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janvier 09, 2026

L'écologisme ou l'environnementalisme une stratégie à terme destructrice de l'humanité !

Les écologistes anti-impact veulent votre mort ; ils se contenteront de vous faire culpabiliser d’exister, de produire et de consommer, et de vous soumettre à n’importe quel degré de planification centralisée et de restriction de vos libertés pour « sauver la planète » de vous. 

 Joshua Mawhorter


 

L'écologisme ou l'environnementalisme est anti-humaniste. 
 
Après les échecs du socialisme – économiques, historiques et éthiques –, les intellectuels de gauche libérale, ne souhaitant pas l'abandonner, ont mis en œuvre plusieurs nouvelles stratégies. On a suggéré que ces différentes manifestations pouvaient être regroupées sous une catégorie générale : le postmodernisme. Après un examen de la philosophie postmoderne et de ses influences, Stephen Hicks expose son argument principal dans son ouvrage *Explaining Postmodernism* : « Le postmodernisme est la stratégie épistémologique de l'extrême gauche universitaire pour répondre à la crise engendrée par les échecs du socialisme, tant en théorie qu'en pratique.» Autrement dit, une fois le socialisme discrédité sur les plans théorique, économiqueplusieurs égards), historique et éthique, ceux qui restaient idéologiquement attachés au socialisme malgré ses échecs ont dû tenter de réaliser le socialisme et la planification centrale en s'appuyant sur d'autres objectifs. L'une de ces stratégies consistait à promouvoir l'égalitarisme (c'est-à-dire « l'égalité ») entre tous les groupes, même entre les êtres humains et l'environnement. Ainsi naquit le mouvement écologiste moderne, influencé par des courants de pensée antérieurs. 
 
Poursuivant son analyse de la convergence des échecs publics du socialisme, du postmodernisme et de l'écologisme moderne, Hicks écrit :
 
"La seconde variation s'est manifestée par le tournant à gauche qu'a pris la préoccupation croissante pour les questions environnementales. Alors que le mouvement marxiste se fragmentait et se transformait en de nouvelles formes, les intellectuels et militants de gauche ont commencé à chercher de nouvelles façons de s'attaquer au capitalisme. Les questions environnementales, au même titre que les questions relatives aux femmes et aux minorités, sont apparues comme une nouvelle arme dans l'arsenal contre le capitalisme. La philosophie environnementale traditionnelle n'était pas, par principe, en conflit avec le capitalisme. Elle soutenait qu'un environnement propre, durable et agréable était bénéfique car vivre dans un tel environnement rendait la vie humaine plus saine, plus prospère et plus plaisante. Les êtres humains, agissant à leur avantage, modifient leur environnement pour le rendre plus productif, plus propre et plus attrayant… Cependant, le nouvel élan de la pensée environnementale a appliqué les concepts marxistes d'exploitation et d'aliénation aux questions environnementales. En tant que partie dominante, l'être humain exploite nécessairement de manière nuisible les parties dominantes : les autres espèces et l'environnement non organique lui-même. Par conséquent, le développement de la société capitaliste engendre une forme d'aliénation biologique : les humains s'aliènent de l'environnement en le dégradant et en le rendant invivable, tandis que les espèces non humaines sont aliénées par leur extinction. Selon cette analyse, le conflit entre production économique et santé environnementale n'est donc pas seulement un conflit à court terme ; il est fondamental et inéluctable. La production de richesses est en elle-même en conflit mortel avec la santé environnementale. Et le capitalisme, si performant dans la production de richesses, est par conséquent nécessairement le principal ennemi de l'environnement. La richesse n'était donc plus une vertu. Vivre simplement, en évitant autant que possible de produire et de consommer, était le nouvel idéal. L'impulsion de cette nouvelle stratégie, parfaitement saisie dans l'ouvrage de Rudolf Bahro, « Du rouge au vert », s'est intégrée à la nouvelle priorité accordée à l'égalité plutôt qu'aux besoins. Dans le marxisme, la maîtrise technologique de la nature par l'humanité était une condition préalable au socialisme. Le marxisme était un humanisme en ce sens qu'il plaçait les valeurs humaines au cœur de son système de valeurs et postulait que l'environnement était à la disposition des êtres humains pour leurs propres besoins. Cependant, les critiques égalitaristes ont commencé à argumenter avec plus de vigueur que, de même que la primauté des intérêts masculins avait conduit à l'asservissement des femmes, et celle des intérêts blancs à l'asservissement de toutes les autres races, la primauté des intérêts humains avait conduit à l'asservissement des autres espèces et de l'environnement dans son ensemble. La solution proposée était alors l'égalité morale radicale de toutes les espèces. Il fallait reconnaître que non seulement la productivité et la richesse étaient mauvaises, mais aussi que toutes les espèces, des bactéries aux cloportes, des oryctéropes aux humains, étaient égales en valeur morale. L'« écologie profonde », nom donné à l'égalitarisme radical appliqué à la philosophie environnementale, rejetait ainsi les éléments humanistes du marxisme et leur substituait le système de valeurs anti-humaniste de Heidegger."

Il convient de noter qu'avant cela, la grammaire morale de l'écologisme moderne s'est forgée sous l'influence du romantisme (fin du XVIIIe siècle – milieu du XIXe siècle), notamment chez Rousseau, avec sa « révolte contre la raison, ainsi que contre la condition dans laquelle la nature l'a contraint à vivre », son « rejet de la réalité », son aversion pour l'industrialisation et la société bourgeoise, son insistance sur la supériorité morale de la nature sur la civilisation, sa méfiance envers la domination humaine sur la nature, sa priorité donnée à l'authenticité plutôt qu'au progrès, à l'émotion, à l'intuition et au sentiment moral plutôt qu'à la raison, et son idéalisation pastorale de la vie préindustrielle. 
 
