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avril 10, 2026

Rand Paul : information sur la dette et l'économie américaine !

Rand Paul 

Notre dette est la plus grande menace pour notre sécurité nationale. Une solution efficace à ce problème serait d'adopter mon Plan des Six Sous qui permettrait d'équilibrer le budget en cinq ans.

La spirale de la dette mène à la destruction du dollar : 6 observations, dures vérités que l’Amérique ne peut plus ignorer

Article de Nick Giambruno, relayé par Doug Casey's International Man : « Dès qu'un gouvernement a le pouvoir de racheter sa propre dette, il ne manque jamais de le faire, ce qui finit par détruire la valeur de la monnaie.» – Ron Paul Prenons du recul et analysons la situation dans son ensemble afin d'évaluer la situation financière du gouvernement américain, son évolution probable et les conséquences possibles de ces tendances. 


 

Observation n° 1 : Réduire les dépenses est politiquement impossible. Parmi les postes de dépenses les plus importants du gouvernement américain figurent les prestations sociales comme la Sécurité sociale et Medicare. Il est peu probable qu’un homme politique réduise ces prestations. Au contraire, je m’attends à ce qu’elles continuent d’augmenter. En effet, des dizaines de millions de baby-boomers – soit environ 22 % de la population – prendront leur retraite dans les années à venir. Réduire la Sécurité sociale et Medicare est un moyen infaillible de perdre une élection. Les intérêts de la dette fédérale constituent déjà le deuxième poste de dépenses fédéral. D’ici quelques mois, ils devraient dépasser ceux de la Sécurité sociale et devenir le premier.



Face à la situation géopolitique la plus précaire depuis la Seconde Guerre mondiale, il est peu probable que les dépenses de défense nationale – un autre poste de dépenses majeur – soient réduites. Au contraire, une augmentation est quasi certaine. Le président Trump a proposé de les porter de 917 milliards de dollars à 1 500 milliards. La guerre en cours contre l’Iran garantit une forte hausse des dépenses militaires. Le Pentagone a d’ailleurs demandé 200 milliards de dollars supplémentaires pour ce conflit. Les différents programmes de santé et de protection sociale représentent également une part considérable du budget fédéral et il est peu probable qu’ils soient réduits. En bref, les efforts de réduction des dépenses seront vains tant qu’il ne sera pas politiquement acceptable de procéder à des coupes drastiques dans les prestations sociales, la défense nationale et la protection sociale, tout en réduisant la dette publique afin d’en diminuer les coûts d’intérêt. Autrement dit, les États-Unis auraient besoin d’un dirigeant qui, a minima, rétablisse une république constitutionnelle aux pouvoirs limités, ferme les 128 bases militaires à l’étranger, supprime les prestations sociales, démantèle l’État-providence et rembourse une part importante de la dette publique. Cependant, c'est un scénario totalement irréaliste. Il serait insensé de parier sur une telle chose. Voici le constat : Le gouvernement est incapable de ralentir la croissance des dépenses, et encore moins de la réduire. Les dépenses ne peuvent qu'augmenter, et de façon exponentielle.

Observation n° 2 : L’endettement croissant est le seul moyen de financer les déficits Face à un choix, les politiciens optent toujours pour la solution la plus opportune. En l’occurrence, cela signifie augmenter la dette plutôt que de prendre des décisions budgétaires difficiles ou de déclarer un défaut de paiement. Prenons l’exemple de la farce récurrente du plafond de la dette au Congrès américain, relevé plus de 100 fois depuis 1944.


 

Quoi qu'il en soit, ne comptez pas sur une hausse des recettes fiscales pour compenser l'augmentation des dépenses fédérales. Même avec un taux d'imposition de 100 %, cela ne suffirait pas à enrayer la croissance de la dette. Selon Forbes, les États-Unis comptent environ 902 milliardaires, dont la fortune cumulée s'élève à près de 6 800 milliards de dollars. Le gouvernement fédéral américain a dépensé environ 7 000 milliards de dollars au cours de l'exercice 2025 et dépensera très certainement bien plus en 2026 et les années suivantes. Même si le gouvernement américain confisquait la totalité des actifs des milliardaires par le biais d'un impôt sur la fortune, cela ne suffirait pas à couvrir une seule année de dépenses fédérales courantes. Et même après la confiscation de toute la fortune des milliardaires, le gouvernement américain devrait encore emprunter plus de 200 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de l'exercice 2025. En résumé : augmenter les impôts, même de façon extrême, ne changera rien à cette tendance inéluctable. La vérité est que, quoi qu’il arrive, les déficits continueront de croître, tout comme la dette nécessaire pour les financer. Le taux de croissance ne ralentira même pas ; il augmentera. Par conséquent, les charges d’intérêts sur la dette fédérale continueront de s’envoler.
 
