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avril 08, 2026

L’audiovisuel public et la gauche, une histoire d'amour pour une liberté d'expression du camp du bien !

Sommaire:

A) - Mainmise de la gauche sur l’audiovisuel public

B) - Il faut supprimer le service public d’audiovisuel

C) - L’Entretien du Diplomate avec Claude Chollet (OJIM) – L’affaire Legrand–Cohen : « En termes de grand banditisme, ça s’appelle un flagrant délit ! »

 

A) - Mainmise de la gauche sur l’audiovisuel public

Conflits d’intérêts, fébrilité et défiance citoyenne à la commission d’enquête parlementaire

Alors que les Français exigent davantage de transparence sur l’utilisation de leurs impôts, la commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public (créée le 28 octobre 2025 à l’initiative du groupe Union des droites pour la République d’Éric Ciotti) est devenue le théâtre de vives tensions. Présidée par le député Horizons (parti d’Édouard Philippe) du Calvados Jérémie Patrier-Leitus et rapportée par le député UDR Charles Alloncle, cette instance révèle au grand jour les dysfonctionnements d’un secteur public financé par plus de 3,9 milliards d’euros par an via la redevance et la TVA.

Deux articles de France-Soir publiés les 5 et 6 avril 2026 dressent un tableau saisissant : d’un côté, une majorité de Français (60 % selon le baromètre MIS Group pour France-Soir / BonSens.org de février 2026) considère ces commissions comme « très utiles » pour mettre au jour les dérives ; de l’autre, le président de la commission semble vouloir « rationaliser » les travaux pour imposer plus de « sérénité », une posture interprétée comme une tentative de reprise en main politique.

Conflits d’intérêts et « déport partiel » : le cas Patrier-Leitus

Le président Jérémie Patrier-Leitus n’arrive pas sur ce dossier en terrain neutre. Selon sa déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), il a été administrateur de LCP (octobre 2022-juin 2024), de Radio France (janvier 2023-juin 2024) et reste membre du conseil d’administration de France Médias Monde (France 24, RFI) depuis septembre 2024. En avril 2025, le déontologue de l’Assemblée l’avait déjà alerté sur un risque théorique d’enrichissement indirect via ses frais de mandat.

Face aux questions légitimes sur ces liens, le député affirme s’être « partiellement déporté » (s’abstenir de participer) uniquement pendant les auditions de France Médias Monde, sans présider ces séances. Or, comme le soulignent les critiques, un président de commission dispose de pouvoirs étendus (ordre du jour, déroulement des auditions, influence sur le rapport final). Un déport ponctuel ne suffit pas à dissiper l’apparence de conflit d’intérêts, surtout lorsque le mandat à France Médias Monde reste actif.

Le 6 avril 2026, sur RTL face à Thomas Sotto, Patrier-Leitus a ouvertement critiqué son rapporteur : « Avec le rapporteur, j’ai une différence de méthodes : moi je n’aime pas beaucoup les tribunaux politiques et la politique spectacle. » Une sortie qui traduit, selon France-Soir, une fébrilité croissante à l’approche de 2027, alors qu’Édouard Philippe (président d’Horizons) figure dans plusieurs sondages comme un candidat potentiel.

Les Français exigent la transparence… mais les présidents tranchent en circuit fermé

Le paradoxe : alors que les commissions d’enquête jouissent d’un crédit réel auprès des citoyens (pouvoirs d’investigation exceptionnels, convocation sous serment, accès aux documents), leurs présidents n’ont jamais consulté l’opinion publique via sondage ou consultation citoyenne. Pourtant, 60 % des Français estiment que la commission actuelle révèle déjà des « mauvais usages des fonds des Français ».

Les auditions ont mis au jour des gabegies financières, des contrats de production concentrés et des questions récurrentes sur la neutralité.

Mais pour beaucoup, le président Patrier-Leitus cherche à édulcorer le rapport final en « rationalisant » les règles, juste avant sa remise prévue fin avril 2026. Derrière les appels à la « sérénité » se profile la volonté de protéger un secteur historiquement proche des réseaux de la gauche et du centre.

La mainmise de la gauche sur l’audiovisuel public : un biais structurel confirmé par les faits

Les travaux de la commission interviennent dans un contexte où l’accusation de biais idéologique à gauche n’est plus une simple opinion, mais un constat étayé par des études indépendantes. Le rapport de l’Institut Thomas More de février 2026, réalisé par intelligence artificielle sur plus de 2000 heures de programmes de France Télévisions et Radio France, est particulièrement éclairant :

  • 57 % des émissions et chroniques présentent un angle idéologique marqué à gauche, contre seulement 16 % à droite ;
  • Sur 37 programmes analysés, 30 sont classés à gauche (notamment C Politique sur France 5 ou Complément d’enquête sur France 2) ;
  • 14 des 19 thématiques observées (climat, immigration, économie, etc.) affichent un traitement favorable à une grille de lecture centre-gauche.

Ces résultats prolongent des études antérieures du même institut (2024 et novembre 2025 sur les matinales de Radio France) et confirment une réalité que dénoncent depuis longtemps une partie des téléspectateurs et auditeurs : le service public, financé par tous, ne représente pas équitablement la diversité des opinions françaises. La gauche modérée et les écologistes bénéficient d’un traitement plus favorable, tandis que la droite et les courants plus radicaux sont souvent sous-représentés ou problématisés.

Ce déséquilibre n’est pas nouveau. Il s’inscrit dans une longue tradition où les nominations aux postes clés de France Télévisions, Radio France ou France Médias Monde ont souvent été influencées par des réseaux progressistes. L’ARCOM (ex-CSA) veille au pluralisme formel (temps de parole), mais peine à corriger le pluralisme substantiel : le choix des angles, des invités et du vocabulaire oriente durablement le débat public.

