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juillet 30, 2026

Ce néo-communisme qui flirte en France, pour ne pas dire en Occident ! "Le marché a besoin d’un État fort"

Ce néo-communisme qui flirte en France

Franz-Olivier Giesbert (@fogiesbert ) réagit à la chronique de Sébastien Lapaque, qui contestait sa thèse d’une France devenue communiste. Il persiste et signe : le pays est bien, selon lui, en train de virer au rouge. ➡️ https://l.lepoint.fr/z4l

 

Sans rancune

« Oui, la France est en train de glisser vers un communisme mou »


RÉPONSE. Franz-Olivier Giesbert réagit à la chronique de Sébastien Lapaque, qui contestait sa thèse d’une France devenue communiste. Il persiste et signe : le pays est bien, selon lui, en train de virer au rouge.
 
Cher Sébastien Lapaque,

J’ai beaucoup d’admiration pour vous, votre liberté d’esprit et votre culture encyclopédique. Je n’aurai donc pas l’outrecuidance de répondre à votre critique par une paraphrase du sous-titre de mon livre La France est-elle un pays communiste ? : « Ne dites pas à la France qu’elle est un pays communiste, elle croit qu’elle vit dans l’enfer du néolibéralisme. »

C’est pourtant ce que vous semblez croire. Vous attribuez tous nos maux au néolibéralisme, bouc émissaire pour politiciens discrédités, ceux de la gauche ou de la droite souverainistes, notamment. Autant vous dire que je n’ai rien, bien au contraire, contre le dirigisme bien tenu, à la de Gaulle, qui a redressé la France. Si elle est tombée si bas aujourd’hui, c’est parce que l’État-nounou est devenu obèse, hors de contrôle. Il n’est plus la solution, mais le problème.

Un communisme mou sans goulag

Certes, j’ai un peu forcé le trait : mon livre est un pamphlet et son objet est de réveiller les esprits avant l’échéance présidentielle. S’il est question de communisme à la française dans mon esprit, il est mou, très mou : il n’y a pas de goulag en France, pas de Guépéou non plus, même si certains, y compris au sommet de l’État, semblent parfois rêver d’une police de la pensée. Mais pourquoi ne pas reconnaître que nous vivons dans un pays qui ne va pas bien ?

Il y a des chiffres que vous ne citez pas, qui montrent que nous sommes quasiment sortis du libéralisme. D’abord, en rythme annuel, la France est redevenue la championne des dépenses publiques dans l’Union européenne, devant la Finlande : 57,3 % par rapport à la richesse nationale (PIB). Moyenne de nos partenaires européens : 49,8 %. Tout est là : une dépense exponentielle qui entraîne une dette démente. En 2024, la France était par ailleurs, avec plus de 45 % de prélèvements obligatoires, la vice-championne de l’UE, derrière le Danemark qu’elle a sans doute doublé cette année.

Où va l’argent ? La France compte 83 fonctionnaires pour 1000 habitants contre 50 en Allemagne et 52 en Italie. Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur les employés de l’État. Mais quand on observe l’état de nos services publics – qui peuvent rappeler, parfois, ceux de l’Union soviétique –, on est en droit de se demander s’il n’y a pas du coulage quelque part. Qui parle de « rentabilité », ce mot qui vous choque ? Même s’il n’en tire pas les conséquences, l’État a au moins pour devoir d’essayer de vérifier les comptes.

Non, cher Sébastien, la maladie de la norme et de la surréglementation n’est pas née dans la tête des libéraux qui, comme Milton Friedman, l’ont toujours combattue. C’est une vieille marotte française que moquait déjà Georges Courteline au début du XXe siècle, mais qui a proliféré sous le communisme, en particulier soviétique. Chez nous, elle a pris des proportions délirantes et s’acharne aujourd’hui sur toutes sortes de professions : entrepreneurs, agriculteurs, médecins, pharmaciens, commerçants, etc. C’est une pitié de les avoir obligés à passer le plus clair de leur temps à remplir des formulaires sur leur ordinateur.

Le gros mensonge des aides aux entreprises

Permettez-moi enfin de contester vos sources. Vous n’étiez pas obligé, par exemple, de prendre pour argent comptant, si j’ose dire, le fumeux rapport de la commission d’enquête du Sénat sur les aides aux entreprises, dont le maître d’œuvre était le communiste Fabien Gay, directeur de L’Humanité, qui a conclu que l’État verse chaque année 211 milliards d’aides aux entreprises : pour faire bon poids, ont été mélangés les choux, les carottes et… les subventions aux entreprises publiques ! Résultat : un conte à dormir debout, c’est-à-dire un gros mensonge.

Les patrons ne s’y trompent pas, qui disent : « Chiche ? Allégez les taxes ou impôts sur les entreprises, cessez de nous aider et les vaches seront bien gardées. » Si l’État « aide » les entreprises, c’est pour qu’elles ne meurent pas, parce que, depuis les années 1980, il les pressure inconsidérément : les impôts de production sont ainsi cinq fois plus élevés en France qu’en Allemagne – sept fois plus, il y a peu. Pour ruiner le discours des souverainistes – selon lequel toutes nos difficultés, à commencer par la désindustrialisation, ont été provoquées par l’Europe ou la mondialisation –, penons les chiffres cités par Jacques de Larosière (ancien patron du FMI) dans son livre Le déclin français est-il réversible ? (Odile Jacob), qui montrent que la surfiscalité pesant sur les entreprises les a poussées à se délocaliser pour survivre : en France, l’emploi des filiales des groupes français a fini par représenter 62 % de leur emploi total ; en Allemagne, 23 %. Cherchez l’erreur. Faudrait-il maintenant chasser les dernières entreprises en les taxant toujours plus pour nourrir l’insatiable Léviathan ?

Sans rancune et avec ma bienveillante amitié,

Franz-Olivier Giesbert


« Non, la France n’est pas un pays communiste » : Sébastien Lapaque répond à Franz-Olivier Giesbert

Contrairement à l’analyse de Franz-Olivier Giesbert, Sébastien Lapaque estime que l’inflation bureaucratique ne relève pas du communisme, mais d’un État remodelé pour organiser la concurrence et soutenir le marché.