Le cadre anti-impact 
 
Dans son ouvrage *Defending the Undefendable*, Walter Block formule une observation simple, mais profonde, sur la nature de l'existence humaine dans son chapitre consacré aux déchets : « … la création de déchets est concomitante au processus de production et de consommation. » En extrapolant ce principe, on constate que la pérennité et l'épanouissement de l'humanité dépendent de la production et de la consommation, c'est-à-dire de l'action humaine qui manipule et transforme l'environnement physique dans lequel nous vivons tous. Ce principe a été reconnu par John Locke dans sa théorie de la propriété fondée sur l'appropriation du foyer, selon laquelle l'homme est propriétaire de son propre corps, l'utilise pour agir sur le monde physique qui l'entoure et acquiert ainsi la propriété de biens extérieurs. Par conséquent, entraver la transformation libre et volontaire de la nature par l'humanité dans la production et la consommation – pour autant que cela ne viole pas les droits de propriété d'autrui – est considéré comme inhumain et malfaisant. 
 
Dans l'Occident moderne et les régions influencées par lui, nombreux sont ceux – notamment les élites – qui ont adopté et présupposé une philosophie environnementale de l'anti-impact. Plutôt que de considérer les droits de propriété et la liberté au service de l'épanouissement humain comme le critère idéal de valeur pour juger toute intervention sur l'environnement, beaucoup ont érigé l'impact humain minimal, voire nul, en norme morale suprême. Autrement dit, l'humanité ne devrait pas impacter l'environnement ; par conséquent, si un impact humain minimal est préférable, l'absence totale d'impact est idéale. Bien entendu, cela est impossible pour des êtres humains vivants, inscrits dans le temps et l'espace. Adoptée de manière cohérente, cette vision fait de l'humanité le problème, ce qui engendre un sentiment de culpabilité et/ou conduit à une conclusion fatale : l'humanité doit être éliminée. Dans son ouvrage « Plaidoyer moral pour les énergies fossiles », Alex Epstein écrit : « L’essence même de l’écologie, le dénominateur commun à toutes ses variantes, réside dans la conviction que les humains doivent minimiser leur impact sur la nature non humaine » (p. 199). 
 
Si certains trouvent cela exagéré ou mélodramatique, qu’ils réfléchissent à ceci : si l’impact humain est néfaste, et si l’absence d’impact est l’idéal moral, alors même la minimisation de cet impact est insuffisante et incomplète. Il est impossible pour les humains de ne pas impacter l’environnement. De plus, la conclusion qui s’impose est qu’il ne devrait pas y avoir d’humains, et non pas seulement moins d’humains. Or, cela implique qu’une ou plusieurs des choses suivantes doivent se produire : de nombreux humains ne doivent pas naître et/ou de nombreux humains existants doivent mourir. Epstein écrit encore : « En associant l’impact à quelque chose de négatif, on concède que tout impact humain est d’une manière ou d’une autre néfaste pour l’environnement » (p. 199). Par ailleurs (p. 197),
 
"C’est la conséquence logique de l’adoption du principe de non-impact humain comme critère de valeur : le meilleur moyen d’y parvenir est de ne rien faire du tout, de ne pas exister. Bien sûr, rares sont ceux qui adoptent ce principe de manière constante, et même ces personnes ne dépeuplent pas la planète par elles-mêmes. Mais dans la mesure où nous érigeons le non-impact humain en critère de valeur, nous allons à l’encontre de ce que notre survie exige."
 
Heureusement, la plupart des gens n'adhèrent pas systématiquement à ce cadre anti-impact (et beaucoup n'ont peut-être pas conscience de leurs propres présuppositions), mais l'existence de cette norme les rend vulnérables à la manipulation par la culpabilisation. Lorsqu'on se sent coupable d'exister, on est prêt à se soumettre à tout un éventail de politiques et de mesures proposées par les élites politiques pour minimiser son impact. Si l'on veut continuer d'exister et d'affecter l'environnement, il faut au moins se soumettre aux plans de planification centralisée proposés par les « experts » prétendument sages et altruistes. Par exemple, considérons les propos de l'écologiste Bill McKibben sur la façon dont les gens vivraient si la consommation d'énergies fossiles était réduite de plus de moitié, et l'on comprend alors pourquoi socialisme, planification centralisée et écologisme s'accordent si bien. 
 
"Chaque être humain produirait 1,69 tonne de dioxyde de carbone par an, soit l'équivalent de 14,5 kilomètres par jour en voiture américaine moyenne. Lorsque la population atteindra 8,5 milliards d'habitants, vers 2025, ce chiffre tomberait à 9,5 kilomètres par jour. En covoiturant, il vous resterait environ 0,3 kilomètre de CO2 dans votre ration quotidienne, de quoi alimenter un réfrigérateur à haute efficacité énergétique. Oubliez votre ordinateur, votre télévision, votre chaîne hi-fi, votre cuisinière, votre lave-vaisselle, votre chauffe-eau, votre micro-ondes, votre pompe à eau, votre horloge. Oubliez vos ampoules, qu'elles soient fluocompactes ou non."
 
Comme le souligne la citation de McKibben ci-dessus, si les individus éprouvent un malaise face à leur existence et sont donc prêts à tout pour minimiser leur impact, la planification centrale, où les élites déterminent chaque aspect de ce que chacun est autorisé à faire – jusqu'à l'accès ou non à une ampoule électrique – devient une évidence. Dans son ouvrage « La dignité bourgeoise : pourquoi l'économie ne peut expliquer le monde moderne », Deirdre McCloskey écrit : « La nouvelle alternative au socialisme de planification centrale est l'écologisme » (p. 433). 
 
On attribue souvent aux écologistes un caractère idéaliste. C'est peut-être le cas, mais leur idéal – s'il s'agit d'une absence d'impact humain plutôt que d'un épanouissement humain – est inhumain et pervers. Ils ne se suicident peut-être pas pour atteindre leurs objectifs, mais ils proposent des politiques suicidaires et inhumaines. 
 
 Humaniser la nature et déshumaniser l'humain 
 
Des millions de personnes ont été tuées par des gouvernements dans le cadre de projets de planification centrale. Le type d’« Holodomor énergétique » que proposent les écologistes anti-impact entraînerait la mort de milliards de personnes. Si cela s’avérait vrai, il faudrait à la fois ériger la nature non humaine en valeur morale égale ou supérieure à celle de l’être humain et dévaloriser simultanément la vie humaine en dessous de la nature. Au cas où le lecteur penserait que j’exagère, le mouvement écologiste moderne fait les deux. 
 
