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mai 24, 2026

L'abandon du libéralisme classique avec Hans-Hermann Hoppe

Le droit est une institution sociale indépendante de l'existence de l'État. Il reconnaît explicitement les principes de justice, qui ne peuvent être reconnus comme universels et constants qu'en tout temps et en tout lieu. Ces principes servent non seulement à rendre la justice, mais aussi à juger de la justice des lois appliquées dans toute société. L'État usurpe le droit par une combinaison de force et d'idéologie, monopolisant le pouvoir de décision final et s'érigeant en juge suprême de tous les conflits et crimes, y compris ceux impliquant l'État lui-même. L'État devient ainsi à la fois juge et partie dans ses propres affaires. 
 
 
 
Néanmoins, pendant des siècles avant l'émergence de l'État moderne, des juridictions concurrentes et parfois imbriquées ont coexisté en Europe en matière de vie sociale et de résolution des conflits. Cela ne tenait pas au fait que le droit n'était pas universellement compris comme une institution sociale destinée à résoudre les conflits et les litiges et à fournir des procédures et des justifications pour les sanctions ou les réparations. Cela tenait plutôt au fait que différentes circonstances culturelles et politiques tendaient à engendrer différentes juridictions pour différentes questions de la vie. De fait, ce système s'est avéré plus efficace pour promouvoir la paix et faire respecter la justice que l'étatisme actuel. 
 
Les lois étaient considérées comme allant de soi. Il était donc très rare de créer ou de proposer de nouvelles lois. Comme le raconte le philosophe libéral Hans-Hermann Hoppe, la loi était considérée comme une chose éternelle, une simple découverte : 
 
 « On apprenait ce qu’elle était. Dès le départ, toute nouvelle loi était perçue avec suspicion, car la loi devait être ancienne, elle devait avoir toujours existé. Quiconque proposait une nouvelle loi était automatiquement considéré comme un imposteur. Les sujets, les locataires, avaient le droit de résister. Autrement dit, ils n’étaient soumis à leurs seigneurs en aucune circonstance, car, comme je l’ai dit, il existait une loi éternellement valable, qui protégeait autant le locataire que le propriétaire. Si le propriétaire enfreignait cette loi, les locataires avaient le droit de résister, jusqu’à tuer le propriétaire.» 
 
Les monarchies étaient autrefois le prolongement semi-organique de sociétés sans État, ou, comme le disait Hoppe, « d’ordres sociaux naturels structurés hiérarchiquement ». Les rois étaient les chefs de familles élargies, de clans, de tribus et de nations, exerçant « une grande autorité naturelle, volontairement reconnue, héritée et accumulée sur de nombreuses générations ». Et c’est au sein de tels ordres sociaux, ainsi que de ceux des républiques aristocratiques, que le libéralisme classique s’est d’abord développé et a prospéré.
 
Je ne prétends pas ici que cet ordre fût parfait, un véritable ordre naturel… En réalité, il était entaché de nombreuses imperfections, notamment l’existence, en de nombreux endroits, de l’institution du servage (bien que le fardeau imposé aux serfs fût alors modéré comparé à celui qui pèse aujourd’hui sur les serfs fiscaux). J’affirme seulement que cet ordre se rapprochait d’un ordre naturel par : a) la suprématie et la subordination de tous sous une seule loi ; b) l’absence de tout pouvoir législatif ; et c) l’absence de tout monopole légal sur la justice et l’arbitrage des conflits. J’affirme également que ce système aurait pu être perfectionné et conservé quasiment inchangé par l’intégration des serfs.
Puis, les monarques se sont enivrés du pouvoir et les centralisations absolutistes ont commencé. C'est donc l'absolutisme, et non le libéralisme classique, qui fut la principale cause de la fin du féodalisme. L'absolutisme a engendré l'étatisme, c'est-à-dire le monopole territorial forcé du pouvoir de décision ultime et de la perception des impôts. Pourtant, bien que loin d'être parfait, comme le souligne Hoppe, le système féodal du Moyen Âge ne nécessitait que quelques améliorations fondamentales en matière de droit :
 
Principalement en réaction aux abus de l'absolutisme, le libéralisme classique s'est répandu en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles, devenant pendant plus d'un demi-siècle le mouvement idéologique dominant en Europe occidentale : 
 
« Il était le parti de la liberté et de la propriété privée acquise par l'occupation et le contrat, attribuant à l'État le seul rôle de garant de ces lois naturelles.» 
 
 Hoppe explique que le libéralisme classique était centré sur les notions de propriété de soi, d'appropriation originelle des ressources naturelles, de propriété et de contrat. Partant du principe que tous les hommes étaient soumis aux mêmes principes universels de justice, aucun gouvernement ne pouvait se justifier s'il ne découlait pas d'un contrat explicite entre propriétaires privés. Néanmoins, malgré l'accent mis sur les droits universaux qui opposait radicalement les libéraux classiques à tous les gouvernements établis, l'erreur fondamentale du libéralisme classique persistait dans sa conception du gouvernement. Comme le souligne Hoppe à propos de la Constitution américaine : 
 
« Comme le notait la Déclaration d’indépendance, le gouvernement est censé protéger la vie, la propriété et la recherche du bonheur. Or, en accordant au gouvernement le pouvoir de lever des impôts et de légiférer sans consentement, la Constitution [et donc le gouvernement] ne peut en aucun cas garantir cet objectif, mais devient au contraire l’instrument même de l’atteinte et de la destruction des droits à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. Il est absurde de croire qu’une institution qui peut lever des impôts sans consentement puisse être un protecteur de la propriété… qu’une institution dotée de pouvoirs législatifs puisse préserver l’ordre public. Il faut plutôt reconnaître que la Constitution est elle-même inconstitutionnelle, c’est-à-dire incompatible avec la doctrine même des droits naturels de l’homme qui a inspiré la Révolution américaine.» 
 
 Hoppe complète ce propos en soulignant que le gouvernement démocratique, c’est-à-dire l’accès libre et égal au gouvernement, est incompatible avec le concept libéral classique d’une loi universelle, applicable à tous, en tout temps et en tout lieu. Selon Hoppe, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la transition du régime monarchique au régime démocratique a entraîné un déclin continu de l'influence des partis libéraux classiques, couplé à un renforcement concomitant des socialistes de toutes tendances. Et les conséquences imprévues pour les défenseurs du libéralisme classique n'ont fait que s'accumuler depuis lors.
 
Bien sûr, un État libéral classique n'est pas un État socialiste contrôlant l'ensemble de l'économie. Mais le problème résidait dans le risque de dérive socialiste de l'État existant. À cet égard, l'espoir même placé dans l'idéal d'un gouvernement limité perpétue l'étatisme et, plus précisément, le socialisme : 
 
« Il ne peut y avoir de socialisme sans État, et tant qu'il y a un État, il y a socialisme. L'État est donc l'institution même qui met le socialisme en œuvre ; et comme le socialisme repose sur une violence agressive dirigée contre des victimes innocentes, la violence agressive est inhérente à tout État.» 
 
 Il est vrai que le mouvement libéral classique a permis de contenir et de dénoncer les pulsions bien plus destructrices des socialistes. Tandis que les libéraux classiques étaient excessivement optimistes quant à un gouvernement limité, les socialistes ont poussé l'institution étatique jusqu'à la collectivisation des moyens de production afin d'intervenir pleinement dans la vie économique. Cependant, en préservant les pouvoirs essentiels de l'État, les libéraux classiques se sont condamnés, eux et leurs idéaux, à devenir esclaves de ce même État. Et en effet, quoi de plus perverti pour la défense des droits universaux que l'idée qu'une institution qui, par essence, viole ces droits, doive être maintenue pour les protéger ? 
 
