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mars 03, 2026

Que s'est-il passé en France ? Mars 2026

Sommaire:

A) - Euthanasie : l’Assemblée nationale adopte un texte qui ouvre la voie à de nombreuses dérives 

B) - Remaniement ministériel sous Sébastien Lecornu : entre renvois d’ascenseur et fin de règne

C) - La trahison nucléaire de Macron : un scandale qui menace la souveraineté française

D) - L’heure de la désobéissance a sonné : le cri d’au bon tweet pour un réveil français

E) - L’école au bord de la rupture, Coffinier et Le Floch-Imad tirent la sonnette d’alarme

 


 

A) - Euthanasie : l’Assemblée nationale adopte un texte qui ouvre la voie à de nombreuses dérives 

Mercredi soir, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition de loi instaurant l’euthanasie et le suicide assisté en France. Avec 299 voix pour et 226 voix contre (sur 525 suffrages exprimés), le texte a franchi une nouvelle étape décisive. Un résultat en apparence similaire à la première lecture de mai 2025 (305 pour, 199 contre), mais qui révèle une évolution significative :

le camp des opposants s’est renforcé de 27 voix, signe d’une prise de conscience grandissante face aux risques de ce projet de loi.

Ce vote intervient alors que de nombreuses voix, y compris au sein de la majorité, alertent sur les dérives potentielles d’un texte jugé comme le plus permissif au monde. Contrairement aux pays qui ont légalisé l’aide à mourir par étapes (Pays-Bas, Belgique, Canada), la France instaure dès le départ un droit large, inscrit dans le Code de la santé publique, avec des critères relativement flous laissés à l’interprétation médicale.


 

Une procédure légère et des garde-fous systématiquement rejetés

Comme l’a souligné Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la Vie : « C’est un signe très positif parce que cela montre effectivement une prise de conscience sur la gravité du texte. Il n’y a pas du tout d’unanimité autour de cette loi, c’est un sujet qui divise beaucoup les Français. » 

Elle a également pointé du doigt le refus massif, par les promoteurs du texte, de centaines d’amendements visant à protéger les plus vulnérables : « À chaque fois ces amendements étaient rejetés, ce qui montre une véritable idéologie derrière : la liberté à tout prix. »

La députée UDR de l’Isère, Hanane Mansouri, dont le groupe a été le seul à voter intégralement contre, a été particulièrement incisive : « En réalité, vous installez une pression sociale permanente sur les malades, les personnes âgées, les handicapés. Au départ, vous nous expliquiez que ce texte serait strict, rare, encadré… puis en séance, vous avez élargi le dispositif. L’euthanasie devait être l’exception si la personne ne pouvait pas s’administrer la substance elle-même. Ensuite, cela a été à la carte : suicide assisté ou euthanasie. Vous avez fait sauter la digue. »

Mort au banc des soins et risque d’auto-effacement des plus faibles

Le député communiste de Seine-Saint-Denis, Stéphane Peu, a exprimé une opposition rare à gauche : « Je ne voudrais pas que cette loi soit un signe adressé au plus vulnérable d’entre nous et notamment à nos aînés pour une espèce d’auto-effacement. Je connais trop, pour avoir visité les soins palliatifs à Saint-Denis, des gens à qui toute leur vie on a dit qu’ils étaient de trop. Imaginez quand ils sont vulnérables, âgés, en soins, qu’ils ont le sentiment intériorisé qu’ils sont un poids pour cette société et que c’est de leur responsabilité de s’effacer. »

Divisions politiques inédites

Le bloc centriste (Horizons et Démocrates) s’est retrouvé coupé presque en deux, avec autant de votes pour que contre. Au Rassemblement National, malgré l’opposition au texte de Marine Le Pen, 17 députés ont voté pour, dont Sébastien Chenu, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager. Ce dernier a regretté que certaines interrogations n’aient pas été levées mais a dit espérer un texte « plus équilibré » en nouvelle lecture.

Le rapporteur Olivier Falorni, membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), a défendu un « équilibre » que beaucoup contestent. Le député UDR de l’Ardèche, Vincent Trébucher, a rappelé que l’ADMD elle-même présente ce texte comme « un premier pas » : son président actuel a déjà annoncé vouloir élargir rapidement la loi aux mineurs et aux personnes protégées juridiquement.

 


 

Vulnérabilités particulières et inquiétudes médicales

La Fondation Jérôme Lejeune a immédiatement réagi, exprimant de vives inquiétudes pour les personnes en situation de handicap intellectuel, particulièrement exposées aux abus et aux discriminations. Olivier Falorni estime pourtant qu’elles restent éligibles dès lors qu’elles expriment un « consentement libre et éclairé ».

De nombreux soignants redoutent le nouveau délit d’entrave (2 ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende) qui pourrait frapper ceux qui tenteraient simplement d’informer ou de dissuader. Le Conseil national de l’Ordre des médecins a critiqué une clause de conscience « qui manque de clarté » et n’offre pas de garanties suffisantes. Les pharmaciens, eux, n’auront aucune clause de conscience : ils seront obligés de délivrer le produit létal. Les établissements de soins non plus.

Prochaine étape au Sénat

Le texte arrive au Sénat à partir du 1er avril. Les débats s’annoncent vifs, d’autant que les questions éthiques, médicales et sociétales dépassent largement les clivages politiques traditionnels.

Ce vote de l’Assemblée nationale n’est pas une simple avancée législative. Il marque, pour ses opposants, l’entrée de la mort dans le champ des soins, la fin de l’interdit de tuer et l’installation d’une pression insidieuse sur tous ceux que la société pourrait un jour considérer comme « de trop ». Les dérives redoutées ne sont plus une hypothèse : elles sont déjà inscrites dans la logique même du texte et dans les déclarations de ses promoteurs les plus actifs.

L’avenir dira si le Sénat saura poser les véritables garde-fous que l’Assemblée Nationale a refusés. La France s’apprête à franchir une ligne rouge. Nombreux sont ceux qui estiment qu’elle ne pourra plus jamais revenir en arrière.

https://multipol360.com/euthanasie-lassemblee-nationale-adopte-un-texte-qui-ouvre-la-voie-a-de-nombreuses-derives/

 


B) - Remaniement ministériel sous Sébastien Lecornu : entre renvois d’ascenseur et fin de règne 

Le 26 février 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a orchestré un remaniement gouvernemental, le troisième depuis son arrivée à Matignon il y a moins de six mois.