Que signifie l’objectif de « sauver la planète » ou de « protéger l’environnement » ? Les écologistes veulent en réalité sauver la planète de l’humanité. Protéger l’environnement de quoi ou de qui ? Protéger l’environnement pour quoi ? Protéger l’environnement pour qui ? La planète a besoin d’être protégée de vous. Nombreux seront ceux qui affirmeront que les écologistes veulent simplement « sauver la planète » pour les humains, mais – l’anti-impact restant l’idéal – cela implique toujours une planification centralisée globale, au point que l’existence humaine doive être considérablement réduite si elle ne peut être éliminée. 
 
Les pets des arbres, oui, ils pleurent en partie la disparition de leurs congénères disparus. Les biologistes évolutionnistes s'accordent à dire, d'après les données bovines, que les pets humains et animaux (méthane) contribuent largement au réchauffement climatique, au point de détruire les plateformes de glace de l'Antarctique et de faire exploser les bébés manchots. Mais les émissions de pets des arbres sont l'antidote aux émissions néfastes des humains et des autres animaux, issues de la soupe primordiale d'hydrocarbures composée de méthane.
 
 
De plus, nombre d’écologistes nous disent, de leur propre aveu, qu’ils sont anti-humains. Le groupe EarthFirst s'indigne, hurle et crie littéralement au scandale des « crimes » commis contre les arbres. (C'est sans doute aussi pourquoi des films comme WALL-E et Le Lorax sont imprégnés d'idéologie hostile à l'impact environnemental, à l'humanité et à la liberté). Un article du Washington Post de 2019, intitulé « Des étudiants progressistes en théologie ont fait leur confession aux plantes. Comment penser les péchés contre la nature ? », posait la question suivante : « Je pense qu'une question cruciale préoccupe de nombreux chrétiens et personnes sans confession : quelle est notre responsabilité morale envers les formes de vie non humaines ? Si nous pouvons pécher contre le monde naturel, comment nommer et expier ce péché ? » Ce tweet a été publié depuis la chapelle du séminaire Union.
 
"Aujourd'hui, à la chapelle, nous avons fait une confession aux plantes. Ensemble, nous avons confié en prière nos peines, nos joies, nos regrets, nos espoirs, notre culpabilité et notre chagrin à ces êtres qui nous nourrissent mais dont nous oublions trop souvent d'honorer les bienfaits. Et vous, que confessez-vous aux plantes qui vous entourent ?"

Dans la même veine religieuse et spirituelle, nous serions tous désormais « pécheurs entre les mains d'une Greta Thunberg enragée ». 
 
Alan Gregg écrivait dans *L'Humanité au tournant* (1974) : « Le monde est atteint d'un cancer, et ce cancer, c'est l'homme.» En 1994, Jacques Cousteau déclarait : « Pour stabiliser la population mondiale, il faudrait éliminer 350 000 personnes par jour.» Le prince Philip d'Angleterre écrivait dans la préface d'un livre paru en 1987 : « Je dois avouer que je suis tenté de demander la réincarnation en un virus particulièrement mortel, mais c'est peut-être aller trop loin.» 
 
J'affirme que cette pensée anti-humaine est un cancer. David M. Graber écrivait en 1989, à propos des opinions de Bill McKibben et des siennes :
 
"Cela rend la situation d'autant plus tragique pour ceux d'entre nous qui chérissent la nature sauvage pour elle-même, et non pour ce qu'elle apporte à l'humanité. Personnellement, je ne peux souhaiter ni à mes enfants ni au reste du vivant une planète apprivoisée, une planète gérée par l'homme, qu'elle soit monstrueuse ou – aussi improbable que cela puisse paraître – bienveillante. McKibben est biocentriste, et je le suis aussi. L'utilité d'une espèce, d'une rivière ou d'un écosystème pour l'humanité ne nous intéresse pas. Ils ont une valeur intrinsèque, plus grande à mes yeux qu'un autre corps humain, ou qu'un milliard d'entre eux. Le bonheur humain, et certainement la fécondité humaine, ne sont pas aussi importants qu'une planète sauvage et saine. Je connais des sociologues qui me rappellent que l'être humain fait partie intégrante de la nature, mais c'est faux. À un moment donné – il y a environ un milliard d'années, peut-être la moitié – nous avons rompu le contrat et sommes devenus un cancer. Nous sommes devenus un fléau pour nous-mêmes et pour la Terre. Il est extrêmement improbable que les pays développés mettent fin à leur consommation effrénée d'énergies fossiles, et les pays en développement à leur exploitation suicidaire des paysages. En attendant que l'Homo sapiens se décide à renouer avec la nature, certains d'entre nous ne peuvent qu'espérer l'apparition du virus adéquat."
 
Ces personnes, et tous ceux qui adhèrent à une approche anti-impact, ne méritent pas la supériorité morale qu'elles revendiquent. Elles sont inhumaines, souvent ouvertement. Alex Epstein affirme vers la fin de son livre : « On ne nous apprend pas que certains croient sincèrement que la vie humaine n'a aucune valeur et que leur but n'est pas de nous aider à surmonter les obstacles de la nature, mais de nous éliminer, car nous ne sommes plus un obstacle pour elle » (p. 208). Il avertit ensuite : « Ne vous y trompez pas : certains cherchent à vous instrumentaliser pour promouvoir des actions qui nuiraient à tout ce qui vous est cher. Non pas par souci pour vous – ils privilégient la nature à vous – mais parce qu'ils vous considèrent comme un outil » (p. 209). 
 
 Le chevauchement entre socialisme et écologisme ne devrait pas nous surprendre. Il ne devrait pas non plus nous surprendre que les partisans des deux soient prêts à tuer des millions, voire des milliards de personnes, pour atteindre leurs objectifs impossibles et inhumains. Les deux impliquent un contrôle politique d'autrui. Mises a écrit : « Tout socialiste est un dictateur déguisé. » On pourrait ajouter que tous les écologistes anti-impact (qui sont généralement aussi socialistes) sont des dictateurs en puissance. 
 
