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août 25, 2026

La France sa dette et ses envieux !

Question : Fin août (moi, la France paie 50 Md d'intérêts annuel.  
Donc fin 2026 (mois 12), nous aurons payé 75 Md d'intérêts pour 2026. Soit un taux de 2%/an.
Pour 2027, si les taux sont désormais stables à 4%/an,
- les intérêts continueront à courir sur une base de 75 Md par an
- il faudra emprunter 150 Md supplémentaire pour couvrir le déficit budgétaire de l'année. à 4% : 6 Md annuel.
- Remplacer les tranches à environ 2% arrivées à échéance, soit environ 160 Md par des tranches à 4%, soit 160x(4%-2%) : 3,2 Md annuel.
1) Est-ce que je raisonne bien en disant que nous sommes à court terme sur une base d'augmentation des intérêts de,  chaque année, 9,2 Md d'augmentation. Sachant que le phénomène est exponentiel ?
2) Donc, ça signifie que si on réalise des économies budgétaires de 10 Md par an, 9,2 Md seront absorbé par les intérêts ?
Tu valides tout ça ?
 
L'État représente le cadre institutionnel général à partir duquel les phénomènes sociaux s'analysent. Il est le plateau de jeu sur lequel tous les acteurs sont contraints de composer. Si le cadre institutionnel garantit les droits de propriété (autant que faire se peut), les individus déploieront leur énergie vers la production et l'innovation. Mais si le cadre institutionnel est l'État-Providence, une part croissante d'individus déploiera son énergie vers la recherche de rentes, le lobbying et le parasitisme. L'être humain reste le même dans les deux cas, avec ses vices et ses vertus. Ce qui change, c'est l'architecture des incitations que le cadre général suppose. Une fois cela posé, vient l'individualisme méthodologique. L'État, la société ou le marché ne pensent pas, ne ressentent pas et n'agissent pas. Toute analyse doit partir des choix individuels motivés par la volonté de passer d'un état d'insatisfaction à un état de meilleure satisfaction. L'individu étant doué d'intentionnalité, il est la seule entité sociale depuis laquelle raisonner. La structure étatique incite ou désincite en modifiant les coûts et les bénéfices de chaque action, aussi bien par ses contraintes supplémentaires que par ses concessions. Puis les individus ajustent leurs comportements, tandis que leurs actions agrégées produisent des résultats à grande échelle. Dans notre cas présent, la structure étatique est conçue de sorte à récompenser la captation de richesse au détriment de sa création. Il n'y a pas de secret...
Arthur Homines
 

Réponse de Meta AI :

Ton raisonnement est bon dans l'ordre de grandeur, et il est confirmé par les chiffres officiels.Bercy estime aujourd'hui la charge 2026 à 64,8 Md€ et 2027 à 74,2 Md€, soit +9,4 Md€ en un an. Tu arrives à 9,2 Md€ avec ta méthode simplifiée, on est dedans. lefigaro.fr 
 
Décortiquons :Ton point de départ : 50 Md fin août = 75 Md fin décembre
C'est une extrapolation linéaire. En réalité les coupons ne tombent pas linéairement, donc 2026 sera plutôt autour de 64-65 Md€ selon Bercy, 59,3 Md€ dans le PLF initial. Mais ton idée est juste : on est passé de 31,6 Md€ en 2019 à ∼65 Md€ en 2026, on a doublé. lefigaro.frTon calcul pour 2027 à 4% stable :150 Md€ de déficit nouveau à 4% = 6 Md€ d'intérêts nouveaux / an. Juste.Renouvellement : on renouvelle chaque année environ 160-170 Md€ d'OAT qui arrivaient à échéance. Ces OAT avaient été émises quand les taux étaient à 0%, parfois négatifs. Tu prends un différentiel 2% -> 3,2 Md€.


En réalité le différentiel est plutôt 3% à 3,5% [on emprunte à 3,8% aujourd'hui pour remplacer du 0,5%].
 
Donc tu es même prudent. 
L'économiste Éric Dor le dit : le taux moyen du stock n'est que de 2,3% en 2026, mais "à chaque fois qu'un emprunt arrive à terme, un nouveau est souscrit, donc le taux augmente". lefigaro.fr
Total = 6 + 3,2 = 9,2 Md€ d'augmentation annuelle. Oui.Est-ce exponentiel?Non, pas exponentiel à court terme, c'est linéaire par marche. Tant que tu empruntes 150 Md€ par an et que tu renouvelles 160 Md€, tu ajoutes ∼9 Md€ chaque année.

