Affichage des articles dont le libellé est Wikibéral. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Wikibéral. Afficher tous les articles

avril 03, 2026

« Moi, l'État, je suis le Peuple. » Nietzsche.....Un MYTHE son DÉCLIN ?

LE MYTHE DU DÉCLIN DE L’ÉTAT : 40 ANS DE FONCTIONNARISATION FRANÇAISE 

On entend souvent que l’État « se retire ». Que le privé « prend le relais ». Que les fonctionnaires « stagnent » voire « disparaissent ». Mais que disent les chiffres ?


 

Entre 1982 et 2021, la population française est passée de 55,6 à 67,9 millions.  Soit une hausse de 22 %. Rien de délirant. Mais observons ce qu’a fait la fonction publique sur la même période

👮‍♂️ En 1982 : 4,03 millions de fonctionnaires 👨‍💼 En 2021 : 5,67 millions Soit une hausse de 41 %. ➕ 1,64 million d’agents publics en plus 📌 Sans réforme majeure, sans gain d'efficacité, sans révolution technologique absorbée.


Et ce n’est pas « toute l’économie » qui a grossi : 👷‍♂️ Le nombre total d’employés (publics + privés) est passé de 22,65 à 28,1 millions, soit +24 %. Donc : · Population : +22 % · Emplois : +24 % · Fonction publique : +41 %

En clair : 📌 L’État a recruté deux fois plus vite que la population n’a crû. Et beaucoup plus que le reste du monde du travail. Mais pourtant, on continue à entendre… que "le public recule".


Certains rétorquent : « Oui mais Sarkozy a réduit les effectifs, Macron fait des réformes, l’État s’allège… » Alors regardons les chiffres présidentiels ⬇️

Depuis Mitterrand, aucune présidence n’a réduit les effectifs publics. 🏆 Les champions ? · Mitterrand : +13 % · Chirac : +17 % ➡️ Soit une moyenne de +1,55 % par an Suivent : · Macron : +3 % (jusqu’en 2022) · Hollande : +2 % · Sarkozy : +2 %


Et ce, malgré les discours de modernisation, les promesses de rationalisation, la dématérialisation… 📎 La logique reste la même : ➕ Nouveaux dispositifs = ➕ Nouveaux postes ➕ Nouvelles lois = ➕ Nouvelles structures
 
« Mais, on externalise ! » C’est vrai. On a confié le ménage, la sécurité, l’infogérance à des boîtes privées… Mais ça n’a pas freiné la machine publique. Le nombre de fonctionnaires, lui, continue d’augmenter.
Et ce n’est pas une question de perception. Oui, les enseignants, policiers ou agents municipaux sont visibles. Mais ce qui est invisible, c’est la masse des directions, agences, comités, inspections, structures parallèles…
 
 
Dans de nombreux départements, l’État structure tout le tissu économique. Cela devient une forme de clientélisme moderne : 📍 Là où l’économie privée s’efface, l’emploi public devient la norme.  
 

 
Et la facture suit : Les dépenses publiques en % du PIB ont explosé. La France reste championne du monde, sans résultats proportionnels. 
 

 
Ce n’est pas qu’il y ait trop de fonctionnaires. C’est qu’il y en a toujours plus, sans débat de fond, sans réévaluation, sans exigence de résultats. Un État qui grossit par inertie. Et qu’on ne vienne pas parler d’exception passagère. 🔍 Comparons. 
La France reste un cas à part : ➕ de fonctionnaires ➕ de dépenses ➕ d’impôts Mais… 📉 - de résultats, - d’efficacité, - de satisfaction.
 

 
Un pays moderne n’est pas celui qui « protège tout », mais celui qui fait mieux avec moins. 📌 Réformer l’État, ce n’est pas le détruire. C’est le rendre responsable, ciblé, limité. 👋  
 




Étatisme

L'étatisme désigne la doctrine et pratique politiques par lesquelles l'État intervient (voir interventionnisme) et s’impose en tant qu'appareil de coercition, dans l'ensemble de la vie économique et sociale d'un territoire donné. Même si l'interventionnisme est la pratique la plus courante de l'étatisme, l'octroi de privilèges ou de faux droits relève également de l'étatisme, de même l'absence d'intervention là où la justice l'imposerait pour rétablir le droit.

« L'étatisme assigne à l'État le devoir de guider les citoyens et de les tenir en tutelle », a écrit Ludwig von Mises en 1944 dans Omnipotent Government, où il explique la "nouvelle mentalité" qui inspire la subordination complète de l'individu à l'État.

On parle ainsi de « système » étatique pour les pays où ces pratiques deviennent la dominante de l'organisation économique et sociale. 

L'anti-étatisme libéral

Les libertariens et les libéraux sont opposés à l'étatisme parce que :

L'étatisme cherche son auto-justification dans des théories ad hoc, telle que la théorie des biens publics, ou dans des affirmations qui tiennent du sophisme par lesquelles il prétend représenter la société — sophismes dénoncés aussi bien par les libertariens que par les philosophes :

  • «  Les défenseurs de l’État, y compris les philosophes aristotéliciens et thomistes classiques, sont tombés dans cet énorme non sequitur qui consiste à sauter de la nécessité de la société à la nécessité de l’État. Alors qu’en fait, comme nous l’avons montré, l’État est un facteur anti-social qui empêche l’échange volontaire entre les Hommes, la créativité individuelle et la division du travail. La « société » est une étiquette commode pour décrire la libre interaction entre les personnes dans les échanges volontaires. Il convient ici de rappeler la distinction éclairante établie par Albert Jay Nock entre le « pouvoir social », fruit de l’échange volontaire qui caractérise l’économie et la civilisation, et le « pouvoir étatique », qui consiste dans l’interférence coercitive et l’exploitation de ces avantages. »
        — Murray Rothbard, L'Éthique de la liberté‎, chap. 24

  • «  L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le Peuple. » »
        — Nietzsche

