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février 04, 2026

Géoéconomie de l'or et dédollarisation ? - Chine, Russie ON; USA OFF !!

 "Or en hausse et risque géopolitique : la « police d’assurance » qui en dit plus long que les communiqués
Il existe une manière simple de comprendre quand une puissance se prépare à un monde plus dur : on ne regarde pas les discours, on regarde le portefeuille. La Chine réduit de façon régulière ses réserves de bons du Trésor des États-Unis, tombées à leur niveau le plus bas depuis dix-huit ans, autour de 680 milliards de dollars. Dans le même temps, les réserves d’or officielles ont atteint un record, déclarées à 2 306 tonnes. L’image qui se dessine est nette : moins d’exposition directe à Washington, davantage de couverture sur un actif qui ne dépend pas d’une signature politique. Ce n’est pas une fuite spectaculaire « anti-américaine ». C’est une réduction du risque, lente, méthodique, intentionnelle"

Quand Pékin réduit les bons du Trésor américain

Or en hausse et risque géopolitique : la « police d’assurance » qui en dit plus long que les communiqués

Il existe une manière simple de comprendre quand une puissance se prépare à un monde plus dur : on ne regarde pas les discours, on regarde le portefeuille. La Chine réduit de façon régulière ses réserves de bons du Trésor des États-Unis, tombées à leur niveau le plus bas depuis dix-huit ans, autour de 680 milliards de dollars. Dans le même temps, les réserves d’or officielles ont atteint un record, déclarées à 2 306 tonnes. L’image qui se dessine est nette : moins d’exposition directe à Washington, davantage de couverture sur un actif qui ne dépend pas d’une signature politique. Ce n’est pas une fuite spectaculaire « anti-américaine ». C’est une réduction du risque, lente, méthodique, intentionnelle.


Scénarios économiques

Le sujet n’est pas seulement de « vendre des titres et acheter de l’or ». Le sujet, c’est la fragilité du lien entre réserves de change et géopolitique. Pendant des décennies, les bons du Trésor américains ont été le dépôt naturel de la richesse étrangère : liquides, profonds, réputés neutres. Mais lorsque les sanctions deviennent un instrument ordinaire de politique étrangère et que les paiements peuvent être bloqués ou conditionnés, la neutralité se rétrécit.

L’or, lui, ne promet pas un rendement : il promet une indépendance vis-à-vis de l’autorisation d’autrui. C’est un choix qui produit trois effets économiques.

Premier effet : réduire la vulnérabilité aux chocs politiques, comme les gels, les restrictions sur les circuits financiers, ou les pressions réglementaires.

Deuxième effet : accroître la résilience d’une banque centrale. En cas de crise, l’or reste mobilisable, négociable, transférable, même si cela implique d’autres coûts et d’autres délais.

Troisième effet : renchérir, sur le plan symbolique, la gestion de l’endettement américain. Non pas parce que la Chine ferait s’effondrer le marché, mais parce qu’elle signale que la confiance n’est plus automatique.

Le paradoxe est que Washington, à court terme, ne souffre pas réellement : d’autres acteurs absorbent, le marché reste profond, la demande demeure solide. Mais Pékin ne raisonne pas à court terme. Pékin raisonne en termes de marge de manœuvre.

Le nœud de l’or « non déclaré »

Ici, il faut être précis. Nous savons ce que la Chine déclare : 2 306 tonnes à la fin de 2025. Nous savons aussi que, selon certaines estimations de marché, les achats réels pourraient être nettement supérieurs à ceux communiqués. Des analyses attribuées à Goldman Sachs suggèrent que, sur certains mois de 2025, les achats effectifs auraient pu être de plusieurs fois supérieurs aux chiffres officiels. D’autres lectures, fondées sur des écarts entre importations, flux et données publiées, vont jusqu’à évoquer des ordres de grandeur bien plus élevés.

Traduction : il ne s’agit pas seulement d’accumuler, il s’agit aussi de garder une part d’opacité. Et l’opacité, lorsqu’elle concerne des réserves stratégiques, est déjà un message.

Évaluation stratégique et militaire

L’or n’est pas une arme, mais c’est ce qui permet de tenir une crise longue. C’est une garantie pour financer des importations critiques, un filet de sécurité si l’accès à certains paiements se resserre, une réserve qui soutient des chaînes d’approvisionnement sensibles. Dans un monde où les affrontements se jouent aussi sur les semi-conducteurs, l’énergie, les composants et les transports, la capacité de payer même quand quelqu’un tente « d’éteindre l’interrupteur » fait partie de la dissuasion.

Réduire les bons du Trésor, c’est aussi réduire la part de la richesse chinoise exposée à des décisions juridiques et politiques américaines. C’est une manière d’abaisser le coût potentiel d’un affrontement prolongé.