Observation n° 3 : Plus de la moitié de la dette du Trésor américain arrive à échéance d’ici 2028 Cette année, près de 10 000 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain arriveront à échéance. Et chaque obligation arrivant à échéance doit être refinancée aux taux actuels, bien plus élevés, ce qui engendre des coûts d’intérêt considérablement plus importants pour les années à venir. Ce qui se renouvelait auparavant sans difficulté ne peut désormais l’être qu’à un coût d’intérêt environ deux fois supérieur à celui de 2022. C’est ce que le graphique ci-dessous illustre en réalité : l’ère de l’argent facile est révolue. La période de « l’argent gratuit » est terminée, et il faut maintenant assumer la facture du dernier plan de relance. Plus de la moitié de la dette américaine arrivera à échéance d’ici 2028. Chaque fois que la dette américaine est refinancée à des taux plus élevés, les coûts d’intérêt augmentent le déficit ; des coûts qui doivent être financés par l’émission de nouvelles dettes, aggravant ainsi le problème. Il est important de noter que sur les 9 600 milliards de dollars arrivant à échéance cette année, environ 6 600 milliards (soit près de 69 %) sont des bons du Trésor à court terme. Ce phénomène est typique des crises de la dette. Face à la baisse de la demande d’obligations à long terme, les investisseurs se tournent vers des instruments à court terme comme les bons du Trésor, au détriment des obligations à 10 ans et à 30 ans. On observe le même schéma lors des crises des marchés émergents : le marché raccourcit les échéances à mesure que la situation se détériore. Seul un imprudent prêterait de l’argent à long terme à un État en faillite.
 



Observation n° 4 : L’augmentation constante des charges d’intérêts alimente la spirale de la dette Les intérêts annuels de la dette fédérale dépassent 1 200 milliards de dollars et continuent d’augmenter. Cela signifie que plus de 23 % des recettes fiscales fédérales sont consacrées au seul service de la dette existante.
 

 
Ray Dalio est l'un des gestionnaires de fonds spéculatifs les plus performants au monde. Son succès repose sur sa capacité constante à avoir une vision globale juste. Il a récemment déclaré (nous soulignons) : « Nous en sommes à un point où nous empruntons pour payer le service de la dette. Lorsque la dette croît plus vite que les revenus, cela signifie que le service de la dette empiète sur les dépenses, alors même que l'on souhaite continuer à dépenser. De ce fait, il devient nécessaire de s'endetter toujours plus. Le processus s'accélère. Nous sommes au point d'accélération. Nous approchons du point critique.» La situation financière du gouvernement américain se détériore progressivement depuis des décennies, il n'est donc pas surprenant que beaucoup se montrent complaisants. Ils entendent parler du problème de la dette depuis longtemps, et rien n'a été fait. Cependant, nous atteignons aujourd'hui un point de non-retour. En effet, comme l'a souligné Dalio, le gouvernement américain emprunte désormais pour payer les intérêts de ses emprunts existants. Les politiciens augmentent la dette pour tenter de résoudre les problèmes liés à la dette existante. Cela crée un cercle vicieux qui s'auto-alimente. Le coût des intérêts de la dette fédérale dépasse déjà celui du budget de la défense. Il est en passe de dépasser celui de la sécurité sociale dans les prochains mois et de devenir le poste de dépense le plus important du budget fédéral. En bref, l'explosion des charges d'intérêts constitue une menace urgente pour la solvabilité du gouvernement américain.
 
Observation n° 5 : La flambée des charges d’intérêts contraint la Fed à assouplir sa politique monétaire La flambée des charges d’intérêts menace la solvabilité du gouvernement américain et contraint la Fed à baisser ses taux d’intérêt, à acheter des bons du Trésor et à mettre en œuvre d’autres mesures d’assouplissement monétaire afin de maîtriser les coûts d’intérêt. Sur le marché obligataire, lorsque la demande d’une obligation diminue, le taux d’intérêt augmente pour attirer les acheteurs. Cependant, la dette fédérale est si extrême que permettre une hausse suffisante des taux d’intérêt pour attirer davantage d’acheteurs naturels pourrait mener le gouvernement américain à la faillite en raison de l’augmentation des coûts d’intérêt. À titre de comparaison, lorsque Paul Volcker a relevé les taux d’intérêt au-dessus de 17 % au début des années 1980, le ratio dette/PIB des États-Unis était d’environ 30 %. Aujourd’hui, il dépasse les 123 % et augmente rapidement. Le niveau élevé de la dette et les charges d’intérêts qui en découlent expliquent pourquoi une hausse significative des taux d’intérêt n’est pas envisagée ; la croissance des charges d’intérêts pourrait conduire le gouvernement américain à la faillite. C’est en grande partie pour cette raison que le président Trump a nommé à la tête de la Réserve fédérale des fidèles qui militeront pour des taux d’intérêt plus bas et une politique monétaire expansionniste. Par ailleurs, le monde n’a pas besoin de davantage de dette américaine actuellement. La faiblesse de la demande actuelle est inopportune, car l’offre explose. Si une hausse des taux d’intérêt est exclue et ne parvient pas à attirer davantage d’acheteurs, et si les investisseurs étrangers ne se mobilisent pas, qui financera ces déficits budgétaires croissants de plusieurs milliers de milliards de dollars ? La seule entité capable de le faire est la Réserve fédérale, qui achète des bons du Trésor avec des dollars qu’elle crée ex nihilo.
 