Ce « bricolage » porte le nombre de membres de l’exécutif à 36, masquant difficilement les fissures d’un pouvoir en quête de stabilité.

Dans un contexte de fin de règne pour Emmanuel Macron, ce remaniement semble récompenser les fidèles tout en gérant les ambitions personnelles, sans ambitionner de grands chantiers avant les échéances électorales à venir.

Les départs notables : ambitions et défections

Parmi les sorties marquantes, Rachida Dati abandonne le ministère de la Culture pour se consacrer pleinement à sa campagne pour la mairie de Paris. Un choix opportuniste qui la libère d’un portefeuille où elle a été éclaboussée par des controverses, comme le vol au Louvre. Charlotte Parmentier-Lecocq quitte quant à elle son poste de ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, préférant retrouver son siège de députée à l’Assemblée nationale. Ces départs s’ajoutent à celui récent d’Amélie de Montchalin, nommée à la Cour des comptes et remplacée par David Amiel aux Comptes publics. Cette instabilité chronique illustre un gouvernement plus occupé à gérer les défections que les affaires de l’État.

Les arrivées : recyclage de proches et équilibres politiques

Côté entrées, Catherine Pégard, 71 ans, prend les rênes de la Culture. Ancienne conseillère culturelle à l’Élysée sous Emmanuel Macron et présidente du château de Versailles, cette fidèle, également proche de Nicolas Sarkozy, est récompensée pour sa loyauté. Elle devra naviguer dans un secteur dominé par la gauche, en gardienne du statu quo culturel.

Sabrina Agresti-Roubache effectue un retour surprise comme ministre déléguée à l’Enseignement, à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage, rattachée aux ministères du Travail et de l’Éducation. Éclaboussée par des accusations de sous-déclaration de revenus auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), elle avait été battue aux législatives de 2024.

Maud Bregeon, déjà porte-parole du gouvernement, élargit son portefeuille en devenant également ministre déléguée à l’Énergie, tout en conservant son rôle initial. Ce cumul audacieux pose question sur sa capacité à gérer efficacement ces responsabilités.

Deux députés font leur entrée : Camille Galliard-Minier, 50 ans, élue Renaissance de l’Isère et ancienne suppléante d’Olivier Véran, succède à Parmentier-Lecocq à l’Autonomie et aux Personnes handicapées. Jean-Didier Berger, député LR des Hauts-de-Seine et ancien maire de Clamart, rejoint l’Intérieur auprès de Laurent Nuñez. Poussé par Laurent Wauquiez pour maintenir l’équilibre avec la droite, il s’est distingué par des propositions sécuritaires controversées, comme l’extension de la vidéosurveillance ou l’interdiction de signes religieux pour les mineurs dans les associations subventionnées.

Un poste reste vacant à la Fonction publique jusqu’à la rentrée parlementaire du 23 mars.

Une fin de règne en mode survie

Ce remaniement, qualifié d’ « ajustement » par l’exécutif, illustre un pouvoir en fin de cycle. Entre recyclage de proches macronistes et ajustements cosmétiques pour préserver les équilibres politiques, il récompense les loyaux – un véritable renvoi d’ascenseur – sans annoncer de réformes d’ampleur.

Dans un contexte d’instabilité chronique, avec des élections municipales en vue, ce gouvernement Lecornu III semble plus tourné vers la gestion des egos que vers l’action publique.

Une illustration parfaite d’une fin de règne pénible, où la stabilité reste un mirage.

https://multipol360.com/remaniement-ministeriel-sous-sebastien-lecornu-entre-renvois-dascenseur-et-fin-de-regne/ 

 


 

C) - La trahison nucléaire de Macron : un scandale qui menace la souveraineté française  

Une annonce explosive en pleine crise géopolitique

En ce début mars 2026, la France se trouve au cœur d’un tourbillon géopolitique qui met en lumière les dérives d’un président en fin de mandat. Emmanuel Macron, depuis la base nucléaire de l’Île Longue en Bretagne, a annoncé une refonte majeure de la doctrine nucléaire française.

Sous le prétexte d’une « dissuasion avancée » pour l’Europe, il ouvre la porte à une coopération inédite avec plusieurs pays du continent, incluant des exercices conjoints, des visites d’installations sensibles et même le développement de missiles hypersoniques.

Cette décision, qualifiée de « traîtrise d’un fou » par beaucoup suscite des milliers de réactions, n’est rien de moins qu’un abandon de la souveraineté nationale. Dans ce message viral, il est souligné comment cette « doctrine nucléaire avancée » permet désormais à des nations comme l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark de participer activement à des manœuvres qui touchent au cœur de notre arsenal stratégique. Mais au-delà des mots, cette initiative provoque un scandale démocratique profond, une haute trahison évidente, et ravive des fantômes historiques que l’on croyait enterrés.


 

Le scandale démocratique : un président sans légitimité et des décisions délétères

Pour comprendre l’ampleur du désastre, revenons sur le contexte. Macron, élu en 2017 sur des promesses de renouveau européen, arrive aujourd’hui à un point où sa légitimité est plus que contestée. Avec une popularité en berne, des crises sociales récurrentes – des Gilets Jaunes aux manifestations contre la réforme des retraites – et une économie française en récession, il n’a plus le mandat moral pour engager le pays dans des choix aussi irréversibles. Pourtant, il persiste à prendre des décisions délétères pour les intérêts des Français, qu’il est censé protéger en tant que chef des armées.

Cette ouverture nucléaire n’est pas une simple collaboration technique ; elle rapproche l’arme atomique française de pays ouvertement russophobes, comme la Pologne ou les Pays-Bas, qui voient en la Russie un ennemi existentiel.

