L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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juin 30, 2015

Et pendant ce temps là la dette affole les compteurs !! UBÉRISATION ?

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.


Sommaire:

A) La dette publique de la France a augmenté de 51,6 milliards d'euros au premier trimestre 2015 - AFP

B) Manipulation - Par Sophie de Menthon - valeursactuelles.com

C) Uber et le gouvernement: les bons, les brutes et les truands - Par

D) Agnès Verdier-Molinié : "La France va devoir engager des réformes" -

E) Régionales: Reynié redoute un "krach budgétaire territorial" - AFP


G) Sans le dire, le gouvernement a aussi réformé les aides au logement - Par

H) 3200 milliards d'euros : la dette française cachée dont on ne parle pas - Par

I) Hammadi avoue que le PS a négocié des mosquées contre des voix - par lesoufflet - http://24heuresactu.com





A) La dette publique de la France a augmenté de 51,6 milliards d'euros au premier trimestre 2015

La dette publique de la France se montait à la fin du premier trimestre à 2.089,4 milliards d'euros...

Elle n'en finit plus de grimper. La dette publique de la France se montait à la fin du premier trimestre à 2.089,4 milliards d'euros soit l'équivalent de 97,5% du Produit intérieur brut (PIB), a annoncé mardi l'Insee. Par rapport à la fin du quatrième trimestre 2014, la dette a augmenté de 51,6 milliards d'euros, ou 1,9 point de PIB, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué.

Une moyenne de 91,9% du PIB dans la zone euro

Le gouvernement a promis que la dette publique se stabiliserait en 2016 et 2017 en proportion du PIB, avant de refluer plus nettement en 2018, sans atteindre le seuil politiquement très sensible de 100%.

A titre de comparaison, la dette publique brute dans les 19 pays de la zone euro atteignait fin 2014 une moyenne de 91,9% du PIB, selon l'institut européen Eurostat. Certains pays comme l'Italie, le Portugal et bien sûr la Grèce affichent des taux très supérieurs à la France, au contraire de l'Allemagne qui est elle passée l'an dernier sous la barre des 75%.



B) Manipulation 

On nous abreuve de “petites phrases” sorties du contexte pour créer des indignations médiatiques préfabriquées, et ça marche !
 
Il faut bien comprendre que l’information au sens strict n’existe plus. Même la grand-messe du 20 heures n’a plus grand-chose à nous apprendre car nous avons toute la journée été inondés de “push” sur nos portables, de scoops, de programmes interrompus par des nouvelles de “dernière minute”, sans compter le suspense entretenu des chaînes d’info en continu, prêtes à tout. L’information est en concurrence avec Game of Thrones ou Plus belle la vie. L’important a totalement disparu au profit du spectaculaire. Le breaking news doit être croustillant, scandaleux et exclusif. Quand ce n’est pas le cas, on manipule le traitement de l’info. La “petite phrase” est devenue un produit, on la guette, on la provoque et enfin on la découpe sur mesure sans scrupule.

Dernier exemple, la “bourde” de Sarkozy, du moins vendue comme telle dans les médias. Ce dernier, lors d’un meeting, a comparé la mauvaise gestion de l’afflux des migrants à celle d’une fuite d’eau, le plombier répartissant l’inondation par pièce dans la maison. Seulement, il a enchaîné en disant que c’était « scandaleux parce que c’était d’êtres humains qu’il s’agissait ». Il suffisait de tronquer le texte et surtout de faire disparaître la fin de la phrase pour buzzer sur la comparaison entre les migrants et une fuite d’eau ! Ce qui fut fait sans vergogne.

Autre procédé classique : sur une interview de vingt minutes, on garde dix mots pour illustrer ce que le journaliste souhaite dire.

Qu’importe la vérité pourvu qu’on ait l’ivresse. Vous avez dit éthique ?

valeursactuelles.com




C) Uber et le gouvernement: les bons, les brutes et les truands

L'essayiste Robin Rivaton réagit à l'affaire Uber pop et à la garde à vue des deux dirigeants de l'entreprise. Il y voit la soumission du gouvernement aux taxis et aux casseurs.