Liens avec des doctrines plus construites

  • Le libéralisme est partiellement incompatible, il conteste l'efficacité d'une telle démarche et se décharge de nombreuses responsabilités inhérentes à l'État-providence » (charities, recherche privée, retraites, ...).
  • Le libertarianisme est opposé à l'État (anarcho-capitalisme) ou se contente d'un État minimal (minarchisme).
  • L'anarchisme est fondamentalement incompatible, rejetant toute autorité coercitive (État ou autre).
  • Les constructivistes, qui proclament que les choix publics doivent être guidés par la volonté de construire un certain type de société définie préalablement.
  • L'utilitarisme, qui proclame que le bien-être des individus est la raison d'être de la société, se sert lui aussi en général de l'État. Voir social-démocratie.
  • Le mercantilisme pour lequel l'économie, et notamment le commerce extérieur, d'un pays aurait pour but essentiel d'accumuler des moyens financiers assurant sa puissance sur le plan international.
  • Le pragmatisme, doctrine de l'instrumentalisation des doctrines aux services des buts poursuivis. Ces buts peuvent être très divers (gain d'une guerre, paix sociale, richesse collective, bien-être du plus mal loti, etc.) mais toujours utilitaires. Le pragmatisme ne rejette donc pas ni n'impose l'étatisme, mais comme celui-ci est un instrument puissant, il est rare qu'il ne soit pas étatiste.
  • Le collectivisme, qui subordonne l'individu au groupe en matière de choix et de responsabilités, en prétendant que cela améliore aussi les conditions de vie de l'individu lui-même.
  • Le totalitarisme, forme extrême de l'étatisme, contrôle totalement la vie des individus par la fusion de l'État, de la société, et des structures de pouvoir et de contrôle (voir Fascisme).

 

Le libéralisme comme source d'étatisme

Un reproche fait parfois au libéralisme est qu'il peut, paradoxalement, être source d'étatisme[1]. Par exemple, le libre échange intégral, s'il était instauré selon les conceptions du libéralisme, pourrait entraîner la disparition de secteurs économiques entiers d'un pays ; il faudrait donc instaurer des protections (et donc renforcer l'étatisme) pour sauvegarder ces secteurs.

Ce raisonnement n'est pas libéral, il est en réalité de type collectiviste et corporatiste, car on décrète arbitrairement qu'il faut protéger un secteur, qui souffrirait sinon d'une "concurrence déloyale", au détriment d'une partie de la population, empêchée d'acheter des produits meilleurs ou moins coûteux venant de l'étranger, et obligée de consommer des produits locaux.

Citations

  • «  Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s'agrandir. Il se trouve à l'étroit dans sa mission de surveillance. Or, il n'y a pas pour lui d'agrandissements possibles en dehors d'empiètements successifs sur le domaine des facultés individuelles. Extension du pouvoir, cela signifie usurpation de quelque mode d'activité privée, transgression de la limite (...) entre ce qui est et ce qui n'est pas son attribution essentielle. Le pouvoir sort de sa mission quand, par exemple, il impose une forme de culte à nos consciences, une méthode d'enseignement à notre esprit, une direction à notre travail ou à nos capitaux, une impulsion envahissante à nos relations internationales, etc. Et veuillez remarquer, messieurs, que le pouvoir devient coûteux à mesure qu'il devient oppressif. Car il n'y a pas d'usurpations qu'il puisse réaliser autrement que par des agents salariés. Chacun de ses envahissements implique donc la création d'une administration nouvelle, l'établissement d'un nouvel impôt ; en sorte qu'il y a entre nos libertés et nos bourses une inévitable communauté de destinées. »
        — Frédéric Bastiat

  • «  On a maintenant tâté de toutes les variantes de l’étatisme et elles ont toutes échoué. Partout dans le monde occidental au début du 20è siècle les chefs d’entreprise, les politiciens et intellectuels s’étaient mis à appeler de leurs voeux un "nouveau" système d’économie mixte, de domination étatique, à la place du laissez-faire relatif du siècle précédent. De nouvelles panacées, attrayantes à première vue, comme le socialisme, l’État corporatiste, l’État-Providence-Gendarme du monde, etc. ont été essayées et toutes ont manifestement échoué. Les argumentaires en faveur du socialisme et de la planification étatique apparaissent maintenant comme des plaidoyers pour un système vieilli, épuisé et raté. Que reste-t-il à essayer sinon la liberté ? »
        — Murray Rothbard

  • «  Croire que les hommes ne sont pas assez intelligents pour s'entendre en société sans l'intervention de l'État relève d'une conception archaïque de la condition humaine. »
        — Alain Dumait

  • «  Je crois que notre Léviathan Tout Puissant est une infinie source de sagesse, qui apporte la Confiance là où elle serait inimaginable sans Lui, qui fournit des Services Publics qui seraient inimaginables sans Lui. Je crois que la solution ultime à chacun et à tous les problèmes de la vie est que l'État devrait débloquer les fonds nécessaires en insérant les lignes appropriées dans le livre sacré du budget. Alléluia ! »
        — Faré, Le Credo Citoyen

  • «  Le socialisme triomphera sous la forme du socialisme d'État. La bourgeoisie, au lieu de s'opposer aux progrès de ce dernier, le favorise autant qu'il est en son pouvoir. Chacun tâche de happer un morceau du budget, les citoyens ne voient dans les administrations de l'État, des provinces et des communes que des instruments pour se dépouiller les uns les autres. Quelqu'un voudrait-il s'en abstenir qu'il ne pourrait pas. Toutes les fois que les citoyens se sont réunis dans le simple but de résister à une spoliation dont ils étaient les victimes, ils ont échoué. Quand, au contraire, ils se réunissent pour obtenir leur part du gâteau, le succès couronne assez généralement leurs efforts. C'est la fable du chien qui portait le dîner de son maître. […] Tant que subsistera le sentiment qui porte les hommes à s'entre dépouiller au moyen des administrations publiques, les budgets augmenteront, jusqu'à ce qu'enfin, ils produisent la ruine des peuples et qu'un gros dogue prenne la place de cette meute affamée. Il mangera pour quatre, mais il pourra encore y avoir économie, s'il empêche de dévorer ceux qui mangeaient pour huit. »
        — Vilfredo Pareto

