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janvier 23, 2026

France - internationales news !

Sommaire:

A) - Pourquoi la France devrait quitter l’UE : l’analyse percutante de Philippe de Villiers

B) - La fin programmée des zones à faibles émissions ? 

C) - La France cède encore du terrain : vers une Europe sans frontières ni horizons ultramarins ?

D) - Vers une détente russo-américaine ? 

E) - La réponse ironique de Vladimir Poutine au « conseil de paix » de Donald Trump

F) - L’Europe, vassale des États-Unis : une dépendance géopolitique inéluctable ?

 


 

A) - Pourquoi la France devrait quitter l’UE : l’analyse percutante de Philippe de Villiers

Dans une chronique publiée ce matin dans Le Journal du Dimanche, Philippe de Villiers, fondateur du Puy du Fou et ancien ministre, lance un cri d’alarme sans ambiguïté : il est temps pour la France de quitter l’Union européenne (UE).

Selon lui, ce qui était autrefois présenté comme un rêve de paix, de prospérité et de civilisation s’est mué en un cauchemar de dépendance, de contrôle et de perte de souveraineté.

Inspiré par ses arguments, explorons les raisons profondes qui, d’après Philippe de Villiers, rendent ce départ inévitable.

 

Les promesses trahies de l’UE

L’UE est née avec de grandes ambitions, portées par les Pères fondateurs comme Robert Schuman, Alcide De Gasperi et Konrad Adenauer. Elle se voulait un bastion de civilisation européenne, ancré dans des racines chrétiennes symbolisées par son emblème – douze étoiles sur fond bleu, évoquant la Vierge Marie du vitrail de la cathédrale de Strasbourg. Mais aujourd’hui, argue de Villiers, l’UE a renié cette promesse. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a récemment déclaré le 10 décembre 2025 : « Nous devons ouvrir davantage de voies sûres vers l’Europe pour faire face à nos besoins économiques. » Cette politique d’immigration massive, selon lui, favorise un « chassé-croisé démographique » entre l’Europe et l’Afrique, préparant le terrain à un « califat européen » imposé par des groupes comme les Frères musulmans. Le patron du renseignement territorial français a d’ailleurs alerté sur leur infiltration, visant à imposer la charia. L’identité européenne, autrefois célébrée, est en train de s’effacer.

La deuxième promesse brisée est celle de la paix. L’UE, fille de l’OTAN, risque de mourir par elle, prévient de Villiers. Les erreurs cumulées :

L’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN, le sabotage des accords de Minsk (voir ici et ici) et l’envoi annoncé de soldats ont transformé l’Europe en belligérante.

Ignorant les avertissements d’Henry Kissinger, l’UE nous entraîne dans une guerre hors de ses frontières, comme en Ukraine ou potentiellement au Groenland. Au lieu de pacifier, elle militarise et intervient, contrôlant même les exportations d’armement françaises.

 

Le mirage de la prospérité et de la liberté

La prospérité promise s’est évaporée. Le choc tarifaire douanier imposé par les États-Unis le 27 juillet 2025 a révélé que l’Europe n’est plus un allié protégé, mais un marché consommable. Pendant ce temps, la concurrence chinoise dévore l’industrie européenne, tandis que le continent décroche dans la « Silicium Economy » du Pacifique. Nos semi-conducteurs dépendent désormais des États-Unis et de l’UE elle-même, signant une perte d’autonomie économique. Philippe De Villiers pointe aussi les nouveaux accords de libre-échange avec l’Inde, la Malaisie, l’Australie et les Émirats arabes unis, qui resserrent le « nœud coulant » autour des nations membres. L’agriculture européenne, berceau de l’UE, est sacrifiée : les protestations des agriculteurs contre le Mercosur en témoignent, avec des mairies retirant le drapeau européen en solidarité.

Enfin, la liberté tant vantée cède la place à une servitude numérique. L’UE prépare un système de notation sociale à la chinoise, transformant les citoyens en « QR codes » fichés, scannés et géolocalisés. Ce virage totalitaire punit déjà les délits d’opinion et impose une censure croissante. De Villiers évoque une « pieuvre » super-étatique qui étouffe les nations.

Retrouver la souveraineté : un impératif vital

Pour de Villiers, le bilan est clair : l’UE est atteinte de « fièvre mortelle ». Née de promesses, elle s’effondre sous le poids de ses fruits amers. Il est temps de partir pour reconquérir les quatre attributs de la souveraineté : faire la loi (au lieu de transposer des normes), rendre justice (sans ingérence des cours suprêmes), battre monnaie (l’euro étouffant les alarmes économiques) et déclarer la guerre (sans marché unique de défense imposé). Comme le disaient les Anciens : « Le pouvoir, c’est quand on l’a. »

Cette sortie de l’UE, ou « Frexit », n’est pas un saut dans l’inconnu, mais un retour aux fondamentaux de la nation.

Elle permettrait à la France de négocier ses propres accords, de protéger son agriculture et son industrie, et de préserver son identité. Dans un monde où les États-puissances reviennent en force – comme le montre la capture de Nicolás Maduro marquant la fin de l’ordre post-Guerre froide –, seule la souveraineté peut nous armer contre la prédation.

Philippe de Villiers, avec son franc-parler habituel, nous invite à méditer : le rêve européen est devenu cauchemar. Il est temps d’agir.

https://multipol360.com/pourquoi-la-france-devrait-quitter-lue-lanalyse-percutante-de-philippe-de-villiers/

 


B) - La fin programmée des zones à faibles émissions ?  

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE), ces périmètres urbains destinés à bannir les véhicules les plus polluants des centres-villes, sont sur le point de connaître une fin abrupte.

Le 20 janvier 2026, une commission mixte paritaire du Parlement français a validé un compromis actant leur disparition progressive, marquant un tournant majeur dans les politiques écologiques du pays.

Cette décision, issue d’un projet de loi initialement axé sur la simplification administrative, répond à une vague de contestations populaires et politiques qui dénoncent ces zones comme un symbole d’écologie déconnectée des réalités sociales. Au cœur des critiques : l’idée que les ZFE orchestrent une véritable « chasse aux pauvres » dans les grandes agglomérations françaises, excluant les classes modestes des cœurs urbains au profit d’une élite plus aisée.

Les ZFE : un outil écologique aux objectifs louables mais contestés

Instaurées par la loi d’orientation des mobilités de 2019 et renforcées par la loi Climat et Résilience de 2021, les ZFE visent à améliorer la qualité de l’air en interdisant progressivement les véhicules classés Crit’Air 3, 4 et 5 dans les métropoles de plus de 150.000 habitants. À l’origine, 43 agglomérations étaient concernées, avec des villes comme Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse en tête de file. Les bénéfices environnementaux sont réels : des études montrent une baisse des concentrations de dioxyde d’azote et de particules fines (même si de nombreuses autres sources sont aussi responsables), suceptibles de causer des milliers de décès prématurés annuels en France. Par exemple, à Paris et Lyon, les niveaux de pollution ont diminué de manière notable depuis leur mise en place.

Pourtant, ces mesures ont rapidement suscité un tollé. Les opposants soulignent que les ZFE exacerbent les inégalités sociales en pénalisant les ménages modestes, contraints de choisir entre l’achat coûteux d’un véhicule propre ou l’abandon de leurs déplacements essentiels. Avec 11,4 millions de véhicules impactés – soit près de 29 % du parc automobile français – ces zones touchent particulièrement les résidents des périphéries et des zones rurales, où les transports en commun sont souvent insuffisants ou inexistants. Les aides publiques, jugées inégales et insuffisantes, n’ont pas suffi à atténuer l’impact sur les budgets serrés.

La « chasse aux pauvres » : une exclusion géographique et sociale

Au-delà des arguments environnementaux, les ZFE sont accusées de créer une ségrégation urbaine flagrante.

Dans les grandes agglomérations, ces zones transforment les centres-villes en enclaves réservées aux plus fortunés, capables d’investir dans des véhicules électriques ou récents.

Les classes populaires, artisans, forains, travailleurs de nuit et ruraux se retrouvent relégués à la périphérie, privés d’accès aux emplois, services publics, commerces et lieux culturels essentiels. Cette dynamique évoque une « chasse aux pauvres », où l’écologie punitive sert de prétexte à une marginalisation accrue, assignant les modestes à des zones délaissées comme un « bracelet électronique » invisible.

Cette fracture sociale s’inscrit dans une vision plus large de la « France périphérique », où les élites métropolitaines imposent des normes déconnectées des réalités quotidiennes.

Les véhicules anciens, souvent indispensables pour les ménages aux revenus limités, deviennent des symboles d’exclusion : une vieille Twingo est bannie tandis qu’une Ferrari récente passe sans encombre. Ajoutez à cela la hausse des taxes sur l’essence (représentant 60 % du prix à la pompe), les contrôles techniques sévères et l’obsolescence programmée des modèles modernes, et l’automobile – pilier de mobilité pour 80 % des Français – se mue en fardeau insurmontable. Les ZFE amplifient ce sentiment d’abandon, rappelant les origines des Gilets jaunes en 2018, où une taxe carbone avait déjà cristallisé la colère contre une fiscalité écrasante.

Des sondages révèlent un rejet massif : jusqu’à 80 % des Français souhaitent leur disparition, transcendant les clivages politiques. Les populations les plus vulnérables, souvent exposées aux pollutions environnementales dans leurs quartiers populaires, subissent paradoxalement les effets indirects des politiques de transition, qui pèsent plus lourd sur leurs budgets. Sans alternatives viables comme des transports publics renforcés ou des aides substantielles, ces mesures risquent de transformer les villes en « zones à forte exclusion », creusant les inégalités et alimentant un ras-le-bol généralisé face à un État perçu comme défaillant.

