fractures.

Une fête qui dégénère en guérilla urbaine

Dès le coup de sifflet final à Budapest, des milliers de supporters se sont massés sur les Champs-Élysées et aux abords du Parc des Princes. Environ 20 000 personnes ont convergé sur l’avenue mythique, où les autorités avaient partiellement coordonné l’accès. Très vite, des groupes ont allumé des feux, lancé des feux d’artifice en direction des forces de l’ordre et vandalisé des commerces. Une boulangerie et un restaurant ont été endommagés dans le 16e arrondissement. Des véhicules ont été incendiés, dont plusieurs Lime bikes et des voitures particulières. Des fumigènes et des mortiers ont été saisis par centaines.

La police a dû intervenir à cinq reprises pour débloquer le périphérique parisien, occupé par des manifestants. Un petit groupe a même tenté de prendre d’assaut un commissariat dans le 8e arrondissement, avant d’être dispersé. Les images diffusées par BFM TV et l’AFP montrent des affrontements brefs mais violents, des jets de projectiles et des charges de CRS. Un policier a été grièvement blessé, tandis que 57 agents au total ont été touchés à travers le pays, dont la plupart légèrement.

Un bilan humain et matériel lourd

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a dressé un bilan sévère lors d’une conférence de presse dimanche : 780 interpellations au niveau national, dont 480 en Île-de-France, soit une hausse de 30 à 32 % par rapport à l’année précédente. 277 personnes ont été placées en garde à vue, dont 82 mineurs, pour des faits allant des violences sur agents de la force publique au vol et au vandalisme.

Un drame humain est venu assombrir la nuit : un jeune homme de 24 ans est mort après avoir perdu le contrôle de son scooter et percuté des blocs de béton sur une bretelle du périphérique. Par ailleurs, un adolescent de 17 ans a été gravement blessé par arme blanche dans le 16e arrondissement lors d’une tentative de vol. Au total, 219 personnes ont été blessées en France, dont huit grièvement.

La dimension internationale : Elon Musk et les voix nationalistes pointent Paris du doigt

Ces scènes de chaos n’ont pas seulement choqué la France. Elles ont été observées, relayées et commentées à l’étranger, notamment par des figures influentes du paysage politique et technologique international. Sur X, le réseau social dont il est propriétaire, Elon Musk a relayé des images filmées par le journaliste indépendant Luc Auffret montrant une foule de jeunes courir près du Parc des Princes, la police aux trousses, au milieu d’un amas de vélos en flammes. « Des problèmes à Paris », a sobrement commenté le multimilliardaire américain, connu pour ses prises de position critiques sur l’évolution de certaines capitales européennes.

Ce commentaire, aussi lapidaire soit-il, porte loin. Elon Musk, avec ses centaines de millions d’abonnés, donne une résonance mondiale à des images qui, autrement, seraient restées dans le cercle des médias français. En pointant du doigt « les problèmes à Paris », il alimente une narration déjà bien installée dans certains cercles internationaux : celle d’une France — et plus largement d’une Europe — incapable de maintenir l’ordre public dans ses propres capitales. Ce n’est plus seulement une question de sécurité intérieure, mais une atteinte à l’image de marque de la France, à son soft power et à sa capacité à incarner un modèle de civilisation stable et attractive.

Loin d’être isolée, la réaction de Musk s’inscrit dans un concert plus large de voix nationalistes et identitaires occidentales. L’activiste britannique Tommy Robinson a tweeté : « Les pillages se poursuivent dans la nuit en France, alors que des ‘envahisseurs’ sèment le chaos après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. Victoire ou défaite, le match de football produit le même résultat dans les rues d’Europe. Qu’on les expulse tous. » De son côté, le chef du PVV néerlandais Geert Wilders et la patronne de l’AfD allemande Alice Weidel ont lancé un appel explicite à la « remigration » des fauteurs de trouble.

Ces réactions internationales soulignent un phénomène récurrent : les violences urbaines qui éclatent régulièrement en France après des événements sportifs ou sociaux sont de plus en plus lues à l’étranger comme le symptôme d’un échec profond de l’intégration et d’une perte de contrôle sur l’immigration. Pour ces observateurs, Paris n’est plus seulement la Ville Lumière, mais le symbole d’une Europe qui peine à préserver son identité et son ordre public face à des flux migratoires massifs et à des poches de non-assimilation. L’image de la France, déjà fragilisée par des années de tensions sociales et sécuritaires, en sort durablement écornée sur la scène internationale.

