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septembre 04, 2026

La capitalisation serait un système dangereux pour les retraités, quelle blague étato-collectiviste !!

441 504€ versés. 288 000€ récupérés. 0€ transmis. Et on vous explique que la capitalisation serait le système dangereux. 🤣 

Prenons @NicolasQuiPaie qui touche 2 079€ nets. Chaque mois, 876€ financent sa retraite. S'il cotise ainsi pendant 42 ans, cela représente 441 504€ versés. 

Il part à 64 ans, touche 1 500€ par mois et meurt à 80 ans . Sur ses 16 années de retraite, il aura reçu 288 000€. 


 Et après sa mort ? Rien à transmettre. Il a fait -35% de rendement. 

 C'est le principe de la répartition à la française : ses cotisations n'ont jamais constitué son patrimoine. Elles ont immédiatement servi à payer les retraités de son époque. 

Prenons maintenant exactement les mêmes 876€ mensuels et plaçons-les pendant 42 ans avec un rendement annuel moyen de 5,6%. Et ce n’est pas un taux extravagant. C'est le rendement de long terme classique d'un portefeuille diversifié et relativement prudent. 

Capital obtenu : environ 1,7 M€. Peu importe l'âge auquel il décède, le reliquat non consommé sera transmis, éventuellement d'indignes droits de succession. 

Et même avec une hypothèse encore plus conservatrice de 4%, sur dépasser 1,1 million d'euros. 

 Que se passe-t-il en cas de crise boursière ? 

 À la retraite, Nicolas Durand ne prend évidemment pas la totalité de son argent en une fois ! Il met en place un retrait programmé mensuel ou le converti en location viagère réversible. Le reste demeure investi et continue même de générer des intérêts. 

Une crise boursière peut donc temporairement réduire la valeur du portefeuille sans anéantir mécaniquement quarante années d'épargne. 

 Les bancassureurs organisent justement la diversification, la diminution progressive du risque avec l'âge et l'étalement des retraites. Leurs frais de gestion sont directement liés aux performances, ils y ont intérêt. 

Voilà les deux différences fondamentales : 

 1. La capitalisation possède un risque financier, que l'on peut diversifier et étaler sur quarante ans. La répartition possède un risque démographique et politique : moins d'actifs, davantage de retraités, croissance faible, dette publique, hausse des cotisations, recul de l'âge ou diminution relative des pensions. 

2. Avec la capitalisation, quarante années de cotisations produisent quarante années de rendement composé et créent un patrimoine. Avec la répartition, 441 504€ de cotisations peuvent aboutir dans notre exemple à 288 000€ de pensions et à zéro euro de capital transmissible. 

Partagez ce post, il est remboursé par la Sécu en présentant votre carte vitale.

La "journaliste" de L'Humanité s'oppose à @knafo_sarah 4 arguments contre la capitalisation. 

1. "Tout le monde ne peut pas investir sur les marchés et supporter le risque." Personne ne propose que chaque employé devienne trader. Dans les systèmes capitalisés, l'argent peut être confié à des fonds de pension professionnels, largement diversifiés, exactement comme en Suisse, aux Pays-Bas ou dans les fonds de pension américains. Dans l'OCDE, les fonds de pension constituant d'ailleurs le principal véhicule des retraites professionnelles dans la majorité des pays concernés. Le risque financier existe. Il se gère par la diversification, l'horizon de garantie ans et une allocation progressive plus prudente à l'approche de la retraite. La répartition supportée, elle aussi, un risque majeur : la démographie. Le COR estime qu'en France le rapport entre cotisants et retraités passerait de 1,8 en 2025 à 1,3 en 2070. Quand ce ratio se dégrade, l'équation finit essentiellement par porter sur les cotisations, l'âge de départ ou le niveau relatif des pensions. (photo 1) 

 2. "Placer son argent en Bourse, c'est croire qu'on va devenir riche." C'est un homme de paille, Knafo parle d'intérêts composés. Prenons son exemple : 876€ par mois pendant 42 ans représentent 441 504€ de versements. Avec un rendement moyen de 4%, on obtient environ 1,14 millions d'euros. À 5,6 %, environ 1,77 millions. L'hypothèse n'a donc rien d'extravagant. CalPERS, gigantesque fonds de pension américain, affiche 6,81% annualisés sur les vingt dernières années au 30 juin 2026. L'OCDE elle-utilise dans ses projections même de retraite capitalisée une hypothèse prudente de 2,5% de rendement réel net (inflation, frais et coût de conversion en rente inclus). Une crise peut évidemment faire chuter temporairement le portefeuille. À 64 ans, personne ne liquide 40 années d'épargne en une fois. Soit sur programme des retraits, soit sur transformation en location viagère réversible. Pendant ce temps là, le capital continue de générer des intérêts. (photo 2) 

