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avril 03, 2026

« Moi, l'État, je suis le Peuple. » Nietzsche.....Un MYTHE son DÉCLIN ?

LE MYTHE DU DÉCLIN DE L’ÉTAT : 40 ANS DE FONCTIONNARISATION FRANÇAISE 

On entend souvent que l’État « se retire ». Que le privé « prend le relais ». Que les fonctionnaires « stagnent » voire « disparaissent ». Mais que disent les chiffres ?


 

Entre 1982 et 2021, la population française est passée de 55,6 à 67,9 millions.  Soit une hausse de 22 %. Rien de délirant. Mais observons ce qu’a fait la fonction publique sur la même période

👮‍♂️ En 1982 : 4,03 millions de fonctionnaires 👨‍💼 En 2021 : 5,67 millions Soit une hausse de 41 %. ➕ 1,64 million d’agents publics en plus 📌 Sans réforme majeure, sans gain d'efficacité, sans révolution technologique absorbée.


Et ce n’est pas « toute l’économie » qui a grossi : 👷‍♂️ Le nombre total d’employés (publics + privés) est passé de 22,65 à 28,1 millions, soit +24 %. Donc : · Population : +22 % · Emplois : +24 % · Fonction publique : +41 %

En clair : 📌 L’État a recruté deux fois plus vite que la population n’a crû. Et beaucoup plus que le reste du monde du travail. Mais pourtant, on continue à entendre… que "le public recule".


Certains rétorquent : « Oui mais Sarkozy a réduit les effectifs, Macron fait des réformes, l’État s’allège… » Alors regardons les chiffres présidentiels ⬇️

Depuis Mitterrand, aucune présidence n’a réduit les effectifs publics. 🏆 Les champions ? · Mitterrand : +13 % · Chirac : +17 % ➡️ Soit une moyenne de +1,55 % par an Suivent : · Macron : +3 % (jusqu’en 2022) · Hollande : +2 % · Sarkozy : +2 %


Et ce, malgré les discours de modernisation, les promesses de rationalisation, la dématérialisation… 📎 La logique reste la même : ➕ Nouveaux dispositifs = ➕ Nouveaux postes ➕ Nouvelles lois = ➕ Nouvelles structures
 
« Mais, on externalise ! » C’est vrai. On a confié le ménage, la sécurité, l’infogérance à des boîtes privées… Mais ça n’a pas freiné la machine publique. Le nombre de fonctionnaires, lui, continue d’augmenter.
Et ce n’est pas une question de perception. Oui, les enseignants, policiers ou agents municipaux sont visibles. Mais ce qui est invisible, c’est la masse des directions, agences, comités, inspections, structures parallèles…
 
 
Dans de nombreux départements, l’État structure tout le tissu économique. Cela devient une forme de clientélisme moderne : 📍 Là où l’économie privée s’efface, l’emploi public devient la norme.  
 

 
Et la facture suit : Les dépenses publiques en % du PIB ont explosé. La France reste championne du monde, sans résultats proportionnels. 
 

 
Ce n’est pas qu’il y ait trop de fonctionnaires. C’est qu’il y en a toujours plus, sans débat de fond, sans réévaluation, sans exigence de résultats. Un État qui grossit par inertie. Et qu’on ne vienne pas parler d’exception passagère. 🔍 Comparons. 
La France reste un cas à part : ➕ de fonctionnaires ➕ de dépenses ➕ d’impôts Mais… 📉 - de résultats, - d’efficacité, - de satisfaction.
 

 
Un pays moderne n’est pas celui qui « protège tout », mais celui qui fait mieux avec moins. 📌 Réformer l’État, ce n’est pas le détruire. C’est le rendre responsable, ciblé, limité. 👋  
 




Étatisme

L'étatisme désigne la doctrine et pratique politiques par lesquelles l'État intervient (voir interventionnisme) et s’impose en tant qu'appareil de coercition, dans l'ensemble de la vie économique et sociale d'un territoire donné. Même si l'interventionnisme est la pratique la plus courante de l'étatisme, l'octroi de privilèges ou de faux droits relève également de l'étatisme, de même l'absence d'intervention là où la justice l'imposerait pour rétablir le droit.

« L'étatisme assigne à l'État le devoir de guider les citoyens et de les tenir en tutelle », a écrit Ludwig von Mises en 1944 dans Omnipotent Government, où il explique la "nouvelle mentalité" qui inspire la subordination complète de l'individu à l'État.

