L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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mai 23, 2015

Visions des étrangers de la France socialiste en Hollandie !

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.

Sommaire:

A) Pour un quart des ados américains, la France est une dictature - Par Sandrine Chesnel - L'Express

B) Français, musulman, voilà pourquoi j’en veux aux socialistes - Nasser A., fonctionnaire - Rue 89

C) Ce que les Américains pensent de Hollande : "François qui ?" - Guillaume Serina - Métronews

D) François Hollande à La Havane: qu'en pensent les Cubains de France? - ALAIN JOCARD - RFI

E) Etats-Unis : Hollande, ce mystérieux "Monsieur Pudding" - Par Natacha Tatu - Nlle Obs

F) François Hollande – Les Anglais s’en donnent à cœur joie - The Daily Telegraph - Londres

G) CNN : quand les médias étrangers se payent François Hollande - par lesoufflet - http://24heuresactu.com

H) François Hollande : un an de présidence vu par la presse étrangère - par David Doucet - les inrocks.com




A) Pour un quart des ados américains, la France est une dictature

29 000 élèves américains de 4e ont récemment passé des tests d'évaluation en histoire, géographie et éducation civique. Des tests qui révèlent une connaissance du monde très... parcellaire.

La France? Une dictature pour près d'un quart des ados américains de 13-14 ans. Tout comme le Canada, et l'Australie. 

C'est l'un des résultats particulièrement étonnant issu du "Bulletin de la nation", la publication du Centre national du gouvernement américain pour la statistique de l'éducation (NCES), qui a épluché les résultats des tests d'évaluation de 29 000 élèves du "8th grade" américain, l'équivalent de notre 4e.  

Ces tests nationaux portaient sur l'histoire américaine, la géographie et l'éducation civique. Les élèves avaient à répondre à des questions ouvertes mais aussi à des questionnaires à choix multiple (QCM), courants dans le monde éducatif anglo-saxon. 


Question: "Quel est le point commun entre les gouvernements actuels du Canada, de la France, et de l'Australie?" 
  1. Ils sont contrôlés par les militaires
  2. Ils ont une constitution qui limite leurs pouvoirs
  3. Leurs leaders ont un pouvoir absolu
  4. Ils découragent la participation des citoyens aux affaires publiques.

Capture d'écran du QCM proposé aux élèves américains
Nations Report Card
Si la moitié des jeunes américains a su repérer la bonne réponse (la 2!), près d'un quart d'entre eux a choisi la réponse 3...  

Pour ces jeunes, la France, mais aussi le Canada et l'Australie seraient donc des dictatures. Il se trouve également 10% de jeunes pour penser que notre gouvernement est contrôlé par les militaires. Une vision (très) approximative finalement pas si étonnante: il y a quelques mois un journaliste de la chaine américaine Fox News n'avait pas hésité à comparer certains quartiers de Paris à "des zones de combat s'apparentant à l'Irak et l'Afghanistan".  

Pour certains adolescents des States, la France est donc plus proche de la Corée du nord que de leur pays.

Par via l'Express



 
B) Français, musulman, voilà pourquoi j’en veux aux socialistes

En mai 2012, Nasser A., la trentaine, a voté Hollande. Il regrette aujourd’hui, pour plein de raisons. Musulman pratiquant, il déplore aussi le positionnement du gouvernement dans certains débats de société.

Depuis quelques mois, il n’est pas rare d’entendre certains Français de confession musulmane – y compris parmi nos lecteurs – exprimer leur déception à l’égard du Parti socialiste. Des griefs, dont ils disent qu’ils durent depuis un temps déjà – type « Le PS n’a jamais rien fait pour nous » –, mais qui semblent avoir pris d’autres proportions depuis l’élection de François Hollande à la présidence.

Théories du genre, « mariage pour tous », interdiction des manifestations pro-Gaza : ils assurent que ces questions sociétales, quand bien même ils ne les estiment pas centrales, ternissent encore un peu plus l’image qu’ils ont du PS.

Nasser A. – le prénom a été changé – , 35 ans, fonctionnaire à Paris, fait partie de ces personnes-là. Il a voté François Hollande en 2012, mais dit qu’il n’a plus envie de recommencer :
« Même si j’ai toujours voté à gauche, ce n’était déjà plus un vote d’adhésion. J’ai opté pour le moins pire, parce que j’avais besoin d’apaisement après cinq ans de Sarkozy, marqués entre autres par de nombreux dérapages islamophobes.
Mais là, le PS me déçoit profondément. Parce qu’il est soumis au patronat, parce que la France n’avance pas et parce que d’un point de vue éthique, en tant que musulman pratiquant, je ne comprends pas un certain nombre de ses positionnements. »
Il a voulu évoquer certains « sujets polémiques ». Voici son témoignage.

Ramsès Kefi

Le « mariage pour tous », OK...

... mais le droit de vote des étrangers ?

Dans le programme de François Hollande, il y a des choses qui m’ont plu et d’autres moins, comme le « mariage pour tous », qui n’est pas, d’un point de vue sociétal, ce qui enchante le plus un musulman pratiquant.