De même, Hoppe écrit que la multiplicité des contre-pouvoirs institutionnels, typique d'une république démocratique moderne, est en réalité l'expression de l'expansion de l'étatisme : 
 
« Ce sont des contre-pouvoirs internes à l'État, qui tiennent pour acquis l'existence même du gouvernement et l'exercice du pouvoir gouvernemental. L'existence d'une constitution et d'une cour constitutionnelle, par exemple, ne constitue pas une limitation du pouvoir gouvernemental. Au contraire, en tant que composantes intégrantes de l'appareil d'État, ce sont des instruments institutionnels permettant l'expansion de ce pouvoir. » 
 
En fin de compte, les contre-pouvoirs et les diverses branches du gouvernement, historiquement défendus par les libéraux classiques, ont permis une meilleure organisation des intérêts particuliers à l'origine de l'utilisation du pouvoir d'État. Et tout cela a rendu la structure du pouvoir étatique plus acceptable aux yeux de l'opinion publique. Les classes financées par les contribuables et l'ensemble de l'appareil d'État se sont développés. Le rôle de l'État dans la société s'est accru. Chaque nouvelle loi d'État bénéficiait d'une approbation croissante de la population, et les principes universels de justice étaient relégués au second plan au profit du droit public, c'est-à-dire du droit étatique : 
 
 « Tant qu'ils agissent en qualité officielle, les agents d'un gouvernement démocratique sont régis et protégés par le droit public et occupent de ce fait une position privilégiée par rapport aux personnes agissant sous la seule autorité du droit privé (notamment parce qu'ils sont autorisés à financer leurs activités par des impôts imposés aux sujets de droit privé).» 
 
 Le monopole étatique de la justice n'empêche pas la résolution des conflits indépendamment de ce monopole. Or, ce monopole constitue en réalité l'institutionnalisation de l'injustice. Ainsi, au nom du libéralisme classique, la justice a continué d'être pervertie au profit de l'État. À juste titre, Hoppe éclaire davantage la question en y intégrant un raisonnement économique : 
 
« …la même logique qui pousse à accepter l’idée que la production de sécurité par les entreprises privées constitue la meilleure solution économique au problème de la satisfaction du consommateur contraint également, du point de vue des positions morales et idéologiques, à abandonner la théorie politique du libéralisme classique et à franchir le pas, certes modeste mais néanmoins décisif, vers la théorie du libertarianisme, ou anarchisme de la propriété privée.» 
 
En un sens, ce pas décisif n’est rien d’autre qu’un retour au passé, et plus précisément au Moyen Âge. Il s’agit de reconnaître cette période de l’histoire comme une représentation contraire à l’ordre social étatique actuel – comme le décrit Hoppe, « un exemple historique à grande échelle et durable de société sans État ». Aujourd’hui, bien que de nombreux libertariens refusent encore d’accepter cet exemple, l’étatisme continue de progresser, et l’époque de l’absolutisme apparaît presque comme un paradis de liberté comparée à l’intervention actuelle de l’État dans la vie des individus. Les partis politiques se réclamant du libéralisme économique, partout dans le monde, se transforment de plus en plus en représentations malheureuses, voire corrompues, d'une prétendue lutte contre l'étatisme. Or, plus les objectifs et les préoccupations de ces partis sont « réalistes » ou « pratiques », plus le radicalisme populaire nécessaire à une véritable transformation sociale face à l'étatisme s'amenuise.
 
Pour éviter une défaite certaine et préserver l'espoir d'un véritable idéal de liberté, il est essentiel de démasquer l'ensemble du système juridique étatique et d'embrasser une quête libertarienne d'un grand récit historique. Car on ne peut lutter contre un système juridique sans réfuter à la fois ses fondements théoriques et les mythes historiques qui alimentent sa légitimité dans l'imaginaire collectif.
 
Oscar Grau 

 
Oscar Grau est musicien et professeur de piano. Depuis 2018, il promeut le libéralisme et l'école autrichienne d'économie. Depuis 2021, il dirige la section espagnole du site officiel de Hans-Hermann Hoppe. Ses autres travaux sont disponibles sur le site de l'Institut Ludwig von Mises et dans la revue Unz Review.  
 https://libertarianinstitute.org/articles/abandoning-classical-liberalism-with-hans-hermann-hoppe/

janvier 31, 2026

Les concepts d'Arthur Homines !

5 points méconnus ou incompris dans le champ politique 👇

1. Le droit n’est pas la morale 

 Le droit nous permet de circonscrire nos espaces de légitimité sociale, il matérialise la souveraineté individuelle à travers la propriété privée. Il fonde les règles au sein d'un groupe humain en définissant qui peut faire quoi avec quoi, afin d'éviter les conflits liés à la limitation des ressources. Vos opinions personnelles et vos jugements de valeur ne sont JAMAIS du droit. C'est un point de friction très fort à gauche comme à droite (ou qu'importe comment vous modélisez l'espace politique, quasiment tout le monde passe à côté). 


 

 2. Vos convictions n’ont pas de valeur universelle 

Ces fameuses préférences ne sont valables que pour vous-même (et pour les personnes dont vous avez éventuellement la charge légitime). Vous disposez de votre corps et de votre esprit comme bon vous semble. Cependant, vouloir imposer aux autres des comportements que vous avez vous-même adoptés revient à confondre droit et moral. C'est outrepasser la souveraineté d'autrui au nom de votre propre éthique. 

 3. L’interdiction génère des effets pervers 

 Décréter qu'une action est interdite alors qu'une demande existe génère inévitablement un marché gris/noir. La demande ne s’évapore pas sous prétexte qu’un petit homme en gris a écrit un texte de loi. On n’arrête jamais l’échange volontaire. Même en prison, le marché prend la vie. 

4. C'est la coutume qui protège, pas la loi  

En général, les parents évitent de donner de la bière à leurs nourrissons/enfants. Bien que des exceptions existent, il est admis que ce breuvage n'est pas adapté à l'enfant. Ce n'est pas la loi du petit homme en gris qui le protège, mais la moralité et la bonne pratique partagées. Si demain ce même législateur autorisait la vente de bière aux enfants, pensez-vous que les commerçants se précipiteraient sur l'occasion ? Si c'était le cas, les parents découvriraient vite ces pratiques et ruineraient ces propriétaires par le boycott et la mauvaise réputation. 

 5. Les solutions émergentes sont les seules légitimes et dynamiques  

Face aux problèmes de l'existence, qu'ils soient marginaux ou systémiques, la solution légitime réside dans la capacité des individus (ou de leurs tuteurs) à coopérer et à allouer des moyens pour atteindre leurs fins. Les règles ne sont pas le problème. Elles sont même nécessaires pour formaliser les obligations contractuelles et les recours en justice. Le problème réside dans la nature du milieu par lequel ces règles sont édifiées. Nous en revenons toujours à la question de la souveraineté : qui décide, pourquoi, et selon quelles modalités ? Le législateur ne sollicite jamais le consentement des individus, son action est de fait illégitime. Qu'il soit aussi clair que la démocratie ne respecte à aucun moment le droit naturel, car elle remplace la souveraineté de l'individu par la force vulgaire du nombre.

 

Renversez tout. 

