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juillet 27, 2026

L’ironie élégante de Bernard Arnault en réponse aux journalistes sponsorisés Le Monde !

Réponse élégante de Bernard Arnault à deux ‘ journalistes ‘ du monde qui ont fait une enquête sur lui…
 
‘ Il paraît que je suis le chef de « la dernière famille royale de France ».

Je l’ai appris en lisant Le Monde, entre deux tasses de thé. 
 
Mes enfants, prévenus par WhatsApp, m’ont demandé si cela signifiait qu’ils devaient désormais me faire la révérence. 
Je leur ai répondu qu’un simple « bonjour Monsieur » suffirait, comme d’habitude. Ils ont éclaté de rire. C’était, je crois, le plus beau moment de la semaine.
 
 

Le Monde a donc décidé de sortir l’artillerie lourde : six mois d’enquête, deux journalistes dédiées à plein temps, six épisodes sur double page, un feuilleton achevé vendredi. Cela mérite un mot, et ce sera… merci.

Je n’avais pas eu droit à pareil traitement depuis la reprise de Boussac en 1984. On m’appelait alors « The Terminator ». Je préfère « la dernière famille royale » : c’est plus élégant, et c’est meilleur pour les ventes chez Dior.

Je n’ignore pas qu’en répondant, j’offre à ce feuilleton le projecteur qu’il espérait peut-être : un dernier épisode, signé de ma main. Soit.

Qu’il serve au moins à une chose : épargner de l’énergie à tous ceux qui, ailleurs, parient sur la fissure d’une famille pour vendre du papier. Ils attendront longtemps.

Reprenons.

J’ai appris, d’abord, que mes collaborateurs étaient tirés à quatre épingles et qu’aucun n’était en surpoids. Je présente mes excuses aux lecteurs pour ce manquement à la diversité corporelle et j’en saisirai lundi le restaurant d’entreprise. J’ai appris aussi que l’on confisquait aux visiteurs leur cravate Hermès. C’est faux : nous la leur laissons. Nous leur en proposons simplement une seconde, plus discrète, pour l’ascenseur. Question de savoir-vivre. J’ajoute, sous le sceau du secret, que j’en possède plusieurs.

Ensuite, je murmurerais à l’oreille de tous les présidents. Je plaide coupable : Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron. J’aurais dû rester avenue Montaigne à ne parler qu’à mon chien. J’ajoute, par souci d’exhaustivité, qu’au-delà de cinq présidents américains, j’ai également murmuré à trois premiers ministres britanniques, deux chanceliers allemands, et un empereur du Japon. Pas une ligne sur ces murmures-là. Faut-il comprendre que seuls les murmures français sont scandaleux ? Pour un groupe dont 75 % du chiffre d’affaires se réalise hors d’Europe, la hiérarchie éditoriale m’échappe.

Vient ensuite « la stratégie du business first ». Qu’un groupe exportant l’essentiel de ses produits fabriqués en France place le commerce quelque part dans sa stratégie relèverait donc du scoop. J’attends les suivants : L’Oréal vend des produits de beauté, Danone s’intéresse à l’alimentation, Renault fabrique des voitures, etc. On tiendra jusqu’à Noël.

Mais attention, pour LVMH vendre ses produits, d’accord, mais pas n’importe où ! Sur tous les grands exportateurs vers la Chine, un seul, décidément, mériterait de rendre des comptes sur la nature du régime, celui qui y porte le luxe français. Airbus par exemple, et ses 2 200 appareils livrés aux compagnies chinoises, comme beaucoup d’autres groupes français exportateurs en Chine, n’ont semble-t-il pas suscité la même vigilance de votre part. 
À suivre !

Plus loin, je ferais pression sur les médias. J’ai lu ce volet avec une attention particulière. Il paraît, dans un quotidien dont l’un des actionnaires individuels, dans la vie civile, se trouve être mon « gendre ». Il faudra qu’on m’explique un jour, calmement et sans ironie, la géométrie exacte de l’indépendance éditoriale française. Je la trouve fascinante. Je paierais volontiers la formation.