Les écologistes — du moins les vrais convaincus qui défendent sans relâche l'objectif anti-impact — veulent votre mort ; à court terme, ils se contenteront de vous faire culpabiliser d'exister, de produire et de consommer, et de vous soumettre à n'importe quel degré de planification centralisée et de restriction de vos libertés pour « sauver la planète » de vous.
 

 
Joshua Mawhorter est rédacteur adjoint de Mises.org. Il a été boursier d'été à l'Institut Mises (2023) et a travaillé pour le gouvernement...

 

 
  

La fin du GIEC : révélation d’une escroquerie climatique globale

Le réchauffement climatique anthropique vient de recevoir un coup fatal. Avec le retrait des États-Unis du GIEC, annoncé par le président Donald Trump le 7 janvier 2026, cette institution perd un contributeur majeur, représentant environ 20-25 % de son budget.

 


 

Sans ces dizaines de millions de dollars annuels, les études et modélisations alarmistes qui alimentent une propagande imposée comme pensée unique risquent de s’effondrer.

Le prochain rapport, prévu pour fin 2029, pourrait se réduire à une vingtaine de pages, ouvrant enfin la porte à un vrai débat scientifique. Par miracle, les Maldives ne seront pas englouties, les coraux ne disparaîtront pas, le « septième continent » de plastique restera introuvable, l’Antarctique continuera de s’étendre, le CO₂ ne sera plus l’ennemi public numéro un, et la végétalisation de la planète s’accélérera encore. Ce retrait marque la mort symbolique d’une escroquerie organisée, où le GIEC a servi d’outil pour justifier des trillions de dollars en dépenses inutiles, sous couvert d’une urgence climatique fabriquée.

La censure des voix dissidentes : l’affaire John Clauser

L’un des signes les plus flagrants de cette escroquerie est la censure systématique des scientifiques qui osent contredire le narratif officiel. Prenez John Clauser, lauréat du Prix Nobel de Physique 2022 pour ses travaux en mécanique quantique. Invité à s’exprimer sur le climat lors d’une conférence au FMI, son intervention a été annulée après qu’il a qualifié la théorie du réchauffement dû au CO₂ de « non-sens » et la crise climatique de « canular dangereux » et de « pseudoscience ». Cette décision, dénoncée comme une chasse aux sorcières par des observateurs, illustre comment les « globalistes » refusent tout débat libre. John Clauser, comme d’autres, met en lumière les incertitudes et exagérations des prévisions du GIEC, qui persistent à présenter le réchauffement comme principalement anthropique malgré des preuves contraires. Cette censure rappelle une décadence morale et intellectuelle, où le doute scientifique est traqué au profit d’une idéologie totalitaire.

Les scandales financiers : les 7 milliards de Kamala Harris, un gâchis organisé

Au cœur de cette escroquerie se trouvent des gaspillages massifs de fonds publics, justifiés par une urgence climatique imaginaire. Sous l’administration Biden, Kamala Harris a alloué 7 milliards de dollars au Climate United Fund, une fondation créée de toutes pièces en novembre 2023, sans site web, sans historique ni projets concrets à l’époque.

Cette subvention record, la plus importante jamais accordée à une entité non lucrative aux États-Unis, s’inscrit dans un plan plus large de 20 milliards injectés dans des groupes environnementaux pour réduire les gaz à effet de serre et promouvoir l’énergie « propre« .

Mais où est passé l’argent ? Sans contrôles rigoureux, cette opacité soulève des soupçons de fraude ou de favoritisme politique, transformant la lutte climatique en une vache à lait pour des alliés idéologiques. Des prédictions alarmistes passées, comme l’engloutissement des côtes d’ici 2000 annoncé par l’ONU en 1989 ou la disparition de la glace arctique d’ici 2013 prédite par Al Gore en 2006, se sont révélées fausses, pourtant elles justifient encore des dépenses astronomiques sur des technologies inefficaces comme les éoliennes tueuses d’oiseaux ou les panneaux solaires chinois alimentés au charbon. Ces 7 milliards auraient pu financer des hôpitaux, des routes ou des baisses d’impôts, au lieu de disparaître dans un puits sans fond sous prétexte de sauver la planète.

La déclaration scientifique : il n’y a pas d’urgence climatique

Des centaines de scientifiques, dont des professeurs renommés, ont signé une déclaration affirmant haut et fort qu’il n’y a pas d’urgence climatique. Selon eux, la science du climat doit être dépolitisée, et les politiques doivent s’appuyer sur des faits objectifs plutôt que sur des modèles inadéquats qui exagèrent l’impact des gaz à effet de serre. Le réchauffement est bien plus lent que prévu par le GIEC, et résulte autant de facteurs naturels qu’anthropiques – comme la fin du Petit Âge Glaciaire en 1850. Les modèles du GIEC ignorent les bénéfices du CO₂, qui n’est pas un polluant mais un nutriment essentiel pour la vie, favorisant la croissance des plantes et augmentant les rendements agricoles. Il n’existe aucune preuve statistique que le réchauffement intensifie les catastrophes naturelles comme les ouragans, inondations ou sécheresses. Au contraire, les mesures de mitigation sont coûteuses et néfastes, tandis que l’adaptation – prouvée et abordable – suffit. Cette déclaration démasque le GIEC comme un promoteur d’alarmisme non fondé, transformant la science en une discussion basée sur la croyance plutôt que sur la critique rigoureuse.