Observation n° 6 : La dévaluation monétaire croissante est inévitable L’envolée des charges d’intérêts contraint la Réserve fédérale à mettre en œuvre des politiques de contrôle des coûts d’intérêt, ce qui augmente la masse monétaire et dévalue la monnaie. Parallèlement, les prix augmentent. Cela oblige le gouvernement américain à accroître ses dépenses de sécurité sociale et d’aide sociale pour compenser la hausse du coût de la vie. Il en va de même pour les dépenses de défense et autres dépenses publiques, qui s’ajustent à la hausse en fonction de l’inflation. L’ancien secrétaire à la Défense, Robert Gates, a récemment déclaré : « Se contenter de suivre l’inflation, voire pire, est totalement insuffisant. Des ressources supplémentaires importantes pour la défense sont nécessaires et urgentes.» Ceci aggrave le problème car, à mesure que les dépenses publiques augmentent pour tenir compte de la hausse des prix, cette augmentation ne peut être financée que par une dévaluation monétaire accrue. C’est pourquoi la dévaluation monétaire croissante est l’issue inévitable de la spirale de la dette du gouvernement américain. C’est un cercle vicieux dont il ne peut s’échapper.
 

 
 
En résumé, le seul moyen pour le gouvernement américain de continuer à se financer est que la Réserve fédérale crée sans cesse de la monnaie fictive. Cela rappelle l'expression : 
 
« On ne peut pas freiner une pyramide de Ponzi.» 
 

Ces mots, simples mais profonds, sont l'œuvre du commentateur financier Max Keiser. Une pyramide de Ponzi est une escroquerie insoutenable qui repose sur un afflux continu de liquidités pour se maintenir. Le système s'effondre si le flux de liquidités ralentit ou diminue. Nombreux sont ceux qui pensent que la Réserve fédérale gère ce qui s'apparente à une gigantesque pyramide de Ponzi. En effet, les dépenses indécentes et la dette abyssale du gouvernement américain ont atteint un point critique. Tout le système s'effondrera à moins que la Réserve fédérale n'injecte sans cesse de la monnaie fictive dans le système. C'est comme être dans un train lancé à toute vitesse sans freins. Ludwig von Mises, le père de l'école autrichienne d'économie de marché, a résumé ainsi le dilemme de la Réserve fédérale : « Il est impossible d'éviter l'effondrement final d'une période de croissance économique alimentée par l'expansion du crédit. L'alternative est de savoir si la crise surviendra plus tôt, suite à un abandon volontaire de l'expansion du crédit, ou plus tard, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire concerné. » Le gouvernement américain n'abandonnera pas volontairement l'expansion du crédit, comme le dit Mises, car Washington est dépendant de l'émission de montants croissants de dette pour financer les coûts toujours plus élevés de la sécurité sociale, de la défense nationale, des aides sociales et des intérêts de la dette fédérale. Cela signifie que son seul choix est de dévaluer le dollar américain de façon toujours plus importante jusqu'à, comme le dit Mises, la « catastrophe finale et totale du système monétaire concerné ». C'est comme un toxicomane qui doit augmenter sans cesse sa dose pour obtenir le même effet… jusqu'à mourir d'une overdose. Si cette tendance se poursuit, les dégâts causés à votre épargne, à votre pouvoir d'achat et à votre liberté individuelle pourraient être bien plus importants que la plupart des gens ne l'imaginent. Et lorsque la crise sera devenue évidente pour tous, il sera peut-être beaucoup plus difficile d'agir efficacement. C'est pourquoi il est si important de se préparer dès maintenant.
 
Tyler Durden

 
 

 

  

février 03, 2026

L’assassinat de Pretti par l’État, vu par les libertariens US !

Dans le meurtre d'Alex Pretti, seuls les libertariens en ont compréhension.

 Les conservateurs ne sont-ils pas traditionnellement en faveur de la liberté d’expression, et peut-être plus encore, du droit aux armes à feu ? 
 
Certains l’étaient.  
Mais tant de gens ne l’étaient pas qu’il appartenait aux libertariens de défendre réellement les premier et deuxième amendements et de noter que les Américains ne devraient pas être assassinés par l’État pour les avoir exercés et que leur mort était justifiée par des politiciens menteurs. 
 

 
Le 24 janvier, Alex Pretti, manifestant et détenteur légal d'une arme à feu, a été abattu par des agents des douanes et de la protection des frontières des États-Unis à Minneapolis, dans le Minnesota, un événement qui a fait la une des journaux nationaux. 
 
