L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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novembre 30, 2017

#10 Diverses informations politico-socio/économique en Macronie

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D'avance merci. 

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...

Merci de vos lectures, et de vos analyses. 
 Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. 

 Al,



Sommaire

A) Jusqu’où ira la surtaxation des grandes entreprises ? - Virginie Pradel - Entrepreneurs pour la France

B) Laurent Alexandre : « Les élites ne veulent pas partager l'intelligence » - Annabelle Laurent et Blaise Mao - Usbek & Rica

C) Frais de mandat : les députés vont devoir justifier leurs dépenses - Contribuables Associés + L'ancienne ayant été supprimée par la loi de moralisation, le Sénat crée une nouvelle "réserve parlementaire" -

D) Une consultation citoyenne donne la parole aux startuppeurs - Claire Aboudarham - Les Échos

E) Les avantages des anciens présidents revus (légèrement) à la baisse - Contribuables Associés

F) Airbus, Rolls-Royce and Siemens Announce New Partnership to Build an Electric Airplane - Kyree Leary  - Futurism

G) Comment créer son entreprise et bénéficier de l'ACCRE ? - Catherine MB&Scott

H) 14.000  ÉOLIENNES ABANDONNÉES AUX USA - IHEDN

I) L'âne - Blague

J) Poésie Avoir et Etre - d' Yves DUTEIL

K) A l'approche des 50 ans de mai 68, l'équipe d'Emmanuel Macron prend un malin plaisir à faire cauchemarder ses adversaires - Louis Rougnon Glasson

L) Soros et le parlement européen - Drieu Godefridi




A) Jusqu’où ira la surtaxation des grandes entreprises ?

La première loi de finances rectificative pour 2017 a réinstauré la contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés (IS) créée en 2012… mais à des taux encore plus exorbitants (15% et 30%) ; portant ainsi le taux marginal d’IS à près de 45%. Du jamais vu depuis 1987.
Afin de compenser le coût astronomique (près de 10 milliards d’euros) lié à l’extinction de la taxe de 3% et afin de faire sortir la France de la procédure pour déficit excessif engagée contre elle depuis 2009, la première loi de finances rectificative pour 2017 a réinstauré la contribution exceptionnelle à l’IS créée en 2012, pendant le quinquennat de François Hollande, pour les entreprises dont le chiffre d’affaires dépassait 250 millions d’euros.

Contribution temporaire devenue permanente

Pour mémoire, cette dernière devait s’appliquer seulement en 2012 et 2013, au taux de 5% ; portant ainsi le taux d’IS pour ces entreprises à 36,10%. Or, cette contribution a, non seulement été prorogée une première fois pour deux ans (en 2014 et 2015), puis une seconde fois pour un an (en 2016), mais a aussi vu son taux flamber à 10,7%, portant ainsi le taux d’IS à 38%.
Cette contribution ne devait, en principe, plus s’appliquer en 2017. Mais la disette budgétaire à laquelle est confronté le gouvernement implique de la réinstaurer en urgence ; sous une forme néanmoins différente, puisque le champ des entreprises visées est plus restreint (environ 320 sociétés au total) tandis que ses taux sont substantiellement relevés.

Des taux exorbitants

La nouvelle contribution exceptionnelle a pour spécificité de présenter des taux exorbitants : 15% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 1 milliard d’euros et 30% pour celles dont le chiffre d’affaires dépasse 3 milliards d’euros en 2017. Ce dernier taux est près de trois fois supérieur à celui de l’ancienne contribution exceptionnelle (10,7%). Au reste, ce taux est quasiment égal au taux normal d’IS en France (33,33%).

Une contribution qui s’ajoute à une autre

La nouvelle contribution exceptionnelle s’ajoutera à une autre contribution déjà existante : la contribution sociale sur l’IS au taux de 3,3%, laquelle porte d’ores et déjà le taux nominal d’imposition à 34,43% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 7.630.000 d’euros.

Cinq taux nominaux d’IS

La France appliquera donc en 2017 cinq taux nominaux d’IS (15%, 33,33%, 34,43%, 39,4% et 44,4%) ; ces derniers résultant de la conjonction de deux principaux taux d’IS (taux réduit de 15% et taux normal de 33,33%) et des contributions additionnelles au taux de 3,3%, 15% et 30%. Il va sans dire que cela ne facilitera pas la vie des entreprises.

Taux marginal d’IS très élevé

Ces contributions additionnelles portent le taux supérieur d’IS à près de 45%. C’est environ 12 points de plus que le taux normal d’IS en France (33,33%), 22 points de plus que le taux moyen d’IS dans l’UE (22,5%), 26,5 points de plus que le taux applicable au Royaume-Uni et même 32,5 points de plus que celui applicable en Irlande (12,5%).
Il s’ensuit que l’écart continue de se creuser entre les différents pays de l’UE s’agissant de l’imposition des grandes entreprises ; ce qui s’avère très inquiétant ; car à force de faire fi de la concurrence fiscale féroce existant entre les pays de l’UE, la France risque bel et bien de faire fuir tous ses fleurons…
Taux marginal d’impôt sur les sociétés dans l’UE en 2017
 
 
 

Constitutionnelle ou pas ?

Reste toutefois à savoir si cette contribution exceptionnelle parviendra à passer les fourches caudines du Conseil constitutionnel ; ce qui ne semble pas gagné d’avance dès lors que, selon certains spécialistes, cette dernière serait contraire à la Constitution.


 





B) Laurent Alexandre : « Les élites ne veulent pas partager l'intelligence »

Laurent Alexandre est partout. Pour quiconque suit de près le débat sur l’avenir de l’intelligence artificielle, l’essayiste, chirurgien urologue, co-fondateur de Doctissimo aujourd’hui à la tête de DNA Vision, une société belge de séquençage de l’ADN, semble avoir monopolisé la parole, encore davantage depuis la parution début octobre de son essai La Guerre des intelligences (éd. JC Lattès). Et ce à grand renfort de formules chocs, provocatrices et péremptoires, qui irritent les voix expertes plus prudentes sur le sujet. Chez Usbek & Rica, notre intérêt prioritaire pour le futur nous a souvent fait côtoyer les réflexions et prophéties de Laurent Alexandre, depuis la parution en 2011 de son essai La mort de la mort (éd. JC Lattès). Son discours récent sur l’hyperpuissance des géants de la tech, et notamment sur Google, nous a conduit à l’inviter comme témoin lors de notre Grand Tribunal pour les Générations Futures, sur le thème « Faut-il démanteler Google ? », le 4 décembre prochain. Nous l’avons reçu à la rédaction à cette occasion.
Le 28 mars dernier, Elon Musk annonce le lancement de Neuralink. Objectif : créer des interfaces hommes-machines pour augmenter nos cerveaux, condamnés à terme, selon le patron de Tesla et SpaceX, par le « démon » de l’intelligence artificielle. Pour Laurent Alexandre, les progrès récents réalisés en matière d'intelligence artificielle nous ont carrément fait entrer en guerre, et il est temps pour nos cerveaux biologiques de résister. Tout repose, d'après le « docteur Alexandre », sur les épaules d’une institution, l’école. Car selon lui, le danger n'est pas que l’intelligence artificielle dépasse l’homme, mais bien qu’elle en dépasse certains beaucoup plus que d’autres. De la « guerre technologique » à l'eugénisme en passant par le dépassement du QI comme outil de mesure de l'intelligence, Laurent Alexandre a explicité, pour Usbek & Rica, sa vision du futur.

Usbek & Rica : La « guerre » des intelligences a commencé, dites-vous. Pourquoi avoir choisi ce terme de « guerre », que vous utilisez tout au long du livre ?
Laurent Alexandre : L'intelligence, c'est la clé de tous les pouvoirs, donc par définition l'intelligence va être un instrument de guerre, à l'échelle individuelle, entre les individus, à l'échelle des entreprises et des Etats, on en voit entre le bloc Chine + BATX versus Washington + GAFA. [Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi sont considérés comme les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple ) chinois, ndlr]. Il n'y a que l'Europe qui pense que nous ne sommes pas en guerre technologique. Derrière notre vassalisation technologique, on va devenir un nain géopolitique, ça, j'en suis profondément persuadé. On imagine que sous prétexte qu'on est petits et qu'on ne dépense pas pour l'armée, on est protégés de la guerre. C'est délirant. L'Europe délire. On délire. On est nuls en militaire, on n’a pas d'armée, on n'a pas de GAFA, on n'a pas de BATX mais personne ne va nous attaquer parce qu'on est des gentils canards et tout le monde nous aime, d'ailleurs les Chinois vont bientôt dire « on va partager l'IA avec les Français et les Allemands, ils sont tellement gentils »…
« Quand je dis qu'on sera le Zimbabwe de 2080, je suis optimiste »On est à un âge de l'IA qui est encore faible, par rapport à celle qu'il pourrait y avoir dans un siècle ou deux...  
Je ne suis pas d'accord, l’IA est déjà une arme géopolitique. L'Europe n'a pas vu qu'elle a réussi l'exploit de passer de n°1 mondial de la filière télécom, avec 55 % du marché mondial qu'avait Nokia, à zéro, en dix ans. À ce ce rythme-là, quand je dis qu'on sera le Zimbabwe de 2080, je suis optimiste. Il est assez rare qu'un continent passe de n°1 de l'industrie du futur (les télécoms) à n°0 de l'industrie du futur. Alcatel, vous avez vu la pantalonnade, Nokia a racheté Alcatel et végète, Ericsson est maintenant petit petit petit, Sagem maintenant n'existe plus, etc, etc... Ce n'est pas parce qu'on ne s'est pas rendus compte qu'on est en train de se faire écrabouiller qu'il n'y a pas une guerre. Quand tu as les panzers et les Allemands sur les Champs-Elysées qui font « boum boum boum », ça se voit plus que quand tu as des GAFA dans toutes nos poches avec Nokia dans la poubelle de l'histoire. On s’est fait écrabouiller technologiquement et le management de toutes les intelligences, humaine et artificielle, sera la clé du XXIe siècle…