Comme un catholique ou un écolo athée, j’ai fait des concessions et trouvé un juste milieu entre mon éthique et le pragmatisme. Donc je me suis dit « va pour le “mariage pour tous” », car il y a dans les promesses du Parti socialiste un autre engagement fort, à savoir l’octroi du droit de vote aux étrangers.

Même s’il ne concerne pas seulement les musulmans, on ne va pas faire de langue de bois : une partie d’entre nous a un parent « étranger » venu du Maghreb ou d’Afrique noire.

Une communauté désorganisée

Juste après son élection, le PS avait la majorité partout. Il a fait passer le « mariage pour tous », mais a oublié le droit de vote des étrangers. Je pense donc que ça montre le vrai visage du Parti socialiste, qui n’a jamais eu envie de s’engager sur ce terrain-là.
La communauté musulmane ne représente pas grand-chose pour le Parti socialiste, et pour la classe politique en général. Elle est désorganisée, ne se mobilise quasiment jamais et n’est pas réputée pour voter en masse.

François Hollande peut donc se l’aliéner, plutôt que de faire passer le message à d’autres que « le PS roule pour l’islam » (qui n’a pas du tout la cote) et risquer de se griller pour de bon. Pourtant, je n’attends pas qu’il roule pour moi, juste que, dans un premier temps, il tienne ses promesses.

Un jour, une connaissance juive m’a dit :
« Une partie des Français n’aime pas les juifs, mais contrairement à vous, on les force à nous respecter. »
Il n’a pas tort.

Les manifs pro-Gaza

« Si encore il assurait en politique intérieure »


Je crois que le Parti socialiste va s’en mordre les doigts. Quand Jacques Chirac a remis certaines choses au clair lors d’une visite en Israël, j’étais fier d’être français.

En fait, on a l’impression d’un « deux poids, deux mesures » du gouvernement, avec une communauté musulmane – très présente dans les cortèges pro-Gaza – encore une fois lésée. Les positions de François Hollande, qui soutient Israël et interdit des manifs pro-Gaza, contribuent simplement à renforcer le camp de ceux qui croient – à tort – en l’idée « du complot juif » en France.

On s’identifie aux opprimés, donc aux Palestiniens

Le conflit israélo-palestinien est fortement ancré chez les musulmans. Ce n’est pas un problème de religion, mais de représentations. En quelque sorte, les Israéliens, c’est Goliath et les Palestiniens, c’est David. Je crois qu’on s’identifie aux opprimés, donc aux Palestiniens, qui toutes proportions gardées, nous renvoient aux discriminations dont on fait l’objet en France depuis des décennies. 

François Hollande ne doit pas comprendre tout ça. Peut-être qu’ils s’interroge en se disant : « Pourquoi les musulmans me prennent la tête sur un truc qui a lieu à des kilomètres ? » Dans un sens, il n’a pas tort. Mais comme il n’excelle pas non plus dans sa politique intérieure, ses positions pro-israéliennes sont perçues comme une nouvelle marque d’irrespect.

Manuel Valls

« Blancos »

Pour tous les Français, c’est une trahison. Manuel Valls, ce n’est pas un homme de gauche. Pour des Français de confession musulmane comme moi, le raisonnement va encore plus loin :
  • il s’est positionné en faveur d’Israël, ce qui là encore, donne l’impression qu’une communauté va être favorisée au détriment d’une autre. On ne lui demande ni d’être antijuifs, ni d’être pro-musulmans, mais d’être juste ;
  • on n’oublie pas son dérapage dans un marché à Evry (Essonne), ce qui fait douter sur ses convictions sur les gens qui ne sont pas des « White » et des « Blancos ».

La « théorie du genre »

Et les mamans voilées ?

Mes enfants sont trop jeunes, mais forcément, en tant que musulman pratiquant, la polémique m’a touché. Honnêtement, je ne pense pas que les craintes des parents soient injustifiées, même si François Hollande a envoyé Vallaud-Belkacem et Ayraut pour démentir.

Beaucoup ont expliqué les mauvais résultats de la gauche aux municipales à cause du vote des musulmans, hostiles à l’enseignement du genre à l’école. Dans mon entourage, ça n’a absolument pas joué. Pour ma part, même si je suis inquiet, ça ne change pas grand-chose à ma manière de concevoir l’école.

« Nos ancêtres les Gaulois »

Il y a ce que nos enfants apprennent là-bas et ce qu’on leur inculque à la maison. On parle de la « théorie du genre », mais on peut aussi parler de « nos ancêtres les Gaulois » qu’on apprenait à mon époque et qui n’était pas plus justifié.

C’est un peu le même problème que le « mariage pour tous ». Le gouvernement dit vouloir tout faire pour l’égalité.OK. Moi, jusqu’à présent, je ne l’ai pas vu prendre position pour les mamans voilées à qui on empêche d’accompagner les sorties scolaires.

Bien sûr que le climat est beaucoup plus apaisé qu’avec Sarkozy, car il n’y a plus de dérapages. Mais pour le reste, on est dans le statu quo. Je n’ai pas entendu de prises de positions fortes pour rééquilibrer la balance pour les musulmans.