Les canicules et les marchands d’apocalypse : une hype médiatique sans fondement

Les vagues de chaleur, comme celle de 2023, sont instrumentalisées par les médias et le GIEC pour semer la panique, les présentant comme des signes apocalyptiques du réchauffement anthropique. Pourtant, les canicules ne sont pas nouvelles : en 1976, la France a connu des températures extrêmes jusqu’à 40°C, causant sécheresses et pertes agricoles, sans qu’on invoque alors le CO₂ humain. De même, la vague de froid de 1956 a tué des milliers sans hystérie médiatique. Historiquement, la Terre a traversé des périodes de glaciation et de réchauffement bien avant l’industrialisation. De nombreux climatologues affirment qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer : le réchauffement global sur 160 ans n’est que d’environ 1°C, et les événements extrêmes n’ont pas augmenté significativement ces 30 dernières années. Les méga-feux sont liés à des phénomènes naturels comme El Niño, pas au CO₂. Au contraire, l’augmentation du CO₂ verdit la planète et stimule la production alimentaire. Les énergies renouvelables intermittentes, comme l’éolien et le solaire, font grimper les coûts sans réduire les émissions, nécessitant des backups fossiles. Le GIEC, mandaté pour alerter sur les dangers des hydrocarbures, n’est pas un arbitre impartial mais un outil pour justifier des politiques intrusives comme le Green Deal européen (1.000 milliards d’euros sur dix ans) ou l’interdiction des véhicules thermiques d’ici 2035. Ces mesures, sous couvert d’écologie, imposent des restrictions (rationnement d’eau, sobriété énergétique) et augmentent la précarité, transformant l’Europe en une « écodictature » qui détruit sa compétitivité.

Le témoignage d’un initié : Patrick Moore dénonce le canular

Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace et titulaire d’un doctorat en écologie, a quitté l’organisation en 1986 après avoir vu son virage idéologique : de la protection de l’humanité et de l’environnement, elle est passée à une vision anti-humaine, traitant les gens comme ennemis de la nature. Dans des interviews, Moore qualifie le réchauffement anthropique de « canular complet » et d’ « escroquerie », affirmant que c’est de la « fake science ». Il accuse les scientifiques alarmistes d’être accros aux subventions gouvernementales, produisant de la peur pour obtenir des fonds et influencer les politiciens. Les médias amplifient cette hystérie via un écho de fake news, tandis que les politiciens utilisent la culpabilité pour centraliser le pouvoir, et les entreprises vertes – des « chercheurs de rentes » – profitent de subventions massives. Moore insiste : le CO₂ est la base de toute vie sur Terre, pas un polluant, et les niveaux élevés passés n’ont causé aucune catastrophe. Il compare ce narratif à la théorie géocentrique, menaçant l’esprit des Lumières en remplaçant la méthode scientifique par une « combinaison toxique de religion et d’idéologie politique ». Des figures comme Al Gore sont des « charlatans » vendant de la peur pour s’enrichir. Patrick Moore dénonce comment l’environnementalisme, autrefois noble, est devenu une machine à lever des fonds, exploitant la culpabilité pour contrôler esprits et portefeuilles.

Libérons-nous de l’escroquerie climatique

Le retrait américain du GIEC n’est pas une perte, mais une libération.

Cette institution, au service d’une escroquerie globale, a promu un alarmisme non scientifique pour justifier des dépenses astronomiques, des censures et des politiques destructrices.

Il n’y a pas d’urgence climatique : le CO₂ nourrit la vie, les événements extrêmes sont naturels, et les modèles du GIEC sont exagérés. Il est temps de rejeter cette propagande, de prioriser l’adaptation rationnelle et de reconquérir notre souveraineté face aux marchands d’apocalypse. La vraie urgence ? Protéger les citoyens des idéologues qui les appauvrissent au nom d’une planète qui se porte très bien sans eux.

https://multipol360.com/la-fin-du-giec-revelation-dune-escroquerie-climatique-globale/

 

 

 

décembre 25, 2025

Le Club de Rome - Octobre 2025 - Histoire & avenir tous les 50 ans

“ Le Club de Rome a affirmé que le réchauffement climatique et les crises environnementales étaient des leviers pour instaurer un contrôle mondial. L’objectif n’est pas la préservation de la nature, mais le contrôle des populations sous prétexte de crise. ”
 
La fin de la croissance économique sera «intentionnelle ou catastrophique»
 
Il y a 50 ans, le Club de Rome publiait un rapport scientifique qui prévoyait que la croissance et la consommation effrénées entraîneraient éventuellement l’effondrement de la société. Cette semaine à Montréal, une chercheuse du même Club de Rome, a expliqué qu’à moins que les humains réussissent à redéfinir ce qui a de la valeur, cette prévision est sur le point de se produire.
 
 
 
En 1972, le best-seller «The Limits to Growth», connu sous le nom de Rapport Meadows, expliquait que, si l’humanité continuait sa croissance économique sans tenir compte des coûts environnementaux, les humains connaîtraient une pénurie de matières premières, un appauvrissement des écosystèmes, une forte baisse en nourriture disponible et une chute brusque et importante du niveau de vie.
 
Ce rapport avait été publié par le Massachusetts Institute of Technology et le Club de Rome, un groupe de réflexion composé d’industriels et de scientifiques.
 
«Le but de ce rapport était d’essayer de comprendre pourquoi, malgré toutes nos innovations et tous nos progrès, nous sommes confrontés à des problèmes récurrents de pauvreté, de pollution, de pénurie, de conflits et d’ instabilité financière», a résumé l’économiste et chercheuse Gaya Herrington, mercredi, au Sommet de la finance durable à Montréal.
 
Lors d’une présentation devant des centaines de participants, la chercheuse néerlandaise a expliqué que les auteurs du Rapport Meadows «avaient à l’époque constaté, avec surprise, que la cause principale de tous ces problèmes était la poursuite de la croissance économique».
 
Les conclusions du rapport mettaient en garde qu’une croissance continue mènerait à un effondrement de la société au cours du 21e siècle.
 
Revisiter le rapport 50 ans plus tard
 
Cinquante ans après la publication de ce document choc, Gaya Herrington, elle-même membre du Club de Rome, a comparé les différents scénarios du Rapport Meadows avec des données empiriques disponibles en 2019.
 
Ses recherches, publiées en 2021 dans le Yale Journal of Industrial Ecology, arrivent aux mêmes conclusions qu’en 1972 : si la croissance demeure la priorité de notre système économique, l’effondrement de la société est inévitable dans les prochaines décennies.
 
