Affichage des articles dont le libellé est corruption. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est corruption. Afficher tous les articles

décembre 31, 2025

Le Macronisme aigu !

La macronie : un système opaque gangréné par le népotisme, le copinage et l’impunité 

Le pouvoir macroniste, souvent qualifié de « macronie », se présentait comme une rupture avec l’ancien monde politique, promettant renouvellement, transparence et moralisation de la vie publique.

 


Pourtant, près de neuf ans après l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, le bilan est accablant : un entourage verrouillé, des nominations douteuses, des affaires étouffées et une déconnexion croissante avec les Français.

Loin d’avoir éradiqué les vieux démons du clientélisme et du favoritisme, la macronie les a exacerbés, transformant l’État en un réseau d’influences où les fidèles sont récompensés et les critiques marginalisées.


 

Le népotisme et le copinage au cœur du système

Dès 2017, Emmanuel Macron promettait une loi contre le « népotisme », en réaction à l’affaire Fillon. Ironie de l’histoire : son propre quinquennat (puis second mandat) a été marqué par une série de nominations perçues comme du pur favoritisme. Des proches du couple présidentiel ont été placés à des postes clés, souvent sans que leurs compétences justifient pleinement ces choix.

  • Des cas emblématiques comme la tentative de nomination de l’écrivain Philippe Besson au consulat de Los Angeles en 2018, annulée sous la pression pour « copinage ».
  • Plus récemment, des soupçons autour de subventions accordées à des associations dirigées par des amies de Brigitte Macron, comme l’affaire des 2 millions d’euros versés à l’association e-Enfance de Justine Atlan via les Pièces Jaunes.
  • La suppression du corps diplomatique en 2022 a été dénoncée comme un moyen de placer des fidèles sans passer par les concours traditionnels, renforçant l’accusation de « recasage » des alliés politiques.

Ces pratiques ne sont pas isolées : elles s’inscrivent dans une logique d’entre-soi élitiste, où l’accès au pouvoir passe plus par la proximité avec le président que par le mérite républicain. La macronie fonctionne comme un club fermé, où les hauts fonctionnaires, banquiers et communicants issus des mêmes écoles (ENA, Sciences Po) se cooptent mutuellement.


 

L’opacité et l’étouffement des affaires

La macronie excelle dans la gestion des scandales : rapidité à classer, enquêtes bâclées et communication verrouillée. L’affaire Benalla en 2018 a révélé un Élysée prêt à protéger ses proches au prix de mensonges d’État. Depuis, les controverses se multiplient sans conséquences réelles :

  • Conflits d’intérêts dans les cabinets ministériels.
  • Pantouflage vers le privé (McKinsey, cabinets de conseil).
  • Dépenses opaques autour de la Première dame, épinglées par la Cour des comptes.

En 2025, alors que la France traverse une crise politique profonde (instabilité gouvernementale, dette explosive, contestations sociales), l’entourage macroniste semble imperméable aux critiques. Le président, isolé, s’appuie sur un cercle restreint qui filtre l’information et marginalise toute voix dissonante.

Une illustration parfaite : les théories conspirationnistes comme symptôme d’une défiance totale

La prolifération de rumeurs extrêmes, comme celles relayées sur X affirmant que des opposants gênants (tels qu’Olivier Marleix) auraient été « suicidés » pour protéger des dossiers sensibles sur la finance ou la souveraineté nucléaire, traduit une défiance abyssale envers le pouvoir. Ces théories, amplifiées par des sites comme Profession Gendarme qui citent des sources alternatives et présentent des spéculations sur un possible rôle de l’État ou de Macron dans la mort de Marleix, émergent dans un contexte où les enquêtes officielles ont conclu à un suicide sans intervention extérieure, comme l’a confirmé le parquet de Chartres en juillet 2025 après autopsie et analyses.

Bien que ces allégations restent spéculatives et non étayées par des preuves concrètes, elles fleurissent parce que la macronie a elle-même alimenté le soupçon par son opacité récurrente. Quand les enquêtes officielles sont perçues comme expéditives par une partie du public, et que les critiques légitimes sur des scandales comme Alstom (où Marleix avait enquêté) sont minimisées, l’imagination comble le vide au détriment de la vérité et de la sérénité publique, même si les faits établis pointent vers une tragédie personnelle plutôt qu’un complot.


 

Une dérive autoritaire au service d’un clan

La macronie n’est pas seulement clientéliste ; elle est devenue un système où le pouvoir présidentiel s’exerce sans contre-pouvoirs efficaces. Dissolutions d’assemblée intempestives, usage massif du 49.3, nominations contestées : tout concourt à concentrer les décisions entre les mains d’un petit groupe. Les Français, épuisés par l’inflation, les réformes impopulaires et l’instabilité, paient le prix de cette gouvernance arrogante.

Emmanuel Macron avait promis de restaurer la confiance dans la politique. Il laisse derrière lui un pays divisé, méfiant et convaincu que le sommet de l’État fonctionne d’abord pour ses propres intérêts.

La macronie n’est pas une renaissance : c’est la confirmation que, en France, le pouvoir corrompt toujours ceux qui s’y accrochent trop longtemps.

Il est temps de tourner la page pour retrouver une République exemplaire, loin des réseaux et des privilèges d’un clan.

https://multipol360.com/la-macronie-un-systeme-opaque-gangrene-par-le-nepotisme-le-copinage-et-limpunite/

 

décembre 24, 2025

La narration triomphale de Donald Trump entre âge d’or ou mirage économique ?

Trumps News !!
 
L'âge d'or économique est en route aux USA
 
Les économiste se sont plantés notamment chez bloomberg: Le PIB du troisième trimestre a atteint 4,3 % aux États-Unis. les prévisions de 3,2 % sont bien dépassées. Ses réformes fiscales, voire ses fameux droits de douanes font que les investissements sont importants ! Fake ou réalité ??
 


La croissance des Etats-Unis a atteint 4,3 % en rythme annualisé au troisième trimestre, selon une estimation préliminaire du Bureau of Economic Analysis (BEA). Un niveau inédit depuis deux ans, qui a pris de court les marchés : les analystes tablaient sur un net ralentissement de l’activité, autour de 3,2 %, après 3,8 % au trimestre précédent, d’après le consensus de Trading Economics.

Rapportée d’un trimestre à l’autre, la progression du produit intérieur brut s’élève à 1,1 %. Le BEA souligne que cette hausse est principalement portée par une « accélération de la consommation ». Les dépenses publiques, notamment militaires, ainsi que les exportations ont également contribué à la dynamique, tandis que les investissements ont légèrement reculé.

