Les résultats budgétaires du premier mois de l'exercice 2026 ont été retardés par la fermeture, pendant 43 jours, de nombreuses agences fédérales, ce qui a entraîné des retards dans certains paiements, notamment les salaires des fonctionnaires, a déclaré un responsable du Trésor. Le déficit du mois dernier a augmenté de 27 milliards de dollars, soit 10 %, par rapport au déficit de 257 milliards de dollars (non corrigé de l'inflation) enregistré en octobre 2024, principalement en raison du report à octobre d'environ 105 milliards de dollars de dépenses liées aux prestations sociales de novembre pour certains programmes militaires et de santé. Compte tenu de ces variations, le déficit d'octobre aurait été d'environ 180 milliards de dollars… Les dépenses d'octobre, y compris les versements d'allocations de novembre, se sont élevées à 689 milliards de dollars, soit une hausse de 18 % par rapport aux 584 milliards d'octobre 2024. Un responsable du Trésor a indiqué que le ministère ne disposait pas d'une estimation précise de la réduction des dépenses due aux retards de paiement de diverses agences, provoqués par la paralysie des services publics, mais que le Trésor estimait cette réduction inférieure à 5 % du total des dépenses.
décembre 05, 2025
Us économie: Changement de régime macro et paiements d'intérêts fédéraux à la hausse...
novembre 19, 2025
Théorie du capital et de l'intérêt - « acheter maintenant, payer plus tard » (BNPL)
Les coûts cachés de la culture du « Achetez maintenant, ainsi payez plus tard »
« …l'inflation… ébranle les fondements de la structure sociale d'un pays. Les millions de personnes qui se voient privées de sécurité et de bien-être sombrent dans le désespoir. » La prise de conscience d'avoir perdu la totalité ou la quasi-totalité de leurs économies bouleverse leur vision des choses. Cet événement marque particulièrement les jeunes. Ils apprennent à vivre au jour le jour et méprisent ceux qui tentent de leur inculquer une morale et une frugalité « à l'ancienne ».
septembre 13, 2025
FIN DU JEU : LA FED EST MORTE; "L'ÂGE D'OR ARRIVE !"
COUP DE TONNERRE : LA RÉSERVE FÉDÉRALE DÉVOILÉE — LE SECRÉTAIRE AU TRÉSOR BESSENT LA QUALIFIE DE MOTEUR D'ESCLAVAGE ET DE GUERRE ÉCONOMIQUE
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent vient de lâcher une bombe de vérité sur la Réserve fédérale. Il l'a appelée par son nom — un cartel armé qui écrase la classe moyenne tout en distribuant des billions aux élites. Powell est démasqué. La Fed doit être démantelée — sinon l'Amérique meurt.
LA FED : ENNEMI DE LA RÉPUBLIQUE
Derrière le masque académique se cache le cartel le plus dangereux d'Amérique. Elle imprime de l'argent à partir de rien. Elle fixe le prix du temps. Elle récompense les riches et détruit la classe ouvrière — délibérément. Les mots de Bessent frappent comme un missile : « La Réserve fédérale est l'un des principaux moteurs des inégalités en Amérique. » Ce n'est pas une erreur. C'est un coup politique fatal — confirmant ce que des millions savent déjà : la Fed ne stabilise pas l'économie. Elle l'étrangle.
DES BILLIONS POUR L'ÉLITE — DE L'INFLATION POUR VOUS
Pendant la panique du COVID, la Fed a imprimé 9 BILLIONS de dollars. Cet argent est allé directement dans les actions, obligations et l'immobilier — tous détenus par le top 1 %. Pendant ce temps, loyers, courses et hypothèques sont devenus impossibles pour la famille moyenne. Bessent ne mâche pas ses mots : « La Fed a permis que les disparités de classe et générationnelles s'aggravent. » C'est un vol déguisé en politique. C'est une guerre des classes menée par des économistes en costume.
LA FED EST CAPTURÉE
La Fed prétend être « indépendante ». Indépendante de qui ? Les banques de Wall Street ? Non. Les fonds globalistes ? Non. Les élites de Davos ? Non. Le peuple américain ? OUI. Chaque hausse de taux, chaque retard dans les baisses est une balle économique tirée dans la poitrine de la classe moyenne.