Une mobilisation populaire et parlementaire triomphante

La contestation n’est pas restée lettre morte. Des mouvements citoyens, fédérés par des collectifs comme Stop ZFE, ont orchestré des manifestations massives, des pétitions et des alliances transpartisanes impliquant motards, commerçants, artisans et élus locaux. Des maires de communes périphériques ont refusé d’appliquer les restrictions, tandis que des sondages commandés par ces groupes ont mis en lumière un consensus populaire contre ces zones. Cette mobilisation exemplaire, amplifiée par les réseaux sociaux et des figures publiques dénonçant le mépris envers les « gueux » de la République, a créé un rapport de force inédit.

Au Parlement, la pression a payé. Dès mars 2025, des amendements portés par la droite et le Rassemblement national ont été adoptés en commission, malgré l’opposition du gouvernement. Le 28 mai 2025, l’Assemblée nationale a voté la suppression des ZFE, une mesure confirmée en juin malgré des craintes de cavalier législatif. Le compromis de janvier 2026 supprime le cadre national obligatoire, laissant aux élus locaux le choix de maintenir ou non ces zones. Cette victoire, saluée comme une résilience républicaine, défie même les directives européennes sur la qualité de l’air, risquant des sanctions de Bruxelles mais affirmant une souveraineté nationale sur les priorités sociales.

Des enjeux persistants : équilibre entre climat et pouvoir d’achat

Si les ZFE ont permis de considérer sérieusement les problèmes de polution urbaine, leur suppression soulève des questions sur l’avenir de la transition écologique. Des voix, comme celle de l’ancienne ministre Agnès Pannier-Runacher, dénoncent exagérément un recul qui pourrait coûter des mois d’espérance de vie aux citadins exposés à la pollution. Cependant, des études soulignent que les bénéfices des ZFE seraient socialement répartis, y compris pour les plus modestes, surexposés aux pollutions. Le défi reste donc de concilier impératifs environnementaux et justice sociale, via des aides élargies, des alternatives de mobilité et une écologie plus humaniste.

Cette décision parlementaire pourrait marquer le début d’une ère où les politiques vertes intègrent enfin les angoisses sociales, évitant que l’écologie ne devienne un outil de division. Mais avec des votes finaux prévus fin janvier 2026 et un possible recours au Conseil constitutionnel, l’avenir des ZFE reste suspendu à un fil – tout comme la mobilité des millions de Français modestes.

https://multipol360.com/la-fin-programmee-des-zones-a-faibles-emissions/


C) - La France cède encore du terrain : vers une Europe sans frontières ni horizons ultramarins ?

Dans un contexte où l’intégration européenne semble primer sur les intérêts nationaux, la France apparaît de plus en plus comme un État en retrait, prêt à diluer sa souveraineté pour s’aligner sur une vision continentale étriquée.

L’idée d’une Europe sans frontières, promue comme un idéal de fluidité et d’unité, masque en réalité une amputation progressive des attributs qui font la grandeur d’une nation : ses territoires éloignés, ses zones économiques exclusives et son rayonnement mondial. Les récents développements concernant Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie illustrent cette tendance alarmante, où Paris, sous la présidence d’Emmanuel Macron, semble favoriser des arrangements qui érodent l’autorité française au profit d’une Europe recentrée sur son cœur continental, expurgée de ses extensions ultramarines. Cette critique examine ces cas, en soulignant comment ils contribuent à une perte d’identité et de puissance, loin des promesses d’une souveraineté partagée.

Saint-Pierre-et-Miquelon : un abandon aérien sous couvert technique

L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, petit joyau français au large des côtes canadiennes, symbolise parfaitement cette érosion sournoise.

Annick Girardin, sénatrice de l’archipel et ancienne ministre des Outre-mer, a récemment alerté le président Macron sur un projet qui vise à transférer le contrôle d’une partie de l’espace aérien français à Ottawa.

Plus précisément, il s’agit de la zone d’approche en dessous de 6.000 pieds (environ 1.800 mètres), justifiée par des motifs administratifs et techniques. Girardin qualifie cela d’« abandon de souveraineté », affirmant qu’« on ne sous-traite pas sa souveraineté ». Découvert par hasard mi-décembre, ce plan risque d’être perçu localement comme un renoncement manifeste, envoyant un signal d’abdication incompréhensible de la part de la France.

 Historiquement, la souveraineté française dans ce bassin nord-américain n’a jamais été remise en question. Saint-Pierre-et-Miquelon, en tant que territoire d’outre-mer (PTOM) lié à l’Union européenne via la France, partage des similarités avec le Groenland sous souveraineté danoise. Pourtant, ce transfert aérien ouvre la porte à une dépendance accrue vis-à-vis du Canada, potentiellement influencée par des accords commerciaux comme le CETA (Accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada). Critiquement, cela affaiblit la crédibilité diplomatique de Paris, surtout dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis sur le Groenland. Comment la France peut-elle défendre son influence stratégique si elle ne protège pas ses propres confins ? La sénatrice Girardin propose une coopération internationale avec le Danemark et le Groenland pour contrer le « retour assumé des impérialismes », mais l’Élysée semble sourd à ces appels. Ce cas n’est pas anodin : il préfigure une Europe qui, pour fluidifier ses relations transatlantiques, sacrifie les marges françaises, rendant l’Hexagone plus vulnérable et moins global.

Nouvelle-Calédonie : Des accords qui masquent une capitulation progressive

Plus au sud, en Nouvelle-Calédonie, les accords récents accélèrent cette dynamique de recul souverain. L’accord Élysée-Oudinot, signé le 19 janvier 2026 sous l’égide de Macron et de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, complète celui de Bougival de juillet 2025. Il instaure un « État calédonien » associé à la France, avec une citoyenneté locale, des compétences élargies en fiscalité, immigration et relations internationales (bien que limitées), un droit à l’autodétermination futur, et des transferts conditionnels en sécurité, justice et défense. Des investissements massifs de l’État pour les comptes sociaux, une double nationalité, et la capacité de signer des traités internationaux tout en maintenant des liens avec la France pour l’euro et la diplomatie : sur le papier, cela semble équilibré. Mais en réalité, cela contourne les résultats des référendums d’autodétermination de 2018 (53,3 % pour le maintien dans la France), 2020 (56,7 %) et 2021 (96,5 %, boycotté par les indépendantistes).

 Les critiques fusent : cet accord dilue le poids des Kanaks autochtones en ouvrant le corps électoral aux résidents récents, modifiant les équilibres démographiques. Des voix comme Nicolas Dupont-Aignan y voient une capitulation préparant une indépendance de facto, un déni de démocratie. Les loyalistes évoquent un parallèle avec l’exode des pieds-noirs d’Algérie en 1962, avec perte de propriétés et trahison par la métropole. Géopolitiquement, la Nouvelle-Calédonie représente 25 % des réserves mondiales de nickel, essentiel pour les technologies vertes, et renforce la position maritime française dans l’Indo-Pacifique via sa zone économique exclusive. Perdre le contrôle expose l’archipel à l’influence chinoise, américaine ou australienne, affaiblissant Paris dans un contexte de tensions régionales.

L’accord de juillet 2025, dit « Le Pari de la confiance », né des émeutes de mai 2024 (14 morts), crée déjà un « État de Nouvelle-Calédonie » au sein de la République avec autonomie accrue et transferts de compétences régaliennes. Macron le salue comme un « chemin d’avenir partagé », mais il est perçu comme un renoncement, contredisant la République indivisible et ouvrant à une fragmentation. Les indépendantistes y voient une étape vers la souveraineté pleine, les loyalistes un compromis précaire risquant de nouvelles violences. Cet effet domino pourrait toucher la Polynésie ou la Réunion, amplifiant la perte territoriale.

Vers une Europe expurgée : Implications pour l’UE et la souveraineté française

Ces cas s’inscrivent dans une tendance plus large : une Europe sans frontières qui, pour se consolider, expurge les territoires ultramarins ne s’intégrant pas parfaitement à son modèle. Les PTOM comme Saint-Pierre-et-Miquelon ou la Nouvelle-Calédonie sont des OCT sous droit UE, hors marché intérieur mais bénéficiant de liens préférentiels. Pourtant, leur statut hybride – citoyens UE mais territoires éloignés – pose problème dans une Union obsédée par l’harmonisation. La stratégie indo-pacifique de Macron, lancée depuis la Nouvelle-Calédonie en 2018, vante la souveraineté française comme atout européen, mais les transferts d’autonomie contredisent cela.

Critiquement, ces abandons affaiblissent la France : perte de 350.000 km² de ZEE dans des disputes comme celles avec Vanuatu sur des îlots calédoniens, exposition à des puissances rivales, et repli sur un espace continental amoindri. L’Europe sans frontières devient une Europe sans ambitions globales, où la France, jadis impériale, se mue en simple province. Macron, accusé de faiblesse, ignore les référendums et cède aux pressions, motivé par des intérêts obscurs. Cette politique contredit le « non » français au traité constitutionnel européen de 2005 et risque un effet domino sur la Corse ou la Guyane.

En conclusion, ces renoncements ne sont pas des évolutions naturelles mais des choix politiques qui érodent l’essence de la France. Pour retrouver sa souveraineté, Paris doit rejeter cette Europe expurgée et réaffirmer son ancrage ultramarin, sous peine de devenir une nation diminuée dans un monde multipolaire.

https://multipol360.com/la-france-cede-encore-du-terrain-vers-une-europe-sans-frontieres-ni-horizons-ultramarins/


D) - Vers une détente russo-américaine ?  