Pourquoi je suis perdu

« La droite, c’est non »


Ce n’est pas évident d’être un électeur de confession musulmane en ce moment. Il y a des dilemmes un peu partout. Cela parle de sanctionner le PS et de s’en détourner, mais pour quel projet ? Si je mets de côté mes convictions politiques de gauche et ne parle que du point de vue moral, il n’y a aucune évidence :
  • tout ce qui est à droite, c’est non. Certes, sur la place de la religion dans la société – je suis pour une application stricte, mais juste de la laïcité – ou sur celle de la famille, beaucoup de musulmans partagent les mêmes points de vue. Pourtant, la droite insiste beaucoup trop sur les racines judéo-chrétiennes, ce qui veut dire que l’islam restera une religion étrangère ;
  • j’ai déjà voté à l’extrême gauche, mais je m’en méfie. Quand bien même elle explique qu’il faut foutre la paix aux musulmans – ce qui serait une bonne chose –, elle reste globalement antireligieuse ;
  • soutenir la création d’un parti démocrate musulman, sur le modèle d’un Parti démocrate chrétien ? La France n’y est pas prête et les musulmans ne le sont pas non plus. Notre image, notre discours, nos propos : on a aussi énormément de choses à clarifier et à corriger.
Je ne suis pas du tout parti pour voter socialiste en 2017. Mais je ne peux pas dire jamais, car comme tous mes concitoyens français, quelles que soient leurs croyances, je n’exclus pas d’être « une bonne poire ». Et donc de me faire une nouvelle avoir une nouvelle fois.

« Copé plus violent que le “mariage pour tous” »
Vincent Tiberj est sociologue, spécialiste des comportements électoraux et donc du « vote communautaire ». Il explique : 

« Dire que le vote est fondé sur la religion ou qu’il y aurait “un vote musulman” n’est pas si vrai que ça. Les phénomènes sont beaucoup plus complexes. Par exemple, si les musulmans ont jusque-là majoritairement voté pour les socialistes, l’islam, ne serait-ce que du fait de certaines valeurs culturelles qu’il véhicule, ne produit pas nécessairement un vote à gauche.

Ainsi, pour les questions de genre, de famille, d’homosexualité, un musulman pratiquant ne devrait pas s’y retrouver. Mais on assiste au même phénomène que pour les Afro-Américains aux Etats-Unis : plus vous appartenez à une minorité visible victime de discriminations, plus vous penchez à gauche [...].

Je pense que s’il y a aversion des musulmans pour le PS, cela se traduit plus par de l’abstention – et un rejet de la vie politique – que par un basculement à droite par exemple. Les propos de Jean-François Copé sur le pain au chocolat sont beaucoup plus violents pour un musulman que le “mariage pour tous”. »

Nasser A



C) Ce que les Américains pensent de Hollande : "François qui ?"

Le président français, qui arrive lundi aux Etats-Unis pour une visite de trois jours, ne passe pas le test de notoriété chez l’Américain moyen. Mais certains ont tout de même entendu parler de sa vie privée.

"Non, je n’en ai jamais entendu parler. Hollande, vous dites ? Comme le pays ?" Sally, la quarantaine, ne connaît pas François Hollande, qui entame une visite de trois jours lundi sur le sol américain. Cette résidente du quartier de Los Feliz, à Los Angeles, se souvient tout de même "du précédent. Sarkozy, c’est ça ?" Sally est loin d’être un cas particulier. Bien au contraire, la plupart des Américains ne s’intéressent pas à la politique étrangère. Ce n’est pas entièrement leur faute, les chaînes de télévision restent centrées quasiment exclusivement sur les affaires domestiques. Sauf en cas de guerre.

Cependant, les affaires de cœur du président français ont tout de même traversé l’Atlantique. La presse américaine s’est volontiers emparée du sujet au moment de la révélation de la relation entre François Hollande et Julie Gayet. Le prestigieux New York Times a qualifié de "désordonnée" la vie privée du chef de l’Etat, et a souligné le "drame de deux semaines" ("two week drama") qui a eu lieu à l’Elysée. "C’est vrai que c’est un soap opera amusant", juge pour metronews Steven Hill, politologue de San Francisco qui connaît bien le système politique français. "Mais cela n’affecte pas, à mon sens, la politique conduite pour le pays".
 
Les Américains moins puritains qu'avant
Contrairement aux idées reçues, les Américains ne sont plus aussi puritains qu’avant au sujet des scandales mêlant sexe et pouvoir. "Souvenez-vous des années 90, reprend Steven Hill. Juste avant l’affaire Clinton-Lewinsky, il y avait eu la révélation des relations extraconjugales du speaker de la Chambre, Newt Gingrich. Un républicain ! Il a fini par démissionner, mais au sujet d’une autre affaire". Quant à Bill Clinton lui-même, il avait été élu malgré la révélation de deux tromperies successives.

