août 27, 2020

France !! Ou allons-nous ?

Bienvenue, excellente lecture....


Sommaire:

 - A) Déficit commercial: la France mouton noir de l’Europe - - Sputnik

 - B) Charles Gave, le «niveau d’incompétence stupéfiant» de l’État explique la gravité de la crise - - Sputnik

 - C) Le Billet du Lupus : La France au cœur de la Révolution Mondialiste -

 - D) La relance ou la mort. Le billet de rentrée de Michel Taube - Opinion internationale

 - E) Paris ne fait plus rêver les cadres -

La guerre économique contre les populations - Bruno Bertez - - réseau international.


A) Déficit commercial: la France mouton noir de l’Europe

L'aggravation du déficit commercial de la France s'accélère, contrairement à celui de nos voisins européens. Pour l’économiste Charles Gave, ce déficit chronique de la balance commerciale n'est que le reflet des maux de l’économie tricolore, en l’occurrence l’étranglement de son secteur privé sous le poids de l’État.

Bonne dernière: c’est la place au sein de l’Union européenne de la France en matière de balance commerciale. Avec 9,3 milliards d’euros de déficit pour le seul mois de juin, non seulement l’Hexagone aggrave son ardoise mais il touche le fond du classement européen, loin derrière tous les autres États membres.

La faute au Covid-19? Depuis le début de la crise sanitaire, certains économistes et journalistes économiques avancent que «pendant le confinement», le recul des exportations dans les «secteurs clés dont l’aéronautique» a contribué à aggraver la balance commerciale tricolore. Hormis le fait que la France creuse son déficit depuis 16 ans, l’aéronautique est un exemple à prendre avec prudence dans la mesure où ce secteur, majoritairement incarné dans l’Hexagone par Airbus, profite également à l’Allemagne qui, de son côté, affiche toujours un excédent commercial insolent (14,3 milliards en juin) et qui, rappelons-le, demeurait en 2019 le plus fort au monde devant celui de la Chine.

D’ailleurs, à en croire les données des autres pays européens agglomérées par Eurostat, rares sont ceux qui ont vu s’aggraver leur déficit commercial en ces temps de crise sanitaire mondiale, bien que certains États européens à la balance commerciale excédentaire (l’Allemagne n’est pas la seule) pourraient décevoir par rapport  à 2019.

La France, seul État membre dont la dégradation du déficit s’accélère

L’Autriche a beau être dans le rouge sur la période juillet 2019–juin 2020, le déficit commercial qu’elle enregistre ces trois derniers mois est du même ordre que celui enregistré avant la crise sanitaire. En février et mars, l’aggravation de celui-ci s’est même nettement ralentie. Même schéma à Chypre ou, dans une moindre mesure, en Lettonie. Et même la Grèce, qui enregistrait en moyenne 1,8 milliard de déficit commercial par mois avant la crise, a vu ce chiffre passer à 1,2 milliard à partir de mars. Idem en Roumanie ou encore en Espagne: si la balance de cette dernière reste fortement négative sur le semestre, son déficit a quasiment cessé de se creuser ces deux derniers mois. La Tribune souligne d’ailleurs que la péninsule ibérique a, par rapport à l’an passé, «pratiquement divisé par deux» son déficit commercial au premier semestre.

Quant à l’Irlande et aux Pays-Bas, les deux pays affichent respectivement 6 et 4 milliards d’excédent commercial, sans jamais être passés dans le rouge. Une fourchette dans laquelle se place également l’Italie, État européen le plus touché par la pandémie et souvent présenté dans les médias tricolores comme le canard boiteux de l’UE. Après une légère inflexion en avril, elle est pourtant revenue à un excédent commercial de 5,3 milliards d’euros au mois de juin, soit son niveau d’avant-crise.

Globalement, seule la Hongrie enregistre avec la France une aggravation plus forte encore de sa balance commerciale par rapport à avant la crise et encore, ce pays d’Europe centrale reste en excédent commercial sur le semestre.

Concrètement, par son ampleur (un trou de 58,9 milliards en 2019, en «amélioration» par rapport à l’an passé) et son aggravation constante, la France est un cas unique dans l’Union européenne.