Puis mon préféré : « amoureux des arts et de la défiscalisation ». J’ai contribué à hauteur de 200 millions d’euros à la reconstruction de Notre-Dame. Je finance pour 50 millions un institut de recherche en mathématiques à Polytechnique. J’ai offert à Paris et à la France la Fondation Louis Vuitton et ses 1,5 million de visiteurs annuels.

J’ai effectivement financé la Fondation Louis Vuitton dans le cadre voté en 2003 par le Parlement français, sur proposition du ministre de la Culture. Autrement dit : la loi de la République invite les entreprises ou les particuliers à donner pour l’intérêt général ; j’ai donné, et cela paraît suspect. Si le dispositif blesse à ce point, il reste à convaincre le législateur de l’abroger. En attendant, j’assume. Personne ne m’y a obligé.

Enfin, le clou : la famille. On n’écrit pas six mois sur un homme sans finir par s’inviter, en pensée, à sa table. J’y ai retrouvé mes cinq enfants, mon épouse, mes neveux. J’aurais aimé y trouver une nuance : celle qui permet à cinq personnalités fortes de travailler dans la même maison sans que cela tourne à l’opéra italien. Chez les Arnault, apparemment, on ne discute pas, on complote ; on ne délibère pas, on rivalise.

C’est romanesque. Dans le monde réel, mes enfants dirigent des Maisons, forment des équipes, prennent des décisions et, sacrilège, s’appellent le dimanche. Ce qui, dans une famille ordinaire, s’appelle un dimanche s’appelle chez nous une intrigue. C’est une affaire de vocabulaire. Nous préférons les dimanches.

Un mot plus sérieux, si vous le permettez.

Le luxe est l’un des rares secteurs à penser en générations plutôt qu’en trimestres. Un cognac dort entre 10 et 50 ans avant d’être vendu. Un vignoble se transmet sur quatre-vingts ans. Un savoir-faire de malletier ou de verrier se forme en vingt ans et se perd en trois. On ne dirige pas cela comme une plateforme numérique : on l’entretient, on le prépare, on le transmet.

C’est un métier de longue durée, et une responsabilité, d’autant plus sérieuse qu’elle ne m’appartient pas. Elle appartient aux savoir-faire des 220 000 collaborateurs du groupe, aux 40 000 qui travaillent en France, aux familles qui en vivent, aux Maisons dont nous ne sommes que les dépositaires.

De tout cela, des centaines d’ateliers de production sur le sol national, des milliers d’apprentis formés chaque année aux métiers d’art, la série n’a pas jugé utile de faire une phrase. On a préféré inventorier les garde-robes et passer aux rayons X un dîner de famille. C’est un choix éditorial. Il se respecte. On peut, dans un pays libre, préférer les ragots aux ateliers. C’est plus croustillant, je le reconnais volontiers.

Une dernière remarque, sincère, pour Mesdames Bacqué et Schneider. Votre série précédente s’achevait sur les Wertheimer, propriétaires de Chanel : « discrets », « mécènes », « accompagnant leur quatrième génération, loin des projecteurs ». Celle-ci, sur les Arnault : « cour », « terreur », « rivalités ». La différence entre ces deux familles ? Les Wertheimer ne vous ont pas reçues. Nous, si.

Six mois durant, plusieurs dirigeants ont pris, à votre demande, le soin de vous rencontrer, de vous présenter leur travail et ce qu’exige de faire marcher un groupe mondial.

Ma famille a fait de même : mes cinq enfants, mon épouse, avec dévouement et attention, moi-même. Tous présents, tous disponibles, tous unis.

Je vous soupçonne, très clairement, d’avoir puni la transparence. Que cela serve d’enseignement pour vos prochains sujets.
Une question, pour conclure, avec le sourire. En 1984, quand j’ai repris Boussac, votre journal aurait-il parié un franc, même symbolique, sur le fait que la France abriterait, quarante ans plus tard, le leader mondial du luxe, portant le drapeau de l’excellence française dans près de 100 pays, et ayant contribué à hauteur de plus de 40 milliards d’euros au Trésor public.