Dans La France est-elle communiste ? un essai publié au printemps, Franz-Olivier Giesbert dit observer dans le poids de l’État, de la bureaucratie et de la dépense publique les symptômes d’une « collectivisation progressive » du pays. Une analyse que réfute Sébastien Lapaque.

Pour l’essayiste, contributeur du Point, l’omniprésence de l’administration française ne relève pas du communisme, mais d’une transformation néolibérale de l’État, devenu l’organisateur de la concurrence et le soutien du marché. Dans une lettre ouverte, il expose les raisons de son désaccord avec Franz-Olivier Giesbert.*

« Cher Franz-Olivier Giesbert,

C’est toujours un plaisir de débattre avec vous. Il me semble pourtant que vous faites fausse route lorsque vous êtes tenté de répondre positivement à la question : « La France est-elle un pays communiste ? » La grande ironie contemporaine est que le néolibéralisme ne réside pas dans le retrait de l’État, mais dans sa reconfiguration active. Si sa bureaucratie peut parfois singer les pires travers du système soviétique, sa logique profonde est diamétralement opposée.

Loin de détruire la techno-bureaucratie ou de sabrer la dépense publique, la mise en concurrence des marchés exige une production continue de normes, de contrôles et de flux financiers pour soutenir et encadrer le secteur privé. L’État contemporain est le bâtisseur du marché. Les théoriciens du néolibéralisme (Walter Lippmann, Milton Friedman) comme ceux de l’école de Fribourg savaient que le marché ne procédait pas d’un ordre « naturel » : il doit partout et sans cesse être construit, ordonné et protégé par l’action publique.

Le marché a besoin d’un État fort

Dès lors, l’État se transforme en chef d’orchestre de la concurrence, appliquant des méthodes managériales privées aux services publics. Vous le constatez comme moi : l’Université et la recherche dépendent d’appels à projets compétitifs via l’ANR (Agence nationale de la recherche), qui force les chercheurs à se soumettre à la logique de la start-up nation en rédigeant des dossiers truffés de jargon pour des taux de réussite dérisoires.

Dans un système communiste, l’État doterait les laboratoires de budgets stables pour que les savants travaillent selon les plans nationaux ; France Travail gère les demandeurs d’emploi comme un portefeuille d’actifs humains ; l’Éducation, la Justice et la Police sont pilotées au moyen de statistiques et d’indicateurs de performance. Quant aux redoutables ARS (Agences régionales de santé) — où s’activent des bataillons de bureaucrates qui ne sont pas médecins et n’ont jamais vu un malade ni un lit d’hôpital —, elles rationalisent la santé comme une variable d’ajustement comptable, sommant l’Hôpital public de rentabiliser chaque acte.

Nous sommes ici à l’opposé d’un Gosplan à la française qui planifierait les besoins réels de la population : que ce soit à Cuba, en URSS ou dans l’ancienne Yougoslavie, l’État collectiviste privilégiait les corps de médecins fonctionnaires, des enseignants investis d’une mission doctrinale messianique, des ingénieurs rivés au programme de production et des institutions budgétisées par le Plan pour produire de l’idéologie.

La technocratie française, elle, exige du service public qu’il dégage de la rentabilité, soumettant la culture, l’école et le soin à une logique comptable d’inspiration privée. Cette rationalisation s’est infiltrée jusqu’au cœur de la Haute Administration avec la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et la suppression des grands corps historiques.

La technocratie française exige du service public qu’il dégage de la rentabilité, soumettant la culture, l’école et le soin à une logique comptable d’inspiration privée.

Sébastien Lapaque

Sous couvert de moderniser l’État, ces réformes ont importé les méthodes de restructuration des grands cabinets d’audit privés. En imposant le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la budgétisation par objectifs (LOLF) et une dématérialisation algorithmique qui remplace le guichet humain, la puissance publique a troqué le sens de l’intérêt général contre la tyrannie du tableau de bord.

Une bureaucratie au service de la concurrence

Cette prolifération normative n’est pas un accident de parcours communiste, mais une culture managériale du contrôle. Ce capitalisme sous perfusion publique est notre tragédie. Si les prélèvements restent élevés, c’est que l’État finance indirectement la rentabilité du privé. Les aides publiques aux entreprises — allègements de cotisations, Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), subventions — atteignent 211 milliards d’euros par an (source : commission d’enquête sénatoriale, juillet 2025).

Ce capitalisme sous perfusion publique est notre tragédie.

Sébastien Lapaque

L’État dépense énormément, non pour collectiviser la production, mais pour subventionner l’offre. De Georges Pompidou à Emmanuel Macron, la France est passée de l’État-providence à l’État-brancardier, qui sauve le marché à coups de fonds publics quand il s’effondre, comme en 2008 ou en 2020.

Le grand tournant de Bercy

Ce tournant ne s’est pas fait contre l’État, mais par son cœur même, au Louvre puis à Bercy. C’est le chapitre le plus étonnant de notre présente « étrange défaite ». Dans les années 1980, après le tournant de la rigueur, ce sont des inspecteurs des Finances qui sont devenus les architectes de la libéralisation. Philippe Séguin, dûment informé par Nicolas Baverez ou Henri Guaino, avait bien vu que le point de bascule se situait à la Direction du Trésor.

Jusqu’aux années 1970, cette direction pilotait l’économie de manière directive, selon le fameux dirigisme à la française cher à Charles de Gaulle et à ses ministres tels que Michel Debré, Jean-Marcel Jeanneney, voire le jeune Giscard… VGE devenu président, les hauts fonctionnaires français formés à l’ENA et à Polytechnique, ayant constaté l’échec des politiques de relance traditionnelles face à la crise de 1973, ont progressivement intégré les théories monétaristes.