Géopolitique et géoéconomie

Le mot clé est simple : préparation. Pékin ne dit pas « le dollar s’effondre demain ». Pékin dit : si le monde se durcit, je veux moins de points faibles. C’est un élément d’une stratégie plus large de diversification des réserves et de réduction de la dépendance à un seul centre financier.

Pour les États-Unis, le signal est double. Techniquement, le marché tient. Politiquement, l’idée s’installe que la finance mondiale est de moins en moins un terrain neutre et de plus en plus un terrain de confrontation.

Le point final

Cette histoire n’est pas le récit d’une vente. C’est le récit d’une époque qui change : lorsqu’une grande puissance déplace lentement sa richesse d’une promesse de paiement vers un actif physique, elle dit qu’elle craint moins l’inflation que la politique. Et lorsqu’elle le fait sans tout raconter, elle dit aussi autre chose : dans le prochain tour, la surprise comptera autant que la force.


 
Giuseppe Gagliano a fondé en 2011 le réseau international Cestudec (Centre d’études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d’étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l’accent sur la dimension de l’intelligence et de la géopolitique, en s’inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l’École de Guerre Économique (EGE)  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/ avec l’Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l’Iassp de Milan (Lien).https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/
 

 

Russie-Afrique : L’or de Wagner, nerf de la guerre

Sous le soleil brûlant du Sahel et de l’Afrique centrale, une bataille invisible se joue autour des mines d’or. Dans l’ombre, des mercenaires du groupe Wagner creusent bien plus que des galeries : ils extraient des milliards qui alimentent l’ambition géopolitique de Moscou, au prix de l’avenir des nations africaines.


 

Mali : L’alliance du pouvoir et des mercenaires

Un pays sous emprise étrangère

À Bamako, le colonel Assimi Goïta règne en maître depuis le coup d’État de 2021. Mais derrière son pouvoir, une autre force agit dans l’ombre : Wagner. Les mercenaires russes ne se contentent pas d’entraîner l’armée malienne ; ils façonnent également le récit politique. Une propagande bien huilée, orchestrée avec le Kremlin, cible la France et ses anciens alliés, tout en peignant Moscou comme le sauveur d’un Mali « trahi » par l’Occident.

Cette rhétorique séduit, mais le bilan est lourd :

  • Près de 5 750 morts dans des violences impliquant les forces armées et Wagner.
  • Plus de 412 000 déplacés, fuyant les exactions et l’insécurité croissante.
  • Une démocratie mise en suspens, avec des élections repoussées sine die.

L’or, la véritable monnaie d’échange

Dans cette alliance, Wagner ne fait rien gratuitement. Les mercenaires reçoivent 10,8 millions de dollars par mois, des fonds issus des richesses minières du pays. Sur les sites de Fékola, Sadiola ou Loulo, Wagner supervise discrètement une extraction massive, financée en partie par des entreprises occidentales. Cet or, vital pour le Mali, alimente en réalité les coffres russes.

Centrafrique : Une nation à genoux

Touadéra sous perfusion russe

En République centrafricaine, Wagner est devenu l’ange gardien du président Faustin-Archange Touadéra. Depuis 2018, les mercenaires russes jouent un rôle clé dans la survie de son régime. Mais leur aide a un prix : un contrôle sans partage sur les ressources naturelles du pays, à commencer par la mine d’or de Ndassima, la plus grande du pays.

Pour beaucoup, cette dépendance ressemble à une nouvelle forme de colonisation. La situation humanitaire est dramatique :

  • 3,4 millions de personnes – plus de la moitié de la population – ont besoin d’aide humanitaire.
  • 20 % des Centrafricains sont déplacés ou réfugiés.

La violence comme méthode

Wagner n’est pas qu’un partenaire économique. En 2020, les mercenaires ont écrasé une rébellion menée par François Bozizé, l’ancien président. Aujourd’hui, ils sont responsables de 37 % des violences politiques dans le pays. Parmi leurs cibles, des villages entiers, comme les communautés musulmanes Boyo, qui ont subi des attaques brutales

Soudan : L’or et la guerre

Un chaos orchestré

Au Soudan, le rôle de Wagner remonte à l’époque d’Omar al-Bashir, qui avait troqué l’or de son pays contre un soutien militaire russe. Après sa chute, Wagner a su rebondir en s’alliant avec la junte militaire dirigée par Abdel al-Burhan.

Depuis 2019, les mercenaires agissent comme des courtiers de l’or soudanais, tout en étouffant les espoirs de démocratie.

Un empire bâti sur l’or

Wagner a établi sa domination sur l’une des plus grandes raffineries du pays, à Al-Ibaidiya. De là, ils contrôlent l’achat, la transformation et la contrebande de l’or soudanais, un commerce lucratif qui échappe aux autorités locales.