Vers un rapport explosif ou une « rationalisation » de façade ?

La commission doit rendre son rapport fin avril 2026. Les Français, qui paient la facture, attendent des réponses concrètes sur les déficits, les coûts de production, les contrats et surtout la neutralité réelle du service public. Les tensions internes – suspensions d’auditions, rappels à l’ordre de la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, accusations mutuelles de « spectacle » ou de « tribunal politique » – montrent que l’enjeu dépasse le simple contrôle parlementaire : il s’agit de la confiance des citoyens dans leurs médias financés par l’impôt.

Dans une démocratie où la défiance envers les élites et les médias atteint des sommets, ignorer cette mainmise idéologique reviendrait à creuser encore un peu plus le fossé entre le peuple et ses institutions.

La commission d’enquête a déjà le mérite de poser les bonnes questions. Reste à savoir si son rapport final osera y répondre sans concession. Les Français, eux, ont déjà tranché : ils exigent la transparence.

https://multipol360.com/mainmise-de-la-gauche-sur-laudiovisuel-public/ 

 


 

B) - Il faut supprimer le service public d’audiovisuel

Tribune de H16 – Son blog : https://h16free.com

En termes de propagande, les médias de service public n’ont qu’un seul réglage et il est maintenant au maximum. Quant au réglage pour l’information, il est malheureusement de plus en plus proche du minimum. 

Ainsi, quelqu’un à la direction des services audiovisuels publics a par exemple fermement coincé la manette sur « Tout le temps » lorsqu’il s’est agi de traiter du sujet « taxe Zucman » et depuis, on se demande si des efforts sont faits, même symboliques, pour décoincer cette manette. Apparemment pas, tant on voit ce Zucman et ce sujet sur les chaînes du service public, goulûment relayées par les émanations privées (mais courroies de transmission du pouvoir) comme BFM et LCI. 

À lire aussi : ÉCONOMIE – Gabriel Zucman : L’économiste idéologue en robe d’universitaire 

Gabriel Zucman, c’est cet « économiste » dont les efforts sont commodément payés par la fondation OpenSociety de Soros – hasard pratique, dont le directeur de thèse était Piketty – coïncidence simple – et qui aide le Parti socialiste dans l’élaboration de ce que ses membres – au premier rang desquels Glucksman – appellent hardiment « programme économique » – mais tout ceci est purement fortuit, décidément. 

Il propose de taxer non pas les revenus mais les patrimoines, y compris putatifs lorsqu’ils sont constitués par la valorisation boursière d’une startup en plein développement, explorant ainsi avec gourmandise une nouvelle forme de fiscalité créative dont tout indique pourtant qu’elle va fusiller durablement l’innovation et l’incitation économique dans le pays qui n’en a vraiment pas besoin.

D’un plateau à l’autre, de France Télévisions à France Info puis France Inter, le frétillant professeur semble avoir pris son bâton de pèlerin pour taxer les riches (aider les pauvres n’est jamais au programme). Et ça marche : rapidement, les journalistes, joyeusement embobinés, se pressent pour l’interroger ou faire de la retape pour ses élucubrations.

À lire aussi : EXCLUSIF – Le Grand entretien du Diplomate avec David Lisnard : « L’autorité républicaine n’est pas l’ennemie de la liberté : elle en est la condition »

En l’espace de deux semaines, c’est une véritable Zucmania qui s’est emparée des journalistes du service public qui, les uns après les autres, tentent d’expliquer à quel point cette taxe est une idée géniale, facile à mettre en place et surtout, indolore (pensez donc, 2% du patrimoine, c’est si petit).

À tel point que lorsqu’un tweet facétieux et parodique a dressé une liste (exagérée) des apparitions de Zucman sur les plateaux radio et télé, cette liste fut reprise par les Grandes Gueules (RMC) puis Pascal Praud (CNews) et ce malgré des intitulés d’émissions parfois grotesques. 

En fait, la réalité est devenue si caricaturale qu’une parodie ne choque plus personne, montrant à quel point les services publics sont devenus complètement partisans, sans plus aucune retenue, rejoignant leur caricature de façon crédible…

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À l’opposé de ce traitement ultra-favorable du trentenaire rondouillard à la taxation compulsive, les mêmes médias jouent une tout autre partition lorsqu’il s’agit de revenir sur les notes de frais d’Anne Hidalgo dont on a récemment découvert l’opulence scandaleuse frôlant l’abus de bien public du mauvais côté de la tangente. 

Si la presse s’est bien fendue de quelques articles expliquant la polémique et s’interrogeant sur les montants et les achats dispendieux enfilés avec gloutonnerie, la plupart des autres articles apparus depuis la première publication de Médiapart semblent présenter les choses sous un jour encore moins critique.

Outre les inévitables articles de « debunking » cherchant à minimiser toute cette polémique, on trouve sans mal d’autres articles expliquant comment et pourquoi la Maire de Paris ne va pas se laisser faire par cette véritable campagne de dénigrements calomnieux.

Pour le service public, un fois les bots russes (en maintenance ?) et le réchauffement climatique écartés, pas de doute, c’est un coup de l’extrême-droite. En tout cas, c’est ce que laissait penser le chapô d’un article de France Info qui, une fois repéré, s’est empressé de camoufler ses penchants gauchistes.