Pour vous, la guerre des intelligences, c’est la guerre des QI. Vous fondez tout votre livre sur la notion de QI, qui est une mesure pourtant réductrice, contestable, relative selon les cultures…
Quand vous regardez les études internationales, depuis le début du siècle, les gens ont été très étonnés de voir à quel point la corrélation entre toutes les formes d'intelligence était forte. C'est pour ça qu'on a parlé du coefficient g [le facteur g est une variable qui caractérise les corrélations positives entre différents tests d’aptitude mentale, ndlr]. Effectivement toutes les formes d'intelligence sont corrélées entre elles. Sinon chacun aurait un petit cocktail, “moi j'ai un peu de cette intelligence-ci, mais je suis nul pour celle-là...” On serait tous très proches. Or l'écart-type de capacité intellectuelle est gigantesque. Quand t'es mauvais dans le coefficient g, t’es mauvais dans les autres, et le QE est extrêmement bien corrélé au QI. Ça se saurait si les cantonniers étaient des meilleurs commerçants, des meilleurs storytellers, des gens plus empathiques... Parmi les très hauts QI, il y a des cas très particuliers comme avec la maladie d'Asperger qui fausse les corrélations, mais ils ne sont pas majoritaires.
« Donne-moi ton QI, et je vais te donner ton espérance de vie, combien tu vas gagner, ta place dans la société, ta capacité à comprendre le monde, ce que vont faire tes enfants »Mais le QI n’est qu’une petite façon de mesurer la diversité du potentiel du cerveau humain. Vous dites de votre côté qu’il peut être remplacé par le QCIA, le « Quotient complémentarité avec l’Intelligence artificielle »…
Je le dis parce qu'il faut que ce soit politiquement correct, et je ne veux pas me faire allumer là-dessus. En réalité : donne-moi ton QI, et je vais te donner ton espérance de vie, mais aussi - sauf si tu es journaliste, chercheur ou militaire - combien tu vas gagner, ta place dans la société, ta capacité à comprendre le monde, ce que vont faire tes enfants. Je vous rappelle qu'il y a 14 ans d’écart d'espérance de vie entre les gens à haut QI et les gens à bas QI. Bien sûr ce n'est pas un déterminisme absolu, il y a des hauts QI qui vivent moins longtemps qu'un ouvrier agricole, mais en moyenne c'est comme ça, donc le QI est hélas un bon indicateur. Justement je pense qu'il faut que le QI ne soit plus un tabou, de manière à ce qu'on lutte contre le déterminisme intellectuel. Il y a ceux qui disent, en gros : laissons les cons être cons, surtout ne rendons pas tout le monde intelligent. Un grand intellectuel m'avait dit : « Si tout le monde est intelligent comme moi, qui va tailler mes rosiers ? ». Il y a un courant qui souhaite maintenir un apartheid intellectuel.

Vous écrivez dans votre livre que la passion des Français pour l'égalité va nous amener à réclamer bientôt l'instauration d'un « droit opposable à l’intelligence »…
D'un point de vue moral, je pense que dans la société hypercomplexe que nous sommes en train de créer avec l'IA, nous n'avons pas le droit d'avoir des naufragés du numérique complètement paumés, nous n'avons pas le droit de faire ce que dit Harari : des Dieux et des inutiles. [Après Homo Sapiens, Yuval Noah Harari parle de l’avènement d’un homme-Dieu dans Homo Deus, ndlr]. On n’a jamais eu un tel écart entre la complexité du monde et la capacité des gens à comprendre le monde. Et au contact de l’IA, les gens intelligents vont progresser très fortement. Le principal combat politique, c'est de créer une technologie éducative qui marche sur les bas QI. Quelle que soit la raison pour laquelle un individu a un bas QI. Je considère que les élites ont très peur de l'égalisation des capacités intellectuelles, se réfugient derrière 1 000 arguments pour ne pas partager l’intelligence. Il faudra un QI minimum pour maîtriser le raisonnement hypothétique, et comprendre le monde qui vient, sinon la démocratie va disparaître. Nous allons retirer le droit de vote aux QI inférieurs. Les élites sont irresponsables, et ne réalisent pas qu'on va avoir une révolution parce qu'aujourd'hui la courbe QI / revenus n'est pas encore exponentielle. Mais elle est en train de le devenir, et on le voit dans le Middle-West Américain.
« Même si on n'arrivait pas à dépasser le deep learning et à avoir des IA transversales, je pense qu'on aura quand même cette révolution sociale »Sur le sujet de l’intelligence artificielle, alors que beaucoup d’experts essaient de désenfumer le débat, vous agitez les peurs et véhiculez l’idée d’un grand remplacement. Tout en entretenant une ambiguïté : quand on vous voit aux côtés de Jean-Gabriel Ganascia, expert en intelligence artificielle, on aurait presque l'impression que vous êtes alignés…
On me fait tenir un discours à la Musk, comme si je prétendais que les IA fortes  [l’IA forte permettrait de reproduire un esprit sur une machine tandis que la faible permet de simuler des facultés cognitives : la reconnaissance de la parole, la compréhension du langage naturel, ou la conduite automobile, ndlr] arrivaient demain matin. Or j’y crois beaucoup moins que d’autres : j’établis dans mon livre 15 scénarios, et il n’y a qu’un scénario avec une IA forte. C’est mon intuition, mais je ne connais pas plus la vérité que vous. J’imagine un « zoo des intelligences » avec des IA semi-fortes et sans conscience artificielle mais faisant beaucoup de choses, avec des synergies complexes selon les types d'intelligence artificielle… Je ne crois pas aux IA fortes avant 2050. Après 2050 je suis pas capable de juger...
Toutes vos prédictions se fondent quand même sur l’idée d’une IA capable de nous remplacer sur les tâches les plus qualifiées…
Mais il n’y a pas besoin de conscience artificielle pour ça. Opérer un malade et conduire une voiture, c'est exactement la même chose, en termes de niveau d'IA. Il n'y a pas besoin d'IA forte pour remplacer le chirurgien. Ca fait plusieurs années que je le dis, on va révolutionner le marché du travail, la société et la civilisation, même si les IA n'ont pas de conscience artificielle. Même si on n'arrivait pas à dépasser le deep learning et à avoir des IA transversales, je pense qu'on aura quand même cette révolution sociale.
« Les déprimés, les vieux, les vieux schnocks, les gens sous Prozac disent “c'est terrible, on va tous mourir, on va être dévorés, etc”... »Dans son livre Le Mythe de la Singularité, Jean-Gabriel Ganascia parle d’un « goût de la catastrophe » de la part des voix les plus alarmistes. Qu'en dites-vous ? Puisque vous faites partie de ceux qui prophétisent des cataclysmes...
J’ai toujours dit que sur un tel sujet, on ne peut pas s'empêcher de projeter notre propre structure psychanalytique. Les mégalomanes vont vers la Singularité, l'immortalité, disent qu’on va conquérir le cosmos, puis empêcher la mort du cosmos. Les déprimés, les vieux, les vieux schnocks, les gens sous Prozac disent “c'est terrible, on va tous mourir, on va être dévorés, etc”… Effectivement, on projette nos angoisses de castration et nos angoisses mégalomaniaques sur le sujet. C'est pour ça que je fais peu de pronostics, je fais plutôt des scénarios. Parce que je sais que j'ai des angoisses de castration, spontanément j'ai des scénarios, j'ai des angoisses de type hollywoodienne contre lesquelles je n'ai cessé de résister, et en même temps j'ai une structure mégalomaniaque, et donc la Singularité, les exponentielles, malgré leur naïveté, m'attirent intellectuellement, et me plaisent. Mais je sais bien qu’on est dans le brouillard numérique.

Mais beaucoup de gens vous écoutent, dans ce débat dont pas grand monde ne maîtrise la matière première. Et vous faites des prophéties...
Mais je ne cesse de dire que je ne sais pas ! Et en réalité si tu n'es pas du tout anxiogène, personne ne bosse le sujet. C'est bien le problème. L’absence de réaction de l'Europe, de notre système éducatif, a conduit où on est : un début d’apartheid intellectuel, les GAFA, les BATX qui prennent le pouvoir. Et il y a juste des petits journaux avec des escaliers pas repeints depuis 1912 qui en parlent en faisant des tribunaux… pour les générations futures. La seule chose qu'on est capable de faire, c'est non pas couper et castrer les GAFA, c'est de faire des faux procès… C’est la théâtralisation dans l'impuissance, publique et privée. Alors il faut qu'on se mette à travailler. Je suis le premier à dire que l'IA n’est pas un problème technologique, c'est un problème politique. Par rapport à l'école, parce que je suis affolé de ce qu'on est en train de faire. Je radote, mais c'est ma thèse. Mon slogan : « il faut mettre des Montessori à la place des REP » [Réseaux d'éducation prioritaire, ndlr], j'y crois profondément, sinon je pense qu'on va avoir une situation révolutionnaire.
« Il faut accompagner les enfants avec des PhD en neurologie, et que les jeunes polytechniciens soient instituteurs »Vous proposez l’élite éducative pour tous. Vous dites même que les neuro-scientifiques vont remplacer les instituteurs dans les classes.
Au moment de la forte synapto-génèse dans les crèches, au moment où il se forme un million de synapses par seconde dans la tête des enfants, il faut bien sûr mettre des PhD à leur contact : il faut arrêter de mettre des bac - 3, même s'il n'y a pas que des bac -3, et les accompagner avec des PhD en neurologie. Et d'autre part, j'assume de dire qu'il faut que les profs soient aussi bien payés qu'à Singapour, de manière à ce que les jeunes polytechniciens soient instituteurs. À Singapour, ils ont 10 points de QI de plus que nous, ils sont numéro 1 mondial dans le PISA, et ils gagnent deux fois plus que nous. Une logique à la Singapour, ce n'est ni une logique eugéniste, ni une logique neurotechnologique, c'est simplement mettre les moyens pour éduquer les cerveaux biologiques. Ce qu'on ne fait pas.
Lors d'une conférence en juin à l’USI, vous avez déclaré  que « le XXIe siècle a vraiment commencé en avril 2017, avec Neuralink ». On a du mal à comprendre si vous êtes fasciné par Elon Musk, ou si vous récusez ses tentatives d’augmenter l’humain. Il y a une ambivalence sur ce discours-là :
Que Neuralink marche ou pas, vous entrez dans un autre siècle, un siècle où on va agir sur le cerveau. J'ai toujours dit que Calico [la filiale de Google qui veut retarder puis « tuer la mort », ndlr] était structurant pour la médecine, même si ça plante. Je ne sais pas ce que Neuralink ou Calico vont faire, ce sera peut être plus long que ce qu'ils pensent, mais c'est structurant même si ça échoue. Il y a des initiatives des géants du numérique qui sont structurantes philosophiquement, sociologiquement, même si ça merde.