 3. "La répartition, c'est la solidarité. La capitalisation, c'est chacun pour soi." C'est le sophisme central. La solidarité définit qui aide qui. La capitalisation et la répartition séparant comment l'argent destiné aux retraites est financé. On peut parfaitement avoir un socle universel financé collectivement, des mécanismes redistributifs, des pensions minimales et, au-dessus, une retraite capitalisée. C'est exactement la logique suisse : un premier pilier assure la prévoyance de base et un deuxième pilier obligatoire constitue une épargne professionnelle. Le système couvre également les risques comme l'invalidité et le décès. Et il existe une différence patrimoniale fondamentale. En répartition, vos cotisations financent immédiatement les pensions actuelles. Vous n'accumulez aucune créance patrimoniale transmissible correspondant à ces versements. Avec un compte capitalisé, un actif existe réellement. Selon la forme choisie pour la sortie et les garanties du produit, toute ou partie du capital résiduel peut également bénéficier aux héritiers. (photo 3) 

 4. "Et ceux qui ont des enfants, sont au chômage ou connaissent un accident de parcours ?" Encore une confusion. Une interruption de carrière diminue spontanément les droits DANS LES DEUX SYSTÈMES. Même en répartition, cinq années sans cotisation doivent être compensées par un mécanisme de solidarité si l'on veut protéger la pension. L'OCDE estime d'ailleurs qu'une personne au salaire moyen connaissant cinq années de chômage percevra en moyenne une pension inférieure de 7% à celle d'une personne ayant effectué une carrière complète. 

La capitalisation n'interdit absolument aucune compensation. La Suède en fournit une démonstration concrète : possède elle une composante capitalisée dans laquelle 2,5% du revenu ouvrant droit à pension est investi, tout en accordant des droits pendant le congé parental, certaines études, le chômage ou la maladie. Elle prévoit également une pension garantie pour les revenus faibles. 

C'est donc l'objection la plus révélatrice : elle attribue à la répartition toutes les politiques de solidarité et retire artificiellement ces mêmes politiques à la capitalisation. Or on peut conserver le congé maternité, les droits familiaux, l'assurance chômage, l'invalidité, une pension minimale et toute la solidarité jugée nécessaire, tout en faisant fructifier une partie des cotisations pendant garanties ans. 

 Le vrai choix économique est ailleurs : voulons-nous financer les retraites d'aujourd'hui avec le travail des actifs d'aujourd'hui et la dette, ou voulons-nous également permettre à chaque génération d'accumuler des actifs productifs pendant toute sa carrière ? 

 La journaliste transforme un débat sur le financement des retraites en procès moral contre l'épargne. C'est beaucoup plus simple. C'est aussi beaucoup moins sérieux.
 

Et en même temps, qu'attendre de plus qu'une cagole en jogging qui travaille pour un magazine communiste ultra subventionné ?

GRM 


@grm_off Donneur d'opinions et conseiller en image numérique. Liens : https://linktr.ee/grmx Soutien : https://fr.tipeee.com/grm


https://x.com/grm_off/status/2095892063560564868


Retraite par capitalisation

La retraite par capitalisation est un système de financement de la retraite dans lequel les individus épargnent ou investissent de l'argent pendant leur vie active afin de constituer un capital qu'ils pourront utiliser pour financer leur retraite. Contrairement à la retraite par répartition, où les travailleurs actifs financent les prestations de retraite des retraités actuels sans aucune garantie d'avoir quelque chose pour leur retraite, de facto une pyramide de Ponzi[1], la retraite par capitalisation repose sur l'accumulation d'une épargne personnelle qui sera utilisée pour générer des revenus pendant la retraite.  