La discrimination ne doit plus être subie, mais revendiquée comme levier de partition. Cessez de mendier auprès d’un système qui n'attend que de vous digérer plus tard. Au contraire, osez le boycott à votre tour. Affirmez votre volonté de faire société entre personnes qui se sont choisies. L’essentiel se joue HORS de l’État. Ce que je dis ici est valide à titre général, au-delà du clivage gauche-droite dont je me moque éperdument. Je parle d'en finir avec cette grotesque cohabitation forcée, mais aussi avec ces réflexes légalistes qui réactivent l'étatisme en permanence. 

 Devenons des pirates du quotidien, non pas grossièrement en prenant tous les risques, mais en activant des pratiques concrètes et en usant d'outils juridiques permettant de protéger notre souveraineté autant que faire se peut. Créons chacun nos réseaux de solidarité et de commerce. Pratiquons la cooptation systématique. Apprenons la résilience, à tous les niveaux. Marquons nos territoires. Plus une organisation s'institutionnalise, plus elle devient lourde et poreuse aux pressions du système qui l'encadre. 

Alors devenons plutôt des individus inscrits volontairement dans des collectifs liquides. Restons sous le seuil de détection de l’État. Assez organisés pour coopérer, mais assez diffus pour rester anti-fragiles. Illisibles car trop décentralisés, et donc toujours capables de glisser entre les mailles du filet. Trop malins pour s'exposer inutilement, et en mesure de surfer les vagues qui se présenteront à nous. Peu d'efforts, beaucoup d'effet.


Non, être culturellement de gauche est au contraire d’une facilité déconcertante, car la pente naturelle va toujours dans le sens de l’air du temps et de la subvention. 

Être radicalement de gauche, c’est-à-dire révolutionnaire et marxiste, demande un peu plus de travail... hélas pour n'en conclure que des inepties. Dans le cadre de cette capsule, le simple fait qu'il évoque le besoin de payer l'impôt démontre ce que je cherche à formuler haha. 

Allô, Monsieur Chapoutot ? (« C’est très facile d’être de droite ». Johann Chapoutot.)

https://x.com/AudeJavel79/status/2016873214719275383

C'est bien d'être sûr de soi mais encore faut-il tenir la route derrière. Le principe même de l’impôt est d’une faiblesse philosophique sans nom. Le concept de consentement vous dit-il quelque chose ? Je rappelle que nous n'avons PAS le choix. On ne parle PAS de mise en commun volontaire là, on parle de prélèvements obligatoires. Le consentement sépare les deux, et c'est ce qui nous permettrait d'ailleurs de nous désabonner de prestataires de services jugés médiocres. 

 Je veux bien dénoncer la bêtise droitarde, mais il est fascinant de constater que les gauchistes pensent le monde à partir de postulats encore plus grossiers. Ce qui est facile au fond, c’est d’être un étatiste, et encore plus dans le monde universitaire. Il suffit de ne faire aucun travail sur soi, de se laisser porter par le courant, d'être justement payé par l'impôt (difficile de réaliser sa nature après), et en bref de suivre le troupeau. L’effort suprême consiste toujours à interroger celui qui mène la danse contre notre gré, non à s'y conformer.

 

La commission des lois ADOPTE une proposition de loi visant à ACCORDER le DROIT DE VOTE et d’éligibilité aux élections municipales aux ÉTRANGERS non-UE résidant en France.

Pas la peine de dire que c'est "débile", "criminel", etc. Ceux en face pensent exactement pareil de votre propre conception. C'est une question d'intériorisation de ce mythe démocratique et d'une certaine vision de celui-ci. La démocratie est une mystification. Personne ne peut parfaitement la définir étant donné que personne n'est d'accord sur ce qu'est le "demos" ni sur les modalités du régime en question. Agréger nos multiples préférences personnelles en une seule préférence collective relève de l'illusion, je suis navré. La démocratie reste et restera éthiquement invalide (car étatique) et mathématiquement impossible sans contradictions (cf. théorème d'Arrow pour les curieux). Cette fiction doit prendre fin.


On parle souvent de fabrique du consentement en démocratie, mais il faudrait aussi parler de fabrique de la sociopathie (et de la violence qu'elle génère). 

La recette est déjà connue : - Doctrine révolutionnaire : des concepts qui permettent de s’identifier aux victimes, dont la vie est pilotée par une vision manichéenne du monde. Ça part déjà mal avec ce genre d'édifice pré-rationnel et moralisant. 

 - Isolation dans des chambres d’écho : les plus motivés se radicalisent dans des bulles politiques, perdent toute capacité à penser le monde sous plusieurs perspectives et à maintenir un lien affectif avec ceux qui adoptent le réel différemment. 

 - Déshumanisation par le discours : l’ennemi n’est plus un humain, il devient littéralement un nazi. Cela justifie tout, car qui pleure pour un monstre ? 

- Insistance sur le besoin de violence : la brutalité est normalisée dans ces milieux. On ne cherche pas à se retirer, au contraire : il faut tout conflictualiser. Alors ça dérape, forcément... 

 - Surveillance horizontale interne : les déviants sont traqués pour maintenir la pureté idéologique du groupe. Ces gens évoluent dans des systèmes paranoïaques (pensez aux "cancels" de streamers connus par exemple). 

 - Récompense sociale interne : les likes, les promotions, l'argent et le prestige renforcent le sentiment d’appartenance et récompensent l’escalade. 

- Mimétisme : chaque parole ignominieuse et chaque acte violent en inspirent d'autres, créant un cycle barbare légitimé de bout en bout. Chose amusante, le type en haut se situait encore à l’extrême droite il y a peu de temps. Il semble avoir opéré un virage radical, ce qui expliquerait ce signalement de vertu grotesque, caché derrière ce ton pseudo humoristique (insupportable au demeurant). Il en fait des tonnes le garçon, et ça se voit. On sent qu’il est nouveau dans ce petit milieu toxique, qu’il cherche à se faire bien voir. (Réponse à un gauchiste)

Voilà ce qui arrive quand on n’a pas trouvé de quoi jouir de la vie sans sacrifier son prochain. Absolument lamentable.

La plupart des ancaps qui méprisent Milei le font essentiellement pour les mêmes raisons qu'ils méprisaient Reagan, lequel comme vous le savez sûrement, était détesté par Rothbard lui-même. Si quelqu'un avait donné une conférence à l'Institut Mises au milieu ou à la fin des années 80 pour louer Reagan pour ses actions admirables (et non ses paroles) en faveur de l'avancement du libertarianisme aux États-Unis, il aurait été à juste titre cible de moqueries et de huées. Je pense que c'est une chose d'exprimer une préférence pour un politicien par rapport à un autre, mais c'en est une tout autre de faire l'éloge d'un politicien non-ancap (révélé comme tel par ses actes) de cette manière, alors que les actions de ce dernier n'ont fait que nuire à son pays et à l'anarcho-capitalisme en général, du fait de son association affichée avec celui-ci. Milei prétend être rothbardien, mais il continue de faire des choses qui auraient fait reculer Rothbard lui-même, tout en ne faisant presque rien de ce que Rothbard aurait approuvé.

