L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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octobre 12, 2014

Ludwig von Mises: Etatisme et Libéralisme

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1. La nouvelle mentalité



 


L'étatisme, comme le libéralisme à l'origine, vient d'Europe et ne s'introduisit que plus tard en Allemagne. On a affirmé que des racines autochtones allemandes de l'étatisme pouvaient être trouvées dans l'utopie socialiste de Fichte, les enseignements sociologiques de Schelling et de Hegel. Cependant, les dissertations de ces philosophes étaient si étrangères aux problèmes et aux tâches de la politique sociale et économique qu'elles ne pouvaient avoir une influence directe dans le domaine politique. Quel usage une politique pratique pouvait-elle tirer de l'affirmation de Hegel :
 
L'État est la réalité en acte de l'idée morale, l'esprit moral comme volonté substantielle révélée, claire à soi-même, qui se connaît et se pense et accomplit ce qu'elle sait et parce qu'elle sait ; ou de cette phrase : L'État comme réalité en acte de la volonté substantielle, réalité qu'elle reçoit dans la conscience particulière de soi universalisée est le rationnel en soi et pour soi 1.

L'étatisme assigne à l'État le devoir de guider les citoyens et de les tenir en tutelle. Il aspire à restreindre la liberté d'action individuelle. Il cherche à façonner sa destinée et à réserver toute initiative au seul État. Il arriva en Allemagne venant de l'ouest 2. Saint-Simon, Owen, Fourier, Pecqueur, Sismondi, Auguste Comte en ont posé les fondations. Lorentz von Stein fut le premier auteur à fournir aux Allemands des renseignements étendus sur les nouvelles doctrines. La parution en 1842 de la première édition de son livre, Socialisme et communisme dans la France actuelle, fut l'événement le plus important du socialisme allemand prémarxiste. Les éléments d'intervention étatique dans la vie économique, la législation sociale et le syndicalisme 3 parvinrent aussi en Allemagne en provenance de l'ouest. En Amérique, Frédéric List se familiarisa avec les idées protectionnistes d'Alexandre Hamilton.
Le libéralisme avait appris aux intellectuels allemands à assimiler les idées occidentales avec une crainte révérencielle. A ce moment, ils pensèrent que le libéralisme était déjà dépassé ; l'intervention étatique dans la vie économique avait remplacé la vieille orthodoxie libérale ; elle aboutirait inexorablement au socialisme. Celui qui ne voulait pas paraître rétrograde devait devenir social, c'est-à-dire ou interventionniste ou socialiste. Les idées nouvelles mettent quelques temps à percer ; des années doivent passer avant qu'elles atteignent les larges couches d'intellectuels. Le système national d'Économie Politique de List fut publié en 1841, quelques mois avant le livre de Stern. En 1847, Marx et Engels publièrent le manifeste communiste. Vers 1865, le prestige du libéralisme commença à disparaître. Rapidement les cours universitaires d'économie, de philosophie, d'histoire et de droit tournèrent le libéralisme en caricature. Les spécialistes des sciences sociales se surpassèrent en critiques émotives du libre-échange et du laissez-faire britanniques ; les philosophes s'acharnèrent sur l'éthique utilitariste à l'usage des courtiers en valeurs, le caractère superficiel des lumières et le côté négatif de la notion de liberté ; les juristes démontrèrent le paradoxe des institutions démocratiques et parlementaires ; et les historiens traitèrent du déclin moral et politique de la France et de la Grande-Bretagne. D'autre part, on apprenait aux étudiants à admirer le royaume social des Hohenzollern de Frédéric-Guillaume Tr, le socialisme noble à la Guillaume Ier, le grand Kaiser de la sécurité sociale et de la législation du travail. Les sociaux démocrates méprisaient la ploutodémocratie occidentale et la pseudo-liberté et ridiculisaient les enseignements de l'économie bourgeoise.
L'ennuyeuse pédanterie des professeurs et la déclamation orgueilleuse des sociaux démocrates ne pouvaient impressionner les personnes douées de sens critique. D'Angleterre pénétrèrent les idées de Carlyle, de Ruskin et des Fabien et de France, le solidarisme. Les églises de toutes croyances se joignirent au chœur. Nouvelles et pièces de théâtre répandirent la nouvelle doctrine de l'État. Shaw et Wells, Spielhagen et Gerhart Hauptmann et d'autres écrivains moins doués contribuèrent à la popularité de l'étatisme.
 