« L’âge d’or économique de Trump est lancé »

Ces chiffres ont été publiés avec près de deux mois de retard en raison du « shutdown » fédéral qui a paralysé les agences statistiques entre début octobre et mi-novembre. Donald Trump s’est empressé de saluer ces données sur Truth Social, affirmant que « l’âge d’or économique de Trump est lancé à TOUTE vapeur » et que les économistes « se sont trompés mais "TRUMP" et quelques autres génies avaient raison ».

Dans un autre message, le président américain a attribué ces « chiffres économiques GENIAUX » aux droits de douane instaurés depuis son retour à la Maison-Blanche, tout en répétant qu’il n’y a « PAS D’INFLATION ». Or, selon le BEA, l’inflation mesurée par l’indice PCE a réaccéléré entre juillet et septembre, tandis que les revenus réels, corrigés de l’inflation, sont restés stables.

 


 

Les ménages riches soutiennent la croissance

Pour expliquer la vigueur de la consommation malgré ce contexte, Michael Pearce, économiste chez Oxford Economics, évoque un effet de richesse concentré sur les ménages les plus aisés. Ces derniers, qui représentent une part importante des dépenses, bénéficient de la hausse continue de l’immobilier et de la bonne performance des marchés boursiers.

Les perspectives apparaissent toutefois plus contrastées pour la fin de l’année. Oliver Allen, de Pantheon Macroeconomics, estime que la croissance sera « moins reluisante » au quatrième trimestre, pointant la faiblesse du marché du travail, la stagnation des revenus réels et l’épuisement de l’épargne accumulée pendant la pandémie. Le Conference Board note de son côté que le moral des consommateurs continue de se dégrader, sur fond d’inquiétudes persistantes liées aux prix et à l’inflation.

https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/4193020-20251223-etats-unis-croissance-americaine-grimpe-trump-affirme-age-or-economique-lance

Dossier USA


 
Le président Trump prépare un BOOM ÉCONOMIQUE en 2026
• Inflation en baisse à 2,7 %
• Normes sur le carburant assouplies → voitures moins chères
• Revenus des droits de douane → possible chèque de remboursement en 2026
• Plus grande saison de remboursements d’impôts de l’HISTOIRE
• Comptes Trump pour les enfants
• Groupe de travail pour faire baisser les prix alimentaires
• Revenus réels en hausse
• 100 % des nouveaux emplois vont aux Américains nés aux États-Unis
• Plan logement majeur à venir
• Déficit commercial en forte baisse
 
 

 
Voici les faits concernant les registres de vols Trump-Epstein :
Donald Trump a effectué exactement 7 vols documentés à bord de l’avion de Jeffrey Epstein, tous entre 1993 et 1997 :
 
🛫4 vols en 1993
🛫1 vol en 1994
🛫1 vol en 1995
🛩1 vol en 1997
 
⛱️Epstein n’a acheté l’île Little St. James qu’en 1998 — après le dernier vol de Trump.
 
Les 7 vols étaient de courts trajets intérieurs, principalement entre Palm Beach et la région de New York / New Jersey.
Un vol en 1994 incluait une escale à Washington, D.C. ; certaines sources comptent cette escale comme deux segments distincts, ce qui explique les affirmations parlant de « 8 vols » au lieu de 7.
 
Il n’y a eu aucun vol vers les îles Vierges américaines.
Il n’existe aucune preuve — ni registre de vol, ni document, ni témoignage — indiquant que Trump se soit rendu sur l’île d’Epstein.
 
L’affirmation selon laquelle il y serait allé est impossible compte tenu de la chronologie et reste totalement non étayée.
C’est pour cela que Trump parle d’un canular démocrate.
Les faits, selon ce texte, lui donnent raison.
 



 
 
 
 
EPSTEIN. Le saviez-vous ? Marius Robepstein était un manager autrichien résidant en Arabie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
CORRUPTION MASSIVE EN UKRAINE. 
Selon une ONG suisse (GI-TOC), près de 600 000 armes livrées à l’Ukraine ont été PERDUES ou VOLÉES depuis 2022. Fusils d’assaut, armes légères et équipements militaires auraient disparu des circuits officiels, dans un contexte de guerre mais aussi de contrôles défaillants et de corruption endémique.
Ce choc intervient alors que l’Union européenne vient d’approuver 90 MILLIARDS D’EUROS supplémentaires d’aide à Kiev. Un contraste saisissant : toujours plus d’argent et d’armes envoyés, toujours moins de transparence sur leur destination réelle.
Des experts alertent sur un risque majeur de trafic international, ces armes pouvant alimenter mafias, milices ou réseaux terroristes bien au-delà du front ukrainien.
 
Un dossier qui donne raison aux mises en garde répétées de Donald Trump : sans audits stricts, sans contrôle sérieux, l’aide occidentale devient un puits sans fond, payé par les contribuables américains et européens. (A)
 
 Dernière info:
Après l’Argentine et le Chili, le Honduras passe à droite en élisant Nasry Asfura.
Nasry Asfura, le Trump du Honduras est élu président du pays pour la période 2026/2030 et met fin à des années de socialisme, c’est inédit.
 
 

Âge d’or ou mirage économique ? Les failles cachées de la croissance américaine 

Les États-Unis affichent une croissance insolente de 4,3% au troisième trimestre ; Donald Trump proclame l’avènement de son « âge d’or ». Mais les chiffres et les experts nuancent fortement cette réalité, révélant une économie sous perfusion de dépenses publiques et de consommation des plus aisés.

La machine économique américaine a, une nouvelle fois, déjoué les pronostics. L’estimation préliminaire du Bureau of Economic Analysis (BEA) a révélé une progression du PIB de 4,3% en rythme annualisé entre juillet et septembre, bien au-delà des anticipations des marchés. Un chiffre immédiatement brandi comme un trophée par l’actuel locataire de la Maison-Blanche.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a tonné : « L’âge d’or économique de Trump est lancé à TOUTE vapeur », attribuant cette performance à sa politique commerciale agressive et en assurant, contre toute évidence statistique, qu’il n’y a « PAS D’INFLATION ».

Pourtant, derrière ce taux de croissance inédit depuis deux ans, se cache un tableau économique bien plus contrasté, presque schizophrène. La vigueur apparente repose principalement sur une « accélération de la consommation », elle-même portée par un phénomène inquiétant : l’effet richesse. Comme le souligne Michael Pearce d’Oxford Economics, la dépense est soutenue par les ménages les plus fortunés, dont le patrimoine est dopé par la flambée persistante de l’immobilier et des marchés boursiers. Une croissance à deux vitesses, où la majorité des Américains, confrontés à la stagnation de leurs revenus réels et à la réaccélération de l’inflation (mesurée par l’indice PCE), ne profitent guère de cet « âge d’or » proclamé.

