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octobre 10, 2026

La Démocratie n’est pas la solution, elle est le problème. Table jaune avec S. Geyres

La Démocratie n’est pas la solution, elle est le problème.

La Démocratie n’est pas la Solution ; Elle est le Problème.

 Cet article en propose un exposé. Bien sûr, il ne remplace pas la dynamique des discussions, qui fit de cette soirée un excellent souvenir.1 Merci aux participants.
 

 Démocratie : Définition, Caractérisation 

- Prendre la DDHC pour référence 

- Gouvernement – Nation – Représentativité 

- Pouvoir Législatif – Pouvoir Judiciaire – Pouvoir Exécutif 

- Propriété Publique – Fiscalité – Administration

 

Caractérisation

Pour mieux comprendre la logique que je suis, je vais souligner les caractéristiques et institutions principales de la démocratie, de toute démocratie telle qu’on l’entend du moins dans notre époque “moderne”.2 Elles me permettront d’articuler les arguments.

Si l’on prend la démocratie telle que la DDHC3 (elle qui en est l’événement fondateur) nous l’a léguée,4 on peut regrouper ces institutions en trois catégories principales :

  1. Légitimité : La DDHC pose comme principe, voire comme postulat, qu’il faut un Gouvernement pour agir au nom de la Nation, et que des mécanismes électifs en assurent la Représentativité. La “Nation” est première au yeux de la Démocratie.

  2. Domaines du Pouvoir : Cette action de gouvernement est conçue comme une action de Pouvoir allant de la Nation vers l’individu, supposé représenté par ce gouvernement. Ce Pouvoir est bien connu pour prétendre être “séparé” en trois parties : Pouvoir Législatif – Pouvoir Judiciaire – Pouvoir Exécutif.

  3. Matérialisation : Ce gouvernement et ces pouvoirs ne se matérialisent pas en un tissu de relations ou contrats inter-individuels, mais par des institutions bien concrètes : la Propriété Publique (le Pouvoir peut s’imposer sur absolument tout dans le pays) – la Fiscalité (le mécanisme de base d’alimentation du Pouvoir) – une Administration (l’armée de fonctionnaires qui donnent réalité à ce gouvernement).

 


 

 La Démocratie n’est pas la Liberté 

- Monarchie : Souveraineté d’un Monarque 

- Démocratie : Souveraineté de la « Nation » 

- Liberté : Souveraineté de l’Individu 

- Besoin de Fonctions Régaliennes – Mais sans Monopole

 

Pas la Liberté

À partir de ce rappel en termes de structure, il convient tout d’abord de réaliser qu’il n’y a rien de fondamental dans la démocratie qui la différencie de la monarchie, et qu’au contraire, elle en a gardé la parfaite opposition d’avec la Liberté. Les deux mots clefs pour décrypter cela sont souveraineté et concurrence. Voyons cela.

  1. Monarchie : Souveraineté d’un Monarque : Je suppose que ce point de départ ne soulève aucune discussion. Ce qui caractérisait un Louis XIV, c’est clairement le roi absolu, c-à-d le droit arbitraire envers tous ses sujets : LE souverain, unique.

  2. Démocratie : Souveraineté de la «Nation» : Mais il en est de même s’agissant de la Démocratie, contrairement à ce qu’en dit le mythe. Revenons au Pouvoir Législatif : À partir du moment où le Pouvoir peut imposer sa loi à toute la “nation”, il a exactement le même pouvoir que le monarque. Aucune différence. La démocratie est un monarque aux mille têtes, mais elle est bien un monarque.

  3. Liberté : Souveraineté de l’Individu : A contrario, la Liberté arrive lorsque les individus ne sont pas soumis à un souverain, fût-il la “nation”. La Liberté arrive lorsque chacun peut décider de ses actions sans devoir en référer à quiconque — ce qui ne veut pas dire ne pas devoir en supporter les conséquences, la pleine responsabilité, bien au contraire. La Liberté est la souveraineté de l’Individu.

  4. Besoin de Fonctions Régaliennes : On m’opposera sans doute que la souveraineté de l’individu est un vain mot sans le fameux “état de droit”, c-à-d les fonctions régaliennes. Lesquelles exigeraient le monopole de la force légale. Seulement voilà, la Liberté, ce n’est pas le monopole, mais la Concurrence. Et c’est justement la concurrence qui fait la défense des individus envers la menace d’un abuseur.