Arthur Homines 

https://www.youtube.com/@arthurhomines


Schéma grossier, qui repose sur un sophisme économique de la performance des services publics corrélée linéairement aux budgets, et sur l'oubli pur et simple du calcul économique impossible par l'État. Quand on dit que les socialistes ne comprennent rien, on est toujours loin du compte. Tout n'est que bons sentiments et "vision pansement" de l'économie. On s'imagine qu'injecter de l'argent ici suffirait à résoudre nos problèmes. C'est l'économie vue par le petit bout de la lorgnette, sans rien comprendre de ses mécanismes sous-jacents et sans anticiper le moindre effet futur. On radote alors : l'État ne peut pas (structurellement) allouer les ressources efficacement. Il ne calcule pas, il n'est pas en concurrence, il ne risque pas, il ne joue pas sa peau, il n'est pas responsable... il spolie, crée des budgets et socialise les pertes. Il étend sa bureaucratie jusqu'à l'obésité, et fait s'effondrer tout ce à quoi il touche. Cet "argument" du sabotage est une inversion de causalité, chose normale quand on n'a pas compris le processus à l'oeuvre (ou qu'on ne veut pas le comprendre). L'État ne réduit les budgets (ou emprunte toujours plus) QUE lorsqu'il n'a plus les moyens de masquer l'insolvabilité structurelle de ses monopoles. C'est tout.

 Arthur Homines 

 

LA PROPRIÉTÉ

La Liberté est le droit absolu de disposer de ses propriétés privées. Elle s'enracine dans le Droit, socle indispensable de la vie en société nous permettant d'éviter les conflits nés de la rareté des ressources sur Terre. Le Droit est en fait la seule réponse logique permettant d'attribuer à chacun ce qui lui revient. La Liberté se confond ainsi avec la souveraineté de l'individu sur son propre corps et sur ses propriétés légitimes, à l'abri de toute interférence. La propriété légitime (acquise par appropriation originelle, par le travail ou par l'échange volontaire) étant la concrétisation physique de notre Liberté, c'est-à-dire de nos décisions dans le respect de la souveraineté individuelle de son prochain. 

C'est ici qu'intervient le principe de non-agression (NAP). Le NAP est une norme éthique indépassable stipulant qu'aucun individu (ou groupe) n'a le droit d'initier la violence contre la personne ou les biens d'autrui. Ce principe est universel, et symétrique. Si la Liberté était une exception, son Droit ne serait qu'un énième privilège. Le NAP s'applique donc à tous en vertu de notre condition humaine. Sans lui, la société croule sous la loi du plus fort, tout en se privant d'un principe qui distingue objectivement le juste et l'injuste (c'est hélas notre réalité à cause de l'État). 

De ce socle juridique découle le marché libre, réseau spontané d'interactions humaines fondées sur le respect du NAP. Quand la violence initiée est exclue, l'échange volontaire devient la seule voie d'enrichissement. La société n'est plus pilotée arbitrairement par le haut, mais s'organise librement par le bas. En définitive, la Liberté est une théorie sociale cohérente qui repose sur le NAP et le libre marché, bien loin de tout "projet national" ou d'un "grand leader". La culture, la solidarité ou l'abondance en découlent naturellement, par la dynamique du marché. À un stade avancé, la Liberté serait incarnée à travers une mosaïque territoriale, reflet d’un ordre spontané où chaque individu (et par extension, société) vivrait selon des règles choisies.

Manière de fuir le fond. Ce qui compte, c'est de voir le processus de socialisation à l'œuvre et ses différents effets à travers tous les régimes. Pour tenter d'abolir la propriété privée comme le veulent les communistes (ou même pour en vivre sans chercher à la détruire intégralement, comme en démocratie française), il faut en dépouiller les gens progressivement, ce qui produit systématiquement les mêmes effets néfastes. 

C'est le processus socialiste qui doit être scruté et critiqué. La réalité n'est pas une belle photographie. Tout socialisme se développe au détriment de la propriété privée, il n'y a rien d'autre à comprendre. Son mécanisme consiste à dépouiller les détenteurs légitimes de titres de propriété pour transférer leurs biens/argent à d'autres. Plus précisément, l'État confisque les titres de propriété de ceux qui ont créé de la valeur, travaillé ou échangé pacifiquement, pour les redistribuer à des personnes qui n'ont pas participé à cet agencement décentralisé et civilisé (bureaucrates, fonctionnaires, bénéficiaires de subventions, industries de connivence, etc). 

 Les conséquences socio-économiques d’un tel système d’attribution des titres de propriété sont toujours les mêmes, à savoir une réduction de l’investissement, une décapitalisation générale et une incitation à la prolifération de personnes non productives. Lisez Hans-Hermann Hoppe dans "A Theory of Socialism and Capitalism" pour aller plus loin, ne serait-ce que les chapitres 1 et 2. Et allez jusqu'à la fin pour saisir la supériorité éthique et économique du capitalisme.

 Arthur Homines

 

 


La sociologie moderne n'a rien d'une science. 

Elle s'apparente à du scientisme, voire à une théologie. Il n'est pas nécessaire d'aller très loin pour l'affirmer : on ne trouve aucune trace d'individualisme méthodologique chez les sociologues actuels. Une vraie science sociale et humaine chercherait à comprendre les phénomènes en société, à la fois pour en saisir les causes et produire des lois universelles. 

Or, on ne peut raisonner valablement en science sociale qu'en partant de l'action de l'individu. Qui use de cette méthode individualiste en l'état actuel des choses ? Au contraire, la sociologie moderne use de concepts abstraits (sans réalité physique) comme « la société », « le patriarcat », « le système » ou « les structures de domination ». Prenons le cas des salaires, ou même des revenus si vous préférez. À savoir que les hommes gagnent généralement plus que les femmes. 

Le sociologue de base hurlera au sexisme systémique du marché. L'individualiste méthodologique étudiera plutôt les choix individuels : choix de carrière, arbitrage temps de travail/temps familial, préférences face au risque, etc. Il verra que les hommes sont au global plus productifs et inscrits dans des secteurs plus rémunérateurs. Pas de méchant marché à l'horizon, juste des choix et des conséquences qui naissent d'individus en mouvement.

Arthur Homines 

Culte climatique

On parle beaucoup de la chaleur en cette fin de mois de mai. Rappelons alors que le climat n'ouvre aucun droit magique à l'État pour intervenir dans nos vies. Les variations de température (que ce soit plus ou moins) sont des défis que l'Humanité doit surmonter par son adaptation. Le retour à des droits de propriété privés et absolus est la pierre angulaire de cette adaptation, car il est la condition sine qua non du calcul économique, de la prévisibilité et de la réparation en cas d'agression. C'est la base de l'économie, qu'on ne peut pas dissocier de l'écologie. 

 Je ne lis/n'entends personne lier l'écologie à l'économie, qui est pourtant une science de l'action humaine (praxéologie). L'environnement physique est le réceptacle permanent de l'action humaine. Prétendre traiter de questions écologiques sans comprendre les mécanismes praxéologiques fondamentaux (incitations individuelles, formation des prix, etc) condamne l'écologie à n'être qu'une vaste fumisterie politique et punitive. Seule une analyse rigoureuse des structures de choix des individus permet d'aligner la préservation de nos ressources naturelles avec la Liberté.

Arthur Homines

 


L'ÉCHEC DE L'UTILITARISME !

Les politiciens, les éditorialistes et les militants passent leur temps à faire des calculs coûts-avantages arbitraires. C'est pour cette raison qu'ils adorent les statistiques et les études. Ils n'ont pas vu l'essentiel : toute approche utilitariste est condamnée à l'échec. Cela pour au moins trois raisons.

1. Déjà, l'absence d'étalon de mesure universel pour quantifier un "bien social" rend caduque toute prétention d'universalisation. Il est impossible de procéder à des comparaisons interpersonnelles d'utilité. C'est pourquoi la préférence des uns devient vite l'oppression des autres par le biais de l'État.