Un autre quotidien, USA Today, est plus sévère envers François Hollande, parlant de "crise de nerfs" en France et de "l’humiliation" subie par la "de facto Première Dame". "Au pire des cas, cela démontre un mauvais sens du jugement, estime Steven Hill en riant. Mais il s’agit en effet de vie privée. Cela n’a rien à voir avec, par exemple, l’affaire DSK qui avait beaucoup choqué en Amérique. Là, il s’agissait d’une accusation de viol avec toute la chaîne judiciaire en marche". Et si Obama avait lui aussi une "affair" ? "Là, nous serions choqués. Mais uniquement parce qu’il proclame tout le temps son amour pour Michelle".

 Guillaume Serina

 

 D) François Hollande à La Havane: qu'en pensent les Cubains de France?

François Hollande est le premier chef d'Etat occidental à se rendre à La Havane depuis l'annonce du dégel entre l'île et les Etats-Unis. Que pensent les Cubains de France de ce rapprochement historique ? Reportage auprès de la diaspora cubaine installée à Paris.

Les Cubains en France ne sont pas très nombreux, environ 3 000. Parmi eux, Roberto Ariaz est installé à Paris depuis 21 ans. Ce professeur de salsa cubaine marié à une Française est parfois lassé de tous ces clichés sur son pays. Il espère que la visite du chef de l'Etat français dans son pays donnera une autre image des Cubains.


« On nous connaît pour plein de choses, pour la musique, pour les cigares, pour le Mojito... et je pense que Hollande a été malin. Il s'est dit "moi aussi je veux ma part du gâteau", avance-t-il. Parce qu'on connaît le potentiel qu'il y a au niveau des professionnels à Cuba. »
Pas facile de rencontrer des Cubains à Paris, même s'il existe quelques endroits. Près de la Tour Montparnasse, le restaurant Cubana accueille quelques-uns de ces expatriés.

« Moi, je viens d'arriver de Cuba [...]. J'y étais en vacances pour la première fois depuis sept ans, raconte Lizandra Morfa Ballar, une habituée du restaurant. Par rapport à tout ce qu'on dit de Cuba, du changement, si le régime est terminé, si les choses vont changer ou pas, moi je peux dire que les choses vont très très lentement. Et même si François Hollande est là-bas et que c'est un pas important pour Cuba et pour la France, j'espère que les choses vont avancer un peu plus rapidement pour Cuba surtout ! »

Tous vont suivre avec intérêt les évolutions de leur pays. Et notamment les opportunités économiques.

ALAIN JOCARD



 
 E) Etats-Unis : Hollande, ce mystérieux "Monsieur Pudding"

Cerner la personnalité de ce nouveau président, et comprendre le rejet de Nicolas Sarkozy sont les principales préoccupations des éditorialistes américains.

Sarkozy aimait l’Amérique. Et il faut bien l’avouer, l’Amérique, - pour peu qu’elle puisse aimer un président français - le lui a plutôt rendu. De nombreux éditorialistes peinent toujours, ce matin, à s’expliquer l’échec du président sortant. Analyse de Rosecrans Baldwin, dans le "New-York Times" : "Sarkozy au fond, n’était pas fait pour être président des Français. Mais il aurait pu être président des Etats Unis ! "Il n’a jamais été réellement Français au sens où on l’entend aux Etats-Unis. (…) Il n’est ni gourmet ni cultivé. Il aimait l’Amérique, de manière inconditionnelle, c’était un fan d’Elvis, et il n’avait pas peur de le dire". "Si vous avez du mal à imaginer un président français avec des oreilles de Mickey, imaginez la réaction des français ! " écrit-il, évoquant la visite de Sarko à Disneyland avec Carla Bruni.

A contrario, les Américains "n’ont aucun problème à élire un président riche. M. Sarkozy, le président des riches, a au fond toujours été plus un homme pour nous que pour eux. Durant cinq ans, nous avons eu un président en Europe que nous aurions pu élire nous mêmes". D’après cet observateur de la vie politique française, Mitterrand et Chirac étaient des présidents désincarnés, intouchables, flottant sur un nuage au dessus du pays, où rien, ni un scandale d’emplois fictifs, ni une fille cachée, ne pouvait les atteindre. Sarkozy, lui, aurait été un président de chair et de sang, avec ses pulsions et ses défauts. C’est ce que les français ne lui auraient pas pardonné. "Les français aiment que leur président se comporte en père, voire en grand-père de la Nation. Dans le cas de Monsieur Sarkozy, on a vu trop de chair. Mais il a transformé la manière dont la France voit la présidence, tout comme il changé la manière dont l’Amérique voit les Français"… D’après lui, "La France est heureuse de s’être débarrassée de Nicolas Sarkozy. Il était inefficace et enclin aux gaffes en public. Mais les français vont le regretter plus vite qu’ils ne le pensent. Ils vont, en tout cas, sentir son absence. Quand celui que vous aimez haïr disparaît, l’amour disparaît aussi".