Une révolution technologique bouleverse le marché du transport individuel de personnes à titre onéreux avec la diffusion des services de géolocalisation et des algorithmes de traitement en temps réel des données. Le plus emblématique des nouveaux entrants est Uber, lancé en juin 2010 et aujourd'hui valorisé 40 milliards de dollars.

L'idée d'Uber serait d'ailleurs née à Paris du fait de la pénurie de taxis. Autorisés à circuler avec une licence, cinq fois moins nombreux par rapport au nombre par habitant qu'à New York ou à Londres, les taxis parisiens sont en effet un fringant monopole quasi centenaire qui a épinglé une dizaine de gouvernements à son tableau de chasse. Alors qu'en province la quasi-totalité des chauffeurs sont des artisans-indépendants, à Paris le marché un chauffeur sur quatre est locataire de sa licence et génère une faible marge. Convaincus d'avoir acheté un bien de valeur et de n'avoir rien à changer sur la qualité de leurs prestations, la concurrence n'a jamais plu aux brutes qui y répondent par des jets de pierre et des véhicules saccagés. 

Parmi les victimes de la brute, il y a les VTC, voitures de transport avec chauffeur qui prospèrent grâce à une qualité de service bien supérieure aux taxis. Ce sont les bons. Ils s'adaptent sans sourciller à un législateur qui a déjà tenté deux tentatives d'homicide contre eux. Un décret pris le 28 décembre 2013 imposait aux VTC un délai totalement arbitraire de quinze minutes entre le moment où le client commande le véhicule et le moment où celui-ci est pris en charge. Le conseil d'État l'a suspendu au nom d'une atteinte illégale au principe du droit de la liberté du commerce et de l'industrie. En septembre 2014, la loi Thévenoud est venue restreindre fortement l'activité des VTC en augmentant les barrières à l'entrée, formation de trois mois obligatoires, fin de la géolocalisation et tarifs fixés à l'avance. Las, la qualité l'emporte toujours et les VTC, qui ont les mêmes contraintes fiscales et sociales que les taxis, continuent de prospérer.

Enfin il y a ceux qui sont devenus les truands par la main d'un préfet zélé, les services de mise en relation entre particuliers. Il s'agit de particuliers qui conduisent avec leur véhicule personnel de manière complémentaire à une activité principale. Les tarifs sont plus faibles et il n'y a pas de respect des règles fiscales et sociales. Ce service ouvre un nouveau segment de marché à la qualité de service réduite pour des utilisateurs sensibles au prix. Il n'est pas une concurrence directe pour les taxis. Le leader du marché UberPop revendique 400.000 utilisateurs, le challenger Heetch, 200.000. Jeudi 25 juin, sur demande du ministre, le zélé préfet de Paris invoquant des troubles à l'ordre public (sic) a publié un arrêté interdisant toutes les plateformes sur Paris et l'agglomération parisienne. Outre l'absolue inapplicabilité matérielle de l'arrêté - comment désinstaller ces applications de centaines de milliers de smartphones, cela souligne l'ineffectivité de la loi Thévenoud qui rend sur le papier ces chauffeurs sanctionnables depuis le 1er janvier 2015. 

Après le désastreux épisode de jeudi où on a vu des scènes d'émeutes, des destructions, des blocages et des agressions, tout le monde se demande que fait le shérif. Ce dernier, loin d'avoir évité le conflit, ne cesse de l'attiser. En autorisant la vente et la location de licences de taxis données gratuitement, il a fait d'un bien public une rente pour quelques privilégiés. En refusant de préparer le terrain à une augmentation de la concurrence, il a créé une bulle au détriment de l'attractivité de la métropole. En interdisant les services de conduite par un particulier au lieu de leur faire déclarer leurs revenus, il détruit de l'activité économique et de l'emploi. En assurant l'impunité des casseurs, il entretient la contestation violente et la montée aux extrêmes. En fuyant ses responsabilités, il sape son autorité. Le monde se divise bien en deux catégories: ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Le premier shérif de France, tutelle officieuse des taxis, lui, il creuse.