On parle ainsi de « système » étatique pour les pays où ces pratiques deviennent la dominante de l'organisation économique et sociale. 

L'anti-étatisme libéral

Les libertariens et les libéraux sont opposés à l'étatisme parce que :

L'étatisme cherche son auto-justification dans des théories ad hoc, telle que la théorie des biens publics, ou dans des affirmations qui tiennent du sophisme par lesquelles il prétend représenter la société — sophismes dénoncés aussi bien par les libertariens que par les philosophes :

  • «  Les défenseurs de l’État, y compris les philosophes aristotéliciens et thomistes classiques, sont tombés dans cet énorme non sequitur qui consiste à sauter de la nécessité de la société à la nécessité de l’État. Alors qu’en fait, comme nous l’avons montré, l’État est un facteur anti-social qui empêche l’échange volontaire entre les Hommes, la créativité individuelle et la division du travail. La « société » est une étiquette commode pour décrire la libre interaction entre les personnes dans les échanges volontaires. Il convient ici de rappeler la distinction éclairante établie par Albert Jay Nock entre le « pouvoir social », fruit de l’échange volontaire qui caractérise l’économie et la civilisation, et le « pouvoir étatique », qui consiste dans l’interférence coercitive et l’exploitation de ces avantages. »
        — Murray Rothbard, L'Éthique de la liberté‎, chap. 24

  • «  L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le Peuple. » »
        — Nietzsche

Liens avec des doctrines plus construites

  • Le libéralisme est partiellement incompatible, il conteste l'efficacité d'une telle démarche et se décharge de nombreuses responsabilités inhérentes à l'État-providence » (charities, recherche privée, retraites, ...).
  • Le libertarianisme est opposé à l'État (anarcho-capitalisme) ou se contente d'un État minimal (minarchisme).
  • L'anarchisme est fondamentalement incompatible, rejetant toute autorité coercitive (État ou autre).
  • Les constructivistes, qui proclament que les choix publics doivent être guidés par la volonté de construire un certain type de société définie préalablement.
  • L'utilitarisme, qui proclame que le bien-être des individus est la raison d'être de la société, se sert lui aussi en général de l'État. Voir social-démocratie.
  • Le mercantilisme pour lequel l'économie, et notamment le commerce extérieur, d'un pays aurait pour but essentiel d'accumuler des moyens financiers assurant sa puissance sur le plan international.
  • Le pragmatisme, doctrine de l'instrumentalisation des doctrines aux services des buts poursuivis. Ces buts peuvent être très divers (gain d'une guerre, paix sociale, richesse collective, bien-être du plus mal loti, etc.) mais toujours utilitaires. Le pragmatisme ne rejette donc pas ni n'impose l'étatisme, mais comme celui-ci est un instrument puissant, il est rare qu'il ne soit pas étatiste.
  • Le collectivisme, qui subordonne l'individu au groupe en matière de choix et de responsabilités, en prétendant que cela améliore aussi les conditions de vie de l'individu lui-même.
  • Le totalitarisme, forme extrême de l'étatisme, contrôle totalement la vie des individus par la fusion de l'État, de la société, et des structures de pouvoir et de contrôle (voir Fascisme).

 

Le libéralisme comme source d'étatisme

Un reproche fait parfois au libéralisme est qu'il peut, paradoxalement, être source d'étatisme[1]. Par exemple, le libre échange intégral, s'il était instauré selon les conceptions du libéralisme, pourrait entraîner la disparition de secteurs économiques entiers d'un pays ; il faudrait donc instaurer des protections (et donc renforcer l'étatisme) pour sauvegarder ces secteurs.

Ce raisonnement n'est pas libéral, il est en réalité de type collectiviste et corporatiste, car on décrète arbitrairement qu'il faut protéger un secteur, qui souffrirait sinon d'une "concurrence déloyale", au détriment d'une partie de la population, empêchée d'acheter des produits meilleurs ou moins coûteux venant de l'étranger, et obligée de consommer des produits locaux.