  • «  L’étatiste est un homme qui est en train de devenir socialiste, et s’il meurt sans le devenir, c’est qu’il n’a pas assez vécu pour le devenir. »
        — Émile Faguet

  • «  Je crois bien qu’il n’y a pas de libéraux en France. On croit qu’il y a plusieurs partis en France ; c’est une erreur. Il n’y en a qu’un : c’est l’Étatisme. Tous les Français sont étatistes. À ce compte là, la fameuse unité morale devrait exister ; seulement, si tous les Français sont étatistes, chacun veut l’État pour lui et au service de ses intérêts et de ses passions ; et cela ne fait qu’un seul parti en théorie, mais en fait beaucoup en pratique. »
        — Émile Faguet, Le libéralisme

  • «  L’étatisme est la croyance en l'État (c'est-à-dire la coercition par un monopole) comme la solution magique à tous les problèmes ; la superstition selon laquelle il suffit que le gouvernement "débloque" des fonds, pour que n'importe quel problème soit résolu, comme si ces fonds tombaient du ciel, et que le gouvernement était un plombier appelé par Dieu pour réparer la tuyauterie défaillante par laquelle Il nous alimente de sa manne céleste. »
        — Faré

  • «  Votre système est une guerre civile légale, où les hommes se constituent en groupes antagonistes et se battent entre eux pour s’emparer de la machine à fabriquer les lois, laquelle leur sert à écraser leurs rivaux jusqu’à ce qu’un autre gang s’en empare à son tour pour les évincer, le tout dans une protestation perpétuelle d’attachement au bien non spécifié d’un public non précisé. »
        — Ayn Rand, Atlas Shrugged, Discours de John Galt

  • «  Le terme "étatisme" s'applique à un système de pouvoir caractérisé par le contrôle et la domination (absolue ou relative) de l'État par rapport à chaque réalité et activité, avec la suppression ou la soumission de chaque corps intermédiaire ou antagoniste. Clairement, il n'y a aucune entité physique appelée "État" mais des bureaucrates de tout genre dans les différents secteurs (politique, administratif, judiciaire, militaire, financier, etc.) qui travaillent en plein accord à l'alimentation des couches parasitaires dont eux-mêmes sont le noyau central. »
        — Gian Piero de Bellis

  • «  Qui veut diaboliser le marché s'entend à angéliser l'État… »
        — Jean-Louis Caccomo

  • «  L'étatisme n'est pas une philosophie, il n'est pas fondé sur des preuves historiques ni sur des principes rationnels. L'étatisme est une justification a posteriori de la détention de bétail humain. C'est une excuse pour la violence, c'est une idéologie, et toutes les idéologies sont des variantes sur la façon de gérer le bétail humain. »
        — Stefan Molyneux

  • «  L’État ne peut pas créer quoi que ce soit ; ses ordres ne peuvent même pas retirer quoi que ce soit du monde de la réalité, mais ils peuvent le retirer du monde des possibles. L’État ne peut pas rendre l’homme plus riche, mais il peut le rendre plus pauvre. »
        — Ludwig von Mises, Critique of Interventionnism

Informations complémentaires

Notes et références

  1. Voir par exemple L’étatisme libéral.

Voir aussi

Liens externes

 

janvier 20, 2026

Incendie de Notre-Dame : les vérités cachées et serons-nous plus intelligent avec l'IA ?

Sommaire:

A) - Incendie de Notre-Dame : les vérités cachées que le gouvernement préfère ignorer

B) - L’IA va-t-elle nous rendre stupides ?

 


 

A) - Incendie de Notre-Dame : les vérités cachées que le gouvernement préfère ignorer

Le 15 avril 2019, les flammes ont dévoré la cathédrale Notre-Dame de Paris, un symbole millénaire de la civilisation occidentale.

Cinq ans plus tard, alors que la réouverture a eu lieu en décembre 2024, l’enquête officielle piétine toujours, laissant planer des zones d’ombre sur les causes réelles du désastre.

Basé sur un documentaire récent de TV Libertés intitulé Incendie de Notre-Dame : ce que le gouvernement ne veut pas avouer… Contre-enquêtes, cet article explore les hypothèses accidentelles, les négligences humaines et institutionnelles, ainsi que les enjeux politiques et financiers qui entourent cette tragédie.


 

Les causes potentielles : accident ou négligence ?

L’incendie, survenu un lundi saint, a débuté dans les combles de la cathédrale. Selon des témoins comme un prêtre qui quittait les lieux vers 18h, une fumée suspecte a été remarquée au-dessus de la flèche, et l’alerte a été donnée rapidement. Pourtant, le feu s’est propagé à une vitesse fulgurante, attisé par un vent fort et la structure en bois sec datant du Moyen Âge.

Les enquêteurs se sont d’abord tournés vers les ouvriers du chantier de rénovation, opérant pour la société Le Bras Frères. Ces derniers, une douzaine sur site, ont été auditionnés à plusieurs reprises. Leur employeur affirme que le chantier se déroulait normalement depuis plus d’un an, sans incident notable, et que personne n’était présent au moment du départ du feu. Les consignes de sécurité auraient été respectées, mais des employés ont admis fumer sur les balcons lors des pauses.

Bien que un mégot de cigarette soit écarté comme cause directe, une hypothèse plus probable pointe vers un court-circuit dans des câbles électriques provisoires. Installés en 2007 et 2012 pour électrifier des cloches, ces dispositifs temporaires étaient toujours en place en 2019, malgré leur obsolescence. Était-ce une économie sur le remplacement ? La cathédrale reposait ainsi sur un « volcan » électrique, où un simple dysfonctionnement pouvait embraser la charpente.