Pour ces réformateurs technocratiques, arrimer la France à la mondialisation financière ne signifiait plus planifier. Le paradoxe historique absolu de notre histoire économique est que ce tournant a été accéléré par un gouvernement socialiste, qui ne s’était pas encore complètement débarrassé de ses oripeaux marxistes, sous l’impulsion de ses élites technocratiques.

En 1984, le ministre des Finances Jacques Delors et son directeur de cabinet Jean-Charles Naouri, futur bâtisseur d’un empire de la grande distribution, ont décidé de décloisonner les structures financières françaises. Rédigée par des hauts fonctionnaires, la loi relative à l’activité des établissements de crédit a mis fin à la séparation des métiers bancaires, jetant en France les bases d’un marché de capitaux intégré. Ce ne fut pas un diktat de Reagan ou de Thatcher.

L’État actionnaire n’est pas l’État collectiviste

Mais un choix de nos élites pour rendre Paris financièrement attractive. Une fois les marchés libéralisés, ces mêmes hauts fonctionnaires ont importé les méthodes de gestion des grandes entreprises privées au sein même de l’administration. Dès lors, Bercy a basculé de la dépense utile vers le contrôle des coûts et l’évaluation.

Pour légitimer leur rôle face aux autres ministères tels que l’Éducation ou la Santé, les hauts fonctionnaires des Finances ont imposé des indicateurs de performance, des audits et ont peu à peu transformé l’usager du service public en client… de moins en moins satisfait de l’offre !

La transformation des grands musées ou des anciens monopoles en Établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) en est l’illustration : on les somme de maximiser leurs ressources propres (mécénat, produits dérivés, hausses des tarifs), substituant le taux d’autofinancement à leur mission originelle. Loin d’être un ancrage collectiviste, ce statut d’EPIC n’a été que le laboratoire de la corporate governance.

Au cours des trente dernières années, de France Télécom à la SNCF en passant par EDF ou La Poste, l’État a transformé tous ses grands outils industriels en Sociétés Anonymes (SA) dès qu’il a fallu les soumettre à la concurrence mondiale ou lever des capitaux.

Ceux qui voient dans l’omniprésence de l’État actionnaire une preuve de communisme se trompent de diagnostic. À l’instar du Canada Dry, ce système a la couleur de l’étatisme, l’aspect de la bureaucratie... Mais ce n’est pas du marxisme-léninisme… C’est de l’étatisme mis au service du Marché.

Au plaisir de poursuivre cette discussion, mon cher Franz.

Votre bien dévoué,

Sébastien Lapaque »


 https://www.lepoint.fr/debats/non-la-france-nest-pas-un-pays-communiste-sebastien-lapaque-repond-a-franz-olivier-giesbert-CPO6KSCRPVBLVMQ4IAQZYVN4HM/

 

 

 

 

Le « néolibéralisme », ce coupable parfait

Dans le septième épisode de sa série vidéo « Vive le capitalisme ! », Lucas Moulard revient sur l’usage du terme « néolibéralisme ».


Dans le débat public en France, « néolibéralisme » est devenu un diagnostic automatique. Un mot qui explique la situation de l’hôpital, l’école, les salaires, le logement, la gouvernance… Bref, la totalité du réel. L’intérêt politique est évident : un coupable unique et une indignation immédiate. La discussion sur les mécanismes, elle, peut attendre.

Le problème n’est pas la critique du libéralisme, ni même l’usage du terme. Le problème, c’est la plasticité infinie du terme qui lui donne une puissance rhétorique, mais lui retire sa valeur explicative. Si l’expression « néolibéralisme » s’ancre (notamment) dans des débats intellectuels d’avant-guerre avec, dès 1938, une discussion explicite sur l’opportunité de conserver le mot « libéralisme » ou d’adopter « néolibéralisme », sa trajectoire n’a rien d’univoque. On remplace les causes par un totem. Alors si la France va mal, est-ce vraiment à cause du néolibéralisme ?

https://www.lepoint.fr/debats/le-neoliberalisme-ce-coupable-parfait-UCSVPNRAORDGXC3DDKXYRIEAFQ/

L’anticapitalisme, un snobisme de riche ?

Le capitalisme, coupable idéal

Dans le cinquième épisode de sa série « Vive le capitalisme », Lucas Moulard dénonce la facilité avec laquelle on charge le capitalisme de tous les maux du moment.

Si les inégalités augmentent, c’est la faute du capitalisme. Si le climat se dérègle, c’est la faute du capitalisme.

Si l’hôpital souffre, si les salaires stagnent, si la guerre éclate, c’est encore « la faute du capitalisme ». Ce refrain est devenu un réflexe national, au point qu’il a récemment retenti jusque sous les dorures de l’Assemblée. Le 2 février dernier, la députée Sandrine Rousseau a martelé que « quand le capitalisme s’essouffle, la guerre est son débouché », renouant avec l’idée confortable d’un bouc émissaire universel. Dès qu’un problème surgit, on désigne un coupable fourre-tout : le Capitalisme, abstraction maléfique sensée tout expliquer. Mais quand un mot sert à tout expliquer, en réalité il n’explique plus rien. Et à force de combattre un épouvantail, on s’interdit de voir les causes concrètes des problèmes – donc d’y apporter de vraies solutions.

Le capitalisme, bouc émissaire à tout faire

Il s’est installé en France un curieux réflexe culturel : quoi qu’il arrive, on blâme « le capitalisme ». Ce terme valise est convoqué pour dénoncer pêle-mêle la pollution, la précarité, les pandémies, la malbouffe, la crise du logement ou la fonte des glaciers. Peu importe si ces phénomènes résultent, en partie, partie de choix politiques, de normes ou de rentes, on préfère incriminer une entité vague. On confond allègrement économie de marché et décisions réglementaires : par exemple, accuser « le marché » d’appauvrir les travailleurs alors qu’en France près de 53 % du coût salarial part en cotisations et impôts (record mondial de ponction sur la fiche de paie, laissant seulement 46,70 € au salarié pour 100 € dépensés par l’employeur). De même, fustiger « le capitalisme » pour la grande précarité alors que notre État-providence n’a jamais été aussi massif (31,9 % du PIB consacré aux prestations de protection sociale en France, contre 20 % en moyenne OCDE). Autrement dit, on attribue au marché des effets qui proviennent souvent de notre propre modèle sociofiscal. Mais ce discours flou dispense d’analyse : pourquoi s’embarrasser à décortiquer la fiscalité du travail, le droit du logement ou les réglementations, quand un slogan permet de tout balayer d’un revers de main ?