Citations

  • «  Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s'agrandir. Il se trouve à l'étroit dans sa mission de surveillance. Or, il n'y a pas pour lui d'agrandissements possibles en dehors d'empiètements successifs sur le domaine des facultés individuelles. Extension du pouvoir, cela signifie usurpation de quelque mode d'activité privée, transgression de la limite (...) entre ce qui est et ce qui n'est pas son attribution essentielle. Le pouvoir sort de sa mission quand, par exemple, il impose une forme de culte à nos consciences, une méthode d'enseignement à notre esprit, une direction à notre travail ou à nos capitaux, une impulsion envahissante à nos relations internationales, etc. Et veuillez remarquer, messieurs, que le pouvoir devient coûteux à mesure qu'il devient oppressif. Car il n'y a pas d'usurpations qu'il puisse réaliser autrement que par des agents salariés. Chacun de ses envahissements implique donc la création d'une administration nouvelle, l'établissement d'un nouvel impôt ; en sorte qu'il y a entre nos libertés et nos bourses une inévitable communauté de destinées. »
        — Frédéric Bastiat

  • «  On a maintenant tâté de toutes les variantes de l’étatisme et elles ont toutes échoué. Partout dans le monde occidental au début du 20è siècle les chefs d’entreprise, les politiciens et intellectuels s’étaient mis à appeler de leurs voeux un "nouveau" système d’économie mixte, de domination étatique, à la place du laissez-faire relatif du siècle précédent. De nouvelles panacées, attrayantes à première vue, comme le socialisme, l’État corporatiste, l’État-Providence-Gendarme du monde, etc. ont été essayées et toutes ont manifestement échoué. Les argumentaires en faveur du socialisme et de la planification étatique apparaissent maintenant comme des plaidoyers pour un système vieilli, épuisé et raté. Que reste-t-il à essayer sinon la liberté ? »
        — Murray Rothbard

  • «  Croire que les hommes ne sont pas assez intelligents pour s'entendre en société sans l'intervention de l'État relève d'une conception archaïque de la condition humaine. »
        — Alain Dumait

  • «  Je crois que notre Léviathan Tout Puissant est une infinie source de sagesse, qui apporte la Confiance là où elle serait inimaginable sans Lui, qui fournit des Services Publics qui seraient inimaginables sans Lui. Je crois que la solution ultime à chacun et à tous les problèmes de la vie est que l'État devrait débloquer les fonds nécessaires en insérant les lignes appropriées dans le livre sacré du budget. Alléluia ! »
        — Faré, Le Credo Citoyen

  • «  Le socialisme triomphera sous la forme du socialisme d'État. La bourgeoisie, au lieu de s'opposer aux progrès de ce dernier, le favorise autant qu'il est en son pouvoir. Chacun tâche de happer un morceau du budget, les citoyens ne voient dans les administrations de l'État, des provinces et des communes que des instruments pour se dépouiller les uns les autres. Quelqu'un voudrait-il s'en abstenir qu'il ne pourrait pas. Toutes les fois que les citoyens se sont réunis dans le simple but de résister à une spoliation dont ils étaient les victimes, ils ont échoué. Quand, au contraire, ils se réunissent pour obtenir leur part du gâteau, le succès couronne assez généralement leurs efforts. C'est la fable du chien qui portait le dîner de son maître. […] Tant que subsistera le sentiment qui porte les hommes à s'entre dépouiller au moyen des administrations publiques, les budgets augmenteront, jusqu'à ce qu'enfin, ils produisent la ruine des peuples et qu'un gros dogue prenne la place de cette meute affamée. Il mangera pour quatre, mais il pourra encore y avoir économie, s'il empêche de dévorer ceux qui mangeaient pour huit. »
        — Vilfredo Pareto

  • «  L’étatiste est un homme qui est en train de devenir socialiste, et s’il meurt sans le devenir, c’est qu’il n’a pas assez vécu pour le devenir. »
        — Émile Faguet

  • «  Je crois bien qu’il n’y a pas de libéraux en France. On croit qu’il y a plusieurs partis en France ; c’est une erreur. Il n’y en a qu’un : c’est l’Étatisme. Tous les Français sont étatistes. À ce compte là, la fameuse unité morale devrait exister ; seulement, si tous les Français sont étatistes, chacun veut l’État pour lui et au service de ses intérêts et de ses passions ; et cela ne fait qu’un seul parti en théorie, mais en fait beaucoup en pratique. »
        — Émile Faguet, Le libéralisme