D’autres pistes émergent : des déchets inflammables jetés intentionnellement ou non, potentiellement par des grimpeurs urbains qui escaladaient illégalement la cathédrale pour des vidéos en ligne. Combiné à un court-circuit, cela aurait pu déclencher le brasier. L’architecte en chef des monuments historiques, Philippe Villeneuve, a mentionné un seul départ de feu connu dans la « forêt » (la charpente), sans chantier à proximité, renforçant les soupçons de négligence ou d’intrusion.

De plus, des produits protecteurs appliqués sur le bois auraient accéléré les flammes dans cet espace clos et ventilé.

Les erreurs fatales : 23 minutes perdues

Le destin de Notre-Dame s’est joué dans les 20 premières minutes après l’alarme. À 18h18, le système de détection s’active, mais l’agent de sécurité, employé par un prestataire privé, interprète mal l’emplacement. Inexpérimenté dans ce monument complexe, il se rend au mauvais endroit, retardant la vérification.

Ce n’est qu’après un second appel, 23 minutes plus tard, que les pompiers sont alertés. Ces précieuses minutes ont transformé un feu contenable en catastrophe nationale. Le système d’alarme, basé sur des zones numérotées peu intuitives, était géré par des agents sous-formés, recrutés pour des raisons d’économie. Pourquoi sous-traiter la sécurité d’un joyau patrimonial ? Pour réduire les coûts, au détriment d’une expertise adaptée.

Des alertes préalables existaient : en 2016, un rapport du chercheur Paolo Vannucci, remis au gouvernement Valls, soulignait la vulnérabilité des combles et recommandait des mesures anti-incendie. Classé « secret défense » sous prétexte de risques terroristes, il a été ignoré, évitant un débat public embarrassant sur l’entretien du patrimoine chrétien pré-1905, dont l’État est propriétaire mais souvent négligent.

L’enquête lente : une procession administrative

Cinq ans après, aucune cause officielle n’est retenue. L’enquête repose sur des témoignages, sujets à la bonne foi des impliqués. Sans preuves tangibles, elle avance comme une « procession administrative », évitant d’ébranler les responsabilités. Les assurances, impliquées pour des centaines de millions d’euros, préfèrent une conclusion prudente pour éviter des faillites.

L’État semble soulagé que les dons privés et publics financent la reconstruction, masquant ses manquements. Si l’erreur humaine est admise, elle révèle un paradoxe : des monuments historiques sous-protégés comparés à des bureaux modernes, avec des équipes réduites et des protocoles obsolètes.

Le financement et les enjeux politiques

La reconstruction, promise en cinq ans par Emmanuel Macron, a été financée par un élan mondial : des familles fortunées (LVMH, Kering) et des citoyens ont promis des centaines de millions. Pourtant, les versements réels sont inférieurs aux annonces, et une partie des fonds sert à des frais administratifs, contredisant l’esprit des dons.

Macron a transformé la tragédie en récit de rassemblement national, transférant la charge financière vers le privé et évitant d’assumer les déficits d’entretien. L’absence du pape François à la réouverture de décembre 2024, malgré l’invitation, souligne une réserve vis-à-vis de cette instrumentalisation politique du patrimoine chrétien.

L'incendie de Notre-Dame de Paris a suscité émotion et solidarité dans le monde entier. Au-delà des polémiques sur la sécurité du bâtiment et sa reconstruction, comment expliquer que l'enquête avance si lentement, que ses conclusions soient autant dissimulées ? C'est que leur mise au jour lèverait le voile sur des vérités quelque peu dérangeantes...
 

Un avertissement divin ?

Au-delà des faits, certains y voient un « signe » divin, un avertissement sur les négligences sociétales, comme la Covid ou les guerres récentes. En France, certaines vérités « brûlent plus fort que les charpentes ». Tant que l’enquête reste dans l’ombre, les questions persistent : accident providentiel ou symptôme d’un système défaillant ? La renaissance de Notre-Dame invite à une réflexion profonde sur la préservation de notre héritage.

https://multipol360.com/incendie-de-notre-dame-les-verites-cachees-que-le-gouvernement-prefere-ignorer/

 


B) - L’IA va-t-elle nous rendre stupides ?

Les risques cachés de la dépendance à ChatGPT et consorts

En 2029, une IA militaire déclenche l’apocalypse nucléaire et fabrique des robots tueurs pour asservir l’humanité. Ce scénario à la Terminator glace le sang, mais il reste de la science-fiction. Pourtant, des experts comme d’anciens employés de Google et OpenAI alertent sur un risque existentiel réel posé par l’intelligence artificielle.

Le vrai danger n’est pas une rébellion des machines, mais une atrophie progressive de nos cerveaux, rendant l’humanité dépendante et inapte.

Basé sur une analyse approfondie d’une vidéo récente de la chaîne YouTube Micode (titre : « La Fabrique à Idiots »), cet article explore comment l’IA, de ChatGPT à ses successeurs, pourrait nous transformer en « idiots complets » si nous ne changeons pas notre approche.

Le mythe de l’apocalypse et le vrai péril : la dépendance insidieuse

Les visions apocalyptiques reposent sur des technologies inexistantes, comme une IA consciente décidant d’exterminer l’humanité. Mais le scénario plus probable est une perte graduelle de nos capacités cognitives. Posez-vous la question : quand avez-vous pris une décision importante sans consulter ChatGPT ? Écrit un e-mail en anglais de votre main ? Cherché une information sans aide ? L’IA, initialement un outil pour des tâches triviales, devient un assistant multitâche indispensable. Nous déléguons de plus en plus, savourant la « magie » de voir des corvées accomplies en quelques minutes.

Mais à long terme, cela pourrait atrophier notre cerveau, nous rendant incapables sans elle.