"Un doute sur l’axe franco-allemand"

"C’est le style, bien plus que les différences politiques, qui distingue le vainqueur socialiste de Nicolas Sarkozy. La France pourrait avoir simplement préféré Hollande, surnommé Monsieur Pudding, à un Nicolas Sarkozy boursouflé. Mais Hollande pourrait ne pas être si mou" écrit le "Christian Science Monitor", qui reconnaît qu’il peut être difficile "pour les Américains de comprendre l’extrême désamour qui s’est développé entre les Français et Monsieur Sarkozy, quasiment dès le premier jour de sa présidence".

De manière générale, dans la presse, la raison de l’échec de Sarkozy est à peu près entendue : si Sarkozy a perdu, c’est que les français refusent de se serrer la ceinture. Et ce refus de l’austérité pourrait bien leur coûter cher. Certes, "les marchés accordent à François Hollande une période de grâce", titre le "New-York Time". Mais "cela ne durera pas"… "La victoire de François Hollande pose de nombreuses questions sur l’avenir économique de l’Europe, notamment si la France reste campée sur l’idée d’augmenter ses dépenses pendant que 17 autres pays européens se serrent la ceinture. Elle jette aussi un doute sur l’axe franco-allemand, qui a apporté des réponses à la situation économique et reposait pour beaucoup sur la relation personnelle entre Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel", écrit le "Los Angeles Times".

"Une relation précieuse avec Merkel"

Même inquiétude du côté du "Wall Street Journal" : "Si François Hollande s’embarque dans un programme de relance Keynesien, les investisseurs ne croiront plus à la capacité de la France a tenir une discipline budgétaire. Cela mettra sa note – et donc les taux auxquels elle peut emprunter- en danger."

À deux semaines des sommets du G8 et de l’OTAN, deux sujets d’inquiétude dominent donc dans la presse, qui a consacré une large place à l’élection française : la position de la France face à la crise de l’Euro, et la promesse de François Hollande de retirer les troupes françaises d’Afghanistan en 2012, deux ans avant le calendrier prévu par l’OTAN.
 
"La défaite de Monsieur Sarkozy aura des implications, qui iront bien au-delà de Paris. Il a entretenu une relation querelleuse mais précieuse avec la chancelière Angela Merkel sur la crise de la zone Euro. Avec la Grande Bretagne, sur les questions de défense, notamment la guerre en Libye, et avec le président Obama, sur les sujets concernant l’Iran, Israel, L’Otan, et la Russie", écrit le "New York Times".

"Un soap opera sur sa vie amoureuse"

Quelques voix discordantes : dans le "Washington Post", l’éditorialiste Jennifer Rubin, très à droite, considère que cette défaite de Sarkozy n’a rien à voir avec une quelconque austérité que Sarkozy n’aurait pas réussi, d’après elle, à mettre en place. Selon elle, c’est l’inefficacité et l’absence de résultats du président qui est en cause : "Nicolas Sarkozy avait promis de restaurer le dynamisme de l’économie Française, de réhabiliter les valeurs du travail, de l’autorité et de la méritocratie... Au lieu de ça les électeurs français ont eu droit à un soap opera sur sa vie amoureuse et un immobilisme politique" écrit la journaliste, qui voit dans cette défaite un avertissement à Obama. "L’incompétence économique, l’absence de résultats, l’incapacité à mettre en place une politique fiscale cohérente, à augmenter des impôts qui cassent la croissance, ne pardonnent pas"...
 
Autre voix isolée, celle du prix Nobel d’économie Paul Krugman, qui a comme toujours fait entendre sa différence, en ironisant sur la grande peur que suscite "le prudent et modéré" nouveau président dans la presse anglo-saxonne : "C’est vrai que la victoire de François Hollande signifie la fin du Merkozy qui a renforcé l’austérité depuis deux ans. [...] Cela serait en effet 'dangereux', si cette stratégie avait marché, ou avait la moindre chance de marcher. Mais ce n’est pas le cas. C’est donc le moment d’en changer". Sa chronique a suscité un tollé chez les lecteurs sur le site du "New York Times", pourtant le journal de référence de la gauche libérale.






F) François Hollande – Les Anglais s’en donnent à cœur joie

La presse conservatrice britannique prend le prétexte de l’affaire Hollande-Gayet pour tomber à bras raccourcis sur le président socialiste.

Pouah !” ont pensé les Français lorsque François Hollande, un politicien au charisme d’endive, est devenu président, il y a deux ans. Au moins avaient-ils échappé au premier favori, Dominique Strauss-Kahn, dont l’incapacité notoire à garder ses pantalons* au-dessus des genoux aurait certainement entraîné le pays dans un scandale sexuel embarrassant.

François était peut-être ennuyeux, mais son obsession à lui était d’écraser le pays d’impôts, ce qui allait au moins épargner au personnel de ménage de l’Elysée toute crainte d’agression sexuelle.

De toute façon, le nouveau président avait amené avec lui une Première petite amie délicieuse, une certaine Valérie Trierweiler, une journaliste bien faite et amatrice de jupes fendues.

Lorsque Valérie a monté l’escalier de marbre de l’Elysée sur ses talons hauts en laissant derrière elle des effluves de parfum onéreux, la lueur de triomphe de ses yeux a laissé augurer qu’elle ne serait pas facile à déloger.