2. Sans un principe immuable justifié par la raison, les préférences subjectives se neutralisent. Pourquoi une opinion de droite serait-elle intrinsèquement supérieure à celle d'une opinion de gauche, et inversement ? Chaque camp ne fait qu'opposer son propre calcul à celui de l'adversaire. Le débat n'est donc plus rationnel (recherche de vérité) : c'est un vulgaire rapport de force sur fond de revendications. Au mieux, l'on peut classer à partir du critère d'intervention, à savoir que les meilleurs gouvernements sont ceux qui en font le moins. C'est le fameux critère de la moindre agression : les gouvernements les moins destructeurs sont ceux qui interviennent aussi le moins. Chaque abstention de l'État réduit d'autant le volume de spoliation et de contrainte exercé sur les individus. Mais ce constat ne saurait être une fin en soi. On ne dit rien de l'État avec une pareille approche, on sait juste faire une échelle en termes de degrés d'agression.

3. Enfin, le calcul ne dit rien du juste en soi. Le calcul révèle nos intérêts, tandis que le juste définit ce que l'on ne peut pas nous faire en société. Or, on ne découvrira jamais le juste en empilant des souhaits. Le bonheur d'un million d'individus ne saurait légitimer la violation des droits d'un seul. Toute utilité collective s'effondre devant l'injustice constatée. C'est le point d'épistémologie à saisir : une préférence n'est pas normativement contraignante. Aucune norme de droit ne peut émerger de la simple confrontation de nos désirs. En restant prisonniers de cette approche, les utilitaristes de tout bord se condamnent à l'incapacité de formuler le moindre principe juridique universel. L'utilitariste étant dépourvu de toute force logique, il est incapable de dire le juste par démonstration. Il faut donc en sortir, par l'universalisation sans contradiction. Si A est vrai (je suis seul propriétaire de mon corps), alors B est vrai (le fruit de mon travail m'appartient) et C est une agression (l'impôt est un vol). Il n'y a aucune place pour un « oui mais ». Qui peut prétendre apporter une telle justification éthique et universelle dans le champ social ? Cette approche résout l'équation sociale en remplaçant des concepts sans pertinence par des limites dictées par la propriété, à partir de l'existence et de l'action de l'individu. C'est ainsi qu'on tranche le juste et l'injuste, sans jamais réinjecter de l'agression sur quiconque.

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Sécession et décentralisation maximale. Laissons-les s'organiser. Chacun de nous en fera autant. Fin de la chose publique. Fin des institutions telles qu'on les connaît. Je ne veux que des choses privées, et en concurrence. Je veux enfin un vrai contrat social. Je veux pouvoir me défendre de toute barbarie. Je veux des prix poussés à la baisse et une qualité tirée vers le haut. Je veux chacun propriétaire, en sécurité et en capacité de s'enrichir. Encore faut-il de l'intelligence, de la lucidité et du courage pour comprendre ce qu'implique ce projet.    

Arthur Homines 


L’anarcho-capitalisme

L’anarcho-capitalisme a quelque chose de nietzschéen dans sa manière de dynamiter les arrière-mondes politiques et leurs mythes collectivistes. Il revient à la réalité de l'individu comme unité fondamentale de tout phénomène social, et balaye ainsi l'ensemble des fictions politiques. C'est ensuite à partir de l'argumentation qu'on en déduit la norme de non-agression (le NAP). 

 Dès lors, tenter de nier cette norme plonge l'interlocuteur dans une contradiction performative, démontrant que le NAP est logiquement et normativement contraignant (qu'il est une règle de droit valide, universelle). Tout le reste de la théorie en découle naturellement. Il suffit d'un peu de praxéologie et de logique aristotélicienne pour le comprendre. Point final.

Arthur Homines 

 

Le principe de non-agression

L'éthique libertarienne de non-agression est une vérité de la raison car elle constitue la condition de possibilité logique de toute argumentation. On la découvre par une démarche d'analyse transcendantale. En effet, le simple fait d'initier une argumentation implique de manière simultanée : 

- La reconnaissance préalable et réciproque de la souveraineté de chaque débatteur. 

 - Le renoncement à la violence durant l'échange, au profit du logos. 

Quiconque tente de nier ces faits se contredit sur-le-champ par son propre comportement. Il entre dans ce qu'on nomme une contradiction performative. Pour formuler sa contestation, l'interlocuteur devra recourir à l'argumentation plutôt qu'à la force, démontrant par son acte qu'il reconnaît la souveraineté de l'autre, et qu'il préfère le dialogue à l'agression. 

Le principe de non-agression émerge alors comme une norme universelle, l'agression se révélant rationnellement indéfendable. L'éthique de non-agression est donc une propriété émergente de la raison, traduction juridique de la logique appliquée aux corps humains. Pourquoi ce besoin de logique, demanderont certains ? Parce que le droit s'intéresse aux relations humaines, et qu'en ce domaine le principe de non-contradiction reste absolu. 

Une proposition éthique ne peut pas être simultanément vraie et fausse. Si un système juridique affirmait à la fois que le vol est un crime et que l'impôt est légitime, il s'autodétruirait logiquement (n'y voyez bien sûr aucune ressemblance avec notre réalité !). Nous avons besoin d'une règle universelle découverte par la raison, applicable à tous les êtres humains, en tout temps et en tout lieu. À l'inverse, toute (pseudo) éthique qui scinde l'humanité en plusieurs catégories face au droit se réduit à l'initiation de la force et aux privilèges de caste.

Arthur Homines 




Choc démographique par vasectomie et décroissance ( antilibéralisme et anticapitalisme )

Symptôme d'une époque sans projection dans le futur. Entre l'ingénierie sociale "progressiste" (encore un mot-valise sans pertinence) et l'infrastructure politique socialiste, tout est mis en œuvre pour décourager la capitalisation sur le long terme, à commencer par la venue de l'enfant. C'est ainsi toute la transmission qui est mise à mal et démantelée par l'interventionnisme. 

Sur le fond, si ces discours sont évidemment légitimes en droit, ils n'en demeurent pas moins d'une grande pauvreté à mon sens. On peut faire ce choix, mais se raconter qu'il s'agirait d'une voie à suivre est une autre histoire. Je ne marche pas. Une civilisation sophistiquée exige que la transmission intergénérationnelle soit faite. 

Hélas, le système politique en place a renversé le coût d'opportunité. Revenez à la praxéologie : nous ne pensons pas et n'agissons pas à partir du néant, mais depuis un cadre politique donné. Il en résulte que l'enfant est trop souvent perçu comme une charge, à tous les niveaux. Mais la sélection fera son œuvre. À long terme, les communautés humaines qui ont refusé de consommer leur avenir feront le monde et sa richesse. Difficile de faire demain sans humains.

Arthur Homines

septembre 09, 2025

L'affaire taxe Zucman !!

 Sommaire :

Pourquoi une fortune « sur le papier » n’est pas du cash disponible
Pourquoi les « solutions » proposées (vente d’actions, emprunts, collectivisation) sont hors-sol
Pourquoi cette taxe met en danger l’innovation, l’investissement et la création d’entreprise en France Vidéo disponible ici :  Eric Larchevêque

- Effet Piketty

- Effet Lisnard

- Effet Minc

- Explication de l'économiste: Sylvain Catherine

- Explication de l'économiste: Antoine Levy

- Explication de l'économiste: Christian Gollier

- Visions de Michaud, Motte et Knafo 

 

Le socialisme amène tôt ou tard le totalitarisme voire le fascisme !!