Facilité contre complexité

Ce mécanisme est intellectuellement commode… et profondément paresseux. En blâmant un coupable unique presque mystique, on évite de se poser les bonnes questions. Première conséquence : une sorte de cécité causale. Si un hôpital manque de lits, est-ce vraiment le « 
 

 

Communisme libertaire

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste sont deux courants de pensée politique qui partagent une critique du pouvoir centralisé et de l'autorité coercitive de l'État. Bien qu'ils partagent certains points communs, ils diffèrent dans leur conception de la propriété, de l'organisation économique et de la justice sociale. 

Présentation du communisme libertaire et du libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Présentation du communisme libertaire

Le communisme libertaire, également appelé anarcho-communisme, est une idéologie politique qui trouve ses racines dans les travaux de penseurs tels que Pierre-Joseph Proudhon et Mikhail Bakounine, mais qui a été développée plus particulièrement par Pierre Kropotkine. Le communisme libertaire prône la suppression de toutes les formes de domination et d'exploitation, y compris l'État et la propriété privée des moyens de production. Il préconise la mise en place d'une société égalitaire et autogérée, basée sur la coopération volontaire et la propriété collective des ressources. Selon les communistes libertaires, la société devrait garantir à chaque individu l'accès équitable aux biens et aux services nécessaires à sa subsistance, en abolissant les inégalités économiques et en encourageant la solidarité.

B. Présentation du libertarianisme anarcho-capitaliste

Le libertarianisme anarcho-capitaliste, également connu sous le nom d'anarcho-capitalisme, est une idéologie politique qui trouve ses fondements dans les travaux de penseurs tels que Murray Rothbard et David Friedman. Le libertarianisme anarcho-capitaliste met l'accent sur la primauté de la liberté individuelle et de la propriété privée. Il critique l'intervention de l'État dans les affaires économiques et défend un système de libre marché décentralisé, où les interactions humaines sont régies par des contrats volontaires et des échanges économiques. Selon les anarcho-capitalistes, l'absence de coercition étatique permettrait une allocation efficace des ressources et une société basée sur le consentement mutuel et la responsabilité individuelle.

Points communs entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Opposition au capitalisme d'État

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent une opposition au capitalisme d'État. Les deux idéologies critiquent le rôle de l'État dans la protection des intérêts des élites économiques et voient dans cette relation une source d'inégalités et d'injustices. Ils remettent en question l'intervention de l'État dans l'économie et préconisent une société débarrassée des privilèges accordés aux grandes entreprises et des distorsions induites par le système économique actuel.

B. Rejet de l'autoritarisme et de la coercition

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent également un rejet de l'autoritarisme et de la coercition. Les deux idéologies mettent l'accent sur l'autonomie individuelle et s'opposent aux formes de pouvoir qui restreignent la liberté et l'autodétermination des individus. Ils remettent en question l'autorité centralisée de l'État et aspirent à des formes d'organisation sociale qui permettent une plus grande participation et prise de décision au niveau individuel et communautaire.

C. Vision d'une société sans État

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent la vision d'une société sans État. Ils remettent en question la légitimité de l'État en tant qu'institution de gouvernance et préconisent des formes de gouvernance décentralisées et autogérées. Les deux idéologies cherchent à développer des alternatives à la centralisation du pouvoir politique et à promouvoir des formes d'organisation sociale basées sur la coopération volontaire et la libre association.

D. Importance accordée à l'individualisme et à la liberté individuelle

Tant le communisme libertaire que le libertarianisme anarcho-capitaliste accordent une grande importance à l'individualisme et à la liberté individuelle. Ils reconnaissent l'importance de l'autonomie individuelle et cherchent à créer des conditions qui permettent aux individus de développer leur plein potentiel sans entraves excessives. Les deux idéologies considèrent que la liberté individuelle est essentielle à la réalisation de soi et qu'elle doit être protégée contre les intrusions de l'État ou d'autres formes de pouvoir coercitif.

Malgré ces points communs, le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste divergent sur des questions fondamentales telles que la propriété, l'organisation économique et la justice sociale.

Différences entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Vision de la propriété et des moyens de production

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire préconise l'abolition de la propriété privée des moyens de production. Selon cette vision, les ressources et les moyens de production devraient être collectivement détenus et gérés par la communauté. Les communistes libertaires soutiennent que la propriété privée crée des inégalités et des exploitations et qu'elle doit être remplacée par la propriété collective pour assurer une distribution équitable des ressources.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et les droits de propriété. Selon cette perspective, les individus ont le droit de posséder et de contrôler des biens, y compris les moyens de production. Les anarcho-capitalistes soutiennent que la propriété privée est un fondement essentiel de la liberté individuelle et de la prospérité économique, car elle incite à l'innovation, à l'investissement et à la responsabilité individuelle.

B. Organisation économique

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire préconise une économie basée sur la coopération, la collectivisation et le partage des ressources. Dans cette vision, les biens et les services seraient produits et distribués selon les besoins de chacun, et non en fonction de la demande ou de la capacité de payer. L'accent est mis sur l'égalité économique et la satisfaction des besoins de tous les membres de la société.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste prône une économie basée sur les échanges volontaires et le libre marché. Selon cette idéologie, les interactions économiques devraient être régies par des contrats volontaires entre des individus autonomes. Les anarcho-capitalistes soutiennent que le libre marché favorise l'efficacité économique, l'innovation et la prospérité en permettant aux individus de négocier librement les termes de leurs transactions et d'allouer les ressources en fonction de la demande et de l'offre.

