novembre 20, 2025
Le président qui pouvait dire NON… et qui a toujours dit OUI !!
Bilan Macron 2017-2025 : 445 milliards d’euros disparus, selon Marc Touati
Une servitude volontaire qui mène la France au bord du gouffre
Le 19 novembre 2025, l’économiste Marc Touati, président du cabinet ACDEFI et figure respectée des analyses libérales, a publié une vidéo choc sur X : « Chiffre choc du bilan Macron : 445 milliards d’euros ont disparu ! Et ce n’est malheureusement pas terminé… ». Devant un graphique implacable, Touati explique que depuis 2017, la dette publique a explosé de 1.160 milliards d’euros alors que le PIB n’a progressé que de 715 milliards. Résultat : un écart abyssal de 445 milliards d’euros qui révèle une croissance artificiellement dopée à la dette, sans création de richesse réelle.
(C’est l’une des questions essentielles que tout le monde se pose et que vous êtes très nombreux à me poser presque tous les jours : Quel est le vrai bilan économique de M. Macron ? Sur les plateaux de TV également, on me pose souvent cette question et lorsque j’y réponds, on remet souvent mes chiffres en question ! Ah « l’omerta » est tenace en France ! Alors, pour faire taire les adeptes du déni de réalité et les illusionnistes en tous genres, voici le vrai bilan économique de M. Macron depuis 2017 au travers notamment des questions suivantes : Quelle a été l’évolution de la dette publique française depuis 2017 ? Quel est l’écart entre l’augmentation de cette dernière et le PIB en valeur ? Dette publique / PIB : Quelle progression de 2017 à aujourd'hui ? Hors déficit primaire et à prix constants, la France est-elle en croissance ou en récession depuis 2017 ? Quid des défaillances d'entreprises de 2017 à 2025 ? Même question pour le taux de chômage ? Le taux de pauvreté a-t-il augmenté en France depuis 2017 ? Quid des inégalités ? Quelle évolution pour la natalité ? La réindustrialisation a-t-elle eu lieu ? Comment ont évolué les déficits commerciaux et courants ? Taux d’intérêt des obligations d’Etat à 10 ans : Quelle progression depuis 2017 ? Question de la semaine : Pourquoi les recettes fiscales sont en décalages avec les prévisions gouvernementales ? Quelle est la bonne nouvelle de la semaine ? Quelles sont les phrases de la semaine ? Réponses à toutes ces questions et à bien d’autres dans cette vidéo, graphiques et tableaux explicites, pédagogiques et réalisés sans trucage à l’appui…)« Ces 445 milliards n’ont pas été volés, mais ils ont bel et bien disparu des caisses de l’État », martèle-t-il, pointant une gestion budgétaire irresponsable qui nous rapproche dangereusement de la Grèce de 2010.
Et Touati n’y va pas par quatre chemins : la France de 2025 est pire que la Grèce d’avant la troïka. Déficit hors contrôle, dépenses publiques records (57-58 % du PIB), charge de la dette qui dépassera 100 milliards en 2025… Tout cela n’était pas une fatalité. C’était un choix.
Le président qui pouvait dire NON… et qui a toujours dit OUI
Le rôle d’un président de la République n’est pas d’être un gestionnaire passif des « aléas mondiaux ». C’est de défendre farouchement les intérêts de la France et des Français.
Comme l’écrivait Étienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, le pire despotisme est celui que l’on accepte librement. Ici, c’est une servitude économique volontaire : Emmanuel Macron a eu tous les leviers constitutionnels (article 40, 49-3, veto européen, négociation brutale à Bruxelles) pour refuser ce qui nous ruinait. Il ne l’a jamais fait.
- Il a accepté le plan de relance européen de 2020 (750 Md€) sans négocier un statut de contributeur net avantageux, alors que la France paiera pendant des décennies.
- Il a prolongé le « quoi qu’il en coûte » jusqu’en 2024 alors que l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne stoppaient net dès 2022.
- Il a maintenu un bouclier tarifaire énergie à plus de 100 Md€ au lieu de laisser les prix faire leur travail d’adaptation, comme l’ont fait nos voisins.
- Il n’a jamais imposé la baisse des 57-58 % de dépenses publiques/PIB, record mondial avec le Danemark… mais sans les résultats danois.