Prenez votre temps pour y répondre. Je vous offre l’apéritif à la Fondation. Les vins seront français. Vous y croiserez peut-être quelques personnages de votre feuilleton. 
 
Vous verrez : ils sont plus fréquentables que vous ne le pensiez.

Quant à moi, rassurez-vous : je continuerai à pratiquer les mots croisés du Monde qui, eux, sont excellents.

Bernard Arnault 


 
 
Voici la version anglaise pour ceux qui souhaitent la lire. Elle vaut la peine d'être lue et très complète.
 



 



Bernard Arnault signe une réponse acerbe à la série du « Monde » à son égard

Le patron de LVMH n’a pas apprécié la vaste enquête du quotidien en six volets sur son empire et les rivalités familiales. Il y répond avec humour, mais amertume.

« Cela mérite un mot, et ce sera… merci ». Le patron de LVMH a choisi l’ironie. Bernard Arnault a réagi à la série d’été du Monde au sujet de « son empire ». Après six mois d’enquête et six épisodes en double page, il tacle le quotidien pour avoir « sorti l’artillerie lourde » pour son « feuilleton ».

Le dernier article, paru vendredi 24 juillet, fait état de dissensions entre ses enfants, avec en toile de fond sa succession à la tête du géant mondial du luxe. Dans un long message posté sur le compte X du groupe LVMH dimanche 26 juillet, le milliardaire a démenti toute « fissure » au sein de sa famille. « Ceux qui (...) parient sur la fissure d’une famille pour vendre du papier (...) attendront longtemps », écrit-il.

Les journalistes du Monde Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider ont décortiqué les « rivalités » entre les cinq enfants de Bernard Arnault, issus de deux unions, ainsi que les inimitiés entre sa deuxième épouse, Hélène Mercier, et son gendre, le milliardaire Xavier Niel (actionnaire individuel du groupe Le Monde, dont fait partie Le HuffPost, ndlr).

L’épineuse question de la succession

Si Bernard Arnault s’amuse de la fascination pour la « dernière famille royale de France », il tolère moins qu’on lui colle les termes « cour », « rivalités » et « terreur », quand la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel, avait eu droit à « discrets » et « mécènes ». « La différence entre ces deux familles ? Les Wertheimer ne vous ont pas reçues. Nous, si », lance-t-il aux deux journalistes du Monde, les soupçonnant d’avoir « puni la transparence ».

« Chez les Arnault, apparemment on ne discute pas, on complote ; on ne délibère pas, on rivalise », ironise le grand patron dans son message de réponse. « Dans le monde réel, mes enfants dirigent des Maisons, forment des équipes, prennent des décisions et, sacrilège, s’appellent le dimanche. Ce qui, dans une famille ordinaire, s’appelle un dimanche s’appelle chez nous une intrigue », ajoute-t-il.

Le patriarche n’a pas nommé de successeur à ce jour, mais ses cinq enfants - une fille, quatre fils - travaillent tous pour le groupe et quatre sont au conseil d’administration. Deux d’entre eux, Antoine Arnault et Delphine Arnault, font désormais partie du comité exécutif.

Interrogé en avril lors de l’assemblée générale de LVMH au sujet de sa succession, Bernard Arnault, 77 ans, avait répondu qu’il avait été « renouvelé » l’année dernière à « 99 % » et suggéré de reposer la question « dans sept, huit ans ».

Bernard Arnault contre Le Monde

Le milliardaire français, première fortune de France, n’a pas réagi qu’à l’enquête sur sa famille. Son message de trois pages répond également aux précédents articles de la série, sur son influence sur les présidents français, sa stratégie du « business first » auprès des dirigeants étrangers et sa pression éditoriale sur les médias qu’il possède, entre autres.

Point par point, Bernard Arnault a riposté non sans humour. Il « plaide coupable » de murmurer à l’oreille de tous les présidents, présente ses excuses pour le « manquement de diversité corporelle » des collaborateurs de LVMH et demande une formation sur « la géométrie exacte de l’indépendance éditoriale française ». Mais ces blagues ne font que confirmer ce que les deux journalistes avancent dans leurs articles.