     

 

 Intérêt des «Monarques Transitoires»

 - Tout Gouvernement est un «Monarque Transitoire» 

- Le Monarque prend le pays pour son capital 

- L’intérêt dynastique est à limiter la spoliation 

- Le Ministre voit le pays comme le voit un parasite 

- Le but de l'élu est à cacher la spoliation

 

Monarques Transitoires

Puisque voilà la démocratie caractérisée et différenciée de la Liberté, considérons maintenant sa dynamique dans le temps. Le point de départ consiste à voir que la seule différence significative entre monarchie et démocratie tient au cycle de vie de ses dirigeants, de ses institutions. Le monarque est en poste à vie, alors que les monarques démocratiques sont soumis au court terme du cycle électoral. Si un Louis peut durer 70 ans, le Manu moyen ne dure au pire que 10 ans. Et après un Louis vient un autre Louis, alors que Brigitte n’a pas prévu de descendance au petit Manu.

Dans les deux cas néanmoins, le tyran agira selon son intérêt personnel. Seulement, l’intérêt personnel d’un Louis n’est structurellement pas le même que celui d’un Manu.

  1. Le Monarque voit le pays comme son capital : Louis prélève des impôts, c’est des impôts qu’il se nourrit. Mais il lui faut transmettre un pays riche à son fils : il fera en sorte de limiter la fiscalité pour ne pas ruiner son capital à donner en héritage.

  2. Le Président voit le pays comme le voit un parasite : Manu sait que son temps est compté, il cherchera à maximiser son trésor. Mais sa priorité par contre sera de veiller à son intérêt électoral en masquant le mieux possible la spoliation menée.

     



Glissement vers le Communisme 

Chaque élection est un concours de promesses : 

+ de promesses, c’est toujours + de législation, 

+ de législation, c’est + de propriété publique, 

+ de législation, c’est + de fiscalité et de dette, 

+ de propriété publique, moins de capital: Communisme

 

Vers le Communisme

Dans cette dynamique de court terme, la dynamique électorale est le moteur du glissement de toute — toute — démocratie vers le communisme, plus ou moins vite. Elle se déroule inéluctablement en cinq étapes, sordidement déterminées par essence :

  1. Chaque élection est un concours de promesses : Le Pouvoir Législatif n’aurait aucun intérêt politique s’il n’était l’arme de la promesse du changement continu, l’arme de la promesse électorale qui donne vie au clientélisme des politiciens. Dans un monde libre, ou même en royauté, il n’y a pas besoin de changer la loi.

  2. Plus de promesses, c’est toujours plus de législation : Donc l’existence même du Pouvoir Législatif n’a d’intérêt que si le politicien s’en sert. Pouvoir implique promesses qui chacune se traduit dans une nouvelle loi qui s’ajoute aux autres.

  3. Plus de législation, c’est plus de propriété publique : Mais chaque loi ajoute de la contrainte envers le Droit en place, elle réduit le champ du Droit naturel pour le remplacer par du droit positif. Une loi réduit donc le champ de la propriété privée.

  4. Plus de législation, c’est plus de fiscalité et de dette : De plus, pour faire écho à mon premier point, la perte de propriété s’accompagne toujours de hausses de fiscalité et de fonctionnaires pour pouvoir faire appliquer ce champ de dirigisme.

  5. Plus de propriété publique, moins de capital : Au final, on ne peut que conclure, le cycle électoral conduit à plus de lois, lesquelles se traduisent toutes par moins de propriété privée, plus de taxes et de fonctionnaires. Donc plus de communisme. CQFD.

     


 

 Problème ? Exemple 1 : La Redistribution 

- L’Injustice : Prendre au propriétaire légitime pour le redistribuer 

- Le Mécanisme : La Propagande – La Législation 

- Impossible en Société Libre : Aucune législation, que des contrats

 


 

 Problème ? Exemple 2 : L’Expérience Covid 

- L’Injustice : Interdiction de circulation & Endettement massif 

- Le Mécanisme : La Peur – La Fausse Science – La Législation 

- Impossible en Société Libre : Aucun gouvernement, aucun pouvoir

 


 

 Problème ? Exemple 3 : L’Effet « 1984 » 

- L’Injustice : Créer la guerre pour sortir du Droit et ruiner le pays 

- Le Mécanisme : La Guerre détruit la prospérité – Limiter notre Révolte 

- Impossible en Société Libre : Impossible de déclarer la guerre

 

 


 Conclusion : Dépasser la Démocratie 

- Javier Milei, Elon Musk etc. veulent réduire la bureaucratie 

- Ils ont raison à court terme : Moins d’État est toujours positif 

- Ils ont tort à long terme : Le Communisme reprendra sa course 

- La Liberté consiste à sortir de la démocratie.