Par est économiste, essayiste, membre du conseil scientifique de la Fondapol, et auteur de «La France est prête» (Les Belles Lettres, 2 octobre 2014).


Lire les liens de Contrepoints sur l'Ubérisation



 D) Agnès Verdier-Molinié : "La France va devoir engager des réformes"

Invitée du forum économique européen à Nancy, la directrice de l'Ifrap - think tank indépendant analysant les politiques publiques -, Agnès Verdier-Molinié partage son analyse sur les statistiques significatives de la société française.

"On a dépassé tous nos voisins"

Dans cette interview, l'historienne revient sur les 57 % de dépenses publiques par rapport au PIB, "on a dépassé tous nos voisins, même le Danemark", précise Agnès Verdier-Molinié. Elle revient également sur les chiffres "absolument considérables" du chômage. Elle aborde aussi le nombre d'élus dans notre pays : "La France compte 618 383 élus, soit un élu pour 104 habitants, alors que les Britanniques ont un élu pour 2 600 habitants", explique la directrice de l'Ifrap. Elle décrit ce phénomène comme un cercle vicieux : "Plus on a d'élus, plus on a de dépenses et plus on a de fiscalité qui pèse sur nos entreprises et nos ménages."


Mauvais bilan aussi pour le moral des Français qui sont "blasés et tentés de voter aux extrêmes pour réveiller la politique", explique l'auteur de On va dans le mur : "Les Français veulent qu'on leur donne les clés pédagogiques pour comprendre les réformes." Une note positive pour la fin puisque la directrice de l'Ifrap explique : "On va vers moins de chômage et des services publics modernes, vers des créations d'écoles, etc." Mais, tout de même, "la France va devoir engager des réformes pour les Français".




E) Régionales: Reynié redoute un "krach budgétaire territorial"

 Le politologue Dominique Reynié (Les Républicains), qui dirigera la liste de la droite et du centre dans la nouvelle grande région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon aux élections de décembre, a dit samedi redouter "un krach budgétaire territorial" en France.

"Je parle avec beaucoup de gravité de ma crainte de voir un krach budgétaire territorial", a dit M. Reynié, lors d'un point-presse à la terrasse d'un café toulousain.

Il a notamment évoqué "une vingtaine de communes menacées de défaut de paiement" dans la grande région où il est candidat et "des départements fragilisés par un niveau de dépenses contraintes qui excèdent de beaucoup leurs recettes".

M. Reynié, qui s'est dit sûr de remporter les élections régionales dans six mois, a assuré qu'aussitôt après la victoire, il se rapprocherait de tous les nouveaux présidents de Régions "pour mener une action commune auprès de l'Etat", afin de renégocier les moyens alloués aux collectivités.

Il dirait alors aux représentants de l'Etat:
 "C'est une facilité coupable que de transférer des compétences obligatoires sur les collectivités locales parce que vous n'avez plus un +rond+ pour financer vos obligations régaliennes et (...) de réduire dans le même temps leurs moyens".

M. Reynié a été choisi en avril par les Républicains pour être leur tête de liste régionale.

Mais le politologue de 55 ans - qui n'a jamais exercé aucun mandat - a vu sa "légitimité" de candidat contestée au sein de son propre camp. Et son choix de nommer des "référents" pour la campagne dans chaque département a été vivement critiquée par certains élus.

"Il y a eu des tensions, elles sont naturelles, je suis un corps étranger en quelque sorte", a-t-il dit, lui qui n'avait jamais été candidat.

Le 16 juin, la commission nationale d'investiture (CNI) du parti Les Républicains a désigné 13 chefs de file dans chacun des 13 départements de la future région.

Mais M. Reynié a jugé que cette situation - "13 hommes" (dont un homme en binôme avec une femme) "pour représenter les Républicains dans 13 départements" - n'était "pas tenable".

Il a appelé à faire de la place aux femmes et à "se rapprocher de la parité". Il a également souligné que s'il y avait un accord avec l'UDI, ce parti demanderait "légitimement d'avoir une, deux ou trois têtes de liste".

La gauche dirige actuellement les deux régions qui doivent fusionner.