BESSENT EXIGE DES MESURES
Il ne se contente pas de critiquer — il ordonne à la Fed de baisser les taux MAINTENANT : « Si les données sont atroces, des baisses compensatoires sont nécessaires. » Traduction ? Powell a menti. La Fed a protégé les investisseurs, pas les travailleurs. Maintenant ils doivent payer le prix.
L'AMÉRIQUE DE TRUMP NE SE LAISSE PLUS PILLER
Le président Trump ne laisse plus la Fed piller Main Street pour nourrir BlackRock et les parasites mondiaux. Le peuple exige des comptes. C'EST LA GUERRE La Fed a menti, enrichi l'élite, détruit la richesse générationnelle et armé la politique contre la République. Maintenant le masque est tombé. Auditez-la. Purgez-la. Brisez-la. Parce que la Fed n'est pas seulement cassée — elle est l'ennemi.
FIN DU JEU : LA FED EST MORTE — LE RESET DE L'OR DÉCLENCHE UNE RÉVOLTE FINANCIÈRE MONDIALE
La mort de la Réserve fédérale n’est pas à venir. Elle est déjà là. Les monnaies fiduciaires s’effondrent partout, l’or a brisé toutes les barrières, et le tant attendu Reset Monétaire Global est enfin entré dans sa phase irréversible. Ce qui était moqué comme une théorie du complot est désormais un fait. L’illusion est morte. Le reset est réel. Les nations abandonnent le dollar, les banques centrales accumulent de l’or, et les piliers de l’ancien système financier s’effondrent. Ce n’est pas un exercice.
C’est l’effondrement d’une tromperie centenaire, qui se déroule en direct. Depuis plus de 100 ans, le monde était enchaîné par de la monnaie papier imprimée à partir de rien et contrôlée par des banquiers centraux non élus. Ils ont dévalué les salaires, détruit les économies, et asservi des générations par la dette. Cette époque est terminée. La transition vers l’or est en cours — et elle s’accélère.
L’or a franchi les 3 000 $ l’once. L’argent explose. Ce n’est pas une fluctuation de marché. C’est une démolition contrôlée du fiat et un mouvement mondial vers les actifs tangibles. L’Irak, la Russie, la Chine, les BRICS — ils ne devinent pas. Ils agissent. La Fed est acculée. Elle ne peut pas imprimer de l’or. Elle ne peut plus simuler la valeur. Trump et ses alliés l’avaient prévu. Lors de son premier mandat, il a posé les bases d’un retour à une monnaie saine. Sa guerre économique discrète contre la Fed, la restructuration du commerce mondial, et les signaux publics autour de l’or n’étaient jamais accidentels.
Maintenant, avec la mort du fiat et le déclin du pouvoir des banques centrales, l’architecture économique de Trump renaît de ses cendres. Et ce n’est pas seulement Trump. Musk, les ingénieurs blockchain, et les lanceurs d’alerte mondiaux s’alignent en temps réel — construisant un futur décentralisé, adossé à des actifs, hors de portée du cartel bancaire. Ce n’est pas le Grand Reset globaliste.
Ce système était basé sur le contrôle : identité numérique, monnaie programmable, dépendance universelle. Mais leur version échoue. Le vrai reset repose sur une vraie valeur. Des actifs tangibles. Des systèmes décentralisés. Les élites paniquent — car leurs astuces ne fonctionnent plus. Leurs monnaies sont rejetées, leurs banques centrales exposées, et leur monopole de plusieurs décennies s’évapore dans la fumée de l’or. Le monde se réveille face au mensonge. C’est le dernier chapitre du fiat.
La richesse du futur appartiendra à ceux qui détiennent la vérité en valeur — or, argent, énergie, et actifs impossibles à falsifier. Quand ce basculement sera complet, il n’y aura pas de retour en arrière. La Fed est finie. Le fiat est terminé. Le nouvel ordre financier a déjà commencé.
Préparez-vous.