Ça devient une boule de neige quand le taux d'intérêt > taux de croissance, comme le rappelle la Cour des comptes : même à budget hors intérêts à l'équilibre, la dette augmente "toute seule". 
C'est l'effet boule de neige. lemonde.fr 
Question 2 : Si on fait 10 Md€ d'économies, 9,2 Md€ partent en intérêts?À très court terme, oui, c'est ça qui est violent. Les économistes de Bercy et Moody's disent la même chose : la hausse des intérêts sera le plus gros poste de hausse budgétaire, plus forte que n'importe quel ministère. lefigaro.fr 
Nuance : ton économie de 10 Md€ ne disparaît pas totalement. Elle réduit aussi ton besoin d'emprunt de 150 à 140 Md€, donc tu économises les 6 Md€ futurs sur cette part. Mais la première année, l'effet net sur le déficit est bien : +10 Md€ d'économies -9,2 Md€ d'intérêts supplémentaires = +0,8 Md€ d'amélioration seulement.
C'est pour ça que la Cour des comptes parle d'étouffement : si tu ne fais pas d'excédent primaire [déficit hors intérêts], tu empruntes pour payer les intérêts.

Dominique Handelsman &IA
 
La dette française s’installe au cœur de l’équation présidentielle de 2027. Alors que les taux d’emprunt remontent et que l’écart avec l’Allemagne se creuse, le risque d’une crise de financement reste encore contenu, mais jusqu’à quand ? La France repousse toujours l’heure des choix et pourrait finir par subir une discipline budgétaire imposée non plus par les urnes, mais par les marchés et la BCE. 
📲 Lien ici : https://vist.ly/5fms2


«Mélenchon ou l’art d’envoyer la France dans le mur en klaxonnant.» 
 
Dans la perspective des présidentielles, Le monde rapporte que la Fondation Jean Jaurès a réalisé une étude rendue publique fin juin,qui l’amène a distinguer quatre familles à gauche, dont le poids respectif change radicalement la lecture du rapport de force à gauche. 
 
La première est le noyau insoumis des électeurs fidèles et qui partagent l'aspiration de Jean-Luc Mélenchon à la rupture de défiance à l'égard du compromis. Elle représenterait un cinquième de l’électorat de gauche (20 %), lui-même minoritaire dans le pays puisqu'il ne rassemble qu'environ 29% des électeurs français. 
 
La seconde famille est celle de la gauche, davantage issue du macronisme ou de la tradition sociale-démocrate. Elle représente 23% et affiche une hostilité à l’ »égard du leader « insoumis ». 
 
La troisième est celle de la rupture mélenchoniste, de ceux qui ont voté Mélenchon en 2022, qui restent proches des orientations économiques, mais qui se sont depuis détournés de sa personne. Trois quarts de ses membres considèrent que LFI représente un danger pour la démocratie, un jugement proche de celui qu'ils portent sur le Rassemblement national. Additionnées, ces deux hostiles à LFI ou d'elle, constituent près de la moitié de l'électorat de gauche (25%). Cela montre bien le chemin à parcourir pour qui voudrait réunir la gauche derrière une candidature «insoumise ». 
 
Reste une quatrième famille, la plus nombreuse (32 % de la gauche): celle du vote utile à gauche. Ayant voté Mélenchon à 74% au premier tour en 2022, elle regarde avec bienveillance les offres «insoumise», socialiste et écologiste, et réclame massivement une primaire susceptible de départager - et de rassembler - ces candidatures. 
 
C'est sur ce dernier groupe que repose l'essentiel du pari de Jean-Luc Mélenchon. Il peut espérer qu’ils seront tenté de reproduire leur choix, car le mieux placé à gauche. Pourtant notre la Fondation, l’époque a changé. S’il se qualifiait, il aurait toutes les peines du monde d’affronter Marine le Pen. En fin de compte, le pari Mélenchon se heurte à 2 limites. Convaincre la moitié de gauche qui ne veut pas entendre parler de lui. Et le vote utile, qui amènerait à choisir Mélenchon plutôt que le Pen. Et ce n’est pas gagné, surtout à droite. 
 
Quel bazar ! J’ajouterai que peut être le pari au fond est celui du coup d’après, d’apparaitre en recours, lorsque la représentation de l’assemblée, toujours en miettes, montrera définitivement que le pays reste ingouvernable. Bref, rien de bien réjouissant. 
 
Un réseau qu'ils ont baptisé "les Phrygiens". 
 