Dès son lancement, ChatGPT a divisé : les enthousiastes y voyaient la fin du travail ingrat, les sceptiques un gadget hallucinant et menteur. GPT-3.5 avait des limites – entraînement arrêté en 2021, absence de sources, incohérences. Pourtant, des développeurs et étudiants s’y sont jetés dessus : les premiers pour générer du code, les seconds pour tricher aux devoirs.

L’évolution explosive des LLM et leurs impacts sur l’éducation

En quelques mois, les modèles comme GPT-4o, Gemini ou Claude ont évolué : accès web en temps réel, multimodalité (images, audio, vidéos), mémoire longue (jusqu’à 1500 pages analysées). Gemini peut même créer un podcast à deux voix sur un sujet !

Chez les étudiants, la triche est devenue endémique. En France, dès janvier 2023, un professeur a détecté des copies identiques générées par GPT – structure similaire, anecdotes personnelles fictives, orthographe impeccable. Aujourd’hui, 80 % des lycéens français utilisent des LLM, tuant les devoirs à la maison. Les enseignants refusent souvent de les noter, ne sachant plus qui évalue : l’élève ou l’IA ?

Du côté des développeurs, les juniors délèguent trop, produisant du code sans comprendre. Un exemple personnel : un stagiaire, Antoine, a utilisé l’IA comme « chef d’orchestre », mais s’est noyé dans du code verbeux et buggé, révélant son manque de bases.

Comment l’apprentissage humain est court-circuité : théorie, pratique, métacognition

Pour comprendre l’impact, rappelons comment le cerveau apprend. Première étape : la théorie, où le cortex préfrontal (concentration) et l’hippocampe (encodage) se recâblent. Deuxième : la pratique, où les ganglions de la base transforment l’effort en automatisme. Troisième : la métacognition, via des signaux dopaminergiques (erreur de prédiction) pour corriger et adapter.

Un professeur intervient à chaque stade : enseigne, assigne des devoirs, corrige. Mais déléguer à l’IA court-circuite la pratique et la métacognition, menant à une « dette cognitive » – comme la dette technique en code, accumulant des problèmes futurs.

C’est un « Google Effect » amplifié : le GPS atrophie l’hippocampe (comme chez les taxis londoniens qui avaient entrainé leur cerveau à cartographier toute la ville), internet externalise la mémoire, réduisant la matière première pour penser. Avec l’IA, on sous-traite tout processus mental exigeant.

Études alarmantes : dette cognitive et différences juniors/seniors

Une étude du MIT (juin 2025) confirme : des participants écrivant des essais avec GPT-4o montrent une activité cérébrale réduite comparée à ceux utilisant internet ou rien. Les gains immédiats masquent des lacunes.

Une enquête sur 791 développeurs révèle un contre-intuitif : les seniors (10+ ans d’expérience) utilisent plus de code IA, mais le vérifient minutieusement. Les juniors, eux, s’en servent comme béquille, manquant de bases solides.

Solutions : transformer l’IA en tuteur, pas en béquille

Pour contrer cela, utilisez l’IA comme tuteur : demandez des exercices sans réponses immédiates, forçant la pratique. Par exemple, pour une division : « Donne-moi un exercice sans indices. » Cela transforme ChatGPT en précepteur personnalisé, un luxe historique.

Des études comme celle de Harvard sur « PhysicsPal » (basé sur GPT-4) montrent des progrès accélérés, avec adaptation au rythme individuel et promotion d’un « mentalité de croissance ». Mais sans encadrement, les élèves « copient-collent » et apprennent moins.

Risque : inégalités croissantes. Ceux qui choisissent l’effort progressent ; les autres accumulent des lacunes, devenant « lobotomisés ». Dans les entreprises, prioriser le rendement immédiat atrophie les employés.

Solutions pratiques : examens papier-stylo (comme en Wallonie vs. Flandre belge, où la numérisation a doublé les réussites suspectes). Ou une « cure de désintox » : interdire l’IA temporairement, comme avec Antoine, qui a regagné compétences et plaisir.

(exemple commenté: Je suis un boomer (74 ans) et j'ai une anecdote dont l'analogie avec les thèses évoquées dans cette vidéo est criante : Au début des années 70, j'étais en 3ème année d'école d'ingénieur. Le prof de RDM (résistance des matériaux) avait décidé que les devoirs sur table (appelés "devoirs surveillés" DS) seraient sans limite de temps et avec avec toute la documentation que l'on voulait. Justification : "Dans la vie active, vous aurez accès à toute la documentation, et si nécessaire, vous aurez toutes vos nuits pour travailler vos projets". Nous étions donc persuadés qu'ayant toute la doc, nous n'avions plus rien à apprendre, tout au plus à savoir nous servir d'une règle à calculs (Hé oui : même les calculettes quatre opérations n'existaient pas encore !). Bref, le DS commençait à 14 H, sans limite de temps mais toute sortie de la salle était définitive. En simplifiant : Au premier trimestre, l'expérience montra : - que nous venions tous avec des tonnes de doc pour être parés à toute éventualité - que personne ne restait au-là de 19H55 (5 minutes avant l'heure de fermeture du resto de l'école. Coïncidence ? 😄) - que les résultats étaient globalement catastrophiques Au deuxième trimestre, - la plupart des élèves venaient avec une doc réduite, en ayant potassé les cours avant - une majorité sortaient au bout de cinq heures - les résultats par rapport au premier trimestre s'étaient largement amélioré mais restaient médiocres Au troisième trimestre - la doc apportée était souvent réduite à des fiches de synthèse faites préalablement à partir des cours - au bout de 4h30, pratiquement tout le monde avait rendu sa copie - La moyenne de la promo était passée au-dessus de 10 (on notait sur 20, à l'époque) La doc illimitée était le ChatGPT de l'époque. Pour la petite histoire, j'ai eu un diplôme d'ingénieur en Génie Civil, et j'ai fait toute ma carrière dans l'informatique, en commençant comme développeur. Et aujourd'hui encore, à la retraite, je développe pour mon plaisir.)
 