« Business as usual »
Les auteurs du Rapport Meadows avaient utilisé une modélisation mathématique appelée «World3», pour étudier les interactions entre plusieurs variables, telles que la population mondiale, la fécondité, la mortalité, la production industrielle de nourriture par habitant, la production de ressources non renouvelables et la pollution, notamment.
 
«À la lumière de mes recherches, je ne connais aucun autre modèle scientifique qui est demeuré aussi pertinent et aussi précis pendant des décennies», a expliqué Gaya Herrington.
 
Malheureusement, les scénarios catastrophes évoqués dans le rapport Meadows en 1972 sont sur le point de se réaliser, selon l’économiste, qui est aujourd’hui à l’emploi de Schneider Electric, une multinationale active dans la transition énergétique.
 
L’un des scénarios évoqués dans le rapport de 1972, nommé «business as usual», prédit que la quête perpétuelle de croissance économique aboutirait à une pénurie de ressources naturelles.
 
Selon ce scénario, la diminution de la disponibilité des ressources naturelles provoquerait la fin de la croissance économique, la production alimentaire chuterait et les crises économiques se succéderaient.
 
Dans un autre scénario, «business as usual 2», l’effondrement de la société serait provoqué par une crise environnementale.
 
«Le temps presse», a indiqué Gaya Herrington en rappelant aux participants du sommet que «nous avons transgressé 6 des 9 limites planétaires», que «nous n’avons jamais émis plus d’émissions de CO2 que dans la dernière année», que «la production de combustible fossile bat des records et que la demande pour le charbon n’a jamais été aussi élevée».
 
L’effondrement de la société ne signifie pas la fin de l’humanité, mais réfère plutôt à une «forte baisse» des conditions de vie par rapport à «un pic précédent», a précisé Gaya Herrington.
 
Scénario techno (CT)
Un troisième scénario évoqué dans le Rapport Meadows suggère que les technologies et la capacité des humains à innover pourraient permettre «d’éviter un effondrement total».
 
Ce scénario, appelé CT, pour «comprehensive technology», suppose une innovation technologique sans précédent dans un monde qui ne changerait pas ses priorités. Dans un tel scénario, le déclin de la société est retardé, mais les coûts des technologies sont si élevés que les ressources viennent à manquer pour la production agricole, les services de santé et l’éducation.
 
Dans un résumé de ses recherches publié sur le site web du Club de Rome, Gaya Herrington pose les questions suivantes concernant ce scénario:
 
«Pourquoi utiliser notre capacité d’innovation pour inventer des robots pollinisateurs afin de remplacer les abeilles, si nous avons également le choix d’inventer des pratiques agricoles qui n’ont pas l’effet secondaire des insecticides ? Pourquoi utiliser des drones pour planter de nouveaux arbres, alors que nous pourrions également restructurer notre économie afin que les forêts existantes ne soient pas abattues et brûlées ? Maintenant que l’humanité a atteint une dimension mondiale et un pouvoir sans précédent pour façonner son destin, les limites de la croissance nous imposent la question suivante : qui voulons-nous être et dans quel monde voulons-nous vivre ? »
 
Un «monde stabilisé»
La chercheuse Gaya Herrington a expliqué aux participants du Sommet de la finance durable, un quatrième scénario, appelé «monde stabilisé».
 
Dans ce cas de figure, l’humanité passe d’une société axée «sur la consommation matérielle et la croissance industrielle» à une société qui priorise «les services de santé et d’éducation, ainsi que les technologies de réduction de la pollution» et «l’utilisation efficace des ressources».
 
Ce scénario, qui implique de redéfinir ce qui a de la valeur, «permet d’éviter l’effondrement» et de maintenir l’humanité à un «haut niveau de bien-être», selon la chercheuse.
 
Dans ce système, «les humains ne sont pas contre la croissance, mais ils sont plus sélectifs. Si la croissance d’un secteur contribue au bien-être, alors on peut la stimuler. Mais si la croissance d’un secteur ne contribue pas au bien-être, pourquoi continuer ?»
 
S’adressant aux gens d’affaires réunis dans la salle d’un établissement du Vieux-Montréal, la chercheuse s’est dite consciente que «changer notre système économique demande des efforts».
 
Toutefois, a-t-elle ajouté, «gérer les conséquences de l’effondrement des écosystèmes demande également beaucoup d’efforts».
 
Le choix qui s’offre «n’est pas de poursuivre ou non la croissance»
Prioriser la croissance à tout prix nous a menés au bord de l’effondrement social et environnemental selon Gaya Herrington, et le choix qui s’offre aux humains «n’est pas de poursuivre ou non la croissance».
 
La question est plutôt «de savoir si la fin de la croissance sera intentionnelle ou catastrophique».
 
L’opportunité de «prendre une telle décision» ne sera pas toujours présente, alors soit nous définissons nos propres limites, ou alors, ces limites, selon elle, nous seront imposées.
 
 
 

Avec l’alerte lancée en 1972 dans « Halte à la croissance », le Club de Rome est présenté par les soutiens du GIEC comme un précurseur. Cette alerte est invoquée pour critiquer la défiance persistante des citoyens pourtant avertis depuis si longtemps, et la lenteur de mise en œuvre des mesures nécessaires. Et invoquée pour critiquer la défiance persistante des citoyens pourtant avertis depuis si longtemps, et la lenteur de mise en œuvre des mesures nécessaires. Mais en réalité, les hypothèses du Club de Rome sont exactement opposées à celles du GIEC : pour le Club de Rome le problème était la pénurie de ressources, pour le GIEC c’est l’excès de ressources.

Le club de Rome est lui-même un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de cinquante-deux pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu’en développement. D’après le rapport du Club de Rome, dans son hypothèse la plus optimiste, la production d’or devait s’arrêter il y a 25 ans, en 2000, les mines devant être totalement épuisées. Plus grave, l’extraction de gaz naturel devait survenir en 2021. Et celle de pétrole en 2022. L’hypothèse des experts de 1972 était pourtant résolument optimiste, supposant une poursuite de l’augmentation de la consommation, mais un quintuplement des réserves connues. Sur les dix-neuf ressources étudiées, seules quatre (fer, charbon, chrome, cobalt) devaient rester disponibles sensiblement plus longtemps, de l’ordre de 150 ans.