Créé en mai 2026. Une centaine de hauts fonctionnaires, planqués dans tous les ministères, qui bossent en secret pour La France insoumise et préparent l'arrivée au pouvoir de Mélenchon. Pas de fantasme. C'est documenté. Ils produisent des notes, des rapports, des études techniques sur leurs projets, l'éco-régionalisation, la déconcentration des médias, des plans tout faits pour crédibiliser leur capacité à gouverner. Tout ce qui doit être prêt à dégainer le jour où ils prennent le pouvoir. Présence confirmée à Bercy. À la Banque de France. Dans la haute fonction publique hospitalière, territoriale. À la diplomatie. Et même à la Commission européenne, tu vois. Ils communiquent via Telegram, se réunissent une fois par mois, recrutent de façon informelle. Réseau piloté par la députée Clémence Guetté, directement depuis l'Assemblée. Anonymat strict pour tous les membres. Motif : protéger leurs carrières de ce qu'ils appellent une "hostilité" envers LFI dans la haute administration. En réalité, ce que ça dit, c'est qu'une organisation politique dispose d'agents placés dans les rouages de l'État, nourris aux frais du contribuable, qui planifient un programme alternatif pendant leurs heures de service, en défendant l'idée que c'est de la résistance. 
 
Dans n'importe quel autre pays, un fonctionnaire découvert travaillant pour un parti politique pendant qu'il est payé par l'État, c'est un conflit d'intérêts majeur. En France, c'est un réseau de résistance qui s'assume publiquement dans la presse. La différence entre un groupe d'influence et un réseau clandestin, c'est que l'un fait du lobbying et l'autre opère en secret dans les institutions qu'il est censé servir avec neutralité. 
 
Vous y croyez, vous, à la neutralité de la haute fonction publique quand elle se structure en cellules politiques internes qui portent un nom de code ?









décembre 30, 2025

Loi spéciale et 310 milliards d'euros d'emprunt d'État en 2026

Budget 2026 : la France va emprunter un montant record de 310 milliards d'euros l'an prochain

Economie. Les parlementaires ont adopté la semaine dernière une loi d'urgence pour assurer la continuité des services publics en janvier, jusqu'à ce qu'un budget adéquat pour 2026 puisse être voté.

 

La France devrait emprunter, comme prévu, le montant record de 310 milliards d'euros l'an prochain sur les marchés, malgré l'absence de budget pour 2026, a indiqué ce mardi 30 décembre l'Agence France Trésor (AFT), chargée de la gestion de la dette de l'Etat.

Les emprunts pourront débuter dès janvier et la somme annuelle sera "susceptible d’être ajustée, si nécessaire, en fonction de la loi de finances pour 2026", a-t-elle indiqué dans son programme de financement pour 2026. Ces 310 milliards d'euros, déjà annoncés en octobre, englobent le montant de l'ensemble des nouvelles obligations à "moyen et long terme", c'est-à-dire à échéance d'un an et plus, auxquelles sont soustraits les rachats anticipés de dettes par l'Etat.

Un record

Il s'agit d'un record, même si, rapportée à la richesse produite durant l'année, cette somme ne devrait représenter qu'environ 10 % du PIB, ce qui ne change pas drastiquement par rapport à 2025. Selon les chiffres de l'AFT, l'Etat a emprunté cette année en net 300 milliards d'euros de dettes à moyen et long terme, une augmentation par rapport à 2024, quand cette somme avait atteint 285 milliards d'euros.

Cette hausse intervient alors que la dette publique a atteint au troisième trimestre un nouveau record en valeur, à près de 3 500 milliards d'euros, et que les coûts de l'emprunt ont grimpé sur les marchés. La France a emprunté en 2025 en moyenne avec un taux d'intérêt de 3,14 % à moyen et long terme, contre 2,91 % en 2024, selon l'AFT. A échéance dix ans, référence sur le marché des obligations, il est passé de 2,94 % à 3,37 %.

Cela s'explique d'abord par une augmentation tendancielle de l'ensemble des taux en Europe car l'Allemagne, première économie du continent et longtemps chantre de la rigueur budgétaire, a décidé d'augmenter sa dette pour financer un plan d'investissement massif.

A défaut pour l'heure de budget pour l'année prochaine, une loi spéciale visant à permettre à l'Etat de percevoir l'impôt et d'emprunter sur les marchés a été promulguée samedi par Emmanuel Macron après le feu vert de l'Assemblée nationale et du Sénat. Les discussions budgétaires au Parlement doivent reprendre en janvier.

AFP

 


Budget 2026 : la loi spéciale promulguée au Journal officiel 

En attendant un vrai budget, l’exécutif a officialisé samedi la reconduction temporaire des finances de 2025. Une procédure exceptionnelle sauve les meubles mais révèle les profondes paralysies du Parlement.