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a presque immédiatement affirmé que Pretti avait brandi une arme et attaqué les agents. Pourtant, les images disponibles, filmées sous plusieurs angles, ont démontré le contraire.  
 
En réalité, Pretti avait été désarmé avant d'être abattu. De nombreux conservateurs, influenceurs et politiciens confondus, se sont empressés de justifier l'action des agents, en insistant notamment sur les opinions politiques et le comportement passé de Pretti. Matt Walsh, du Daily Wire, est même allé jusqu'à dire que Pretti « l'avait bien cherché ». Les conservateurs ne sont-ils pas traditionnellement favorables à la liberté d'expression, et peut-être plus encore au droit de porter des armes ? Certains l'étaient.  
 
Mais ils étaient si nombreux à s'y opposer que ce sont les libertariens qui ont dû défendre les premier et deuxième amendements et rappeler que les Américains ne devraient pas être assassinés par l'État pour avoir exercé leurs droits, et que leur mort ne devrait pas être justifiée par des politiciens menteurs. Le sénateur libertarien le plus en vue a réagi avec véhémence après avoir visionné la vidéo du meurtre de Pretti. 
 
 
« Quand les gens regardent cette vidéo et que le gouvernement leur dit : “Il agressait les policiers”, personne d’objectif ne croit que c’est ce qui s’est passé.» « En réalité, il semble que ce soit tout le contraire », a poursuivi Paul. « À chaque altercation, l’homme recule, et la femme est violemment projetée au sol. Il a été jeté à terre. Aucun Américain ne croit qu’il agressait les policiers. En réalité, il semble que ce soit tout le contraire.» 
 
 L’administration a d’abord affirmé que Pretti était en faute pour avoir porté une arme lors d’une manifestation, même légale. 
 Quoi ?! 
 
 
« Vous ne pouvez pas apporter une arme à feu chargée de plusieurs chargeurs à n’importe quelle manifestation. C’est aussi simple que cela.» 
 
Vraiment ?! 
N’oubliez pas que ce sont des Républicains qui tiennent ce discours sur les armes à feu, au sein d’une administration républicaine. Le sénateur républicain libertarien Rand Paul a déclaré : 
 
« Ils ont dit qu'il avait brandi son arme. C'est faux. Si vous continuez à dire des choses fausses, vous allez encourager ce genre de comportement. » 
 « J'ai assisté à des centaines de rassemblements où les gens étaient armés », a poursuivi Paul. « Pratiquement à chaque réunion à laquelle je participe dans le Kentucky, les gens portent leur arme, dissimulée ou non. Ils ont le droit constitutionnel de porter une arme. » 
 
Pour se couvrir après cette fusillade, les républicains allaient-ils se transformer en parti du contrôle des armes à feu ?  
Pendant les jours qui ont suivi la mort de Pretti, de nombreux conservateurs ont tenu des propos plus proches de ceux des militants de gauche pour le contrôle des armes que de ceux du parti historiquement connu pour sa défense du Deuxième Amendement. David Hogg est-il désormais en lice pour représenter le Parti républicain en 2028 ?
 
Le républicain le plus libertarien de la Chambre des représentants américaine a réagi avec force aux propos de ses collègues qui défendaient la fusillade, en adressant un message simple mais poignant : 
 
"Porter une arme à feu n’est pas une condamnation à mort, c’est un droit constitutionnel et inaliénable. "
Thomas Massie
 


 
Dans une interview, le sénateur Paul a demandé avec sarcasme : 
 
« Alors, si on devient le parti qui dit : “Vous n’avez pas le droit de porter une arme au titre du Deuxième Amendement, et vous risquez de vous faire tirer dessus…” » 
 
Paul n’avait pas tort. Car, selon la logique tordue de nombreux conservateurs la semaine dernière, le droit de porter des armes à feu était désormais soumis à de nouvelles restrictions que ces mêmes personnes inventaient à l’instant, pouvant inclure le risque d’être abattu si les Américains choisissaient d’exercer ce droit. 
 
Eric Boehm, du magazine Reason, a partagé un extrait vidéo de ces propos de Paul et a fait la remarque suivante :
 
"Rand Paul est sur le terrain, faisant quasiment à lui seul le travail que tous les autres républicains du Congrès devraient également faire."
 
Paul :" Ils ont dit qu'il avait brandi son arme. C'est faux. Si tu continues à dire des choses fausses, tu vas encourager encore plus de ces conneries."
 
Ils ne l'étaient pas.  
Entre le silence et la défense de l'administration, on aurait dit que la défense de la liberté d'expression et du droit de porter des armes n'avait jamais été une priorité pour le Parti républicain. 
 