C’est comme donner un bidon d’essence et des allumettes à des enfants : ces nations, animées par une hostilité viscérale envers Moscou, pourraient un jour pousser à une escalade incontrôlable, entraînant la France dans un conflit qu’elle n’a pas choisi. Imaginez : des exercices conjoints où des pilotes polonais ou suédois s’entraînent sur des Rafale armés de missiles nucléaires. Cela n’est pas seulement imprudent ; c’est une recette pour le chaos. Les Français, qui paient déjà le prix d’une aide massive à Kiev – des milliards d’euros détournés de la santé ou de l’éducation – se voient maintenant exposés à des risques accrus, sans consultation populaire ni débat parlementaire approfondi. Où est la démocratie dans tout cela ? Macron agit comme un monarque absolu, ignorant que 85 % des citoyens rejettent ce genre de concessions, selon des sondages récents. Ce scandale démocratique n’est pas anodin ; il érode les fondements de la République, transformant l’Élysée en une tour d’ivoire déconnectée des réalités nationales.

La haute trahison : le partage de secrets qui fragilise la défense nationale

Pire encore, cette décision frise la haute trahison. En ouvrant les portes de nos installations nucléaires à des « alliés » européens, Macron rend obsolète tout secret défense pour des décennies. Pensez-y : partager des renseignements sur la dissuasion nucléaire signifie expliquer en détail comment fonctionne notre arsenal, quels sont nos atouts – comme les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) capables de frapper n’importe où sur la planète – et nos faiblesses potentielles, telles que les vulnérabilités aux cyberattaques ou les limites de notre stock d’ogives (actuellement autour de 300). C’est prêter le flanc à l’enfoncement d’une future dague par un pays traître. Historiquement, les alliances se brisent, et les amis d’aujourd’hui deviennent les ennemis de demain. L’Allemagne, par exemple, est au centre de cette coopération.

Le chancelier Friedrich Merz a annoncé la création d’un groupe de pilotage nucléaire avec Macron, permettant une participation allemande conventionnelle aux exercices français dès cette année. 

Comme l’a relayé un compte d’analyse indépendant sur X, cette initiative renforce une coopération bilatérale en défense, mais à quel prix ? Berlin, avec sa population de 84 millions d’habitants contre 68 millions pour la France, et un PIB bien supérieur (4.429 milliards d’euros contre 2.957 milliards en 2023), domine déjà économiquement l’Europe. En lui offrant un accès à notre parapluie nucléaire, Macron dilue la crédibilité de notre dissuasion, exposant la France à des risques disproportionnés. Et si un jour, sous pression américaine ou pour ses propres intérêts, l’Allemagne utilisait ces informations contre nous ? Cette trahison n’est pas théorique ; elle s’inscrit dans une série de gestes où Macron cède des leviers stratégiques sous prétexte d’unité européenne, brisant la prudence gaullienne qui avait fait de la force de frappe un pilier de l’indépendance nationale.

Le réarmement allemand : une menace pour la paix mondiale avec la complicité de macron

Cette haute trahison est d’autant plus flagrante quand on examine le réarmement massif de l’Allemagne, que Macron facilite activement. Berlin a modifié sa Constitution en mars 2025 pour assouplir les règles d’endettement, libérant un « bazooka » budgétaire de 1.000 à 1.500 milliards d’euros sur dix ans. Cela finance une modernisation accélérée de la Bundeswehr : recrutement massif, partenariats avec Lockheed Martin pour des avions de chasse, objectif de 3,5 % du PIB en dépenses militaires d’ici 2029, et même des discussions sur un service militaire obligatoire. Une usine Rheinmetall produit déjà 350.000 obus par an, symbolisant une résurrection d’ambitions impériales. Ce réarmement, justifié par la supposée menace russe et l’incertitude américaine sous Trump, réveille les fantômes de la guerre.

Rappelons les faits historiques : en 1870, la guerre franco-prussienne a amputé la France de l’Alsace-Lorraine ; en 1914, la Première Guerre mondiale a causé des millions de morts ; en 1939, la Seconde Guerre mondiale et l’occupation nazie ont plongé l’Europe dans l’horreur. Chaque fois qu’une Allemagne unifiée s’est militarisée, cela s’est terminé par une agression.

Aujourd’hui, avec Macron minimisant ces conflits comme de simples « guerres civiles européennes » pour justifier l’alliance, on assiste à une répétition dangereuse. La complicité française – via des dialogues stratégiques sur la dissuasion, des investissements dans une base nucléaire aérienne à la frontière allemande, et une dette commune européenne de 800 milliards d’euros pour la défense – place Paris en position de vassal. Cela prolonge le conflit en Ukraine, avec des armes allemandes et françaises alimentant une escalade qui pourrait mener à une troisième guerre mondiale.

Macron, en partageant notre arme atomique, non seulement affaiblit la souveraineté française mais menace la paix mondiale, ignorant les rejets populaires aux armes nucléaires et transformant l’UE en une machine de guerre atlantiste.

 


 

La mise en scène grotesque : un gaspillage financier pour une image de puissance

Au milieu de ce chaos stratégique, la mise en scène orchestrée par l’Élysée ajoute une couche de ridicule et de gaspillage. Pour son discours à l’Île Longue, Macron a été escorté par quatre avions Rafale, avec un cinquième appareil filmant le tout pour une vidéo diffusée en direct. Des images montrent l’avion présidentiel, un Falcon, flanqué de ces chasseurs supersoniques, survolant la Bretagne dans une démonstration de force hollywoodienne. Mais quel en est le coût pour les contribuables ? Selon des estimations relayées par des médias, une telle escorte présidentielle avoisine les 80.000 euros l’heure, couvrant le carburant, la maintenance des Rafale (chacun coûtant des milliers d’euros par heure de vol), les salaires des pilotes et l’opération logistique. Pour une séquence d’une heure ou deux, cela représente facilement plusieurs centaines de milliers d’euros – une somme grotesque alors que la France fait face à une dette abyssale et à des coupes budgétaires dans les services publics. Cette opération de communication, censée projeter une image de puissance, n’est qu’une farce coûteuse, masquant l’absence de substance.

Pendant que Macron joue au chef de guerre dans les airs, les Français luttent avec l’inflation et le chômage.