C. Rôle de l'État

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire prône l'abolition de l'État centralisé. Il vise à remplacer les structures étatiques par des formes d'organisation décentralisées et autogérées, telles que des conseils ou des assemblées communautaires. Dans cette vision, la prise de décision politique serait directe et participative, permettant à chaque individu d'influencer les affaires de la communauté.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste cherche également à abolir l'État centralisé, mais il propose de maintenir certaines fonctions de l'État, telles que la protection des droits de propriété et la résolution des conflits, par le biais d'agences privées de sécurité et de justice. Selon cette perspective, ces fonctions pourraient être assurées par des contrats volontaires et des mécanismes concurrentiels sur un marché libre.

D. Conclusion sur les différences entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

En conclusion, bien que le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent une opposition à l'autoritarisme et à l'intervention de l'État, ils diffèrent fondamentalement dans leur vision de la propriété, de l'organisation économique et du rôle de l'État.

Le communisme libertaire cherche à abolir la propriété privée des moyens de production, favorisant une approche collective de la gestion des ressources. Il promeut une économie basée sur la coopération, la collectivisation et le partage des ressources, dans le but de garantir une distribution équitable des biens et de répondre aux besoins de tous les membres de la société. De plus, il prône l'abolition de l'État centralisé au profit d'une organisation décentralisée et autogérée.

En revanche, le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et les droits de propriété individuels. Il soutient que la propriété privée est un pilier essentiel de la liberté individuelle et de la prospérité économique. Il préconise une économie basée sur les échanges volontaires et le libre marché, où les individus sont libres de négocier et d'allouer les ressources en fonction de la demande et de l'offre. Bien que l'État centralisé soit également rejeté, le libertarianisme anarcho-capitaliste propose le maintien de certaines fonctions de l'État, telles que la protection des droits de propriété et la résolution des conflits, par des agences privées de sécurité et de justice.

En somme, le communisme libertaire vise à créer une société sans propriété privée et basée sur la coopération collective, tandis que le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et l'économie de marché. Ces différences fondamentales reflètent des visions divergentes quant à la structure économique et à la relation entre l'individu et la société.

Perspectives sur la justice sociale

A. Communisme libertaire : accent sur l'égalité économique et sociale, redistribution des richesses

Le communisme libertaire met l'accent sur l'égalité économique et sociale en tant que fondement de la justice sociale. Selon cette perspective, la redistribution des richesses est nécessaire pour réduire les inégalités et assurer une répartition équitable des ressources. Les communistes libertaires considèrent que la propriété privée des moyens de production crée des inégalités injustes et qu'une société juste doit garantir l'accès égal aux ressources et aux opportunités pour tous les individus.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : accent sur la justice procédurale, respect des droits de propriété et des contrats volontaires

Le libertarianisme anarcho-capitaliste accorde une importance primordiale à la justice procédurale. Selon cette vision, la justice sociale découle du respect des droits de propriété et des contrats volontaires. Les anarcho-capitalistes soutiennent que la justice procédurale est atteinte lorsque les individus sont libres de conclure des accords volontaires et de respecter les termes de ces accords. Ils estiment que l'État interventionniste, en tentant de redistribuer les richesses, viole les droits de propriété et crée des distorsions dans les mécanismes de marché, ce qui est considéré comme injuste.

Les différences dans les perspectives sur la justice sociale entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste découlent de leurs conceptions différentes de la propriété, de l'économie et des droits individuels. Le communisme libertaire cherche à atteindre une égalité économique et sociale en redistribuant les richesses, tandis que le libertarianisme anarcho-capitaliste considère que la justice sociale est assurée par le respect des droits de propriété et des accords volontaires.

Ces perspectives reflètent des conceptions différentes de la justice et de la manière de parvenir à une société juste. Alors que le communisme libertaire met l'accent sur l'égalité matérielle, le libertarianisme anarcho-capitaliste insiste sur la primauté des droits de propriété et de la liberté individuelle dans la recherche de la justice sociale.

Influences philosophiques

A. Communisme libertaire : influences marxistes, collectivistes et anarchistes

Le communisme libertaire tire ses influences de différentes sources philosophiques. Il est largement influencé par les idées marxistes, en particulier en ce qui concerne la critique du capitalisme et la notion de lutte des classes. Les communistes libertaires partagent également des idées collectivistes, mettant l'accent sur l'importance de la solidarité et de la coopération entre les membres de la société. En outre, le mouvement anarchiste a une influence majeure sur le communisme libertaire, prônant la suppression de toute forme d'autorité et la promotion de l'autonomie individuelle et collective.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : influences libertariennes, individualistes et capitalistes

Le libertarianisme anarcho-capitaliste est influencé par des idées philosophiques libertariennes, qui mettent l'accent sur la primauté de la liberté individuelle et la réduction de l'intervention de l'État dans les affaires économiques et sociales. Les anarcho-capitalistes défendent des idées philosophiques de primauté de l'individu, soulignant le droit des individus à la propriété privée et à la poursuite de leurs intérêts personnels. Ils sont également influencés par les principes capitalistes, qui prônent l'échange volontaire et la libre concurrence sur le marché comme moyen de coordination économique.

Ces influences philosophiques différentes reflètent les bases idéologiques sur lesquelles reposent le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste. Alors que le communisme libertaire s'appuie sur des idées marxistes, collectivistes et anarchistes, le libertarianisme anarcho-capitaliste est enraciné dans des idées libertariennes, individualistes et capitalistes. Ces influences façonnent les visions distinctes de ces deux courants politiques en ce qui concerne la propriété, la société et le rôle de l'État.