A la fin du livre, vous établissez trois scénarios : un grand bond en arrière conservateur, une course à l’intelligence, une neurodictature. Vous vous gardez bien de dire quel est pour vous le plus probable. Mais pour vous la France est un pays profondément bioconservateur. 
On le voit sur l'eugénisme : ça va être plus facile de faire de l'eugénisme à Pékin qu'à Boulogne-sur-Mer…
« Vous n’imaginez pas à quel point l'opinion est transhumaniste sans même savoir ce que ça veut dire »Ca veut dire que le scénario le plus probable, c'est une course à l'intelligence ?
Le scénario le plus probable, c'est qu'on n’arrive pas à trouver une technologie qui réduise les inégalités intellectuelles, d'ici 2040-2050. On va personnaliser l'éducation, mettre plus de moyens, et augmenter l'écart type, parce que les enfants qui ont déjà un bon câblage neuronal vont encore plus gagner. C'est le scénario qui me semble le plus probable et ça pose un petit problème politique… Il faut faire des travaux académiques et universitaires pour comprendre si au stade de la crèche, au moment de la fenêtre d'extrême synaptogénèse, on peut favoriser et orienter dans le bon sens le câblage neuronal et la plasticité cérébrale.
Vous écrivez : « La bataille des idées a déjà été remportée par le camp transhumaniste » . Sur les transhumanistes : est-ce qu'on n'a pas tendance à leur donner beaucoup plus d'importance qu'ils n'en ont vraiment ? A commencer par Ray Kurzweil, qui n’a qu’une petite équipe chez Google ?
Kurzweil, c'est un clown ! Mais là où tu vois qu'il a quand même un peu de pouvoir, c’est qu'il a le droit de l'ouvrir dans ces boîtes où personne n'a le droit de l'ouvrir. Donc il a un peu de pouvoir. Un peu d'influence sur Larry Page, etc… Mais vous n’imaginez pas à quel point l'opinion est transhumaniste sans même savoir ce que ça veut dire. L’opinion veut supprimer le cancer, guérir son Alzheimer…

Vouloir se débarrasser du cancer et d’Alzheimer, ce n’est pas du transhumanisme…
Bien sûr, mais quand tu guéris le cancer par thérapie génique, de mon point de vue c'est quand même transhumaniste, même si ça n'est pas de l'augmentation. Pour moi, pour séparer un transhumaniste d’un docteur normal, c’est la technologie utilisée qui compte.
« Si la priorité politique c'est des ronds-points en Lozère, alors je me taille et je vais à Singapour »Quand on voit le décalage colossal entre la vitesse à laquelle vont les technologies et le temps politique, on ne voit pas comment cet écart peut se combler…
Raison de plus pour bosser pour resynchroniser le temps du politique. Il faut mettre des gens compétents à Bercy. Que les politiques comprennent qu'ils ne peuvent pas faire n'importe quoi sur les sujets les plus importants des 30 prochaines années. Si la priorité politique c'est des ronds-points en Lozère, alors je me taille et je vais à Singapour. La gestion des IA faibles est pour les 20 prochaines années la priorité de la France et de l'Europe. Et derrière, vous avez la régulation algorithmique, l’opacité des algorithmes, les GAFA, les manipulations, les fake news… Vous connaissez le spectre, qui est gigantesque.

Est-ce que pour vous, dans deux ou trois mandatures, l'élection pourrait opposer un candidat bioconservateur à un candidat transhumaniste, ou bien est-ce une hypothèse complètement farfelue ?
Non, c'est un scénario possible. Mais on pourrait avoir plutôt ça aux Etats-Unis : Mark Zuckerberg contre Trump, dès la prochaine. Derrière Trump on pourrait avoir un transhumaniste soft, versus un bioconservateur à la présidentielle. Cela dit les derniers passages en public de Zuckerberg ont montré que tu ne guéris pas d'un Asperger, même léger, en 5 minutes…
On voit mal comment la divergence entre vous et les experts en intelligence artificielle cités plus haut peut s’atténuer. Les politiques auront toujours deux voix à entendre...
Mais il n'y a pas de réconciliation, ni deux voix à entendre. Les voix d’experts n’intéressent pas les politiques. Pour parler de politique de l’IA en France, on est seulement 5 ou 6…

Mais certaines des autres voix connaissent l'IA depuis 30 ans…
Mais j'en ai rien à foutre ! Quand j'ai commencé à faire du Web, 100 % des gens m'ont dit : jamais on ne fera jamais mieux que le COBOL [un langage de programmation créé en 1959, ndlr], le Web n'a aucun avenir. J'en ai rien à foutre des experts centrés sur leur point de vue, ils ne connaissent rien au monde, rien au futur. Je n'ai encore jamais vu un expert technicien dire quelque chose de pertinent sur des sujets transversaux. Je ne crois pas qu'il y a deux visions : il y aura une vision politico-technologique et il y aura une vision technique et étroite sans intérêt.
« Une fois que t'as lancé la bestiole IA dans le jardin d'enfants, quand t'es un crétin, c'est compliqué de te trouver une belle place et d'avoir une dignité de travailleur » Vous faites finalement de l’intelligence la valeur cardinale. Comme si c’était la seule mesure à prendre en compte dans un futur de la performance, guidé par la compétition…
Mais il n'y a aucun sens de la vie, Dieu n'existe pas, tout est contingent ! Sauf qu'on a créé un petit Frankenstein qui est l'IA faible et qu'on est bien emmerdé. L'intelligence moi, je m’en fous, je ne la fétichise pas, je n’ai pas 180 de QI, j'ai un QI très supérieur mais pas génialissime. Je n’ai pas 130 de QI évidemment, mais je suis pas Leibniz. Je dis simplement : une fois que t'as lancé la bestiole IA dans le jardin d'enfants, quand t'es un crétin, c'est compliqué de te trouver une belle place et d'avoir une dignité de travailleur et que tu fasses des choses intéressantes à l'horizon de 20, 30, 40 ans. C’est un vrai sujet qu’on n’a pas vu arriver dans l'économie de la connaissance, et les écarts de biais cognitifs sont gravissimes pour la cohésion sociale.

Annabelle Laurent et Blaise Mao

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C) Frais de mandat : les députés vont devoir justifier leurs dépenses
+ L'ancienne ayant été supprimée par la loi de moralisation, le Sénat crée une nouvelle "réserve parlementaire"

Le Bureau de l'Assemblée nationale a instauré, ce 29 novembre, le contrôle des frais de mandat des députés, à compter du 1er janvier 2018. Chaque député devra être contrôlé au moins une fois au cours de la législature. L'Assemblée renonce à imposer le remboursement sur justificatif.
Cette avancée est une première victoire pour les contribuables, mais il faut aller encore plus loin : plutôt que d’opérer, comme le veut le nouveau système, un contrôle aléatoire a posteriori des dépenses, les frais de mandat doivent être remboursés sur présentation de pièces justificatives, après avance faite par les députés.
La loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique remplace l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) par un nouveau dispositif de prise en charge et de contrôle des frais de mandat des parlementaires.
Le Bureau de l’Assemblée nationale a annoncé les nouvelles dispositions :
  • Les députés sont désormais tenus de justifier leurs dépenses. Ils doivent en assurer la traçabilité par la tenue d’un état des dépenses normé.
  • Une liste des frais autorisés et des frais interdits est établie. Cette liste n’est pas figée, elle sera revue « autant fois que nécessaire ». Parmi les dépenses non susceptibles d’être prises en charge au titre des frais de mandat :
– Les dépenses personnelles.
– Les dépenses se rapportant à une activité professionnelle.
– Les dépenses se rapportant à l’exercice de tout mandat autre que parlementaire, notamment un mandat local.
– L’achat d’un véhicule dans l’année précédant la date fixée pour le terme de la législature.
– Tout financement, direct ou indirect, d’un parti politique.
L’achat d’un bien immobilier ou la location d’un bien immobilier dont le député, son conjoint, ses ascendants ou descendants sont propriétaires.
Un contrôle des frais de mandat est instauré. Le contrôle sera exercé par le déontologue de l’Assemblée, auquel les députés sont tenus de transmettre les justificatifs relatifs à leurs dépenses de mandat. Le contrôle sera basé sur un tirage aléatoire. Le Bureau de l’Assemblée entend que chaque député soient contrôlé au moins une fois au cours de la législature.
Jusqu’à présent, les députés étaient uniquement tenus de transmettre une déclaration sur l’honneur.
Le montant mensuel de l’avance sur frais de mandat est fixé à 5 373 euros contre 5 372,80 euros net pour l’IRFM.
Les Contribuables Associés se sont battus pendant des années pour obliger les parlementaires à justifier leurs frais car il n’est en rien acceptable que des élus puissent dépenser l’argent public sans aucun contrôle. Retrouvez ici l’historique de notre combat. 

Interview du député Charles de Courson : OUI à la transparence! Regardez l'interview du député Charles de Courson :Si vous ne l'avez pas encore fait, signez la pétition demandant aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat d'imposer la transparence sur l'IRFM, l'une des indemnités reçues par les p...
Frais de mandat : aucun contrôle n'est prévu Dans son édition du 26 mai, l'hebdomadaire Marianne a révélé qu'un député avait utilisé son indemnité  représentative  de frais de mandat (IRFM) pour des dépenses privées. Selon l'hebdomadaire, les relevés bancaires indiquent qu' une partie de l'IRFM...
Des députés demandent le contrôle de leurs notes de frais "Aujourd’hui, on doit être les seuls travailleurs en France à ne rien justifier. Dans n’importe quelle entreprise, les frais professionnels sont contrôlés. Quand l’argent n’est pas utilisé par le député, il faut que ça retombe dans le pot commun. Or ...
Transparence des frais de mandat des députés et sénateurs (IRFM) Savez-vous qu’en plus de leur salaire, les parlementaires touchent tous les mois des indemnités forfaitaires ? 5 884,91 € pour un député 6 209,13 € pour un sénateurEt ceci sans avoir le moindre justificatif à produire !

contribuables associés




Le Bureau de l'Assemblée nationale a adopté ce mercredi 29 novembre le projet d’arrêté relatif aux frais de mandat des députés. Et il en ressort une idée : les nouvelles règles mises en place pour les dépenses des députés ressemblent beaucoup aux anciennes. Mais du côté du Sénat aussi, on s'est activé au sujet de l'argent public. 
Exemple concert ce mercredi : les sénateurs ont voté une "nouvelle réserve parlementaire" en remplacement de  celle supprimée, cet été, par la loi de moralisation de la vie publique. Cela s'est passé durant l’examen du budget des collectivités, comme le rapporte Public Sénat. Les sénateurs ont voté la création d’une dotation de 86 millions d’euros de l’État à destination des communes de moins de 2.000 habitants.
Commentaire du sénateur Les Républicains de l'Hérault, Jean-Pierre Grand, en séance :
Des députés qui ont supprimé la réserve parlementaire cet été, m’ont avoué avoir fait une grosse erreur. Alors qu’il n’y aura bientôt que 200 sénateurs et 400 députés, il nous faut maximiser la représentation nationale dans les territoires.

Le Sénat est depuis longtemps opposé à la suppression de la réserve parlementaire. Pour marquer sa désapprobation, le président Larcher a plusieurs fois demandé au gouvernement de supprimer, également, la réserve ministérielle, tant qu'à faire. "On propose de supprimer la réserve parlementaire pour éviter tout clientélisme paraît-il. Très bien !", jugeait-il ainsi, dans Le Parisien, en juin. "Je demande alors que les réserves ministérielles soient également transparentes. Celle du ministère de l’Intérieur est dotée de 26 millions d’euros dont on ne connaît pas la destination", ajoutait-il.
À noter que, selon ministre auprès du ministre de l’Intérieur Jacqueline Gourault, présente au Sénat ce mercredi, la nouvelle "réserve parlementaire" votée par les sénateurs "serait inconstitutionnelle" au motif qu'"une subvention publique ne peut être distribuée par le Parlement au nom de la séparation des pouvoirs".




D) Une consultation citoyenne donne la parole aux startuppeurs

Le 28 novembre, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a lancé une consultation citoyenne dédiée aux startups dont l’objectif est de comprendre leurs difficultés et les freins qu’elles rencontrent dans leur développement.