À lire aussi : Limiter la liberté d’expression au nom de la liberté de la presse ? Un paradoxe français

Et malgré l’empilement de plus en plus ahurissant d’utilisations scandaleuses des fonds publics, la Maire de Paris voit se multiplier de nombreux soutiens, tous commodément à gauche de l’échiquier politique et – coïncidence – dans le monde des médias et de l’information. De Françoise Degois à De La Gontrie, on voit s’empiler les bonnes raisons d’oublier les frasques d’Hidalgo, alors que les mêmes n’étaient pas en reste pour dénoncer les costumes de Fillon (pourtant payés avec de l’argent privé, au contraire des 4 pantalons à 4 tailles différentes d’Hidalgo, achetés le même jour). 

Le « Deux Poids, Deux Mesures » est ici aussi visible que la propagande de Zucman.

Enfin, pour l’affaire Cohen Legrand qui a démontré la collusion complète entre les deux loustics pourtant payés par le contribuable et le Parti Socialistes, c’est tout juste si on en parle encore : pour tout dire, depuis que Cohen a bien expliqué qu’il était inattaquable et blanc comme une colombe, plus personne n’ose revenir sur les révélations qui s’empilent pourtant et montrent que le service public n’est plus que l’officine de la gauche, depuis le parti socialiste jusqu’à LFI. 

Les dernières révélations – timidement relayées sur X par une plateforme dont la censure française commence à se voir – qui remettent pourtant fondamentalement en cause les discours lénifiants et hypocrites de Cohen et Legrand ne sont plus du tout évoqués. 

La collusion Cohen-Legrand avec le PS ? Évaporée !

Cette gradation dans les traitements (l’avalanche Zucman, le scandale Hidalgo en cours d’étouffement et la disparition totale de l’affaire Cohen-Legrand) illustre de façon éclatante le biais des services publics, complètement dévoués au pouvoir socialo-macroniste en place, et devient tellement grossier qu’il en fait fuir les cibles, les citoyens naïfs. 

À ce sujet, les couinements hystériques de Delphine Ernotte, la PDG de France Télévisions (qui accuse CNews d’être d’extrême-droite) ne sont pas autre chose que des cris de douleur devant le constat, abominable pour eux, que leur propagande n’est plus étanche et qu’un nombre croissant d’individus s’en échappe. 

Or, une fois réveillés, ils ne reviendront pas : le service public de propagande les a perdus, et avec eux les éventuels soutiens aux politiques pourtant débiles qu’il tente d’asseoir. Cette attrition continue, de plus en plus visible. 

Espérons qu’elle soit le plus rapide que possible car sinon, ce pays est foutu.

À lire aussi : Wokisme : Stunning Insights on its Deceptive Effects

H16 


 

– Son blog : https://h16free.com

https://lediplomate.media/tribune-supprimer-service-public-daudiovisuel/ 

 

 

 

 


 

C) - L’Entretien du Diplomate avec Claude Chollet (OJIM) – L’affaire Legrand–Cohen : « En termes de grand banditisme, ça s’appelle un flagrant délit ! »

Début septembre 2025, une vidéo tournée à l’insu des participants montre une conversation entre des éditorialistes du service public, Thomas Legrand et Patrick Cohen, et deux responsables du PS, en train d’évoquer une stratégie susceptible de nuire à Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris et où l’on entend notamment « On fait ce qu’il faut pour Dati ». La diffusion de ces extraits — notamment par L’Incorrect — a déclenché une crise médiatique : suspension de Thomas Legrand par France Inter, tandis que Patrick Cohen évoque une plainte au titre de la vie privée. L’Incorrect a publié une mise au point défendant la légitimité de sa publication. 

Au-delà de l’anecdote, cette séquence cristallise une crise bien plus grave, symptôme d’une chape de plomb idéologique dans le service public et surtout d’un malaise démocratique en France : la connivence — au moins présumée — entre des journalistes majoritairement de gauche, payés par les contribuables, qui s’érigent en acteurs voire en véritable inquisiteurs de la vie politique française…

Le Diplomate média s’entretient avec Claude Chollet, fondateur et directeur de l’Observatoire du journalisme(OJIM), association qui ausculte depuis 2012 les relations entre pouvoir et médias et publie portraits, enquêtes et analyses sur l’écosystème médiatique français.

Propos recueillis par Angélique Bouchard

Le Diplomate : Claude Chollet, pouvez-vous tout d’abord rappeler les faits et dresser rapidement les pédigrés, comme vous l’avez fait sur votre site, des deux journalistes mis en cause ?

Claude Chollet : Thomas Legrand et Patrick Cohen (voir leur portrait sur www.ojim.com) sont des journalistes chevronnés, tous deux officiant surtout sur le service public. Tous deux sur France Inter (depuis 17 ans pour Legrand comme éditorialiste politique). Legrand a collaboré également à RTL, à Slate, aux Inrocks, il est éditorialiste à Libération et il a son rond de serviette sur Arte. Cohen a travaillé à RTLEurope 1France Culture. Ce ne sont pas des perdreaux de l’année, ils sont expérimentés et ils disposent d’une réelle influence.

Et que révèle, selon vous, la séquence « On fait ce qu’il faut pour Dati » sur les liens PS–éditorialistes du service public : simple échange privé ou collusion politique ?

En termes de grand banditisme ça s’appelle un flagrant délit. Qu’un journaliste rencontre un homme politique dans un café pour recueillir des informations, rien à redire. Par contre que deux journalistes du service public soient pris comme partenaires pour déstabiliser une candidate à la mairie de Paris par un parti politique révèle une collusion – connue des spécialistes mais pas forcément du grand public – une opération concertée pour un objectif politique, en l’espèce électoral. Un des interlocuteurs du PS n’est autre que Pierre Jouvet, monsieur stratégie électorale du parti socialiste et d’autres propos sur Glucksmann, Ruffin, indiquent clairement qu’une opération commune était en train de se monter. Elle était destinée à rester discrète, elle éclate au grand jour.