Après un long plaidoyer sur l’excellence du luxe français et les contributions de LVMH aux finances publiques, Bernard Arnault n’a pas manqué l’occasion d’une dernière pique envers leur travail d’enquête : « rassurez-vous : je continuerai à pratiquer les mots croisés du Monde qui, eux, sont excellents ».

 


 

  La réponse du @lemondefr à @BernardArnault

Très révélatrice réponse du quotidien : elle cherche moins à réfuter B Arnault qu’à reprendre le contrôle du récit 1. Le point faible majeur : aucune réponse précise sur le fond Le journal insiste dès le début sur le fait que Bernard Arnault ne démentirait « rien » des informations publiées. Habile, mais un peu court. Ne pas démentir chaque élément d’une enquête en 6 volets ne signifie pas nécessairement les valider. 

B Arnault a choisi une réponse politique et communicationnelle : il conteste le cadrage général, l’intention prêtée aux journalistes et la mise en scène d’une dynastie fragilisée. Le Monde , lui, évite soigneusement de répondre à cette critique centrale : l’enquête établit-elle réellement des faits nouveaux d’intérêt public ou organise-t-elle surtout un grand récit autour de la puissance, de la richesse et des tensions familiales ? 2. Un article de réponse très chargé en sous-entendus Le vocabulaire n’est pas neutre : « il fait mine de s’étonner » « sans vouloir comprendre manifestement » « il jure posséder » « ses éternels rivaux » « filtrent les rivalités » « mésentente » « divisions familiales » 

 Ce n’est pas du #journalisme. C’est un papier franchement éditorialisé qui psychologise, interprète et discrédite. Mais de factuel : RIEN Autrement dit, le journal reproche à B Arnault d’user d’ironie, tout en lui répondant par une ironie beaucoup moins assumée. 3. La succession familiale devient le vrai sujet Le journal affirme que la préoccupation du dirigeant serait la révélation de rivalités familiales. Mais il ne démontre pas réellement dans cet article que ces tensions ont une incidence sur la gouvernance de LVMH, sur ses actionnaires ou sur ses salariés. Il existe évidemment un intérêt économique légitime à étudier la succession d’un groupe de cette importance. Mais il faut distinguer : - les questions documentées de gouvernance - les divergences stratégiques - les rivalités personnelles supposées et la chronique « de famille royale » pour lecteurs fascinés par les palais, même lorsqu’ils portent des mocassins Berluti :-) Le titre même de la série, « L’Empire Bernard Arnault », indique que le Monde avait choisi un registre narratif très fort. 

 B Arnault marque donc un point lorsqu’il relève la théâtralisation de l’enquête. 4. Sur l’indépendance des médias, les deux camps se répondent imparfaitement B Arnault attaque la « géométrie » de l’indépendance éditoriale française en mentionnant Xavier Niel, actionnaire individuel du Monde et son gendre. Le journal répond que Xavier Niel n’intervient pas dans sa ligne éditoriale. Sur le principe, cette réponse est recevable. Mais elle reste déclarative. Le véritable sujet soulevé par Arnault est plus vaste : pourquoi soupçonner systématiquement les propriétaires de certains médias d’influencer leurs rédactions, tout en considérant comme définitivement réglée la question lorsque le propriétaire appartient à son propre écosystème ? Le Monde aurait pu répondre par les mécanismes concrets garantissant son indépendance : statut, gouvernance, droits des journalistes, société des rédacteurs, contrôle du capital. Il préfère répondre sur le mode : Bernard Arnault « ne veut manifestement pas comprendre ». C’est condescendant et intellectuellement moins solide. 5. Le journal confirme malgré lui l’efficacité de la riposte B Arnault a parfaitement identifié la mécanique médiatique : répondre lui permettait de devenir lui-même le 7e épisode de la série. Le Monde tombe exactement dans ce piège en consacrant un nouvel article à sa réaction, avec photo, citations et renvoi vers les 6 épisodes. Autrement dit, B Arnault avait annoncé : « Vous allez exploiter ma réponse pour prolonger votre feuilleton. » Et le journal a immédiatement publié : nouvel épisode du feuilleton. Il faut avoir un certain goût du comique involontaire.