 
Au lieu de défendre le droit constitutionnel des Américains à la liberté d'expression et à l'autodéfense armée, de nombreux conservateurs et républicains se sont focalisés sur les altercations et les emportements de Pretti avec les forces de l'ordre. (Il est bon de rappeler que beaucoup de démocrates estimaient qu'Ashli ​​Babbitt, manifestante du 6 janvier et ancienne combattante de l'US Air Force, aujourd'hui décédée, méritait d'être abattue pour avoir elle aussi eu des altercations avec les forces de l'ordre.) 
 
 D'autres ont pris la parole pour défendre la prétendue « gentillesse » et la « douceur » de Pretti, telles que décrites par un prêtre catholique qui affirmait le connaître.
Mais que Pretti ait été un communiste virulent ou une sorte de Mère Teresa au masculin, le principe reste le même : chaque Américain possède ces droits du simple fait d'être Américain. 
 
Il ne s'agit pas d'un concours de personnalités pour déterminer qui a droit aux droits constitutionnels. C’est un point que beaucoup de conservateurs semblent complètement oublier dans leurs réactions émotionnelles anticonstitutionnelles et hyper-partisanes suite à l’assassinat de Pretti par l’État. 
 
À l’inverse, les libertariens ont gardé leur sang-froid et sont restés fidèles à des principes normaux, constitutionnels et, à une époque, conservateurs. Le Parti libertarien de l’Indiana a partagé ce que toute personne sensée pourrait dire face à cette tragédie :
 
 
Alex Pretti était un infirmier qui portait légalement une arme à feu – un droit constitutionnel – et qui a tenté de porter secours à une personne plaquée au sol par des agents fédéraux. Vous avez le droit constitutionnel de manifester pacifiquement et de porter une arme à feu. Ni l'un ni l'autre ne devraient être passibles de la peine de mort. https://x.com/LPINorg/status/2015539485858050200

Ce n'est pas ce que disaient tant de conservateurs et de républicains.  
Dieu merci pour les libertariens. 

 
Jack Hunter 
 
Jack Hunter est un écrivain libertaire-conservateur indépendant basé à Old Town, Alexandria, qui contribue à des publications comme Based Politics, Liberty Tree, DC Examiner, R Statecraft et The Spectator. Ses publications récentes critiquent les néoconservateurs et les interventions militaires, défendant la liberté d'expression et les droits des armes, tout en adoptant une ton ironique sur l'actualité politique. La phrase finale de sa biographie, "Everything is Wrestling", suggère une vision métaphorique de la politique comme un spectacle de lutte. "Borat est probablement mon journaliste préféré après Don Lemon." 
-@jackhunter74 Auteur indépendant libertarien-conservateur basé dans la vieille ville d'Alexandria. Basé sur Politics Liberty Tree @dcexaminer @rstatecraft @spectator Tout est lutte @LibertarianInst

octobre 27, 2018

Rhôoooooo!! les libertariens sont parmi vous !

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), alors n'hésitez pas à le diffuser au sein de différents groupes ( notamment ou j'en étais l'administrateur), comme sur vos propres murs respectifs. D'avance merci. L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses. Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. N'omettez de lire par ailleurs un journal libéral complet tel que Contrepoints: https://www.contrepoints.org/ Al, 

 PS: N'hésitez pas à m'envoyer vos articles (voir être administrateur du site) afin d'être lu par environ 3000 lecteurs jour sur l'Université Liberté (genestine.alain@orange.fr). Il est dommageable d'effectuer des recherches comme des CC. Merci


Les libertariens sont parmi nous

Un petit rappel de Libération de septembre 2015; Remarquez il y a de quoi se marrer, mais il faut lire lol. Le plus incroyable est que nos propres responsables libertariens français comme belges voire davantage n'y figurent même pas, seulement substitués par de libéralopithèques de sociale-démocratie !
Voici l'affabulation médiatique de nos concepts de Liberté !
Al,

Né dans les années 60, le mouvement ultra individualiste reste marginal politiquement mais essaime aujourd’hui dans la pop culture. 

Le 13 avril, Vit Jedlicka plantait fièrement son drapeau jaune et noir sur sept kilomètres carrés de terres boisées et inondables, coincées entre la Croatie et la Serbie. Ce marécage inhabité, grand comme quinze fois le Vatican, est amené à devenir le Liberland, «un état avec le moins d’état possible», si l’on en croit ce Tchèque joufflu de 31 ans, décidé à donner chair au rêve de tout libertarien qui se respecte.
Liber-quoi? Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ce fatras d’idéologies ultra-libérales et individualistes, autant s’en remettre au Petit Larousse, toujours dans l’air du temps, qui a intronisé le mot dans son édition 2014. A «libertarien», on trouve la définition suivante :  

«Un partisan d’une philosophie politique et économique qui repose sur la liberté individuelle conçue comme fin et moyen. Les libertariens se distinguent des anarchistes par leur attachement à la liberté du marché et des libéraux par leur conception très minimaliste de l’état.»