Les réactions institutionnelles et judiciaires vous semblent-elles relever d’une saine déontologie… ou d’un déplacement du débat du fond vers la procédure ?

La présidente de Radio France a suspendu d’antenne Thomas Legrand. Rappelons que Jean-François Achilli a été licencié séance tenante pour un simple projet non encore commencé de livre co-écrit avec Jordan Bardella pour une biographie de celui-ci. Attendons la suite, mais la direction de France Inter est un peu coincée, sa rédaction oscille entre gauche et extrême gauche. Elle est obligée de faire quelque chose sans aller trop loin. Je ne serais pas étonné que Legrand s’en tire avec une petite tape sur la main sans plus. Mais sa réputation me semble ruinée tout comme celle de Patrick Cohen. Le roi est nu au vu de tous et sa parole s’en trouve dévalorisée.

Les journalistes de L’Incorrect, qui ont publié la vidéo, sont-ils injustement cloués au pilori pour un document d’intérêt public ?

Ils sont accusés d’atteinte à la vie privée, c’est une plaisanterie ! En février 2018 des étudiants avaient enregistré à son insu des propos de Laurent Wauquiez, utilisés ensuite contre lui. Le même Patrick Cohen avait justifié le procédé comme émanant d’une « saine curiosité d’un étudiant ». Ici, juste retour des choses, nous avons la saine curiosité d’un voisin de café. Illustration de l’image de l’arroseur arrosé.

Cette affaire illustre-t-elle une connivence durable pouvoir/médias — particulièrement à gauche — et, en miroir, la marginalisation (modération/censure) des médias indépendants et alternatifs et sur les réseaux sociaux ?

Rien de nouveau sous le soleil, hélas… Une majorité (pas tous je précise bien) des journalistes appartient au monde libéral libertaire, plus libéral aux Échos, plus libertaire à Libération mais défendant sur le fond les mêmes intérêts moraux et matériels, les premiers justifiant les seconds. En parallèle les médias indépendants qui ne sont pas financés par Nicolas qui paie, qui ne reçoivent aucune subvention (environ 6M€ par an rien que pour Libération) sont parfois étouffés sous divers prétextes, persécutions bancaires, censures, etc. A titre d’exemple, TVL a vu son compte en banque supprimé sans explication, l’Institut Iliade également. Nemesis vient de voir son compte Instagram supprimé par Meta. Il y a bien une guerre médiatique avec des enjeux à la fois politiques et économiques. Les évolutions depuis une dizaine d’années incitent à un relatif optimisme ou à un moindre pessimisme, comme vous voudrez. Une petite brise souffle avec des médias alternatifs devenus plus prégnants et des médias de transition comme CNews ou Europe1.

On se souvient de l’ARCOM qui a lourdement sanctionné C8/CNews ces dernières années ; voyez-vous un “deux poids, deux mesures” quand l’audiovisuel public est en cause, et que devrait faire le régulateur ici ?

Il n’y pas « deux poids deux mesures » mais il y a bien « un poids et deux mesures ». L’ARCOM, 320 personnes, 50M€ de budget a prouvé à l’envie sa partialité. N’en attendons rien, c’est une institution à supprimer et à remplacer par une autre autorité de régulation – il en faut une – qui reflète le pluralisme des opinions de la société et qui ne soit pas une simple machine de guerre anti Bolloré.

Autre polémique : Le cas Léa Salamé — désormais au 20 h de France 2 et compagne de l’homme politique Raphaël Glucksmann — crée-t-il un risque structurel de conflit d’intérêts dans l’audiovisuel public ? Quelles garanties (récusation, transparence, pare-feu éditoriaux) vous paraissent indispensables ?

On ne peut pas reprocher sa vie privée à Léa Salamé et elle peut bien vivre avec qui elle veut. Elle a œuvré à la matinale de France Inter dans une fonction de journaliste politique. Il en sera de même au JT de France 2. Comment croire un instant qu’elle ne soit pas influencée par son compagnon ? Elle devrait dès maintenant se mettre en réserve au moins jusqu’à l’élection présidentielle de 2027 à laquelle Glucksmann est candidat. Il est douteux qu’elle le fasse en-dehors de la courte période électorale officielle, alors que chacun sait que la course est lancée dès maintenant. Elle ne peut pas être neutre quand bien même elle le voudrait. La direction de France Télévisions devrait intervenir. Je passe sous silence l’ARCOM qui ne fera bien entendu rien.

Quelles réformes concrètes peut-on imaginer pour restaurer la confiance : transparence des rendez-vous politiques, registre des contacts, clauses d’indépendance éditoriale, droit de suite/équité d’antenne pour les médias non-mainstream ou encore, comme le préconise certains, une privatisation pure et simple des médias du service public ?

Je ne suis pas favorable à la privatisation totale des médias du service public. France Culture et France Musiqueremplissent des missions publiques – imparfaites mais réelles – qui doivent échapper au secteur marchand. Mais privatiser France Inter ou les stations régionales de France 3 pourquoi pas ? 

Je préconise une mesure simple et révolutionnaire. La taxe de 135€ sur l’audiovisuel a été soi-disant supprimée, en réalité c’est un tour de passe-passe et le budget des médias de service public a été pris sur la TVA et c’est encore Nicolas qui paie. A la place des subventions (économies entre 4 et 6 milliards d’euros) attribuons un budget de 135€ par foyer fiscal avec liberté d’attribution. Chaque foyer donne à qui il veut, à un média ou plusieurs dans la limite des 135€. Vous pouvez donner au Figaro au Diplomate, à Libé, à CNews, à l’Huma, à Éléments, à France Musique etc. Si un foyer ne répartit rien ou pas la totalité, le reliquat part au service public. Les médias seront bien financés par leurs lecteurs ou par ceux qui sentent proches de tel ou tel média. Une sorte d’opération vérité qui pourrait révéler des surprises. Chiche ? 