La semaine dernière, Mme Trierweiler, 48 ans, a dû soupeser ses options en voyant un magazine étaler sur sept pages en papier glacé une relation présumée entre François et l’actrice française Julie Gayet, 41 ans.

La classe politique s’est, comme il se doit, répandue en invectives moralisatrices sur le caractère sacré de la vie privée, mais la question qui brûlait la plupart des lèvres était : “Comment fait-il ?”

 Ce que nos pragmatiques voisins européens pensent, avec leur recul, de la France, de son modèle social, de sa campagne présidentielle et du déni économique de la part des candidats et politiques.

Déni, légèreté et frivolité, mais Elle est nue.

Crédit vidéo:
C dans l'air - France 5
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/po...
Invités:
Sophie Pedder - Alberto Toscano - Sylvia Desazars de Montgailhard - Peter Heusch


Soap opera. On peut pardonner au socialiste, récemment nommé pire homme politique du monde et se situant de plus en plus profond dans l’impopularité nationale, d’avoir cherché du réconfort quelque part. Son incompétence fait le désespoir de son gouvernement, et dans les recoins sombres des vieux restaurants de la rive gauche on parle de plus en plus d’un coup d’Etat* constitutionnellement acceptable qui permettrait de se débarrasser de lui.

Pour les électeurs, le plus important, ce ne sont pas les croissants*, c’est la croissance* économique, ou plutôt son absence notable depuis que Hollande est arrivé au pouvoir. Productif pour ce qui est de pressurer les contribuables français et de chasser quiconque voudrait honnêtement gagner deux sous*, le président s’est montré pour le reste tellement inefficace qu’un rapport publié la semaine dernière dans The Economist affirme que la France va encore plus mal que la Grèce.

Tout cela risque fort de neutraliser l’admiration fugace que Hollande aurait pu attendre d’un pays qui prend les ébats conjugaux de ses dirigeants avec un calme impressionnant. “Songez à l’embarras dans lequel nous aurions été si un autre que moi avait fait cette découverte”, aurait dit le duc de La Rochefoucauld après avoir surpris sa femme au lit avec un amant. Aujourd’hui encore, les Français affichent la plus grande incompréhension devant l’indignation morale qui s’abat généralement sur les politiciens britanniques et américains dont la vie privée attire l’attention des médias.

Mais les vieux protocoles sont en train de changer, et ils changent vite. Le prédécesseur de François Hollande, le président adepte des gros titres Nicolas Sarkozy, a démoli des traditions séculaires en révélant lors d’une conférence de presse qu’il sortait avec l’ex-top modèle Carla Bruni, ce qui a poussé son ex-femme, Cécilia, à le décrire très justement comme étant “ridicule” et “pas digne”. “Il ne fait pas président de la République”, a-t-elle dit. Et pour faire bonne mesure elle a dépeint les femmes qui lui plaisaient comme des “pétasses fardées”.

Ironie des choses, c’est le dégoût suscité chez les électeurs par la présidence aux allures de soap opéra de Sarko qui a permis à Hollande de lui succéder. Le public s’est dit que comme ça il savait ce qui l’attendait, et dans un sens il n’a pas été déçu. Le nouveau chef de l’Etat était l’exemple type du fonctionnaire du Parti socialiste moderne. Il n’avait jamais exercé de vraie profession dans sa vie, mais il avait passé les trente années et plus qui s’étaient écoulées depuis sa sortie de l’université à occuper des postes ingrats au sein du parti tout en gravissant lentement les échelons.

Dans les couloirs, il était appelé “monsieur Mécano” pour sa capacité à arranger des compromis entre les factions ennemies du parti. Ce talent lui a valu d’être applaudi, mais a plus tard révélé une incapacité à décider.

Ce défaut n’a été nulle part plus flagrant que dans sa vie sexuelle.
Lorsqu’il était étudiant à l’Ecole nationale d’administration, l’établissement d’élite qui fabrique les bureaucrates français, il a rencontré Ségolène Royal, une camarade à la coiffure impeccable et aussi obsédée que lui par la politique, avec laquelle il a eu quatre enfants mais qu’il n’a jamais épousée. Dans le grand appartement du couple, avenue de Breteuil, le mariage n’était pas considéré comme une chose importante. Ce qui comptait, c’était lequel des deux entrerait le premier à l’Elysée.

Mais voilà qu’arriva Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match, chargée par sa rédaction de couvrir la fascinante rivalité politique du couple. Avec une Ségolène prête à lui arracher les yeux et une Valérie cramponnée à son amant de toutes ses forces, Hollande finit par décrocher le plus haut poste de l’Etat en mai 2012. Pendant la campagne électorale, il s’était présenté comme “monsieur Normal” et, comme l’ont rapidement fait remarquer certains esprits acérés, il disait la vérité à moitié : celle qui fait “mal”.