« Thomas Piketty propose ainsi d’aller chercher les exilés à l’étranger en les faisant contribuer proportionnellement au nombre d’années vécues en France. Et de prévenir : «Si vous ne payez pas, vous vous mettez dans la même situation que toute personne qui décide de ne pas payer ses impôts. Vos avoirs peuvent être gelés, vous pouvez être arrêté à l’aéroport. C’est la vie des gens normaux.»

Taxe Zucman : «Vous pourriez être arrêté à l’aéroport» si vous «ne la payez pas», prévient Thomas Piketty

Grand partisan de l’impôt plancher de 2% sur les patrimoines de plus de cent millions d’euros, l’économiste affirme qu’il est possible d’empêcher les ultra-riches de s’exiler.

Les débats enflammés autour de la taxe Zucman en France résonnent jusque de l’autre côté de l’Atlantique. L’agence de presse américaine Bloomberg a invité l’économiste Thomas Piketty dans son émission de radio pour aborder ce sujet brûlant. Fervent défenseur de la mesure, le directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) a affirmé que le taux de 2% proposé par Gabriel Zucman pour les patrimoines de 100 millions d’euros était le «strict minimum».

«Le problème est qu’il est trop modeste compte tenu de l’ampleur de la dette publique et de l’importance de tous les nouveaux investissements nécessaires», a-t-il ajouté. Au-delà du taux, l’une des grandes questions autour de la taxe Zucman est de savoir si elle ferait fuir les hauts patrimoines. Ses partisans affirment que non, quitte à brandir des mesures coercitives. Thomas Piketty propose ainsi d’aller chercher les exilés à l’étranger en les faisant contribuer proportionnellement au nombre d’années vécues en France. Et de prévenir : «Si vous ne payez pas, vous vous mettez dans la même situation que toute personne qui décide de ne pas payer ses impôts. Vos avoirs peuvent être gelés, vous pouvez être arrêté à l’aéroport. C’est la vie des gens normaux.»

Des fortunes bâties «en s’appuyant sur les infrastructures du pays»

Thomas Piketty et Gabriel Zucman sont des connaissances de longue date : le premier a supervisé le mémoire du second en 2008 à l’École d’économie de Paris, ainsi que sa thèse à l’EHESS entre 2009 et 2013. Tous ces travaux tournaient autour du patrimoine des plus grandes fortunes et de l’exil fiscal. «L’exil fiscal ? [...] À partir du moment où l’on a bâti sa fortune en s’appuyant sur les infrastructures du pays, son système éducatif et sanitaire, il n’y a aucune raison que l’on échappe aussi vite aux charges communes permettant de financer le système en question», affirmait Thomas Piketty dans les colonnes du Monde au mois de juin.

Réclamée depuis plusieurs mois par la gauche, plébiscitée par 86% des Français selon un sondage Ifop, la taxe Zucman est au cœur des négociations budgétaires entre le premier ministre Sébastien Lecornu et les oppositions. Dans le même temps, les critiques s’intensifient de la part de chefs d’entreprise, entrepreneurs et économistes. Bernard Arnault, PDG de LVMH, a récemment qualifié Gabriel Zucman de «militant d’extrême gauche» dont l’idéologie «vise la destruction de l’économie libérale». Le patron de Bpifrance, Nicolas Dufourcq estime de son côté que cette taxe est «un truc absurde» qui «n’arrivera jamais».

Ce mardi, le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Charles de Courson, a estimé, de son côté, que la mesure «ne tient pas la route», et proposé de lutter contre l’optimisation fiscale en visant les holdings familiales. C’est, pour l’heure, l’option privilégiée par le gouvernement.

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/taxe-zucman-vous-pourriez-etre-arrete-a-l-aeroport-si-vous-ne-la-payez-pas-previent-thomas-piketty-20250923

 


Budget : 82% des Français préfèrent réduire les dépenses publiques avec David Lisnard qu’augmenter les impôts avec Macron. 

« Je ne cherche pas à plaire : je cherche à convaincre »
“Aujourd’hui l’impératif de la France c’est de redresser ses comptes, de lutter contre l’injustice sociale, qui fait qu’on enferme les gens dans des trappes à pauvreté dans le pays le plus redistributif au monde”.
"Je propose une politique de rupture avec notamment un plan de baisse des dépenses publiques de 200 milliards. "
"Je suis dans les 11% convaincus que le problème de la France ce n’est pas de manquer d’impôts. La taxe Zucman fiscaliserait des revenus qui n’existent pas "
"Si vous voulez continuer à planter le pays, vous suspendez cette réforme. Il y a trois ans, je proposais la retraite par capitalisation pour tous"


 


Alain Minc atomise la taxe Zucman, un de ses anciens élèves : «Une folie absolue» 

Dans le cadre du budget 2026, le gouvernement a encore une fois affirmé son refus d’insérer la taxe Zucman dans son plan d’économies. Une taxe que l’économiste et essayiste Alain Minc attaque très vivement et qualifie de «folie absolue».

 


 

Il n’a pas mâché ses mots. Invité sur BFM TV vendredi 18 juillet, l’économiste Alain Minc a attaqué durement la taxe Zucman. Cette loi, du nom de l’économiste français à son origine, a pour objectif d’instaurer un impôt plancher sur les très grandes fortunes. Une loi qualifiée d’«ovni économique comme seule la France peut en produire» par l’économiste, qui décrit cette mesure comme une «folie absolue».

Pour Alain Minc, c’est l’idée de taxer des patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros à hauteur de 2% qui usent de l’optimisation fiscale, qui est problématique. Mais cette mesure est pourtant défendue par plusieurs économistes, et relayée par la gauche, en particulier par les écologistes et les socialistes.

Une taxe qui divise

Pour ses défenseurs, la taxe Zucman a le mérite de s’attaquer à ce qu’ils voient aujourd’hui comme une anomalie. Puisqu’au sommet de l’échelle des revenus, la progressivité de l’impôt s’effondre. En fait, selon les principes de cette taxe, si un milliardaire ne paie que 15 millions d’euros, alors que 2% de son patrimoine représentent 20 millions, il devrait s’acquitter de la différence. Objectif : rapporter 20 milliards d’euros par an à l’État et lutter contre l’évasion fiscale. Ses partisans insistent ainsi sur l’importance et l’urgence d’une réforme équitable, face au plan d’économies présenté par François Bayrou.

Pour Alain Minc, ce texte ignore un facteur primordial qui caractérise ces grands patrimoines : la mobilité des capitaux. «Ces patrimoines sont très mobiles, et on vit dans un monde où la tentation est, qu’on le veuille ou non, de partir», prévient-il. Selon l’économiste, défendre cette mesure serait une façon détournée pour la gauche de mettre en place une censure politique du gouvernement : «Ils savent que ça n’a pas de sens, mais ils veulent censurer».

Capital (avec 6medias) https://actu.capital.fr/economie-politique/alain-minc-atomise-la-taxe-zucman-un-de-ses-anciens-eleves-une-folie-absolue-1516334
 

 

 Pourquoi, sur ce graphique, la richesse (un stock) est-elle exprimée en pourcentage du PIB (un flux) ? On aurait pu rapporter la richesse des plus riches à l’ensemble de la richesse nationale. Selon le World Inequality Database (WID, dont Gabriel Zucman est scientific co-director), le top 1 % détenait 24,6 % de la richesse nationale en 1996 et 27,2 % en 2023, soit une multiplication par 1,1x. 