Claude Chollet 


 

(OJIM)

 

 

 

 

 

février 18, 2026

L'image de la France à l'étranger : la dérive autoritaire de Macron. « Tout sera bouclé avant l'élection présidentielle de mai 2027 »,

La mission de Macron : prémunir la France contre Le Pen avant l'élection de 2027 
 
Le Rassemblement national (RN), parti d'extrême droite, dénonce déjà des nominations controversées. Emmanuel Macron s'efforce de contenir l'éventualité d'une présidence d'extrême droite en France. 
 

 
 
Le président français accélère les nominations de personnalités clés et place des fidèles à des postes importants afin de consolider son influence et d'empêcher le Rassemblement national de mettre en œuvre son programme populiste, selon quatre responsables français et deux anciens responsables. 
 
Les sondages indiquent que le parti d'extrême droite est favori pour l'élection présidentielle de l'année prochaine, et Marine Le Pen et Jordan Bardella, ses candidats potentiels, ont laissé entendre qu'ils tenteraient d'annuler les réformes économiques de Macron et de réduire les engagements de la France envers l'UE et l'OTAN. « 
 
Il [Macron] s'inquiète des dangers à venir et veut consolider son héritage », a déclaré un ancien diplomate, tandis que l'Occident est confronté à une instabilité alimentée par la belligérance russe et l'imprévisibilité américaine. 
 
 Macron a déjà nommé un allié au poste de contrôleur général des comptes, malgré des accusations de conflit d'intérêts. Au ministère des Affaires étrangères, un vaste remaniement est en cours, qui ira bien au-delà des traditionnels échanges d'ambassadeurs estivaux. Plus de 60 représentations diplomatiques devraient accueillir de nouveaux ambassadeurs dans les prochains mois, notamment à Washington, Londres, Berlin et Kiev. 
 

 
 
 « Tout sera finalisé avant l'élection présidentielle de mai 2027 », a déclaré un ambassadeur français à POLITICO. 
 
La démission anticipée du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, la semaine dernière, permet également à Macron de nommer un nouveau titulaire à ce poste, pour un mandat de six ans, avant les prochaines élections. 
 
Par ailleurs, la décision de Macron de remplacer le plus haut gradé de l'armée française cet été était en partie motivée par la volonté d'avoir une voix forte à ce poste pour faire face à un éventuel président du Rassemblement national, ont indiqué deux responsables militaires. L'un d'eux, un officier supérieur de l'armée, a déclaré que l'objectif était de garantir que la personne occupant le poste possède une expérience suffisante pour être respectée si elle s'opposait aux propositions controversées du Rassemblement national, notamment la sortie du commandement intégré de l'OTAN. 
 

 
 
Ces mouvements de personnel vont bien au-delà des manœuvres d'un président en fin de mandat cherchant à marquer l'histoire, ont affirmé les responsables qui se sont confiés à POLITICO pour cet article, sous couvert d'anonymat pour s'exprimer librement. Selon eux, il s'agit d'une tentative manifeste de protéger les institutions françaises d'éventuels chocs provoqués par le Rassemblement national. 
 
 L'exercice d'équilibriste est toutefois délicat pour Macron. 
 
Nommer des alliés très proches à certains de ces postes risque d'affaiblir leur indépendance et leur neutralité perçues, quelles que soient les motivations initiales de ces nominations. 
 
Et en plaçant des alliés à des postes clés, le président français pourrait avoir d'autres échéances en tête au-delà de 2027, a déclaré l'ancien diplomate. Nul n'a échappé à Macron, qui ne peut briguer un troisième mandat consécutif, qu'il a déjà laissé entendre qu'il pourrait envisager de se présenter à l'élection présidentielle de 2032. 


 
Verrouillage des institutions 
 
Le Rassemblement national devra peut-être attendre la décision, en juillet, sur l'appel de Marine Le Pen contre sa condamnation pour détournement de fonds et son interdiction de se présenter aux élections pour cinq ans avant de désigner son candidat à la présidentielle. Le parti dénonce d'ores et déjà les mesures qu'il qualifie d'« illibérales » prises par Macron. 
 
 « Le président Macron tente de verrouiller nos institutions, espérant ainsi en conserver le contrôle et étendre son influence », a déclaré mercredi Bardella, candidat du « Plan B » du parti. 
 
 Interrogé jeudi, lors d'un sommet européen, sur ses efforts pour préserver les institutions avant son départ du pouvoir, Macron a qualifié la question d'« importante », mais a refusé d'y répondre, car elle ne figurait pas à l'ordre du jour. 
 
 

 
 
Le président français a déjà suscité des polémiques similaires avec d'autres nominations. On lui a reproché d'avoir politisé l'administration française l'an dernier en nommant un allié politique, peu formé juridiquement, à la tête de la plus haute autorité constitutionnelle du pays. Le choix de Stéphane Séjourné pour représenter la France à la Commission européenne en 2024 a également fait l'objet d'un examen minutieux, compte tenu de leurs liens étroits. 
 
 La France possède l'une des présidences les plus puissantes d'Europe, mais cela ne signifie pas que son prochain dirigeant pourra facilement destituer ou ignorer les personnes nommées par Macron. 
 
Ces mouvements de personnel constituent « un défi pour la vision ambitieuse de bouleversements profonds de Marine Le Pen », a déclaré Benjamin Morel, constitutionnaliste français.
 