2. L'État


L'État est essentiellement un appareil de contrainte et de coercition. Le trait caractéristique de ses activités est de contraindre les citoyens par l'usage ou la menace de la force à se conduire autrement qu'ils ne voudraient.
Mais tout appareil de contrainte et de coercition n'est pas appelé État. Ce n'est que lorsqu'il est assez puissant pour maintenir son existence, au moins quelque temps, par ses seules forces qu'il est communément appelé un État. Une bande de brigands qui, en raison de la faiblesse relative de ses forces, n'a aucune chance de résister victorieusement à une autre organisation, n'a pas le droit de s'appeler un État. Un État brisera ou tolérera un gang. Dans le premier cas, le gang n'est pas un État parce que son indépendance ne dure qu'un court moment ; dans le second cas, ce n'est pas un État parce qu'il ne repose pas sur sa propre puissance. Les bandes qui faisaient des pogroms dans la Russie impériale ne constituaient pas un État parce qu'elles ne pouvaient tuer ou piller que grâce à la complicité du gouvernement.
Cette restriction de la notion d'État conduit directement aux concepts du territoire et de la souveraineté de l'État. Reposer sur sa propre puissance implique qu'il y a un espace sur la surface de la terre où le fonctionnement de l'appareil n'est pas restreint par l'intervention d'une autre organisation ; cet espace est le territoire étatique. La souveraineté (suprema potestas, pouvoir suprême) signifie que l'organisation repose sur son propre fondement. Un État sans territoire est un concept vide. Un État sans souveraineté est une contradiction dans les termes.
L'ensemble complexe des règles selon lesquelles les membres du gouvernement emploient contrainte et coercition s'appelle loi. Toutefois, le trait caractéristique de l'État n'est pas l'existence de ces règles en tant que telles, mais l'emploi ou la menace de la violence. Un État dont les chefs ne reconnaissent qu'une règle, celle de faire ce qui sur le moment leur semble le plus convenable, est un État sans loi. Que ces tyrans soient ou non bienveillants ne fait aucune différence.
Le mot loi est également utilisé dans un second sens. Nous appelons loi internationale l'ensemble des accords que les États souverains ont conclu de façon expresse ou tacite concernant leurs relations mutuelles. Cependant il n'est pas essentiel, pour qu'une organisation ait la qualité d'État, que d'autres États reconnaissent son existence par la conclusion de tels accords. L'essentiel est le fait de la souveraineté à l'intérieur d'un territoire, pas les formalités.
Les personnes qui ont la direction de la machinerie étatique peuvent assumer d'autres fonctions, devoirs, ou activités. Le gouvernement peut posséder ou gérer des écoles, des chemins de fer, des hôpitaux, des asiles d'orphelins. De telles activités ne sont qu'accidentelles dans la conception de l'État. Quelles que soient les autres fonctions qu'il peut assumer, l'État est toujours caractérisé par la contrainte et la coercition qu'il exerce.
Avec la nature humaine telle qu'elle est, l'État est une institution nécessaire et indispensable. Convenablement administrée, l'État est le fondement de la société, de la coopération entre les hommes et de la civilisation. C'est l'instrument le plus bienfaisant et le plus utile dans les efforts des hommes pour promouvoir le bonheur et le bien-être. Mais c'est seulement un instrument et un moyen, non la fin ultime. Ce n'est pas Dieu. C'est simplement un appareil de contrainte et de coercition, c'est le pouvoir de police.
Il a été nécessaire de s'attarder sur ces truismes parce que les mythologies et métaphysiques de l'étatisme ont réussi à les voiler de mystère. L'État est une institution humaine et non un être surnaturel. Celui qui prononce le mot État, pense coercition et contrainte. Celui qui dit : Il devrait y avoir une loi sur cette question, pense : les forces du gouvernement devraient forcer les gens à faire ce qu'ils ne veulent pas faire ou à ne pas faire ce qu'ils veulent faire. Celui qui dit : cette loi devrait être mieux respectée, pense : la police devrait forcer le public à obéir à cette loi. Celui qui dit : l'État est u dieu, déifie les armes et la prison. Le culte de l'État est le culte de la force. Il n'y a pas de menace plus dangereuse pour la civilisation qu'un gouvernement d'hommes incompétents, corrompus ou viles. Les pires maux que l'humanité a jamais endurés étaient infligés par de mauvais gouvernements. L'État peut-être et a souvent été au cours de l'histoire la principale source de malheur et de désastre.
L'appareil de contrainte et de coercition est toujours aux mains d'hommes mortels. Il est parfois arrivé que les gouvernements aient surpassé leurs contemporains et leurs concitoyens à la fois en compétence et en équité. Mais l'histoire nous fournit de nombreux exemples du contraire. La thèse de l'étatisme selon laquelle les membres du gouvernement et ses collaborateurs sont plus intelligents que la population et savent mieux que l'individu ce qui lui est utile est une pure sottise. Les Führers et les Duces ne sont ni des dieux, ni des représentants de Dieu.
Les traits caractéristiques essentiels de l'État et du gouvernement ne dépendent pas de leur structure particulière, ni de leur constitution. Ces traits sont présents à la fois dans les gouvernements despotiques et démocratiques. La démocratie n'est pas non plus divine. Nous traiterons ultérieurement des avantages tirés par la société d'un gouvernement démocratique. Mais aussi grands que soient ces avantages, il ne faut jamais oublier que ces majorités sont aussi exposées que les rois et les dictateurs à l'erreur et à l'injustice. Qu'un fait semble vrai à la majorité ne prouve pas sa véracité. Qu'une politique semble opportune à la majorité ne prouve pas son opportunité. Les individus formant une majorité ne sont pas des dieux et leurs conclusions réunies ne sont pas nécessairement divines.