Une violence récurrente et politisée

Ces débordements ne sont pas nouveaux. L’an dernier, après la première victoire du PSG en Ligue des champions face à l’Inter Milan, on comptait déjà près de 500 interpellations à Paris, deux morts, plus de 190 blessés et des centaines d’incendies à travers le pays. Les autorités avaient déployé 22 000 policiers et gendarmes cette année, anticipant les risques, tout en gérant simultanément Roland-Garros et plusieurs grands concerts.

La dimension politique n’a pas tardé à émerger en France même. Marine Le Pen a dénoncé « des scènes de chaos qui se multiplient au moindre prétexte », estimant que « les Français n’en peuvent plus ». Jordan Bardella, président du Rassemblement National, avait déjà qualifié Paris de « terrain de jeu pour voyous » après les incidents de 2025, pointant du doigt une « multiculturalité » débridée. Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait parlé de « barbares » et de « sauvagerie ». La mairie du 8e arrondissement a même réclamé une doctrine de « zéro rassemblement » sur les Champs-Élysées, jugeant que l’avenue était devenue « une arène de guérilla urbaine ».

L’impact économique : un coût direct et réputationnel élevé

Au-delà des images, ces violences génèrent un coût économique significatif. Le déploiement de 22 000 policiers et gendarmes représente un effort financier considérable en heures supplémentaires, logistique et équipements. Les frais de justice liés aux 780 interpellations et 277 gardes à vue mobiliseront les tribunaux pendant des mois.

Les dommages matériels sont concrets : véhicules incendiés, commerces vandalisés (boulangerie et restaurant endommagés), pillages signalés dans une quinzaine de villes. Pour les commerçants des Champs-Élysées et des zones proches du Parc des Princes, la soirée a signifié une perte immédiate de chiffre d’affaires. Les assurances couvriront une partie des dégâts, mais les hausses de primes futures et les pertes d’exploitation pèsent sur les petites entreprises.

L’impact le plus lourd reste probablement le dommage réputationnel. Paris, première destination touristique mondiale, voit son image de ville sûre et raffinée atteinte par des images de chaos diffusées internationalement. La réaction d’Elon Musk et les commentaires de figures comme Wilders ou Weidel amplifient cette perception négative. Les conséquences probables incluent une baisse des réservations hôtelières et des dépenses touristiques dans les semaines suivantes, un effet dissuasif sur les congrès et événements internationaux, et une possible retenue des investisseurs étrangers face à une image d’instabilité. Ces coûts indirects, difficiles à chiffrer précisément à court terme, pèsent sur l’attractivité économique de long terme de la capitale et du pays.

Une fête confisquée par la violence et observée par le monde

La victoire européenne du PSG, deuxième sacre consécutif et exploit historique pour le club, aurait dû être un moment de liesse nationale. Elle s’est au contraire transformée en un nouveau révélateur des fractures françaises — et, de plus en plus, européennes. Malgré un dispositif policier massif et des appels au calme répétés, une minorité déterminée a une nouvelle fois imposé sa loi dans les rues de la capitale.

Mais cette fois, le chaos parisien n’est plus seulement un fait divers hexagonal. Il est observé, commenté et instrumentalisé à l’étranger, notamment par des voix influentes comme Elon Musk ou des leaders nationalistes européens. Pour ces observateurs, les images de voitures brûlées, de pillages et de guérilla urbaine à Paris ne sont pas un accident isolé, mais le symptôme d’un modèle d’immigration et d’intégration en faillite. 

La France, qui se veut toujours une puissance culturelle et diplomatique majeure, voit son image ternie à l’international, alimentant les discours sur la « remigration » et la nécessité de reprendre le contrôle des frontières. 

Ce qui se joue à Paris ce soir-là dépasse le cadre d’une simple célébration sportive : c’est une atteinte à la crédibilité de la France sur la scène mondiale, à sa capacité à incarner un modèle de stabilité et d’attractivité. Paris, et au-delà, attend des actes. Le monde regarde. Et les récits qui se construisent à l’étranger sur ces images risquent de peser longtemps sur la perception de la France.