Définition et fonctionnement de la retraite par capitalisation en France

En France, la retraite était historiquement par capitalisation. C'est le maréchal Pétain qui l'a supprimée pour la remplacer par une retraite par répartition. Contrairement aux idées reçues, la retraite par capitalisation existe néanmoins pour partie en France aujourd'hui. Historiquement, seuls les fonctionnaires pouvaient en bénéficier, avec le système dit Préfon. Elle a été ensuite encouragée pour les professions libérales, avec le système dit Madelin. Plus récemment, pour tous les travailleurs, ont été créé le PERP puis le PER, offrant des mécanismes d'incitation fiscale afin de pallier la baisse inéluctable des prestations servies par les systèmes publics de retraite par répartition.

Alors que les Français réalisent que la retraite par répartition n'a pas d'avenir, la capitalisation prend une ampleur importante, tant en termes d'épargne que de soutien :

  • Les Français épargnent de plus en plus sur les supports dévolus à l'épargne retraite, comme le PER, créé par Emmanuel Macron en mai 2019. En 2022, 1,3 million de nouveaux épargnants ont choisi d'ouvrir ces produits, avec une collecte sur l'année de 18,7 milliards d'euros[2].
  • Selon un sondage mené en août 2023, « 84 % des Français sont favorables à la capitalisation pour financer leur retraite »[3]. Ce sont en particulier les plus jeunes qui soutiennent la retraite par capitalisation.

Avantages de la retraite par capitalisation

La retraite par capitalisation a de nombreux avantages :

  • Propriété et contrôle : ceux qui cotisent à un plan de retraite par capitalisation ont la propriété et le contrôle de leur épargne. Ils peuvent prendre des décisions sur la manière dont leur argent est investi, ce qui leur permet de personnaliser leur portefeuille en fonction de leurs objectifs et de leur tolérance au risque. Surtout, ils ont la garantie que leur épargne leur bénéficiera à eux, là où la répartition n'est qu'une promesse, soumise à des changements de règles permanents, de réforme en réforme.
  • Flexibilité : les systèmes de retraite par capitalisation offrent généralement plus de flexibilité en termes de cotisation et de retraits. Les travailleurs peuvent choisir d'épargner plus ou moins selon leur situation personnelle du moment. De la même manière, les retraités peuvent choisir quand et comment retirer leur argent, ce qui peut être avantageux pour répondre à des besoins spécifiques.
  • Potentiel de rendement : les fonds investis dans des comptes de retraite par capitalisation ont le potentiel de générer des rendements plus élevés que les systèmes de retraite par répartition car ils sont investis sur les marchés financiers. Les experts de l'Institut Économique Molinari ont pu ainsi calculer que la retraite par répartition était 50 à 70 % moins intéressante que la retraite par capitalisation pour le cotisant[4]
  • Héritage : en cas de décès prématuré, les actifs accumulés dans un plan de retraite par capitalisation peuvent être transmis aux bénéficiaires ou aux héritiers, là où les héritiers ne perçoivent rien avec la retraite par répartition.

Notes et références

  • Bernard Madoff et ses cousines : les retraites par répartition, Contrepoints

  • Après une année 2021 de rattrapage, l’assurance vie a retrouvé en 2022 son niveau d’avant la crise sanitaire avec 144,4 milliards d’euros de cotisations, France Assureurs

  • 84% des Français sont favorables à la capitalisation pour financer leur retraite, BFM, 31 août 2023

  • Bibliographie

    Voir aussi

    https://www.wikiberal.org/wiki/Retraite_par_capitalisation 

    avril 10, 2026

    Rand Paul : information sur la dette et l'économie américaine !

    Rand Paul 

    Notre dette est la plus grande menace pour notre sécurité nationale. Une solution efficace à ce problème serait d'adopter mon Plan des Six Sous qui permettrait d'équilibrer le budget en cinq ans.

    La spirale de la dette mène à la destruction du dollar : 6 observations, dures vérités que l’Amérique ne peut plus ignorer

    Article de Nick Giambruno, relayé par Doug Casey's International Man : « Dès qu'un gouvernement a le pouvoir de racheter sa propre dette, il ne manque jamais de le faire, ce qui finit par détruire la valeur de la monnaie.» – Ron Paul Prenons du recul et analysons la situation dans son ensemble afin d'évaluer la situation financière du gouvernement américain, son évolution probable et les conséquences possibles de ces tendances. 