Pas facile de créer sa startup. On ne sait pas forcément vers qui se tourner, où trouver des financements, le cadre juridique et administratif ne nous facilite pas toujours la vie et l’entrée sur les marchés internationaux peut être une véritable épreuve du combattant.
C’est en remarquant ces difficultés que Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, a présenté mardi 28 novembre, à l’école 42, un questionnaire en ligne dédié aux startuppeurs.
Cette consultation de quatre mois a pour objectif premier de prendre en compte les problèmes rencontrés et les demandes des acteurs.
Dès février, les réponses données grâce au questionnaire seront traitées par les équipes du Secrétaire d’Etat. Le gouvernement réfléchira alors à de nouveaux projets de loi et pistes de travail pour faire évoluer le paysage entrepreneurial du pays.
Cette consultation est divisée en plusieurs parties :

Un premier tour dédié aux startuppeurs

Du 28 novembre au 22 décembre, les startups pourront répondre au questionnaire. Celui-ci est divisé en deux grands thèmes :
- le choix du secteur et la présentation de la startup
- l’identification des freins majeurs et les solutions que l’entrepreneur recherche ou pourrait proposer.
Dans la seconde partie, le statuppeur devra répondre à des questions comme :
- y a-t-il une loi ou un règlement contraignant l’empêchant de résoudre son problème ?
- y a-t-il une instabilité fiscale ou réglementaire ?
- a-t-il des difficultés d’accès à la commande publique, aux bases de données, aux grands groupes ou à des organismes tels que BPIFrance ou la French Tech ?
Les problèmes de financement, d’entrée sur les marchés internationaux ou de recrutement pourront aussi être mis en lumière par les répondants. Ils pourront également envoyer des documents jugés utiles pour illustrer leurs propos.
Les questionnaires seront triés par secteur  afin de “recueillir finement, domaine par domaine, les difficultés spécifiques rencontrées par les jeunes entreprises françaises”, comme expliqué sur le site du questionnaire.

Les autres acteurs ont aussi un mot à dire

A partir du 22 décembre et jusque fin janvier, la consultation prendra en compte l’avis du reste de l’écosystème entrepreneurial français. Les fonds d’investissement et les incubateurs auront leur mot à dire et pourront également présenter les freins qu’ils rencontrent au quotidien.
De nombreux partenaires, ayant applaudi cette démarche citoyenne, font partie de cette seconde catégorie d’acteurs, comme Paris Pionnière, incubateur dédié aux femmes, Euratechnologies, incubateur basé près de Lille, ou encore EDHEC business school et Ubisoft.

Un tour de France des startups

Cette initiative est un complément des consultations menées sur le terrain  par Mounir Mahjoubi, qui a débuté un “tour des startups” en octobre dernier.
En se rendant dans différentes métropoles françaises, il a rencontré et débattu avec les acteurs des startups françaises pour proposer de nouvelles réformes ou pistes de travail.
S’il s’est déjà rendu à Angers, Dijon, Lille, Paris et Montpellier. Le secrétaire d’Etat sera également à Lyon le 6 décembre et à Toulouse le 21.
Mounir Mahjoubi rassure quant à la durée de cette consultation, jugée trop courte par certains. “Tout ne pourra être résolu en trois mois, et c'est bien un travail et un dialogue plus continus que vise à initier le tour des startups.”

Claire Aboudarham
Source



E) Les avantages des anciens présidents revus (légèrement) à la baisse

Le Décret du 4 octobre 2016 relatif au soutien matériel et en personnel apporté aux anciens présidents de la République vient d'être publié au journal officiel de la République française. Il détaille les nouveaux privilèges des anciens élus.
Désormais, « pendant les cinq années qui suivent la cessation de leurs fonctions, il est mis à disposition des anciens présidents de la République sept collaborateurs permanents […] ainsi que deux agents de service, appartenant à la fonction publique ou rémunérés par l’État sur contrat.» (article 1).
Le régime diminue après cette période de cinq ans : « Au-delà des cinq années qui suivent la cessation de leurs fonctions [NDLR : mais seulement, 2021 pour Chirac, Sarkozy et Hollande], il est mis à disposition des anciens Présidents de la République trois collaborateurs permanents, […] ainsi qu’un agent de service, appartenant à la fonction publique ou rémunérés par l’Etat sur contrat.» (articles 2)
Les anciens anciens Présidents de la République continueront toujours à bénéficier de logements « meublés et équipés, dont le loyer, les charges et les frais généraux sont pris en charge par l’Etat.» (article 3). Ainsi, que de la prise en charge de leurs frais de réception et de déplacement  pour eux-mêmes et un collaborateur.
Toutefois, pour Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, le délai de cinq années court à compter de la date d’entrée en vigueur du présent décret. Leurs avantages ne seront donc légèrement revus à la baisse qu’à compter d’octobre 2021.
Les anciens présidents nous coûtent très cher. Le député socialiste René Dosière avait calculé les dépenses publiques afférentes aux anciens chefs de l’Etat : les trois anciens présidents de la République coûtent chaque année 9,6 millions d’euros aux contribuable. C’est même 10,3 millions d’euros par an selon la Cour des comptes.
La palme revient à Valéry Giscard d’Estaing avec 3,9 millions d’euros, devançant Nicolas Sarkozy (3,3 millions d’euros) et Jacques Chirac (2,4 millions d’euros).


"Nous, on ne fait que du bon déficit" C'est ce qu'a déclaré le président Sarkozy devant les dirigeants de sa majorité le 1er octobre dernier : " Nous, on ne fait que du bon déficit. Du déficit qui va permettre de relancer la croissance et de créer des emplois". Tellement bon, ce déficit,...
Le coût du voyage de Sarkozy à la Réunion Selon le Journal de l'Ile de la Réunion, le voyage "éclair" de Nicolas Sarkozy à la Réunion a coûté cher aux contribuables. C'est une note salée que le président de la République laisse derrière lui : 1,6 million d'euros pour son déplacement de 24 he...
Un déplacement de Nicolas Sarkozy à 400 000 euros Pas moins de 1 265 gendarmes ont été déployés dans le périmètre de la Drôme où s’est rendu Nicolas Sarkozy le 3 mars dernier. Il est arrivé à 11 heures à l’a&eacu...
Baisse de 2% du budget de l’ Elysée Dans son récent rapport sur la gestion des services de la présidence de la République pour 2013, la Cour des comptes note que le budget de l'Elysée a été réduit de 2,2% par rapport à 2012.D'après la Cour des comptes, le budget de l'Elysée



Elle a aujourd'hui 82 ans ... et l’État a d'infinies douceurs pour Elle... et les Autres !
  L’ÉTAT dépense encore 43 000 EUROS par an pour le personnel et les déplacements d’Édith CRESSON, 25 ans après son départ de MATIGNON.
Vous vous rappelez d’Édith CRESSON ?
Elle a été Premier Ministre sous François MITTERRAND en 1991. C'était il y a 25 ans.
Aujourd'hui âgée de 82 ans, elle est bien évidemment à la retraite.
Et pourtant, en tant qu'ancien Premier Ministre, l'’État prend en charge le coût de sa voiture de fonction et le salaire d'une assistante.
C'est ce qu'a révélé MEDIAPART en février dernier, dans l'indifférence générale.
L’ÉTAT finance encore les anciens Premiers Ministres.
C'est le secrétariat général du gouvernement, un service dépendant de MATIGNON, qui gère les petits privilèges des anciens Présidents de la République et anciens Premiers Ministres.
Au nom de la transparence et du droit d'accès aux documents administratifs, garanti à tous citoyens par une loi de 1978,MEDIAPART a obtenu le détail de ces frais. Non sans mal.
La demande a été faite au secrétariat général du gouvernement en janvier 2015, et sans réponse positive de sa part, MEDIAPART a dû saisir la CADA (Commission d'accès aux documents administratifs), laquelle a rendu un avis favorable à la transmission de ces documents.
Une voiture et une assistante pour Édith CRESSON.
S'agissant d’Édith CRESSON, pour l'année 2014, l'’État a dépensé 33 817 EUROS pour rémunérer une assistante.
Elle dispose également d'une voiture de fonction, achetée en 2007, pour un montant de 44 467 EUROS. Pas vraiment le coût d'une Twingo.
Quant aux frais d'entretien de sa voiture de fonction, l’'État a déboursé 4 233 EUROS en 2014, ainsi que 5 189 EUROS de carburant et541 EUROS pour l'assurance.
Au TOTAL, hors coût d'achat du véhicule, l'’État a dépensé 43 780 EUROS.
Sachant qu'elle touche les RETRAITES liées à tous ses mandats (maire, député, commissaire européen), est-ce bien raisonnable de continuer à financer une voiture et une assistante à une femme de 82 ans sous prétexte qu'elle a été Premier Ministre il y a 25 ans ?
 Et c’est PAREIL pour tous les anciens Premiers Ministres.
C’était le 1/4 d'’heure de vérité pour vous aider à mieux comprendre
 Comment est utilisé votre argent et pourquoi il en faut tant…….
Et nous Retraités...blocage des retraites et augmentation de la CSG......…




F) Airbus, Rolls-Royce and Siemens Announce New Partnership to Build an Electric Airplane

From Electric Cars to Electric Planes

Electric cars and electric buses gaining ground both in terms of innovation and acceptance by the public as being the future of transportation. Models are currently being developed, tested, and rolled out around the world. These events are clear signs that EVs are well on their way to become a common sight on the road — and both companies and consumers will be better for it.
One form of transportation that has yet to see the same amount of progress is airplanes, though that isn’t to say there aren’t any projects focused on bringing the idea of electric aircraft to the skies. The problem is, passengers can’t ride in an electric plane as easily as they can an electric car. At least, not yet.
In October, Boeing recently purchased electric aircraft company Aurora Flight Sciences, signaling its commitment to electric transportation. Likewise, Startup company Zunum Aero — which has been backed by Boeing in the past — hopes to have its hybrid-electric airliner in operation by 2022.
Now, Airbus, Rolls-Royce, and German automation company Siemens have announced a partnership to undertake a project that would convert a plane to utilize electric propulsion. The trio has dubbed the project “E-Fan X,” which involves gradually replacing the BAe 146 airliner’s gas turbines with two-megawatt electric motors.


Infographic showing each company’s contribution to E-Fan X. Image Credit: Airbus
In a statement, Airbus’ Chief Technology Officer Paul Eremenko explained how the E-Fan X is actually the culmination of work that’s been done on previous electric plane projects.
“The E-Fan X is an important next step in our goal of making electric flight a reality in the foreseeable future,” said Eremenko. “The lessons we learned from a long history of electric flight demonstrators, starting with the Cri-Cri, including the e-Genius, E-Star, and culminating most recently with the E-Fan 1.2, as well as the fruits of the E-Aircraft Systems House collaboration with Siemens, will pave the way to a hybrid single-aisle commercial aircraft that is safe, efficient, and cost-effective. We see hybrid-electric propulsion as a compelling technology for the future of aviation.”