Conclusion 

La réponse du @lemondefr n’est pas un désastre journalistique, mais elle est défensive, condescendante et insuffisamment factuelle. Pire elle ne réfute pas réellement @BernardArnault. Elle rappelle que l’enquête est documentée, réaffirme son indépendance et revient lourdement sur les tensions familiales, sans répondre à l’accusation principale : celle d’avoir construit une fresque spectaculaire où la puissance d’un homme devient presque, en elle-même, la preuve d’un problème. Bernard Arnault ne démontre évidemment pas que toute l’enquête est injuste. Mais sur le terrain de la #communication, il domine nettement l’échange : humour, hauteur, quelques formules mémorables, et surtout une capacité à obliger le journal à se justifier. Le Monde voulait disséquer l’empire Arnault. Bernard Arnault a réussi, en un billet, à disséquer les réflexes et les travers du Monde.

La formule est spectaculaire. Le raisonnement, lui, a manifestement péri dans l’incendie. L’Histoire retiendra peut-être surtout qu’à chaque fois que le monde brûlait, O Besancenot trouvait encore le moyen d’y voir une opération du gvt au profit du RN. Toujours la même mécanique : une formule apocalyptique, un ennemi commode, aucun fait, aucune démonstration.

anne testuz

 

Bernard Arnault, le Président-directeur général de LVMH, a accepté l’invitation de LEGEND et a partagé les moments les plus marquants de sa carrière. Il s’est aussi confié sur les coulisses de la construction de son empire qui est aujourd’hui le groupe numéro 1 mondial du luxe.

 

 

 





septembre 12, 2025

Juan Branco démolit l’oligarchie française - L'empire médiatique !

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Dans une conférence captivante donnée à Lausanne et diffusée sur YouTube le 31 août 2025, l’avocat et intellectuel français Juan Branco, figure controversée connue pour ses enquêtes sur les élites et son best-seller Crépuscule (qui dénonçait les liens entre Emmanuel Macron et les puissances d’argent), a livré une charge explosive contre ce qu’il qualifie d’oligarchie en France. Intitulée « Juan Branco démolit 6 milliardaires – démonstration d’une oligarchie », cette intervention, vue plus de 120.000 fois en quelques jours, expose un système circulaire où la fortune, le contrôle médiatique et les faveurs de l’État s’entrelacent pour perpétuer une domination économique et politique au détriment des citoyens. Branco, qui a souvent été au cœur de polémiques pour ses positions très marquées notamment son rôle dans l’affaire Assange ou ses critiques du pouvoir macronien,

utilise des exemples concrets pour démontrer comment une poignée de milliardaires accaparent les ressources publiques, influencent l’information et sapent les fondements démocratiques de la République.

Cette conférence s’inscrit dans un contexte de tensions sociales croissantes en France, où les inégalités explosent et où le débat sur la concentration des médias fait rage.

Selon Branco, la France n’est pas une démocratie véritable, mais un régime oligarchique où l’État sert de tremplin à des fortunes privées.

Il s’appuie sur des cas emblématiques pour illustrer ce « cercle vicieux » : des individus accumulent des richesses grâce à des concessions publiques, investissent dans les médias pour protéger leurs intérêts, et influencent les politiques pour obtenir davantage de privilèges. « Elles sont rares en France aujourd’hui les fortunes qui ne viennent pas directement ou indirectement de l’État« , martèle-t-il, pointant du doigt des secteurs comme les télécoms ou la logistique, autrefois services publics, transformés en rentes privées.


Qu’est-ce que l’oligarchie française selon Branco ?