Pendant ce temps, des villages entiers proches des mines subissent des attaques meurtrières. Wagner ne se contente pas de l’or : il s’assure que personne ne conteste son emprise.

Le « Triangle d’or » de la Russie en Afrique

Une stratégie bien huilée

Le Mali, la Centrafrique et le Soudan ne sont pas des cas isolés. Ils forment un véritable « triangle d’or », au cœur de la stratégie africaine de Moscou. À travers Wagner, la Russie ne se contente pas d’extraire des ressources : elle assoit son influence en soutenant des régimes autoritaires et en sapant les institutions démocratiques.

Financer la guerre en Ukraine

L’objectif ultime ? Alimenter la machine de guerre russe. Avec plus de 2,5 milliards de dollars générés par l’exploitation de l’or africain, Wagner offre au Kremlin une manne financière inestimable, notamment pour financer son invasion en Ukraine.


 
Olivier d’Auzon est consultant juriste auprès des Nations unies, de l’Union européenne et de la Banque mondiale. Il a notamment publié : Piraterie maritime d’aujourd’hui (VA Éditions), Et si l’Eurasie représentait « la nouvelle frontière » ? (VA Éditions), L’Inde face à son destin (Lavauzelle), ou encore La Revanche de Poutine (Erick Bonnier).

 

 

 

 

 

 

 

 

septembre 06, 2025

Les BRICS et la dédollarisation : L’essor de l’or comme alternative au dollar américain

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), 

Les BRICS, initialement composés du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, ont connu une expansion significative avec l’ajout de nouveaux membres sous le label BRICS+. https://multipol360.com/lavenement-des-brics-un.../ En 2024, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran et les Émirats arabes unis ont rejoint le groupe, suivis en janvier 2025 par l’Arabie saoudite et l’Indonésie, portant le total à onze pays.
Cette extension renforce l’influence du bloc sur la scène internationale, avec plus de 40 nations manifestant leur intérêt pour une adhésion future.
Dans un monde marqué par des tensions géopolitiques croissantes et une instabilité économique persistante, les pays des BRICS émergent comme des acteurs clés dans la remise en question de la suprématie du dollar américain.
 

 
 Au cœur de cette stratégie se trouve l’or, perçu comme un actif refuge face à la volatilité des devises fiat (En finance et en économie, le terme « fiat » est utilisé pour désigner une monnaie qui n’est pas adossée à une réserve d’une autre marchandise comme l’or, l’argent ou le pétrole) et aux sanctions occidentales. Les banques centrales des pays eurasiatiques, en particulier ceux des BRICS, mènent la charge dans les achats massifs d’or, tandis que les États-Unis font face à des interrogations sur leurs propres réserves. Cet article explore ces dynamiques, en s’appuyant sur des données récentes et des analyses approfondies.
 
Les achats d’or par les banques centrales eurasiatiques : Une stratégie de dédollarisation
Les pays d’Eurasie, notamment la Turquie, la Russie, la Chine et l’Inde, dominent les achats d’or par les banques centrales depuis plusieurs années. Selon le World Gold Council, https://www.gold.org/ la demande mondiale des banques centrales a atteint 650,3 tonnes en 2019, le deuxième niveau le plus élevé en 50 ans, suivie d’une augmentation en 2020 malgré les prévisions de ralentissement dues à la pandémie de Covid-19. Ces acquisitions sont motivées par des risques économiques et politiques, des taux d’intérêt bas ou négatifs, et l’opportunité d’acheter lors de baisses de prix.
 

 
– Turquie : En 2020, la banque centrale a ajouté 139 tonnes à ses réserves, atteignant un record de 667 tonnes en mai, avant de vendre 22,3 tonnes au troisième trimestre pour soutenir ses finances. Ce mouvement reflète les craintes d’exclusion des règlements internationaux en dollars en raison des tensions avec les États-Unis, ainsi que la dépréciation de la livre turque.
– Russie : Avec environ 2 335 tonnes d’or, représentant 20 % des réserves combinées des BRICS, la Russie a acheté 10,9 tonnes début 2020. En avril-mai 2020, ses exportations d’or (65,4 tonnes pour 3,55 milliards de dollars) ont surpassé pour la première fois les revenus du gaz (2,4 milliards de dollars), soulignant l’or comme un actif durable face aux marchés financiers volatiles. La Russie propose même d’investir une partie de son fonds souverain en métaux précieux.
– Inde : La Reserve Bank of India a acquis 40,45 tonnes entre 2019 et 2020, portant ses réserves à 653,01 tonnes, dont 360,71 tonnes détenues à l’étranger. Au 1er septembre 2025, l’Inde a continué d’augmenter ses réserves d’or tout en réduisant son exposition aux obligations américaines.
– Chine : Officiellement à 1 948 tonnes, les réserves chinoises pourraient être sous-estimées, avec des estimations suggérant un objectif de 5 800 à 6 800 tonnes d’ici 2020. En mai 2025, la Chine a réduit ses avoirs en bons du Trésor américain à 756 milliards de dollars, un plus bas en 16 ans, optant pour une diversification vers l’or.
 