Proche des thèses libérales du philosophe français du XIXe siècle Frédéric Bastiat, le libertarianisme a réellement pris forme aux Etats-Unis dans les années 1960, au carrefour de l’anti-communisme viscéral des Républicains, de la contre-culture libertaire et des économistes de l’école de Chicago (1). Se voulant à «l’extrême centre», les libertariens prônent la liberté en toute chose. Ils peuvent ainsi se battre pour l’abolition de l’impôt et la fin des banques centrales, le mariage gay et le port d’arme, la défense de la vie privée et la légalisation de la prostitution ou des drogues, la fin des frontières et le «droit à la discrimination», et bien évidemment la privatisation de tous les services gouvernementaux, mis à part quelques fonctions régaliennes…
C’est probablement Tim Moen, candidat aux législatives canadiennes de 2014, qui a le mieux résumé le libertarianisme moderne en faisant campagne avec ce slogan: «Je veux que les couples gays mariés puissent défendre leurs plants de marijuana avec leurs fusils.» Une philosophie résolument capitaliste du «vivre et laissez vivre», attrape-tout et belliqueuse, dans laquelle peuvent se reconnaître les ultra-conservateurs du Tea Party américain comme les cyber-activistes d’Anonymous… Si le Liberland a choisi un petit oiseau pour symboliser la liberté sur son blason, les libertariens américains, le doigt sur la gâchette, préfèrent généralement l’image du porc-épic, la mascotte de leur festival annuel dans le New Hampshire, voire du serpent à sonnettes, qu’on retrouve sur nombre de bannières, assorties du motto «ne me marche pas dessus...». 
Avec ses pulls col roulé et ses boucles d’éternel étudiant en philo, le sénateur républicain Rand Paul, candidat à la présidentielle américaine et fils du député libertarien Ron Paul, a relancé l’intérêt des médias autour du mouvement. «L’homme le plus intéressant de la politique américaine», selon une couverture de Time, n’a pourtant que peu de chances d’emporter la primaire républicaine. Car question politique, les libertariens, trop puristes et trop anti-système, sont condamnés à échouer, quand bien même les instituts de sondages américains estiment autour de 15 % et 20 % le nombre d’électeurs partageant leur sensibilité.

Mouvement en expansion

«Ils poursuivent une utopie qui se saborde dès qu’elle est en contact avec la réalité», assène Sébastien Caré, politologue à l’université catholique de Lille et spécialiste du mouvement. Ils pourraient bien, en revanche, avoir déjà gagné la bataille des esprits. L’été dernier, le New York Times se demandait déjà si «le moment libertarien» était arrivé. 

«Cette idéologie, qui a toujours été fortement marginale historiquement, est devenue une réalité concrète avec l’avènement de “l’esprit start-up” ces dix dernières années, observe le philosophe Eric Sadin, auteur de la Vie algorithmique. Cette pensée, fondée sur la conviction que le désir individuel, présenté comme progressiste, prévaut sur tout, dans une indifférence absolue des états et des acquis historiques, a essaimé sur la planète entière. »

Dans la bouche des politiques, des artistes ou des entrepreneurs, l’adjectif « libertarien » n’a jamais été aussi à la mode. D’ailleurs, 300 000 internautes ont déjà demandé à être naturalisés par le Liberland, qui ne bénéficie pourtant d’aucune reconnaissance internationale. « Le moment libertarien que l’on vit actuellement est plus culturel que politique ou même économique. Les nouvelles technologies ont donné à la majorité la possibilité d’individualiser sa vie, de faire ses propres choix », estime Nick Gillespie, co-rédacteur en chef de Reason, mensuel fondé en 1968 et principal journal d’opinion libertarien aux Etats-Unis. Malgré un tirage papier modeste de 60 000 exemplaires, le site de Reason attire 4 millions de visiteurs par mois, un chiffre en « augmentation constante » selon lui. Pour ce fan de punk-rock, enfant de la contre-culture des années 1960, c’est à travers « l’uberisation » (2) de l’économie, l’acceptation du mariage gay ou la légalisation du cannabis que se joue « le passage au XXIe siècle, où chacun aura l’espace nécessaire de décider pour lui-même, une fois que l’ordre politico-économique actuel se sera effondré ».