Contributions and Competition

The three companies will each be in charge of separate parts of the project. Airbus will oversee the aircraft’s overall integration, which includes the control architecture of the hybrid-electric propulsion system and batteries, as well as integration with flight controls. Rolls-Royce will provide the turbo-shaft engine, two-megawatt generator, and power electronics, and Siemens will provide the two-megawatt electric motors, power electronic control unit, DC/DC converter, and power distribution system.



“The E-Fan X enables us to build on our wealth of electrical expertise to revolutionize flight and welcome in the third generation of aviation,” said Paul Stein, Chief Technology Officer at Rolls-Royce. “This is an exciting time for us as this technological advancement will result in Rolls-Royce creating the world’s most powerful flying generator.”
The E-Fan X is expected to take off after “a comprehensive ground test campaign” in 2020 — 2 years before the aforementioned Zunum Aero. When it debuts, it may have competition with the Eviation Aircraft, which is capable of transporting 9 passengers across 600 miles on a single charge.
There’s also Airbus’ own flying electric taxi, which is set to fly in 2018, and the environmentally-friendly airplanes NASA has invested $43 million into. That said, the agency’s commercial airplanes aren’t expected to hit the skies until around 2026.






G) Comment créer son entreprise et bénéficier de l'ACCRE ?

Les CFE (Centres de Formalités des Entreprises), ainsi que l'ouverture de services en ligne, ont grandement simplifié les démarches de création d'entreprise, en centralisant toutes les demandes d'immatriculation, de modification ou de cessation d'activité des sociétés.
En parallèle, l'ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise) accorde une exonération momentanée de cotisations sociales et permet de bénéficier d'une aide financière pour démarrer son activité. Mais quelles sont précisément les formalités à accomplir afin de créer son entreprise et les aides disponibles pour un nouvel entrepreneur ?

Les formalités administratives pour créer une société

Lorsque l'on souhaite entreprendre une démarche de création d'entreprise, l'étape préalable au démarrage de son activité consiste à se déclarer et à faire une demande d'immatriculation auprès :
  • du répertoire Sirene, tenu par l'INSEE
  • du RCS (Registre du Commerce et des Sociétés), tenu par le Greffe du Tribunal de Commerce, dans le cas où l'activité est de nature commerciale (y compris pour les micro-entrepreneurs), ou s'il s'agit d'une création de société
  • du RM (Répertoire des Métiers), tenu par la Chambre des Métiers et de l'Artisanat, si l'activité est de nature artisanale, y compris pour les micro-entrepreneurs
  • du RSAC (Registre Spécial des Agents Commerciaux), tenu par le Greffe du Tribunal de Commerce, s'il s'agit d'un métier exercé sous le statut d'agent commercial
Simultanément à sa demande d'immatriculation, il convient de se faire connaitre auprès de l'administration fiscale et de son SIE (Service des Impôts des Entrerises), mais également auprès des organismes sociaux qui gèrent les cotisations obligatoires (RSI, ainsi que URSSAF et CIPAV le cas échéant).

Téléchargez notre checklist : "Suis-je éligible à l'ACCRE ?" >>

Le rôle essentiel du Centre de Formalités des Entreprises
Afin d'effectuer toutes ces démarches, un interlocuteur unique a été mis en place : le CFE. Celui-ci va alors centraliser l'ensemble des documents nécessaires à l'immatriculation, les contrôler et les transmettre aux différents interlocuteurs (Impôts, RSI, Greffe du Tribunal de Commerce…).
Le demandeur obtiendra alors :
  • Un numéro unique d'identification, représenté par le Siren (9 chiffres) et propre à l'entreprise, ainsi qu'un ou plusieurs numéros Siret (14 chiffres), spécifiques à chaque établissement de l'entreprise, tous délivrés par l'INSEE
  • Un code APE (Activité Principale Exercée), composé de 4 chiffres + 1 lettre, également délivré par l'INSEE

Le dispositif pour bénéficier de ACCRE

Le principe de l'Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d'Entreprise est d'accorder une exonération partielle de charges sociales lors de la première année d'activité. Le demandeur devra alors déposer un formulaire spécifique, au plus tard 45 jours après le début de son activité. L’URSSAF est tenu de répondre sous un mois, à compter du dépôt de la demande. 


A lire aussi :

Les bénéficiaires du régime

Sont éligibles :
  • Les demandeurs d’emploi qui bénéficient de l'ARE (allocation d’Aide au Retour à l’Emploi) ou de l'ASP (Allocation de Sécurisation Professionnelle),
  • Les demandeurs d'emploi non indemnisés, inscrits pendant 6 mois à Pôle Emploi lors des 18 derniers mois,
  • Les bénéficiaires de l'ATA (Allocation Temporaire d'Attente) et de l'ASS (Allocation de Solidarité Spécifique),
  • Les personnes de 18 à 26 ans ou celles de moins de 30 ans reconnues handicapées ou ne remplissant pas les exigences de durée d'activité pour toucher les allocations chômage,
  • Les bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active),
  • Les personnes ayant conclu un CAPE (Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise),
  • Les bénéficiaires du CLCA (Complément de Libre Choix d’Activité) ou de la PrePareE (Prestation Partagée d’éducation de l’Enfant),
  • Les personnes créant une entreprise dans un QPV (Quartier Prioritaire de la politique de la Ville),
  • Les salariés qui reprennent leur entreprise en difficulté ou une autre (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire), qui prennent l'engagement d'incorporer dans le capital les aides perçues et de rassembler des fonds supplémentaires d'un montant égal au minimum à 50% de ces aides.
Par ailleurs, une condition s'ajoute lorsque l'activité est exercée sous la forme d'une société. Dans ce cas, le demandeur doit exercer seul le contrôle de l'entreprise, en prouvant :
  • Qu’il détient lui-même, ou avec sa famille, plus de la 50% du capital social de la société, dont 35% personnellement,
  • Ou qu’il est dirigeant de la société en détenant au moins un tiers du capital (seul ou en famille, mais avec au moins un quart personnellement), sans qu’un autre associé ne détienne pas directement ou indirectement plus de 50% du capital
  • Ou, en présence de plusieurs demandeurs, que ceux-ci détiennent conjointement plus de 50% du capital, sous réserve qu'un ou plusieurs d’entre eux soient dirigeant et que chacun possède une part de capital égale au minimum à 1/10 de la part du principal actionnaire.

Les exonérations de cotisations sociales et les aides financières

Les bénéficiaires du régime profite d'allègements sous forme d’exonération de cotisations sociales, durant un an (3 ans pour les micro-entrepreneurs, de façon dégressive). Cette exonération concerne les cotisations : vieillesse, maternité, maladie, invalidité et décès, ainsi que les allocations familiales. Les cotisations suivantes restent dues : CSG-CRDS, accidents du travail, retraite complémentaire, Fnal, formation professionnelle continue, versement transport.
Depuis le 01/01/2017, l’ACCRE est focalisée sur les personnes qui veulent créer une entreprise et qui ont des revenus inférieurs au PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) :
  • exonération totale si les revenus sont inférieurs ou égaux à 75% du PASS (29 421€ en 2017)
  • exonération dégressive si les revenus sont supérieurs à ce seuil et inférieurs à 1 PASS (entre 29 421€ et 39 228€ en 2017)
  • exonération nulle si les revenus sont supérieurs à 1 PASS (39 228€ en 2017)
À noter qu'un entrepreneur, créateur ou repreneur d’entreprise, immatriculé jusqu’au 31/12/2016, peut prétendre à une exonération de cotisations sociales dans la limite de 120% du Smic au 1er janvier (21 119€ pour 2016), sans conditions de rémunérations ou de revenus.
Il est utile de préciser que les inscrits à Pôle Emploi peuvent, s'ils respectent certaines conditions, voir maintenir provisoirement le revenu qu'ils touchaient auparavant. Ils peuvent également demander le versement d’une fraction des allocations sous la forme d'un capital (ARCE), versé à 50% au démarrage de l’activité, le solde étant touché 6 mois après.

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H) 14.000  ÉOLIENNES ABANDONNÉES AUX USA

 Les Etats Américains ont été  très tôt les premiers bernés par la « religion » du  vent, et ses apôtres ! 
Dès  1981, sous la poussée des « Evangélistes verts », les  gouvernements de différents états américains, dont entre autres la Californie et Hawaï ont lancé la construction de ce qu’ils appellent les « Wind Farms ».
Les  financements de ces mégaprojets ont été évidemment payés par les taxes des contribuables. Comme en Europe, des  taxes "citoyennes" ... vous l'auriez deviné  !
  
Il a fallu dix ans pour se rendre compte que les éoliennes n’étaient pas rentables pour des raisons évidentes : énergie intermittente donc rendements totalement insuffisants, coûts de maintenance et coûts de  fonctionnement faramineux… car pour que les mécanismes des éoliennes ne se dégradent pas, il faut qu’elles  tournent.
 
Le comble, c’est de devoir les faire tourner quand il n’y a pas de vent ! Et comment me direz vous ? En consommant de l'électricité bien sûr !
Un autre dilemme s’est présenté, il a fallu arrêter les  éoliennes quatre mois par an, car elles décimaient des milliers d’oiseaux migrateurs.
 
L'un des sites d’éoliennes a recensé plus de 10.000 oiseaux tués sur une année !
Les  financiers américains et les contribuables US sont des gens pragmatiques. Ils ont fait leurs comptes. La bulle énergétique éolienne n’était valable qu’avec les subsides des gouvernements des différents états.
 
Et au grand désespoir de tous les lobbies et associations  d’illuminés verts, les gouvernements ont décidé de tout arrêter.
Le résultat global est apocalyptique en plus d’être une énorme perte financière.
Donc depuis des années 14.000 éoliennes croupissent, se déglinguent, rouillent dans les immenses « Wind farms », sinistres vestiges du dogme vert. 

Demeure cependant une question stupéfiante :
comment pouvoir considérer les écologistes comme des gens responsables, prompts en même temps à prôner le développement maximal de la voiture électrique  par exemple tout en voulant supprimer aveuglément le nucléaire sans aucune certitude sérieuse "chiffrée" quant à l'équilibre quantitatif indispensable qui résulterait de cette transition, et alors que l'augmentation du besoin en énergie électrique dans le monde est inéluctable ?

En France donc, le même désastre est à prédire, puisqu'obstinément seront occultés les ratés des autres pays dans ce  domaine, sans aucun souci de « retour sur expérience ». Et mieux, on continuera à fantasmer sur l'implantation d'éoliennes en milieu marin  agressif particulièrement corrosif, avec des coûts de maintenance et de remplacement considérablement accrus !!
bien d'un phénomène "vert" intégriste issu d'une "bulle idéologique écologiste" imbue d'elle-même, allant même jusqu'au "serpent qui se mord la queue" pour ne surtout jamais "faire machine-arrière" et reconnaître ses erreurs, comme en Allemagne où le retrait du nucléaire, non polluant, a conduit au rétablissement du charbon ! Fabuleux non ?

Il nous restera donc à payer à perte pour continuer à ériger ces "horribles moulins à vent" destructeurs d'oiseaux et de paysages, pour RIEN ... !!!  avant d'avoir compris et de devoir trouver à nouveau d'autres solutions de remplacement ?