Un choix quotidien pour préserver notre intelligence

L’IA ne nous rendra pas stupides ; nous le ferons nous-mêmes en choisissant la facilité. Notre cerveau, optimisé pour l’économie d’énergie, préfère les raccourcis – mais l’effort sculpte l’intelligence. L’éducation est le socle d’une société ; la négliger pour des gains immédiats mène à l’effondrement.

La tech facilite la vie, mais avec modération. À chaque prompt, choisissez : béquille ou sparring partner « partenaire d’entraînement) Déléguer ou aiguiser votre pensée ? L’avenir dépend de ce choix quotidien.

https://multipol360.com/lia-va-t-elle-nous-rendre-stupides/ 

 


 

Intelligence artificielle

L'intelligence artificielle, abrégé par le sigle IA, en anglais Artificial Intelligence, est un domaine ou programme de recherche consistant à mettre en œuvre un processus où des machines ou systèmes informatiques seraient dotés des caractéristiques proches du comportement et intelligence humaines. Le concept d'intelligence artificielle est né de l'idée qu'une machine complexe, comme un ordinateur, peut effectuer des tâches exigeant de l’intelligence, c'est-à-dire qu'elle peut générer et traiter une très grande capacité de données.

Le terme a été crée en 1956 par John McCarthy, cogniticien et informaticien américain, principal pionnier de l’intelligence artificielle avec Marvin Lee Minsky, lors d'un atelier scientifique organisé au campus du Dartmouth College. Cet atelier baptisé Conférence de Dartmouth a réuni une vingtaine de chercheurs comme Claude Shannon (père de la théorie de l’information), Nathan Rochester, Ray Solomonoff, Trenchard More, Oliver Selfridge, Allen Newell et Herbert Simon (concepteur de la notion de bounded rationality ou rationalité limitée).

Aujourd'hui, le domaine de l'intelligence artificielle est devenu un programme multidisciplinaire interconnectant plusieurs domaines de recherche comme par exemple l'informatique, les mathématiques, les neurosciences ou encore les technologies spatiales.

L’intelligence artificielle telle que nous la connaissons de nos jours s’appelle, à proprement parler, IA restreinte (ou IA faible), car elle est conçue pour effectuer des tâches restreintes.

Voir aussi

Liens externes

 https://www.wikiberal.org/wiki/Intelligence_artificielle

 

 

janvier 19, 2026

La Caf, "Il y a ce que nous voyons et ce que nous ne voyons pas "

L'Iceberg de la Caf

6,3 milliards d'euros. Ce n'est pas le budget d'un ministère, c'est le montant des erreurs de versement de la CAF pour la seule année 2024. Un "bug" monumental que l'État ne peut plus corriger et que vous, contribuable, allez payer.
 
Bienvenue dans cette nouvelle enquête. Aujourd'hui, nous allons plonger dans l'un des systèmes les plus opaques de France : la Caisse d'Allocations Familiales. On nous parle souvent de la "petite fraude" du voisin, mais ce n'est que la face visible d'un iceberg gigantesque. Sous la surface, vous allez découvrir une industrialisation de la triche, des logiciels qui ne se parlent pas, et des cabinets de conseil grassement payés pour essayer de boucher les trous d'une usine à gaz qui prend l'eau de toutes parts. 
 
 

NIVEAU 1 : LA PARTIE ÉMERGÉE - Le luxe aux frais du social

Commençons par ce que tout le monde voit : les faits divers qui font bondir. En 2025, dans l'Hérault, un couple a été démasqué alors qu'il percevait 36000 € d'allocations par an. Jusque-là, rien d'anormal pour une famille nombreuse. Sauf qu'en perquisitionnant, les enquêteurs ont trouvé un patrimoine caché de 34 voitures et des montres de luxe. L'origine? 
Un business occulte de revente de véhicules non déclaré à la CAF.
 
Ce n'est pas un cas isolé. En 2022, on estime qu'environ 44000 personnes nées à l'étranger ont bénéficié de prestations sociales auxquelles elles n'avaient aucun droit. Le pire? Dans la majorité de ces cas, les CAF n'ont même pas tenté de récupérer les fonds. On pourrait aussi parler des retraités "immortels" à l'étranger dont le décès n'est jamais signalé et dont les aides continuent de tomber sur des comptes bancaires actifs.
Ces cas saturent l'espace médiatique, mais ils ne représentent que la "petite monnaie" du désastre.

NIVEAU 2 : SOUS LA LIGNE DE FLOTTAISON - L'industrialisation de la triche

Si on descend un peu plus bas, on découvre que la fraude a changé de visage. Ce n'est plus seulement l'individu qui oublie de déclarer son conjoint, c'est le crime organisé.
 
Des réseaux criminels utilisent désormais des logiciels pour pirater des comptes ou créer des milliers de faux dossiers. Le préjudice détecté par le Service national de lutte contre la fraude (SNLFE) a explosé, passant de 48 millions d'euros en 2021 à 166 millions en 2024.
 
Une affaire emblématique? Un seul instigateur a réussi à créer 39 faux dossiers d'identité simultanément pour siphonner les caisses de la Ville de Paris et de la CAF avant d'être arrêté.
 
Et même quand l'administration repère la fraude d'une entreprise, elle est souvent impuissante. Pour le travail dissimulé, le taux de recouvrement s'effondre à 10%. Pourquoi? Parce que les fraudeurs organisent leur insolvabilité et font disparaître leur société avant que le premier huissier n'arrive.

NIVEAU 3 : LES ABYSSES - Le naufrage institutionnel

Nous arrivons maintenant au cœur du scandale. Oubliez la fraude. Parlons de l'incompétence de gestion.
En 2025, pour la troisième année consécutive, la Cour des comptes a été dans l'impossibilité de certifier les comptes de la branche famille. En clair : les experts de l'État disent que la comptabilité de la CAF est tellement chaotique qu'ils ne peuvent pas garantir où va l'argent.
 