"L'ÂGE D'OR ARRIVE !" Donald Trump sur scène à Turning Point Action. Trump dit : Et à nous tous qui nous tenons devant vous aujourd'hui, je peux fièrement proclamer que l’âge d’or de l’Amérique approche. Ce sera un âge d'or. Nous avons un esprit que nous n'avions pas il y a peu de temps. Par Trump
janvier 11, 2024
BASTIAT: CE QUE L'ON PENSE, ET OÙ CELA NOUS MÈNE
Ce texte ici présenté est une opinion de Jérémie T. A. Rostan de QL
agrégé de
philosophie et enseigne actuellement la philosophie aux
États-Unis.
M. Rostan a terminé premier au « Concours Bastiat » organisé
par le site
Un monde libre. Nous publions ici le texte qui lui a
valu cette 1ere place.
« Je pourrais soumettre ici une foule d’autres questions à la même
épreuve. Mais je recule devant la monotonie d’une démonstration
toujours uniforme… »
C’est par ces deux lignes
que Frédéric Bastiat conclut son ouvrage aujourd’hui le plus
célèbre,
Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, dont le titre
est devenu une expression proverbiale et un puissant outil de
pensée dans la tradition libérale. À tel point qu'au 20e siècle, un
autre grand publiciste, Henry Hazlitt, en a tiré la leçon de sa si
célèbre
Économie en une leçon.
Pourtant, si la pensée de Frédéric Bastiat consiste bien à mettre l’opinion « à l’épreuve » afin de procéder à la « démonstration » de son absurdité, la leçon qu’il nous lègue est bien plus générale, et puissante, que cette simple distinction.
On peut la résumer ainsi: si l’on accepte une idée, alors on doit
accepter le principe dont elle se déduit, ainsi que toutes
les conséquences qui en découlent.
Telle est l’« épreuve » à laquelle Frédéric Bastiat soumet
constamment l’opinion: lui faire voir le principe qu’elle suppose,
et surtout les conséquences auxquelles il conduit logiquement.
C’est là ce qui permet de « démontrer »: qu’elle est
inconséquente, c’est-à-dire incohérente et contradictoire avec
elle-même, et cela parce qu’elle repose sur un principe faux qui,
s’il était poussé jusqu’au bout, conduirait à des absurdités
manifestes – et désastreuses.
|
Dans une fausse voie, on est toujours inconséquent, sans quoi on tuerait l’humanité. Jamais on n’a vu ni on ne verra un principe faux poussé jusqu’au bout. J’ai dit ailleurs: l’inconséquence est la limite de l’absurdité. J’aurai pu ajouter: elle en est en même temps la preuve. |
Cette leçon, Frédéric Bastiat l’énonce au
chapitre VIII, intitulé « Les Machines »,
du même ouvrage. Outre sa validité
universelle et fondamentale, elle est, dans ce contexte,
particulièrement importante pour notre époque, car elle examine
l’opinion selon laquelle le progrès technologique est une
malédiction, cause de chômage et de misère.
Si, pour prendre un exemple récent, l’introduction de caisses
automatiques dans les supermarchés était un mal, comme le prouve le
pauvre destin des caissières, alors il doit être vrai qu’une société
est d’autant mieux lotie qu’elle a plus de travail à faire et moins
de capital pour l’y aider – l’idéal étant, évidemment, de s’échiner
en vain à mains nues. N’est-il pas horrible que la productivité
augmente et qu’une même quantité de travail procure plus
de satisfactions?!
Mais si la leçon de Frédéric Bastiat importe surtout au monde
d’aujourd’hui – et de demain –, ce n’est pas seulement parce qu’il est
le lieu d’un progrès technologique constant: c’est aussi parce que
ce dernier transforme ce lieu même, en modifie l’échelle, et
l’unifie.
|
Deux principes opposés |
Toutes les opinions examinées par Frédéric Bastiat sont des préjugés
favorables à l’intervention du gouvernement dans l’économie. Or ces
interventions concernent toujours l’échelle nationale. Mais
si elles étaient bonnes, elles devraient l’être parce qu’elles se
fondent sur un principe qui l’est lui-même; par conséquent, elles
devraient l’être aussi à l’échelle infra et supranationale.
S’il est, par exemple, néfaste que certaines industries d’un certain
pays se « délocalisent », il doit l’être aussi que chacun
de ses citoyens « perde » un travail qu’il pourrait lui-même
accomplir et échange quoi que ce soit avec qui que ce soit!