Branco définit l’oligarchie comme un système où une élite restreinte utilise sa fortune pour acquérir des « instruments de propagande » – les organes de presse – afin d’influencer les décideurs politiques. Ces derniers, en retour, accordent des accès privilégiés à des ressources étatiques, permettant une accumulation exponentielle de richesse. « C’est un système circulaire dans lequel vous devenez riche en achetant votre influence auprès des dirigeants qui eux-mêmes ont une autorité sur l’État », explique-t-il. Ce mécanisme repose sur l’oligopole : dans des secteurs essentiels comme les télécoms, limités à trois ou quatre acteurs, les profits sont garantis par une entente implicite, au détriment des consommateurs. Branco rappelle que ces marchés étaient autrefois des monopoles publics, ouverts à la concurrence pour des « raisons idéologiques et de corruption ».

Le contrôle de l’information est central : dans un système représentatif, le vote des citoyens n’a de valeur que s’il est informé.

En monopolisant les médias, les oligarques fabriquent un consensus idéologique, privant les électeurs de leur pouvoir.

Branco cite des exemples où les médias, subventionnés par l’État et détenus par ces milliardaires, deviennent des outils de manipulation. « Si on arrive à vous faire croire qu’un individu a toutes les qualités du monde alors qu’il n’en a aucune, on vous retire le pouvoir qui est le vôtre », affirme-t-il. Cette analyse résonne avec des débats actuels sur la concentration médiatique en France, où 90 % des quotidiens nationaux appartiennent à une dizaine de milliardaires.

Les six milliardaires au cœur de la critique

Branco cible six figures emblématiques, dont les empires reposent sur des faveurs étatiques et se protègent via un empire médiatique. Chacun illustre un aspect du système oligarchique.

  1. Xavier Niel : Fondateur de Free et Iliad, Niel est présenté comme un archétype de l’oligarque des télécoms. Sa fortune, estimée à plus de 10 milliards d’euros, provient de l’ouverture du marché des télécoms en 2012, sous Nicolas Sarkozy, qui a permis à Free d’entrer dans un oligopole de quatre opérateurs. Branco accuse Niel d’avoir investi dans les médias pour neutraliser les critiques : il détient des parts dans Le Monde, L’Obs, Le Huffington Post, Brut, Mediapart et d’autres. « Xavier Niel, comme il a dit lui-même, achète des canards pour qu’ils arrêtent de l’emmerder », cite Branco. Un anecdote révélatrice : une enquête timide de Mediapart sur Niel a provoqué un appel injurieux à Édwy Plenel, rappelant son investissement. Niel utilise ces médias pour éviter les investigations sur ses affaires, tout en influençant l’opinion publique.
  2. Patrick Drahi : Propriétaire d’Altice (incluant SFR), Drahi incarne la dette comme outil de conquête. Sa fortune de 8 milliards d’euros repose sur l’acquisition de SFR en 2014, autorisée par Emmanuel Macron (alors à l’Élysée) en échange d’achats médiatiques comme Libération, L’Express, BFM et RMC. Branco dénonce les 2.100 licenciements pour rembourser une dette colossale de 50 milliards d’euros, contractée auprès de banques comme Goldman Sachs. Ces médias, autrefois progressistes, sont devenus des « torchons propagandistes » pro-Macron, pillant leur réputation historique. Drahi a dû vendre des actifs récemment pour éponger ses dettes, illustrant la fragilité de ces empires.
  3. Martin Bouygues : Héritier du groupe Bouygues (télécoms et construction), sa richesse (environ 4 milliards d’euros) découle de concessions publiques. Branco raconte comment Sarkozy, témoin de son mariage, lui a octroyé le chantier du Tribunal de Paris (plusieurs milliards d’euros) pour compenser l’entrée de Free sur le marché, réduisant les profits de Bouygues Telecom. Il contrôle TF1 et TMC, influençant des millions via des émissions comme Quotidien, qui, sous couvert de divertissement, propagent une idéologie favorable aux élites.
  4. Bernard Arnault : L’homme le plus riche du monde (fortune de 200 milliards d’euros), PDG de LVMH, a bâti son empire grâce à Laurent Fabius, qui lui a cédé le groupe Boussac (incluant Dior) pour une mise dérisoire en 1984. Branco critique ses médias (Le Parisien, Les Échos, Radio Classique, Paris Match) et ses recrutements politiques : Nicolas Bazire (ex-Sarkozy) ou Christophe Girard (ex-Fabius), propulsé à la Mairie de Paris pour favoriser LVMH. Les JO 2024 illustrent cela : les malles Louis Vuitton pour les médailles, au détriment d’autres sponsors, montrent comment Arnault « vole l’image de Paris » pour son groupe.
  5. Arnaud Lagardère : Héritier d’un empire dilapidé (fortune résiduelle de 2 milliards d’euros), Lagardère a vendu des actifs à Arnault. Juan Branco le décrit comme incompétent, ayant gaspillé un patrimoine incluant Airbus, pour finir « débranché doucement » par ses pairs, symbolisant la fin d’une génération d’oligarques.
  6. Daniel Kretinsky et Rodolphe Saadé : Kretinsky, un milliardaire tchèque (fortune de 9 milliards d’euros), enrichi par des usines à charbon, a racheté des médias comme Elle et Marianne via des failles réglementaires. Saadé, de CMA CGM (logistique portuaire, fortune familiale de 50 milliards d’euros post-Covid), a profité de l’explosion des prix du transport. Branco révèle que CMA CGM était un bien public vendu par Chirac à la famille Saadé pour 20 millions de francs après un investissement étatique d’un milliard. Ces « nouveaux » oligarques comblent les vides laissés par Drahi.