3. Les doctrines politiques et sociales du libéralisme


Il y a une école de penseurs qui enseigne que la coopération sociale entre les hommes peut être réalisée sans contrainte ni coercition. L'anarchisme croit à la possibilité d'établir un ordre social dans lequel tous les hommes reconnaîtraient les avantages découlant de la coopération et où tous seraient prêts à faire volontairement tout ce qu'exige le maintien de la société et à s'abstenir volontairement de ce qui est nuisible à la société. Mais les anarchistes oublient deux faits : Il y a des individus dont les capacités mentales sont si limitées qu'ils ne peuvent comprendre tous les avantages que la société leur apporte. Et il y a des individus dont la chair est si faible qu'ils ne peuvent résister à la tentation d'obtenir un avantage personnel par une action nuisible à la société. Une Société anarchiste serait à la merci de chaque individu. Nous pouvons admettre que tout adulte sain jouit de la faculté de réaliser l'utilité d'une coopération sociale et d'agir en conséquence. Cependant il est hors de doute qu'il y a des mineurs, des vieillards et des fous. Nous pouvons admettre que quiconque agit contre la société devrait être considéré comme malade mentalement et devant être soigné. Mais tant que tous ne sont pas guéris et tant qu'il y a des mineurs et des vieillards, des dispositions doivent être prises pour qu'ils ne détruisent pas la société.
 
Le libéralisme diffère radicalement de l'anarchie. Il n'a rien de commun avec les illusions absurdes des anarchistes. Nous devons donc souligner ce point parce que les étatistes essaient quelquefois de découvrir une similitude. Le libéralisme n'est pas assez fou pour vouloir la suppression de l'État. Les libéraux reconnaissent pleinement qu'aucune coopération sociale ni aucune civilisation ne peuvent exister sans un certain degré de contrainte et de coercition. C'est la tâche du gouvernement de protéger le système social contre les attaques de ceux dont les plans d'action sont nuisibles à sa conservation et à son fonctionnement.
 