J'ajouterai, mais ce n'est pas limitatif, que nous avons 58 réacteurs produisant pour la plupart 1.300 mégawatts chacun. Une éolienne produit 750 kilowatts .
Il faut donc en moyenne 1.500 éoliennes pour remplacer un seul réacteur.
Chaque éolienne représente 3.000 tonnes de béton à la base pour assurer sa stabilité, mieux que le mur de l'Atlantique. Et encore, les blockhaus partent dans la mer, mais le béton en pleine terre agricole en général posera quelques problèmes pour la nature et les exploitations..
Les véhicules électriques nécessitent dans la situation actuelle, la production de deux réacteurs supplémentaires...




I) L'âne

Le petit Emmanuel déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 100 euros
 
- Le fermier doit livrer l'âne le lendemain, mais justement le lendemain :
 
- Désolé fiston, mais j'ai une mauvaise nouvelle : l'âne est mort
 
- Bien alors, rendez-moi mon argent.
 
- Je ne peux pas faire ça. J'ai déjà tout dépensé...
 
- OK alors, vous n'avez qu'à m'apporter l'âne.
 
- Qu'est-ce que tu vas faire avec un âne mort?
 
- Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola..
 
- Tu ne peux pas faire tirer un âne mort comme lot !
 
- Certainement que je peux....
 
-  Je ne dirai à personne qu'il est mort.
 
- Dans sa situation, le fermier se dit qu'il ne peut pas vraiment refuser.
 
- Il amène donc l'âne au petit Emmanuel.
 
- Un mois plus tard, il revient voir le petit Emmanuel.
 
- Qu'est devenu mon âne mort ?
 
- Je l'ai fait tirer au sort. J'ai vendu 500 billets à 2 euros: ça m'a fait... une recette de 1.000 euros !!
 
- Et personne ne s'est plaint ?
 
- Seulement le gars qui a gagné. Mais je lui ai rendu ses 2 euros et il n'a pas fait d'histoire!
 
- Emmanuel a vieilli et est devenu ministre des finances de la France, et depuis président …..





J) Poésie

Yves DUTEIL
Quelle extraordinaire et belle comparaison entre le verbe " avoir " et le verbe " être " . le tout en poème. Il faut pour si bien réussir une telle présentation , être un expert de la langue " Française "…… " chapeau " !

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.
 
Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque.
Souffrait beaucoup dans son ego.
 
Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
 
Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.
 
Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
 
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur,
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.
 
Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
 
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.
....Oublie ton passé, qu`il soit simple ou composé,
Participe à ton Présent pour que ton Futur soit Plus que Parfait.....


Vive la langue française !



K) A l'approche des 50 ans de mai 68, l'équipe d'Emmanuel Macron prend un malin plaisir à faire
 cauchemarder ses adversaires

A l'approche des 50 ans de mai 68, l'équipe d'Emmanuel Macron prend un malin plaisir à faire cauchemarder ses adversaires

En octobre 2017, l'équipe d'Emmanuel Macron a annoncé l'idée d'une commémoration de mai 68.
Voir par exemple, dans Ouest-France : « Macron envisage de commémorer les 50 ans de mai 68 »
« Selon l’entourage d’Emmanuel Macron, l’Elysée souhaite « réfléchir sur ce moment et en tirer des leçons qui ne soient pas "anti" ou "pro" mais tiennent compte de ces événements dans les mentalités actuelles, car 68 fut le temps des utopies et des désillusions et nous n’avons plus vraiment d’utopies et vécu trop de désillusions ». »
Gentil, gentil ! mais au premier degré seulement !

A – Les réactions de rejet :

En digne successeur de François Fillon, la réaction de Laurent Wauquier est alors au niveau de réflexion et d'analyse qu'on peut attendre de lui :
'Pfff... Les bras m'en tombent »

Quant à l'équipe de Jean-Luc Mélenchon, on risque d'attendre longtemps sa réaction, alors qu'elle a été dès la fin des troubles de mai 68 la championne de la culture de son mythe

L'explication globale est toute simple : voir l'article intitulé :
« La chute du parti de Fillon entrainera automatiquement celle de la mafia communiste, sa complice »
et celui intitulé :
« Comment Mélenchon s'y prend pour voler au secours de son faux adversaire François Fillon »
(chacun de ces articles a un résumé d'une page en version pdf pour rediffusion facile, et une version détaillée dans les blogs de Mediapart, avec tous liens utiles)

En bref: pendant toute la Cinquième République, les appareils politiques de droite et de gauche ont trompés leurs électeurs en entretenant devant eux une guéguerre de façade qui servait à cacher une parfaite complicité sur leur dos, entre princes de Machiavel des deux camps

Cette complicité au sommet avait été imposée dès 1944, par le général De Gaulle, au nom de la raison d'Etat. Ses résultats actuels sont
- la pensée unique,
- la fabrication-diabolisation du populisme,
- l'immaturité politique française
- la régression sociale
- l'introduction du Troisième Conflit mondial et du terrorisme sur le territoire français

Actuellement, ces appareils politiques de droite et de gauche se retrouvent dans la coalition anti-macron. Ils sont terrorisés par le fait que le prochain cinquantenaire de mai 68 soit une occasion de tirer la leçon de l'histoire qu'ils nous ont cachée, et que l'on peut maintenant découvrir facilement grâce à internet

Ajouter que la révolution Macron s'inscrit dans le cadre beaucoup plus large de la révolution de l'information, qui est irréversible. Voir :
« C'est la guérilla de l'information qui a coulé François Fillon », une version développée dans les blogs de Mediapart, et une version résumée sur une page, au format pdf:



B – Aperçu des vérités qui ont été cachées jusqu'à maintenant par ce qui est devenu la coalition anti-Macron

1°) C'est une entente entre le gouvernement du général De Gaulle et le Parti Communiste Français qui est à l'origine de l'explosion étudiante de mai 68
Voir les articles écrits il y a dix ans, en prévision du quarantième anniversaire de mai 68, intitulés :
« Eclairages interdits sur mai 68 »
et :
« Mai 68 : la propagande officielle vous a caché l'essentiel »
En bref: la raison de la révolte étudiante : c'est la réforme ratée de Christian Fouchet pour les universités, entrée en vigueur à la rentrée 67. Cette réforme ratée était une peau de banane mise en place CONJOINTEMENT par le gouvernement du général de Gaulle ET par l'appareil communiste qui avait pris les commandes de l'Education Nationale à partir de la Libération
Le contre-exemple existe. Il est plus que jamais d'actualité. Il est présenté dans l'article intitulé:
« Les excellentes raisons de l'excellence finlandaise »

2°) Le livre intitulé : « L'accord secret de Baden-Baden » est sorti il y a dix ans également. La présentation que les médias en ont alors donnée était passablement édulcorée. Mais il apporte une vérité interdite claire comme de l'eau de roche, qui se résume dans les trois lignes suivantes :
Quand De Gaulle s'est enfui à Baden Baden, des émissaires venus du Kremlin via Berlin Est lui ont donné la garantie que la Russie ne fournirait pas de kalachnikovs aux étudiants révoltés, parce que l'appareil communiste français avait déjà tout ce qu'il pouvait espérer
Conclusion : si la France n'a pas sombré dans la guerre civile à cette occasion, c'est encore grâce à l'entente entre le gouvernement du général De Gaulle et les dirigeants du parti communiste français

3°) La leçon de l'histoire de cette guerre civile évitée de justesse s'adapte parfaitement à l'histoire récente, où l'élection-surprise d'Emmanuel Macron nous a évité un nouveau mai 68
Avec Fillon comme président et Annie Genevard au ministère de l'Education Nationale, on serait actuellement en train de s'acheminer à grande vitesse vers une explosion comparable à celle de mai 68, avec des conséquences infiniment pires
Nous devons ainsi une très grande reconnaissance à François Fillon pour le fait qu'il a limité ses dégâts à l'anéantissement de son parti et qu'il n'est pas allé jusqu'à l'anéantissement de la France
Vous devons également une très grande reconnaissance à Annie Genevard pour le fait que, dans le cadre de sa campagne électorale, elle a montré dix-huit mois à l'avance l'effrayante nullité de son programme pour l'école

4°) Les relations de De Gaulle avec les communistes ont été du genre « Je t'aime - moi non plus »
Un fait particulièrement révélateur, c'est la visite du général de Gaulle à l’École Normale Supérieure dès son retour au pouvoir, donc bien avant mai 68
Comme par hasard, il est encore difficile actuellement d'en trouver des traces sur internet.
Le site « Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (3) indique simplement :
« 21 février 59 : Visite du général de Gaulle à l’École normale supérieure »

Mais on en sait davantage grâce à Alain Peyrefitte, l'homme qui a trop parlé, ce qui pose la question de l'attentat de 1986, qui a coûté la vie à son chauffeur
Il raconte l'histoire dans plusieurs livres, dont « Le Mal Français »
Lors de cette visite, quand le Président s'est avancé pour serrer les mains des normaliens et de leurs profs, ceux-ci ont croisé leurs bras dans le dos
De Gaulle n'en est pas moins resté le complice des hauts dirigeants communistes de l'Education Nationale pour leur confier et pour mettre en place la réforme peau de banane à l'origine de la révolte étudiante

Conclusion :
Le compromis droite-gauche mis en place par de Gaulle au nom de la raison d'Etat ne convenait pas du tout aux communistes
Jusque dans les années 1980, ils ont entretenu l'espoir d'établir leur dictature du parti sur la France
En mai 68, ils ont cru profiter de la révolte étudiante pour arriver à leur fin, mais l'accord secret de Baden-Baden en a décidé autrement
Cette récupération en cours de route d'une révolte étudiante inattendue est prouvée par exemple par le tract à l'entête CFDT + CGT distribué à Sochaux pour appeler les ouvriers à la grève générale du samedi 18 mai, tract reproduit page 319 du livre de Robert Belot et Pierre Lamard : « PEUGEOT à SOCHAUX Des hommes une usine un territoire » collection Histoire- mémoire- patrimoine, éditions Lavauzelle.
Citation :
« Travailleurs de Sochaux, nous devons manifester activement notre solidarité avec les étudiants de Paris qui ont eu à faire face à la sauvage répression policière. Le pouvoir gaulliste a voulu mater les étudiants qui manifestaient, afin que de réels changements soient apportés au fonctionnement de l'Université »
« Des professeurs réputés de l'Université ont jeté le poids de leur personnalité dans l'épreuve de force, aux côtés des étudiants, participant ainsi à une même action pour que l'Université française s'adapte aux besoins et aux hommes du Xxème siècle. (De même que nous Travailleurs, nous manifestons pour que la machine soit au service de l'homme) ».