Un secteur public trop lourd à porter pour le privé

Comment expliquer un tel déclin commercial de la France? Pour l’économiste Charles Gave, président du think tank libéral L’Institut des libertés, la réponse est évidente: l’économie française pâtit de l’hypertrophie de son secteur public, en somme du «poids de l’État». Bien que selon l’Insee, la proportion des dépenses publiques dans le PIB serait en baisse depuis des années, elles représentaient encore près de 56% de la richesse nationale en 2018. Un niveau qui place la France en tête du classement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En comparaison, la même année l’Allemagne –avec laquelle les Français aiment se comparer– affichait un niveau de dépenses publiques à hauteur de 44,9% de son PIB.

«Avec 10 points de PIB en plus, le jockey français pèse 80 kilos alors que son homologue allemand en pèse 40. Lequel des deux va gagner la course?»

Or, comme le souligne l’économiste, non seulement le secteur public ne génère pas d’exportations, ne contribuant ainsi pas au rééquilibrage de la balance commerciale française, mais il l’aggraverait même. Selon Charles Gave, les agents de l’État, dont le statut les met à l’abri des aléas économiques, n’ont pas revu à la baisse leurs habitudes de consommation face à la crise et avec elles, leur demande en biens étrangers.

«L’amélioration des déficits commerciaux [des autres États membres, ndlr] vient certainement d’une très forte baisse de leurs importations, parce que les gens se sont restreints. Tandis qu’en France il n’y a que les 45% du secteur privé qui se soient restreints, les 55% du secteur public n’ont aucune raison de se restreindre.»

Dans un pays où la consommation a été érigée comme l’alpha et l’oméga de l’économie, la consommation de produits étrangers est encore trop forte par rapport à ce que la France est capable d’exporter. En effet, faute de pouvoir dévaluer, comme par le passé, pour pallier tout écart de compétitivité, les produits tricolores sont généralement plus chers que leurs concurrents, leurs prix reflétant des coûts de production dans l’Hexagone gonflés par les charges. Des prélèvements obligatoires dont vit l’État et qui, en 2017, représentaient en France près de 48,4% de son PIB, soit la pression fiscale la plus élevée des pays de l’OCDE. En somme: un cercle vicieux qui étrangle à feu doux le secteur privé français.

«Ce qui se serait passé dans un pays normal, c’est qu’on aurait dévalué à cause de notre manque de compétitivité et à la place de payer les fonctionnaires en deutsche marks, ils auraient été payés en francs français et du coup, les entrepreneurs français auraient pu vendre à l’étranger. Mais là, les fonctionnaires sont payés en deutsche marks et celui qui fait la différence, celui qui paie les fonctionnaires en deutsche marks, c’est le secteur privé français. Du coup, il s’atrophie. La rentabilité des entreprises françaises s’écroule à cause du poids du siège social France», vulgarise Charles Gave.

Ce dernier dénonce la «farce» de la comptabilité nationale, où l’«on mesure la rentabilité d’un fonctionnaire au salaire qu’on lui verse». «Plus vous augmentez de fonctionnaires, plus le PIB augmente… et plus la dette augmente… et plus le déficit extérieur augmente», développe-t-il, avant d’assener qu’«un système qui diverge finit toujours par exploser».

«Un système qui diverge finit toujours par exploser»

Dans une telle situation, les entreprises ne sont pas les seules à pâtir de ce poids grandissant de l’État. Les Français ont vu au cours des dernières décennies s’effondrer leur pouvoir d’achat. «On est en train de s’écrouler en relatif, le niveau de vie en France –qui était le deuxième d’Europe au moment de Giscard, si ce n’est le premier– en l’espace de 30, 40 ans, on est passé au 13e rang», regrette l’économiste.

Pour Charles Gave, la réalité d’une France jouant à jeu égal avec l’Allemagne n’est plus, finalement, à cause du refus des hommes politiques français d’appliquer les réformes allant de pair avec la souscription d’une monnaie unique, commune à une diversité d’économies.

 

Source:  Sputnik

 

  B) Charles Gave, le «niveau d’incompétence stupéfiant» de l’État explique la gravité de la crise

 Une commande publique pléthorique, une classe politique à laquelle les réalités du monde de l’entreprise échappent. Alors que l’économie française est mise à mal par la crise du Covid-19, Charles Gave, président de l’Institut des Libertés, revient pour Sputnik sur les raisons qui font de la France la championne du monde de la récession.