- Il a refusé toute réforme profonde de l’État (suppression de 120.000 postes promise en 2017 ? Oubliée), ou des collectivités territoriales.
Comme le souligne Marc Touati, « personne n’a forcé Macron » à transformer le CICE en baisse de charges permanente sans contrepartie, à remplacer l’ISF par un IFI qui rapporte 5 milliards de moins par an, ou à laisser filer les niches fiscales et subventions inefficaces.
(Scandales d’Etat à répétition en France, Activité économique française et internationale, marchés boursiers toujours euphoriques : l’actualité de ces derniers jours est très chargée et suscite de nombreuses questions : Que signifient et quelles seront les conséquences des révélations de M. Lemaire sur le dérapage des comptes publics en 2024 ? Quel sera l’ampleur des déficits publics français en 205 et 2026 ? Encore de nouveaux mensonges d’Etat ? La France est-elle la lanterne de l’économie mondiale en cette fin d’année 2025 ? Quelles perspectives pour la croissance en France, dans la Zone Euro, aux États-Unis, en Chine, en Inde et pour l’ensemble de la planète ? Quel sera le coût de la suspension de la réforme des retraites en France ? Question de la semaine : comment vont évoluer les marchés boursiers au cours des prochains mois ? Quelle est la bonne nouvelle de la semaine ? Réponses à toutes ces questions et à bien d’autres dans cette vidéo, graphiques et tableaux explicites, pédagogiques et réalisés sans trucage à l’appui…)
Les chiffres qui accablent : un naufrage évitable
Au 20 novembre 2025 :
- Dette publique : 3.416 milliards d’euros (115,6 % du PIB au T2 2025, INSEE).
- Déficit public 2025 : prévu à 5,4 % par le gouvernement (optimiste), mais la Cour des comptes et la Commission européenne tablent sur 5,6 à 6 %.
- Charge de la dette : déjà 70 Md€ en 2024, plus de 100 Md€ en 2025 – bientôt plus que le budget de l’Éducation nationale.
- Croissance : 0,6-0,7 % prévue pour 2025 – quasi-récession structurelle.
Marc Touati le répète depuis des années : la France est le seul grand pays européen à voir sa dette et son déficit continuer d’exploser après le Covid. L’Italie de Giorgia Meloni ramène son déficit sous 3 %. L’Espagne et le Portugal font mieux que nous. Pourquoi ? Parce qu’ils ont eu le courage de dire NON à la dépense incontrôlée.
La servitude volontaire du XXIe siècle
« On » a élu Emmanuel Macron deux fois pour réformer, libérer l’économie, baisser les impôts et la dépense. Huit ans plus tard, nous avons :
- La fiscalité la plus lourde d’Europe,
- Une industrie qui fuit,
- Des services publics qui se dégradent malgré les records de prélèvements,
- Une dette transmise à nos enfants qui les condamne à payer pour nos lâchetés.
Comme le dit La Boétie, « soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres ». Macron a choisi de servir : Bruxelles, les lobbies, la paix sociale à court terme.
Il a préféré l’argent magique et la communication (« startup nation », « en même temps ») à l’intérêt national. Aujourd’hui, les agences de notation nous regardent comme la Grèce de 2010. Marc Touati a raison : 445 milliards ont disparu. Et si rien ne change, les prochains 445 milliards disparaîtront aussi.
La France n’est plus seulement endettée. Elle est vassalisée. Par sa propre faute. Par la faute d’un président qui, à chaque carrefour, a choisi la servitude volontaire plutôt que la souveraineté.
https://multipol360.com/bilan-macron-2017-2025-445-milliards-deuros-disparus-selon-marc-touati/
septembre 11, 2025
"Bloqer "? Non, croître !
Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif),
« Il faut plus de moyens. » « Il faut plus de dépenses. » « Taxons les riches ! » Nouveau mouvement, anciens slogans. Pour les militants du 10 septembre, la seule réponse à nos difficultés semble consister à creuser toujours plus la dette. Et si on essayait la croissance ?
Austères perspectives ?