La leçon essentielle du libéralisme est que la coopération sociale et la division du travail ne peuvent être réalisées que dans un système de propriété privée des moyens de production, c'est-à-dire dans une société de marché ou capitalisme. Tous les autres principes du libéralisme — démocratie, liberté individuelle, liberté de parole et de la presse, tolérance religieuse, paix entre les nations — sont des conséquences de ce postulat fondamental. Ils ne peuvent être appliqués que dans une société fondée sur la propriété privée.
Partant de ce point de vue, le libéralisme assigne à l'État la tâche de protéger la vie, la santé, la liberté ou la propriété de ses sujets contre toute agression violente ou perfide.
Le fait que le libéralisme veut la propriété privée des moyens de production implique le rejet de la propriété collective des moyens de production, c'est-à-dire du socialisme. C'est pourquoi le libéralisme s'oppose à la socialisation des moyens de production. Il est illogique de dire, comme beaucoup d'étatistes, que le libéralisme a de l'hostilité ou de la haine pour l'État, parce qu'il s'oppose au transfert à l'État de la propriété des chemins de fer ou des filatures de coton. Quand un homme dit que l'acide sulfurique ne fait pas une bonne lotion pour les mains, il ne manifeste pas d'hostilité contre l'acide sulfurique comme tel ; il donne simplement son opinion sur la limitation de son usage.
Ce n'est pas la tâche de cette étude de déterminer si le programme du libéralisme ou du socialisme est plus adéquat pour atteindre les buts communs à tous les efforts politiques et sociaux, c'est-à-dire la réalisation du bonheur et du bien-être de l'homme. Nous ne faisons que décrire le rôle joué par le libéralisme ou l'antilibéralisme — qu‘il soit socialiste ou interventionniste — dans l'évolution qui a conduit à l'établissement du totalitarisme. C'est pourquoi nous pouvons nous limiter à une brève description des grandes lignes du programme social et politique du libéralisme et de son fonctionnement.
Dans un ordre économique fondé sur la propriété privée des moyens de production, le marché est au centre du système. L'action du mécanisme du marché force les capitalistes et les entrepreneurs à produire de façon à satisfaire les besoins des consommateurs aussi bien et aussi bon marché que la quantité et la qualité des ressources, la main-d'œuvre disponible et l'état des connaissances techniques le permettent. S'ils ne sont pas à la hauteur de leur tâche, s'ils produisent des biens de mauvaise qualité ou trop chers, ou s'il s ne produisent pas les marchandises dont la demande est la plus urgente, ils subissent des pertes. A moins qu'ils ne modifient leurs méthodes de façon à mieux satisfaire les besoins des consommateurs, ils seront finalement classés de leur situation de capitalistes ou d'entrepreneurs. D'autres personnes sachant mieux servir le consommateur les remplaceront. Dans une économie de marché, le mécanisme des prix assure la suprématie des consommateurs. Par les prix qu'ils paient et par le chiffre de leurs achats, ils déterminent à la fois la quantité et la qualité de la production. Ils déterminent directement les prix des biens de consommation et par là même fixent indirectement les prix de tous les facteurs matériels de la production ou les salaires de la main-d'œuvre employée.
Dans une société de marché, chacun sert ses concitoyens et est servi par eux. C'est un système d'échanges mutuels de services et de marchandises, de dons et de prestations réciproques. Dans ce mécanisme qui tourne sans fin, les entrepreneurs et les capitalistes doivent adapter leurs investissements et leurs méthodes de production. Le marché choisit les entrepreneurs et les capitalistes et les remplace aussitôt que des défaillances se révèlent. Le marché est une démocratie où chaque centime a un droit de vote et où le suffrage est journalier.
En dehors du marché, il y a l'appareil social de contrainte et de coercition et ses détenteurs, le gouvernement. État et gouvernement ont le devoir de maintenir la paix intérieure et extérieure. Car ce n'est que dans la paix que le système économique peut atteindre ses fins, la satisfaction la plus complète des besoins et désirs de l'homme.
Mais qui doit commander l'appareil de contrainte et de coercition ? En d'autres termes qui doit gouverner ? C'est une des vues fondamentales de la pensée libérale que le gouvernement est fondé sur l'opinion, et qu'il ne peut donc pas subsister à la longue si les hommes qui le composent et les méthodes qu'ils appliquent ne sont pas acceptés par la majorité des gouvernés. Si la conduite des affaires politiques ne leur convient pas, les citoyens réussiront finalement à renverser le gouvernement par la violence et à remplacer les gouvernants par des hommes qui leur semblent plus compétents. Les gouvernants sont toujours une minorité. Ils ne peuvent rester en fonction si la majorité est décidée à les remplacer. Révolution et guerre civile sont le remède ultime d'un gouvernement impopulaire. Dans l'intérêt de la paix intérieure, le libéralisme est partisan d'un gouvernement démocratique. C'est pourquoi la démocratie n'est pas une institution révolutionnaire, c'est au contraire le vrai moyen d'éviter des révolutions. La démocratie est un système assurant l'adaptation pacifique du gouvernement à la volonté de la majorité. Quand les hommes en fonction et leurs méthodes ne plairont plus à la majorité de la nation, ils seront — à la prochaine élection — éliminés et remplacés par d'autres hommes et un autre système. La démocratie aspire à sauvegarder la paix intérieure entre les citoyens.
Le but du libéralisme est la coopération pacifique de tous les hommes. Quand la propriété privée des moyens de production existe partout et quand les lois, les tribunaux et l'administration traitent étrangers et citoyens sur un pied d'égalité, il est de peu d'importance de savoir où passe la frontière d'un pays. Personne ne peut profiter de la conquête, mais beaucoup peuvent subir des pertes dans la lutte. Les guerres ne paient plus ; il n'y a plus de motif d'agression. La population de tout territoire est libre de déterminer à quel état elle désire appartenir ou si elle préfère fonder elle-même un état. Toutes les nations peuvent coexister pacifiquement parce qu'aucune nation n'est intéressée à la dimension de son état.
Évidemment, c'est là un plaidoyer froid et dénué de passion pour la paix et la démocratie. C'est le résultat d'une philosophie utilitaire. Aussi éloigné de la mythologie mystique du droit divin des rois que de la métaphysique du droit naturel ou des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Il est fondé sur des considérations d'utilité commune. Liberté, démocratie, paix et propriété privée semblent bienfaisantes parce que ce sont les meilleurs moyens d'atteindre le bonheur et le bien-être humains. Le libéralisme peut assurer à l'homme une vie à l'abri de la crainte et du besoin, c'est tout.
Vers le milieu du XIXe siècle, les libéraux étaient convaincus qu'ils étaient à la veille de la réalisation de leurs plans. C'était une illusion.
 