 

Comment en arrive-t-on à un facteur 6x à la télévision pour les 500 premières fortunes ? Problème n°1 : le graphique de Zucman laisserait apparaître une forte hausse des inégalités de richesse même s’il n’y en avait pas eu Le premier biais tient au fait que le ratio richesse/PIB de l'ensemble du pays n’est pas stable dans le temps. D’après le WID, la richesse nationale représentait 364 % du PIB en 1996 contre 621 % en 2023, soit une multiplication par 1,7x.


 Autrement dit, si la part des 500 plus grandes fortunes dans la richesse nationale n’avait absolument pas changé durant cette période, le graphique laisserait apparaître un passage de 6,4 % du PIB en 1996 à 6,4 % × 1,7 = 10,9 % en 2023. Du coup, quelle aurait été la fortune des 500 familles les plus riches, rapportée au PIB, si ce ratio stock/flux était resté à son niveau de 1996 ? La richesse de chaque français rapportée au PIB eut été 1,7x plus faible. Et donc celle des familles de Challenge de 41 % / 1,7 ≈ 24 % du PIB. Autrement dit, sur les 41-6=35 points de PIB de hausse affichés sur le graphique de Gabriel Zucman, environ 18 points tiennent au fait que les 500 familles les plus riches se sont effectivement enrichies plus rapidement que le reste des Français. Les 17 points restants sont une amplification attribuable à l'évolution du ratio richesse/revenu de l'ensemble du pays. Bien sûr, il s’agit toujours d’une progression très marquée de leur richesse relative. Mais pourquoi accentuer artificiellement le phénomène en choisissant un dénominateur qui double le résultat ? Problème n°2: Rapporter les stocks aux flux amplifie les multiples La mesure la plus naturelle des inégalités de richesse--celle qu'on trouve dans les publications académiques de Gabriel Zucman--consiste à rapporter le patrimoine des plus riches à la richesse totale de la population. Selon le WID, la part détenue par le top 1 % est passée de 24,6 % en 1996 à 27,2 % en 2023, soit une hausse de 2,6 points — une multiplication par 1,1x. 

 

Rapportée au revenu national net — sachant que la richesse totale en représente 621 % — cette hausse correspond à 2,6 % × 621 % ≈ 16 %. Autrement dit, la progression de la part du top 1 % sur cette période de 27 ans équivaut à environ 16 points de revenu national: on retrouve à peu près le même ordre de grandeur que dans le calcul précédent. Mais ceci ne correspond qu'à 2,6 % du stock national de richesse. Encore une fois, rien de tout cela ne remet en cause le fait que la performance des marchés boursiers mondiaux a bel et bien accru la part de richesse détenue par le top 1 %-- et en particulier les 500 plus grandes fortunes. D'après le WID, la part du top 1% a été multipliée par 1,7x depuis le milieu des années 1980. Mais pourquoi en rajouter artificiellement en choisissant un indicateur qui grossit ainsi l’évolution observée ? PS: Il faut également rappeler que les statistiques du WID sont elles aussi sujettes à caution. Dans la plupart des pays, les instituts statistiques ne disposent pas de données administratives sur les patrimoines individuels. Les séries publiées sont le plus souvent inférées à partir de sources sur les revenus, et les résultats obtenus donnent lieu à des désaccords parfois vifs entre économistes. Par ailleurs, ces mesures ne prennent pas en compte les droits à la retraite, et leur inclusion applatit considérablement les évolutions historiques.

Sylvain Catherine: Economist. Assistant Professor of Finance at Wharton.

 

Source: https://wid.world/country/france/

Autrement dit Gabriel Zucman (À la poursuite de la richesse et des revenus, présents et passés, onshore et offshore.) fraude sur les taux d'imposition et sur l'accroissement de richesses des plus riches. 

Question 1) : lui arrive-t-il de répondre, dans le cadre du débat publique ? 

Question 2 : publie-t-il les mêmes âneries dans un cadre académique ?

Donc

je ne peux que vous recommander la lecture de cette excellente note du Conseil d'analyse économique  :

Impôts : la nouvelle étude qui mesure les effets d'un retour de l'ISF

En cas de hausse des impôts sur le patrimoine, l'expatriation des plus fortunés resterait faible et aurait un effet modeste sur l'économie nationale, conclut une étude du Conseil d'analyse économique. L'optimisation fiscale réduit davantage les recettes que les départs à l'étranger.

La question a enflammé le débat fiscal des derniers mois : augmenter les impôts sur les plus hauts patrimoines fait-il fuir les contribuables fortunés à l'étranger ? Dimanche encore dans son interview télévisée, François Bayrou mentionnait cette menace de l'exil fiscal pour expliquer son opposition à la mise en place d'une « taxe Zucman », c'est-à-dire l'impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des foyers détenant plus de 100 millions d'euros de patrimoine défendu par la gauche. « Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont partir », a expliqué le Premier ministre.

Pourtant, selon une étude du Conseil d'analyse économique (CAE, un organisme de recherche indépendant rattaché à Matignon) présentée mardi, cette crainte est à relativiser. Une équipe de six économistes s'est penchée sur la question, en mobilisant des données administratives inédites. Et leur conclusion est simple : la fiscalité du capital joue en réalité assez peu sur les départs à l'étranger des plus fortunés et n'a qu'un effet limité sur l'économie nationale.

Des riches peu mobiles

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs - qui n'étudient pas la taxe Zucman en tant que telle - ont commencé par constater que les hauts patrimoines quittent relativement peu la France. « Seulement 0,2 % du Top 1 % français s'expatrie chaque année, soit deux fois moins que lorsqu'on considère l'ensemble de la population française (0,38 %) », notent-ils.

La tentation du départ touche bien davantage les ménages qui perçoivent de gros salaires ou de généreuses retraites que ceux qui touchent des revenus du capital élevés. En partant de cette base faible, l'étude se penche ensuite sur les évolutions des départs et des retours des hauts patrimoines en cas de modification substantielle de la fiscalité du patrimoine.

Les chercheurs utilisent deux chocs fiscaux de référence : la hausse de 2012-2013 (suppression du prélèvement forfaitaire obligatoire, remplacé par le barème progressif de l'impôt sur le revenu ; création d'une tranche supérieure à 45 % ; hausse des prélèvements sociaux) et la baisse de 2017-2018 (suppression de l'ISF remplacé par l'impôt sur la fortune immobilière ; création de la « flat tax »).

Les chiffres compilés montrent que ces réformes ont bien eu des incidences sur l'expatriation des plus aisés, mais relativement modestes. « La hausse de la fiscalité du capital en 2013 a entraîné une augmentation des flux de départs, nets de retour, des hauts patrimoines concernés de 0,04 à 0,09 point de pourcentage, tandis que l'allègement de la fiscalité en 2017-2018 est associé à une baisse des départs nets de l'ordre de 0,01 à 0,06 point de pourcentage », calculent les économistes.

En rapportant l'ampleur de ces réactions à celle du choc fiscal, l'étude estime qu'une hausse de 1 point de la fiscalité du capital se traduit à long terme par une expatriation additionnelle des plus hauts patrimoines comprise entre 0,02 et 0,23 %.

Autrement dit, un éventuel retour de l'ISF par exemple (qui représente entre 3 et 4,5 milliards d'euros de recettes pour l'Etat, soit une hausse de 5,2 points de la fiscalité du capital selon l'étude) se traduirait par le départ à l'étranger d'un foyer très aisé sur mille à un foyer très aisé sur cent. « Les flux totaux d'expatriation restent très faibles en part de la population concernée », souligne l'étude.