Le moteur caché : dépenses publiques et résilience européenne

L’analyse des composantes de cette croissance est édifiante. Outre la consommation d’une minorité, les dépenses publiques, notamment militaires, ont significativement contribué à la dynamique. En d’autres termes, l’État a lui-même actionné la pompe. Plus subtilement, un autre facteur, rarement mis en avant par l’administration Trump, joue un rôle crucial : la relative résilience économique de l’Europe.

Contrairement à l’idée d’une autarcie prospère, la santé des exportations américaines, également citée par le BEA, dépend en partie de la capacité d’achat de ses partenaires. Dans un contexte de guerre en Ukraine, les commandes européennes, qu’elles soient énergétiques (GNL) ou militaires, irriguent l’industrie outre-Atlantique. Dans une certaine mesure, les économies du Vieux Continent, bien que fragilisées, assurent malgré elles une partie du « service après-vente » de la croissance américaine, en important biens et services.

Un horizon assombri pour le quatrième trimestre

Cet emballement trimestriel masque-t-il un essoufflement prévisible ? Pour de nombreux analystes, la réponse est oui. Oliver Allen, de Pantheon Macroeconomics, prédit une croissance « moins reluisante » pour les derniers mois de l’année. Les vents contraires se multiplient : le marché du travail montre des signes de faiblesse, l’épargne pandémique des ménages s’épuise et le moral des consommateurs, selon le Conference Board, continue de se dégrader face à l’inflation tenace.

Ainsi, la narration triomphale de Donald Trump rencontre la froide objectivité des données. S’il est indéniable que l’économie américaine montre une résistance remarquable, la qualifier d’« âge d’or » relève davantage du slogan de campagne que de l’analyse économique. Cette croissance, dopée aux dépenses publiques et à la fortune d’une minorité, reste vulnérable. Elle s’appuie aussi, ironiquement, sur la demande persistante d’une Europe que l’administration Trump a souvent traitée avec dédain. Un âge d’or ? Plutôt un mirage aux bases fragiles, qui pourrait bien se dissiper dès les prochaines publications statistiques.

https://multipol360.com/age-dor-ou-mirage-economique-les-failles-cachees-de-la-croissance-americaine/

 

 

novembre 17, 2025

Europe News !

Sommaire :

A - La Cour des comptes européenne tire la sonnette d’alarme 

B -  Groenland : Un projet de loi pour limiter l’accès des étrangers à la propriété 

C - Budget : le Royaume-Uni face à un mur fiscal

D - L'Europe vue en baisse en amont d'une semaine chargée

 


 

A - La Cour des comptes européenne tire la sonnette d’alarme  

Un rapport accablant sur le budget de l’UE

Dans un contexte de tensions budgétaires croissantes au sein de l’Union européenne, la Cour des comptes européenne (CAE) a publié son rapport annuel pour l’exercice 2024, un document exhaustif de 638 pages.

Ce rapport, disponible en français sur le site officiel de la CAE, dresse un bilan critique du budget de l’UE, soulignant des erreurs persistantes dans les dépenses et une dette en forte augmentation.

La députée européenne Virginie Joron, du groupe des Patriotes au Parlement européen, a réagi vivement à ce document dans une vidéo postée sur X le 15 octobre 2025, en le qualifiant de « 6e carton rouge » pour l’UE et en pointant du doigt des fraudes liées aux vaccins COVID. Cet article s’appuie sur ces deux sources pour analyser les enjeux soulevés.


Les principaux constats du rapport annuel 2024 de la CAE

Le rapport de la CAE, qui examine les comptes consolidés de l’UE pour 2024, confirme la fiabilité des comptes pour la 18e année consécutive. Les recettes, évaluées à 250,6 milliards d’euros, sont jugées légales et régulières, sans erreurs significatives (même si l’on pourrait remettre en question la sincérité de cette institution forcément pro-UE). Cependant, l’opinion globale sur les dépenses budgétaires est défavorable, avec un taux d’erreur estimé à 3,6 % (intervalle de confiance à 95 % : 2,6-4,6 %). Ce seuil dépasse le niveau de signification de 2 %, indiquant des problèmes généralisés d’éligibilité, de marchés publics et de justificatifs manquants.

Voici un tableau récapitulant les taux d’erreur par rubrique budgétaire principale, tel que détaillé dans le rapport :

 


 

Ces erreurs touchent principalement les dépenses associées à la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), pour lesquelles la Cour émet une opinion avec réserves en raison de lacunes dans les évaluations préalables (effectuées avant le déblocage des fonds) et dans les mécanismes de contrôle exercés par les États membres.

Le rapport note également une exécution budgétaire élevée (98,9 % des engagements et 97,6 % des paiements), mais alerte sur les risques de dégagements automatiques (8,8 milliards d’euros prévus d’ici 2027) et l’impact de l‘inflation sur le pouvoir d’achat des fonds (-13,9 % projeté d’ici 2027).

Sur le plan financier, le passif total de l’UE s’élève à 827,3 milliards d’euros au 31 décembre 2024, dont 601,9 milliards d’euros de passifs financiers (emprunts en hausse à 601,3 milliards d’euros).

Le rapport projette un encours dépassant les 900 milliards d’euros d’ici 2027, en lien avec NextGenerationEU et le soutien à l’Ukraine (plus de 130 milliards d’euros engagés). Les coûts d’intérêts pour NextGenerationEU sont estimés entre 29 et 30,4 milliards d’euros, doublant les prévisions initiales, avec un remboursement reporté aux futurs cadres financiers pluriannuels (CFP).

Concernant les fraudes, le rapport relève des irrégularités dans les achats de vaccins COVID en Italie, au Portugal et en Espagne : en Italie, des faiblesses dans la traçabilité et des paiements incorrects (coûts déjà couverts par l’UE déclarés à nouveau) ; au Portugal, des dépenses inéligibles pour des vaccins revendus à l’UE ou à des tiers sous le programme REACT-EU ; en Espagne, un manque de traçabilité post-livraison. Au niveau de la Commission, des problèmes de transparence dans les négociations de marchés vaccins sont soulignés, avec un manque de documentation sur les prix et clauses (cité à la page 42).

Globalement, 311 affaires de fraude présumée liées à NextGenerationEU ont été signalées fin 2024, pour un préjudice estimé à 2,8 milliards d’euros.

Les recommandations de la CAE portent sur l’amélioration de la traçabilité des données, la fixation de valeurs intermédiaires pour les indicateurs de performance, et l’élaboration d’un calendrier de remboursement pour NextGenerationEU d’ici fin 2026. Un arrêt de la Cour de justice de l’UE du 14 mai 2025 est mentionné, reprochant à la Commission un manquement à la bonne administration dans les achats de vaccins.