C’est le portrait craché d’un président hors-sol, qui vend l’avenir de la France pour un show hollywoodien futile, sacrifiant la substance au spectacle vain.
 
(L’heure de vol 20000 euros pour chaque rafale ! Une mise en scène grotesque de @EmmanuelMacron pour se rendre sur l’île Longue avec 4 rafales ! Le psychopathe de l’Elysée n’en fini plus de faire mmuse avec notre pognon !)
 
 Une capitulation qui dilue l’autonomie européenne

Enfin, cette affaire met en lumière une dilution progressive de l’autonomie européenne au profit d’intérêts atlantistes. Le groupe de pilotage nucléaire franco-allemand, comme annoncé par Merz, intègre des étapes concrètes dès 2026, avec une participation allemande aux exercices. Mais cela ne renforce pas l’Europe ; cela l’affaiblit, en exposant la France à des vulnérabilités. Les réactions sur les réseaux sociaux, des accusations de « honte » à des appels à la destitution, reflètent un ras-le-bol général.

Macron, en brisant la doctrine gaullienne d’une dissuasion indépendante, risque de léguer un pays vulnérable, endetté et divisé.

Il est temps de réfléchir : cette « dernière trahison » avant 2027 n’est-elle pas le symptôme d’un système qui priorise l’Europe sur la France ? Les Français méritent mieux qu’un président qui vend leur sécurité pour un poste à Bruxelles. Cette ouverture nucléaire n’est pas un acte de leadership ; c’est une capitulation dangereuse qui pourrait nous coûter cher…!

https://multipol360.com/la-trahison-nucleaire-de-macron-un-scandale-qui-menace-la-souverainete-francaise/ 


 

D) - L’heure de la désobéissance a sonné : le cri d’au bon tweet pour un réveil français  

Le 23 février 2026, devant une salle comble, un homme que tout le monde connaît sans vraiment l’avoir vu sur scène monte pour la première fois sur les planches. Stressé, caféiné à outrance, pastilles anti-stress en poche (avec effet laxatif en prime), « Au Bon Touite Français » avoue : « Je n’ai aucune idée de ce que je fous là. » Pourtant, en quelques minutes, cet ancien « pubard » devenu la voix la plus tranchante et la plus drôle des réseaux livre un discours qui restera dans les mémoires : un appel lucide, drôle et urgent à la désobéissance.

De la guerre en Syrie à la scène : un parcours d’éveil

Tout commence en 2013. Alors que les médias mainstream nous servent un récit lisse sur la Syrie, lui, qui connaît un peu le terrain, décide de dire ce qu’il voit. Insulté sur Facebook, il crée « AuBonTouiteFrançais » pour pouvoir insulter tout le monde sans perdre ses amis… qu’il finit par perdre quand même. Invité ensuite par Clémence Houdiakova pour des chroniques sur Tocsin, puis par Marc pour cet événement, il se retrouve là, tétanisé, mais déterminé.

L’expérience de Milgram : les hommes ne sont pas des monstres, ils sont isolés

Il choisit de parler de l’expérience de Milgram (1963). 80 % des participants acceptent d’envoyer des décharges potentiellement mortelles sur simple ordre d’une autorité en blouse blanche. Chiffre terrifiant… mais il y a une deuxième partie que l’on ne raconte jamais : sur ces 80 %, 60 % changent d’avis dès qu’ils voient quelqu’un d’autre douter ou refuser (voir ici).

Conclusion d’ Au Bon Touite Français :

« L’homme n’est pas cruel. Il souffre d’isolement moral. Dès qu’il voit qu’il n’est pas seul à douter, il ouvre sa gueule. L’obéissance massive n’est pas une fatalité. Elle est fragile, réversible… et contagieuse. Tout comme la désobéissance. »

Seul un humain peut être « le premier des obéissants » ou « le premier des désobéissants ». Seul un humain peut créer la rupture symbolique et assumer d’être seul un instant. L’IA, elle, obéira toujours : elle n’a ni peur, ni courage, ni libre arbitre.

Les médias : la nouvelle expérience de Milgram grandeur nature

Le discours bascule alors sur ce que nous vivons tous les jours. Zappez sur n’importe quelle chaîne : même discours, même vérité unique, même mantra. C’est l’Opération Mockingbird de la CIA (1948) version moderne :

enfermer les esprits dans une pensée unique, renforcée par l’école et les réseaux sociaux.

Il montre le fameux montage américain où des dizaines de présentateurs répètent en boucle « This is extremely dangerous to our democracy ». La salle rit jaune. En France, 100 % du mainstream est détenu par l’État ou par ses amis milliardaires (voir ici). Petites différences de ton, mais sur l’essentiel – Europe, euro, OTAN, Ukraine, vaccins, climat – tout le monde est d’accord.

Et pourtant… le réel commence à craquer. Les gens voient que la « crise » qui dure depuis 50 ans n’est pas une crise, mais un système. Ils voient que le « Mozart de la finance » n’est au mieux qu’un tocard, au pire un traître. Ils voient les scandales de France Télévision, les sanctions contre ceux qui osent parler, la volonté de « labelliser » les médias.

Le réveil est en marche : les Français sont concernés

Comme le soulignent de nombreux observateurs lucides, les Français, s’ils sont encore concernés par leur avenir, doivent se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. La manipulation des esprits, l’obéissance aveugle aux injonctions (confinements, vaccins, narratif ukrainien), la perte de souveraineté au profit d’élites globalistes, le mépris des élites pour le peuple (éleveurs traités comme des criminels, guerre qu’on nous impose), tout cela mène droit au mur : risque de guerre mondiale, de guerre civile, ou des deux.

Mais la bonne nouvelle, c’est que la brèche est ouverte. Aux États-Unis, Tucker Carlson (voir ici et ici), Joe Rogan ou Candace Owens font plus d’audience que CNN et MSNBC réunis. En France, Toxik, GPTV, Nexus, Courtoisie, TVL et des centaines d’autres petites fourmis libres, agiles, impertinentes, font des centaines de milliers de vues.

Le système est gros, fatigué et corrompu. Le réel, lui, nous donne systématiquement raison.