« Le système est construit avec un certain nombre de garde-fous. Ceux-ci ne garantiront peut-être pas l'héritage de Macron, mais ils limiteraient son pouvoir exécutif, même s'il paraît quasi absolu en France. » 
 

 
 
Un sujet délicat 
 
D'autres nominations cruciales se profilent à l'horizon. 
 
Macron devra choisir un nouveau président du Conseil d'État – une institution clé qui fait office à la fois de conseiller juridique du gouvernement et de juge dans les litiges opposant les citoyens à l'État – lorsque le président actuel atteindra l'âge de la retraite obligatoire de 68 ans en mai. 
 
« Le droit administratif n'est pas un jeu d'enfant ; il traite des litiges en matière d'immigration, d'ordre public, de police… autant de sujets très sensibles », a déclaré Morel. 
 
Au sein de l'UE, les gouvernements souhaitent conclure les négociations sur le prochain budget septennal de l'Union avant 2027, a indiqué un responsable du Parlement européen à POLITICO. 
 
Un débat se profile à l'horizon quant à l'opportunité de tenter de renouveler le mandat d'António Costa à la présidence du Conseil européen avant son expiration, peu après l'élection présidentielle française, a indiqué un responsable. « Cela va certainement devenir un sujet de discussion », a-t-il affirmé. « Il faut l'unanimité, et [le Premier ministre hongrois Viktor] Orbán, s'il est toujours en fonction, ainsi que les Tchèques, sont du même avis que Marine Le Pen. » 
 
 Paul de Villepin a contribué à cet article.
 



La gouverneure de la Banque d'Europe devrait quitter ses fonctions avant avril 2027 afin de laisser à Emmanuel Macron et Friedrich Merz le temps de choisir son successeur. 
 
Le "Macronisme"
Une France irréformable depuis VGE, une déconstruction "Macronienne", pas de sécession en vue.....!
Les "Socialopithèques" omniprésents, un étatisme conforté, qu'il soit collectiviste ou nationaliste !
Liberté........OFF
FORCE DE CONSTATER !!
EMMANUEL MACRON SERAIT EN TRAIN DE VERROUILLER LA FRANCE APRÈS 2027 🥶
Le chef de l’État multiplierait les nominations stratégiques pour sécuriser des postes clés au sein des institutions, selon un éditorial de BFM Business.
👉 Banque de France potentiellement jusqu’en 2032
👉 Conseil constitutionnel jusqu’en 2034
👉 Conseil d’État jusqu’en 2036
👉 Cour des comptes possiblement jusqu’en 2053
⚠️ Des questions se posent sur la concentration du pouvoir et la déontologie.
 

 

janvier 27, 2026

Le rejet des motions : un spectacle de démocratie bafouée

La trahison des « élites » : quand les intérêts personnels écrasent la volonté nationale 

Le rejet des motions : un spectacle de démocratie bafouée

Dans un hémicycle qui ressemble de plus en plus à un théâtre d’ombres, l’Assemblée nationale a rejeté ce vendredi 23 janvier les deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Avec 269 voix pour la motion de gauche (portée par La France insoumise, les écologistes et les communistes) et seulement 142 pour celle du Rassemblement national et de l’UDR, le seuil des 288 voix nécessaires n’a pas été atteint.

 


 

Ce rejet, loin d’être une victoire pour la démocratie, illustre une fois de plus la déliquescence d’un système où des députés opportunistes – ces « traîne-sabre » des temps modernes – privilégient leurs petits arrangements et leurs carrières au détriment des intérêts de la nation.

Les traîne-sabre : priorité aux intérêts personnels

Ces « traîne-sabre », ces politiciens sans conviction qui suivent le vent du pouvoir, ont sauvé un gouvernement en déroute en refusant de voter la censure. Les Républicains (LR) et les socialistes (PS), en particulier, ont choisi de s’abstenir ou de voter contre, permettant ainsi à Lecornu d’engager un nouveau 49.3 sur la partie « dépenses » du budget 2026. Pourquoi ? Non pas par patriotisme, mais par calcul égoïste. Pour les LR, c’est la peur de nouvelles élections qui pourraient les balayer définitivement ; pour les PS, c’est une alliance tacite avec la macronie qui leur assure des strapontins au pouvoir.

Ces députés voient d’abord leurs intérêts personnels – postes, indemnités, alliances futures – avant ceux de la France.

Ils cautionnent un budget austéritaire qui prévoit 35 milliards d’euros de coupes dans les services publics, les collectivités et les aides sociales, au nom d’un « rétablissement des comptes » qui ne profite qu’aux élites. La nation, elle, est laissée pour compte, avec des hausses d’impôts pour les classes moyennes et une précarité accrue pour les plus vulnérables.

Macron : la source inébranlable du problème

Au cœur de ce chaos se trouve Emmanuel Macron, qui refuse obstinément de démissionner malgré le fait qu’il soit la source première du problème. Élu en 2017 sur des promesses de renouveau, il a transformé la Ve République en une monarchie absolue où le Parlement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement. Depuis les législatives de 2024, qui ont laissé une Assemblée sans majorité claire, Macron s’accroche au pouvoir comme à un trône, nommant Lecornu comme un simple fusible pour absorber les coups. Pourquoi ne pas dissoudre l’Assemblée et rendre la parole au peuple ? Parce que cela signerait la fin de son règne. Au lieu de cela, il laisse son gouvernement gouverner par le chantage : le 49.3, cet outil constitutionnel détourné en arme anti-démocratique, est brandi comme une menace permanente. Lecornu lui-même a admis son « regret » de l’utiliser, rompant sa promesse d’octobre dernier, mais cela n’empêche pas le recours répété à cette procédure pour forcer un budget impopulaire.