La réaction virulente de Virginie Joron

La députée européenne Virginie Joron, connue pour ses positions critiques envers les institutions européennes, a réagi à ce rapport dans une vidéo diffusée sur X le 15 octobre 2025. Elle lie le rapport à des déclarations de Thierry Breton sur LCI concernant des dépenses excessives liées au remaniement Macron (15-20 milliards d’euros). Virginie Joron qualifie le document de « 6e carton rouge » pour la CAE, en insistant sur la dette de l’UE à 600 milliards d’euros, potentiellement 900 milliards d’ici 2027.

Dans cette intervention, elle dénonce des fraudes liées aux vaccins COVID en Italie, au Portugal et en Espagne : « doses revendues, doubles factures… Financées par VOS impôts.  » Elle cite explicitement la page 42 pour le manque de documentation sur les contrats (prix et doses) et la page 251 pour les fraudes spécifiques : en Italie, des bénéficiaires ont déclaré des coûts déjà payés par l’UE ; au Portugal, des doses vendues à l’UE ou à des tiers ont été déclarées pour un financement intégral ; en Espagne, des problèmes similaires de traçabilité. Elle utilise le hashtag #Pfizergate pour évoquer un scandale plus large autour des contrats vaccins, et compare la dette à « un Bruno Le Maire » pour souligner son ampleur. 

Virginie Joron, membre des commissions Marché intérieur, Contrôle budgétaire et Pétitions, n’est pas intervenue en plénière lors de la présentation du rapport au Parlement européen le 22 octobre 2025. Elle a toutefois commenté le document en le reliant à des enjeux nationaux français tels que les impôts et la souveraineté.

Analyse : Entre faits et controverses

Ce rapport de la CAE met en lumière les défis structurels de l’UE : une dette croissante alimentée par la crise COVID et la guerre en Ukraine, et des contrôles insuffisants qui exposent les contribuables à des risques.

Les projections à plus de 900 milliards d’euros d’ici 2027 soulignent l’urgence d’une réforme budgétaire, comme recommandé par la CAE. Les irrégularités sur les vaccins, bien que non qualifiées de fraudes massives dans le rapport (SIC), font écho aux préoccupations de transparence soulevées par le Tribunal de l’UE en mai 2025.

La vidéo de Virginie Joron  https://x.com/v_joron/status/1978399487308824764 met en avant ces constats pour critiquer directement les institutions européennes, reliant les chiffres à des enjeux concrets pour les citoyens. Elle met en avant ces constats accablants, les connectant à des enjeux concrets pour les citoyens. En les associant à des scandales comme #Pfizergate, elle partage son analyse avec le public, appelant implicitement à une plus grande transparence.

https://multipol360.com/la-cour-des-comptes-europeenne-tire-la-sonnette-dalarme/ 


 

B -  Groenland : Un projet de loi pour limiter l’accès des étrangers à la propriété  

Entre souveraineté et développement

Le Groenland, territoire autonome danois riche en ressources naturelles et en paysages immaculés, est en train d’opérer un virage stratégique en matière de politique territoriale.

Un projet de loi, actuellement en discussion au Parlement groenlandais (Inatsisartut), vise à restreindre le droit des étrangers non-résidents à acquérir des biens immobiliers sur son territoire.

Une décision qui reflète la recherche d’un équilibre délicat entre ouverture au monde et préservation des intérêts nationaux.

Une volonté de contrôle face aux convoitises internationales

La mesure, portée par le gouvernement local, n’interdit pas purement et simplement l’acquisition par des étrangers. Selon les termes du projet, les ressortissants de pays non nordiques – c’est-à-dire en dehors du Danemark, de la Finlande, de l’Islande, de la Norvège et de la Suède – devront obtenir une autorisation préalable des autorités groenlandaises pour acheter un bien immobilier.

L’objectif affiché est double. Il s’agit officiellement de protéger le marché local du logement, alors que la pression sur les prix dans certaines zones, notamment la capitale Nuuk, reste une préoccupation. Mais au-delà de cet aspect social, la loi est perçue comme un outil géopolitique. Le Groenland, qui gère déjà la majorité de ses affaires internes, renforce ainsi son contrôle sur son territoire face aux investissements étrangers, parfois perçus comme une forme de prédation économique ou d’influence stratégique.

« C’est une question de souveraineté » , a déclaré un député de la majorité sous couvert d’anonymat. « Nous devons avoir la mainmise sur notre sol, surtout à une époque où les convoitises sur l’Arctique et ses ressources ne cessent de croître. »

Un contexte géostratégique sensible

Cette initiative ne peut être dissociée du contexte géopolitique de la région arctique.

Avec le réchauffement climatique qui ouvre de nouvelles voies maritimes et rend l’exploitation des ressources minières plus accessible, le Groenland est devenu un point de mire sur l’échiquier international.

Ses sous-sols regorgeraient de terres rares, de minerais précieux et de hydrocarbures, attisant l’intérêt de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie et surtout la Chine. Pékin, dans le cadre de son initiative « Route de la Soie Polaire », a multiplié les tentatives d’investissement dans les infrastructures et le secteur minier groenlandais ces dernières années.

La perspective, même lointaine, de voir des intérêts étrangers, et notamment chinois, acquérir des terres à des fins stratégiques ou pour y établir une présence durable, a certainement accéléré la prise de conscience à Nuuk et à Copenhague. Bien que la défense et la politique étrangère restent du ressort du Danemark, le gouvernement groenlandais utilise ses leviers autonomes pour affirmer ses prérogatives.


Un équilibre à trouver pour l’avenir économique

La décision groenlandaise n’est pas sans susciter des débats. Si la protection du patrimoine foncier fait consensus, certains s’interrogent sur l’impact potentiel sur les investissements nécessaires au développement économique de l’île.

Le tourisme, un secteur en croissance, pourrait être concerné. Les professionnels redoutent que des restrictions trop sévères ne compliquent le développement d’infrastructures hôtelières ou l’acquisition de résidences secondaires par des touristes à fort pouvoir d’achat, qui constituent une manne financière.

Le gouvernement se veut rassurant, affirmant que les projets d’investissement sérieux et bénéfiques pour l’économie locale continueront à recevoir des autorisations. La loi n’est pas conçue comme un mur, mais comme un filtre.

Une étape de plus vers une souveraineté renforcée

Au-delà de l’aspect purement immobilier, cette législation s’inscrit dans la longue marche du Groenland vers une plus grande autonomie, voire à terme une indépendance totale. En reprenant le contrôle de son sol, le territoire affirme sa capacité à définir seul les règles qui régissent son développement.