F) France-La dette publique à de nouveaux sommets - (Avec déclaration du ministère, réaction d'économiste)

La dette publique de la France a bondi de 51,6 milliards d'euros au premier trimestre pour monter à 97,5% du PIB, soit 1,9 point de plus que fin 2014, une hausse qui met à mal les objectifs de la trajectoire des finances publiques adoptée au printemps. Selon les données publiées mardi par l'Insee, la dette de la France s'élevait fin mars à 2.089,4 milliards d'euros et sa hausse du premier trimestre est la plus forte depuis les trois premiers mois de 2012. 
Rapportée au produit intérieur brut, elle se situe nettement au-dessus de l'objectif de 96,3% fixé pour cette année dans la dernière trajectoire des finances publiques publiée en avril.
 ID:nL5N0X5303 Celle-ci prévoyait que la dette publique atteindrait 96,3% du PIB fin 2015, après 95% en 2014, et culminerait à 97,0% en 2016 avant de revenir à 96,9% en 2017. Ce scénario a déjà été fragilisé par la nette révision à la hausse, à 95,6%, du solde de 2014, intervenue en mai. Mais pour le ministère des Finances, la forte augmentation de la dette au premier trimestre n'augure pas d'un dérapage en fin d'année. "Une telle hausse est fréquente en début d'année, d'autant que le volume d'émissions d'OAT (obligations de l'Etat français) est plus concentré sur les deux premiers trimestres", déclare-t-on au ministère. "Aussi, ce chiffre apporte peu d'information sur le niveau de la dette en fin d'année." Accentuant ce phénomène saisonnier, la faiblesse des taux d'intérêt a incité l'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'Etat français, a accélérer son programme d'émissions depuis le début de l'année. Sur le premier trimestre, les émissions d'OAT à moyen/long terme ont atteint 57,5 milliards d'euros, près de cinq milliards de plus que sur la même période de 2014, un total à comparer à des amortissements limités à 15,4 milliards sur la période. "L'AFT a beaucoup émis en début d'année, c'est une bonne idée" au vu des taux particulièrement bas, souligne Dominique Barbet, économiste de BNP Paribas CIB. Il juge lui aussi que les chiffres de la dette du premier trimestre ne sont pas significatifs de la tendance de l'année au vu de la faiblesse des amortissements d'OAT, plus conséquents sur les autres trimestres. La seule dette de l'Etat a augmenté de 37,1 milliards d'euros au premier trimestre pour s'élever à 1.647,3 milliards. Outre la dette de l'Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (232,6 milliards fin mars, soit +15,8 milliards), des administrations publiques locales (187,4 milliards, en retrait de 0,8 milliard) et des organismes divers d'administration centrale (22,1 milliards, soit -0,5 milliard). Détail de la statistique: 
Les indicateurs français en temps réel ECONFR 
Les indicateurs de la zone euro en temps réel ECONEZ 
Le point sur la conjoncture française ECO/FR

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)






G) Sans le dire, le gouvernement a aussi réformé les aides au logement

Un décret très discret, publié le 29 décembre 2014, modifie la formule de calcul des APL. Il devrait permettre à l'État d'économiser 87 millions d'euros en 2015. Et faire, au passage, des perdants...
C'est un petit décret, publié entre Noël 2014 et le Nouvel An, mais qui rapportera gros. Le gouvernement a modifié à la fin de l'année dernière, en toute discrétion, la formule de calcul - extrêmement complexe - des aides au logement, afin de dégager pas moins d'un demi-milliard d'économies cumulées en 2017. Sans passer par le Parlement… alors que les députés de la majorité étaient, fin 2014, sous la pression des frondeurs et ...

Lire la suite dans le Figaro



H) 3200 milliards d'euros : la dette française cachée dont on ne parle pas

Si la dette publique française fait l'objet de nombreuses polémiques, peu évoquent la dette hors bilan de l'état. L'économiste Jean-Yves Archer dénonce notamment les 50 milliards d'euros du poste Logement.

Le citoyen en qualité d'électeur tout autant que de contribuable sait largement qu'il existe une dette, générée par les gouvernements de gauche et de droite, qui dépasse les 2035 milliards et frôle par conséquent les 100% de notre PIB.