Nous touchons ici, véritablement, au coeur de ce que Frédéric
Bastiat a à nous apprendre, et au trésor de son héritage. L’échange
et la contrainte sont deux principes opposés. Dès lors, si
l’on admet qu’un échange quelconque, parce qu’il est libre, est
réciproquement profitable, alors on doit admettre qu’il en est ainsi
par principe, et la conséquence logique est qu’il en est toujours et
partout ainsi du libre-échange, de quelque secteur ou échelle de
l’économie qu’il s’agisse.
Inversement, si l’on défend une intervention quelconque,
parce que l’on pense qu’elle conduit à un meilleur résultat
que l’échange dont elle contraint la liberté, alors on doit
admettre que la contrainte est un principe préférable
à la liberté des échanges, ce qui doit logiquement conduire
à défendre une administration totale de l’économie à
l’échelle de la planète.
S’il fallait trouver, au 20e siècle, un digne successeur à
Frédéric Bastiat, ce serait donc, non pas dans le style,
mais dans l’idée, l’économiste américain et
philosophe libertarien de l'école autrichienne, Murray Rothbard. Celui-ci affirmait
en effet: « Seuls les extrémistes sont cohérents ».
Tel est le fond de la pensée de Frédéric Bastiat, et sa
leçon pour notre époque. L’économie et la politique, la
liberté et la contrainte, sont deux principes opposés entre
lesquels il n’est, pas plus qu’entre aucun principe
opposé, aucun « mixte » possible. Tout compromis
relèverait, ici, de la contradiction.
Soyez libéraux, donc, ou soyez socialistes, mais soyez
conséquents! Et si vous penchez pour la seconde option,
voyez que votre principe, s’il était « poussé jusqu’au bout », « tuerait l’humanité ».
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Désordre monétaire mondial |
Un mot doit être dit, ici, de l’ordre, ou plutôt du
désordre, monétaire mondial et de ce qui a façonné le 20e
siècle: non pas la guerre, mais le monopole des banques
centrales qui a été la condition nécessaire de la barbarie.
La leçon de Frédéric Bastiat s’applique ici avec force. Si
une banque centrale pouvait « soutenir » l’économie en
augmentant la masse monétaire et étendant le crédit, de
telle sorte que l’investissement soit supérieur à l’épargne
et/ou la consommation à la production, alors à quoi
servirait-il d’épargner et même de produire quoi que ce soit?
Si la planche à billets était, comme l’affirme Ben Bernanke,
l'actuel président de la Réserve fédérale,
une « technologie miracle » pouvant quoi que ce soit d’autre
que d’imprimer des billets, pourquoi ne se contenterait-on
pas de cette seule production? Et, inversement, s’il
est évident que des billets ne se mangent pas, pas plus
qu’ils ne peuvent servir à quoi que ce soit d’autre qu’à
être échangés contre une certaine richesse en fonction de
leur nombre, ne l’est-il pas que la création monétaire
ne produit pas la moindre richesse – pire, qu’elle en
détruit?
Mais il y a, outre la leçon qu’il nous donne, une
question que Frédéric Bastiat nous pose, et
à laquelle le monde d’aujourd’hui aura à répondre pour le
monde de demain: Est-il jamais trop tard pour revenir
sur ses pas dans une fausse voie?
Plus on en vient « au bout », plus on s’illusionne en
suivant un faux principe, « plus dure sera la chute » et le
retour à la réalité. Le retour aux principes de l’économie a
un coût grandissant à mesure qu’on s’en éloigne; si bien que
l’on risque aussi de désespérer pouvoir les supporter.
C’est aujourd’hui, à horizon proche – bien plus proche que la
« fin du pétrole » ou les conséquences néfastes du « réchauffement climatique » –, que le simple intérêt
sur la totalité des dettes publiques et privées
dépassera, dans un pays comme les États-Unis, la totalité de
la production annuelle.