Réception et impact historique

A. Communisme libertaire : mouvements révolutionnaires et luttes ouvrières

Le communisme libertaire a eu une réception importante au sein des mouvements révolutionnaires et des luttes ouvrières. Les idées de l'anarchisme et du communisme libertaire ont été adoptées par de nombreux groupes et organisations qui ont cherché à renverser les structures capitalistes et étatiques oppressives. Le communisme libertaire a joué un rôle central dans des événements historiques tels que la Révolution russe de 1917, la guerre civile espagnole dans les années 1930 et les mouvements ouvriers et étudiants des années 1960 et 1970. Bien que ces mouvements n'aient pas réussi à établir durablement une société communiste libertaire, ils ont contribué à la diffusion des idées et ont inspiré des générations de militants et de révolutionnaires.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : influence sur les mouvements libertariens et les théories économiques

Le libertarianisme anarcho-capitaliste a eu un impact significatif sur les mouvements libertariens et les théories économiques. Ses idées ont influencé des penseurs et des économistes tels que Murray Rothbard et Friedrich Hayek. Le libertarianisme anarcho-capitaliste a contribué à la formulation de théories économiques comme l'école autrichienne d'économie, qui met l'accent sur les mécanismes de marché et la libre concurrence. Au niveau politique, le libertarianisme anarcho-capitaliste a inspiré des mouvements et des partis politiques qui promeuvent la réduction de l'État et l'émancipation individuelle. Bien que ces idées aient suscité des débats et des critiques, elles ont eu une influence durable sur la pensée politique et économique contemporaine.

C. Importance de ces idéologies dans l'histoire politique et philosophique

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste ont tous deux joué un rôle important dans l'histoire politique et philosophique. Ils ont contribué à élargir le champ des idées politiques en proposant des alternatives radicales aux systèmes politiques et économiques existants. Ces idéologies ont remis en question les fondements mêmes de l'autorité et de la propriété, et ont stimulé des débats sur la nature de la justice, de l'égalité et de la liberté. Bien qu'ils n'aient pas été mis en œuvre à grande échelle dans leur forme pure, le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste continuent d'exercer une influence sur les mouvements sociaux, les théories politiques et les débats intellectuels, contribuant ainsi à façonner l'histoire politique et philosophique.





Y a-t-il un pays au monde où le socialo-communisme n’a pas débouché sur la pauvreté, la guerre civile ou la famine ? 
 
Scoop du siècle : non. 
Pas un. Zéro. 
Nada. 
Même pas un îlot perdu au milieu du Pacifique où trois camarades auraient réussi à partager équitablement un bout de pain sans que ça finisse en procès, en goulag improvisé ou en file d’attente de 4 heures pour un bout de pain rassis. 
 
 Chaque fois que l’expérience a été tentée « pour de vrai », le scénario est d’une monotonie admirable : • On promet l’abondance, l’égalité et la fin de l’exploitation. • On nationalise, on planifie, on « rééduque ». • Les greniers se vident, les files s’allongent, les intellectuels découvrent soudain que la réalité est plus têtue que le Capital. • 
 
Arrive alors l’étape classique : on accuse les saboteurs, les koulaks, les impérialistes, le climat, les pigeons et finalement le peuple lui-même qui n’a « pas assez compris » la grandeur du projet. 
 
Résultat ? 
Des millions de morts de faim, des économies en ruine, des murs, des camps et, cerise sur le gâteau idéologique, des universitaires occidentaux qui expliquent encore aujourd’hui que « ce n’était pas du vrai socialisme ». 
Ah, le vrai. 
Celui qui n’a jamais existé. 
Celui qui, bizarrement, n’arrive jamais. 
Celui qui a toujours besoin d’un peu plus de temps, d’un peu plus de pouvoir et d’un peu moins de liberté. 
 
 Pendant ce temps, les pays qui ont simplement laissé les gens produire, échanger et s’enrichir sans demander la permission au Comité central ont sorti des milliards d’êtres humains de la misère. Mais ça, évidemment, c’est moins poétique qu’un portrait de Che au-dessus d’une étagère vide. 
 
Alors non, il n’y a pas d’exception. Juste une longue, très longue liste de laboratoires humains qui se sont tous terminés de la même façon. Et ceux qui continuent de vendre la recette ont au moins le mérite de la constance : ils n’ont jamais été les premiers à la tester.

mai 11, 2026

FEMMES: Des savantes non reconnues, oubliées, voire un prix Nobel attribué à un H.

Sommaire:

A) - Marthe Gautier, médecin pédiatre et chercheuse française a découvert la trisomie 21

B) - Jocelyn Bell, doctorante, découvre les pulsars

C) - Nettie Stevens. Biologiste américaine détermine le sexe de l'enfant

D) - Rosalind Franklin découvre la structure d'un ADN

E) - Marie Curie mère de la radioactivité.


A) - Marthe Gautier, médecin pédiatre et chercheuse française a découvert la trisomie 21

Elle a découvert la trisomie 21. On a effacé son nom.
En 1958, Marthe Gautier, médecin pédiatre et chercheuse française de 33 ans, identifie le chromosome r surnuméraire responsable du syndrome de Down Marthe Gautie— ce que l'on appelle aujourd'hui la trisomie 21. Formée aux techniques de culture cellulaire aux États-Unis, c'est elle qui prépare les lames chromosomiques à l'hôpital Trousseau, dans un laboratoire sous-équipé, et qui observe la première cette anomalie génétique fondamentale.
Ne disposant pas d'un microscope photographique de qualité suffisante, elle confie ses lames à Jérôme Lejeune, médecin stagiaire dans l'équipe du professeur Turpin, afin qu'il les photographie dans un laboratoire mieux équipé. En 1959, la découverte est publiée dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences — avec Lejeune en premier auteur, et le nom de Gautier mal orthographié en "Gauthier". Lejeune avait déjà présenté seul cette découverte lors d'un séminaire au Canada, sans en avoir averti Marthe Gautier.
Pendant des décennies, c'est le nom de Jérôme Lejeune qui sera associé à cette découverte majeure, qui concerne aujourd'hui 50 000 personnes en France. Marthe Gautier elle-même écrira : "Je suis blessée et soupçonne des manipulations. J'ai le sentiment d'être la découvreuse oubliée." Ce n'est qu'en 2014, soit 56 ans après les faits, que l'INSERM lui accorde une reconnaissance officielle partielle.
Son histoire n'est pas un accident isolé. Elle a un nom : l'Effet Matilda — ce mécanisme documenté par lequel les contributions scientifiques des femmes sont systématiquement attribuées à leurs collègues masculins. En 2026, combien de Marthe Gautier restent encore dans l'ombre ?
Si vous aviez été à la place de Marthe Gautier, auriez-vous gardé le silence pendant 50 ans — ou tout risqué pour réclamer votre découverte ?
 