Face à un tableau aussi noir, la logique voudrait que l’on applique une véritable politique d’austérité, ainsi qu’il en a toujours été quand des pays ont fait face à une violente crise de la dette. Coupes budgétaires massives, hausses d’impôts et réductions drastiques dans les dépenses sociales sont les recettes habituelles en la matière. Cette approche, qui vise à ramener le déficit sous les 3 % du PIB, pourrait, dans un premier temps, aggraver la situation, comme l’ont démontré les cas passés de la Grèce entre 2010 et 2015, où cette politique a provoqué une chute de 25 % du PIB et une explosion du chômage à 27 %. Nous n’y sommes pas encore. Mais, hélas, quand le point de non-retour est atteint, c’est indispensable. Et contrairement à ce qui est clamé à longueur de manifestations, nous sommes encore très loin d’une politique d’austérité, même si tant de choses seraient à dire concernant la gestion de l’État et les nombreuses économies pouvant être envisagées sans augmenter les inégalités.Oser la croissance !
Mais il existe un contrepied radical à ces sombres perspectives : s’appuyer sur les atouts de la France pour enfin oser la croissance économique. Ce n’est pas une option facultative, mais l’unique stratégie viable pour désendetter le pays sans sacrifier les citoyens. Historiquement, les phases de forte expansion ont permis de réduire le ratio dette/PIB de manière organique, sans austérité punitive. Aux États-Unis, après la crise financière de 2008, le plan de relance d’Obama, doté de 800 milliards de dollars, a stimulé une croissance moyenne de 2,5 % par an, ramenant la dette de 100 % à 74 % du PIB en 2019 selon les données de la Banque mondiale. En France même, les Trente Glorieuses ont vu une croissance annuelle de 5 %, divisant par deux le poids de la dette accumulée après la Seconde Guerre mondiale, tout en finançant un État-providence robuste. Sans une accélération similaire, la dette française pourrait atteindre 120 % du PIB d’ici 2026, alourdissant les intérêts de 10 à 15 milliards supplémentaires par an. À l’inverse, cibler une croissance de 3 % par an – un objectif réaliste avec des réformes en faveur des entreprises – générerait 150 milliards d’euros de PIB additionnel sur trois ans, augmentant les recettes fiscales de 60 à 70 milliards (à un taux moyen de 45 % du PIB, chaque point de croissance rapportant environ 30 milliards en impôts et cotisations).Desserrer l’emprise
Pour rendre cette perspective réaliste, il faut d’abord réduire une part du périmètre de l’État, pas celle qui aide les – réels – plus fragiles, mais celle qui n’a rien à voir avec les missions d’une nation ou qui relève de la pure sphère privée, comme les participations de l’État dans Renault – le résultat d’une rétorsion post-Seconde Guerre mondiale. Mais aussi baisser les impôts de manière ciblée, en ramenant le taux de l’impôt sur les sociétés de 25 % à 15 % pour les PME innovantes et les nouveaux secteurs stratégiques. Des domaines dans lesquels nous possédons des champions ne demandant qu’à assumer leurs responsabilités. C’est notamment le cas dans l’intelligence artificielle, l’énergie solaire, les biotechnologies, la santé numérique, l’aéronautique, la fintech, la cybersécurité, la banque ou encore l’agritech. Cela pourrait générer des milliards d’euros annuels pour les investissements privés, avec un coût budgétaire initial de 15 milliards, rapidement compensé par 25 milliards de recettes supplémentaires issues de l’activité accrue. L’exemple de l’Irlande est édifiant. Son taux d’imposition sur les sociétés de 12,5 % a attiré plus de 1 000 milliards d’euros d’investissements étrangers depuis 2000, propulsant sa croissance à 5 % en moyenne – malgré des fluctuations allant de -5 % à +18 % – et créant des centaines de milliers d’emplois qualifiés.Cultiver nos potentiels
Parallèlement, des investissements massifs en infrastructures et innovations s’imposent : allouer 100 milliards d’euros sur cinq ans, financés par des emprunts à bas taux (autour de 2,5 % actuellement pour les obligations françaises à 10 ans), à la transition numérique et verte. Pas par une planification étatique rigide – de la promotion de l’hydrogène à la destruction de la filière nucléaire, l’État n’a pas démontré sa lucidité – mais par une approche bottom-up, qui fixe un cap, soutient les projets, mais laisse aux acteurs économiques la liberté de choisir leurs solutions. Cela inclut 50 milliards pour l’intelligence artificielle et les start-up, amplifiant les leviers de la BPI, et pourrait créer 500 000 emplois high-tech selon les estimations de divers cabinets. Le retour sur investissement est prouvé : chaque euro investi en R&D génère 2,5 euros de PIB additionnel, d’après l’OCDE, transformant ces dépenses en moteurs de prospérité à long terme.L’impôt pour tous