Avec une croissance négative de 5,8% pour le seul premier trimestre, la France est l’économie la plus touchée par la récession. Dans la première partie de notre entretien, l’économiste et financier Charles Gave, président de l’Institut des Libertés, revenait pour Sputnik sur les raisons de cet important écart observé entre l’Hexagone et ses partenaires européens, quitte à mettre à terre certaines idées reçues.

En effet, dans un récent rapport, le Sénat a mis en lumière le volume d’aides débloqué à l’occasion de la crise du Covid-19 bien plus important au Royaume-Uni, État ouvertement libéral, qu’en France. Des Britanniques plus généreux que les Français? Un constat qui au premier abord pourrait surprendre, dans un pays où l’on n’est habituellement pas peu fier de son État-providence.

«Je me souviens des années Thatcher et Mitterrand, où on nous expliquait que Mme Thatcher était un monstre et que les enfants anglais mourraient de faim dans la rue. Pendant les années Thatcher, les dépenses sociales ont beaucoup plus progressé en Angleterre qu’en France. Pourquoi? Parce que comme la croissance du PIB était beaucoup plus forte, cela permettait à l’État anglais –tout en levant moins d’impôts en pourcentage– d’avoir des rentrées fiscales bien supérieures, ce qui permettait de donner des tas d’avantages sociaux nouveaux», relate Charles Gave.

Comme le souligne l’économiste, difficile de trouver de l’argent frais à partager entre les Français quand le «gâteau» qu’est l’économie (et les retombées fiscales qu’elle génère) ne s’accroit pas… «Ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’il vaut mieux avoir un État à 30% comme en Suisse avec un PIB qui croît de 4% par an qu’être avec un État à 60% et un PIB qui stagne», développe Charles Gave.

«On passe notre temps à essayer de se partager un gâteau fixe, alors qu’il faut prendre des mesures pour qu’il grossisse. Mais il y a un niveau d’incompétence dans l’État français qui est très stupéfiant», s’inquiète-t-il.

Le président de l’Institut des Libertés revient sur les plaidoyers réguliers des journalistes pour «réindustrialiser» la France, regrettant que l’on occulte le fond du problème: «Si c’était rentable d’avoir des industries en France, les industriels ne seraient pas partis les mettre ailleurs», assène-t-il. En témoignent les conséquences observables avec le récent cas de Sanofi.

Des politiciens qui ne comprennent pas les entreprises

En effet, l’indignation suscitée par l’annonce du laboratoire que les Américains bénéficieront du plus gros des précommandes en cas de découverte d’un vaccin contre le Covid-19, en réponse au soutien financier des États-Unis à la recherche de Sanofi, témoigne d’une vision particulière du monde de l’entreprise de la part d’une partie de la classe politique française.

Venant principalement de la gauche, les critiques soulignaient le crédit d’impôt-recherche dont a bénéficié Sanofi ou encore que nul ne pourrait prétendre bénéficier en priorité d’une telle découverte. À croire que certains estiment que les laboratoires sont des entreprises philanthropiques.

«Dire que l’on va augmenter les impôts et que l’on va filer des subventions, ça ne marche pas…», tranche Charles Gave, qui souligne que «le Président de la République n’a rien à dire sur la façon dont Sanofi est gérée.»

L’économiste souligne qu’une entreprise telle que Sanofi est «indépendante» et qu’elle reste libre de passer des contrats avec qui bon lui semble. Pourtant, Emmanuel Macron s’est dit «ému» par les propos du président de Sanofi à Bloomberg. «S’ils veulent que le siège de Sanofi déménage aux États-Unis, qu’ils continuent…», ajoute-t-il.

L’économiste ne ménage pas l’actuel Président de la République, rappelant que celui-ci «n’a jamais fait une fin de mois», la carrière de ce haut fonctionnaire de formation se limitant à un très bref passage par la banque Rothschild. Pour Charles Gave, il est capital que les fonctionnaires aient à faire un choix définitif entre l’engagement politique et leur carrière dans la fonction publique, celle-ci n’étant généralement que mise en pause le temps de leur mandat. «Il faut qu’il y ait une différence entre la fonction publique et la fonction administrative.»