Peu d'effet économique direct

Le CAE se penche ensuite sur l'effet économique de ces départs. « Les ménages à haut revenu du capital ont un rôle dans l'économie qui dépasse leur poids démographique, puisqu'ils détiennent une part importante des actifs professionnels », explique l'étude. Parmi le Top 1 % , quasiment la moitié est propriétaire de 10 % ou plus du capital d'une entreprise.

Or, la recherche académique a montré que l'expatriation d'un propriétaire a des conséquences néfastes sur son entreprise : baisse de 15 % du chiffre d'affaires cinq ans après son départ, diminution de la masse salariale (-31 %) et de la valeur ajoutée (- 24 %).

Ces effets économiques directs sont toutefois légèrement compensés par des effets d'équilibre - rachat de l'entreprise, réaffectation des salariés… Et, surtout, ils sont limités dans leur ampleur par le faible nombre de départs.

Toujours dans l'hypothèse d'un retour de l'ISF, et « même en prenant la borne haute (et conservatrice) des effets estimés de la fiscalité du capital sur les expatriations », explique le CAE, « les effets agrégés sur l'activité économique à long terme restent faibles : l'exil fiscal entraînerait au plus une baisse de -0,03 % de chiffre d'affaires, -0,05 % de valeur ajoutée totale de l'économie française, et -0,04 % de l'emploi total ».

Le risque de l'optimisation

Malgré cet impact mesuré, les chercheurs avertissent que « cela ne saurait présumer des effets totaux d'une réforme de la fiscalité du capital ». Ils pointent que l'exil fiscal n'est qu'une des réponses possibles des contribuables concernés.

Une étude scandinave a montré que leur propension à mettre en place des stratégies d'optimisation, en cas de hausse de la fiscalité, est bien plus importante que la tentation du départ. « Le débat public, en se focalisant sur l'exil fiscal, se trompe sans doute de cible », prévient le CAE.

Dans le contexte scandinave, une hausse de 1 euro de fiscalité sur les hauts patrimoines se traduit par seulement 26 centimes de recettes effectives : 20 centimes s'évaporent du fait de l'impact direct des mesures sur l'économie (notamment les départs des contribuables concernés) et 54 centimes disparaissent par la mise en place de stratégies de contournement de l'impôt.

Pour qu'une hausse de la fiscalité du patrimoine soit « socialement bénéfique », il faudrait donc qu'elle finance des politiques publiques qui génèrent plus de quatre fois la mise, pointe le CAE. Un rude bémol.

Sébastien Dumoulin et Stéphane Loignon
 

 Zucman répète à l'envi que la note du CAE impliquerait que l'exil fiscal est marginal. Et personne ne semble l'avoir lue! Ce qu'elle montre, c'est que la taxe Zucman, loin de rapporter 20 milliards, implique une *PERTE SECHE DE 30 MILLIARDS*. Démonstration :
La note dit: *2 milliards* d'impôts en + sur le top 1% impliquerait une courbe de la VA de *0.027%*. Ca a l'air peu, non? Gabriel peut crier victoire? Mais... ils obtiennent cela en multipliant 3 chiffres, selon la méthodologie AxBxC de Jakobsen, Kleven, Munoz & Landais:

 
A: effet d'1% de + d'impôt sur *revenus* du K sur la courbe taux de migration: 0.23% B: effet du départ de dirigeant sur VA de sa boîte: -21.3% C: part des boîtes détenues par top 1%: 20.9% Comme 2mds=2.6 point d'impôt en + sur revenu du top 1%: Effet=2.6*0.0023*0.213*0.209*100=0.027%
Sauf que... la taxe Z n'est pas de 2, mais de *20 milliards*! Ca représente une courbe pas de 2.6, mais de *26 points* d'impôt sur le revenu du K du top 1%. Il faut donc multiplier par 26, pas 2.6: Effet=26*0.0023*0.213*0.209*100=0.27% 0.27% du PIB (3000 milliards)=8 milliards!
C'est déjà énorme, plus d'1/3 des recettes... mais ce n'est pas tout! La note du CAE est *très explicite*: l'exil fiscal ne représente qu'environ 27% des recettes perdues (20 sur 74 centimes perdus). Autrement dit, la réponse totale est de 74/20*8=29,6 milliards!
Le point de S et Z dans ce chapitre est bien de dire qu'il faut aller au-delà du pic de Laffer, c'est-a-dire au delà de t=1/(1+\alpha x e), donc au point ou le gain sur les revenus infra-marginaux est inférieur a la perte de recette marginale.
Pour faire ce ratio, la note s'appuie sur une source imparable: un article de... G. Zucman! Mais c'est intuitif: si demain on taxe + les loyers, la 1e réponse d'un propriétaire n'est pas l'expatriation, mais: transfo en résidence secondaire, vacance un peu + longue, revente...
Je me tue à le répéter depuis des mois: taxer les riches est peut-être satisfaisant, mais ça n'affectera pas le déficit! La taxe Zucman, loin de rapporter 20 milliards, couterait environ 30, *ET CE SELON LE CAE DONT ZUCMAN NOUS DIT QU'IL EST LA MEILLEURE SOURCE SUR LE SUJET.*

 
Ferghane a raison d’en revenir au texte fondamental du zucmanisme: selon Z, il est bon de taxer les riches, *même et surtout si* ça détruit les recettes fiscales. Mais du coup dur d’expliquer, comme le PS ou LFI, que la taxe Z pourrait avoir un rôle de réduction des déficits!
 
 

 
En résumé, Monsieur Zucman, Votre proposition de taxe, que vous étayez par vos diplômes et connaissances en économie, n’est en aucune manière une démonstration scientifique. 
C’est seulement une proposition #politique d’un homme de #gauche, comme votre mentor Thomas Piketty. Mais on sait que GZ (Zucman) a été exclu d’un emploi de Professeur à Harvard pour avoir publié des travaux jugées comme inexactes et biaisées. 
La conclusion de cette note semble dire qu'avec toutes les stratégies d'évitement, on récupère peu par rapport à l'assiette espérée au départ. Je préfère sabrer dans les bureaucraties et dépenses publiques qu'ajouter sans fin des taxes socialistes aux taxes socialistes.

Gabriel Zucman, inspirateur de la taxe sur les ultra riches à Paris, accusé de duplicité universitaire à Harvard

Les députés viennent de voter une taxe sur le patrimoine des ultra-riches, que la presse a rebaptisée la "taxe Zucman". Gabriel Zucman, économiste à l’origine de cette mesure, a pourtant été accusé par l’Université de Harvard de falsification de résultats statistiques afin de servir ses objectifs militants en faveur de l’instauration d’un impôt sur la fortune aux États-Unis. 

https://atlantico.fr/article/decryptage/gabriel-zucman-inspirateur-de-la-taxe-sur-les-ultra-riches-a-paris-accuse-de-duplicite-universitaire-a-harvard-alexandre-delaigue

 

"Comme tout transfert, la taxe Zucman a un impact négatif sur notre prospérité collective. Compte tenu de la forte mobilité du capital, ce coût est plus important que pour d’autres taxes. Notre aversion aux inégalités est-elle suffisamment importante pour que nous l’assumions ?"
Christian Gollier: Economiste

 


 

l y a déjà 40% de la liste qui est déjà à l’étranger !

Si on prend le top 25 du classement Challenges (source du chiffrage de la taxe Z), il y en a au moins 10 qui sont *avec quasi-certitude*, selon les sources publiques, résidents fiscaux à l'étranger.

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