Pourquoi des millions de personnes obéissent-elles à des règles absurdes sans jamais les questionner ? AubonTouite démonte les mécanismes de l’obéissance de masse, du conditionnement médiatique à la pression sociale, et montre pourquoi il suffit parfois d’une seule voix pour fissurer le système.

 

Le moment de la désobéissance

« L’heure de la désobéissance a sonné », lance Au Bon Touite Français

  • Soyez le premier de votre entourage à dire non.
  • Minimisez au maximum vos rapports avec l’État.
  • Débrouillez-vous entre nous.
  • Installez votre crèche de Noël en l’appelant « exposition sur les tensions hospitalières au Moyen-Orient au Ier siècle » (dans le c.. les juges gauchistes).
  • Répondez aux tweets des politiques quand vous êtes shadow-ban.
  • Soyez la voix dissidente qui libère les autres.

Et pour finir, comme il se doit : aux élites qui nous dirigent en ne pensant qu’à leur gueule et à leur train de vie… « Allez vous faire fou… »

La salle explose. Merci Au Bon Tweet. Le message est passé. Maintenant, à nous de jouer !

 https://multipol360.com/lheure-de-la-desobeissance-a-sonne-le-cri-dau-bon-tweet-pour-un-reveil-francais/

 

E) - L’école au bord de la rupture, Coffinier et Le Floch-Imad tirent la sonnette d’alarme

Dans ce nouveau numéro de La dispute pour La Nouvelle Revue Politique, Mehdy Raïche ouvre un débat frontal sur l’état de l’école française, entre constat d’effondrement et choix à venir. Sur le plateau, Anne Coffinier, experte des politiques éducatives et autrice, et Joachim Le Floch-Imad, enseignant et essayiste, confrontent leurs diagnostics sur une institution qu’ils jugent à bout de souffle, minée par la baisse du niveau, l’érosion de l’autorité, la bureaucratie, et l’incapacité politique à assumer des réformes de long terme.


 

Au fil de l’échange, ils reviennent sur les causes profondes de la crise, du collège unique à l’égalitarisme scolaire, en passant par le “pédagogisme” et la transformation de l’école en prestataire de services. Le débat explore aussi les pistes de sortie, entre reprise en main politique, remise à plat de la technostructure, revalorisation des enseignants, et question explosive de la diversification des modèles scolaires, sur fond de révolution numérique et d’intelligence artificielle qui bouleverse déjà les méthodes et les finalités de l’apprentissage.

https://nouvellerevuepolitique.fr/lecole-au-bord-de-la-rupture-coffinier-et-le-floch-imad-tirent-la-sonnette-dalarme/

 

 

février 04, 2026

La Suisse (libéralo-libertarienne) changerait-elle ? BIENVENUE DANS LE PARADIS DES VOLEURS !!

BIENVENUE DANS LE PARADIS DES VOLEURS  

Ton lave-linge, ta voiture, les raffineries, les impôts : 70% de complexité bidon pour cacher les profits et te plumer. 

La conception pourrie qu’on nous vend comme « innovation » : l’obsolescence programmée + complexité inutile pour siphonner l’argent. 


 Exemple basique : un ordinateur portable ou une machine à laver vraiment durable pourrait fonctionner avec ~100-150 pièces essentielles (moteur, carte mère simple, tambour robuste, joints solides, etc.). Testé, fiable 15-20 ans sans souci. 

 Mais les ingénieurs « économiques » (ceux des actionnaires) ajoutent 300-500 pièces bidon : capteurs inutiles, puces propriétaires, soudures impossibles à dessouder, batteries collées, vis anti-démontage (pentalobe chez Apple), logiciels qui « plantent » exprès après 3-4 ans, pièces qui s'usent prématurément (engrenages en plastique fragile dans les jouets ou lave-linge). 

Résultat ? 

→ Brevets sur chaque micro-pièce pour bloquer la concurrence et les réparateurs indépendants. 

→ Holdings qui encaissent des royalties/dîmes sur chaque composant. 

→ Profits disparaissent dans la complexité 

→ moins d’impôts visibles. 

→ Tu jettes l’appareil 

→ tu rachètes 

→ cycle infernal. 

Même choisi pour une télécommande TV (pourrait être 5-10 pièces), un moteur de voiture essence/diesel (conçu simple comme les vieilles Mercedes indestructibles des années 80) 

→ aujourd'hui : électronique partout, capteurs à foison, logiciels verrouillés, pièces « intégrées » qui obligent à changer le bloc entier. 

Et les usines ultra-polluantes comme les raffineries de pétrole ou les usines pétrochimiques ? Probablement 70-80 % d’installations/complexité inutile. 

Colonnes de distillation surdimensionnées, cracking catalytique ultra-complexe avec des milliers de vannes, pompes, capteurs, systèmes redondants « pour sécurité » mais surtout pour breveter des procédés, accumuler des brevets, créer des barrières à l’entrée, justifier des subventions, et faire disparaître les marges dans des strates de holdings offshore. 

 Le brut pourrait être raffiné beaucoup plus simplement (raffineries « topping » basiques existant encore dans certains pays), mais non : on complexifie pour monopoliser, polluer plus (fuites, rejets), et fabriquer cher l’« innovation ». 

 ➡️Est ce pareil pour les impôts et travaux publics d'un pays : réponse : Oh que oui ! 

 Un pont🌉ou une route🛣️pourrait se faire avec 20-30 étapes essentielles. 

Mais on ajoute : études bidon, commissions multiples, sous-traitants en cascade, normes sur-normes, « sécurité » gonflée, consultations interminables → 3/4 du budget part en paperasse, honoraires, et profits détournés. 

Travaux inutiles ou surdimensionnés pour justifier taxes + dette + emplois fictifs. Tout ça n’est pas du hasard. 

C’est un système et une architecture conçue pour : 

 ➡️Maximiser le renouvellement forcé 

➡️Minimiser la concurrence 

➡️Cacher les bénéfices 

➡️Justifier la pollution et les taxes 

➡️Garder le citoyen/consommateur dépendant 

 Et en Suisse🇨🇭 ? On est dedans jusqu’au cou. On paie pour du jetable premium et des usines à gaz inutiles. 