«Une corruption gigantesque»

Autre exemple de prise de position publique de politique ou ex-politique pour qui l’entreprise reste une abstraction conceptuelle, l’ex-ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem. Devenue présidente France de l’ONG ONE, implantée notamment à Abuja, Dakar, Johannesburg, Ottawa ou encore Paris, elle plaide dans Le Monde pour «un retour à un souverainisme économique sans tomber dans le souverainisme», comme le résument nos confrères. «Ils veulent tout et son contraire, ce qui est complètement idiot sur le plan logique», se désole l’économiste.

«Ce qu’il faut, c’est que ceux qui produisent en France soient sur un terrain de concurrence égal avec les autres pays. La France a 70% de fonctionnaires de plus pour 10.000 habitants que l’Allemagne. C’est le secteur productif français qui paie ces fonctionnaires. Le jockey France pèse 80 kilos et le jockey Allemagne pèse 30 kilos, il ne faut pas s’étonner que ce dernier gagne la course…»

Dernier point pour le moins éloquent, avancé par la journaliste Nathalie Mauret sur le plateau de l’émission C dans l’air, le fait que la commande publique pèse dans le secteur du BTP en France pour près de 70% de sa croissance. Tous secteurs confondus, les chiffres sont rares et surtout divergents fortement. Selon l’Observatoire économique de la commande publique (OECP), la commande de l’État représentait en 2016 près de 84 milliards d’euros. Selon un rapport sénatorial publié en 2015, celle-ci serait de l’ordre de 400 milliards pour une année.

Des chiffres qui ne manquent pas de faire réagir Charles Gave, rappelant qu’habituellement, ce sont les «millions de décisions individuelles qui font le succès ou l’échec d’un produit.»

«Une commande publique aussi élevée ne peut pas ne pas amener à une corruption gigantesque. Ce n’est pas de la concurrence, puisqu’il faut acheter le fonctionnaire qui va acheter votre truc. […] On refait l’Union soviétique, ce n’est rien d’autre», développe l’économiste.

Il plaide régulièrement pour qu’un audit des dépenses de l’État soit effectué, si possible autrement que par le biais d’une institution telle que la Cour des comptes. «À quoi sert l’ambassade française auprès des pôles», s’interrogeait-il en décembre 2019 sur le plateau de Sud Radio, où il évoquait déjà le lien observé à travers le monde entre le poids de l'État dans l'économie et celui de la corruption.

État français, le régalien en chute libre

Dans son dernier rapport annuel, le Forum économique mondial (World Economic Forum –WEF) plaçait la France au 7e rang sur 28 en matière de compétitivité. S’ils soulignaient une embellie en la matière, grâce aux réformes entreprises par Emmanuel Macron –malgré des lacunes persistantes en matière de culture du management et d’agilité de l’entreprise– les auteurs du rapport s’inquiétaient en revanche du recul de l’État dans ses fonctions régaliennes.

Ces derniers dressent ainsi un tableau au vitriol de la «start-up nation» d’Emmanuel Macron. Au-delà de fermer le classement de 141 pays en matière d’imposition, la France dégringolait en matière de lutte contre le crime organisé, de fiabilité des services de police, d’indépendance de sa justice, ainsi qu’en termes de respect des droits patrimoniaux, ou de réponse au risque terroriste.

 

Source:  Sputnik

 

C) Le Billet du Lupus : La France au cœur de la Révolution Mondialiste 

Après avoir été la matrice de la révolution bourgeoise en 1789, puis celle de la révolution marxiste  en  1870, la France apparaît à la lumière du présent, comme la matrice de la révolution Mondialiste en cours aux Etats-Unis, mais déjà bien avancée dans ce qu’il reste de notre beau Pays. A chaque fois, et pour chaque révolution,  il faut souligner des apports théoriques français et un faisceau d’idées  qui servent à structurer des mouvements de basculement idéologique.

Je ne reviendrais pas ici sur l’apport de la Philosophie des Lumières à la révolution de 1789 ; ni sur l’influence qu’exerça la Commune de Paris sur Karl Marx qui y consacrera même un ouvrage. Il apparaît plus important de rappeler quelques épisodes théoriques importants qui nourrissent et fortifient ce qu’il convient d’appeler une Révolution Mondialiste pas encore tout à fait achevée dans le Monde, mais qui en France, nonobstant une perte de souveraineté inéducable, apparaît désormais comme irrémédiable et presque constutionnellement inscrite dans le marbre.