La rencontre Poutine-Witkoff ouvre la voie à des négociations sur l’Ukraine

Dans un contexte géopolitique marqué par des tensions persistantes autour de l’Ukraine, une rencontre significative s’est tenue ce vendredi au Kremlin entre le président russe Vladimir Poutine et une délégation américaine menée par Steve Witkoff, envoyé spécial du président des États-Unis Donald Trump.

Accompagné de Jared Kushner et de Joshua Grunbaum, conseiller principal à la Maison Blanche spécialisé dans les questions économiques, Witkoff a transmis des messages directs de Washington, soulignant une volonté commune de paix entre Moscou et la Maison Blanche.

Cette entrevue, qualifiée de « substantielle et constructive » par le conseiller présidentiel russe Iouri Ouchakov, marque un pas supplémentaire vers un dialogue diplomatique, écho des efforts déployés depuis la rencontre au sommet d’Anchorage en août dernier.

Un échange franc et confiant au kremlin

La discussion, qui a duré environ quatre heures, s’est déroulée dans une atmosphère de « franchise et de confiance maximales », selon Ouchakov. Les représentants américains, tout juste arrivés de Davos où ils ont participé à des événements aux côtés de Donald Trump – y compris une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky –, ont partagé des impressions de première main sur ces échanges. Cette proximité avec les événements récents a permis d’aborder en profondeur la crise ukrainienne, avec un accent mis sur la nécessité d’une résolution politique et diplomatique.

Comme l’a rappelé Ouchakov, Vladimir Poutine a réaffirmé la position russe : une aspiration sincère à un règlement pacifique, tout en maintenant que la Russie poursuivra ses objectifs militaires tant qu’une solution diplomatique n’est pas trouvée. « Nous souhaitons sincèrement un règlement de la crise ukrainienne par des méthodes politiques et diplomatiques », a insisté le président russe, tout en soulignant que les forces armées russes conservent l’initiative stratégique sur le terrain. Cette déclaration fait écho au discours de Vladimir Poutine lors de la conférence de presse conjointe avec Trump à Anchorage le 15 août, où il avait exprimé l’espoir que les ententes russo-américaines ouvrent « la voie vers la paix en Ukraine », en appelant Kiev et les capitales européennes à éviter toute provocation.

Du côté américain, la volonté de paix est tout aussi évidente. L’administration Trump, par l’intermédiaire de ses émissaires, démontre un désir de comprendre les racines du conflit et de contribuer activement à sa résolution. Comme l’avait noté Poutine à Anchorage, « nous voyons l’aspiration de l’Administration américaine et personnellement du Président Trump à contribuer à la résolution du conflit ukrainien ». Cette convergence d’intérêts – loin des confrontations de l’ère précédente – illustre une volonté partagée de passer de la confrontation au dialogue, bénéfique non seulement pour les deux superpuissances mais pour la stabilité mondiale.

Des accords concrets pour avancer vers la paix

 Les négociations ont abouti à des avancées tangibles. Dès ce vendredi 23 janvier, une première réunion d’un groupe de travail trilatéral sur la sécurité – impliquant la Russie, les États-Unis et l’Ukraine – se tiendra à Abu Dhabi. Parallèlement, un groupe bilatéral russo-américain sur les questions économiques, dirigé par Kirill Dmitriev (côté russe) et Steve Witkoff (côté américain), se réunira au même endroit. La délégation russe, déjà formée et en route pour les Émirats arabes unis, est conduite par l’amiral Igor Kostioukov, chef de la Direction générale de l’État-major des forces armées russes. Poutine a personnellement donné des instructions détaillées à cette équipe, intégrant les éléments discutés avec les Américains.

Un point central des échanges a été la question territoriale, indispensable à un règlement durable. Ouchakov a insisté sur le fait qu’aucune paix ne sera possible sans une résolution conforme à la « formule convenue à Anchorage », un cadre bilatéral établi lors du sommet d’août qui vise à équilibrer les intérêts des parties.

Cette approche pragmatique reflète la détermination de Moscou et Washington à prioriser la diplomatie, tout en reconnaissant les réalités sur le terrain.

Initiatives économiques et le « conseil de la paix »

Au-delà de l’Ukraine, la rencontre a porté sur des initiatives plus larges. Notamment, l’idée de Donald Trump de créer un « Conseil de la paix » a été discutée, avec une contribution russe proposée à hauteur de 1 milliard de dollars, financée par les actifs russes bloqués sous l’administration précédente. Le reste de ces réserves pourrait être alloué à la reconstruction des territoires affectés par les hostilités, une fois un traité de paix signé entre Moscou et Kiev. Cette proposition symbolise une volonté de transformer les sanctions passées en outils de réconciliation.

Les discussions ont également effleuré des questions régionales, comme la situation au Groenland, et le potentiel de coopération bilatérale dans divers domaines. Ouchakov a souligné que « nos pays ont un énorme potentiel de coopération », marquant un virage conceptuel vers une relation plus constructive.

Les deux parties se sont engagées à maintenir des contacts étroits, non seulement sur l’Ukraine mais sur d’autres dossiers internationaux.

Une étape prometteuse dans un contexte fragile

Cette rencontre au Kremlin, la première impliquant Joshua Grunbaum dans l’équipe américaine, intervient après une période de gel des relations bilatérales, qualifiée par Poutine à Anchorage comme la plus basse depuis la Guerre froide. Elle confirme l’actualité d’un redémarrage du dialogue, préparé minutieusement, et alimente l’espoir d’un règlement en Ukraine. Cependant, comme l’avait averti le président russe, tout progrès dépendra de la coopération de Kiev et de l’Europe, sans « provocations ou intrigues en coulisses ».

En somme, cette entrevue illustre une volonté de paix affirmée tant par Washington que par Moscou. L’administration Trump, avec son approche pragmatique, et le Kremlin, avec son insistance sur des solutions diplomatiques, semblent alignés pour dénouer la crise. Reste à voir si les réunions d’Abu Dhabi transformeront ces intentions en actions concrètes, ouvrant une nouvelle ère de stabilité en Europe de l’Est.

https://multipol360.com/vers-une-detente-russo-americaine/ 

 


E) - La réponse ironique de Vladimir Poutine au « conseil de paix » de Donald Trump

Dans un monde où les institutions internationales comme l’ONU peinent à imposer la paix, Donald Trump, fidèle à son style disruptif, propose un « Conseil de la Paix » comme alternative. Annoncé lors du sommet de Davos le 21 janvier 2026, ce conseil vise à résoudre des conflits majeurs, notamment à Gaza et en Ukraine, avec un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent.

Mais lorsque Trump invite Vladimir Poutine à rejoindre cette initiative, la réponse russe n’est pas une adhésion enthousiaste : c’est une riposte conditionnelle, teintée d’ironie, qui met en lumière les limites des négociations américaines.

Comme le soulignent certains observateurs, Vladimir Poutine, connaissant bien les Américains et Trump en particulier – ce maître des deals qui négocie tout et n’importe quoi –, ne s’engage pas vraiment. Cette réponse semble plus une pirouette diplomatique qu’une proposition économique sérieuse, exposant les faiblesses d’un projet perçu comme une « ONU version MAGA ».

Le contexte : un conseil de paix à l’américaine

Le « Conseil de la Paix », présidé par Donald Trump lui-même (potentiellement à vie, selon des fuites), est conçu pour contourner l’ONU, jugée inefficace par Washington.

Les membres permanents doivent verser un milliard de dollars, une somme qui financerait des opérations de paix, à commencer par la reconstruction de Gaza après des mois de conflit. Trump a envoyé des invitations à des alliés traditionnels comme la France, l’Allemagne ou le Canada, mais aussi à des figures jugées controversées par l’establishment : Vladimir Poutine, Javier Milei (Argentine), Viktor Orban (Hongrie), Recep Tayyip Erdogan (Turquie), et même Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil). Le Kremlin a confirmé le 19 janvier que Vladimir Poutine avait reçu cette invitation via des canaux diplomatiques, et qu’il demandait à son ministère des Affaires étrangères d’étudier la proposition. Donald Trump, de son côté, a rapidement affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait « accepté », mais cela semble une déclaration hâtive qui ignore les nuances russes.

Cette initiative s’inscrit dans une phase deux du plan Trump pour Gaza, après un cessez-le-feu fragile obtenu sous pression américaine. Mais au-delà du Moyen-Orient, elle touche l’Ukraine : Trump voit ce conseil comme un levier pour négocier avec Moscou, potentiellement en reliant les avoirs russes gelés (environ 300 milliards de dollars bloqués depuis 2022) à des accords de paix.

La riposte russe : conditions et ironie sous-jacente

La réponse de Vladimir Poutine, diffusée lors d’une réunion du Conseil de sécurité russe le 21 janvier, est tout sauf une capitulation.

Il accepte en principe d’étudier l’invitation et de payer le milliard requis, mais avec une condition astucieuse : prélever cette somme sur les avoirs russes gelés aux États-Unis.

Les fonds restants pourraient servir à reconstruire les territoires ukrainiens endommagés et à aider la Palestine, en soulignant les « relations particulières » entre Moscou et le peuple palestinien. Cette proposition force Washington à « rendre » indirectement de l’argent perçu comme « détourné » par les sanctions, tout en liant l’Ukraine et Gaza – deux fronts où les intérêts russes et américains s’opposent.