  • «  L’étatisme est la croyance en l'État (c'est-à-dire la coercition par un monopole) comme la solution magique à tous les problèmes ; la superstition selon laquelle il suffit que le gouvernement "débloque" des fonds, pour que n'importe quel problème soit résolu, comme si ces fonds tombaient du ciel, et que le gouvernement était un plombier appelé par Dieu pour réparer la tuyauterie défaillante par laquelle Il nous alimente de sa manne céleste. »
        — Faré

  • «  Votre système est une guerre civile légale, où les hommes se constituent en groupes antagonistes et se battent entre eux pour s’emparer de la machine à fabriquer les lois, laquelle leur sert à écraser leurs rivaux jusqu’à ce qu’un autre gang s’en empare à son tour pour les évincer, le tout dans une protestation perpétuelle d’attachement au bien non spécifié d’un public non précisé. »
        — Ayn Rand, Atlas Shrugged, Discours de John Galt

  • «  Le terme "étatisme" s'applique à un système de pouvoir caractérisé par le contrôle et la domination (absolue ou relative) de l'État par rapport à chaque réalité et activité, avec la suppression ou la soumission de chaque corps intermédiaire ou antagoniste. Clairement, il n'y a aucune entité physique appelée "État" mais des bureaucrates de tout genre dans les différents secteurs (politique, administratif, judiciaire, militaire, financier, etc.) qui travaillent en plein accord à l'alimentation des couches parasitaires dont eux-mêmes sont le noyau central. »
        — Gian Piero de Bellis

  • «  Qui veut diaboliser le marché s'entend à angéliser l'État… »
        — Jean-Louis Caccomo

  • «  L'étatisme n'est pas une philosophie, il n'est pas fondé sur des preuves historiques ni sur des principes rationnels. L'étatisme est une justification a posteriori de la détention de bétail humain. C'est une excuse pour la violence, c'est une idéologie, et toutes les idéologies sont des variantes sur la façon de gérer le bétail humain. »
        — Stefan Molyneux

  • «  L’État ne peut pas créer quoi que ce soit ; ses ordres ne peuvent même pas retirer quoi que ce soit du monde de la réalité, mais ils peuvent le retirer du monde des possibles. L’État ne peut pas rendre l’homme plus riche, mais il peut le rendre plus pauvre. »
        — Ludwig von Mises, Critique of Interventionnism

Informations complémentaires

Notes et références

  1. Voir par exemple L’étatisme libéral.

Voir aussi

Liens externes

 

avril 02, 2026

LA FRANCE EN CHIFFRES - Avril 2026 !

83% des Français jugent que le bilan économique d'Emmanuel Macron est un échec. 

Le sondage porte notamment sur 8⃣ critères : pouvoir d'achat, retraites, croissance,… 

Dans ce fil, nous allons voir que certaines données expliquent le sentiment des Français


 

1⃣ Pouvoir d'achat : 

89% des Français jugent le bilan mauvais. En effet, malgré une inflation plus faible qu'ailleurs, l'évolution du pouvoir d'achat déçoit. En cause : la faible hausse des salaires. En France, la progression du revenu moyen est la plus faible de la zone euro



2⃣ Retraites : 
 
85% des Français trouvent que le bilan est mauvais. Il est vrai qu'en deux quinquennats, aucun des projets de réforme du système de retraites n'aura été mis en œuvre, le dernier en date étant suspendu. Notre système reste l'un des plus coûteux au monde.
 

 
3⃣ Croissance : 
 
85% des Français estiment que le bilan est mauvais. Difficile de leur donner tort : la France a la 5e plus mauvaise croissance économique de la zone euro et même de l'UE, depuis 2017. Toutefois, nous ne connaissons heureusement pas la même crise que l'Allemagne.



4⃣ Fiscalité : 
 
81% des Français jugent le bilan mauvais. En réalité, depuis 2017 les prélèvements obligatoires ont augmenté moins vite que le PIB. Mais la France reste malgré tout le pays le plus taxé de la zone euro.
 

 
 
5⃣ Chômage : 
 
77% des Français trouvent le bilan mauvais. Pourtant le taux de chômage a nettement reculé, passant d'environ 9% à un peu plus de 7% aujourd'hui. Mais ce recul est clairement moins marqué que dans le reste de la zone euro, dont on devient l'un des mauvais élèves.
 



6⃣ Développement des entreprises : 
 
76% des Français trouvent le bilan mauvais. Oui, nous venons d'atteindre le plus haut niveau de défaillances d'entreprises jamais enregistré par la Banque de France.
 