À cela s’ajoute une nécessaire réforme fiscale, incluant l’impôt pour tous, comme au Danemark – le pays le plus proche de nous en termes de prélèvements – même de manière symbolique, afin de concerner tous les citoyens et de ramener chacun dans le cadre républicain. Avec également une redéfinition des tranches, de manière à ce que les classes moyennes supérieures, les plus affectées et les moins aidées, retrouvent une dynamique d’action.Plus léger, plus agile
Une dérégulation intelligente compléterait ces mesures, en simplifiant le Code du travail pour réduire de 30 % les normes administratives superflues, facilitant les embauches et les adaptations des entreprises. Mais en l’appliquant avec doigté pour ne pas créer d’appels d’air au seul profit de bas salaires et en empruntant des recettes à la flexisécurité nordique. Enfin, des ajustements de TVA, comme en Irlande encore une fois, notamment sur les biens essentiels, pourraient stimuler la demande intérieure.
mai 15, 2021
Relations étrangères avec la France !!
Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif)
Sommaire:
A) Les juges Soros de la CEDH et le silence gêné des quotidiens français de gauche - Observatoire du journalisme
B) Comment Biden va ruiner la France - Eric Verhaeghe
C) Vu de l’étranger. En coulisses, l’après-Marine Le Pen se prépare déjà - Politico - Bruxelles
A) Les juges Soros de la CEDH et le silence gêné des quotidiens français de gauche
Puisque le Conseil de l’Europe discutait le mois dernier du problème posé par les liens avérés entre une partie conséquente des juges de la CEDH et les ONG liées à l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros, c’est une bonne occasion de nous intéresser à manière dont les journaux français ont couvert cette importante affaire depuis les premières révélations sorties quatorze mois plus tôt, en février 2020. Le problème n’est en effet pas anodin et, comme l’avait signalé en son temps l’Observatoire du Journalisme, il avait été mis en exergue en France par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.
Pour rappel, ainsi que l’a révélé un rapport du Centre pour le droit et la justice (ECLJ) publié en février 2020 sous le titre « Les ONG et les juges de la CEDH – 2009–2019 » (téléchargeable ici), près du quart des juges siégeant à la CEDH entre 2009 et 2019 avaient des liens directs avec des ONG du réseau Soros. Pire encore, dans 88 affaires identifiées par l’ECLJ, des juges liées aux ONG financées par l’OSF ont eu à se prononcer dans des affaires où les mêmes ONG ou des ONG également liées à l’OSF étaient parties prenantes. Normalement, en présence d’un tel conflit d’intérêt, un juge doit se retirer et c’est le type de comportement que la CEDH attend des juridictions nationales. Malheureusement, la CEDH ne semble pas vraiment appliquer les normes à son propre fonctionnement les standards qu’elle attend des autres tribunaux. D’où plusieurs questions posées à la suite de ce rapport par des membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Des questions qui portent sur les thèmes suivant :
- « Comment remédier à de potentiels conflits d’intérêts des juges de la Cour européenne des droits de l’homme ? »
- « Restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme »
- « Le problème systémique des conflits d’intérêts entre ONG et juges de la Cour européenne des droits de l’homme »
Le 8 avril dernier, le Comité des ministres des 47 pays membres du Conseil de l’Europe a apporté une réponse écrite à ces questions. À la mi-avril, l’ECLJ se réjouissait d’une autre conséquence positive de son rapport : le Conseil de l’Europe venait de rejeter une candidature belge de « juge Soros » pour la CEDH. Ceci pour dire que le rapport de l’ECLJ est pris au sérieux au Conseil de l’Europe et il a d’ailleurs fait parler de lui dans la majorité des pays européens. Et en France ? En France, les médias n’ont pas été très bavards à son sujet. Si l’on fait une recherche sur les sites des quotidiens nationaux, on s’aperçoit même que certains ont préféré passer la question totalement sous silence. C’est apparemment le cas de Libération et de L’Humanité comme le montrent ces recherches Google faites le 11 mai par l’Observatoire du Journalisme :
Le troisième quotidien national de gauche, Le Monde, en a en revanche bien parlé dans un seul et unique article publié le 3 mars 2020 :
Le Monde n’évoque toutefois ce rapport que pour en dénigrer les auteurs, avec un parti- pris que n’ont heureusement pas eu les parlementaires de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ni les 47 États membres de cette organisation. Le titre de l’article du Monde résume la tonalité d’ensemble : « Des proches de Donald Trump au secours de La Manif pour tous ». Plutôt que de s’étendre sur le rapport de l’ECLJ, Le Monde préfère ensuite expliquer à ses lecteurs que l’ECLJ est lié à « l’un des avocats du président américain » (Donald Trump), que cet avocat est « à la tête d’une association ultraconservatrice » et qu’il est un « soutien actif du mouvement antimariage homosexuel ». En fait, ce à quoi se réfère Le Monde, c’est que l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) est lié à l’American Center for Law and Justice (ACLJ) dont l’avocat en question est le conseiller en chef.