C’est un signal fort envoyé à la fois à la communauté internationale et à Copenhague : le Groenland entend être le maître de son destin, capable de se protéger sans pour autant se couper du monde. Le vote final de cette loi, attendu dans les prochains mois, sera un jalon important dans la construction politique de cette nation arctique en quête de son plein accomplissement.

https://multipol360.com/groenland-un-projet-de-loi-pour-limiter-lacces-des-etrangers-a-la-propriete/ 

 

 

C - Budget : le Royaume-Uni face à un mur fiscal

Pas moins de 100 propositions, la plupart alourdissant la fiscalité, ont fuité avant le projet de budget qui sera présenté le 26 novembre. Sur les marchés, le prix de la dette britannique est à la hausse.

Une équation politique différente de la France, mais un casse-tête fiscal qui s'en rapproche. A Londres, le gouvernement travailliste a beau être largement majoritaire à Westminster, il se trouve face à un surcroît de déficit à combler pour les prochaines années, principalement en raison d'un facteur technique. Suite à une erreur, le Bureau de responsabilité budgétaire (OBR) doit en effet réévaluer à la baisse sa prévision de productivité de l'économie britannique.

D'ici au 26 novembre, date de présentation du projet de budget, il faut donc chercher 20 à 30 milliards de livres supplémentaires pour respecter les engagements pris sur plusieurs années par l'équipe Starmer. Même si l'OBR peut se tromper à nouveau…

Flou stratégique

Autre point qui rappelle la France : derrière la discipline affichée par le gouvernement britannique se profile un flou stratégique similaire à celui de la France sur le retour à la croissance durable et à des comptes vraiment équilibrés ; flou que reflète la nervosité particulière des investisseurs sur la dette d'Etat britannique (le Gilt).

Comme l'explique François-Joseph Schichan, du bureau de conseil Flint Global, « ce sont deux pays qui angoissent également les marchés financiers, à la différence près que le Royaume-Uni a déjà connu son moment de réveil : une tempête à la suite du mini-budget de Liz Truss ».

L'autre ressemblance est que la majorité travailliste est devenue si fragile que le Premier ministre Keir Starmer est parfois jugé en sursis. « Je ne donne pas cher de ses chances de rester en place après les élections locales de mai prochain, qui seront un désastre, » poursuit François-Joseph Schichan.

Un point de vue de plus en plus partagé : l'aile gauche du parti est persuadée que c'est à son tour de conduire, depuis le 10 Downing Street, la majorité Labour aux Communes.

Nouvelles tensions sur le Gilt

Depuis ses revers sur les allocations chauffage aux retraités et une tentative infructueuse de baisser les aides à l'invalidité alors qu'un quart de la population active en touche, le gouvernement reste très discret côté réduction des dépenses - ce qui l'empêche d'ailleurs de tirer du crédit politique de ce côté-là. C'est donc à un véritable concours de hausses d'impôt qu'assistent le public et les entreprises britanniques depuis quelques semaines, au prix d'une incertitude pesant sur l'économie.

Quel est le but recherché en matière de politique fiscale ? Je n'en ai aucune idée.

Un expert interrogé par le « Times »

L'option la plus souvent évoquée était celle d'une hausse du taux de base d'impôt sur le revenu pour lever 6 milliards de livres. Ce serait la première fois depuis 50 ans et une rupture avec les promesses de campagne Labour. Mais la chancelière de l'Echiquier, Rachel Reeves, y aurait renoncé, selon la presse britannique, en raison d'un nouveau calcul communiqué in extremis au Trésor par l'OBR. Cela n'a pas empêché l'information de provoquer de nouvelles tensions sur le Gilt, passé à 4,58 % (14 points de base en plus) sur le 10 ans.

Une autre option, qui serait désormais privilégiée, est de geler les seuils déterminant les tranches d'impôts en fonction des revenus pour une année supplémentaire jusqu'à avril 2030, ce qui permettrait de discrètement lever 10 milliards. Ce serait un moyen de ne pas revenir sur les promesses de campagne.

Le secteur libéral dans le viseur du gouvernement

Le gouvernement vise ensuite des mesures plus ciblées. S'il exclut a priori un impôt sur la fortune, il réfléchit notamment à taxer davantage l'immobilier haut de gamme, par exemple en changeant le calcul des impôts locaux (council tax).

La chancelière avait également dans son viseur environ 190.000 professionnels du secteur libéral (avocats, comptables…) payés en tant qu'associés et donc moins taxés. Alors que cela risque de rendre le pays moins attractif et que ces professionnels sont bien placés pour optimiser leurs impôts, cette option, qui aurait pu rapporter 2 milliards, aurait été abandonnée, selon le « Financial Times » en fin de semaine.

Si une baisse de la TVA sur la facture énergétique et le déplafonnement d'allocations familiales après deux enfants dans un foyer sont à l'étude, Londres réfléchit par ailleurs à taxer les jeux d'argent pour un rendement estimé à 3 milliards. Mais les courses de chevaux auraient été exemptées.

Taxe sur les véhicules électriques

Londres pourrait par ailleurs taxer davantage les « surprofits » de son secteur bancaire après trois années de taux d'intérêt élevés. Mais ce serait au prix de la compétitivité de la City pour un rendement de 1 à 2 milliards incertain.

La liste ne s'arrête pas là. Paul Johnson, qui vient de quitter son poste de patron du groupe de réflexion Institute for fiscal studies (IFS), relève qu'il y aurait 100 propositions étudiées par Rachel Reeves, principalement des hausses d'impôts.

Ainsi un resserrement des dégrèvements d'impôt sur les sommes que les salariés demandent à leur employeur de mettre de côté pour eux (pour la retraite, un vélo électrique…) est à l'étude. De même qu'une taxe sur les dividendes ou sur les voitures électriques. Ces dernières donneraient lieu à une surtaxe de 250 livres en moyenne par an, contre 600 livres de taxe sur les carburants pour les voitures à essence.

Le secteur automobile, à qui a été fixée une transition à marche forcée vers l'électrique, a très mal réagi. Londres prévoit aussi de mieux rémunérer - jusqu'à plusieurs millions de livres - les lanceurs d'alerte qui dénoncent les stratégies d'évitement fiscal des entreprises, une incitation à l'américaine…

Pression immense sur Rachel Reeves

Le problème de cet inventaire à la Prévert pour trouver 20 ou 30 milliards rapidement est que les économistes n'en voient pour l'instant pas la cohérence. « Quel est le but recherché en matière de politique fiscale ? Je n'en ai aucune idée », dit Paul Johnson au « Times ».

Or, rappelle ce spécialiste, le code fiscal a besoin d'être réformé en profondeur, qu'il s'agisse de l'impôt sur la propriété immobilière, de la TVA, des tranches les plus élevées de l'impôt sur le revenu, de la fiscalité décourageante sur l'investissement, etc. La pression sur Rachel Reeves le 26 novembre est immense.