Des stars en renfort

Si la philosophe Ayn Rand, figure tutélaire du mouvement et papesse spirituelle de la Silicon Valley a toujours la cote, «les libertariens n’ont aujourd’hui plus de grandes figures intellectuelles de son aura ou de celle de Murray Rothbard dans les années 1950-60, note le politologue Sébastien Caré. En revanche, de plus en plus de stars revendiquent cette appellation. Ces idées passent désormais plus à travers la pop culture que l’intelligentsia».
A l’image des cowboys souvent solitaires de ses films, Clint Eastwood a longtemps incarné l’image de l’anar de droite isolé dans le marigot progressiste hollywoodien. « J’ai toujours été libertarien, déclarait l’acteur-réalisateur au Guardian en 2008. Laissons les gens tranquilles. Que chacun fasse ce qu’il veut. Et surtout, qu’on ne se mêle pas des affaires des autres. » L’ancien maire de Carmel (Californie) considère que « donner du pouvoir [aux politiciens] », c’est prendre le risque « qu’ils le détournent aussitôt contre vous ». Avec le temps, l’inspecteur Harry a fait des émules. Vince Vaughn, l’idole des fêtards et star de la série True Detective, est devenu le porte-parole le plus bruyant et inattendu des idées libertariennes. Dans GQ, il a récemment comparé le port d’armes à la liberté d’expression, comme moyen d’autodéfense contre un gouvernement abusif. Invité par une association étudiante libertarienne sur le campus de UCLA en avril, il assurait que son activisme lui avait valu moult compliments à Hollywood, malgré l’omerta du milieu. Même le power couple Jolie-Pitt serait acquis aux thèses libertariennes… Lesquelles semblent imprégner nombre de succès du box-office de ces dernières années. «A la télévision, tous les shows qui traitent du gouvernement montrent à quel point l’état est néfaste. Dans House of Cards, le président est un meurtrier !  s’enthousiasme Matt Welch, l’autre tête pensante de Reason. Et que dire de la science-fiction adolescente qui cartonne en librairie ! La saga Hunger Games est farouchement anti-autorité. Ce n’est pas étonnant que les jeunes générations plébiscitent ces histoires : elles n’ont jamais vu de gouvernement fonctionner correctement. »

L’attaque des superhéros

Il y a enfin cette obsession contemporaine pour les superhéros, incarnations littérales de la supériorité individuelle bénéfique à la société. La trilogie Iron Man n’est-elle pas la démonstration qu’un entrepreneur milliardaire est plus efficace que l’armée de l’Oncle Sam pour assurer la paix dans le monde ? Le prochain Avengers de Marvel, intitulé Civil War et dont la sortie est prévue pour 2016, fait carrément de l’insoumission des héros en capes au gouvernement le point crucial de l’intrigue. Après une énième orgie de destruction super-héroïque, les politiques votent un Superhuman Registration Act pour contrôler les interventions de Hulk, Spiderman et autres. Et qui s’oppose au méchant Washington D.C. voulant réglementer l’activité des sauveurs de l’univers ? Captain America bien sûr. Pour Matt Welch, «la gauche américaine est terrifiée de voir la jeunesse devenir libertarienne». 40% des lecteurs de Reason en ligne ont moins de 35 ans, précise-t-il. Une génération biberonnée aux Indestructibles, le film d’animation des studios Pixar, bourré de clins d’œil appuyés à l’idéologie objectiviste et élitiste d’Ayn Rand, et surtout à la satire de South Park.
Matt Stone et Trey Parker, les créateurs du cartoon à l’antenne depuis 1997, n’ont jamais fait mystère de l’agenda libéral-libertaire poursuivis par Cartman et ses potes. « On déteste les conservateurs, mais on hait vraiment les gauchistes », a lâché un jour Stone, alors que Parker a sa carte au parti libertarien… Selon Welch, le retour du politiquement correct serait en grande partie responsable de ce retour de flamme.

 « La gauche américaine aujourd’hui n’est pas fun ! On est loin des années 70 et du sexe, drogue et rock’n’roll. Les démocrates sont prisonniers de la bien-pensance. Cette nouvelle rigueur morale de la gauche actuelle pousse de nombreux jeunes vers nous… »

Le philosophe Eric Sadin acquiesce à regret: 

«Ils ont réussi à faire croire que leur forme de néo-ultralibéralisme avait une dimension inéluctable, car du côté du cool, de la liberté. Ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont des emmerdeurs crispés ou des rétrogrades : c’est effrayant.» 

En France, les libertariens restent discrets. Emmanuel Bourgerie, l’auteur du blog «Le French Libertarien» est un développeur expatrié en Irlande, passé par le parti Pirate et les Verts. Se définissant comme un «électron libre, venu de la gauche», notamment via la défense des libertés numériques, il reconnaît avoir du mal à se situer sur l’échiquier politique français, à la recherche d’une illusoire troisième voie…
Le spécimen hexagonal du mouvement le plus médiatique est probablement Gaspard Koenig (3), 33 ans. Habitué des plateaux de télé, cet essayiste tout-terrain à la tête de son propre think-tank préfère le terme «libéral», plus frenchie, à celui de libertarien. A l’œil nu, la différence n’est pas flagrante. «On ne peut pas différencier les libertés économiques et sociétales, entre Uber et la GPA », affirme-t-il, rêvant de réconcilier les « juristes barbus et les économistes chauves ». Pour cela, il mise sur une prochaine « uberisation de la politique » par la génération Y… qui sera, ou ne sera pas, libertarienne. —  

Guillaume Gendron

(1) Ces économistes, Milton Friedman en tête, étaient de fervents défenseurs de l’économie de marché, résolument opposés à l’intervention des états et aux régulations.
(2) Uberisation : néologisme désignant la prédation de pans entiers de l’économie (comme les taxis avec Uber) par des entrepreneurs venus du web en faisant fi des régulations et des modèles existants.
(3) Auteur de le Révolutionnaire, l’expert et le geek, combat pour l’autonomie, éditions Plon, 2015.