Il est étrange que des hypothèses exactement contraires aboutissent à la même conclusion : « il faut faire décroitre l’économie »

Pour le rapport de 1972, il n’existait donc pas de risque de changement climatique dû au CO2 puisque la consommation de gaz et de pétrole allait rapidement disparaître faute de production de ces combustibles. La décroissance étant inévitable, les efforts devaient se concentrer sur la façon de s’y adapter.

Les grossières erreurs contenues dans le rapport du Club de Rome n’impliquent pas que les données du GIEC soient inexactes. Mais il est étrange que des hypothèses exactement contraires aboutissent à la même conclusion : « il faut faire décroitre l’économie ». Ces surprenants revirements peuvent expliquer les doutes qu’expriment une partie de la population : comment avoir confiance en des positions opposées soutenues avec le même enthousiasme par de nombreux scientifiques, et utilisées par de nombreux responsables politiques. D’autant plus qu’on imagine les conséquences dévastatrices qu’aurait eu la prise en compte effective des conclusions du Club de Rome au niveau mondial : investissements massivement improductifs, chute de 50% du niveau de vie dans tous les pays du monde, famines, guerres. De la part des citoyens, une certaine circonspection est donc compréhensible.

https://contrepoints.org/quand-le-club-de-rome-predisait-le-contraire-de-ce-que-predit-le-giec/

 
 
Regarder en arrière pour mieux se projeter dans l'avenir
 
Retour sur le passé, perspectives d'avenir 
 
Comment avez-vous été impliqué au sein du Club de Rome, et comment le rapport « Les Limites à la croissance » a-t-il vu le jour ? 
 
Mon implication dans le projet « Les Limites à la croissance » – et ma participation ultérieure en tant que l'un des quatre auteurs de ce premier rapport de vulgarisation destiné au Club de Rome – est due au hasard : j'étais au bon endroit au bon moment. Je suis arrivé au MIT en janvier 1970, à l'âge de 24 ans, pour préparer un doctorat en physique, mais j'ai rapidement constaté que ce domaine n'offrait aucun avenir, car il était saturé de physiciens bien plus compétents que moi. 
 
Par hasard, j'ai assisté à une conférence du professeur Jay W. Forrester de la Sloan School of Management du MIT sur l'application des modèles mathématiques aux problèmes urbains. J'ai immédiatement su que c'était ma voie. Quelques mois plus tard, je quittai le département de physique pour rejoindre le groupe de dynamique des systèmes de Forrester. C'est alors qu'un second miracle se produisit : Jay W. Forrester convainquit le comité exécutif du Club de Rome de venir une semaine à la Sloan School pour se former à la dynamique des systèmes et à son potentiel d'analyse de ce que leur dirigeant, Aurelio Peccei, appelait le monde « problématique ». Forrester avait besoin d'aide pour l'enseignement, et comme j'étais sur place – bénévolement, grâce à une subvention du gouvernement norvégien –, j'intégrai l'équipe dirigée par un autre jeune homme, Dennis L. Meadows, qui avait obtenu son doctorat l'année précédente. 
 
 Le cours fut un succès, notamment parce que Forrester avait déjà réalisé un prototype du modèle du monde basé sur la dynamique des systèmes, qui allait devenir le fondement scientifique et intellectuel de son ouvrage *Les Limites à la croissance*. Peu après, le comité exécutif obtint un financement d'une fondation allemande pour mener à bien le projet. Forrester, peu intéressé, ayant déjà réalisé le prototype WORLD2 et étant en pleine rédaction de *World Dynamics*, délégua la finalisation du projet du Club de Rome à Dennis Meadows. Dennis s'est attelé au projet avec une grande compétence, force et enthousiasme, amenant très rapidement sa femme, Donnella (Dana) Meadows, de l'Université Harvard pour rejoindre le petit groupe de modélisateurs de dynamique des systèmes au MIT.
 
Un an plus tard, nous avons présenté nos travaux à la réunion annuelle du Club de Rome au Canada en 1971. Les membres du Club de Rome, pour le moins, n'ont pas été convaincus. Ils estimaient que notre modèle et notre rapport n'abordaient pas les problèmes qui, selon eux, dominaient le développement mondial. Ce fut un échec total. 
 
De retour au MIT, Dana a proposé de rédiger une nouvelle version du rapport, dans un format qui permettrait de mieux comprendre la gravité de la situation mondiale, tandis que nous autres élaborions des modèles et réalisions des études de cas pour étayer le rapport. Dana a ensuite écrit seule « Les Limites à la croissance », que nous avons présenté à la Smithsonian Institution à Washington, D.C., en mars 1972. Un éditeur intéressé a décidé d'imprimer suffisamment d'exemplaires du rapport avant la réunion pour en offrir un à chaque membre du groupe de haut niveau réuni par le Club de Rome. C'est ainsi que le livre a été diffusé sur la scène internationale.
 
Conférence au Dartmouth College. De gauche à droite : Jorgen Randers, Jay W. Forrester, Donella Meadows, Dennis Meadows et William W. Behrens. Documentation du Club de Rome
 
 
Quelle fut la réaction à la parution de « The Limits to Growth » en 1972 ? 
 
À Washington, en mars 1972, l’accueil réservé au livre fut majoritairement négatif, voire extrêmement critique. Paradoxalement, cette hostilité contribua à sa notoriété. On se demandait : qu’avaient donc bien pu dire les scientifiques du MIT pour susciter une telle colère ? 
 
Bien que beaucoup l’aient rejeté, quelques voix influentes reconnurent le potentiel explosif de son contenu. Deux mois plus tard, il était publié aux Pays-Bas, où il s’écoula à des centaines de milliers d’exemplaires en quelques semaines seulement. Dès lors, le succès fut fulgurant. Les éditions américaine et britannique rencontrèrent un vif succès, et le livre fut finalement traduit en 36 langues. C’est le reste du monde qui adopta « The Limits to Growth ». Dennis et moi estimons que le livre fut finalement imprimé à trois ou quatre millions d’exemplaires, même si Wikipédia avance le chiffre de 30 millions. 
 