Notes

 
 
1. Hegel, Philosophie du Droit, Gallimard, 3e édition, p. 190.
2. Hayek, « The Counter Revolution of Sciences », Economica, t. VIII, pp. 9-36, 119-150, 281-320.
3. Adolf Weber (Der Kampf zwischen Kapital und Arbeit, 3e et 4e éd., Tübingen, 1921, p. 68), dit très justement en traitant du syndicalisme allemand : Forme et esprit... venaient de l’étranger.
 
Par Ludwig von Mises traduit par M. de Hulster
Le Gouvernement omnipotent De l'État totalitaire à la guerre mondiale
Éditions politiques, économiques et sociales — Librairie de Médicis — Paris (1947) Deuxième partie — Le nationalisme


1 commentaire:

Patrick Aubin a dit…

Même si j'ai beaucoup de respect pour Ludwig Von Mises, la démocratie n'est pas aussi idyllique et ne peut être un fondement d'une société libre. En effet, la démocratie n'est ni plus ni moins qu'une guerre électorale, une guerre des idées où celui qui est le vainqueur impose sa loi à ceux qui sont vaincus. Le langage des dirigeants et militants politiques empruntent les termes aux militaires : batailles, combats, victoire, défaite, etc... Le libéralisme ne peut accepter une telle conception de domination des relations entre les êtres humains. La seule évolution pacifique qui peut s'envisager est la mise en place d'institutions où les gouvernements sont en offre concurrentielle sur le marché politique et où le choix du citoyen n'est plus un bulletin de vote mais un contrat signé !!! #Panarchie