 
Cela dit, les créations d'entreprises restent en hausse, même hors micro-entreprises. Ce qui peut aussi contribuer à la hausse les chiffres des défaillances. La question pouvait aussi être comprise de différentes manières, ce qui limite la confrontation avec les statistiques.
 
7⃣ L'attractivité de la France : 
 
69% des Français jugent le bilan négatif. Le concept "d'attractivité" est peu précis. S'il s'agit des investissements étrangers, on est certes passés de 27% à 29% du PIB, mais cet indicateur est-il vraiment gage de robustesse économique ? Les stocks cumulés de capitaux étrangers n'est que de 23% du PIB en Allemagne, contre 56% en Espagne, 60% au Portugal, et plus encore dans certains pays baltes ou en Hongrie.
 
Nouvelle preuve des difficultés que connaît l’économie française : les intentions d’implantation des chefs d’entreprises en France à horizon de 18 à 24 mois baissent de 18% entre 2024 et 2025. La crise pétrolière actuelle ne risque pas d’améliorer la situation. https://contrepoints.org/les-projets-dinvestissements-en-france-chutent-lourdement-18-en-2025/
 

8⃣ Le développement de l'innovation : 
 
68% des Français estiment que le bilan est mauvais. Il est vrai qu'on est le grand pays européen avec la plus mauvaise évolution de sa dépense de recherche et développement depuis 2017.


 
Cela dit, d'autres chiffres sont plus favorables, comme le Global Innovation Index, qui classe la France dans le top-15 depuis 2020. Sur cet item et les 2-3 précédents, les répondants expriment peut-être davantage leur ressenti général sur notre situation économique. Une situation finalement très bien résumée par la faible croissance du PIB français depuis 2017 : à quoi bon être "attractif" ou "innover" s'il n'y a aucune traduction concrète dans la création de richesses ?
 
Démographie : 
 
Nous vivons une réalité plus extrême que les scénarios extrêmes de l'INSEE publiés en 2021. 
- Beaucoup moins de naissances 
- Beaucoup plus d'immigration
 

 
🇫🇷🇪🇺 La France est contributrice nette à l'Union Européenne. 
 
Au total, elle lui donne 9,4 milliards d'euros de plus qu'elle n'en reçoit (PAC et subventions inclues).
 

Les derniers chiffres des comptes publics pour 2025 viennent d'être publiés. 
 
 Les 4⃣ choses à retenir dans ce fil 
 1⃣ La France sera encore sur le podium des pires déficits de la zone euro
 

 
 
2⃣ Notre déficit est toujours à un niveau élevé, à plus de 5% du PIB, mais est en recul de 0,7 points.




3⃣ Si le déficit a baissé c'est uniquement parce que les Français paient plus d'impôts, de taxes, et de prélèvements obligatoires. La dépense publique, elle, a augmenté.
 

 
 
4⃣ Conséquence directe des déficits, la dette publique a poursuivi sa folle augmentation : elle dépasse maintenant le niveau atteint en 2020 au plus fort de la crise Covid.
 

 
 
Dans un contexte économique tendu, avec la crise au Moyen-Orient, les déséquilibres des comptes publics mettent la France dans une situation périlleuse. La dernière grande réforme de notre système social remonte à 2023 et a été suspendue. Le budget 2026 repose sur des hypothèses fragiles. L'assainissement de nos comptes publics est une urgence. 

 
 
Hexagone - La France en chiffres 

@Hexagone_org
 
 
 
 

 
 
Il faut regarder la vérité en face. Notre Etat providence ne fonctionne plus et il n’est plus financé. La vérité, c’est que 60% de la dépense publique se concentrent sur les dépenses sociales, qui sont financées par une dette et un déficit aujourd’hui insoutenables.

janvier 20, 2026

Les lois économiques n'ont pas valeur d'opinion.

Les lois économiques n'ont pas valeur d'opinion.
 
 Elles ne sont pas des croyances agréables à adopter. Elles ont valeur de théorèmes. La loi de l'offre et de la demande est ainsi certaine, non pas parce qu'on l'aurait décrétée, mais parce qu'elle décrit simplement comment les êtres humains choisissent d'échanger ce qu'ils ont contre ce qu'ils veulent. 
 