Qui voit la même chose ? 🤔

L'architecture économique et le nom le plus proche qui englobe toutes ces magouilles capitalistes serait : crony capitalism (capitalisme de copinage / souvent décrit comme un système où les profits viennent plus de rent-seeking (recherche de rentes : captation de valeur via influence politique/réglementaire/brevets au lieu de vraie innovation) que de concurrence libre. 
 
 ➡️Capitalisme de crony : Collusion entre grosses entreprises, États et élites pour créer des rentes (subventions, brevets exclusifs, normes sur-normes, marchés publics opaques, complexité pour bloquer les concurrents/réparateurs). 
C'est ce qui permet la complexité inutile, l'obsolescence forcée et les surcoûts (impôts/travaux publics/raffineries). Sources : Magueule, Wikipédia, Hoover Institution, Mercatus Center, etc. 
 
➡️Recherche de rente : Au cœur du truc – entreprises ajoutent complexité/brevets pour extraire des royalties/dîmes sans créer de valeur réelle (ex : brevets sur micro-pièces, procédés pétroliers surdimensionnés). 
 
 ➡️Obsolescence planifiée (obsolescence programmée) : La partie visible sur les produits de conso (lave-linge, ordis, voitures), mais étendue à l'industrie lourde et publique. 
 
📅Dates clés de début de ce système (origines modernes) :1924-1925 : Phoebus Cartel (cartel international des ampoules : Osram, Philips, GE, etc.) – Réduit volontairement la durée de vie des ampoules de 2500h à 1000h pour booster les ventes. C'est l'exemple fondateur historique de l'obsolescence programmée industrielle. (Spectre IEEE, Wikipédia Phoebus Cartel) 
 
📅Années 1920-1930 : General Motors (Alfred Sloan) introduit le "dynamic obsolescence" / changements annuels de design pour forcer le renouvellement des voitures (vs Ford Model T "indestructible"). 1932 : Bernard London invente le terme « obsolescence planifiée » dans sa brochure « Ending the Depression Through Planned Obsolescence » (mais dans un sens pro-consommation pour relancer l'économie). 
 
📅Années 1950 : Popularisation massive du terme par Brooks Stevens (designer) qui le définit comme "instiller le désir d'acheter du neuf plus tôt que nécessaire". Boom post-guerre avec le consumérisme. Années 1980 : Le terme « capitalisme de copinage » apparaît (premier usage crédité à George Taber pour décrire les Philippines sous Marcos, puis étendu mondialement). Explosion du rent-seeking via brevets complexes, réglementations capturées (regulatory capture), et marchés publics corrompus. 
 
En gros, les racines remontent aux années 1920 avec Phoebus comme acte fondateur symbolique de l'obsolescence pour le profit, puis ça s'étend au capitalisme de connivence moderne dès les années 80 avec la financiarisation et la capture réglementaire massive. 
 
C'est pas du "vrai" capitalisme libre, mais une perversion où l'État et les grosses boîtes s'entraident pour plumer le citoyen/consommateur via complexité/pollution/taxes inutiles. 
 
Combien de temps allons-nous accepter encore cela ? 
Rappelle toi quand tu te moquais de personnes qui ont essayé de t'alerter sur ces sujets de consommation 10-20-30 ans auparavant, tu rigolais ?
 
LE PARADIS SUISSE ?🇨🇭 
Vraiment ? 
L’administration promet de payer les chômeurs… et des milliers attendent toujours leurs indemnités à cause du bug SIPAC 2.0. 
 Des familles sans revenus depuis décembre, stress total, factures qui s'accumulent. Promesse = galère. 
 
Et pour Crans-Montana🔥 ? 
 
Le Valais annonce fièrement 10 000 CHF d’aide d’urgence par victime/famille après l’incendie tragique (40 morts, 116 blessés). Annoncé mi-janvier, mais un mois plus tard, beaucoup de familles n'ont toujours rien reçu ou seulement les premières 50 commencent à toucher… 🤔
 
Où est l’argent promis ?  
Pourquoi toujours ces retards quand ça touche les gens en détresse ? 😡
On nous vend le paradis, mais on ressemble plutôt au purgatoire administratif… 
La beauté du diable ? 
Qu’en pensez-vous ? 
Nettoyer ou vendre ? 🗑️

 

🇨🇭En route pour le paradis suisse 🇨🇭 

 @Switzerlandhunt 

Pragmatique dans l'âme, je dénonce les événements actuels qui méritent d'être complètement démantelés. Mensonges et manipulations sont partout, et particulièrement en Suisse.

https://x.com/Switzerlandhunt 

novembre 08, 2025

Qu'est-ce qui se passe en Belgique ?

Belgique : une tempête économique et politique s’abat sur le royaume

Le paysage politique et économique de la Belgique, souvent perçu comme un havre de stabilité au cœur de l’Europe, cache une réalité bien plus agitée. Ce petit royaume, voisin discret de la France, est réputé pour ses artistes, sa gastronomie et son humour bon enfant, mais rarement pour les inquiétudes qu’il suscite.

Pourtant, les mauvaises nouvelles s’enchaînent : records de faillites, blocages dans les rues et les aéroports, procédure pour déficit excessif, et une dette souveraine dégradée par les agences de notation.

Derrière les stéréotypes de bandes dessinées, de gaufres et de bières accompagnées de frites, la Belgique traverse une période de turbulences intenses, marquée par des tensions identitaires, une croissance fragile et un gouvernement instable.


 

Un pays fragmenté : trois régions, trois identités

La Belgique est une mosaïque complexe : une fédération composée de trois régions principales – la Flandre au nord, néerlandophone et économiquement dynamique ; la Wallonie au sud, francophone et plus dépendante des transferts fédéraux ; et Bruxelles, capitale cosmopolite et enclavée, majoritairement francophone mais bilingue. Ce modèle fédéral, une monarchie constitutionnelle parlementaire, est dirigé par un roi symbolique, Philippe, décrit comme discret et attaché à l’unité nationale. Géographiquement, elle représente un carrefour entre l’Europe germanique et romane, abritant le siège de l’Union européenne et de l’OTAN, symboles de sa « neutralité » historique.