Les adversaires d'Emmanuel Macron ne doivent pas apprécier que cette entente tumultueuse entre seigneurs de droite et de gauche pour le partage du pouvoir puisse être mise en évidence par les 50 ans de mai 68
Ceci, d'autant plus qu'elle est plus que jamais d'actualité cinquante ans plus tard, toujours au détriment des classes moyennes et populaires :

5°) En 2017, on retrouve cette entente tumultueuse entre seigneurs de droite et seigneurs de gauche au moins dans quatre domaines:
a) partage du pouvoir politique entre princes de Machiavel des deux camps,
b) mise en place d' une espèce de guerre de religions sur le territoire français,
c) politique éducative concoctée par ceux que le Nouvel Obs appelle « les assassins de l'école »,
d) censure, désinformation, loi du silence

a) pour le partage du pouvoir politique, voir :
« Assemblée Nationale, 28 juin 2017 : des opposants mal placés pour donner des leçons »

b) concernant la complicité pour mettre en place une espèce de guerre de religions sur le territoire français, voir par exemple le tract d'une page intitulé :
« Radicalisation des musulmans installés en France : ses penseurs, leurs complices, et les complices des complices »
En bref,
- les penseurs de cette radicalisation sont les affairistes, « marchands de canons » et autres « capitalistes », pour qui les situations conflictuelles sont des occasions de faire des affaires,
- leurs complices sont la nouvelle cinquième colonne, c'est à dire des intellectuels de culture communiste, qui sont passés au service de leur célèbre adversaire capitaliste à partir des années 1980,
- et les complices de ces complices, c'est justement une certaine droite des Fillon, Genevard, Sarkozy, Pécresse,  se réclamant du gaullisme dans une complicité solide et secrète où elle profite de la naïveté de ses électeurs

c) pour l'entente tumultueuse entre la droite et la gauche au niveau de la politique éducative, voir d'abord :
« Les réformes ratées à répétition de l'Education Nationale sous la Cinquième République »
- version développée, avec tous liens utiles, dans les blogs de Mediapart :
- Résumé pdf sur une page, pour rediffusion facile :
Citation :
« Toutes ces réformes ont un point commun remarquable : elles n'ont jamais été ni analysées, ni critiquées, que ce soit par les médias, par les fédérations de parents d'élèves, ou par les syndicats d'enseignants. Au contraire, en dépit de leur extrême médiocrité, elles ont toujours bénéficié de présentations triomphales par les médias qui venaient à en parler »
D'autre part, une illustration fort pittoresque de cette entente tumultueuse droite-gauche au niveau de la politique éducative, c'est la protestation matuvu super gentille d'Annie Genevard contre la réforme imposée à la rentrée 2016 par Najat Vallaud-Belkacem.
Cette protestation était juste assez agressive pour justifier une médiatisation de la députée LR  en vue de la mettre en piste comme future ministrable de droite, compte tenu du fait que la défaite électorale de la gauche s'annonçait déjà comme certaine, et que les assassins de l'école devaient nécessairement trouver quelqu'un étiqueté à droite pour faire la même chose
Mais cette protestation était surtout super gentille à cause des non-dits sidérants d'Annie Genevard concernant les aspects sordides de la réforme en question : a) réforme de goujat parce que réalisée précipitement et sans débat de fond b) coup de commerce à la charge des communes et des départements, grâce au remplacement massif des manuels scolaires sur neuf niveaux en même temps c) obsolescence programmée à cause de la médiocrité de la réforme d) loufoquerie et sabotage avec le coup du prédicat
Voir l'exemple numéro 1 de l'article intitulé :
« La protestation matuvu super gentille: une technique géniale pour tromper le public »

d) une 4ème caractéristique de l'entente tumultueuse entre seigneurs de droite et de gauche se retrouve en plus accentué dans l'actualité : c'est le comportement contradictoire concernant le fonctionnement des médias, avec les ingrédients : censure, désinformation, loi du silence
Par exemple, Annie Genevard déclare quelque part à propos de Najat Vallaud-Belkacem : « on ne fait pas une politique éducative avec des coups médiatiques », alors que, pour sa propre gouverne, elle ne sait faire que ça

Mais au total, les chamailleries prennent peu de place par rapport à l'entente de fond. On est plutôt dans la situation d'un accord parfait pour appliquer, chaque fois que ça convient, la censure sans en avoir l'air. On vient justement d'en parler à propos des « réformes ratées à répétition de l'Education Nationale sous la Cinquième République », qui n'ont jamais été ni analysées, ni critiquées, que ce soit par les médias, par les fédérations de parents d'élèves, ou par les syndicats d'enseignants
Voir aussi, par exemple:
« Politique éducative : quelques articles floodés d'un débat complètement saboté »

Cette belle entente traditionnelle entre les anti-Macron des deux bords leur donne maintenant une nouvelle raison de cauchemarder, parce que cette censure sur laquelle ils étaient en parfait accord pour cacher tout ce qu'ils voiulaient est maintenant mise à mal par la guérilla de l'information. Pour rester crédibles, les médias sont désormais obligés de révéler ce qu'ils nous ont toujours caché jusqu'à présent. Voir :
« C'est la guérilla de l'information qui a coulé François Fillon »

Sur ce même problème du verrouillage de l'information, et cette fois en plein dans le feu de l'actualité, on aura prochainement un nouvel article intitulé :
« Mediapart trahi par Charlie Hebdo : y a pas photo »
Son chapô : « Attention ! L'attaque actuelle de Charlie Hebdo contre Mediapart se situe dans une attaque d'envergure contre la liberté d'expression »
Les blasphèmes de Charlie Hebdo étaient secrètement au service des marchands de canons, exactement à l'opposé de la laïcité de Jules Ferry
Ils n'ont jamais servi à défendre la liberté d'expression, ils ont seulement servi à faire croire que Charlie Hebdo défendait la liberté d'expression, preuve en est donnée par la chape de plomb constatée sur des sujets tels que la politique éducative ou la pseudo-laïcité

6°) Autre vérité cachée par la coalition anti-Macron : entre l'accord de mai 68 à Baden-Baden et la chute du Mur de Berlin 21 ans plus tard, le nombre des communistes qui espéraient mettre en place la dictature du parti sur la France ne s'est érodé que lentement. C'est seulement au moment de la chute du Mur en 1989 que leur nombre s'est effondré
La désinformation sur cette question était
- garantie par l'agence de distribution de la presse, les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP), une entreprise communiste, véritable épée de Damoclès influençant tous les médias nationaux
- pratiquée par des journalistes, qui, par leur mode de recrutement, étaient soit de formation communiste, soit finlandisés
- parfaitement cautionnée par leur fameux adversaire capitaliste et par l'appareil politique de droite

Pourtant, plus de dix ans avant la chute du Mur, les gens bien informés savaient parfaitement que les populations de l'URSS n'avaient plus aucune confiance dans leurs dirigeants. Il leur suffisait d'avoir lu : « Rue du prolétaire rouge », un livre écrit par deux communistes français qui avaient circulé pendant deux ans en URSS

7°) Dans ces conditions, des journalistes et des enseignants, bénéficiant tous d'une solide formation communiste, ont trouvé avantage à se vendre discrètement à leur célèbre adversaire capitaliste. La preuve en a été donnée beaucoup plus tard, notamment:

a) après 2002 avec les intellectuels ont fait gagner Sarkozy contre De Villepin au moment de la bataille du CPE
Ils ont ainsi déroulé le tapis rouge à Sarkozy, pour son élection en 2007
Comme par hasard, celui qui est ainsi devenu président a voulu faire plus et mieux que Bush pour engager la France dans une guerre justifiée par un mensonge
Sa reconnaissance pour les communistes, une fois élu, est décrite dans les articles intitulés:

« Sarkozy et la lecture de Guy Môcquet : un baiser de Judas sans s'en apercevoir »
et:
« 2007 : la gaffe de Sarkozy qui finira par sauver la France »

b)  plus tard, le journal de  20 heures a cautionné la deuxième guerre d'Irak, comme il est dit dans :
« Marchands de canons, discours islamophobe »
Citation :
- Au moment du déclenchement de la deuxième guerre d'Irak, nos médias laissaient entendre que, si la France ne s'y engageait pas, le monde allait se faire sans elle.
- Si la France n'a pas été engagée dans cette guerre, c'est grâce à la fermeté du tandem Chirac – de Villepin, qui, à cette époque, tenait le pouvoir politique, mais qui était déjà totalement impuissant à l'intérieur de leur propre parti, l'UMP.
(...)
 - Dès que l'occupation par l'armée américaine a eu couvert tout le territoire irakien, le journal de 20 heures a annoncé triomphalement 'Georges Bush a vaincu ! ». Il prenait vraiment pour des imbéciles les français qui, naturellement, se posaient tous la question d'un éventuel nouveau bourbier du genre vietnamien
- Quelques mois plus tard, le journal de 20 heures nous annonçait la sentence : « La France ayant refusé de s'engager dans la guerre d'Irak, ne sera pas admise aux chantiers de la reconstruction ». On ne se souvient pas avoir entendu l'autre aspect de la question : « les envahisseurs vont reconstruire ce qu'ils ont cassé en se payant avec le pétrole irakien »
- Quand les médias ont rapporté des propos de Georges Bush selon lesquels l'ONU pourrait être appelé à jouer un rôle dans le processus de paix, pas un seul n'a ironisé que, après avoir fait le pied-de-nez à l'ONU pour déclarer la guerre, le Georges Bush en question envisageait cette fois de mendier son aide pour se sortir du bourbier.
- Quand nos journalistes évoquent avec la force qui se doit les persécutions des chrétiens dans les pays musulmans, ils soulèvent un vrai et grave problème, mais ils oublient soigneusement de dire que leur origine est bel et bien dans les calculs de voyous de nos marchands de canons et que ceux -ci sont complaisamment relayés par les médias qui les emploient


c) Voir aussi : « David Pujadas et Michel Houëllebecq, agents doubles au service de la propagande de guerre » pdf, une page :

« Comment un agent double au service de la propagande de guerre est arrivé sans problème à se faire passer pour un lanceur d'alerte » pdf, 4 pages

« Rôles méconnus de Jean-Paul Brighelli et Annie Genevard dans la montée du conflit »


8°) A cause de cet accord parfait entre l'appareil communiste, la droite d'affaires, et les médias, les leçons de la chute du Mur ne risquaient pas d'être tirées. Elles sont pourtant toutes simples :
a) Pour asservir les populations, on ne trouvera jamais rien de plus efficace que des hommes ou des organisations leur faisant croire qu'elles les protègent
b) Plus de 25 ans après la chute du Mur, c'est la droite française des Fillon, Genevard, Sarkozy, etc., qui fait les baux jours du dernier bastion communiste en Europe
Encore des considérations qui circulent désormais sur internet, et qui donnent des cauchemars à la coalition anti-Macron


9°) Entre mai 68 et la Chute du Mur en 1989, les communistes n'ont pas renoncé tous en même temps au rêve du Grand Soir
C'est ainsi qu'après l'arrivée de la gauche au pouvoir avec François Mitterrand en 1981, ils ont tenté de mettre complètement sous leur dépendance l'enseignement privé. Voir :
« Guerre scolaire de 1983-84 : la bataille triangulaire des dindons » :
soit version détaillée avec tous liens utiles dans les blogs de Mediapart
soit version résumée, une page au format pdf, pour rediffusion facile
On peut dire que la coalition anti-Macron a berné les français depuis près de soixante ans avec cette situation conflictuelle, avec comme conséquence une grande médiocrité globale des résultats de notre système éducatif. C'est une raison de plus de ne pas lui faire confiance. On a déjà cité à ce propos : « Les réformes ratées à répétition du système éducatif français sous la Cinquième République »