La bassesse des collaborateurs : focus sur les socialistes

Ce chantage ne tient que grâce à la bassesse de députés qui collaborent activement contre les intérêts du peuple. Prenez les socialistes : autrefois défenseurs des travailleurs et des classes populaires, ils n’ont plus rien de « social » en eux. En refusant de voter la censure, ils avalisent un texte qui sabre dans les dépenses sociales, augmente les impôts indirects et prive les collectivités de moyens essentiels. C’est une trahison flagrante de leurs idéaux historiques, une capitulation devant la macronie pour préserver leurs sièges. Mathilde Panot, de LFI, a raison de dénoncer un « budget de malheur » imposé « en force », accusant le gouvernement de mensonges et de coupes sévères. Marine Le Pen, du RN, qualifie quant à elle ces mesures d’ « irresponsables », pointant du doigt les LR pour avoir sauvé un exécutif qu’ils prétendent combattre.

L’hypocrisie idéologique de LFI : priorité à l’idéologie sur le peuple

Une fois de plus, les députés de La France insoumise (LFI) ont refusé de voter la motion de censure déposée par le Rassemblement national (RN), alors que le contraire n’est pas vrai. Selon l’analyse des scrutins officiels, la motion du RN n’a recueilli que 142 voix, provenant essentiellement du RN (122 voix) et de l’Union des droites pour la République (UDR, 16 voix), sans aucun soutien des groupes de gauche comme LFI, les écologistes ou les communistes. En revanche, la motion portée par LFI a obtenu 269 voix, boostée par les 122 voix du RN et les 16 de l’UDR, qui ont choisi de voter pour elle malgré les divergences idéologiques. Cela démontre que le RN met de côté ses différences pour faire chuter un gouvernement impopulaire, au service des intérêts du peuple.

Mais LFI reste prisonnière de son idéologie, refusant toute collaboration avec la droite nationale, même si cela signifie prolonger un budget destructeur pour les Français.

Ils privilégient ainsi leurs dogmes aux besoins concrets de la nation, contribuant à perpétuer le chaos au lieu de l’arrêter.

 

Implications : vers une crise inévitable ?

Cette situation marque la fragilité extrême de la 17e législature, où aucun groupe n’a la majorité absolue. Pourtant, au lieu de résoudre la crise par des élections, Macron et ses alliés prolongent l’agonie, au risque d’une explosion sociale. Les motions de censure à venir, prévues pour le 27 janvier sur la partie « dépenses », seront sans doute rejetées de la même manière, perpétuant ce cirque. Mais le peuple n’est pas dupe : ces « traîne-sabre » et leurs maîtres au pouvoir seront jugés aux urnes, aux municipales ou ailleurs. Il est temps de balayer cette élite déconnectée et de redonner la voix à la nation. La France mérite mieux que ce chantage permanent et ces collaborations honteuses.

https://multipol360.com/la-trahison-des-elites-quand-les-interets-personnels-ecrasent-la-volonte-nationale/

 

octobre 10, 2025

Motions de censure victimes des clivages partisans, aucun respect populaire !

Question de destitution ?
Le socialisme de droite, les "Nationalopithèques" bien au sein du genre "Socialopithèque" assurément, que dire de leur économie style LFI, triste !!
 
 

 
Le Bureau de l’Assemblée a rejeté la motion de destitution de Macron mardi.
5 voix pour,
10 contre,
5 abstentions… 
 
Devinez qui s’est abstenu ?
𝗟𝗲 𝗥𝗮𝘀𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹.
𝗢𝘂𝗶, celui-même censé "𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗲𝗻 𝗰𝗼𝗹𝗲̀𝗿𝗲".
Comment se mordre la queue !!
 
"𝗠𝗮𝗰𝗿𝗼𝗻 est 𝘀𝗮𝘂𝘃𝗲́, 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀.
90% des électeurs RN veulent le départ du président, et leurs représentants viennent de lui offrir un "bouclier politique".
Pendant que le pays s’enfonce dans le chaos, certains jouent les stratèges, d’autres trahissent en silence.
Mais les Français, eux, voient tout et ils n'oublieront rien.."
 
 
 

Les Français et les Européens, toujours otages des divisions partisanes

Quand la politique protège les postes plutôt que le peuple

Dans un paysage politique de plus en plus fragmenté, les citoyens français et européens se retrouvent souvent piégés par les clivages entre partis. Au lieu de servir l’intérêt général, ces divisions préservent les postes lucratifs des élus, au détriment du peuple qui paie les pots cassés. Des motions de censure avortées au Parlement français aux tentatives similaires au Parlement européen, les exemples ne manquent pas pour illustrer comment l’opposition systématique ou les abstentions bloquent toute tentative de remise en question du pouvoir en place.

Finalement, c’est le citoyen lambda qui en fait les frais, tandis que les « traîne-sabre » conservent leurs privilèges.

Mais une solution émerge dans les débats : le mandat révocatoire, qui pourrait bien nettoyer ce panier de crabes.

Le Parlement français : des motions de censure victimes des clivages

En France, l’Assemblée nationale est le théâtre récurrent de motions de censure qui, bien souvent, ne servent qu’à marquer des points politiques sans aboutir à un réel changement. Selon la Constitution de la Ve République, une motion de censure permet à l’Assemblée de renverser le gouvernement si elle obtient la majorité absolue des voix. Pourtant, dans la pratique, ces motions sont déposées par un parti ou une coalition, mais rarement soutenues par l’opposition dans son ensemble. Les députés des autres groupes préfèrent souvent voter contre ou s’abstenir, préservant ainsi le statu quo pour des raisons partisanes plutôt que pour l’intérêt national.