Mais, il y a une dette immergée qui s'invite à bien des évènements de la vie de la sphère publique. Lorsque l'État apporte une garantie aux prêts bancaires de l'UNEDIC (dont la dette atteint 20 mds), cela ne se retrouve pas dans son bilan. Quand l'État soutient à bout de bras la situation de la banque DEXIA, cela n'est pas inscrit au bilan mais dans les cautions accordées. Lorsque l'État employeur prévoit la future retraite de ses agents, le montant des provisions pour pensions est inscrit ailleurs qu'au budget annuel approuvé par le Parlement.
Autrement dit, ces trois exemples illustrent l'importance de ce que l'on nomme «les engagements hors-bilan» de la France dont le montant total est égal à près de 3.200 milliards d'euros.

Dans cette question de dette publique, je dois observer que l'on abreuve les médias d'informations sur les quelques 2.000 milliards de dette au sens de Maastricht mais que la dette immergée n'est que très rarement évoquée sauf par le désormais sénateur honoraire Philippe Marini et par son collègue socialiste Gaëtan Gorce ou le député Charles de Courson. Si l'on aime la rectitude, il faut poser que notre dette totale est de 5.200 milliards.

La dette immergée est comme le diabète ou le glaucome une maladie silencieuse et indolore jusqu'au jour où il est trop tard.

Dossier complet CdC rapport public 2015 et ses critiques


En pages 71 et 72 du récent rapport de la Cour des comptes sur la certification des comptes de l'État pour l'exercice 2014, il est reproduit «le tableau de synthèse des principaux engagements hors-bilan» à l'exception des montants unitairement inférieurs à un milliard d'euros. L'annexe chiffrée fournie n'est donc pas exhaustive. À regret car «si c'est flou, c'est qu'il y a un loup» pour reprendre le mot désormais fameux de Madame Martine Aubry.

À titre informatif, au sein des 3200 mds, les engagements liés au légitime paiement futur des pensions des fonctionnaires civils et militaires représentent 1561 mds auxquels il convient d'ajouter les retraites des fonctionnaires de la Poste, soit 128 mds.

La moitié de la dette immergée vient donc des futures pensions et présente un caractère incontournable. 

Le poste intitulé «Subventions aux régimes de retraites et subventions d'équilibre aux régimes spéciaux» qui se situe à hauteur de 274 milliards dont 137 pour la seule SNCF pourrait être analysé différemment. Tous ces chiffres offrent la caractéristique d'être assez stables dans le temps à l'exception très notable des «Aides au logement et contribution de l'État au financement du FNAL» qui passent de 106 mds en 2012, à 109 en 2013 puis 164 en 2014.

L'ancien Secrétaire d'État américain Henry Kissinger avait émis une boutade acide: «L'Europe? Quel est son numéro de téléphone?». On serait tenté, face à 50 milliards de glissement de dette hors-bilan lui aussi acide, de demander le numéro de portable de l'omniprésente Madame Cécile Duflot dont le «track-record» est empli de records dont les professionnels du logement se souviendront des années durant. Chacun observera le silence qui entoure ce dérapage de 50 milliards pour le poste du logement!

La dette hors-bilan comporte donc des variations qui interpellent l'entendement mais aussi de légitimes motifs: ainsi, on relève 412 mds d'engagements liés à la «garantie de protection des épargnants» ( livrets d'épargne réglementés ) au sein de la sous-rubrique «Garanties liées à des missions d'intérêt général».

Dans une «communication» (et non un rapport ce qui n'est pas neutre) de 215 pages de fin avril 2013 adressée à la Commission des finances du Sénat, la Cour des comptes a décrit «Le recensement et la comptabilisation des engagements hors-bilan de l'État». Convenons que ce travail très conséquent et méthodique n'a guère atteint les oreilles du public. Tout d'abord, un certain flou l'entoure car le TIGRE («Tableau d'inventaire des garanties recensées par l'État» page 78) est toujours en cours d'élaboration par la Direction générale du Trésor.