     

    Observation n° 1 : Réduire les dépenses est politiquement impossible. Parmi les postes de dépenses les plus importants du gouvernement américain figurent les prestations sociales comme la Sécurité sociale et Medicare. Il est peu probable qu’un homme politique réduise ces prestations. Au contraire, je m’attends à ce qu’elles continuent d’augmenter. En effet, des dizaines de millions de baby-boomers – soit environ 22 % de la population – prendront leur retraite dans les années à venir. Réduire la Sécurité sociale et Medicare est un moyen infaillible de perdre une élection. Les intérêts de la dette fédérale constituent déjà le deuxième poste de dépenses fédéral. D’ici quelques mois, ils devraient dépasser ceux de la Sécurité sociale et devenir le premier.



    Face à la situation géopolitique la plus précaire depuis la Seconde Guerre mondiale, il est peu probable que les dépenses de défense nationale – un autre poste de dépenses majeur – soient réduites. Au contraire, une augmentation est quasi certaine. Le président Trump a proposé de les porter de 917 milliards de dollars à 1 500 milliards. La guerre en cours contre l’Iran garantit une forte hausse des dépenses militaires. Le Pentagone a d’ailleurs demandé 200 milliards de dollars supplémentaires pour ce conflit. Les différents programmes de santé et de protection sociale représentent également une part considérable du budget fédéral et il est peu probable qu’ils soient réduits. En bref, les efforts de réduction des dépenses seront vains tant qu’il ne sera pas politiquement acceptable de procéder à des coupes drastiques dans les prestations sociales, la défense nationale et la protection sociale, tout en réduisant la dette publique afin d’en diminuer les coûts d’intérêt. Autrement dit, les États-Unis auraient besoin d’un dirigeant qui, a minima, rétablisse une république constitutionnelle aux pouvoirs limités, ferme les 128 bases militaires à l’étranger, supprime les prestations sociales, démantèle l’État-providence et rembourse une part importante de la dette publique. Cependant, c'est un scénario totalement irréaliste. Il serait insensé de parier sur une telle chose. Voici le constat : Le gouvernement est incapable de ralentir la croissance des dépenses, et encore moins de la réduire. Les dépenses ne peuvent qu'augmenter, et de façon exponentielle.

    Observation n° 2 : L’endettement croissant est le seul moyen de financer les déficits Face à un choix, les politiciens optent toujours pour la solution la plus opportune. En l’occurrence, cela signifie augmenter la dette plutôt que de prendre des décisions budgétaires difficiles ou de déclarer un défaut de paiement. Prenons l’exemple de la farce récurrente du plafond de la dette au Congrès américain, relevé plus de 100 fois depuis 1944.


     

    Quoi qu'il en soit, ne comptez pas sur une hausse des recettes fiscales pour compenser l'augmentation des dépenses fédérales. Même avec un taux d'imposition de 100 %, cela ne suffirait pas à enrayer la croissance de la dette. Selon Forbes, les États-Unis comptent environ 902 milliardaires, dont la fortune cumulée s'élève à près de 6 800 milliards de dollars. Le gouvernement fédéral américain a dépensé environ 7 000 milliards de dollars au cours de l'exercice 2025 et dépensera très certainement bien plus en 2026 et les années suivantes. Même si le gouvernement américain confisquait la totalité des actifs des milliardaires par le biais d'un impôt sur la fortune, cela ne suffirait pas à couvrir une seule année de dépenses fédérales courantes. Et même après la confiscation de toute la fortune des milliardaires, le gouvernement américain devrait encore emprunter plus de 200 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de l'exercice 2025. En résumé : augmenter les impôts, même de façon extrême, ne changera rien à cette tendance inéluctable. La vérité est que, quoi qu’il arrive, les déficits continueront de croître, tout comme la dette nécessaire pour les financer. Le taux de croissance ne ralentira même pas ; il augmentera. Par conséquent, les charges d’intérêts sur la dette fédérale continueront de s’envoler.
     