FOCUS : L’égoïsme connecté, Made in Silicon Valley
Pendant longtemps, le profil Twitter de Travis Kalanick, PDG d’Uber, donnait à voir la couverture d’un livre de la romancière américaine Ayn Rand, intitulé la Source vive. Travis Kalanick n’est pas la seule figure de la « Valley » à admirer cette auteure peu connue des Européens, figure d’un libertarianisme radical, hyper-individualiste et ultra-capitaliste. Peter Thiel, un des créateurs de la solution de paiement en ligne Paypal et business angel influent, investisseur précoce de Facebook, est lui aussi un zélote de la romancière et philosophe. Il lui a d’ailleurs consacré, en 2009, un dense essai intitulé l’Education d’un libertarien. Peter Thiel a également soutenu le candidat libertarien Ron Paul à la présidentielle en 2012 et investi dans le Seasteading Institute, un projet visant à créer des îles artificielles dans les eaux internationales uniquement régies par les principes du mouvement.
La liste des héritiers d’Ayn Rand est longue. Parmi eux, Jeff Bezos, patron d’Amazon, Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, Elon Musk, nouvelle coqueluche des médias et boss de Tesla Motors, Scott McNealy, ancien PDG de l’éditeur de logiciels Sun Microsystems, Craig Newmark, créateur du site Internet Craigslist, sans parler des promoteurs du transhumanisme tel Max More…

 Figure de proue
Ayn Rand, née en 1905 à Saint-Pétersbourg et décédée à New York en 1982, est considérée outre-Atlantique comme une des penseuses les plus influentes du XXe siècle. Ses romans phares, la Source vive (1943) et la Grève (1957), demeurent aujourd’hui des best-sellers, vendus à plusieurs millions d’exemplaires. Ils posent les fondements de sa philosophie, à savoir un rejet farouche du collectivisme et la défense d’un « égoïsme rationnel », pierre angulaire de la réussite et du bonheur. Chez Ayn Rand, il s’agit de privilégier à tout prix la liberté individuelle sur l’égalité, l’individu sur le collectif. Cette pensée prend source dans l’histoire personnelle de la romancière, immigrée russe qui a passé sa jeunesse en URSS. Marquée au fer rouge par cette expérience et profondément anti-communiste, elle fut témoin à charge lors des procès sous le Maccarthysme.
L’adhésion de la Silicon Valley au libertarianisme « randien » est-elle opportuniste ou s’agit-il d’une conviction profonde ? Un peu des deux, répond Sébastien Caré, spécialiste de la pensée libertarienne. 

 « Le libertarianisme satisfait parfaitement les intérêts des patrons de la Silicon Valley, eux qui veulent détruire les structures existantes, considérées comme des entraves à la liberté d’entreprendre, et promouvoir des innovations dites disruptives, explique-t-il.  Ils partagent la croyance que les nouvelles technologies sont une promesse d’émancipation de l’individu de toute autorité, couplée à l’idée que l’on s’accomplit en faisant fi du collectif. Il y a également une dimension messianique chez Rand qui séduit ces hommes qui souhaitent véritablement changer le monde. Mais je pense aussi que la Valley est profondément libertarienne, n’oublions pas que la Californie est le berceau du libertarianisme, né dans les années 60 du mariage de la nouvelle gauche, issue de la contre-culture californienne, et du libéralisme classique. » 

Le cas d’Uber est emblématique de la volonté de mettre à bas des secteurs réglementés et protégés par l’état, tout comme l’essor du BitCoin, cette devise alternative qui s’attaque au monopole des états sur l’émission de la monnaie. Courant de pensée fourre-tout, éclaté en de nombreuses chapelles, le libertarianisme s’offre aujourd’hui une nouvelle vitrine avec la Silicon Valley et, discrètement, infuse la société. Du reste, ce libertarianisme « high-tech », randien, heurte-t-il souvent la vieille garde libertarienne, parfois bien installée dans l’establishment de Washington. Trop tapageur, trop arrogant et en rupture avec une certaine orthodoxie. 

« A titre d’exemple, les libertariens sont généralement contre la propriété intellectuelle alors que les libertariens de la Silicon Valley souhaitent eux que l’état protège leurs brevets, souligne Sébastien Caré. C’est la même chose avec l’immigration, les libertariens sont pour l’ouverture totale des frontières. A l’inverse, Mark Zuckerberg souhaite qu’elle soit réservée aux élites. » 

Une vision de la liberté très restrictive en fin de compte.—  
Fabien Benoît


Source

Rhôooooo des libertariens !!!

 







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