Il est difficile de n’éprouver aucune sympathie pour ce fils de médecin de province qui n’arrive jamais à se décider, se laisse mener par le bout du nez par les femmes et a vécu toute sa vie loin des corvées quotidiennes. Tous les pamphlets électrisants du Parti socialiste lui disaient que malmener les riches et les entreprises résoudrait les problèmes du pays. Au lieu de cela, il s’est fait descendre en flammes pour avoir voulu augmenter les taxes sur le Nutella, la pâte à tartiner adorée des petits déjeuners français, et contrôler les travailleurs.

Question périlleuse. Maintenant il doit s’occuper du délicat problème du statut officiel de Valérie. Lorsqu’elle est arrivée à l’Elysée, on lui a attribué de facto le statut de Première dame bien que la France ne reconnaisse pas ce rôle. Elle a profité depuis de tous les avantages d’être une femme de président, avec un personnel nombreux et un budget généreux. Si elle a été remplacée, les contribuables vont se demander avec raison pourquoi ils paient, et ce seul point confère aux révélations de Closer un intérêt public.

Pour François, la question est encore plus périlleuse. Les retombées de sa nouvelle aventure présumée vont-elles le distraire de son devoir ? Si c’est le cas, le pays s’en portera peut-être mieux.

William Langley
Publié le 12 janvier 2014 dans The Daily Telegraph Londres




G) CNN : quand les médias étrangers se payent François Hollande

Un article édifiant de la célèbre CNN, référence mondiale de l’info, décrit en détail les problèmes de François Hollande, son manque de charisme, son absence de vision politique et tout le mal qu’il fait à la France. Un article qui illustre parfaitement la manière dont notre président est perçu dans les autres pays. Quand la vérité saute aux yeux des journalistes étrangers, les médias français font semblant de ne rien voir…

Rien n’est à jeter dans cet article incroyable de CNN, publié par l’Universitaire en Sciences Politiques, John Gaffney, intitulé, « Pourquoi Hollande doit faire preuve d’un leadership plus clair« . Pourtant, vous n’en entendrez pas parler par les journalistes/militants actuellement en action dans vos téléviseurs.

Selon l’auteur de ce portrait au vitriol, l’accession au pouvoir de François Hollande est « un terrible gâchis » pour la France qui dispose d’atouts géopolitiques et économiques majeurs, mais qui fonce droit dans le mur avec un président girouette. Il explique que les socialistes français disposent désormais de l’ensemble des pouvoirs politiques mais que 

« dans ses huit premiers mois au pouvoir, Hollande n’a pratiquement rien fait. Il se comporte comme un lapin étourdi par les phares d’un véhicule venant en sens opposé, qui s’appelle la dure réalité économique. »

La CNN explique l’incompétence et les résultats lamentables de François Hollande par trois principaux problèmes de notre flan national :

-« Le premier est qu’il n’a pas de projet. Des dizaines de milliers de personnes perdent leurs emplois chaque semaine et cela va de pire en pire« 

, nous explique l’article sans concession. Sur la dette de l’état, le professeur est également perplexe. « Pas la moindre mesure adéquate n’a été mise en place, ni même proposée, lors de ses huit mois à son poste », s’indigne le papier de CNN.

-« Le second problème de Hollande est qu’il lui manque la volonté politique de mettre fin à l’impasse de la société française : rendre l’industrie plus compétitive, réduire les dépenses de l’état. » 

John Gaffney explique avec une lucidité déconcertante que Hollande ne pourra jamais débloquer la société car les Français qui ont voté pour lui sont des fonctionnaires et autre intermittents du spectacle et qu’ils n’accepteront jamais les mesures d’assainissement du budget de l’état.

« Il a commis l’erreur de raconter à tout le monde qu’il pourrait résoudre les problèmes du pays sans soucis, en taxant les super riches, mais il n’arrive même pas à mettre cette mesure en place. Donc il taxe juste tous les autres. […] Il se retrouve désormais confronté à la plus difficile des situations parce que plus personne ne croit un mot de ce qu’il dit. »

-« Le troisième et fondamental problème de Hollande est qu’il ne comprend pas la nature de la fonction qu’il occupe, celle de Président de la République française. Dans son message de bonne année, il s’est comparé à un capitaine de bateau. Mais il doit en ÊTRE un, pas seulement DIRE qu’il en est un. La fonction de Président de la République française est un mélange très complexe de politique et de symbolique. Mais elle est fondamentalement liée au leadership ; il devrait DIRIGER, non pas suivre. »

Si les journalistes d’I>télé et de BFM TV pouvaient avoir la clairvoyance de ceux de la CNN… Pour cela, il faudrait qu’il y ait moins de femmes de ministres dans les salles de rédaction des médias parisiens…

La France risée du monde entier, c’est maintenant !

par lesoufflet




H) François Hollande : un an de présidence vu par la presse étrangère

Cinq correspondants de presse étrangers font sa fête à Hollande. Leurs analyses ne sont pas un cadeau.