Pourtant, les tensions entre Flamands et Wallons n’ont jamais été aussi vives. Le mot « sécession » est désormais prononcé ouvertement, particulièrement en Flandre, où le parti nationaliste N-VA, dirigé par Bart de Wever – aujourd’hui Premier ministre –, prône une plus grande autonomie. Des scénarios hypothétiques évoquent une partition : une Flandre indépendante, une Wallonie résiduelle potentiellement unie à Bruxelles sous un « Wal-Brux« , ou même un district européen pour la capitale. Une telle rupture entraînerait une redistribution chaotique de la dette et des ressources, avec des impacts comparables aux dissolutions post-yougoslaves, menaçant la stabilité de l’UE elle-même.

Un héritage industriel en péril

Historiquement, la Belgique a brillé comme une puissance industrielle. Au XIXe siècle, elle surpassait le Royaume-Uni en exportations de fonte et d’acier, grâce à ses ressources en charbon. Aujourd’hui, elle abrite des champions mondiaux comme AB InBev, le plus grand brasseur planétaire avec 56 milliards d’euros de ventes annuelles, ou des entreprises comme UCB (traitements contre l’épilepsie) et Solvay (chimie). Le port d’Anvers, deuxième d’Europe, reste un atout logistique majeur.

Malgré cela, l’économie belge affiche une croissance modeste de 1,3 % en 2025, avec un chômage historiquement bas, mais masque des fragilités profondes.

Le pays commerce principalement avec ses voisins (France, Allemagne, Pays-Bas), rendant sa croissance vulnérable aux crises européennes comme la dette ou l’énergie. L’inflation érode le pouvoir d’achat, les salaires indexés augmentent les coûts du travail, et la dépendance aux énergies fossiles (62 % de la consommation) expose à l’instabilité géopolitique.


 

Une crise économique amplifiée par la dette

Les indicateurs alarmants s’accumulent : un record de faillites depuis cinq ans, des infrastructures vieillissantes et des investissements publics en retard. La dette publique flirte avec 106 % du PIB, et le déficit atteint 5,2 % en 2024, projeté à 5,5 % en 2025-2026. En juin 2025, Fitch a dégradé la note souveraine à A+, citant un déficit croissant et des préoccupations budgétaires persistantes. La Belgique est sous procédure de déficit excessif par la Commission européenne depuis juin 2024, exigeant des réformes pour ramener le déficit à 2,5 % d’ici 2026.

La croissance repose désormais sur la demande intérieure, mais les exportations stagnent face à la faiblesse des partenaires allemands et français. Des milliers de PME ferment, étouffées par une fiscalité lourde et des coûts énergétiques élevés.

Instabilité politique et réformes contestées

Le gouvernement fédéral, formé après les élections de 2024, est un « mille-feuilles » institutionnel avec des coalitions régionales divergentes. Bart de Wever, indépendantiste flamand, incarne ces fractures : la Flandre réclame plus d’autonomie, tandis que la Wallonie défend la solidarité nationale. Bruxelles, sans gouvernement stable depuis plus d’un an, joue les arbitres.

Les négociations budgétaires pour 2026 sont dans l’impasse, avec un délai accordé jusqu’en décembre pour éviter un effondrement gouvernemental. Les réformes proposées – relèvement de l’âge de la retraite, impôt sur les plus-values au-delà de 10.000 euros, et fin des allocations chômage à vie (une exception belge) – visent à économiser 10 milliards d’euros d’ici 2029. Ces mesures, incluant une limitation des allocations à deux ans (un an pour les jeunes), sont jugées « historiques » par de Wever, mais elles déclenchent une vague de contestation.

Manifestations et colère sociale

En octobre 2025, des dizaines de milliers de Belges sont descendus dans les rues pour une journée d’action nationale, émaillée de violences avec la police. Les grèves ont paralysé les aéroports de Bruxelles et Charleroi, annulant des centaines de vols et affectant 70.000 voyageurs. Les syndicats protestent contre une austérité perçue comme inéquitable, craignant une hausse de la pauvreté et une chute de la consommation. Sur les réseaux, les débats font rage, certains évoquant une « crise politique » comparable aux impasses françaises ou néerlandaises.

 


 

Perspectives : un automne gris, mais des atouts persistants

L’automne 2025 s’annonce sombre : ciel gris, routes saturées, trains en retard, pouvoir d’achat en berne et prix de l’énergie élevés.

Les agences de notation scrutent les finances belges, et un éclatement du pays serait une crise majeure pour l’Europe. Pourtant, la Belgique n’a pas dit son dernier mot. Son tissu industriel solide, ses universités et sa position stratégique au cœur de l’Europe offrent des ressources pour rebondir. Elle a survécu à des occupations, des crises économiques et sanitaires par le passé.

La loi de finances 2026, attendue sous peu, cristallise les espoirs de redressement, mais son impopularité risque d’attiser les tensions. Pour les voisins français, à deux heures de la frontière, un voyage à Bruges ou Bruxelles reste une invitation à découvrir un pays riche en paradoxes, mais accueillant. La situation belge nous concerne tous : un État fondateur de l’UE en péril pourrait ébranler le continent entier.

https://multipol360.com/belgique-une-tempete-economique-et-politique-sabat-sur-le-royaume/

 


 

 

septembre 06, 2025

Le mouvement du 10 septembre : une colère antisystème entre espoir populaire et soupçons de manipulation

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), 

À une semaine de la date fatidique, le mouvement « Bloquons tout » https://www.franceinfo.fr/.../corteges-blocages-de-sites... du 10 septembre 2025 suscite un mélange d’enthousiasme et d’interrogations en France.
Né sur les réseaux sociaux en réaction aux annonces budgétaires du gouvernement de François Bayrou, cet appel à une mobilisation massive vise à paralyser le pays par des grèves, des blocages et des actions de désobéissance civile.
Si certains y voient un écho aux Gilets jaunes de 2018, https://multipol360.com/retour-sur-les-gilets-jaunes-un.../ avec un potentiel de contestation populaire authentique, d’autres alertent sur des signes d’amplification artificielle et de risques sécuritaires. Décryptage d’une dynamique complexe, entre ras-le-bol citoyen et enjeux géopolitiques.
 