Ici réside l’ironie profonde : Vladimir Poutine ne négocie pas vraiment. Connaissant Donald Trump, cet homme d’affaires qui transforme toute discussion en deal opportuniste, le leader russe sait que les Américains excellent dans les promesses non tenues. Depuis leur amitié affichée lors du premier mandat de Trump (marquée par des sommets comme Helsinki en 2018), Poutine a vu les volte-face : sanctions persistantes, soutien à l’Ukraine sous Biden, et maintenant une invitation qui sent le piège. En posant des conditions impossibles sans concessions majeures de Washington (comme lever les gels d’avoirs), Vladimir Poutine transforme l’offre en une « moquerie ». Ce n’est pas une négociation économique sérieuse – après tout, un milliard est une goutte d’eau pour la Russie – mais une façon de « ridiculiser » l’arrogance américaine. Comme le note Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, Moscou veut « clarifier toutes les nuances » avec les États-Unis, une formule diplomatique pour dire : « Nous ne nous précipitons pas dans votre piège. »

Réactions internationales : scepticisme et rejets

Les réactions ne se font pas attendre. La France, invitée mais dubitative, n’entend pas donner suite, estimant que le projet « soulève des questions majeures ». L’Allemagne et d’autres alliés européens partagent ce scepticisme, craignant une marginalisation de l’ONU et une légitimation de figures comme Poutine ou Loukachenko (Biélorussie). En Russie, les médias d’État présentent cela comme une ouverture, mais les analystes y voient une stratégie pour regagner des actifs perdus. Sur les réseaux, comme sur X, des voix comme celle de François Asselineau qualifient cela de « réponse du berger à la bergère », soulignant l’humour piquant de Vladimir Poutine.

Géopolitiquement, ce épisode illustre un monde multipolaire où les puissances comme la Russie ou la Chine (potentiellement invitée via les BRICS) ne se soumettent plus aux diktats américains. 

Donald Trump, en invitant Vladimir Poutine, espère diviser pour régner, mais risque d’exposer les faiblesses de son conseil : sans consensus large, il pourrait devenir une farce impériale.

L’ironie comme arme diplomatique

En fin de compte, la réponse de Vladimir Poutine n’est pas une négociation authentique, mais une ironie calculée. Connaissant les Américains et Donald Trump – ce négociateur en série qui voit le monde comme un casino –, le président russe utilise cette invitation pour retourner la situation à son avantage, sans céder un pouce. Ce n’est pas économique, c’est stratégique : une façon de rappeler que la paix ne s’achète pas à un milliard. Dans ce contexte, le « Conseil de la Paix » risque de rester une chimère trumpienne, tandis que la multipolarité s’affirme, ironie du sort.

https://multipol360.com/la-reponse-ironique-de-vladimir-poutine-au-conseil-de-paix-de-donald-trump/

 


F) - L’Europe, vassale des États-Unis : une dépendance géopolitique inéluctable ?

En 2026, l’Europe se trouve à un carrefour historique, marquée par une dépendance croissante vis-à-vis des États-Unis. Ce qui était autrefois une alliance transatlantique équilibrée s’est muée en une relation asymétrique, où l’Union européenne (UE) agit souvent comme un simple prolongement des intérêts américains. Cette « vassalisation » – un terme de plus en plus employé par les analystes – s’illustre par des accords commerciaux imposés, une subordination militaire via l’OTAN et une rupture forcée avec la Russie, accélérée par la guerre en Ukraine. Basé sur des analyses récentes, cet article explore comment l’Europe est devenue un « jouet » des États-Unis, selon l’expression de Günther Burbach, et les voies possibles pour retrouver une souveraineté stratégique.

Les racines historiques de la dépendance : du plan Marshall à la fin de la guerre froide

La vassalisation de l’Europe n’est pas un phénomène récent, mais le fruit d’une évolution post-Seconde Guerre mondiale.

Le Plan Marshall, lancé en 1947 par les États-Unis, a fourni une aide massive à l’Europe dévastée, mais en échange d’une intégration économique centrée sur le dollar.

Avec seulement 1 milliard de dollars en prêts initiaux, les États-Unis ont forcé la moitié du continent à adopter le billet vert pour rembourser, établissant ainsi une suprématie monétaire qui perdure. L’OTAN, créée en 1949, a scellé cette dépendance militaire :

comme l’a dit Lord Ismay, son premier secrétaire général, l’alliance visait à « garder les Américains dedans, les Allemands en bas et les Russes dehors ».

La fin de la Guerre froide en 1991 aurait pu marquer l’émancipation de l’Europe. Au lieu de cela, l’élargissement de l’OTAN et de l’UE a approfondi la dépendance. Les États-Unis ont promu l’ « élargissement » des démocraties de marché sous leur parapluie sécuritaire, transformant l’Europe en une sphère d’influence américaine. Depuis les années 1990, les pays européens ont démilitarisé, profitant d’un « dividende de la paix » qui a réduit leurs budgets défense, les rendant encore plus tributaires de Washington. Aujourd’hui, l’Europe représente 5 % de la population mondiale, mais sa voix géopolitique est étouffée par cette subordination.

La guerre en Ukraine : accélérateur de la vassalisation

La crise ukrainienne, déclenchée en 2014 par le Maïdan et exacerbée par l’invasion russe de 2022, a servi de catalyseur. Les États-Unis ont investi plus de 5 milliards de dollars en « promotion de la démocratie » en Ukraine avant 2014, selon Victoria Nuland, alors sous-secrétaire d’État. Armes, formations militaires et intégration d’ONG américaines ont aligné Kiev sur l’Occident, sans adhésion formelle à l’OTAN, isolant ainsi la Russie de l’Europe. Le sabotage des pipelines Nord Stream en 2022 a forcé l’UE à se détourner du gaz russe bon marché, optant pour du gaz naturel liquéfié (GNL) américain, vendu à prix premium.

Cette rupture énergétique n’a pas accru l’autonomie européenne ; elle l’a remplacée par une nouvelle dépendance. Des terminaux GNL en Allemagne (Wilhelmshaven, Brunsbüttel) illustrent cette bascule, au détriment de l’industrie européenne, qui souffre de coûts énergétiques élevés et d’une déindustrialisation accélérée. Le rapport RAND de 2019, « Extending Russia », révèle une stratégie américaine pour affaiblir Moscou en exploitant les divisions européennes. Résultat : l’Europe paie le prix économique, tandis que les États-Unis renforcent leur hégémonie.

L’accord commercial de 2025 : symbole d’une capitulation économique

L’accord commercial signé en juillet 2025 entre Donald Trump et Ursula von der Leyen marque un point d’inflexion. Présenté comme un « compromis », il impose à l’UE d’importer 750 milliards de dollars de gaz de schiste américain et d’investir 600 milliards aux États-Unis, tout en subissant des tarifs douaniers de 15 % sur ses exportations clés (voitures, machines, semi-conducteurs). Les produits américains entrent quasi duty-free, transformant l’Europe en un marché captif. Trump a exploité la dépendance militaire : l’OTAN, avec son « parapluie nucléaire » et ses systèmes cyber, logistiques et satellitaires, est devenu un levier pour exiger des paiements.

Les élites européennes, comme von der Leyen (vue comme « ambassadrice de Washington« ) et Friedrich Merz (ex-BlackRock), gèrent cette impuissance sans résistance réelle. Macron critique timidement, mais reste silencieux sur les sanctions américaines ou la déindustrialisation. Cette dépendance s’étend aux logiciels (Microsoft, AWS, Palantir), à la finance (dollar dominant, SWIFT) et à la défense (F-35, systèmes antimissiles). Un scénario hypothétique – Trump exigeant 2.000 milliards d’euros annuels pour la protection – expose l’absence de « plan B » européen.

Vers une autonomie stratégique ? les défis et les perspectives

Malgré les appels à l’« autonomie stratégique » – un concept cher à Emmanuel Macron et Josep Borrell – l’Europe peine à s’affirmer. Le Conseil européen des relations étrangères (ECFR) avertit que l’UE devient un « vassal » des États-Unis, perdant son indépendance en suivant la stratégie anti-Chine de Washington. Des accords bilatéraux hors OTAN émergent (comme entre le Royaume-Uni et l’Allemagne), et l’UE accélère ses capacités de défense communes, mais ces efforts sont surpassés par l’expansion de l’OTAN et la doctrine américaine.

Pour inverser la tendance, l’Europe doit construire une défense souveraine (avec la France, l’Italie, les pays scandinaves), un commandement cyber indépendant, des partenariats énergétiques diversifiés (Afrique, Asie, Amérique latine) et une souveraineté numérique (nuages propres, puces, normes). Restaurer des canaux diplomatiques avec la Russie, sans œillères idéologiques, est crucial. Sinon, l’Europe risque de se replier en une « coquille géopolitique vide ».

Trump n’est pas le problème, mais un miroir de l’oubli européen de l’indépendance. Face à des empires comme la Chine, la Russie et les États-Unis, l’UE doit choisir : fédération et autodétermination, ou déclin en vassal divisé. L’enjeu n’est pas seulement économique, mais civilisationnel : l’Europe doit-elle rester un centre de pouvoir, ou un simple théâtre des grandes puissances ?

 

novembre 28, 2025

Nouvelles de France/UE Fin Nov.25

Sommaire :

A) - Pièces Jaunes : des dons aux enfants hospitalisés détournés vers une association amie de Brigitte Macron ? 

B) - Le retour fantasmé du service militaire : une manœuvre idéologique au service d’une Europe en marche vers le chaos

C) - Ukraine : pas de paix sans confiance !

D) - Robert Fico : « Sur les 177 milliards distribués à Kiev : combien ont atterri dans des poches privées ? »

E) - La justice française n’est plus rendue au nom du peuple

 


 

A) - Pièces Jaunes : des dons aux enfants hospitalisés détournés vers une association amie de Brigitte Macron ?  

