janvier 25, 2026
Comment un membre de l'AFD d'Allemagne voit les libertariens comme des "gauchistes" !
janvier 24, 2026
"Nous devrions tuer les libertariens" et la controverse d'Arthur HOMINES !
La controverse d'Arthur !
L’article avance un poncif classique sur la prétendue faiblesse du principe de non-agression (NAP). Ce principe serait ainsi inutile face à la réalité physique d'une agression. En somme, à quoi sert le NAP si je peux quand même vous poignarder hihihi ? Cette objection met en exergue la défaillance logique de l'auteur, qui se révèle donc aveugle à la nature d'un concept normatif.
Le NAP n’est pas un bouclier magique haha ! Évidemment que nous pouvons être agressés et que crier "NAP, NAP, NAP" ne va rien changer au fait qu'on est effectivement agressé. Mais c'est précisément parce que l’agression est une possibilité que nous avons besoin d'un critère éthique pour la définir. Le NAP sert à tracer la ligne de démarcation entre le Droit et le crime, entre l'action légitime et l'action illégitime. C'est tout ! Même le droit positif d'État reconnaît le crime.
Le problème réside dans le fait qu'il s'arroge le droit de définir le crime tout en se trouvant lui-même exempt des sanctions liées au crime qu'il incarne pourtant. C'est bien parce que le meurtre et le vol sont des possibilités que la souveraineté de individu et ses droits de propriété sont antérieurs, reconnus et valides. En clair, la violation d'un droit de propriété ne prouve pas son inexistence, mais en souligne au contraire la validité et la fonction.
Arthur HOMINES
janvier 14, 2026
Pour une nouvelle liberté : le manifeste libertarien - Murray N. Rothbard
Nous savons, par d'innombrables exemples et par l'expérience, que les hommes qui détiennent le pouvoir, plutôt que de s'en séparer, sont prêts à tout, même aux pires et aux plus sombres, pour le conserver ; et rares sont ceux qui, sur terre, l'ont quitté tant qu'ils pouvaient y exercer leur pouvoir à leur guise… Il semble certain que le bien du monde, ou celui de leur peuple, n'était pas l'un de leurs motifs, ni pour se maintenir au pouvoir, ni pour l'abandonner.Le pouvoir a pour nature d'empiéter sans cesse et de transformer tout pouvoir extraordinaire, accordé à des moments et en des occasions particulières, en un pouvoir ordinaire, à utiliser en tout temps et sans raison particulière, et il ne se sépare jamais volontairement d'aucun avantage…Hélas ! Le pouvoir empiète chaque jour sur la liberté, avec un succès trop évident ; et l'équilibre entre les deux est presque rompu. La tyrannie a envahi la quasi-totalité de la Terre et, s'attaquant à l'humanité de fond en comble, elle transforme le monde en un abattoir ; elle continuera assurément à détruire, jusqu'à sa propre destruction ou, plus probablement, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien à détruire.
La modernisation de la politique et du gouvernement américains, pendant et après la Révolution, s'est traduite par une mise en œuvre soudaine et radicale du programme initialement exposé par l'intelligentsia d'opposition… sous le règne de George Ier. Là où l'opposition anglaise, luttant contre un ordre social et politique complaisant, n'avait fait que s'efforcer et rêver, les Américains, animés par les mêmes aspirations mais vivant dans une société à bien des égards moderne et désormais politiquement libérée, purent soudainement agir. Là où l'opposition anglaise avait vainement milité pour des réformes partielles… les dirigeants américains agirent rapidement et avec un minimum de perturbations sociales pour mettre en œuvre systématiquement les possibilités les plus extrêmes de tout l'éventail des idées de libération radicale.Ce faisant, ils… ont imprégné la culture politique américaine… des grands thèmes du libertarianisme radical du XVIIIe siècle, concrétisés ici. La première conviction est que le pouvoir est un mal, une nécessité certes, mais une nécessité néfaste ; qu'il est infiniment corrupteur ; et qu'il doit être contrôlé, limité, restreint de toutes les manières compatibles avec un minimum d'ordre civil. Constitutions écrites ; séparation des pouvoirs ; déclarations des droits ; limitations des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ; restrictions du droit de contraindre et de faire la guerre – tout cela exprime la profonde méfiance envers le pouvoir qui est au cœur de l'idéologie de la Révolution américaine et qui nous est restée comme un héritage indélébile.
Mais rien de tout cela n'aurait pu se produire si les libéraux classiques ne s'étaient pas laissés dépérir de l'intérieur. Ils auraient pu souligner – comme certains l'ont fait – que le socialisme était un mouvement confus, contradictoire et quasi-conservateur, une monarchie absolue et un féodalisme sous un jour moderne, et qu'eux-mêmes étaient encore les seuls véritables radicaux, des personnes inébranlables qui n'exigeaient rien de moins que la victoire totale de l'idéal libertaire.