 L’effet secondaire fut une notoriété grandissante, malgré notre jeune âge. Et, plus important encore, « The Limits to Growth » fit connaître le Club de Rome au monde entier. Nous nous sommes soudainement retrouvés à parcourir le monde pour donner des conférences sur les enjeux planétaires, mais avec un message très impopulaire : 
 
La Terre est une planète minuscule où la population et l’activité économique ne cessent de croître, polluant l’atmosphère, abattant les arbres, décimant les animaux et détruisant les océans. Il est évident que la croissance démographique doit cesser avant que nous ne dépassions les limites physiques de la planète Terre. Cela signifie que ce doit être fait maintenant dans les pays riches, et plus tard dans les pays pauvres. L’humanité doit adapter son empreinte écologique aux limites physiques de la planète. Sinon, ce sera l’effondrement. 
 
Mais le message n’a pas été bien accueilli. Le combat était difficile, face à une résistance croissante. Après dix ans, en 1980, j’ai abandonné et décidé de me consacrer à autre chose pendant vingt ans – le temps que je jugeais nécessaire avant que les dégâts causés par la croissance démographique continue ne soient suffisamment visibles pour que l’opinion publique soutienne des mesures correctives.
 
L'équipe de recherche « Limits to Growth » (William Behrens III, Jorgen Randers, Dennis Meadows et Donella Meadows) avec Aurelio Peccei et William Dietel présentant leurs conclusions à la Smithsonian Institution à Washington, D.C., en 1972.
 
 
Après votre retour au sein du Club de Rome, l'une de vos contributions majeures a été le projet « La Terre pour tous », première initiative élaborée collectivement par de nombreux membres. Comment percevez-vous « La Terre pour tous » par rapport au rapport « Les Limites à la croissance » ? S'agit-il d'une continuation ou d'une réinterprétation ? 
 
 Le rapport « La Terre pour tous » est un ouvrage du même type que « Les Limites à la croissance ». C'est un modèle de dynamique des systèmes à grande échelle, composé de centaines d'équations, qui décrit l'évolution mondiale de 1980 à 2100. Les conclusions sont globalement les mêmes : si l'on continue sur la même voie, on s'expose à des problèmes ; si l'on fait les bons choix, l'humanité peut accéder à un avenir meilleur. 
 
En ce sens, « La Terre pour tous » est à la fois une continuation et une réinterprétation de l'ouvrage initial. Il revisite les mêmes questions avec des données plus précises et des outils plus performants, mais le message de fond demeure inchangé. Il s'agit d'une nouvelle tentative, dans le cadre de l'effort de longue date du Club de Rome pour influencer le cours du monde – avec un certain impact, même si celui-ci reste insuffisant pour inverser les tendances dominantes.
 
L'équipe d'auteurs du rapport « La Terre pour tous » présente le rapport nouvellement publié lors de la conférence de presse.
 
 
Avec le recul, y a-t-il un point sur lequel vous avez changé d'avis au cours des cinq dernières décennies de ce travail ? 
 
 Lorsque nous avons écrit « Les Limites à la croissance » en 1972, je pensais que le principal problème était la rareté des ressources. En 2000, j'ai compris qu'il s'agissait du changement climatique. Nous ne manquerons ni de nourriture ni de minéraux ; le véritable danger provient de la combustion des énergies fossiles. 
 
 À l'époque, je croyais qu'il suffirait de présenter les faits. J'étais persuadé que les électeurs, les entreprises et les gouvernements agiraient une fois qu'ils auraient compris ! Mais ils ne l'ont pas fait. Après dix ans d'efforts, j'ai abandonné. J'ai appris que l'information seule ne modifie pas les comportements. 
 
 Je ne crois plus non plus que les marchés et les démocraties soient capables de résoudre les problèmes à long terme. L'intérêt personnel à court terme l'emporte. Jeune homme, je faisais confiance aux arguments rationnels ; aujourd'hui, je crois que seuls un leadership fort et une action collective peuvent apporter les solutions nécessaires. 
 
 À mes yeux, la Chine illustre parfaitement la voie à suivre. Grâce à des investissements publics délibérés, longs et coûteux dans le solaire, les véhicules électriques et les batteries, la Chine a développé les technologies dont nous avons besoin. C'est une opinion très impopulaire, mais je crois que la Chine finira par sauver le monde. 
 
 Quel devrait être, selon vous, le rôle du Club de Rome au cours des 50 prochaines années, notamment compte tenu de la crise actuelle ? 
 
 Le rôle du Club de Rome devrait rester le même : apporter une vision à long terme et novatrice au débat sur le développement mondial. En pratique, il fonctionne mieux comme un forum de discussion ouvert que comme une force politique, où peuvent se rencontrer des opinions politiques et religieuses diverses. 
 
 Son impact réel aurait pu être plus important s'il s'était davantage concentré sur les défis que l'humanité doit relever dans les limites d'une planète aux ressources finies. Mais l'expérience montre qu'il est difficile pour ses membres de s'entendre sur des recommandations précises. 
 
Le Club de Rome occupe une place importante : un point de rencontre entre les puissants intérêts à court terme et la contrainte du long terme – un forum qui met en lumière cette tension et promeut la tolérance entre les différentes civilisations dans un monde où tout est possible. 
 
 C’est, je crois, ce que le Club de Rome devrait continuer à faire dans les décennies à venir.

Jorgen Randers, membre du Club de Rome et co-auteur de « Les limites de la croissance », partage avec Alifiandi Rahman Yusuf, chercheur en communication, les leçons qu'il a tirées d'un demi-siècle de recherche, d'activisme, d'enseignement et d'engagement en faveur du développement durable mondial.
31 octobre 2025 - Comment avez-vous commencé à vous impliquer au sein du Club de Rome, et comment le rapport « Les limites à la croissance » a-t-il vu le jour ? Je me suis impliqué dans le projet « Les limites à la croissance » – et suis devenu par la suite l’un des quatre auteurs de ce premier rapport de vulgarisation destiné au Club de Rome – tout simplement…
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