Le Canard enchaîné du 26 novembre 2025 a révélé qu’environ 2 millions d’euros issus de l’opération Pièces Jaunes ont été versés entre 2022 et 2025 à l’association e-Enfance (reconnue d’utilité publique…), qui gère le numéro d’écoute 3018 contre le cyberharcèlement des mineurs. Cette association est dirigée par Justine Atlan, présentée dans l’article comme une proche de Brigitte Macron et trésorière du think tank Renaissance Numérique.

Le problème soulevé par le journal satirique est simple : les statuts et le règlement de la Fondation des Hôpitaux – fondation reconnue d’utilité publique, régie par la loi n° 87-571 du 23 juillet 1987 sur le mécénat, et plus spécifiquement par les articles L. 6141-7-3 et suivants du Code de la santé publique, section sur les fondations hospitalières) – qui organise les Pièces Jaunes, limitent strictement l’usage des dons à l’amélioration du quotidien des enfants et adolescents hospitalisés. Sont expressément exclus le financement de salaires permanents, les frais de fonctionnement (loyers, etc.) ou les formations qui ne sont pas directement liées à un projet hospitalier.

Or, selon les documents cités par Le Canard enchaîné, les fonds ont notamment servi à :

  • Recruter huit écoutants supplémentaires (salaires permanents) ;
  • Financer le déménagement d’e-Enfance dans de nouveaux locaux près de la Bourse, inaugurés par Brigitte Macron en février 2023 ;
  • Subventionner une formation qui, initialement devait concerner 1.200 personnes, mais n’en a finalement touché que 159, en visioconférence (format non prévu par l’appel à projets).

Par ailleurs, alors que le nombre d’appels au 3018 a fortement augmenté, le taux de réponse serait passé de 80 % à 30 %, ce qui interroge sur l’efficacité réelle de cette injection massive de fonds.

La Fondation des Hôpitaux, par la voix de sa directrice générale Marion Cinalli, se défend en expliquant que la protection des mineurs en ligne entre dans le champ de la vulnérabilité des enfants, et que le soutien à e-Enfance est donc cohérent avec sa mission élargie en faveur des enfants et adolescents fragilisés.

 

Le cabinet de Brigitte Macron n’a pas souhaité commenter.

Or, ce « cabinet » n’a aucune existence juridique : en France, la Première dame n’a aucun statut officiel reconnu par la loi ni par la Constitution. Les quatre collaborateurs qui l’assistent (deux conseillers et deux secrétaires) sont simplement détachés du cabinet présidentiel et rémunérés sur le budget de l’Élysée (environ 310.000 € par an selon les derniers rapports de la Cour des comptes). Cette absence de cadre légal, déjà critiquée depuis 2017, rend d’autant plus sensible le silence de cette équipe informelle face à une polémique touchant directement à l’une des causes emblématiques portées par Brigitte Macron.
 

 

Cette affaire pose, au-delà du cas particulier, une question de confiance : quand une opération caritative aussi populaire que les Pièces Jaunes (près de 20 millions d’euros collectés chaque année grâce à la générosité des Français) finance des projets qui s’éloignent sensiblement de l’objectif initial, communiqué très clairement aux donateurs, cela mérite explication et transparence.

Pour l’instant, aucune enquête officielle n’a été annoncée, mais le sujet risque de peser sur la prochaine campagne des Pièces Jaunes, prévue en janvier 2026. Les Français, qui donnent souvent quelques euros avec le cœur, sont en droit d’attendre que chaque centime aille bien là où on le leur a promis : auprès des enfants malades et de leurs familles dans les hôpitaux.

https://multipol360.com/pieces-jaunes-des-dons-aux-enfants-hospitalises-detournes-vers-une-association-amie-de-brigitte-macron/


 

B) - Le retour fantasmé du service militaire : une manœuvre idéologique au service d’une Europe en marche vers le chaos 

Le 27 novembre 2025, depuis la base militaire de Varces-Allières-et-Risset en Isère, Emmanuel Macron a prononcé un discours solennel devant les soldats de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne. Devant un pupitre orné des drapeaux tricolore et européen, le président de la République a annoncé la création d’un « nouveau service national » de dix mois, « purement militaire » et volontaire, destiné à remplacer le Service National Universel (SNU) jugé inefficace. Ce dispositif, lancé progressivement dès l’été 2026 avec 3.000 volontaires et visant 50.000 par an d’ici 2035, est présenté comme une réponse aux « menaces croissantes » – un euphémisme pour désigner la Russie, la Chine et d’autres adversaires fantasmés.

Rémunéré à hauteur de 800 euros par mois, ce service cible principalement les jeunes de 18-19 ans, avec une formation initiale d’un mois suivie de neuf mois en unité opérationnelle sur le territoire national.

 


À première vue, cette mesure pourrait sembler pragmatique : renforcer les effectifs de l’armée française, qui compte aujourd’hui environ 200.000 actifs et 47.000 réservistes, face à un monde instable. Mais creusons un peu. Ce projet n’est rien d’autre qu’une opération purement idéologique, démagogique et opportuniste, qui dénature la fonction originelle d’un service militaire pour la subordonner à des ambitions géopolitiques délétères. Macron, qui n’a lui-même jamais porté l’uniforme – une absence qu’il compense par une rhétorique guerrière effrénée –, transforme un outil de cohésion nationale en machine de propagande au service d’une armée européenne chimérique et d’un sentiment d’insécurité artificiellement entretenu.

Pire, il s’agit d’une pré-mobilisation déguisée, un piège tendu à une jeunesse désemparée, qui coûtera cher à la Nation pour un rendement nul, tout en préparant le terrain à une conflagration européenne dont les Français ne veulent absolument pas.

Une idéologie au cœur d’un projet sans âme

L’ « esprit de défense » , ce concept historique et fondamental de la République française, est le premier sacrifié sur l’autel des ambitions macroniennes. Né des leçons de 1870 et forgé dans les tranchées de 1914-1918, cet esprit n’est pas une simple gymnastique militaire, mais une manifestation collective de la cohésion nationale face aux menaces polymorphes. Comme l’explique le ministère de l’Éducation nationale dans ses programmes, il repose sur une éducation civique dès l’école, intégrant la culture humaniste, les compétences sociales et l’autonomie citoyenne pour former des individus responsables, unis par un patriotisme ouvert qui défend des valeurs universelles au-delà des frontières. 

Historiquement, il s’agit de cette « force morale » qui, selon le général de Gaulle, unit l’Armée à la Nation, transcendant le strict domaine militaire pour englober la résilience sociale, économique et culturelle.

L’Institut Montaigne, dans une note récente, insiste sur son rôle essentiel : avant les armes et la dissuasion nucléaire, la première ligne de défense reste celle des citoyens et des entreprises prêts à un effort collectif, ancré dans un socle culturel partagé.

Or, le service annoncé par Macron ignore superbement cet esprit. Au lieu de promouvoir une éducation transversale à la citoyenneté – via les trinômes académiques ou les formations de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale) –, il se réduit à une formation technique aux armes et à la discipline, limitée au territoire métropolitain et ultramarin. Pas de place pour la mémoire des conflits, la compréhension géopolitique ou le débat sur les valeurs républicaines. C’est une vision utilitariste, où la jeunesse est canalisée vers des besoins opérationnels immédiats, sans éveiller une conscience collective. Comme le soulignait un historien dans une conférence récente, l’esprit de défense passe par le « rassemblement des énergies » et la « préservation des valeurs » qui unissent la communauté nationale, non par une militarisation sélective qui divise plus qu’elle n’unit.


Cette dénaturation idéologique sert avant tout à justifier une dérive atlantiste et européenne.

Macron, fidèle à sa vision d’une « souveraineté européenne » , utilise ce service pour ancrer la France dans une Union qui, sous l’impulsion de figures comme Ursula von der Leyen, se militarise à marche forcée. La présidente de la Commission, lors de sa tournée des pays baltes et frontaliers de la Russie en août-septembre 2025, a visité des usines d’armement en Lettonie et en Bulgarie, inspecté des frontières fortifiées en Pologne et en Lituanie, et rencontré des troupes OTAN en Roumanie, incluant 2.000 soldats français. Elle y a qualifié Vladimir Poutine de « prédateur » et appelé à un « sentiment d’urgence » pour déployer des dizaines de milliers de soldats européens en Ukraine, avec des systèmes de commandement et de renseignement intégrés. Ce n’est pas de la diplomatie ; c’est un appel à l’escalade, aligné sur les discours des chefs d’état-major français successifs, qui entretiennent un narratif alarmiste sur une Russie expansionniste.


Démagogie et opportunisme : un écran de fumée pour les échecs intérieurs

Démagogique jusqu’à l’os, ce service flatte une jeunesse en quête de sens tout en masquant les carences flagrantes du pouvoir. Macron y voit une « soif d’engagement » chez les jeunes, prêts à « se lever pour la patrie » dans un « monde incertain« . Belle phrase, mais creuse. Le SNU, lancé en 2019 pour 600 millions d’euros annuels, n’a attiré que 20-30 % des appelés, critiqué pour son manque de mixité sociale et son format hybride civil-militaire. Au lieu d’en tirer les leçons – investir dans l’éducation, l’emploi ou la transition écologique –, le président opte pour un retour aux sources militaires, opportuniste callé pile avant les débats budgétaires de 2026. Avec un coût estimé à plus de 2 milliards d’euros d’ici 2035, financé par un budget défense en hausse de 40 % depuis 2017, cette mesure détourne des fonds qui pourraient pallier les urgences sociales : précarité juvénile (25 % de chômage chez les moins de 25 ans), explosion des loyers, effondrement du système hospitalier.