Les implications pour la démocratie et la société française

Branco argue que ce système n’offre pas d’alternance réelle : gauche et droite s’entendent pour préserver l’oligarchie, privant les citoyens d’une presse indépendante. Les médias, non rentables sans subventions ou injections milliardaires, deviennent des outils de pouvoir plutôt que d’information. « Tous ces projets sont non rentables et seraient en faillite s’il n’était pas régulièrement abondé par ces milliardaires », ironise-t-il. Cela crée une « prédation organisée » : les profits des oligarques proviennent des « efforts et sacrifices » de la population, via des services essentiels devenus rentes privées. Branco lie cela à la crise des classes moyennes, où l’inconfort économique grandit face à cette concentration de richesse.

Cette analyse fait écho à des débats plus larges : en 2025, la France fait face à des enquêtes sur la concentration médiatique, avec des appels à réguler les subventions publiques (plus de 1 milliard d’euros annuels aux médias). Des figures comme Branco amplifient ces voix, influençant des mouvements comme les Gilets Jaunes ou les critiques post-JO.


 

Un appel à la conscience collective

La conférence de Branco n’est pas qu’une dénonciation ; c’est un appel à démanteler ce système.

En exposant les liens entre État, fortune et médias, il invite à repenser la démocratie française.

« C’est là où le point est fondamental pour définir ce qui est une oligarchie : c’est un espace où il n’y a pas d’alternative réelle », conclut-il. Avec des reprises sur des plateformes comme Odysee et Facebook, cette intervention gagne en visibilité, défiant les récits dominants. Reste à voir si elle inspirera des réformes, ou si l’oligarchie, comme Branco le prédit, continuera à s’auto-perpétuer.

 https://multipol360.com/juan-branco-demolit-loligarchie-francaise/

 

janvier 04, 2015

En catimini l'"Élu"TaxHollande oublie les supers riches à 75% !!

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.




 Sommaire: 

A) - La France enterre en silence sa taxe sur les super riches - ATS (Genève)

B) - Les textes de Contrepoints sur la taxe de 75%




A) - La France enterre en silence sa taxe sur les super riches

La France s'apprête à enterrer sans bruit la «taxe à 75%» sur les très hauts revenus. Cette mesure de François Hollande aura suscité plus de polémiques que rapporté d'argent aux caisses en déficit de l'Etat.

Bonne nouvelle: la taxe à 75% n'était qu'un attrape-nigauds électoraliste que François Hollande essaye de détricoter.

Cette «contribution exceptionnelle de solidarité», promise par M. Hollande dans un meeting de campagne en 2012, vit ses ultimes semaines: les entreprises qui la paient ont jusqu'au 1er février pour verser leur dernier écot.