Le chiffre qui devrait vous faire tomber de votre chaise : 6,3 milliards d'euros d'erreurs de versement constatés en 2024. Cela représente 8% de la masse totale des prestations. Et comme le délai légal de régularisation est de 24 mois, une immense partie de ces milliards est définitivement perdue pour le contribuable.
 
Prenons la prime d'activité : 25% (un quart) des montants versés sont entachés d'erreurs.
Mais il y a encore plus profond. La Cour des comptes estime qu'en 2023, il y avait un stock de 18,9 milliards d'euros d'indus (des trop-perçus). Sur ce total, 8,6 milliards n'ont même pas été décelés par les contrôles internes. Ils se sont évaporés dans la nature, sans que personne ne les réclame. 
 
Nous nous apprêtons à attaquer le dernier niveau de l’iceberg. Et c’est à ce niveau que vous risquez de perdre tout espoir. Parce que l’on va voir que, lorsque l’État tente de résoudre les problèmes qu’il a lui-même créés en distribuant de l’argent public, il finit systématiquement par brûler encore plus d’argent public… tout en ajoutant de nouveaux problèmes aux anciens.
 
La seule conclusion raisonnable que vous devriez tirer de tout cela, c’est que vous devez préparer au maximum votre sécession fiscale. C’est précisément pour cette raison que j’ai créé ma page Patreon. Vous y trouverez, en complément des vidéos de la chaîne YouTube, de nombreuses vidéos exclusives ainsi que des articles réservés aux abonnés. J’y explique concrètement comment commencer à se protéger de l’État et de ce que j’appelle le vol généralisé.
 
J’y partage régulièrement des outils très pratiques pour vous permettre, progressivement, de réduire votre surface de ponction et votre surface d’attaque. À mesure que vous avancerez dans cette démarche, vous pourrez observer l’effondrement de ce que j’appelle la République voleuse comme un simple spectacle de clowns – amusant à regarder, mais qui ne vous affecte plus directement.
C’est parti pour le dernier niveau de l’iceberg.

NIVEAU 4 : LE FOND DU GOUFFRE - Consultants et chaos informatique

Pour tenter de sauver ce navire qui coule, l'État fait ce qu'il sait faire de mieux : il appelle les pompiers-pyromanes.
 
La CAF a versé 3,88 millions d'euros au cabinet McKinsey uniquement pour essayer de sécuriser la réforme des APL entre 2018 et 2020. Le résultat? La Cour des comptes continue de dénoncer l'opacité et le manque de fiabilité des données.
 
Pourquoi un tel échec? Parce que derrière les beaux rapports, le système informatique est un enfer. Prenez l'ARIPA (l'agence qui gère les pensions alimentaires) : elle fonctionne sur trois logiciels différents qui ne sont pas connectés entre eux. Les agents doivent faire des calculs manuels, multipliant les risques d'erreurs massives de versement.

CONCLUSION

Voilà l'Iceberg de la CAF. La France consacre 32,2% de son PIB à la protection sociale, contre 27% pour la moyenne européenne. Nous payons le prix fort pour un système qui, par sa complexité et son manque de contrôle, est devenu une pompe à fric pour les réseaux criminels et un trou noir pour l'argent public.
 
L'État a lancé la "Solidarité à la source" en mars 2025 pour tenter de limiter la casse. Mais peut-on vraiment réparer un système dont les fondations sont à ce point minées par l'inefficacité?
 
Non. Bibliographie : ❄️ Niveau 1 : La partie émergée (Faits divers et fraudes à la résidence)
  • Affaire des 34 voitures de luxe (Hérault) : CAF de l'Hérault, Prévention et lutte contre la fraude : Bilan 2024, communiqué de presse du 11 mars 2025.
  • Les 44 000 bénéficiaires nés à l'étranger sans droit : Contribuables Associés, 44 000 personnes nées à l’étranger ont bénéficié de prestations sociales auxquelles elles n’avaient pas droit, mai 2023 (données basées sur les rapports de certification de la Cour des comptes).
  • Règles de résidence et indus détectés : CAF de Savoie, Dossier de presse : juste droit et fraude, septembre 2025 (détails sur les contrôles de résidence RSA et AAH).
🌊 Niveau 2 : Sous la ligne de flottaison (Industrialisation et réseaux)
  • Montée en puissance du SNLFE (Service national de lutte contre la fraude à enjeux) : CNAF, Dossier de presse : La lutte contre la fraude évolue, 5 mai 2025 (passage de 48 M€ de préjudice détecté en 2021 à 166 M€ en 2024).
  • Affaire des 39 faux dossiers d'identité : SNLFE, Bilan annuel 2024, cité dans le dossier de presse de la CAF de Savoie (septembre 2025).
  • Taux de recouvrement du travail dissimulé (10 %) : , Fraude sociale : des pertes importantes sur les cotisations sociales, 16 janvier 2024 (données du HCFiPS).
Niveau 3 : Les abysses (Naufrage institutionnel et comptable)
  • Non-certification des comptes Famille (2023-2025) : Cour des comptes, Certification des comptes du régime général de sécurité sociale - Exercice 2024, mai 2025.
  • Le "Bug" à 6,3 milliards d'euros d'erreurs : Fondation IFRAP, Branche famille : les erreurs coûtent 6,3 Md€ en 2024, 27 mai 2025.
  • Les 8,6 milliards d'euros d'indus non décelés : Cour des comptes, La gestion des indus par les caisses de sécurité sociale du régime général, rapport thématique (RALFSS 2025), mai 2025.
🕳️ Niveau 4 : Le fond du gouffre (McKinsey et chaos informatique)
  • Contrat McKinsey pour la réforme des APL (3,88 M€) : Sénat, Rapport de la commission d'enquête sur l'influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, 16 mars 2022.
  • Éclatement informatique de l'ARIPA (3 logiciels non connectés) : Cour des comptes, rapport cité par l'IFRAP dans l'analyse Branche famille : les erreurs coûtent 6,3 Md€ en 2024.
  • Solidarité à la source et pré-remplissage : CNAF, Dossier de presse : Solidarité à la source, vérifiez, validez, c’est déclaré!, 14 février 2025.
📊 Sources transversales (Données budgétaires globales)
  • Coût de gestion de la branche Famille (2,69 Md€) : Fondation IFRAP, 47-50 milliards d’euros par an : des frais de gestion du social équivalents au budget de l’armée, 2022-2025.
  • Indicateurs de risque financier (Indus/Rappels) : Rapport du Directeur comptable et financier (DCF) de la CNAF sur les comptes de l'exercice 2024.
     