 
Les origines d’une mobilisation numérique
Tout commence mi-août 2025, avec des appels anonymes sur les plateformes en ligne invitant à « bloquer tout » pour protester contre les mesures d’austérité. Les coupes budgétaires, l’imposition accrue sur les ménages modestes et la réduction des droits sociaux ont cristallisé une colère diffuse, amplifiée par le sentiment d’un déni démocratique après les élections législatives. Rapidement, le mouvement gagne en visibilité : les premiers jours voient une moyenne de 19.000 messages par jour sur X (ex-Twitter), avant un recul relatif mi-août, puis une explosion à partir du 17 août, coïncidant avec le soutien public de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise (LFI). Dès lors, le volume atteint 40.000, puis 70.000 messages quotidiens, dépassant les 840.000 au total – un chiffre supérieur à celui des Gilets jaunes en 2018, où les réseaux sociaux jouaient un rôle plus marginal.
X est devenu central pour la diffusion, mais Telegram et Facebook servent à organiser les actions locales, comme les assemblées générales (AG) qui se multiplient dans plus de 60 villes. À Nantes, plus de 500 personnes se réunissent ; à Paris, au parc de la Villette, on discute stratégies de blocage. Les revendications sont hétérogènes : référendum d’initiative citoyenne (RIC), opposition aux réformes du travail, boycott économique, mais sans consensus clair sur les modes d’action.
 
Une composition hétérogène et des divisions internes
Le mouvement rassemble un spectre large : anciens Gilets jaunes, sympathisants de gauche radicale, « complotistes », souverainistes et même des figures identitaires. Initialement, des initiatives individuelles dominent à droite, appelant à des actions isolées via les réseaux. À gauche, influencée par LFI et le PCF, l’approche est plus collective, dans la lignée des grands mouvements sociaux. Cette dualité freine la fédération : les souverainistes craignent une « gauchisation », tandis que la droite identitaire dénonce une récupération politique comme elle l’a déjà fait pour le mouvement des Gilets jaunes.
Les analyses de cartographie des communautés sur X révèlent une présence dominante de la gauche mélenchoniste depuis le 17 août, mais aussi une zone distincte de comptes suspects. Les syndicats, comme la CGT dans certains départements, appellent à la grève, mais les centrales nationales restent prudentes, préférant préparer leur propre mobilisation contre le budget 2026. Des secteurs comme les transports (Sud Aérien), les écoles ou les services publics pourraient être touchés, avec des appels à bloquer aéroports, routes et sites stratégiques.
 

 
 Soupçons d’ « astroturfing » https://www.radiofrance.fr/.../zoom-zoom-zen-du-jeudi-25... et d’amplification artificielle
 
Si la colère semble réelle, des éléments troublants émergent. Les analyses de plateformes comme Visibrain pointent une activité anormale : faux comptes et bots amplifient les hashtags comme #BloquonsTout, représentant jusqu’à 75 % des retweets des messages les plus viraux. Près de 3.000 contenus médiatiques ont relayé le mouvement, mais cette visibilité semble boostée artificiellement. Il ne s’agit pas nécessairement d’une opération de déstabilisation étrangère totale, mais d’une exploitation possible par des « ingénieurs du chaos » pour affaiblir la France.
La chronologie interroge : accélération le 17 août, explosion fin août avec des volumes suspects, mobilisation le 10 septembre, suivie potentiellement d’un Conseil de défense https://www.lalettre.fr/.../macron-convoque-un-conseil-de... sur la désinformation et la grand messe satanique d’Ursula Von der Leyen. https://multipol360.com/les-illusions-europeennes-sur.../ Cette séquence pourrait justifier un durcissement sécuritaire, en liant désordre numérique à des mesures de contrôle.
 

 
 Les enjeux sécuritaires et réglementaires
Les renseignements territoriaux anticipent des actions partout en France, avec plus de 100.000 participants potentiels, incluant blocages de routes, gares, raffineries, et même des risques de sabotages sur des sites stratégiques.
Le gouvernement surveille de près, avec des réunions au ministère de l’Intérieur pour évaluer les menaces. Au-delà, cela s’inscrit dans un contexte européen : la transposition de la directive NIS2 https://monespacenis2.cyber.gouv.fr/directive/ et le Digital Services Act (DSA) https://www.touteleurope.eu/.../numerique-que-sont-le.../ renforcent les obligations des plateformes contre la désinformation, avec des sanctions lourdes. Ces outils pourraient mener à une surveillance accrue, risquant d’arbitraire : médias indépendants critiques pourraient être classés comme « vecteurs de risque », entraînant déréférenciation algorithmique ou restrictions économiques (NDLR : nous en savons quelque chose…).
 

 
 Perspectives : feu de paille ou étincelle révolutionnaire ?
Le 10 septembre pourrait être un test grandeur nature. S’il mobilise massivement, il pourrait forcer un recul gouvernemental, comme l’espèrent les organisateurs qui appellent à une grève illimitée et à une solidarité populaire. Mais les divisions internes, l’absence de leadership clair et les suspicions de manipulation pourraient le limiter à un « feu de paille ». Dans un pays marqué par les inégalités croissantes, cette mobilisation reflète une frustration profonde, mais elle pose aussi la question d’une opportunité saisie par des acteurs extérieurs pour semer le chaos, ou, inversement, par le gouvernement français lui-même, qui jouerait les pompiers pyromanes pour durcir l’étouffement de l’opposition et de la rébellion qui monte de plus en plus – potentiellement via la mise en place de l’article 16 de la Constitution, permettant des pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave. Quoi qu’il en soit, elle met en lumière les limites d’un système perçu comme déconnecté, et pourrait accélérer des débats sur la régulation numérique (crédit social) et la liberté d’expression. Les prochains jours diront si la France s’arrête vraiment et règle ses comptes avec une oligarchie totalement déconnectée avec la réalité, ou si la contestation s’essouffle face à la répression.
 
 

 

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