Opportuniste, oui, car elle surfe sur la peur. Les déclarations délirantes des chefs d’état-major des armées (CEMA) successifs – du général Thierry Burkhard en juillet 2025, alertant sur les « menaces périphériques » de la Russie, l’Iran et la Chine, à Fabien Mandon en novembre, appelant à « accepter de perdre ses enfants » pour restaurer une « force d’âme » face à un choc russe en 2030 – instillent un sentiment d’insécurité permanent. Ces propos, tenus devant les maires de France ou les commissions parlementaires, ne sont pas des analyses neutres :


ils préparent les esprits à des sacrifices humains et économiques, tout en justifiant des hausses d’impôts et des coupes ailleurs.

Fabien Mandon, ancien chef de cabinet militaire de Macron, n’hésite pas à évoquer une Russie « convaincue que les Européens sont faibles » , préparant une « confrontation » avec l’OTAN. Résultat ? Une population divisée, où 78 % des Français s’opposent à un engagement direct en Ukraine (sondage Ipsos, février 2025), mais où la rhétorique officielle impose un fatalisme guerrier.

Cette démagogie séduit deux profils distincts, tous deux promis à la déception. D’abord, les jeunes patriotes en mal d’aventures, attirés par l’uniforme et l’adrénaline, mais peu qualifiés pour les rigueurs d’une unité opérationnelle. Ensuite, les oisifs en année sabbatique, voyant dans ces 800 euros mensuels une bouffée d’air financier pour rompre la monotonie. Rémunération minimale (inférieure au SMIC pour un travail physique intense), hébergement spartiate, discipline inflexible : la réalité frappera vite. Des abandons massifs sont prévisibles, comme lors du SNU où 40 % des participants ont fui les contraintes. Le coût pour la Nation ? Pharaonique pour un résultat limité : 50.000 recrues en 2035 ne combleront pas les 10.000 postes vacants actuels de l’armée, et créeront un vivier hétérogène de « mobilisables prioritaires » :

 

une chair à canon légale en cas de « crise majeure » , comme l’autorise la clause parlementaire évoquée par Macron.

Coût service militaire

Ce tableau, basé sur les échecs passés du SNU et les analyses de réservistes, illustre l’inefficacité flagrante. Au lieu d’un véritable esprit de défense, on fabrique une génération frustrée, exposée à des risques inutiles.

Une pré-mobilisation déguisée : le piège du gouvernement

Derrière le volontariat affiché, ce service est une pré-mobilisation camouflée, un piège tendu par un exécutif qui prépare la France à un conflit qu’il contribue à provoquer. La « Journée Défense et Citoyenneté » (JDC), repensée dès 2025 pour identifier les « compétences utiles » , deviendra un vivier de profils mobilisables en cas d’urgence. Macron insiste sur le caractère « exceptionnel » de l’obligation, mais l’histoire montre que les clauses d’exception deviennent la norme : rappelez-vous 1914 ou 1939, où des mobilisations « temporaires » ont englouti des générations.

Ce piège s’inscrit dans une préparation plus large de la population française – et européenne – à une guerre contre la Russie, la Chine et d’autres chimères. Depuis la guerre en Ukraine en 2022, les autorités déploient un discours récurrent pour ancrer l’idée d’un « engagement majeur de haute intensité » d’ici 2027-2030, parallèle à des attaques hybrides sur le sol national. Le général Mandon, devant les maires, a martelé : « La Russie ne s’arrêtera pas à l’Ukraine » et prépare une « confrontation pour 2030 » . Ces avertissements, relayés par une Revue nationale stratégique 2025 qui pointe les « liens resserrés » entre Russie, Chine, Iran et Corée du Nord, visent à légitimer un réarmement massif : 64 milliards d’euros pour la défense en 2030, doublant les efforts depuis 2017.


Côté infrastructures, les hôpitaux français sont discrètement mobilisés.

Une note confidentielle du ministère de la Santé datée du 18 juillet 2025 ordonne aux agences régionales de santé (ARS) de préparer, d’ici mars 2026, des centres médicaux spécialisés près des hubs de transport pour gérer jusqu’à 100 patients par jour pendant deux mois, ou 250 lors de pics de trois jours.

Ces unités, destinées à traiter des milliers de blessés – y compris étrangers –, compensent les limites du service de santé des armées face à une guerre de haute intensité. Critiqué pour son inefficacité post-Covid, ce système civil-militaire expose les soignants à des flux massifs, au mépris d’une opinion publique majoritairement pacifiste.

À l’échelle européenne, la donne est identique. Von der Leyen, dans son discours au Parlement européen du 26 novembre 2025, a averti contre tout « partage » de l’Ukraine, qui ouvrirait la porte à « de nouvelles guerres » , et plaidé pour des garanties de sécurité robustes, incluant un déploiement multinational sur le sol ukrainien. Son « plan de paix » américain-russe en 28 points, fuité récemment, est rejeté comme une capitulation : réduction de l’armée ukrainienne de moitié, absence de troupes étrangères pour la sécuriser post-conflit. L’Europe, dit-elle, doit « maintenir la pression sur la Russie » jusqu’à une « paix juste » , via un fonds de 150 milliards d’euros pour des achats d’armes conjoints et des revues biannuelles des investissements défense. Résultat ?

Une UE qui dépense plus de 100 milliards d’euros en aide à Kiev depuis 2022, tandis que ses citoyens subissent inflation et austérité.

En France, cette préparation s’articule autour de la Défense Opérationnelle du Territoire (DOT), réactivée pour gérer les menaces internes lors d’engagements OTAN externes. Intégrée à l’Organisation Interarmées de Défense Territoriale (OTIAD), elle protège les sites stratégiques – centrales nucléaires, infrastructures vitales – avec des gendarmes équipés d’armes d’assaut, véhicules blindés et vision nocturne, prêts à réprimer sabotages, cyberattaques ou émeutes. C’est un double front : guerre extérieure contre la Russie, contrôle intérieur pour étouffer l’opposition. Macron, maître en division – opposant classes sociales, partis politiques –, utilise l’article 16 de la Constitution ou le 49-3 pour contourner le Parlement, légitimant un pouvoir absolu au nom de la « crise » .

Ce n’est pas de la résilience ; c’est le spectre d’une dictature européenne, où la souveraineté nationale s’efface devant Bruxelles et l’OTAN.

Réactions et fractures : une jeunesse au pas, une Nation divisée

Les réactions à l’annonce de Macron confirment la fracture. À gauche, La France insoumise (LFI) dénonce un « projet pour la jeunesse » réduit à « mourir pour ses guerres » : Louis Boyard fustige l’absence de mesures sur l’école ou l’emploi, tandis que Manon Aubry y voit une « mise au pas » payée moins que le SMIC. Mathilde Panot propose une « conscription citoyenne » axée sur le climat, opposée à cette « volonté belliqueuse« . L’UNEF et la FAGE appellent à refuser cette « tentative de mise au pas« , soulignant que la jeunesse n’a pas besoin d’être « encadrée à marche forcée« . À droite, le Rassemblement national (RN) salue l’initiative mais critique l’échec du SNU, un « gâchis » qui a fait « perdre du temps aux Français« . Sébastien Chenu y voit du « bon sens« , mais doute de sa mise en œuvre.

Sur les réseaux, le tollé est viral : « Même contre un Twix, je ne me battrais pas pour la France de Macron« , ironise un utilisateur, tandis que des lycéens présents à la JDC confessent leur peur d’être la « future chair à canon » (Le Dauphiné Libéré). Les syndicats comme la CGT Isère alertent sur les « dérives militaristes » , plaidant pour des priorités sociales. À l’international, Reuters note un « volontariat modéré » face à la Russie, mais RFI souligne les divergences avec les États-Unis.

Cette polarisation n’est pas anodine : elle reflète une Nation qui s’oppose à l’envoi de troupes. En Bulgarie ou en Roumanie, 80 % rejettent une guerre contre la Russie ; en Pologne, malgré l’élitisme pro-OTAN, les craintes pour la paix dominent. Von der Leyen, huée lors de sa tournée (« Dégage, Nazie ! » en Bulgarie), incarne cette déconnexion : une élite qui impose le bellicisme contre une opinion publique épuisée par l’inflation et les coupes budgétaires.


 

Perspectives : Vers une Escalade Inévitable ?

En conclusion, ce service national n’est pas une réforme ; c’est un leurre idéologique qui, sous couvert de volontariat, prépare une mobilisation forcée et entretient une insécurité fabriquée.

En dénaturant l’esprit de défense – cette cohésion civique et morale forgée par l’Histoire –, Macron sacrifie la jeunesse à des ambitions géopolitiques stériles : une armée européenne illusoire, un alignement atlantiste forcené, une Europe qui, sous von der Leyen, appelle à la guerre aux portes de la Russie. Le coût humain et financier sera exorbitant pour un résultat médiocre, tandis que la France glisse vers un chaos orchestré – divisions internes, répression via la DOT, hôpitaux militarisés.

Face à cela, la réponse doit être collective : exiger un vrai débat parlementaire, restaurer l’esprit de défense par l’éducation et la diplomatie, non par les armes. Car, comme l’avertissait Thucydide il y a 2 500 ans, « qu’importe la taille des vaisseaux et des murailles si la volonté de défense du citoyen n’existe pas » .

Aujourd’hui, cette volonté est piétinée par un pouvoir qui préfère la peur à la paix. Il est temps de dire non à ce piège, avant qu’il ne se referme.

chiffres à retenir !

Rappel très important :

La Russie dispose déjà du plus grand territoire habité continu de la planète (17 millions de km²) et d’une densité de population extrêmement faible (8 hab/km²) : conquérir des terres supplémentaires, déjà très densément peuplées, ne résoudrait en rien son problème démographique et compliquerait au contraire sa gestion.