Nicolas Madelaine (Correspondant à Londres) Nicolas Madelaine

https://www.lesechos.fr/monde/europe/budget-le-royaume-uni-face-a-un-mur-fiscal-2198912

 


D - L'Europe vue en baisse en amont d'une semaine chargée

Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse lundi à l'ouverture, pour commencer une semaine qui sera marquée par la publication des données économiques américaines en retard et des résultats financiers, l'attention se concentrant sur les perspectives en matière de taux d'intérêt et sur l'issue du rallye effréné des valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA).

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,06% à l'ouverture.

Les contrats à terme signalent une baisse de 0,09% pour le Dax à Francfort, de 0,11% pour le FTSE à Londres et de 0,12% pour l'EuroStoxx 50.

La publication de données américaines majeure cette semaine sera le rapport sur l'emploi de septembre, retardé, qui sera dévoilé jeudi.

Ces chiffres pourraient être trop anciens pour être vraiment utiles car des enquêtes privées ont déjà signalé un ralentissement du marché du travail. Mais avec 19 interventions prévues cette semaine de la part de responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed), leur interprétation des données sera également scrutée de près.

Vendredi, le président de la Réserve fédérale de Kansas City, Jeffrey Schmid, et la présidente de la Réserve fédérale de Dallas, Lorie Logan, se sont montrés "hawkish" et ont émis des doutes quant à la nécessité de réduire les taux le mois prochain.

"On s'attend à ce que la faiblesse des données sur l'emploi et la hausse de l'inflation entraînent un équilibre des risques. Aucun de ces deux facteurs n'est bon pour le risque car la 'stagflation' fait son retour dans le vocabulaire", a affirmé Bob Savage, responsable de la stratégie macroéconomique des marchés chez BNY.

Un autre événement important pour les marchés cette semaine sera la publication des résultats de Nvidia, qui s'annonce comme un test pour la tendance haussière de l'IA.

LES VALEURS A SUIVRE : [L8N3WQ1RX]

A WALL STREET

Le S&P 500 et le Nasdaq ont rebondi vendredi à New York grâce à des achats à bon compte lors d'une séance volatile marquée par les doutes entourant l'intelligence artificielle et le scepticisme affiché par des responsables de la Réserve fédérale (Fed) sur la nécessité d'une baisse des taux le mois prochain.

Après avoir perdu plus de 1% en matinée, le S&P 500 a clôturé en lègère baisse de 0,05%, à 6.734,11 points, et le Nasdaq Composite en hausse de 0,13% à 22.900,59 points.

Le Nasdaq perd toutefois 0,45% sur la semaine.

Le Dow Jones a clôturé en nette baisse, plombé notamment par UnitedHealth (-3,2%) et Visa (-1,8%). L'indice des grandes valeurs industrielles a terminé sur un recul de 0,65% à 47.147,48 points.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a perdu 0,1% dans un marché agité, les actions liées au tourisme ayant dégringolé dans un contexte de tensions diplomatiques avec la Chine au sujet de Taïwan.

L'économie japonaise s'est par ailleurs contractée sur la période juillet-septembre, pour la première fois en six trimestres, alors que les exportations ont été plombées par les nouveaux droits de douane imposés par les Etats-Unis, selon les données publiées lundi par le gouvernement.

En Chine et à Hong Kong, les investisseurs se montrent aussi prudents face à l'intensification des tensions entre Pékin et Tokyo au cours du week-end et préférent sécuriser leurs bénéfices après la récente reprise.

L'indice composite de la Bourse de Shanghai recule de 0,58% et le CSI 300 des grandes capitalisations abandonne 0,84%.

La Bourse de Hong Kong abandonne 1,03%.

CHANGES/TAUX

Le dollar est en hausse, les investisseurs se préparant à la publication d'une série de données économiques américaines après la fin du "shutdown", dans l'espoir que celles-ci clarifient les perspectives de taux de la Fed en décembre.

Le billet vert gagne 0,13% face à un panier de devises de référence.

L'euro perd 0,17% à 1,1600 dollar.

Sur le marché obligataire, les rendements américains sont quasiment inchangés.

Le taux des Treasuries à dix ans abandonne 0,2 point de base à 4,1463%. Le deux ans recule de 0,8 point de base à 3,6059%.

PÉTROLE

Les prix du pétrole reculent, effaçant les gains enregistrés la semaine dernière, alors que les chargements ont repris au principal centre d'exportation russe de Novorossiisk après deux jours d'interruption dans ce port de la mer Noire qui avait été touché par une attaque ukrainienne.

Le Brent abandonne 0,9% à 63,81 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 1% à 59,49 dollars.

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU 17 NOVEMBRE

Mara Vilcu  

https://www.boursorama.com/bourse/actualites/l-europe-vue-en-baisse-en-amont-d-une-semaine-chargee-c105197e837551cb40716955fba76bfe 

 

 

 

 

novembre 14, 2025

Corruption endémique en Ukraine !

La corruption endémique en Ukraine : un système tentaculaire qui ébranle le pouvoir 

L’Ukraine, souvent présentée comme un bastion de résistance face à l’agression russe, est minée par une corruption massive qui sape ses institutions et détourne des ressources vitales en temps de guerre.

Des scandales récents, impliquant des secteurs stratégiques comme l’énergie et la défense, révèlent un réseau d’oligarques, de hauts fonctionnaires et d’intermédiaires qui siphonnent des millions de dollars, au détriment de la population et de l’effort de guerre.

Ces affaires mettent en lumière des liens troubles entre le président Volodymyr Zelensky et des figures controversées comme Ihor Kolomoïsky, un oligarque influent entendu par le Bureau national anti-corruption (NABU) dans plusieurs enquêtes.

 

Un scandale géant dans l’énergie et la défense

Le 10 novembre 2025, le NABU a dévoilé l’opération « Midas » , une enquête de quinze mois qui a exposé un vaste système de corruption au sein d’Energoatom, l’agence publique d’énergie nucléaire ukrainienne, dont le chiffre d’affaires dépasse les 4 milliards d’euros annuels. Selon les autorités, une organisation criminelle de haut niveau extorquait des pots-de-vin représentant 10 à 15 % de la valeur des contrats passés avec des sous-traitants. Au total, environ 100 millions de dollars ont été blanchis via ce schéma, impliquant des perquisitions massives et plus de 1.000 heures d’écoutes téléphoniques. Les achats d’Energoatom n’étaient pas gérés par des fonctionnaires légitimes, mais par des acteurs externes sans mandat officiel, qui contrôlaient l’ensemble des opérations.