 
Si tout le monde veut ce même pain alors qu'il n'en reste qu'un, le prix va monter. C'est le seul moyen de savoir qui en a le plus besoin, et par conséquent qui est prêt à faire le plus grand sacrifice pour l'avoir. Le prix est toujours ce point de rencontre dynamique entre ce que vous êtes prêt à céder en monnaie et ce que le vendeur est prêt à céder en biens ou services. 
 
 La science économique nous enseigne aussi que chaque action a un coût d'opportunité, ou que l'on ne peut consommer ce qui n'a pas encore été produit. Ce sont encore des certitudes. C'est un déclic à avoir une fois, et le reste suivra. Les erreurs du keynésianisme, du marxisme ou de l'école néoclassique nous apparaissent ensuite clairement.
 
J'ai eu une conversation récente avec une personne tenant exactement le même discours. Pour elle, la culture devait être préservée du marché. Elle était complètement aveugle à ce que produit la monopolisation étatique de la culture et aux raisons pour lesquelles celle-ci se flétrit. 
 
La culture n'est pas un secteur « à part » qui devrait être exempté de la discipline de marché et de la sanction du choix des individus. Tout secteur (et plus fondamentalement toute production) obéit aux lois économiques. Et entre le mécénat, le financement participatif, les abonnements et d'autres deals possibles, les artistes n'ont jamais eu autant d'outils pour monétiser leur art. Au contraire, forcer les gens à payer pour une culture qu'ils ne consomment pas ou qu'ils ne valident pas n'est qu'une agression de plus, rationalisée au nom d'un prétendu attachement à la culture.

Inflation, monnaie fiat, subventions, culture changeante, socialisation du système de santé... c'est évident que vous vous retrouvez avec ce genre de bouffe derrière. 
Quel rapport ? Eh bien pour aller vite, l'inflation et la monnaie fiat vous appauvrissent (moins de choix et moins de qualité), les subventions rendent le poison abordable pour un nouveau public (influençable via les réseaux sociaux), puis la sécurité sociale donne l'illusion que l'addition ne sera jamais vraiment payée.
 
Comment se fait-il que les revenus (dont les salaires) d'une zone n'augmentent pas ? Tout simplement parce que la productivité n'y progresse plus. La productivité, c'est l'art de produire plus avec autant (et moins) de ressources. Or, il n'y a aucun secret : on augmente la productivité d'une entreprise grâce au capital. 
Un homme avec une pelle au une productivité faible. Le même homme avec une pelleteuse aura une productivité bien supérieure. Son salaire pourra alors grimper sans mettre l'entreprise en péril. Imaginez donc un ouvrier qui creuse un mètre cube par jour avec une simple pelle pour une valeur de 100 €. Son salaire est de fait plafonné par cette production. Mais si l'entreprise investit dans une pelleteuse, ce même ouvrier pourra creuser 100 mètres cubes dans la même journée. L'abondance ainsi créée permettra de diviser le prix de vente par dix pour le client, tandis que la valeur générée par l'ouvrier bondira de 100 € à 1 000 € par jour. La marge ainsi dégagée permettra de payer le conducteur de machine bien plus cher qu'un porteur. Ce processus de capitalisation et de hausse des salaires réels est donc le suivant : épargne → investissement dans des biens de production (comme la pelleteuse) → hausse de la production par heure → hausse de la capacité à rémunérer le travail. C'est le capital qui libère les salaires, rien d'autre.

Le propos vise justement à dénoncer le moindre mal, il est d'ordre éthique. C'est un premier point. Ensuite, vous passez à côté du marché. Vous voyez des prélèvements obligatoires, une armée et une police, et vous en concluez que c'est la seule façon de faire. Vous n'avez donc pas vu l'alternative, parce que vous confondez la fonction (de défense) et l'organe (étatique). 
 
Ce n'est pas parce que la sécurité est une fonction vitale qu'elle doit être produit par un monopole. Au contraire, le marché est un processus universel de coopération humaine qui s'applique avec d'autant plus de rigueur que le besoin est criant. Vous devriez dès à présent exiger que la défense sorte de la sphère de l'État pour entrer dans l'ère de la concurrence et de la responsabilité.
 