Prenons l’exemple récent du gouvernement Barnier en 2024-2025. En décembre 2024, une motion de censure a été adoptée contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, entraînant la démission du gouvernement après l’utilisation de l’article 49.3. C’était la première fois depuis 1958 qu’une telle motion passait suite à un 49.3, mais cela reste une exception. Plus souvent, comme en février 2025, les motions déposées par La France Insoumise (LFI) sur le budget ont été rejetées, faute de soutien unifié de l’opposition. Les députés du centre ou de droite s’abstiennent ou votent contre, craignant peut-être de déstabiliser un système qui les arrange. Résultat : le gouvernement reste en place, et les réformes controversées passent sans vrai débat, laissant les Français face à des décisions imposées.

Cette dynamique n’est pas nouvelle.

Depuis 1958, des dizaines de motions ont été déposées, mais seules quelques-unes ont abouti, souvent dans des contextes de crise majeure.

Les partis se divisent non pas sur le fond, mais sur des calculs électoraux : soutenir une motion d’un rival pourrait affaiblir sa propre position future. Pendant ce temps, les citoyens subissent les conséquences d’une paralysie politique, avec des budgets adoptés en urgence ou des lois spéciales pour pallier les blocages.

Le parlement européen : même scénario pour Ursula von der Leyen

Au niveau européen, le tableau est similaire. Le Parlement européen dispose d’un outil puissant : la motion de censure contre la Commission européenne, qui nécessite une majorité des deux tiers pour passer. Pourtant, les divisions entre groupes politiques – du centre aux extrêmes – rendent ces motions ineffectives. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission depuis 2019 et réélue en 2024, en est un exemple flagrant. En octobre 2025, deux motions de censure ont été soumises contre elle : l’une par le groupe d’extrême droite Patriots for Europe (PfE), l’autre par le groupe de gauche The Left.

Les votes ont été sans appel : la motion d’extrême droite a été rejetée par 378 voix contre 179 pour et 37 abstentions, tandis que celle de gauche a recueilli seulement 133 voix pour, contre 383 et 78 abstentions. Pourquoi ? Les centristes, qui soutiennent von der Leyen, ont massivement voté contre, et même les opposants d’un bord n’ont pas soutenu ceux de l’autre. Les abstentions, souvent motivées par des alliances tacites ou des craintes de déstabiliser l’institution, ont scellé le sort de ces initiatives. Von der Leyen est sortie « renforcée » de ces épreuves, mais au prix d’une confiance érodée dans les institutions européennes.

Ces motions, débattues en plénière à Strasbourg, visaient à critiquer la gestion de la Commission sur des dossiers comme l’immigration ou l’environnement, mais les clivages idéologiques ont primé. Les députés européens, issus de partis nationaux divers, préfèrent préserver leurs alliances au sein des grands groupes (PPE, S&D, Renew) plutôt que de s’unir pour un vrai contrôle démocratique. Résultat : la Commission reste en place, avec ses salaires élevés et ses privilèges, tandis que les citoyens européens attendent des réponses à des crises comme l’inflation, l’emploi ou la pacification des relations internationales.

Le peuple, éternel cocu de ces manœuvres

Dans ces deux arènes – nationale et européenne –, le modèle est clair : les divisions partisanes protègent les postes lucratifs des élus.

Un député français gagne environ 7.500 euros brut par mois, sans compter les indemnités, tandis qu’un eurodéputé touche plus de 9.000 euros, avec des avantages fiscaux et des retraites généreuses.

Pendant que ces « traîne-sabre » conservent leur siège, le peuple paie l’addition : impôts en hausse, services publics dégradés, et une défiance croissante envers la démocratie. En France, l’adoption exceptionnelle d’une censure en 2024 a mené à une crise gouvernementale, mais sans résolution profonde des problèmes budgétaires. En Europe, von der Leyen poursuit son mandat malgré les nombreuses critiques, renforçant l’idée que les institutions sont déconnectées des réalités citoyennes.

Le cocu, c’est toujours le peuple : pris en otage par des jeux d’alliances qui privilégient la survie politique sur l’action collective.

Le mandat révocatoire : une solution pour nettoyer le panier de crabes ?

Face à cette impasse, une idée gagne du terrain dans les débats politiques : le mandat révocatoire.

Ce mécanisme, déjà en place dans plusieurs pays comme la Suisse ou certains États américains, permet aux citoyens de révoquer un élu en cours de mandat via un référendum, si un seuil de signatures est atteint.

En France, cette proposition est portée par certains partis politiques ainsi que les Gilets jaunes qui l’incluent dans leur programme pour responsabiliser les élus et impliquer les citoyens.

Un référendum révocatoire pourrait s’appliquer au président, aux députés ou même aux maires, en cas de déception ou de manquement grave.

Il éviterait les blocages partisans en donnant le pouvoir direct au peuple, forçant les élus à rendre des comptes au-delà des élections.

Bien que débattu depuis longtemps en France – avec des rapports parlementaires et des propositions de loi –, il reste absent de la Constitution (préférent y inclure l’IVG moins dangereux pour leur poste), souvent bloqué par les craintes d’instabilité. Au niveau européen, un tel outil pourrait s’adapter au Parlement ou à la Commission, renforçant la démocratie participative.

Adopter le mandat révocatoire ne serait pas une panacée, mais il pourrait briser le cercle vicieux des divisions partisanes, en rappelant aux élus qu’ils servent le peuple, et non l’inverse.

Tant que les partis privilégieront leurs intérêts sur l’unité, les Français et les Européens resteront otages d’un système dysfonctionnel. Il est temps de repenser les outils démocratiques pour que le pouvoir revienne vraiment au peuple, avant que la défiance ne devienne irrémédiable.

https://multipol360.com/les-francais-et-les-europeens-toujours-otages-des-divisions-partisanes/

 

 
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