Parmi les figures centrales de ce scandale figure Timur Mindich, décrit comme le chef du groupe et ancien partenaire d’affaires de Zelensky.

Mindich, producteur de films et copropriétaire de la société de production Kvartal 95 – fondée par Zelensky –, a maintenu des liens étroits avec le président même après son élection en 2019. Des enregistrements du NABU capturent des conversations impliquant Mindich et d’autres, comme l’ancien ministre de l’Énergie Herman Halushchenko, dont le domicile a été perquisitionné.

Ce réseau s’étend également à la défense, où des allégations similaires de pots-de-vin massifs ont émergé, impliquant potentiellement des ministres comme Rustem Umerov, accusé d’avoir profité de contrats opaques.

Ce scandale n’est pas isolé : il s’inscrit dans une longue série de révélations qui érodent la crédibilité du gouvernement. En juillet 2025, le NABU a regagné son indépendance après des tentatives de contrôle par l’exécutif, soulignant les tensions internes autour de la lutte anti-corruption. Zelensky a réagi en appelant à des « mesures efficaces » et des « sanctions indispensables » , mais ces déclarations sonnent creux face à l’ampleur des faits et sa probable implication.

Les liens troubles entre Zelensky et Kolomoïsky

Au cœur de ces affaires se trouvent les connexions entre Zelensky et Ihor Kolomoïsky, un oligarque multimilliardaire dont l’influence sur la politique ukrainienne est notoire. Kolomoïsky, ancien propriétaire de la chaîne de télévision 1+1 où Zelensky animait son émission satirique Serviteur du peuple, a joué un rôle pivotal dans l’ascension politique de l’acteur devenu président. En 2019, Kolomoïsky a fourni un soutien financier et médiatique massif à la campagne de Zelensky, facilitant sa victoire écrasante. Mindich, impliqué dans le récent scandale d’Energoatom, aurait même servi d’intermédiaire pour introduire Zelensky à Kolomoïsky.

Kolomoïsky lui-même fait l’objet de multiples enquêtes pour corruption. En juillet 2025, le NABU a clôturé une investigation sur des accusations d’escroquerie et de blanchiment d’argent liées à la banque PrivatBank, dont il était copropriétaire. Un tribunal londonien l’a condamné à payer près de 2 milliards de dollars pour fraude, confirmant des allégations de détournement massif. Arrêté en 2023 pour fraude et blanchiment, Kolomoïsky reste en détention préventive, et a été entendu par le NABU dans le cadre de ces dossiers. Les Pandora Papers, révélés en 2021, ont exposé un réseau d’entreprises offshore co-détenues par Zelensky et ses proches, avec des liens indirects vers l’entourage de Kolomoïsky, alimentant les soupçons de conflits d’intérêts.

Ces relations soulèvent des questions sur l’engagement réel de Zelensky contre la corruption.

Élu sur une plateforme anti-oligarques, il a promulgué une loi de « dé-oligarchisation » en 2021, mais les critiques l’accusent de cibler sélectivement ses rivaux tout en protégeant ses alliés.

L’arrestation de Kolomoïsky en 2023 a été vue par certains comme une concession aux pressions internationales, notamment des États-Unis, plutôt qu’une véritable purge.

Conséquences pour l’Ukraine et au-delà

Cette corruption omniprésente n’est pas seulement un problème interne : elle « mine » l’aide internationale massive versée à l’Ukraine depuis 2022, estimée à des centaines de milliards d’euros. Des scandales comme celui d’Energoatom exacerbent les pannes d’électricité massives dues aux attaques russes, tout en érodant la confiance des donateurs occidentaux. Le NABU, malgré ses succès récents, fait face à des tentatives d’ingérence, comme la purge de juillet 2025 qui a visé ses structures indépendantes.

En fin de compte, ces affaires révèlent un système où les oligarques comme Kolomoïsky et les proches de Zelensky continuent d’exercer une influence occulte, perpétuant un cycle de kleptocratie qui freine les réformes depuis des décennies. Pour que l’Ukraine aspire à une véritable démocratie, il faudra plus que des discours : des poursuites impartiales et une transparence radicale s’imposent, sous peine de voir le pays s’effondrer de l’intérieur.

 "La France est endurante dans son soutien à l’Ukraine, pour lui permettre de se défendre face à l'agression russe. Avec mon homologue @rustem_umerov aujourd’hui à Paris pour partager l'évolution de la situation sur le front et le suivi du soutien français à l'Ukraine."

Sébastien Lecornu

 https://multipol360.com/la-corruption-endemique-en-ukraine-un-systeme-tentaculaire-qui-ebranle-le-pouvoir/

 

Invité de «Points de Vue», Emmanuel Todd considère que «les États-Unis vivent au crochet du monde». «Tant qu'on est en guerre avec les Russes, ça roule pour eux. Mais le jour où la paix est signée, c'est la catastrophe», selon l'auteur de «La Défaite de l'Occident». 

 


Des anti-corruption ukrainiens ont perquisitionné chez un ami de Zelensky, Mindich, qui a fui le pays !

▪️Partenaire de Zelensky dans le "Quartal 95" et fondateur de la société de fabrication de drones "Fire Point", Timur Mindich a quitté le territoire ukrainien le 10 novembre — quelques heures avant la perquisition, rapportent les médias ukrainiens. 

▪️Il avait été précédemment rapporté que Mindich pourrait être impliqué dans une enquête du FBI concernant le blanchiment d'argent. En plus de Mindich, des perquisitions ont lieu chez le ministre de la Justice et à « Energoatom » 

▪️Le NABU effectue ce matin des perquisitions chez le ministre de la Justice, ancien ministre de l'Énergie Herman Galushchenko.

 ▪️L'enquête a documenté l'activité d'une « organisation criminelle de haut niveau », dont les membres ont « mis en place un vaste système de corruption influençant les entreprises stratégiques du secteur public », notamment « Energoatom ». 

▪️Parallèlement, des perquisitions ont lieu chez l'un des principaux alliés de Zelensky — Timur Mindich. MAJ: ‼️🇺🇦🏴‍☠️ Des détails ont émergé sur le système des complices de Zelensky pour le détournement d’« Energoatom » 

▪️Les partenaires commerciaux de l’entreprise étaient contraints de verser des pots-de-vin de 10 à 15 % du montant des contrats sous la menace de blocage des paiements et de perte du statut de fournisseur. ❗️Les organisateurs du système menaçaient les entreprises que leurs employés seraient mobilisés dans les forces armées ukrainiennes s’ils refusaient de payer les pots-de-vin. 