Bien que déplorant cette perte de souveraineté nationale en France, je me dois d’acter qu’à part quelques nostalgiques des années passées (Onfray pour les années 30, Zemmour pour les 30 glorieuses) il n’existe pas en France à ce jour, une force d’opposition politique capable d’inverser le cours des choses. La nostalgie n’ayant à mon sens jamais constituée, à part peut-être dans les EHPADS de la république, un moteur suffisant pour entraîner et produire une énergie capable d’influer durablement sur les événements. Et n’allez surtout pas me dire que les Thénardiers de la « causette nationale » (la Famille Lepen) constituent à eux seuls une alternative crédible, alors qu’ils n’ont pas réussi à faire en 50 ans et avec près de 30% des voix ce que Macron à fait après seulement 2 ans d’exercice du pouvoir et avec à peine plus de 20% des suffrages exprimés.

Tout cela ne fait pas cependant de la France, un grand trou noir où plus rien n’existe, à part les discutions interminables sur le covid et au sujet des ravages d’une immigration galopante et sa cohorte de faits divers macabres. Non, non ! La France existe encore et exerce, rassurons nous, une réelle influence nuisible, non pas diplomatique, mais intellectuelle. Il n’y a qu’à se renseigner pour cela auprès des Etudiants américains, tous convertis désormais aux joies de la « French Théory », sorte de pratique nihiliste, consistant à détruire à peu prés tout ce qui pourrait ressembler à  de la vie  et à ses lois naturelles, pour la remplacer par une post-modernité relativiste au forts relents genristes et intersectionnels.

A la base de ce goulash (goulag) minoritaire, sorte de « wok » destiné  à concasser l’hétéro blanc  suspecté d’être privilégié et raciste, trois philosophes français,  qui sur les ruines de leur marxisme décadent,  décident qu’il est temps de faire la peau à ce vieux conservatisme empêcheur de tourner rond, et le plus souvent en rond :  j’ai nommé dans le désordre -Gille Deleuze, Michel Foucault et Jacques Derrida.

Ces trois larrons s’inspirent directement des thèses des situationnistes de 68, Guy Debord en tête, et reprennent à leur compte les écrits de Jean Baudrillard sur la société de consommation… Tout cela n’aurait sans doute pas pris, d’abord en France, puis aujourd’hui à l’étranger, l’importance que cela a, si au même moment en France, un certain Mitterrand ne s’était emparé du pouvoir en 81, au travers d’une union avec les communistes. Puis avec le tournant dit de 83, le même Mitterrand,  n’avait décidé de se passer du Parti Communiste, pour un régime de gauche dit de la troisième voie ancêtre de ce que nous appelons aujourd’hui le mondialisme. Jacques Attali l’âme damnée de Mitterrand, le ministre de la sous culture Jack Lang,  et le Journal  Globe au titre bien choisi par l’inénarrable Georges Marc Benhamou, puiseront largement dans les théories fumeuses de la french théorie. Tandis que sur le plan diplomatique, et comme si un malheur ne suffisait pas, la diplomatie des « droits de l’hommiste » faisant suite au tiers-mondisme ravageur de Regis Debray, puisera largement quant à elle du côté des « Nouveaux Philosophes » à savoir l’inégalable BHL et son complice d’alors André Glucksman.

Ce qu’il faut aujourd’hui retenir, c’est qu’après 14 ans de « moulinette mitterrandienne » à la sauce déconstructiviste, il ne restait plus grand-chose en France des années De Gaulle, des « années bonheur » diront certains amnésiques de l’Algérie. Le grand Charles ,qui malgré l’opposition forcenée des Américains, avait quand même réussi à maintenir un semblant de prestige et de cohésion nationale jusqu’en 1969 année de son piteux départ, clôturant ainsi  et définitivement le conservatisme des « 30 glorieuses » . Par la suite, moins romantique Alain Peyrefitte nous invita en Chine, et Giscard sans destin à la maison. S’en suivi la parenthèse socialo-liberale giscardo-pompidoulienne avec à la clef, le neofascisme mitterandien qui mis bien avant la NSA américaine, tout le monde sur écoute, Edern Hallier  « l’idiot  international » en fit les frais, mais n’eut pas la chance de d’Edward Snowden, la Russie soviétique d’alors, se montrant moins accueillante que celle de Poutine. Force est de constater, que 30 après le décès de Mitterrand, et l’instauration de son régime socialiste, les chefs d’états et de gouvernement lui ayant succédé à la tète de la France, n’ont en rien changer, si ce n’est pour la renforcer, à la doxa mondialiste.