 
 B) - Jocelyn Bell, doctorante, découvre les pulsars

Elle a planté 1 000 poteaux, déroulé 14 km de câble, et changé notre vision de l'univers. Il a pris le Nobel.
En août 1967, Jocelyn Bell, doctorante de 24 ans à l'Université de Cambridge, passe ses journées à analyser des kilomètres de rubans de papier imprimés par un radiotélescope qu'elle a elle-même contribué à construire. Le 6 août, elle repère une infime anomalie — 5 millimètres sur 500 mètres de données — un signal répétitif toutes les 1,337 secondes, provenant d'une région fixe du ciel. Son directeur de thèse, Antony Hewish, balaie d'abord l'observation d'un revers de main.
Bell s'obstine. Elle vérifie, reproduit les mesures, identifie trois autres sources identiques dans des zones différentes du ciel. La découverte est irréfutable : il s'agit d'étoiles à neutrons en rotation, que le monde appellera bientôt les pulsars — des objets qui permettront de tester la relativité générale d'Einstein et de mesurer le temps cosmique avec une précision inégalée.
En 1974, le prix Nobel de physique est attribué pour cette découverte. Antony Hewish monte seul sur scène. Jocelyn Bell n'est ni citée, ni invitée à la cérémonie. Son directeur justifiera l'omission en déclarant qu'elle n'avait fait que "suivre ses instructions". Des astronomes de renom, dont Fred Hoyle, dénoncent publiquement le scandale.
Il faudra attendre 2018 — soit 51 ans après sa découverte — pour qu'elle reçoive enfin une récompense officielle : le Special Breakthrough Prize in Fundamental Physics, doté de 2,3 millions de livres sterling. Un prix qu'elle a intégralement reversé à des bourses pour jeunes chercheurs issus de minorités. La classe, jusqu'au bout.
Jocelyn Bell a déclaré ne jamais avoir été "amère" pour le Nobel — elle dit avoir fait la paix avec ça. Vous, vous auriez réussi à pardonner ? 
 
 
C) - Nettie Stevens. Biologiste américaine détermine le sexe de l'enfant
Elle a découvert ce qui détermine si tu es un homme ou une femme. Et pourtant, tu ne connaîtras probablement jamais son prénom.

Son nom : Nettie Stevens. Biologiste américaine, née en 1861 dans le Vermont, elle consacra sa vie à la génétique à une époque où les femmes étaient à peine tolérées dans les laboratoires universitaires.

En 1905, après des années de recherches sur des coléoptères au Bryn Mawr College, elle publie une découverte fondamentale : c'est la présence ou l'absence du chromosome Y dans les spermatozoïdes du père qui détermine le sexe de l'enfant. Une révolution scientifique. L'une des plus grandes du XXe siècle.

Mais la communauté scientifique refuse d'abord de la créditer. Thomas Hunt Morgan, futur Prix Nobel, rejette initialement ses conclusions. La découverte n'est pleinement reconnue que lorsqu'un chercheur masculin, Edmund Wilson, parvient à des résultats similaires — et c'est son nom qui, pendant des décennies, sera cité en premier dans les manuels.

Nettie Stevens meurt d'un cancer du sein en 1912, à 50 ans, sans avoir reçu la reconnaissance qu'elle méritait. Pendant plus d'un siècle, ses travaux ont été systématiquement attribués à ses collègues masculins. Ce mécanisme porte même un nom : l'effet Matilda — le phénomène par lequel les contributions scientifiques des femmes sont effacées au profit des hommes.

Aujourd'hui, chaque être humain sur Terre porte en lui la preuve de sa découverte. Mais combien d'entre nous connaissent son nom ?
 
 

D) - Rosalind Franklin découvre la structure d'un ADN

En 1952, Rosalind Franklin prend une photo. La Photo 51. Elle montre pour la première fois la structure en double hélice de l’ADN — l’une des découvertes les plus importantes de l’histoire de l’humanité.

Watson et Crick, ses collègues masculins, accèdent à cette photo sans sa permission. Ils s’en inspirent directement pour publier leur article en 1953, sans jamais citer son nom.

En 1962, Watson, Crick et Wilkins reçoivent le Prix Nobel de médecine pour cette découverte.

Rosalind Franklin est morte en 1958, à 37 ans, d’un cancer probablement causé par son exposition aux rayons X dans son laboratoire. Le Prix Nobel ne se décerne pas à titre posthume.

Son nom n’est quasiment pas mentionné dans les discours de remise du prix. Il faudra des décennies pour que la communauté scientifique reconnaisse officiellement sa contribution.

Aujourd’hui encore, beaucoup connaissent Watson et Crick. Combien connaissent Rosalind Franklin ?

 

E) - Marie Curie mère de la radioactivité.


On célèbre Marie Curie comme icône intouchable, deux fois Nobel, mère de la radioactivité. Mais derrière le mythe, une femme polonaise immigrée à Paris en 1891 fuit la Russie tsariste pour étudier clandestinement, soutenue par sa sœur Bronia, avant d’épouser Pierre Curie en 1895. Ensemble, ils isolent en 1898 le polonium – hommage à sa Pologne natale – et le radium à partir de tonnes de pechblende traitées dans un hangar glacial de l’École de physique.
 
En 1903, elle devient la première femme Nobel de physique, partagé avec Pierre et Becquerel ; en 1911, seule, le Nobel de chimie pour le radium. Pourtant, l’Académie française des Sciences la rejette en 1911 au profit d’un homme, malgré ses pairs. Veuve à 38 ans après l’accident fatal de Pierre en 1906, elle dirige l’Institut du Radium et pendant la Grande Guerre, invente les “Petites Curies” : 18 unités mobiles de radiologie qui sauvent un million de soldats en localisant les éclats d’obus.
 