À l’avant-garde des libertés ? (Miguel Mora, correspondant du quotidien espagnol El País)
“En Espagne, on a beaucoup de mal à comprendre comment le mariage gay a pu déclencher de telles protestations et devenir le sujet central de la vie politique française durant plusieurs mois. Chez nous, le mariage homosexuel a été légalisé en 2005, il y a eu quelques manifestations mais c’était bon enfant. Rien à voir avec la France, qui est pourtant, sur le papier, un pays laïc et beaucoup moins catholique. Dans les débats parlementaires, Christiane Taubira a paru à la hauteur mais, dans la rue, le pouvoir socialiste n’a pas réprimé assez durement les manifestations d’homophobie. En Espagne, on perçoit toujours la France comme le pays à l’avant-garde des libertés publiques et nous avons été très déçus.”

Politique étrangère : la déception (Zheng Ruolin, correspondant du quotidien de Shangai Wen Hui Bao)
“François Hollande a déçu en matière de politique étrangère. C’est le seul chef d’Etat d’une grande puissance mondiale qui a attendu un an pour poser le pied sur le sol chinois. Pendant dix mois, il n’a pas prononcé un mot sur la Chine alors que c’est la deuxième puissance économique au monde. Quand on sait que la France a impérieusement besoin d’exporter, c’est curieux de constater que François Hollande ait mis tant de temps à s’intéresser au pays qui dispose de la plus grande capacité d’investissement au monde. Il avait promis de rompre avec la politique étrangère de son prédécesseur et il fait quasiment pareil. Le président Hollande a adopté la même posture atlantiste et le même regard sur le Proche-Orient. Le seul point positif de ce bilan concerne l’Afrique. Il n’a pas reproduit l’erreur du discours de Dakar et tente de rompre avec la Françafrique. Quant à l’intervention au Mali, c’est une réussite militaire, même s’il faudra observer prudemment les résultats de cette opération sur le long terme.”
Zheng Ruolin est l’auteur de Les Chinois sont des hommes comme les autres (Denoël)

La crise économique sous-estimée (Sophie Pedder, chef du bureau parisien du magazine britannique, The Economist)
“La déception que François Hollande suscite aujourd’hui est le résultat de sa campagne. Il n’a pas du tout préparé les esprits à la crise économique qu’il serait contraint d’affronter. Il a essayé de faire passer l’idée qu’il parviendrait à obtenir un budget à l’équilibre en faisant peser les efforts sur les classes aisées. Il a de toute évidence sous-estimé la situation. Il faut cependant reconnaître qu’en matière de consolidation budgétaire, il va plus loin que Nicolas Sarkozy, qui a laissé filer les déficits et la dette. Mais François Hollande peine à s’imposer dans le débat européen face à l’Allemagne. Quand il parle, il n’est pas entendu car la France se retrouve dans une situation économique très affaiblie. Sans réformes structurelles dans son propre pays, la France ne parviendra pas à impulser une nouvelle politique économique européenne.”
Sophie Pedder est l’auteur de Le Déni français (JC Lattès)

Un manque de réactivité et de charisme (Giampiero Martinotti, correspondant du quotidien italien La Repubblica)
“Seuls 26 % des Français se déclarent satisfaits de l’action de François Hollande, les bras nous en tombent. Tous les doutes de départ sur son manque de charisme, d’autorité ou d’expérience semblent se confirmer. C’est un politicien de la IIIe République, un homme qui avance par compromis et qui cherche surtout à ne mécontenter personne. Je crois qu’il s’est trompé de rythme et d’époque. L’instauration du quinquennat, la démocratie d’opinion, imposent un autre rythme. Sa réaction dans l’affaire Cahuzac est en cela assez symbolique. Il a répondu qu’il fallait “donner du temps au temps”, vieil adage mitterrandien qui ne semble pas adapté à cette période de crise. Hollande est également prisonnier du style présidentiel de Sarkozy. C’était un hypercommunicant qui avait compris l’accélération du temps médiatique, même si ses réactions étaient souvent brouillonnes. On ne peut pas imputer la responsabilité de la crise à François Hollande, mais il donne l’impression de ne pas avoir de ligne directrice à son action. Son problème est celui de la social-démocratie européenne qui ne dispose d’aucun remède face à la politique d’austérité.”

Trop de compromis ambigus (Steven Erlanger, chef du bureau parisien du quotidien américain The New York Times)
“Le grand problème de François Hollande, c’est son manque d’autorité. Il n’a pas la stature d’un chef d’Etat pour le moment. C’est un homme qui, tout au long de sa vie politique, est passé maître dans l’art du compromis ambigu, mais ce qui marchait à la tête du Parti socialiste ne marche plus lorsqu’il est à la tête de la nation. En période de crise, les Français attendent une forme de “roi républicain”, un leader qui prend des décisions difficiles, qui tient un langage de vérité et donne un cap au pays. François Hollande peine à adopter cette posture car ce n’est pas dans sa personnalité et, surtout, ça le contraindrait à affronter l’aile gauche du Parti socialiste. Une épreuve qu’il redoute, alors que l’équipe gouvernementale donne déjà l’impression de manquer de cohésion.” 

 

1 commentaire:

Patrick AUBIN a dit…

Seulement un quart ? C'est vrai qu'il n'y a que ceux qui savent ce qu'est la Liberté qui ont la conscience que le régime français est vraiment une dictature...