Reste que pour paraphraser Sartre ( Autre trublion philosophe marxiste) les mots sont comme des balles,  une fois qu’ils sont écrits, vous ne pouvez pas contrôler les dégâts qu’ils font, la France en a payé et continuera d’en payer le prix, les Etats-Unis commence à peine à en subir les effets dévastateurs. Faut il pour autant interdire les mots, non bien évidemment, car le langage étant le propre de l’homme, les déconstructivistes adeptes de la « french theory »  sont déjà à l’oeuvre, bien trop heureux de les noyer dans un relativisme du non-sens.

Souhaitons cependant à l’Occident un vrai sursaut démocratique, hors des sentiers battus et débattus de la propagande mondialiste qui ne semblent elle mener qu’à une seule chose : A toujours plus de servitude et de lassitude.

« À chacun son dû ; le destin est tracé et on ne peut que l’accomplir ou le trahir. Il incombe à quelqu’un de traverser la mer, de posséder Didon et d’épouser Lavinia pour faire renaître, encore plus éclatante, la ville intérieure des origines. Essaierons-nous ? »

 Source: leblogalupus.com/

 

D) La relance ou la mort

Les Français, en effet, comme l’a dit ce matin Jean Castex, vont devoir prendre leurs responsabilités. C’est l’heure de la rentrée, mieux, de la relance. Relance scolaire. Relance économique. Relance sociale. Voilà précisément ce que signifie aujourd’hui « vivre avec le coronavirus ».

Et puisque le gouvernement est en retard pour dévoiler son plan de relance, véritable faute politique qui montre combien le président de la République a du mal à rester le maître des horloges, alors,  ce sont aux Français eux-mêmes d’assurer cette relance économique et sociale. Ce sera le sens des débats de l’université de rentrée du MEDEF aujourd’hui.

Cette rentrée 2020-2021 est une question de survie. Après avoir constitué une épargne de précaution de 100 milliards d’euros en moins de six mois, l’heure est à la vie, aux études, à la consommation, à une nouvelle société du plaisir à réinventer, mais du plaisir quand même. N’attendons pas le plan de relance à 100 milliards, consommons cette épargne, ces autres 100 milliards disponibles et la France repartira.

« Vivre avec le coronavirus », cela veut dire que le respect des gestes barrière ne doit pas empêcher cette relance. Il n’en est qu’une modalité d’application. Déjà psychologiquement : quel dommage qu’il eut fallu tant argumenter pour « imposer » et généraliser – fort partiellement – le port du masque. Alors qu’une mesure nationale, unilatérale et universelle prise dès juillet aurait permis de se concentrer sur la mobilisation des énergies pour réussir la rentrée.

Bien sûr que nous faisons face à une des pires pandémies de l’histoire. Bien sûr que les centaines de milliers de morts, les millions de malades affectent durablement nos sociétés et nos familles. Le moral de tout le monde en a pris un coup.

Mais, alors que nous sommes probablement entre deux vagues épidémiques, notre devoir à tous est de nous mettre au boulot, de retourner à l’école pour nos enfants, de faire revivre la société. Sinon les morts sociales et physiques seront démultipliées.

Certes, une consommation nouvelle, plus sobre, plus durable, plus réfléchie est déjà en train de sortir de cette crise inédite. Mais si la machine à consommer, n’en déplaise aux écologistes les plus sectaires, ne repart pas, la France, l’Europe sombreront dans des années noires que l’on pressent déjà, avouons-le.

Les Français sont un grand peuple. C’est le moment de le prouver.

Alors, bonne rentrée, et belle relance !

 Michel Taube

Source:  Opinion internationale