 

 


 

juillet 01, 2026

Le rapport du Sénat "Les masculinismes"

"Les masculinismes"

C'est littéralement un cheval de Troie pour justifier la fin de l'anonymat sur Internet, la création d'amendes pour des opinions, imposer l'EVARS+ et censurer les gens de droite à l'approche de 2027.

 

Le postulat de départ ? Il existe un continuum entre le discours et la violence, qui relie des opinions vaguement associées au masculinisme (on revient sur sa définition juste après) et l'ultra-droite/l'internationale réactionnaire/intersectionnalité des haines... 

 

La vraie cible de ce rapport n'est pas tant le masculinisme que la pensée de droite, voire spécifiquement la pensée chrétienne qui est visée explicitement et mise dans la définition du "masculinisme" avec un fourre-tout de groupes assez éloignés de ce que ce terme évoque.



 

Selon les chiffres repris d'un sondage déclaratif du HCE, 22 millions de français sont sexistes... Donc vous avez presque une chance sur deux d'être dans le lot... surtout si vous avez déjà partagé un mème ou un terme de la culture internet et même si vous êtes "néolibéral". 


 

Le rapport maintient un double discours tout du long : les droits des femmes sont immensément menacés par un péril urgent mais ce backlash est la conséquence d'une évidence qui est que les féminisme n'a jamais été aussi puissant au point d'être un "féminisme d'Etat".

 

Pour dissimuler la faiblesse des catégorisations proposées (dont les rapporteurs constatent bien qu'elles manquent de cohérence), le terme de "bar à salade" idéologique est employé. Ce qui justifie que le mot fourre-tout est flou à cause d'une stratégie masculiniste.



En s'appuyant sur cette catégorisation, le rapport en vient à amalgamer les religieux tradis (chrétiens visiblement) dans le même sac que les influenceurs crypto ou fitness et les coachs en séduction (accusés d'être des "brigades du contournement du consentement").


Les faits sont néanmoins minces pour appuyer l'alarmisme dont il est fait question. La DGSI aurait déjoué un attentat au couteau en 2025 à Saint-Etienne, et plusieurs victimes de cyber-harcèlement sont nommées.


 



Pourtant, le rapport pousse nettement pour des signalements et de la surveillance : il faut des référents sexisme capables de signaler les individus suspects, il faut une doctrine de sécurité similaire à celle du terrorisme, une association féministe de signalement à l'ARCOM. 


 

 On envisage aussi un fort renforcement de l'EVARS qui doit servir de "pilier de la prévention des adhésions masculinistes" et les idées de haine. Une intervenante évoque le chiffre stratosphérique d'un budget de 622 millions d'euros à débloquer.


 

Le deuxième axe c'est celui de la répression. Le rapport postule qu'il est nécessaire d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ce qui se traduit par une disparition de l'anonymat. De même, il est proposé une amende pour des "outrages sexistes en ligne"



 Pour les créateurs de contenus, il est recommandé de procéder à un renforcement du DSA pour notamment inclure les discours dans "des zones grises" et procéder à une démonétisation des propos...


 

Le paragraphe le plus inquiétant à mon sens est celui qui nous introduit le concept de contenu non illicite mais générant un risque systémique. Autrement dit, un contenu pour lequel il est impossible, en soi, de caractériser une infraction, mais qui contribue à "un risque". 

Je constate donc que ce rapport crée une catégorie mal-caractérisée (potentiellement 1/4 des adultes français), qui s'apparente surtout aux anti-wokes et libéraux/conservateurs/chrétiens, et à laquelle il faudrait appliquer littéralement la même surveillance qu'au djihadisme...

L'incitation à la surveillance, à la censure et aux répressions semblent délirantes pour un objet d'étude aussi flou. Ce qui me conduit à penser qu'il s'agit surtout d'une offensive contre littéralement tout influenceur conservateur/libéral/chrétien/de droite à la veille de 2027. C'est dans la lignée des loi sur la diffamation et l'injure publique, interdire des propos même si ils sont vrais

 

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