En 2023, les banques centrales des BRICS ont acheté la majorité de l’or mondial, renforçant leur stratégie contre le dollar.
Cette tendance s’inscrit dans une dédollarisation plus large : les détenteurs étrangers ont vendu plus de 100 milliards de dollars de Bons du Trésor en mars 2020, marquant le plus grand déclin mensuel, forçant la Fed américaine à intervenir via l’assouplissement quantitatif (Le quantitative easing (QE) consiste, pour la banque centrale, à acheter massivement des titres financiers -en particulier des obligations- Ces achats sont un moyen d’injecter des liquidités dans l’économie, afin de relancer l’activité et l’inflation.). Les BRICS développent des systèmes de paiement alternatifs https://multipol360.com/brics-pay-une-reponse.../ pour contourner les sanctions occidentales, accélérant la fin de la domination du dollar, comme l’a affirmé l’analyste Douglas Macgregor dans des entretiens récents.
 

 
 Les États-Unis et leurs réserves d’or : entre opacité et controverses
De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis font face à des doutes croissants sur leurs réserves d’or stockées à Fort Knox, Kentucky. Officiellement, ces réserves s’élèvent à 147 millions d’onces troy (4.581 tonnes), valorisées à 425 milliards de dollars, incluant de l’or appartenant à des nations étrangères. Cependant, le dernier audit complet remonte à plus de 70 ans, et le dernier partiel à plus de 50 ans. En 2017, une visite du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a été qualifiée de simple « promenade » plutôt que d’inspection réelle.
Fort Knox abrite également de l’or étranger : l’Allemagne y conserve plus de la moitié de ses réserves (deuxièmes mondiales), l’Italie près de la moitié des siennes, et le FMI plus de la moitié de ses troisièmes réserves globales. Ces arrangements datent de l’après-Seconde Guerre mondiale, mais des tentatives de rapatriement ont échoué. L’Allemagne n’a pas réussi à récupérer une partie de son or au cours de la dernière décennie, tandis que le Venezuela s’est vu refuser son or par la Banque d’Angleterre en 2018, une décision confirmée par la Haute Cour britannique en 2020 en raison de questions de légitimité.
 
Récemment, Elon Musk, à la tête du Département de l’Efficacité Gouvernementale (DOGE) sous l’administration Trump, a proposé un inventaire en direct diffusé pour plus de transparence, le 17 février 2025. Le sénateur Rand Paul soutient depuis longtemps un audit, soulignant les doutes https://reseauinternational.net/les-etats-unis-cherchent.../ sur l’intégrité des réserves américaines. Par ailleurs, des banques américaines ont retiré de l’or de la Banque d’Angleterre en raison de craintes de tarifs douaniers accrus sous Trump, causant des retards. Ces controverses contrastent avec des pays comme la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, l’Arabie saoudite et la France (qui a rapatrié son or sous de Gaulle, avec des conséquences politiques ; bien qu’en 2004, Nicolas Sarkozy https://www.loretlargent.info/banques/l-or-au-rabai/5088/ alors Ministre de l’économie, a vendu 590 tonnes d’or pour une bouchée de pain afin de limiter le déficit public), qui préfèrent stocker leur or domestiquement pour affirmer leur souveraineté.
Ces interrogations sur les réserves américaines pourraient ébranler la confiance mondiale dans le dollar, alors que les BRICS poussent pour une dédollarisation de leur économie.
 

 
 Vers une nouvelle monnaie BRICS : L’ « Unit » et les perspectives numériques
Pour consolider leur indépendance, les BRICS discutent d’une monnaie commune https://www.lepoint.fr/.../monnaie-commune-des-brics-la... appelée « Unit », potentiellement adossée à 40 % à l’or et 60 % à un panier de devises des membres. Une telle monnaie numérique adossée à l’or pourrait réduire les coûts de transaction et la volatilité des changes au sein du bloc.
Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large pour contourner les systèmes financiers dominés par l’Occident, renforçant la résilience face aux sanctions.
 
Un basculement géoéconomique en cours
La montée en puissance des BRICS, alimentée par des achats massifs d’or et des initiatives monétaires innovantes, signale un basculement potentiel dans l’ordre économique mondial. Tandis que les pays eurasiatiques accumulent de l’or pour se prémunir contre les risques du dollar, les États-Unis luttent avec l’opacité de leurs propres réserves, risquant d’éroder leur crédibilité. À la date du 4 septembre 2025, ces tendances suggèrent que la dédollarisation n’est plus une hypothèse lointaine, mais une réalité en construction, avec des implications profondes pour la stabilité globale.
 

 

 

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