On s’est engagé sur cette voie parce que l’on a feint de
croire en et à l’État, cette fiction à travers laquelle
chacun s’efforce de vivre aux dépens de ses concitoyens et
des générations futures. Ce faisant, on ne s’est pas
seulement trompé de principe: on a aussi inversé toutes les
valeurs, faisant de la propension de l’État à s’endetter et
à étendre le crédit à la production et la consommation à
crédit une vertu devant racheter la propension des
capitalistes à épargner et à réaliser des profits. C’est là
une faute que l’on paiera cher, mais que l’on doit racheter.
|
Mourir d’illusions |
À la question que nous pose Frédéric Bastiat, nous ne
pourrons donc répondre que par la Dénationalisation de la
monnaie et le démantèlement de l’État-providence.
L’alternative, en effet, n’en est pas une: c’est, comme le
pointait déjà Friedrich Hayek dans La Route de la
Servitude, son effondrement, et avec lui celui de la
civilisation.
À cet égard, le risque est bien que le 21e siècle donne
tort à Frédéric Bastiat. La raison humaine ne peut-elle
aller au bout de sa propre négation? Nous avons vu
que le socialisme tuerait l’humanité; et pourtant nous ne
voulons, semble-t-il, toujours pas le voir. De même,
face à l’effondrement de la pyramide d’emprunts construite
par les Banques centrales, le monde s’est écrié: « Fiat
money, pereat mundus! »
Après tout, peut-être préférerons-nous mourir d’illusions,
contraints et forcés, à vivre libres, conscients et
responsables…
Source QL
mai 03, 2015
Les économistes entre incompétences, idéologie, charlatans; faut-il les licencier ?
Sommaire:
B) Faut-il licencier tous les économistes ? Par Eric Le Boucher - L'Opinion
C) Élie Cohen, l’unique économiste de France - par vogelsong
série limitée, à Hollande
Article publié le 28.04.2015 chez nos amis lesobservateurs.ch
« Le véritable visage du socialisme: des « petits cadeaux entre amis » que le simple péquin aurait bien du mal à s’offrir, payés par les deniers du peuple qui n’a pas eu son mot à dire.
Le cadeau offert par la Municipalité de Lausanne au président français et à la présidente suisse vient de l’atelier d’Olivier Randin. »
«Elles ne coûtaient pas plus de 3000 francs pièce, se souvient-il. En revanche, la Ville de Lausanne possède l’exclusivité de cette série limitée. Je n’ai donc plus le droit de fabriquer ce modèle.»
B) Faut-il licencier tous les économistes ?
« D’un côté les taux sont bas, d’un autre côté les taux sont haut », « D’un côté il faut réduire le déficit, d’un autre côté il ne faut pas le réduire ».
“C’est une crise particulière, c’est une crise financière” E. Cohen le 12 août 2011 sur France Inter
Jean-Michel Charpin est membre du Cercle des économistes
Dans l’univers des métiers de la finance, la fonction d’économiste revêt un caractère particulier du fait des compétences que ce métier exige et de la diversité de sa pratique.
Plusieurs types d’économistes coexistent. Les universitaires sont les plus répandus. Leur travail consiste pour l’essentiel à enseigner l’économie aux étudiants d’université. Ces enseignants sont également en charge de travaux de recherche qui peuvent donner lieu à la remise de récompenses scientifiques, la plus renommée étant, bien sûr, le prix Nobel. Evidemment, les travaux qui s’appuient sur la modélisation mathématique sont les plus prisés et la prédominance des universités américaines n’est plus à démontrer, même si certaines écoles de commerce cherchent également à occuper ce créneau.
Plusieurs types d’experts
A côté de ces postes d’enseignant, des économistes se consacrent entièrement à des travaux de recherche. Dans la sphère publique, on trouve deux profils : des théoriciens purs et durs – les chargés de recherche du CNRS – et des macroéconomistes qu’on trouvera davantage au sein de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ces derniers traitent l’information statistique nécessaire à l’analyse de la conjoncture. Ils dressent aussi des prévisions économiques, utilisées notamment par le gouvernement pour préparer les projets de loi de finances. Chaque pays possède un tel institut dont les travaux sont «agrégés» par l’institut européen Eurostat pour l’Union européenne. Des institutions comme le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale emploient aussi de nombreux spécialistes.