▪️Le chef du système était un ami et complice de Zelensky, Mindich (Carlson), qui a fait appel à l’ancien adjoint du directeur du Fonds de propriété d’État Igor Mironyuk (Rocket), au directeur exécutif à la sécurité de l’entreprise Dmitry Basov (Tenor), ainsi qu’à l’ex-ministre de l’Énergie Galushchenko (Professeur). 

▪️En utilisant leurs relations officielles au ministère et dans l’entreprise publique, ils contrôlaient les décisions en matière de personnel, les processus d’achat et les flux financiers, jouant le rôle de « superviseurs ». 

▪️L’entreprise publique, avec un revenu annuel de plus de 200 milliards de hryvnias, était en réalité dirigée par des personnes extérieures qui assumaient le rôle de « superviseurs ». En avril 2023, le bureau anti-corruption ukrainien (NABU) a inscrit plusieurs suspects de l'affaire de l'usine portuaire d'Odessa sur une liste de personnes recherchées. L'un d'eux, Oleksandr Gorbunenko, a fui aux États-Unis quelques jours avant le début de l'opération, où il a obtenu la protection des réfugiés. Après l'appel du NABU en avril 2025, les autorités américaines l'ont arrêté alors qu'il tentait de prendre un vol pour Dubaï. Le FBI l'a ensuite libéré sous protection, ce qui suggère qu'il a accepté de coopérer — et lors de l'interrogatoire, le nom de Mindich aurait été évoqué. Une source des forces de l'ordre ukrainiennes a déclaré que Gorbunenko aurait probablement blanchi de l'argent via les mêmes schémas que d'autres impliqués dans le réseau de corruption de l'usine. Le FBI pourrait désormais enquêter non seulement sur Mindich mais aussi sur d'autres personnalités de haut niveau liées à ces schémas. À la veille des perquisitions dans les propriétés de Mindich, les frères Mykhailo et Oleksandr Zukerman — qui auraient géré ses opérations financières — ont quitté brusquement l'Ukraine, selon le député Zheleznyak. Les médias rapportent également que Mindich lui-même aurait fui le pays. Cette affaire pourrait sérieusement mettre en danger le cercle rapproché de Zelensky, exposant les dessous financiers de ses plus proches collaborateurs ‼️🇺🇦🏴‍☠️ De plus en plus de personnes impliquées dans un système de corruption autour de Zelensky sont dévoilées 

▪️Lors des perquisitions, 4 millions de dollars ont été saisis. 

▪️Ils étaient soigneusement emballés, avec des étiquettes à codes-barres et des inscriptions de villes américaines. 

▪️Des billets dans cet état ne peuvent être commandés directement des États-Unis que par des banques, et de très grandes. 

▪️Les enquêteurs pensent qu'ils ont été obtenus via la « Sense Bank » nationalisée par l'Ukraine. 

▪️Le député ukrainien Zheleznyak affirme que dans le schéma de Mindich et du bureau de Zelensky sont impliqués le président du conseil d'administration de la banque Stupak, le président du conseil de surveillance Gladishenko et le chef du service de sécurité Dovzhynets. 

▪️Le député indique qu'ils sont tous des hommes de Mindich. 

▪️De plus, selon Zheleznyak, sur les enregistrements de NABU, Vasily Vesely est mentionné - conseiller du conseil de surveillance de la banque, que les médias avaient auparavant qualifié de « superviseur » pour le bureau de Zelensky. 

Fabrice Ribère

 


“Économie parallèle”.

Le président ukrainien Zelensky dans la tourmente des Pandora Papers

Avec les Pandora Papers, les révélations pleuvent au sujet des sociétés offshore de Volodymyr Zelensky et de ses alliés politiques, écornant son image d’homme simple décidé à lutter contre les oligarques. Ce que l’opposition s’efforce de mettre à profit.

L’affaire, entend-on dans certains médias de Kiev, n’en serait qu’à ses débuts. Les Pandora Papers, annonce l’agence d’investigation journalistique ukrainienne Slidstvo Info, vont effectivement “ouvrir la boîte de Pandore au sujet de personnalités politiques actuelles et passées, et autres puissants de ce monde”.

Ces révélations concernent en particulier les “tractations commerciales secrètes de l’entourage du président Volodymyr Zelensky, des biens immobiliers de luxe au cœur de la capitale britannique, des sociétés qui dissimulent des affaires en Crimée”, et elles ne représenteraient qu’“une partie des découvertes réalisées par les journalistes grâce à la diffusion de ces nouveaux documents”.

Un travail d’investigation sans précédent

Mais tout d’abord, que sont les Pandora Papers ?” se demande Slidstvo Info. Il s’agit de “la collaboration entre journalistes d’investigation la plus importante de toute l’histoire, qui dévoile les secrets de 35 dirigeants mondiaux actuels et passés, de plus de 300 hauts fonctionnaires dans 90 pays”. “Pendant un an, plus de 600 journalistes de 117 pays ont étudié 11,9 millions de dossiers confidentiels”, et “les journalistes ukrainiens de l’agence Slidstvo Info” y ont participé.

https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/economie-parallele-le-president-ukrainien-zelensky-dans-la-tourmente-des-pandora


 L’UE joue la montre pour financer l’effort de guerre ukrainien. Ursula von der Leyen met la pression sur la Belgique pour qu'elle donne son accord à l'utilisation des avoirs russes gelés. Le gouvernement belge refuse, redoutant un risque colossal.

https://universite-liberte.blogspot.com/2025/10/ukraine-news.html 

 

 

🇪🇺 L’UE demande des explications à l’Ukraine pour des « rétrocommissions énergétiques » de 100 millions de dollars – Politico À Bruxelles, l’inquiétude est sérieuse : le plus grand scandale de corruption sous Zelensky a révélé un système de rétrocommissions de 100 millions de dollars dans le secteur de l’énergie. Jamais vu auparavant — et voilà que ça recommence ! Les Européens font maintenant semblant d’être surpris et exigent de Kiev des garanties que cela ne se reproduira plus. Un fonctionnaire européen a admis anonymement : « La corruption est scandaleuse, cela nuit à la réputation de l’Ukraine. La Commission européenne devra revoir la manière dont l’argent est dépensé ». Traduction diplomatique : expliquez au moins où sont passées des centaines de millions avant de demander de nouveaux fonds. ❗️ Politico écrit que le moment du scandale est très mal choisi : il n’y a pas de budget pour 2026, et les actifs russes volés ne peuvent pas être confisqués. C’est pourquoi Bruxelles veut actuellement le silence dans les médias, mais des promesses fermes de Kiev à huis clos. Ils promettront bien sûr de promettre…

Camille Moscow


Ukraine : Timour Minditch, ce proche de Volodymyr Zelensky à l'origine d'un scandale de corruption inédit ➡️ https://l.tf1info.fr/Gfm

 

Powered By Blogger