À lire aussi : Deux morts, 700 incendies, Paris en feu : Quand la victoire du PSG en Ligue des champions vire (encore !) en scènes de guerre civile !

B) - Émeutes, incivilités, insécurité & immigration


 

Délinquance : les enfants d'Africains surreprésentés

Un chercheur publie une enquête qui révèle l'importance des délits commis par cette population.

Novembre 2005, la France se réveille abasourdie après trois semaines d'émeutes. On évoque le malaise d'une jeunesse marginalisée. Mais tous les quartiers sensibles n'ont pas flambé. La carte des émeutes épouse celles des cités où vivent de larges familles africaines, constate à l'époque le sociologue Hugues Lagrange. Depuis, ce chercheur au CNRS a poursuivi son enquête auprès de 4 500 adolescents, de la banlieue parisienne, du XVIIIe arrondissement et d'une périphérie de Nantes. Les résultats, exposés dans Le Déni des cultures, paru la semaine dernière affinent son diagnostic : «Les jeunes Noirs français issus de l'immigration africaine, sont, à conditions sociales égales, 3 à 4 fois plus souvent mis en cause en tant qu'auteurs de délits que les autochtones. Ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus.» Surreprésentés dans la délinquance, «ces enfants de familles subsahariennes présentent également, dès la maternelle, plus de difficultés d'apprentissage des fondamentaux», précise ce chercheur au CNRS, pour justement sortir du déni.

Car la sociologie française n'aime guère l'approche par les origines ou le «facteur culturel», perçue comme l'antichambre des théories raciales. Elle privilégie l'analyse sociale. Mais les temps changent. La démographe Michèle Tribalat vient de montrer la transformation radicale de certains quartiers en Île-de-France, sous la poussée d'une forte immigration subsaharienne. Vingt villes franciliennes présentent maintenant des concentrations exceptionnelles, avec un jeune sur cinq d'origine subsaharienne. À Grigny, dans l'Essonne, c'est un mineur sur trois.

Ces travaux restent polémiques. Hugues Lagrange souligne d'ailleurs l'importance de la ségrégation sociale et ethnique, avant de livrer un portrait de la dernière vague d'immigration africaine venue de la région du Sahel dans les années 1980. Ces familles rurales, patriarcales, souvent illettrées, ont été profondément déstabilisées à leur arrivée. Leur système d'éducation par le village, avec l'intervention de tous les adultes, plus que des parents, n'opère plus. «Les pères, souvent autoritaires, dominent leur épouse plus jeune, confinée au foyer, mais peinent avec les enfants», selon le sociologue.

Leur éducation par les coups est soudain montrée du doigt par l'école, comme une maltraitance. «Les parents se sentent impuissants. Ils ont le syndrome du numéro vert», résume le psychiatre Ferdinand Ezembe, qui s'occupe de médiation culturelle (voir ITW). Les enfants se retrouvent déchirés entre deux mondes. «Ils souffrent de voir leurs parents disqualifiés par la société, tandis qu'eux-mêmes rencontrent l'échec scolaire», détaille Hugues Lagrange. Certains entrent dans la délinquance, aspirés par les bandes des cités où ces familles sont concentrées. «Cette surdélinquance repose sur un triangle : l'organisation familiale, la relégation dans des quartiers ghettos et l'échec scolaire précoce. Ces trois facteurs sont indissociables», insiste le sociologue.

L'arrivée récente de familles rescapées de pays en guerre, comme le Zaïre ou le Congo, ajoute ses drames. «Lorsque les enfants sont délinquants, ils sont souvent dans l'hyperviolence» , affirme le sociologue. Mais si les difficultés des enfants d'Africains sont bien réelles, elles restent, rappelle Hugues Lagrange, cantonnées à l'Ile-de-France.

Trois questions à Ferdinand Ezembé

Psychiatre et spécialiste de la médiation interculturelle

Les familles africaines ont-elles des difficultés particulières d'éducation ?

Ce n'est pas leur culture en soi qui pose problème, mais les tiraillements avec la société française. Et leur situation sociale. Les pères se montrent souvent très violents avec leurs enfants, lorsqu'ils ont fait des bêtises. L'un d'eux proposait de corriger sa fille au collège devant tout le monde, en gage de soutien au proviseur, sans comprendre que cela aurait gravement humilié l'enfant. Ils ne savent pas comment s'y prendre.

Les travailleurs sociaux n'ont pas réussi à faire passer le message ?