Victor Ferry 

 
Business & News PhD
Investisseur & créateur de contenu. Éditorialiste politique libéral sur X. "L'égalité c'est du vol"
 
 
 

Famille

La famille est un groupe de personnes réunies par des liens de parenté et dotées d'une personnalité collective avec un ressenti de solidarité morale et matérielle destiné à favoriser leur survie tout d'abord, mais aussi leur développement social et affectif. La famille relève de la sphère privée et, à ce titre, les libéraux posent la question de la légitimité de l'intervention de l’État dans le champ de la question familiale. 

L'intervention étatique


Les hommes de l'État utilisent un sophisme non sequitur à leur convenance. Ils conçoivent qu'une famille ne peut pas vivre économiquement sans être intégrée à la collectivité. Et comme l'État est présenté comme le garant de la sécurité (au sens large) des citoyens, il en ressort que l'État doit disposer d'une politique familiale.

Avant 1930, les associations ou les clubs de patronage assuraient cette fonction de solidarité familiale. Puis l'État-providence s'est transformé en gestionnaire de ressources humaines. En fonction de la pyramide des âges, les hommes de l'État ont désiré maintenir le renouvellement des générations en favorisant la natalité. L'État a institué un barème fiscal pour établir son système de valeurs entre les familles avec enfants et sans enfant. Et il s'est appuyé sur l'institution du mariage pour fonder son soutien à la famille.

Durant la crise économique, la politique familiale est devenue un outil de lutte contre les inégalités sociales. La contrainte des budgets sociaux l'a contraint à conditionner les prestations familiales en fonction de certains critères économiques et de seuils de ressources.

L'État perd peu à peu ses repères de famille modèle, mais il s'insère toujours dans la sphère privée. Il accompagne l'évolution des mœurs, encourage avec force l'équité de l'homme et de la femme au sein du couple. Il reconnaît et défend les droits de l'enfant et il organise de nouvelles formes de conjugalité.

Effets pervers

Ce rite d'intervention dans la sphère familiale est un bon moyen de pression sur les citoyens, comme le justifient certains hommes de l'État. Dans une période sécuritaire, l'État culpabilise les familles défavorisées dont les enfants se conduisent mal. Il les menace de suspendre les allocations familiales, de les mettre sous tutelle voire d'expulser les familles, dans le cas de familles étrangères, si ces dernières ne remplissent pas leur fonction d'éducation.

Le modèle familial traditionnel est concurrencé par des formes familiales alternatives. Aussi, les politiques familiales sont de moins en moins lisibles et ajustées à chaque cas particulier. Le système apparaît comme injuste ou inadapté. Il occasionne des comportements d'opportunisme, de groupes de pression et de free riders. Par exemple, l'accès aux crèches est devenu inaccessible pour certains et une lutte d'influence pour d'autres.

Aujourd'hui, la politique familiale est devenue indissociable des politiques du logement, fiscales (droits de transmission), de sécurité ou d'éducation. Ceci renforce le sentiment de l'homme politique qu'il est indispensable dans la vie familiale. Il veut créer, par exemple, le revenu parental d'éducation pour que le parent qui ne travaille pas puisse élever ses enfants à la maison. Alors que la famille doit rester libre de ses choix et de ses responsabilités sans subir le sort de ceux qui ont fait d'autres choix ou pris d'autres décisions.

Citations

  • « La vie familiale n’est pas juste un produit des rapports sexuels. Il n’est en rien naturel et nécessaire que parents et enfants vivent ensemble comme ils le font dans la famille. La relation d’accouplement n’a pas besoin d’aboutir à une organisation familiale. La famille humaine est le résultat de la pensée, de la planification et de l’action. C’est ce fait qui la distingue radicalement de ces groupes d’animaux que nous appelons par analogie familles animales. » (Ludwig von Mises, L'Action humaine)
  • « Toutes les familles heureuses se ressemblent ; mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon. » (Tolstoï, Anna Karénine[1])

Informations complémentaires

Notes et références


  1. Anna Karénine (1877), Léon Tolstoï (trad. Henri Mongault), éd. Gallimard, coll. « Folio Classique », 1952, t. 1, partie 1, chap. 1, p. 3

Bibliographie

  • 1981, Gary Becker, "A Treatise on the Family", Chicago: University of Chicago Press
  • 1986,
    • Gregory B. Christainsen et Walter Williams, Welfare Family Cohesiveness and Out-of-Wedlock Births, In: The American Family and the State. San Francisco: The Pacific Institute for Public Policy Research
    • Fred R. Glahe et Joseph R. Peden, dir., "The American Family and the State", San Francisco: Pacific Research Institute for Public Policy
  • 1988, Allan C. Carlson, Family Questions: Reflections on the American Social Crisis, Transaction Press
  • 1997, Theodore Bergström, "A Survey of Theories of the Family", In: M. R. Rosenzweig, O. Stark, dir., "Handbook of Population and Family Economics", Amsterdam: Elsevier, pp21–79
  • 2002, Charles Van Eaton, "A Family-Friendly Tax System", In: James R. Wilburn, dir., "Faith and public policy", Lanham, Md. : Lexington Books
  • 2005, Steven Horwitz, "The Functions of the Family in the Great Society", Cambridge Journal of Economics, vol 29, n°5, September, pp669-684

Voir aussi

Liens externes

 

 

 

 

Powered By Blogger