La disparition de ce prélèvement controversé était programmée de longue date. La taxe était prévue dès le départ pour viser les rémunérations des seules années 2013 et 2014, et ne figurait plus dans le budget 2015.


 Non Non !! Il n'y a qu'environ 13% de sympathisant

Tensions avec Londres
Le Premier ministre Manuel Valls avait lui-même annoncé dès octobre, lors d'un déplacement à Londres, que cet impôt ne serait pas prolongé. Cette confirmation, dans la capitale britannique, revêtait un caractère symbolique: avant même de se concrétiser, la taxe avait suscité des tensions diplomatiques entre Paris et Londres.

En juin 2012, à l'occasion d'un sommet du G20 au Mexique, le Premier ministre conservateur britannique David Cameron, volontiers provocateur, s'était dit prêt à «dérouler le tapis rouge» aux entreprises françaises visées par le projet, au grand agacement de François Hollande alors au pouvoir depuis un mois et demi.

Dans une France à la fiscalité parmi les plus élevées d'Europe, aucun impôt n'a fait couler autant d'encre depuis les années 80 et l'instauration par un autre président socialiste, François Mitterrand, de l'impôt sur la fortune, jamais remis en cause depuis.



Exils fiscaux
Lancée en février 2012 à la surprise générale, le coup politique de la taxe à 75% avait permis à M. Hollande de doper sa campagne présidentielle, alors menacée sur sa gauche par la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon. Maintenue après sa victoire, la promesse avait suscité dans les mois suivants un tir de barrage des milieux d'affaires.

 Gérard Depardieu a quitté la France car il était lassé de payer 87% d'impôts et pour quitter un pays triste qui manque d'énergie.
Il a également l'impression que François Hollande et son gouvernement ne savent pas faire leur métier comme Hollande l'a montré avec sa gestion de la Corrèze.

La polémique s'était enflammée à l'automne 2012 après l'annonce que le milliardaire Bernard Arnault, première fortune de France, avait «sollicité la double nationalité franco-belge». En décembre, Gérard Depardieu claquait la porte en accusant le fisc français de lui prélever 85% de ses revenus et en sollicitant la nationalité russe.
 

Échec pour François Hollande : le Conseil constitutionnel rejette sa taxe démagogique à 75%.

Retoquée fin 2012 par le Conseil constitutionnel, qui avait pointé la menace d'un prélèvement «confiscatoire», la taxe a finalement été validée en décembre 2013 dans une version remaniée, payée par les entreprises sur la part des revenus de leurs salariés excédant le million d'euros, avec un plafond fixé à 5% du chiffre d'affaires.

Parmi ses plus féroces adversaires, les clubs de football professionnel ont bataillé contre elle jusqu'au bout, brandissant même à l'automne 2013 la menace d'une grève des matches. L'initiative avait tourné court, faute de rallier la sympathie du public pour la cause des stars multi-millionnaires.

 Le gouvernement ne sait pas comment sortir du bourbier de la taxe à 75% démagogique de Hollande, mais le mal est fait.

Tournant réformiste du quinquennat
Selon les projections du gouvernement, la «taxe à 75%» aura rapporté en deux ans un peu plus de 400 millions d'euros, un montant quasi anecdotique au regard des milliards du déficit de la France.

Sa non-prolongation coïncide avec le tournant réformiste pris l'an dernier par M. Hollande, avec une politique axée sur l'allègement des charges des entreprises pour relancer l'investissement et l'emploi dans un pays confronté à un chômage record.

Ironie de l'histoire, le symbole de ce virage, l'actuel ministre de l'Economie Emmanuel Macron avait lui-même brocardé en 2012 la taxe à 75% en affirmant qu'elle relevait de «Cuba sans le soleil».
 
Source: ats (La France enterre en silence sa taxe sur les super riches)

Surtaxer la capital, la droite en a rêvé, les socialistes l'ont fait.
Si vous surtaxez les cigarettes, on va moins en consommer, si vous surtaxez le capital, vous aurez moins d'investissement.
Sans capital, pas de travail - Alain Madelin.


B) - Les textes de Contrepoints sur la taxe de 75%

Taxe à 75%

 

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