Les villes nous sollicitent de plus en plus pour faire de la médiation interculturelle, car la rencontre d'un père malien et d'une assistante sociale tourne souvent au dialogue de sourds. Elle le considère comme l'archétype du machisme. Et lui refuse qu'une jeune femme de 23 ans lui explique comment éduquer ses huit enfants. Les institutions essaient d'ailleurs de contourner les pères, et c'est une erreur. On ne pourra pas faire sans eux. Il faut les aider à exercer leur autorité.

Quel rôle jouent les mères ?

Les femmes africaines portent le projet d'intégration, bien plus que les pères. La réussite scolaire repose sur elles. Mais il faut qu'elles se forment. Car en Afrique, l'enfant n'est pas considéré comme un partenaire. On joue peu avec lui. Il s'élève avec ses pairs et ses frères. En France, nos médiateurs demandent aux mères de rester dehors avec leurs enfants pour qu'ils ne soient pas seuls.


Quatre facteurs déterminants

Dans son livre, le sociologue Hugues Lagrange détaille les mécanismes qui freinent l'intégration des enfants d'Africains du Sahel.

? Formation d'«enclaves ethniques»

La très forte concentration de familles africaines concerne 20 à 25 communes d'Ile-de-France principalement. La moitié des migrants d'Afrique débarquent en Seine-Saint-Denis. Lorsqu'ils s'installent dans une cité, les classes moyennes autochtones sont déjà parties. «Ensuite, les phénomènes d'éviction sont importants.» Dans ces communes, la ségrégation ethnique s'est accrue dans les années 1990. Aujourd'hui, les classes moyennes maghrébines quittent à leur tour les cités. Certains quartiers sont ainsi devenus, selon le chercheur des «sortes d'enclaves ethniques». «Dans ces cités, le taux de délinquance se fixe haut, autour de 15 % mais n'augmente pas avec l'arrivée de nouvelles familles sahéliennes, comme si la régulation par le groupe se remettait à fonctionner.»

? Monoparentalité, polygamie et délinquance

Les enfants de familles monoparentales ont globalement plus de probabilité d'entrer en délinquance. En revanche, cette relation s'inverse pour les familles du Sahel. Ces foyers connaissent peu de divorces. Et lorsqu'une femme élève seule ses enfants, «c'est souvent une mère courage, qui a fini par quitter un époux polygame ou violent. Les enfants s'en sortent mieux : les filles se solidarisent avec la mère et les garçons assument le rôle de l'homme », selon le chercheur. Dans les familles polygames, l'échec scolaire est massif, tout comme la part des adolescents verbalisés. «Cependant, ces foyers sont peu nombreux en France. Au Val Fourré, il y a 70 familles concernées. Mais localement c'est un problème, car cela représente 1 200 enfants.»

? L'islam comme lien avec les parents

À l'adolescence, les garçons sont en opposition avec la société, qu'ils jugent hostile. Ils subissent des contrôles policiers à répétition et des discriminations. Ils se heurtent aussi à leurs parents. Pour ne pas rompre totalement avec leurs origines, certains adoptent un islam fondamentaliste. La pratique religieuse augmente parmi la deuxième génération.

? L'absence des cadres

Lorsque dans un quartier, le pourcentage de cadres grimpe de 3 % à 7 %? tout change ! Il suffit d'une petite élite pour modifier les dynamiques scolaires. À Paris, la mixité sociale se maintient jusqu'à l'entrée au collège.

Il manque un peu de questionnement dans cette recherche, elle n'expose qu'une simple réalité qui laisse place à des suggestions de divisions!!!! Elle ne se base sur aucun fait d'expérience de vie concrète, qui ne cite pas les conditions d'apprentissages pour dire que ces gens ont plus de difficultés pour apprendre les fondamentaux ? Là où il y a colères et violences c'est qu'il y a également mensonges et injustices. Une étude qui se base sur les défauts des uns et des autres pour se décridibiliser de toutes conséquences lié aux passées. Une excuse culturelle extrémement mal menée qui n'obeit à aucune vérité complète, mais à la sélection de certains arguments déformés. Acte = conséquence ! Meï Sun

 C) -

Sanction

Violences après la victoire du PSG : Lecornu explore la piste des prestations sociales pour financer les réparations

Le Premier ministre veut passer d’un système où la réparation incombe à la collectivité à un système où les fauteurs de troubles paient. Il a demandé aux ministres de préparer les textes.