→ La Russie est immensément plus vaste territorialement, mais l’UE est beaucoup plus peuplée et donc bien plus densément peuplée.

Superficie et population de la Russie par rapport à l'union européenne

L’Union européenne et la France représentent une densité moyenne de plus de 100 hab/km², avec des villes et infrastructures ultra-concentrées : toute tentative d’occupation se heurterait à une guérilla urbaine ingérable sur des centaines de milliers de kilomètres carrés hostiles, pour un bénéfice territorial négligeable.

Superficie et population de la Russie par rapport à la France

Enfin, la partie européenne de la Russie (moins de 4 millions de km²) concentre déjà 77 % de sa population et presque toute son industrie : elle n’a aucun besoin d’espace supplémentaire à l’ouest, mais au contraire tout intérêt à préserver la paix avec ses voisins immédiats pour développer enfin ses immenses territoires vides à l’est.

Ce qu’il faut donc retenir :

  • La russie est plus de 4 fois plus grande que l’Union européenne et 27 fois plus grande que la France
  • L’Union Européenne est 3 fois plus peuplée que la Russie (La France a 2 fois plus d’habitants seulement que la Russie)

 https://multipol360.com/le-retour-fantasme-du-service-militaire-une-manoeuvre-ideologique-au-service-dune-europe-en-marche-vers-le-chaos/

 


C) - Ukraine : pas de paix sans confiance !

Analyse sans concession du conflit ukrainien avec un vétéran américain des services de renseignement

Dans une interview fleuve et brutale publiée hier sur YouTube, un ancien officier du renseignement militaire américain, aujourd’hui analyste indépendant très suivi dans les milieux réalistes, démonte point par point les prétendus « plans de paix » qui circulent actuellement entre Washington, Bruxelles et Kiev. Son verdict est sans appel : ces documents ne sont pas des propositions de paix, mais des actes de reddition unilatérale imposés à la Russie, conçus pour l’affaiblir durablement et préparer la « grande guerre » à venir.

Le « plan Trump » en 28 puis 19 points : une lettre d’intention vide

« Un mémorandum n’est pas un traité. C’est une lettre d’intention sans valeur juridique. » 

L’intervenant commence par rappeler que les 28 points (devenus 19 pour « rallier Zelensky et les Européens ») exigent de la Russie :

  • une modification de sa Constitution (interdiction de toute action militaire à l’étranger) ;
  • une réforme complète de son système éducatif (« enseigner la tolérance », comprendre : déconstruire la culture russe) ;
  • le retour à une Ukraine « souveraine »… alors que tout le monde sait qu’elle est un proxy américain depuis 2014 (services de renseignement reconstruits par la CIA, ministre des Finances américain, 90 % des médias financés par les États-Unis, etc.) ;
  • un cessez-le-feu préalable à toute négociation sérieuse – que Moscou a déjà refusé catégoriquement.

Le dernier point est le plus révélateur : le cessez-le-feu entre en vigueur « dès que les parties se seront mises d’accord sur les modalités de mise en œuvre ». Autrement dit : la Russie doit d’abord geler les fronts, puis faire confiance à l’Occident pour respecter le reste. Or l’histoire des trente dernières années est une succession de promesses trahies : élargissement de l’OTAN malgré les assurances données à Gorbatchev, violation de l’Acte fondateur OTAN-Russie, accords de Minsk avoués comme des leurres par Angela Angela Merkel et François Hollande eux-mêmes.

Bon flic / mauvais flic : Washington contre Bruxelles, même combat

Derrière l’apparente divergence entre le « plan Trump » (un peu moins extravagant) et le plan européen (Ukraine dans l’OTAN, aucune concession territoriale, réparations payées par Moscou, troupes européennes sur le sol ukrainien), il n’y a qu’une seule stratégie : qui va rafler les 300 milliards d’actifs russes gelés et les contrats de « reconstruction » ? « Les Européens veulent leur part du gâteau. Les Américains aussi. C’est tout. »

Le reste (réintégration de la Russie dans un G8 qui ne veut plus d’elle, levée progressive des sanctions validée par un Congrès américain qui n’en a jamais levé aucune) n’est que de la fumée.

L’Ukraine n’est plus un État souverain, c’est un territoire sous administration extérieure

L’analyste rappelle des faits rarement évoqués dans les grands médias :

  • 2019 : les Ukrainiens votent à 73 % pour Zelensky et sa plateforme de paix. Des néonazis formés par les États-Unis et des ONG occidentales posent immédiatement des lignes rouges.
  • Depuis 2014 : ministres américains ou formés par Washington (Santé, Finances), services de renseignement entièrement reconstruits par la CIA, planification militaire depuis Wiesbaden (Allemagne).
  • Mobilisation forcée des plus de 60 ans, démantèlement de la santé publique pour « économiser » sur les retraites : « un génocide par classe d’âge et par catégorie sociale », dit-il avec un humour très noir.

Sur le terrain : la guerre est déjà terminée

« La phase finale de la guerre d’usure a commencé. Un camp va craquer. »

  • Effondrement des lignes ukrainiennes à Pokrovsk, Mirnograd, Kupyansk.
  • Brèche de 100 km ouverte vers le Dniepr.
  • Les Russes parlent désormais de « libération » des oblasts de Kharkov, Soumy, Dniepropetrovsk – signe qu’ils envisagent d’y rester.
  • La Russie contrôle le cours supérieur du Dniepr : l’Ukraine perd son « Mississippi » économique.

« D’ici deux mois, les 18 % restants du Donetsk sous contrôle ukrainien auront disparu. »


Pourquoi l’Occident refuse toute paix réelle

L’analyste replace le conflit dans une perspective historique longue :

  • L’OTAN a été créée AVANT le Pacte de Varsovie (1949 vs 1955). Staline avait demandé à y adhérer… refus immédiat.
  • Opération Gladio, attentats sous faux drapeau en Europe occidentale pendant toute la Guerre froide pour maintenir la peur de l’URSS.
  • Plan britannique « Operation Unthinkable » (mai 1945) : attaquer l’URSS avec les restes de la Wehrmacht quelques jours après la victoire sur Hitler.
  • Objectif constant depuis 1945 : empêcher tout rapprochement russo-européen et maintenir l’Europe sous tutelle américaine.

« Les États-Unis n’ont que deux choses pour tenir ensemble 330 millions d’habitants aux cultures très différentes : le dollar… et un ennemi commun. Sans ennemi, le pays se régionalise et explose. »

Vers la capitulation ou l’escalade nucléaire ?

Dans ce contexte de confiance zéro, aucun accord sérieux n’est possible tant que l’Occident n’aura pas subi une défaite militaire claire et massive. Tout le reste n’est que du temps acheté pour réarmer l’Europe et préparer la « grande guerre » dans 3 à 5 ans.

Le risque ultime : une logique d’escalade incontrôlée où chaque camp, craignant une première frappe de l’autre, pourrait être tenté de frapper le premier. Les missiles hypersoniques russes Zircon à ogive nucléaire tactique (75 kt) peuvent atteindre Washington en 3 minutes depuis un sous-marin au large des côtes.


 

Conclusion de l’intervenant (verbatim) :

« La posture morale durera tant que ce sont des Slaves de l’Est qui meurent. Dès que les premières bombes tomberont sur Varsovie, Berlin ou Paris, elle disparaîtra en une nuit. On entendra soudain : “Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi sommes-nous en guerre ?” Tant que leur peau n’est pas en jeu, tout va bien. »

Un témoignage glacial, brutal, mais d’une cohérence historique effrayante. Pour ceux qui veulent comprendre pourquoi aucun accord de paix réaliste n’est actuellement envisageable, cette heure et demie d’analyse est probablement la description la plus lucide disponible aujourd’hui.

https://multipol360.com/il-ny-aura-pas-de-paix-seulement-une-capitulation/ 

 


 D) - Robert Fico : « Sur les 177 milliards distribués à Kiev : combien ont atterri dans des poches privées ? »

À Bratislava, le 22 novembre 2025, devant les caméras slovaques et européennes, le Premier ministre Robert Fico brandit un document et lâche la phrase qui fait trembler Bruxelles :

« 177 milliards d’euros ont été envoyés par l’UE à l’Ukraine depuis le début de la guerre. Combien de cet argent a été volé par les Ukrainiens ? Combien ont fait l’objet de scandales de corruption ? Et maintenant, on nous annonce 100 milliards de plus… sans même nous demander notre avis. »

Le ton est glacial, le message limpide : la Slovaquie, membre de l’Union européenne et de l’OTAN, refuse de signer un nouveau chèque en blanc tant que la lumière n’aura pas été faite sur l’utilisation des fonds précédents.

Les chiffres qui dérangent

Selon le dernier rapport de la Commission européenne (novembre 2025), l’Union et ses États membres ont engagé 177,6 milliards d’euros depuis février 2022 :

  • ~50 Md€ d’aide militaire
  • ~100 Md€ d’aide macro-financière et budgétaire
  • ~27 Md€ d’aide humanitaire et réfugiés

À cela s’ajouterait, selon le projet actuellement sur la table, 100 à 140 milliards supplémentaires sous forme de prêts gagés sur les actifs russes gelés (environ 300 Md€ au total)

un mécanisme que la Slovaquie et la Hongrie menacent de bloquer à l’unanimité.