En République, être pudique sur des chiffres du secteur public n'est jamais gage d'éthique. Le gouvernant mise sur la crédulité ou sur l'hypoalgésie tandis que le mal perdure et enfle. Un simple chiffre: avec 3.200 milliards d'euros, le hors-bilan représente 158% du PIB. Quant à sa dynamique, elle est nette: en dix ans, ce hors-bilan a été multiplié par 3,5. 

D'autant que la crise a évidemment un impact: ainsi, les différents mécanismes de sauvetage de la zone euro (MES) pèsent pour près de 130 mds au sein du passif hors-bilan.

Dans ce panorama qui invite au sérieux et à la componction, il faut noter que l'État ne perçoit plus qu'un milliard en 2012 (contre 4 en 2006) au titre des garanties qu'il consent. «Plus la protection de l'État a été recherchée, moins elle a été rétribuée par les entités qui en bénéficiaient». ( rapport de 2013 sous l'élaboration du président de la première Chambre: M. Raoul Briet)

«L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde» a écrit le libéral Frédéric Bastiat (Sophismes économiques). 

Plus d'un siècle et demi après, cette phrase s'applique à cette partie immergée de l'iceberg qu'est la dette hors-bilan. Ainsi, le tableau de la page 41 nous apprend que le «démantèlement des matériels militaires, destruction de munitions, dépollution de sites militaires, engagements de nature fiscale» ne sont pas encore exhaustivement quantifiés et ont précisément fait l'objet, en 2015, d'une réserve de la Cour sur les comptes 2014 de l'État.

De surcroît, les engagements au titre du commerce extérieur (Assurance-crédit COFACE) appellent à la vigilance (85 mds), il est crucial de relever que la dette garantie directement par l'État atteint 194 mds.

Si toute cette dette implicite ou immergée conserve sa dynamique, elle pourrait représenter près de 166% du PIB lors de l'année électorale de 2017. «Nous sommes dans une ruelle étroite et des deux toits opposés, il pleut également sur nous.» Jean Jaurès. (Oeuvres Tome 8: Défense républicaine et participation ministérielle). Oui, les deux dettes implicite et explicite sont deux toits dont le financement supposerait l'équivalent arithmétique de 19 années de pression fiscale sous condition impérative d'absence d'ajout de déficit annuel additionnel. 

Tels sont les faits saillants de cette dette qui rend muettes la plupart des voix politiques, à l'exception -jadis- de celle de Raymond Barre. 

Par est économiste. Il dirige le Cabinet Archer et anime le think tank de recherche économique Archer 58 Research. Il est diplômé de l'E.N.A, promotion de 1985, et est titulaire d'un doctorat en Economie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En savoir plus sur son site.






I) Hammadi avoue que le PS a négocié des mosquées contre des voix

Invité à s’exprimer aux micros d’Olivier Galzi, sur I-Télé, le député de Seine-Saint-Denis et ancien président du Mouvement des jeunes socialistes a donc dénoncé les « lâchetés » des élus locaux face à la montée du communautarisme, avant d’avouer que « certains (élus locaux) ont négocié les mosquées contre des voix »

Il n’est un secret pour personne, puisque de nombreux sondages l’avaient déjà démontré, que François Hollande est arrivé au pouvoir grâce aux votes des Musulmans. Cette fois c’est un député socialiste en personne qui a décrit ces petits arrangements entre le PS français et la communauté musulmane : les élus locaux offrent des mosquées aux musulmans qui en échange votent pour eux. Le laxisme et la défense permanente des responsables de gauche face aux agressions et viols causés par les membres de cette communauté font certainement partie du package.

Comme les Français non Musulmans commencent à comprendre ce manège et ne veulent plus entendre parler du PS, nos bons socialos essayent d’ouvrir au maximum les frontières et font tout pour que les Musulmans soient rapidement majoritaires en France. Tout s’explique…

La république islamique, c’est bientôt !




1 commentaire:

Vincent Pessemesse a dit…

Que dire des acquis de nos députés, sénateurs et haut fonctionnaires ? si durant les 30 glorieuses, ceci était tolérable. Aujourd'hui ils doivent montrer l'exemple ! Adieu les privilèges qui datent d'une période monarchique !