10°) L'affaire des 5000 fusils de Manufrance
Le fait que, dans cette même période, une partie non négligeable des communistes français ont continué d'espérer établir leur dictature sur la France nous est confirmé par l'affaire des 5000 ou 6000 fusils de Manufrance
Voir par exemple l'article intitulé : :
« Comment la CGT a coulé la presse française... »
Citation :
« Le journaliste Emmanuel Schwarzenberg fait éclater au grand jour les plus grands scandales cachés des quotidiens français
(...)
Une cache d’armes aux NMPP
(en plus d'un autre scandale) il révèle également la découverte, fin 1991, par la direction des NMPP, d’une cache d’armes de 5 000 fusils dans l’un des hangars de Saint-Ouen. Des ouvriers du Livre avaient détourné ces armes lors de la faillite de Manufrance en 1980. Clandestinement stockées au sein même des NMPP, elles attendaient sagement l’hypothétique « Grand Soir »… « La direction des NMPP alerte la justice mais s’abstient de porter plainte », raconte Emmanuel Schwarzenberg. Le scandale est de nouveau étouffé, le gouvernement socialiste négociant directement avec la CGT.
(...)
Selon l’auteur, le pouvoir gaulliste commet une erreur majeure à l’été 44 : les ouvriers qui se sont compromis à composer les pages de la presse collaborationniste sont affranchis de toute faute. On leur laisse le monopole des imprimeries »
Ceci donne l'origine historique de la complicité de la droite des Fillon, Genevard, Sarkozy avec la gauche de Mélenchon pour entretenir une dictature commune sur les français
Encore gênant pour la guéguerre de façade avec laquelle ces deux faux adversaires trompent leurs électeurs


11°) On retrouvera encore cette même complicité dans la bataille de l'information, avec un article qui paraitra prochainement, intitulé :

« Mediapart trahi par Charlie Hebdo : y a pas photo- Derrière l'attaque de Charlie Hebdo se cache une attaque d'envergure contre la liberté d'expression, avec la participation active de François Fillon et Annie Genevard, »


12°) Quand l'entreprise LIP inaugurait la désindustrialisation de la France
Après le retour au calme de l'été 68, De Gaulle, puis Pompidou ont pris soin de ménager les fiefs communistes : EDF, SNCF, Renault, l'Education Nationale, mais ils ont coulé pour l'exemple la fameuse entreprise LIP qui était le fleuron de l'horlogerie française, parce que,
- pour la droite, elle symbolisait le communisme,
- tandis que pour l'appareil communiste, elle était indépendante et autogestionnaire


Ortograf-FR (Louis Rougnon Glasson) doc g365-h11-C   novembre 2017 A l'approche des 50 ans de mai 68, l'équipe d'Emmanuel Macron éprouve un malin plaisir à faire cauchemarder ses adversaires (C)


Voir aussi :

« Mammouth et stakhanovisme: le chef d'oeuvre de l'étoile filante Prof 16 »
Un exemple de propagande stalinienne pratiquée sous la deuxième présidence Chirac,  à l'intention des enseignants
Citation :
« Les Zep croulent sous les manques de moyens
Les Zep ont les pauvres livres récupérés on ne sait où, dont les pages tombent
Les Zep ont des classes surchargées
(…) Les Zep ont les plafonds qui tombent et les peintures qui s'écaillent
Les Zep ont des élèves battus par leurs parents
(…) (…) Les Zep ont des gens qui apprennent à devenir enseignants et c'est la meilleure école possible
Les Zep ont des profs qui restent parce qu'ils savent ce qu'ils font là
Et qui se moquent des querelles pédagogiques - on fait ce qui marche, et le fait est que la pédagogie de Meirieu marche en Zep, avec les terribles des terribles - parce qu'on n'a pas de programmes, »

Cet article donne ainsi un exemple de l'argumentation pédago-marxiste diffusée vers 2005-2006 sur le forum Education de France2, avec ses thèmes trop bien connus :
- le misérabilisme
- la revendication : « plus de moyens », prétextée par le misérabilisme
- le nivellement par le bas, prétexté lui aussi par le misérabilisme
- le stakhanovisme ou culte du zèle, motivé mine de rien par le principe : pour asservir les populations, on ne trouvera jamais rien de plus efficace que des gens se faisant passer pour leurs défenseurs

 Louis Rougnon Glasson



L) Soros et le parlement européen

Soros est l'un des pilier du "Politiquement correct" et consacre sa fortune à jouer les éminences grises dans la politique mondiale et mondialiste. Il est suivi en cela parles Clinton et autres Démocrates des E-U, ainsi que par les Républicains qui sont contre Trump ( non pas que je le soutienne, mais c'est un état de fait ).  "Le bienfaiteur de l'Humanité" annonce pouvoir contrôler 226 parlementaires européens sur 766. Cela confirme l'indépendance de l'Europe...

http://www.levif.be/actualite/international/quel-est-le-role-de-la-fondation-george-soros-au-sein-des-institutions-europeennes/article-opinion-756813.html#cxrecs_s


Quel est le rôle de la fondation George Soros au sein des institutions européennes?

Le moment est venu de faire la lumière sur la nature et l'ampleur de la collaboration de la gauche européenne avec le lobby fondé par le milliardaire américain George Soros, la fondation du nom de "Open Society".

 

Quel est le rôle de la fondation George Soros au sein des institutions européennes?

En effet, la fondation "Open Society" vient de recevoir, de l'intéressé, un don du montant faramineux de 18 milliards de dollars. 18 milliards !

Après tout, pourquoi pas, n'est-ce pas le privilège de la richesse que de servir ses propres idées, et la fondation de M. Soros ne se prévaut-elle pas des nobles idéaux de démocratie et d'ouverture chers au grand philosophe Karl Popper, sans doute le plus grand épistémologue de tous les temps ? L'expression de "Open Society" lui est directement empruntée et G. Soros se revendique expressément de Popper.

Le détournement est manifeste. Popper définissait la société ouverte comme celle dans laquelle les individus ont la possibilité d'agir selon leurs propres décisions, et la société fermée comme celle où l'individu est soumis au caprice de la collectivité. La démocratie paraissait à Popper le seul régime permettant de changer de dirigeant sans effusion de sang, raison pour laquelle ce régime avait sa prédilection.

Soros ne reprend nullement cette distinction. Ainsi définit-il la société ouverte comme celle dont les gouvernants prennent soin des intérêts des électeurs, et la société fermée comme celle où les gouvernants servent leurs propres intérêts.

Outre qu'elle paraît bien naïve -- même l'homme/la femme d'Etat le/la plus dévoué(e) à l'intérêt général prend généralement soin de ses propres intérêts, qui pourrait le lui reprocher ? -- cette distinction est surtout radicalement étrangère, on le constate, à l'oeuvre de Popper.

Sur la foi de cette définition vague qui trahit celui dont elle se revendique -- car c'est bien la liberté individuelle et démocratique dont se souciait Popper, contre tous les totalitarismes -- Soros catégorise comme "fermées" toutes sociétés qui adoptent des politiques qui ne sont pas de son goût.

Ainsi M. Soros taxe-t-il de "fermées" les sociétés occidentales car elles sont, selon lui, par trop "inégalitaires" et pas assez "redistributrices" des richesses. Que l'heureux propriétaire d'une fortune de plusieurs dizaines de milliards de dollars, bâtie sur la spéculation non seulement boursière, mais purement monétaire, déplore les inégalités, peut faire sourire. Surtout, c'est un jugement qui méconnaît le fait que jamais, dans l'histoire occidentale, les classes moyennes n'ont été aussi taxées et imposées, de mille manières, qu'elles ne le sont aujourd'hui.

Rappelons que jusqu'il y a un siècle, le taux de taxation considéré comme normal, en Occident, était de l'ordre de 10%. Il est de nos jours quatre à cinq fois plus élevé. Certes, de par leur mobilité géographique et juridique, les Soros de notre monde échappent souvent à ces taux confiscatoires. Mais frapper davantage encore les classes moyennes ne rendra pas nos sociétés moins inégalitaires. Surtout, vouloir socialiser et collectiviser toujours davantage aboutit à l'exacte négation de la société ouverte selon Popper, celle dans laquelle les individus conservent la maîtrise de leur destin en dehors des désirs et de la toute-puissance de l'Etat.

   Jusqu'il y a un siècle, le taux de taxation considéré comme normal, en Occident, était de l'ordre de 10%.

Autre exemple : l'immigration. M. Soros considère qu'il est souhaitable que l'Europe et les Etats-Unis accueillent chaque année un grand nombre de réfugiés, économiques ou politiques, en provenance du reste du monde. Sa fondation et lui ne sont pas étrangers à la propagation et au succès de cette idéologie dans la gauche occidentale depuis une trentaine d'année. M. Soros considère toute société s'opposant à cette idéologie comme fermée, hostile et autoritaire; ainsi des pays d'Europe centrale, qui souhaitent en effet conserver la maîtrise de leurs frontières. Mais qui ne voit que là encore M. Soros fait violence aux mots ? En quoi serait anti-démocratique et contraire à la liberté le fait que des peuples se prononcent, massivement et de façon répétée, dans des scrutins dont la validité n'est contestée par personne, pour une immigration contrôlée et la maîtrise de leurs frontières ? N'y aurait-il de "vraie" démocratie que lorsque les urnes votent pour les idées, souvent extrêmes, qui ont la faveur de M. Soros ?

Et puis, il y a la manière. Confortablement installé sur l'impunité de sa fortune, M. Soros publiait récemment un répertoire des "amis fiables" (reliable allies) de sa fondation au sein du Parlement européen, comprenant pas moins de 226 noms ! Deux cent vingt-six parlementaires européens sont officiellement considérés comme des alliés fidèles de l'opulente fondation de M. Soros !

En ces temps d'appels à la transparence, ne serait-il pas opportun d'interroger chacun de ces parlementaires sur la nature de leurs liens avec l'Open Society, ce qui leur vaut le beau label d' "ami fiable" ? Plus précisément, ne serait-il pas opportun de les interroger :

1) sur le fait de savoir s'ils ont jamais reçu, directement ou indirectement, des fonds de l'Open Society ou d'un autre des nombreux véhicules de la galaxie Soros ? et

2) s'ils ont assisté ou participé à des événements organisés par les précédents, si oui lesquels, où, quand et avec quels fonds ?

Jamais dans l'histoire européenne, un lobby n'avait disposé d'une puissance de frappe financière comparable à l'Open Society. Les définitions les plus élémentaires de la démocratie et de la société ouverte au sens de Karl Popper exigent que la lumière soit faite sur la nature des "alliances" européennes de M. Soros.

Drieu Godefridi