Les réparations des dégradations commises après la victoire samedi soir du PSG en finale de la Ligue des champions s’organisent. Sébastien Lecornu «a demandé aux ministres concernés de préparer les textes organisant le paiement par leurs auteurs des dommages qu’ils ont causés», a annoncé Matignon.

«Il s’agit de passer d’un système où la réparation incombe à la collectivité à un système où ce sont les fauteurs de troubles qui paient, a-t-il ajouté. Cela implique le recouvrement, par voie civile, des sommes correspondant aux réparations, y compris à travers les prestations sociales.»

«Réparation civile»

Devant l’Assemblée nationale mardi, Sébastien Lecornu avait souhaité «aller plus loin» dans la sanction. «On a un système qui, essentiellement, s’est fondé sur une réponse pénale. Or, on est sur des dégradations qui sont des dégradations matérielles qui coûtent extraordinairement cher à la société, […] ça pose la question de la réparation civile» pour que les victimes soient «correctement indemnisées».

Le Premier ministre a dit qu’il n’était «pas favorable aux suspensions des prestations sociales» mais qu’il souhaitait «permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre, de financer justement ces réparations».


 

Reportage

«En colère» contre ces violences, Sébastien Lecornu avait également dénoncé une «inversion des valeurs» qui consisterait à incriminer les forces de l’ordre, en assurant policiers et gendarmes de son soutien inconditionnel.

890 interpellations

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état lundi 1er juin au matin de «890 interpellations» lors des débordements après la victoire du PSG en Ligue des champions. Sans qu’il ne précise si elles ont eu lieu samedi ou dimanche soir. La procureure de Paris, Laure Beccuau, s’est également exprimée lundi matin sur BFM TV, annonçant que 256 personnes avaient été placées en garde à vue à Paris en marge du sacre du club parisien.

Au total, le nombre d’arrestations est en hausse «de plus de 45 par rapport à 2025 et le premier sacre européen du Paris-Saint-Germain, a chiffré le locataire de Beauvau au micro de France Inter. Il a ajouté que «178» policiers et gendarmes ont été blessés au cours de ces deux jours.

https://www.liberation.fr/politique/violences-apres-la-victoire-du-psg-lecornu-explore-la-piste-des-prestations-sociales-pour-financer-les-reparations-20260603_LZHTL3DFGFAVNFCNM4FANAPPO4/

 

 On peut trouver toutes les raisons du monde au phénomène des casseurs qui se sont encore récemment illustrés dans la capitale. On peut plonger sociologiquement aussi loin qu'on le souhaite. Qu'importe, la conclusion reste la même : en aucun cas les productifs ne devraient payer les pots cassés à cause de cette minorité aliénée.

En présence du monopole de la violence qu'on nomme l'État et sans possibilité immédiate de faire sans, nous sommes en droit d'exiger qu'il se comporte au moins en "ravisseur rationnel". C'est un peu l'image d'une mafia pratiquant le racket et la menace sur ses victimes. Nous attendrions au moins d'elle deux repas chaud par jour et une protection en guise de compensation.

Aujourd'hui, nous n'avons même plus droit à ces services minimum de la mafia légale. Notre "retour sur investissement forcé" est inexistant. Pourtant, l'État devrait agir autant que faire se peut en gestionnaire de biens privés. L'hypothèse est irréaliste à terme en raison de la nature de l'État, mais j'use volontairement de cette image du syndic de copropriété pour vous faire comprendre l'idée.

Le principe, c'est que tout casseur interpellé devrait être traité comme un débiteur, car il a dégradé la "copropriété France". L'État ordonnerait ainsi la saisie et le gel de ses actifs personnels. Blocage des comptes bancaires, saisie des véhicules et de matériels technologiques, aides sociales coupées, etc. La dette devra être assumée par les responsables.

Si le casseur est mineur (ce qui arrive souvent), le principe de responsabilité civile s'applique : la dette est transférée aux parents. En cas d'insolvabilité, la dette serait prélevée sur des revenus futurs jusqu'à remboursement intégral. L'option du travail en détention ou sur la voie publique étant également envisageable.  La voie choisie importe peu : une société saine pénalise nécessairement ses éléments antisociaux.


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