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septembre 20, 2026

Ici la bête du Gévaudan ! Charles Sapin, élégante réponse au monde syndical totalitaire d'extrême gauche

LE DROIT DE CENSURE DES SYNDICATS DE RADIO FRANCE 

- L’affaire Charles Sapin crée un précédent préoccupant : les syndicats du service public peuvent-ils décider qui a, ou non, le droit de s’exprimer à l’antenne ? 

 

Recruté par France Inter pour un éditorial politique hebdomadaire, la présence du directeur adjoint de Valeurs actuelles - pourtant reconnu pour ses analyses et son sens de la mesure - a déclenché deux journées de grève et la menace d’une troisième. La direction a tenté de résister avant de supprimer la chronique et de proposer un débat contradictoire. Charles Sapin a finalement renoncé.  

DU DROIT DE GRÈVE AU DROIT DE VETO 

 Les syndicats ont évidemment le droit de contester une décision. Mais ici, la contestation ne portait même pas sur ce que Charles Sapin aurait pu dire : c’est sa présence qui était jugée inacceptable. Un représentant syndical expliquait ainsi qu’il ne fallait pas accorder de « brevet de respectabilité » à Valeurs actuelles. Depuis quand les syndicats d’un média public décident-ils quelles opinions sont suffisamment « respectables » pour avoir droit d’antenne ? Le contraste est d’autant plus frappant que Radio France accueille quotidiennement des chroniqueurs et intervenants défendant des positions très marquées à gauche, voire d'extrême gauche, sans que leur présence provoque indignations, grèves ou demandes d’éviction.  

UN PLURALISME À GÉOMÉTRIE VARIABLE 

 La question n’est donc pas de censurer les uns pour répondre à la censure des autres, mais de comprendre pourquoi certaines opinions semblent naturellement légitimes sur le service public quand d’autres suffisent à disqualifier ceux qui les portent. Pourquoi « la macronie » ou la droite républicaine sont-elles régulièrement raillées ou disqualifiées dans de nombreux programmes sans que cela semble émouvoir ni la direction ni les syndicats ? Pourquoi tant de chroniqueurs et d’humoristes délivrent-ils, émission après émission, des opinions politiques très majoritairement marquées à gauche, sans susciter les mêmes protestations ? Ce pluralisme à géométrie variable, qui laisse de côté une large part des opinions des Français, ne pourra perdurer indéfiniment sur des médias de service public.

  
Le totalitarisme médiatique LFI....et son monde syndical !
 
Rhôooo quel pluralisme chez France télévision, serait-il pleutre de l'extrême gauche des syndicats ? 
Quoique rien de nouveau ! 
 

 
 

"Ici la bête du Gévaudan.

 

Voilà l’épilogue de trois longues semaines où mon nom, mon intégrité professionnelle, mes travaux et mon journal ont été diffamés dans un seul but : exclure du débat public la voix unique qui est la nôtre.
 
J’ai préféré garder le silence jusque-là, ne souhaitant pas ajouter au brouhaha et au ridicule. Ni compliquer la tâche de la direction de Radio France. Qui, envers et contre les assauts de syndicats tout-puissants en son sein, s’était fixé pour projet d’accueillir sur ses antennes toutes les nuances de pensée d’un pays qui, à la veille de la présidentielle, n’a jamais été aussi fracturé.
 
Je me suis reconnu dans ce projet. J’étais honoré de cette invitation à y participer en tant que directeur adjoint de Valeurs actuelles. Comme Céline Pigalle et Sibyle Veil, je crois qu’il n’est d’autre antidote à la polarisation délétère ambiante que l’expression plurielle des idées et leur confrontation.
 
C’était sans compter l’ouïe fine des cortèges “antifascistes” qui, en deux chroniques de 150 secondes hebdomadaires, consacrées au mur des déficits publics et à l’intelligence artificielle, sera parvenue à déceler le retour des heures sombres et le bruit des bottes venant menacer la pureté idéologique du service public. Bravo à eux.
 
Mon cas personnel importe peu. Et la perspective de dormir le dimanche matin ne me donne pas de nuit blanche. Mais je constate qu’une exigence aussi basique que le pluralisme peut lever contre elle une minorité radicalisée, prompte à invoquer la démocratie tout en contestant une liberté d’expression pourtant capitale à sa vitalité.
 
On exhume le délit d’opinion, on déshumanise, on démonise, on coupe le micro à celui qui perturbe l’entre-soi… Toute ressemblance de ces procédés avec ce que l’on prétend combattre est purement fortuite. Evidemment.
 
On ne peut que s’incliner devant cette brillante innovation démocratique : la censure préventive. Inutile d’attendre qu’un chroniqueur dise quelque chose de répréhensible ; il suffit d’imaginer ce qu’il pourrait penser, de s’en indigner, puis de faire grève contre ce qu’il n’a jamais prononcé. Imparable. Ainsi il n’est plus de droite acceptable que celle que la gauche se choisit.
 
Il est donc des forces anti-républicaines, jusque dans le temple qu’est France Inter, pour qui la démocratie n’est plus l’art d’organiser le dialogue entre des opinions divergentes afin de faire émerger un accord minimal sur ce que doit être le bien commun. Mais un ensemble de valeurs arbitraires, qu’elles s’estiment seules habilitées à définir. Tout désaccord vous place dès lors hors du champ démocratique. Légitimant la censure, puis la violence à votre encontre. Ceci n’a rien d’une lutte pour la démocratie. C’est une lutte pour le pouvoir. En l'occurrence, pour le conserver.
 
Je regrette que la direction de Radio France, face à cette dérive, ait décidé d’ainsi rendre les armes. Face à ces syndicats et artistes qui démontrent, une fois de plus, l’ampleur de leur ouverture d’esprit et leur sérénité face à l’idée de souffrir 0,025% de temps d’antenne dissonant.
 
Pour éviter toute propagation du « conservatovirus », il m’a été proposé un débat en lieu et place de mon éditorial du dimanche matin. Il serait plus prudent d’évacuer l’aile Sud de la maison de la radio 30 minutes avant mon arrivée dans les locaux. De m’imposer la robe de bure et la crécelle à l’antenne. Cette mécanique de disqualification nourrit précisément la polarisation que ses promoteurs prétendent déplorer. Vous comprendrez que ce cercle vicieux-là, je refuse d’y entrer."
 
Charles Sapin

 


 

La formidable lucidité de J.K. Rowling. 

 Si vous pensez que la liberté d’expression est pour vous mais pas pour vos adversaires politiques, vous êtes illibéral. 

 Si aucune preuve contraire ne peut changer vos croyances, vous êtes un fondamentaliste. 

 Si vous pensez que l’État doit punir ceux qui ont des opinions contraires, vous êtes un totalitaire. 

 Si vous pensez que les opposants politiques doivent être punis par la violence ou la mort, vous êtes un terroriste. 

 

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