Présupposer l'idée d'un seuil d'imposition revient à postuler qu'une certaine dose de vol serait légitime. Mais personne n'a rien signé en ce sens. Où serait le fameux « contrat social », si souvent mis en avant ? Si vous refusez de payer vos impôts, des hommes armés finiront par saisir vos biens ou vous enfermer. Si s'agissait d'un paiement à renouveler pour des services (comme un abonnement à votre salle de sport), chacun pourrait s'en désabonner. 
 
Un service que l'on ne peut pas refuser et dont le prix est fixé unilatéralement par le vendeur s'appelle un racket. C'est ce qui se passe. Par ailleurs, l'intention affichée derrière le prélèvement (financer des écoles, des routes ou des hôpitaux) ne change en rien la nature de l'acte. Si je vous vole votre portefeuille pour donner son contenu à un sans-abri, l'acte initial demeure un vol. On ne peut traiter d'économie correctement qu'après avoir intégré l'éthique minimale de non-agression.
 
Puisque le Pouvoir se nourrit de notre servitude, osons la Liberté ! Philo, Droit, Économie, Culture. Pour me suivre au quotidien : t.me/arthurhomines
 




("Le risque pris par les capitalistes ne peut pas davantage expliquer l’existence du profit que le risque pris par celui qui grimpe à un palmier pour cueillir des noix de coco n’explique pourquoi elles y poussent." 
 
Christophe Darmangeat)
 
Darmangeat ne comprend ni le risque ni le profit. Il faut articuler les choses dans l'ordre : le risque n’est pas la cause du profit mais sa condition. On ne gagne pas d’argent parce qu’on a pris un risque (sinon tout projet serait couronné de succès), mais parce que le risque pris s’est transformé en SERVICE RENDU à la société. Le profit est donc un signal qui traduit une bonne allocation des ressources en société et qui nous évite de gaspiller (pertes). 
 
Je sais, les marxistes disent que nous savons déjà "ce dont nous avons besoin". Oser de cette validation par le profit, on sait qu'il faut des routes, des hôpitaux, de la nourriture et des profs ! Basta ! Oui... mais non. C'est une confusion entre besoins sociaux et efficience. Il y a une différence ontologique entre constater un besoin et ordonner les facteurs de production pour le satisfaire. 
 
Or, ce passage de l'intention (vouloir faire) à l'action (faire) nécessite un système de pilotage (= de décision). C'est là qu'intervient le système des prix de marché, permettant aux entrepreneurs de calculer économiquement, d'orienter leurs productions et de réallouer sans cesse leurs facteurs pour économiser. Sans intégrer les connaissances de l'EAE sur le temps, le risque, la valeur ou la production, vous naviguerez à l'aveugle en économie, vous perdant dans un logiciel pré-rationnel incapable d'ordonner la réalité.
 



Un point sans doute pas assez soulevé concernant l'agressivité des États-Unis, j'ai nommé la question du dollar américain. 
 
On ne peut pas comprendre pourquoi l'Empire agit de la sorte par l'invasion militaire sans comprendre au préalable ce qu'est le dollar, et quels sont ses effets à l'échelle mondiale. Le dollar n'est PAS une monnaie. Une monnaie saine émerge du marché, elle est sélectionnée darwiniennement par les individus (c'était le cas de l'or et de l'argent, pour rappel). Elle sert de moyen d'échange, d'unité de compte, et de réserve de valeur. 
 
 Le dollar est un artefact étatique et un instrument de transfert de richesse mondial. Les néoconservateurs et l'armée américaine étant la police d'assurance de cette monnaie de singe. En clair, Washington imprime de l'argent pour financer son déficit budgétaire et ses guerres, cela sans subir d'hyperinflation sur son sol. En effet, les banques centrales du monde entier achètent des bons du Trésor américain (de la dette, si vous préférez) pour garantir leurs propres devises. Le monde entier se retrouve donc à financer le budget militaire des États-Unis. 
 
 Par ailleurs, le dollar est adossé au pétrole depuis les années 70. C'est pourquoi dès qu'un pays producteur menace de vendre ses hydrocarbures dans une autre devise, il signe quasiment son arrêt de mort (l'Irak, la Libye, l'Iran aujourd'hui). Chaque base militaire dans la région est l'équivalent d'une sentinelle. Ce système est donc une pyramide de Ponzi, dont la guerre est le moteur. C'est elle qui crée une demande massive de dollars, de matériel et de ressources. Là où les Empires anciens abusaient de la colonisation territoriale, c'est la colonisation par le dollar qui règne aujourd'hui.
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