    Observation n° 3 : Plus de la moitié de la dette du Trésor américain arrive à échéance d’ici 2028 Cette année, près de 10 000 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain arriveront à échéance. Et chaque obligation arrivant à échéance doit être refinancée aux taux actuels, bien plus élevés, ce qui engendre des coûts d’intérêt considérablement plus importants pour les années à venir. Ce qui se renouvelait auparavant sans difficulté ne peut désormais l’être qu’à un coût d’intérêt environ deux fois supérieur à celui de 2022. C’est ce que le graphique ci-dessous illustre en réalité : l’ère de l’argent facile est révolue. La période de « l’argent gratuit » est terminée, et il faut maintenant assumer la facture du dernier plan de relance. Plus de la moitié de la dette américaine arrivera à échéance d’ici 2028. Chaque fois que la dette américaine est refinancée à des taux plus élevés, les coûts d’intérêt augmentent le déficit ; des coûts qui doivent être financés par l’émission de nouvelles dettes, aggravant ainsi le problème. Il est important de noter que sur les 9 600 milliards de dollars arrivant à échéance cette année, environ 6 600 milliards (soit près de 69 %) sont des bons du Trésor à court terme. Ce phénomène est typique des crises de la dette. Face à la baisse de la demande d’obligations à long terme, les investisseurs se tournent vers des instruments à court terme comme les bons du Trésor, au détriment des obligations à 10 ans et à 30 ans. On observe le même schéma lors des crises des marchés émergents : le marché raccourcit les échéances à mesure que la situation se détériore. Seul un imprudent prêterait de l’argent à long terme à un État en faillite.
     



    Observation n° 4 : L’augmentation constante des charges d’intérêts alimente la spirale de la dette Les intérêts annuels de la dette fédérale dépassent 1 200 milliards de dollars et continuent d’augmenter. Cela signifie que plus de 23 % des recettes fiscales fédérales sont consacrées au seul service de la dette existante.
     

     
    Ray Dalio est l'un des gestionnaires de fonds spéculatifs les plus performants au monde. Son succès repose sur sa capacité constante à avoir une vision globale juste. Il a récemment déclaré (nous soulignons) : « Nous en sommes à un point où nous empruntons pour payer le service de la dette. Lorsque la dette croît plus vite que les revenus, cela signifie que le service de la dette empiète sur les dépenses, alors même que l'on souhaite continuer à dépenser. De ce fait, il devient nécessaire de s'endetter toujours plus. Le processus s'accélère. Nous sommes au point d'accélération. Nous approchons du point critique.» La situation financière du gouvernement américain se détériore progressivement depuis des décennies, il n'est donc pas surprenant que beaucoup se montrent complaisants. Ils entendent parler du problème de la dette depuis longtemps, et rien n'a été fait. Cependant, nous atteignons aujourd'hui un point de non-retour. En effet, comme l'a souligné Dalio, le gouvernement américain emprunte désormais pour payer les intérêts de ses emprunts existants. Les politiciens augmentent la dette pour tenter de résoudre les problèmes liés à la dette existante. Cela crée un cercle vicieux qui s'auto-alimente. Le coût des intérêts de la dette fédérale dépasse déjà celui du budget de la défense. Il est en passe de dépasser celui de la sécurité sociale dans les prochains mois et de devenir le poste de dépense le plus important du budget fédéral. En bref, l'explosion des charges d'intérêts constitue une menace urgente pour la solvabilité du gouvernement américain.
     
    Observation n° 5 : La flambée des charges d’intérêts contraint la Fed à assouplir sa politique monétaire La flambée des charges d’intérêts menace la solvabilité du gouvernement américain et contraint la Fed à baisser ses taux d’intérêt, à acheter des bons du Trésor et à mettre en œuvre d’autres mesures d’assouplissement monétaire afin de maîtriser les coûts d’intérêt. Sur le marché obligataire, lorsque la demande d’une obligation diminue, le taux d’intérêt augmente pour attirer les acheteurs. Cependant, la dette fédérale est si extrême que permettre une hausse suffisante des taux d’intérêt pour attirer davantage d’acheteurs naturels pourrait mener le gouvernement américain à la faillite en raison de l’augmentation des coûts d’intérêt. À titre de comparaison, lorsque Paul Volcker a relevé les taux d’intérêt au-dessus de 17 % au début des années 1980, le ratio dette/PIB des États-Unis était d’environ 30 %. Aujourd’hui, il dépasse les 123 % et augmente rapidement. Le niveau élevé de la dette et les charges d’intérêts qui en découlent expliquent pourquoi une hausse significative des taux d’intérêt n’est pas envisagée ; la croissance des charges d’intérêts pourrait conduire le gouvernement américain à la faillite. C’est en grande partie pour cette raison que le président Trump a nommé à la tête de la Réserve fédérale des fidèles qui militeront pour des taux d’intérêt plus bas et une politique monétaire expansionniste. Par ailleurs, le monde n’a pas besoin de davantage de dette américaine actuellement. La faiblesse de la demande actuelle est inopportune, car l’offre explose. Si une hausse des taux d’intérêt est exclue et ne parvient pas à attirer davantage d’acheteurs, et si les investisseurs étrangers ne se mobilisent pas, qui financera ces déficits budgétaires croissants de plusieurs milliers de milliards de dollars ? La seule entité capable de le faire est la Réserve fédérale, qui achète des bons du Trésor avec des dollars qu’elle crée ex nihilo.
     