Son corps, ses notes, ses vêtements irradiés reposent au Panthéon depuis 1995, cercueil scellé de plomb. Victime de l’aplasie pernicieuse due au radium, elle meurt en 1934 à 66 ans, aveugle et épuisée, sans savoir le prix ultime de sa passion. 
 
Pourquoi glorifie-t-on son sacrifice sans questionner les portes fermées aux femmes de science ?
 

décembre 18, 2025

Mensonge sur le pouvoir d’achat et solutions avec Sarah Knafo !

Ceux qui vous promettent du « pouvoir d’achat » sans réduire drastiquement les dépenses de l’Etat vous mentent. 

Ne les croyez plus. La solution existe. 

 

 

La France mène « une politique de pouvoir d’achat » depuis des décennies. Pourtant, notre pouvoir d’achat chute depuis 15 ans. 📉 La faute à la crise ? Non ! ❌ 

Celui de nos voisins monte, quand nous serons bientôt sous la moyenne de la zone euro ! Le décrochage est spectaculaire. 


 

La classe politique vous dira que l’Etat n’était pas assez présent pour « soutenir le pouvoir d’achat ».🤦‍♀️ 

Pourtant, sur la période, nos dépenses et notre dette ont explosé. 10 fois plus que la moyenne européenne ! 💥 Et cela a des conséquences désastreuses. 

 


 

Les démagogues vous diront : « Pas d’inquiétude ! Nous ne sommes pas obligés de rembourser la dette ! C’est virtuel ! ». Encore faux ! ❌ 

Nous la remboursons tous les jours et nous réempruntons à chaque fois pour la rembourser. Résultat ? Nous payons plus de 50 milliards d’euros d'intérêts cette année. En 2025, ce sera probablement la première dépense de l’Etat ! 🥇 

Cet argent, c’est dans votre poche que l’Etat le prend. Il y a une autre conséquence… Combien d'équipements non construits, d'investissements non réalisés, d'opportunités manquées pour payer les intérêts de cette dette colossale ? N’avons-nous pas beaucoup mieux à faire de ces 50 milliards d’euros ? Il n’y a qu’à voir. 

 


 

Et ce n'est que le début ! Nous remboursons encore aujourd'hui de la dette contractée quand les taux d'intérêts étaient bas… Mais dans les 5 années qui viennent cette charge atteindra un niveau difficilement soutenable. ⏰ 

Conséquence : pour financer cette dette et ces dépenses, nous avons les impôts les plus élevés du monde. 🥇 Près d’un euro sur deux de richesse produite est confisqué par l’impôt. Et chaque hausse d'impôts entraîne l’Etat à gaspiller encore, puisqu’il reste des moutons à tondre. 🐑 

Que faire ? 💡Réduire le fardeau de la dette, tout en baissant les impôts. Il n’y a qu’une seule solution : réduire massivement les dépenses publiques. Moins de dépenses, moins de bureaucratie, moins d'assistanat. Vous n’avez pas à faire de sacrifice quand l’Etat ne fait aucun effort. 

➡️ Il faut couper dès aujourd’hui dans les 15 milliards d’euros d’aide publique au développement. Avons-nous tellement d’argent, que nous pouvons en faire cadeau à des puissances étrangères ? 

➡️ Il faut couper dans les 23 milliards d’euros d’aide aux associations. Certaines sont politisées et leur seul objectif est de nuire à l’Etat : devons-nous encore les financer ? 

➡️ Il faut privatiser l’audiovisuel public : encore 4 milliards d’euros chaque année ! 

➡️ Il faut réserver la solidarité nationale aux Français : ce sera jusqu’à 20 milliards de moins à prendre aux Français pour les donner à des étrangers. 

➡️ Ce ne sont que quelques chiffres. Nous pouvons vraiment couper PARTOUT. La puissance publique gaspille à un point que vous ne pouvez même pas imaginer. Il faut s’attaquer à la bureaucratie. 🥊 

La bureaucratie, c’est le contraire du service public. Elle ne vous rend aucun service : elle vous contraint, elle vous sanctionne, elle vous contrôle. Sortons de l’empilage d’agences, services et bureaux ! 

 


 

Cessons le saupoudrage, la dispersion des moyens de l’Etat dans mille sujets où il n’a pas sa place. Quelques milliards pour la permaculture, la promotion du vélo, les potagers dans les administrations... 

Tant de sujets où l’Etat s’égare, gaspille son énergie et notre argent. Il faut couper dans l’assistanat, ce maquis d’aides incompréhensible. 

Pour 100€ d’aides, il faut prélever 150€ d’impôts : pour payer les fonctionnaires qui distribuent, contrôlent et traquent la fraude. L'aide coûte plus cher qu’elle ne rapporte aux bénéficiaires. 

 


 

Il faut dépenser moins, pour taxer moins et gagner plus. 👊 Baissons donc massivement les impôts ! C’est la seule manière d’empêcher l’Etat de se reposer sur la solution de facilité : vous prendre votre argent, parce qu’il ne sait pas gérer celui qu’on lui donne déjà. 


 

La baisse des dépenses publiques vous enrichira. 🫵 Seul Reconquête est prêt à dégraisser cet Etat obèse ! Pour que les Français ne se fassent plus confisquer le fruit de leur travail... Et pour que l’Etat, recentré sur ses missions essentielles, redevienne efficace. 


Députée française @Reconquete_off au Parlement européen et Vice-Présidente du groupe ENS 🇫🇷🇪🇺

https://x.com/knafo_sarah/status/1859855752409776446 

https://x.com/knafo_sarah

 

Les libéraux depuis 2007, notamment avec mon ami dentiste, en avait fait une vidéo du "diable" lol

On savait tout ceci depuis longtemps, le Vénérable nous l'avait expliqué clairement:

 https://x.com/KuingYamang/status/1860069086845370785?s=20

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