Le secteur privé n’est pas en reste. Des macroéconomistes sont présents dans les instituts de conjoncture. L’Ifo en Allemagne est bien connu, tout comme Coe-Rexecode en France ou encore Xerfi. Le financement de ces activités est assuré par la vente d’études thématiques, sectorielles, ou par des cotisations d’entreprises. Certaines sociétés emploient également des microéconomistes. Ils sont chargé d’analyses plus fines de marchés locaux.
De la banque à la salle de marché
Mais ce sont, comme leur nom l’indique, les économistes de marché, travaillant dans les banques ou les compagnies d’assurances, qui sont le plus en prise avec les marchés financiers et qui nous intéressent donc plus particulièrement ici. Ils sont d’ailleurs souvent physiquement présents dans les salles de marché. Leur rôle est assez simple : participer à la réalisation de plus-values, pas directement comme les opérateurs financiers, mais indirectement par leur activité de conseil.
En tout premier lieu, ces experts réalisent des prévisions économiques de moyen terme, par exemple la croissance économique de pays lors des deux prochaines années. Ce travail s’appuie beaucoup sur l’analyse qualitative et la mise en place de scénarios. Les économistes réalisent aussi des prévisions de court terme afin de permettre aux traders de se positionner avant l’annonce de statistiques censées faire « décaler » le marché. La publication des chiffres de l’emploi américain est un bon exemple. Ces experts recourent à l’économétrie, discipline utilisant des méthodes statistiques pour établir des corrélations entre certaines variables économiques. Ils doivent aussi anticiper les décisions des banques centrales dans leur pilotage des taux d’intérêt, comme celle de la BCE le 7 avril.
Thèmes d’investissement
Deuxièmement, les économistes de marché travaillent la main dans la main avec les stratégistes, qui ont une approche plus directement liée aux produits que les économistes (actions, obligations ou changes). Ils doivent définir des thèmes d’investissement. Après le Portugal, quel sera le prochain domino à tomber? L’inflation est-elle durablement de retour ? Voilà deux thèmes majeurs développés par les économistes et les stratégistes ces derniers mois. Enfin, ces experts consacrent une part importante de leur temps à rencontrer la clientèle de leurs établissements financiers (gérants, fonds de pension, assureurs...) pour présenter leurs perspectives économiques et de marché.
Leur formation est en général universitaire. Les profils d’ingénieur confortés d’un doctorat en économie sont appréciés. Il existe aussi en France une école réputée, l’Ensae, qui est tout simplement l’école de l’Insee. La rémunération brute d’un débutant approche 3.000 €, avec des écarts importants au sein des secteurs d’activité. Dernière précision : un grand nombre d’économistes évoluent à moyen terme vers des postes opérationnels, au moins ceux exerçant leurs talents dans les banques.
Philippe Wenger
- Florin Aftalion
- Maurice Allais
- Louis Bachelier
- Peter Thomas Bauer
- Gary Becker
- Walter Block
- Gérard Bramoullé
- James McGill Buchanan
- Jean-Louis Caccomo
- Jean-Pierre Centi
- Ronald Coase
- Chris Cole
- Antonio De Viti De Marco
- Luigi Einaudi
- David Friedman
- Milton Friedman
- Alan Greenspan
- Friedrich Hayek
- Henry Hazlitt
- Robert A. Heinlein
- Hans-Hermann Hoppe
- Jesús Huerta de Soto
- Jörg Guido Hülsmann
- Anthony de Jasay
- John Jewkes
- Israel Kirzner
- Serge-Christophe Kolm
- Ludwig Lachmann
- Gaston Leduc
- Bertrand Lemennicier
- Pierre Lemieux
- Bruno Leoni
- Henri Lepage
- Leonard P. Liggio
- Friedrich Lutz
- Étienne Mantoux
- Carl Menger
- Ludwig von Mises
- Christian Mouly
- Philippe Nataf
- Maffeo Pantaleoni
- Richard Posner
- Justin Raimondo
- Jules Regnault
- George Reisman
- Wilhelm Röpke
- Murray Rothbard
- Jacques Rueff
- Pascal Salin
- Hans Sennholz
- Günter Schmölders
- Amartya Sen
- Arthur Shenfield
- Patrick Simon
- Philippe Simonnot
- Vernon L. Smith
- Thomas Sowell
- Michel Villey