    Observation n° 6 : La dévaluation monétaire croissante est inévitable L’envolée des charges d’intérêts contraint la Réserve fédérale à mettre en œuvre des politiques de contrôle des coûts d’intérêt, ce qui augmente la masse monétaire et dévalue la monnaie. Parallèlement, les prix augmentent. Cela oblige le gouvernement américain à accroître ses dépenses de sécurité sociale et d’aide sociale pour compenser la hausse du coût de la vie. Il en va de même pour les dépenses de défense et autres dépenses publiques, qui s’ajustent à la hausse en fonction de l’inflation. L’ancien secrétaire à la Défense, Robert Gates, a récemment déclaré : « Se contenter de suivre l’inflation, voire pire, est totalement insuffisant. Des ressources supplémentaires importantes pour la défense sont nécessaires et urgentes.» Ceci aggrave le problème car, à mesure que les dépenses publiques augmentent pour tenir compte de la hausse des prix, cette augmentation ne peut être financée que par une dévaluation monétaire accrue. C’est pourquoi la dévaluation monétaire croissante est l’issue inévitable de la spirale de la dette du gouvernement américain. C’est un cercle vicieux dont il ne peut s’échapper.
     

     
     
    En résumé, le seul moyen pour le gouvernement américain de continuer à se financer est que la Réserve fédérale crée sans cesse de la monnaie fictive. Cela rappelle l'expression : 
     
    « On ne peut pas freiner une pyramide de Ponzi.» 
     

    Ces mots, simples mais profonds, sont l'œuvre du commentateur financier Max Keiser. Une pyramide de Ponzi est une escroquerie insoutenable qui repose sur un afflux continu de liquidités pour se maintenir. Le système s'effondre si le flux de liquidités ralentit ou diminue. Nombreux sont ceux qui pensent que la Réserve fédérale gère ce qui s'apparente à une gigantesque pyramide de Ponzi. En effet, les dépenses indécentes et la dette abyssale du gouvernement américain ont atteint un point critique. Tout le système s'effondrera à moins que la Réserve fédérale n'injecte sans cesse de la monnaie fictive dans le système. C'est comme être dans un train lancé à toute vitesse sans freins. Ludwig von Mises, le père de l'école autrichienne d'économie de marché, a résumé ainsi le dilemme de la Réserve fédérale : « Il est impossible d'éviter l'effondrement final d'une période de croissance économique alimentée par l'expansion du crédit. L'alternative est de savoir si la crise surviendra plus tôt, suite à un abandon volontaire de l'expansion du crédit, ou plus tard, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire concerné. » Le gouvernement américain n'abandonnera pas volontairement l'expansion du crédit, comme le dit Mises, car Washington est dépendant de l'émission de montants croissants de dette pour financer les coûts toujours plus élevés de la sécurité sociale, de la défense nationale, des aides sociales et des intérêts de la dette fédérale. Cela signifie que son seul choix est de dévaluer le dollar américain de façon toujours plus importante jusqu'à, comme le dit Mises, la « catastrophe finale et totale du système monétaire concerné ». C'est comme un toxicomane qui doit augmenter sans cesse sa dose pour obtenir le même effet… jusqu'à mourir d'une overdose. Si cette tendance se poursuit, les dégâts causés à votre épargne, à votre pouvoir d'achat et à votre liberté individuelle pourraient être bien plus importants que la plupart des gens ne l'imaginent. Et lorsque la crise sera devenue évidente pour tous, il sera peut-être beaucoup plus difficile d'agir efficacement. C'est pourquoi il est si important de se préparer dès maintenant.
     
    Tyler Durden

     
     

     

      

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