Robert Fico n’est pas seul à poser la question. Des audits internes ukrainiens (couvrant 2024-2025) ont révélé des surpaiements de 129 millions de dollars sur des contrats d’armement secrets, sans justification claire. Le FMI estime que 10 à 20 % des fonds globaux pourraient être perdus en raison de la bureaucratie et de la corruption. Des affaires retentissantes – villas à Dubaï, comptes offshore, surfacturations massives sur les obus – ont éclaboussé des proches du pouvoir à Kiev, comme dans le scandale Energoatom de novembre 2025 impliquant environ 100 millions de dollars de pots-de-vin (10-15 % sur les contrats).

 


 

Une goutte d’eau ? Peut-être. Mais une goutte qui fait déborder le vase slovaque.

Le contexte géopolitique : Trump dicte le tempo

Robert Fico ne parle pas dans le vide. Depuis l’investiture de Donald Trump en janvier 2025, Washington pousse activement pour un cessez-le-feu rapide et un accord de paix russo-ukrainien avant Noël. Le « plan en 28 points » américain, révélé le 21 novembre, prévoit notamment :

  • un partage des revenus futurs des ressources ukrainiennes (gaz, minerais rares) entre Kiev et Moscou ;
  • une contribution américaine limitée à 50 milliards de dollars ;
  • exigence que l’Europe prenne à sa charge au moins 100 milliards pour la reconstruction.

Autrement dit : l’Europe paierait la note, mais serait exclue des bénéfices. C’est exactement ce que Robert Fico a dénoncé devant les journalistes : « Les accords sur la table laissent l’Union européenne complètement de côté. »

Une fracture est-ouest au cœur de l’Europe

La sortie slovaque n’est pas isolée. Viktor Orbán, en Hongrie, a applaudi Fico et critiqué l’UE pour son manque de fonds et sa volonté de prolonger le conflit, qualifiant l’aide supplémentaire de « vodka pour un alcoolique ».

Les deux pays, déjà en conflit ouvert avec Bruxelles sur l’État de droit, se posent désormais en porte-voix d’une fronde anti-aide illimitée.

À l’inverse, les pays baltes, la Pologne et les pays nordiques exigent au contraire une augmentation massive de l’aide militaire. La France et l’Allemagne, elles, cherchent un compromis : maintenir la pression sur Moscou tout en évitant l’effondrement budgétaire ukrainien.

Vers un audit européen ?

Face au tollé, l’UE prépare depuis le 26 novembre un « mécanisme de secours » pour garantir un financement à Kiev dès 2026, incluant des audits indépendants et un suivi accru des flux (publications périodiques via l’Ukraine Facility). Une concession qui ressemble fort à un recul tactique pour contourner les vetos au Sommet du 28-29 novembre.

Mais pour Robert Fico, c’est déjà trop tard :

« Tant qu’on n’aura pas la preuve que chaque euro est arrivé là où il devait arriver, la Slovaquie dira non. »

Et la France dans tout ça ?

À Paris, on suit l’affaire avec une certaine gêne. La France est le deuxième contributeur bilatéral européen, avec près de 8,6 milliards d’euros d’aide totale depuis 2022 (dont 5,9 Md€ pour les armes, maintenance et formation). L’Élysée n’a pas réagi officiellement à la charge slovaque, mais des sources internes laissent filtrer une inquiétude :

si Bratislava et Budapest bloquent le prochain paquet, ce sont les contribuables français et allemands qui devront combler le trou… ou accepter de laisser Kiev négocier seule avec Moscou.

Un scénario que personne, à Bruxelles comme à Paris, n’osait encore envisager il y a six mois. Il est cependant important de rappeler que le gouvernement Lecornu recherche 60 milliards d’euros pour boucler son budget 2026…

La phrase de Fico résonne donc bien au-delà des Carpates : elle pose brutalement la question que tout le monde murmurait dans les couloirs européens.

Combien de milliards avons-nous vraiment envoyés ? 

Et surtout : combien en avons-nous réellement retrouvés ?

https://multipol360.com/robert-fico-sur-les-177-milliards-distribues-a-kiev-combien-ont-atterri-dans-des-poches-privees/

 


E) - La justice française n’est plus rendue au nom du peuple

Enquête sur cinquante ans de dérive idéologique

Ils sont 9 000. Neuf mille magistrats pour juger 68 millions de Français. Un corps minuscule, homogène, urbain, diplômé, presque exclusivement de gauche, qui décide chaque jour qui va en prison, qui reste libre, qui perd sa nationalité, qui peut manifester ou non, qui entre ou sort du territoire. 

Et pourtant, quand on demande aux Français s’ils font confiance à leur justice, la réponse est tombée à 32 % en 2024, son plus bas historique.

Comment une institution censée incarner l’impartialité absolue a-t-elle pu devenir, aux yeux d’une majorité de citoyens, un contre-pouvoir idéologique qui censure la loi quand elle lui déplaît et protège le délinquant au détriment de la victime ? La réponse tient en une date : 1968.

Le poison originel

En pleine effervescence post-soixante-huitarde, une génération de jeunes magistrats, fils de bonne famille fascinés par le tiers-mondisme et la révolution, crée le Syndicat de la magistrature. Le logo : un poing levé. Le texte fondateur, la « harangue d’Oswald Baudot » (1974), est un programme de rupture explicite : 

« Soyez partiaux. Méprisez la loi, elle dira ce que vous voudrez qu’elle dise. Défendez le voleur contre la police, l’ouvrier contre le patron. »

Le délinquant n’est plus coupable : il est malade de la société. La prison est une « école du crime ». Le juge doit soigner, réinsérer, jamais punir. L’idée est séduisante pour une jeunesse qui veut refaire le monde. Elle va devenir l’idéologie dominante de l’institution.

1981, l’année de la prise de pouvoir

L’élection de François Mitterrand offre au Syndicat de la magistrature (SM) l’occasion rêvée. Robert Badinter arrive place Vendôme. En quelques mois : abolition de la peine de mort, abrogation de la loi Sécurité et Liberté votée trois mois plus tôt, amnistie massive (20 % des détenus libérés), suppression des quartiers de haute sécurité. 

Le nouveau code pénal Badinter supprime les peines minimales : un vol simple peut être puni de trois ans… mais ne le sera jamais.

Les anciens du SM trustent les cabinets, la direction de l’École nationale de la magistrature, les postes de président de cour d’appel. Le message est clair : sois du « camp du Bien », ta carrière est assurée ; résiste, tu es fini.

Le mur des cons, ou l’impunité totale

Le 5 avril 2013, un journaliste entre au siège du Syndicat de la magistrature. Sur un mur entier : des centaines de photos sous le titre « Mur des cons ». On y trouve Nicolas Sarkozy, Éric Ciotti, des journalistes, des parents de victimes… mais aucun violeur, aucun terroriste, aucun récidiviste. 

La présidente du SM, Françoise Martres, est condamnée à 500 € d’amende avec sursis

Elle est immédiatement promue à un poste hiérarchique supérieur. Tout est dit : l’impunité est absolue.

Un corps judiciaire devenu caste

Aujourd’hui, le profil type du jeune magistrat est une femme, fille de cadres supérieurs ou d’enseignants, urbaine, diplômée de Sciences Po ou d’Assas, qui lit Libération dans le métro et Le Monde le soir. 70 à 80 % des promotions de l’ENM votent à gauche ou extrême gauche. 

À l’École comme en juridiction, la pensée unique règne. Contredire est vu comme une trahison. La « loyauté envers les collègues » est une obligation déontologique. Le Syndicat de la magistrature, qui représente officiellement 30 % des syndiqués (50 % à Paris), tient toujours un stand à la Fête de l’Humanité et appelle ouvertement à faire barrage au Rassemblement National.

Cinq cours suprêmes pour censurer le peuple

Le juge français n’applique plus la loi : il la réécrit. 

Conseil constitutionnelConseil d’ÉtatCour de cassationCEDHCJUE : cinq cours suprêmes peuvent retoquer la loi votée par le Parlement. Résultat : 

  • 40 % de la loi immigration 2023 censurés
  • loi narcotrafic, loi justice des mineurs, loi rétention des étrangers irréguliers : systématiquement détricotées
  • jurisprudence inventée de toutes pièces (« les parlementaires sont agents publics ») pour poursuivre François Fillon, Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy.

Le peuple vote, le juge censure.

Les chiffres qui font mal

Pendant que l’idéologie « humaniste » triomphe : 

  • coups et blessures volontaires ×5 en trente ans
  • tentatives d’homicide +76 % depuis 2017
  • récidive légale ×9 depuis 1990
  • France championne d’Europe de la hausse des violences physiques

Et pourtant : 

  • une peine prononcée représente en moyenne 19 % de la peine encourue
  • 95 % des sanctions pénales sont inférieures à deux ans
  • la France incarcère moins qu’en 1980

Le fossé abyssal

80 à 90 % des Français veulent des peines plus sévères, la perpétuité réelle, l’expulsion des délinquants étrangers, la fin des aménagements automatiques. Aucune de ces mesures n’a tenu plus de quelques mois. De gauche comme de droite, les gouvernements ont toujours reculé devant le corporatisme judiciaire.

Le constat

La justice française n’est plus une autorité indépendante : elle est devenue un pouvoir idéologique non élu qui impose sa vision de la société contre la volonté clairement exprimée du peuple souverain.

Tant que le politique n’aura pas le courage de réformer le statut de la magistrature, de supprimer le syndicalisme politique, de rétablir des peines planchers impératives et de limiter le pouvoir de censure des juges constitutionnels et européens, la fracture continuera de s’élargir.

Et un jour, quand les Français comprendront que la justice n’est plus rendue en leur nom, mais contre eux, il sera peut-être trop tard pour sauver la République.

https://multipol360.com/la-justice-francaise-nest-plus-rendue-au-nom-du-peuple/

 

 

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