C’est désormais acté. Ce samedi, par sa publication au Journal officiel, le président Emmanuel Macron a promulgué la loi spéciale qui régira les finances publiques à compter du 1er janvier 2026. Ce texte, voté à l’unanimité par le Parlement mardi dernier, est loin d’être une victoire politique. Il constitue l’aveu criant d’un échec : l’impossibilité pour les députés et les sénateurs de s’accorder sur un projet de loi de finances dans les délais. Une situation évoquant les blocages outre-Atlantique, même si ce dispositif législatif permet précisément d’« éviter un blocage de l’Etat comme c’est parfois le cas aux Etats-Unis lors des shutdowns ».

 


 

Un budget figé, des ambitions gelées

Dans les faits, cette mesure technique « reconduit, jusqu’à l’adoption de ce budget, les impôts et les enveloppes allouées à l’Etat dans les conditions de 2025 ». L’État continuera donc de fonctionner et les services publics seront financés, mais toute perspective de nouvelle politique budgétaire est gelée. Le gouvernement ne peut ni créer de nouvel impôt ni engager de dépense inédite. Un cadre particulièrement inconfortable pour la majorité, alors que le chef de l’État a érigé la défense en priorité absolue. Les ambitions en la matière sont donc mises en suspens.

Ce scénario, hélas, commence à devenir familier. Après la chute du gouvernement Barnier en décembre 2024, la France avait déjà connu plusieurs mois de flou avant l’adoption des textes budgétaires en février 2025. L’histoire se répète, mais dans un contexte encore plus tendu.

Le dialogue engagé par le Premier ministre Sébastien Lecornu avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale, au prix de concessions sensibles sur les retraites. Mais ce fragile compromis n’a pas résisté au gouffre qui sépare l’Assemblée nationale du Sénat, cette dernière chambre étant « hostile à tout impôt supplémentaire ».

Le sursis de janvier

Face à cette impasse, le chef du gouvernement a affiché un optimisme de circonstance. 

« Si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi », a-t-il déclaré, se disant « persuadé » de parvenir à un accord.

Un vœu pieux qui sonne comme un appel du pied, tandis que son camp le presse de recourir à l’arme nucléaire du 49.3. La loi spéciale n’est qu’un répit, un sursis accordé à la représentation nationale.

La véritable bataille est simplement reportée à janvier. Elle s’annonce brutale. Les parlementaires devront non seulement boucler un budget, mais aussi se confronter à l’épineuse question de la trajectoire des finances publiques. Les discussions écoulées n’ont « pas permis de dessiner une trajectoire de réduction du déficit », alors même que la France est confrontée à un endettement croissant. La loi spéciale évite le chaos immédiat, mais elle laisse intacte cette équation politique quasi insoluble. Le pays est en pilotage automatique, et les turbulences ne font que commencer.

https://multipol360.com/budget-2026-la-loi-speciale-promulguee-au-journal-officiel/ 

 


Malgré l’absence de budget, la France empruntera bien 310 milliards d'euros en 2026, un record

Cette somme annuelle sera «susceptible d’être ajustée, si nécessaire, en fonction de la loi de finances pour 2026», a indiqué l’Agence France Trésor (AFT) dans son programme de financement pour 2026.

La France devrait emprunter, comme prévu, le montant record de 310 milliards d'euros l'an prochain sur les marchés, malgré l'absence de budget pour 2026, a indiqué mardi l'Agence France Trésor (AFT), chargée de la gestion de la dette de l'État.

Les emprunts pourront débuter dès janvier en vertu de la loi spéciale promulguée samedi par Emmanuel Macron et la somme annuelle sera «susceptible d'être ajustée, si nécessaire, en fonction de la loi de finances pour 2026», a-t-elle indiqué dans son programme de financement pour 2026.

Plus d’informations à venir...

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/malgre-l-absence-de-budget-la-france-empruntera-bien-310-milliards-d-euros-en-2026-un-record-20251230

 


Un nouveau directeur général à la tête de l'Agence France Trésor

L'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'Etat, a annoncé mercredi la nomination de Cyril Rousseau au poste de directeur général, où il succèdera à Anthony Requin.

Jusqu'alors directeur général adjoint de l'AFT, Cyril Rousseau remplacera à compter du 1er août Anthony Requin, nommé inspecteur général des finances après six années à la tête de l'AFT. Cyril Rousseau «a accompli l'essentiel de sa carrière à la direction générale du Trésor, rejointe en 2004 et où il était précédemment sous-directeur des affaires financières multilatérales et du développement, et vice-président du Club de Paris», a précisé l'AFT dans un communiqué.

L'Agence France Trésor est chargée de placer la dette française auprès des investisseurs et émet les obligations (OAT) qui financent les besoins en trésorerie de l'Etat.

 https://www.lefigaro.fr/flash-eco/un-nouveau-directeur-general-a-la-tete-de-l-agence-france-tresor-20210707

 

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