La position prise par Le Monde est claire dès les premières lignes, si quelqu’un avait encore un doute après avoir aperçu le titre :
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), l’instance juridique suprême du Conseil de l’Europe, on ne décolère pas, deux semaines après la publication dans l’hebdomadaire français d’extrême droite Valeurs actuelles d’un long article expliquant comment George Soros aurait « infiltré » l’institution. Selon cette enquête, une dizaine de juges seraient « liés » (comprendre qu’ils ont pu y travailler par le passé) à des ONG comme Amnesty International, qui reçoivent elles-mêmes des subsides de la part d’Open Society, organisation caritative du milliardaire américain d’origine hongroise. Suffisant aux yeux du magazine pour faire sa « une » sur un « scandale Soros ».
Utilisation du conditionnel et des guillemets, minimisation des chiffres (« une dizaine » de juges pour parler des 22 concernés) : tout est fait pour que le lecteur ne prenne pas ce rapport de l’ECLJ au sérieux. Plus loin, Le Monde continue son entreprise de discrédit en expliquant que ces « révélations » (en italiques et entre guillemets dans le texte) « ont surtout fait réagir dans la sphère conservatrice française, de la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen à Philippe de Villiers », et aussi que ce rapport est « rédigé par un homme, le docteur en droit Grégor Puppinck, pour le compte de l’organisation qu’il dirige, le Centre européen pour la justice et le droit (European Center for Law and Justice, ECLJ) ».
À propos de l’ECLJ, il est encore dit que « Ce groupe de défense d’intérêts veut dénoncer une “influence” progressiste exercée sur la CEDH. Peu connue en France, l’ECLJ hante depuis deux décennies les arcanes de la CEDH, pour y porter la voix du conservatisme chrétien. Le lobby, dont la devise, “Justice et Droit sont l’appui de ton trône, Amour et Vérité marchent devant ta face”, est tirée des Psaumes de la Bible, relaie au plan européen nombre des combats de La Manif pour tous, le mouvement français antimariage homosexuel, encore mobilisé mardi 3 mars contre la loi bioéthique. Grégor Puppinck, était présent sur le podium de nombreux rassemblements contre le mariage gay ou la procréation médicalement assistée (PMA), de 2013 à 2019. »
En bref, ce que dit Le Monde à ces lecteurs, c’est : Circulez, c’est l’extrême droite, c’est nauséabond et y a rien à voir…
Alors circulons et allons plutôt voir dans un dernier quotidien national de gauche, ou de droite, plus personne ne le sait encore vraiment, c’est-à-dire La Croix :
À titre de comparaison, la même recherche effectuée sur le site de Valeurs Actuelles le 11 mai 2021 renvoie 29 résultats, soit 29 articles différents s’étendant sur les liens entre une partie des juges de la CEDH et la nébuleuse Soros. Mais maintenant que nous avons fait le tour du sujet dans La Croix, jetons donc un œil au quotidien de référence du centre-droit, Le Figaro.
Le Figaro n’avait apparemment pas pris le sujet au sérieux il y a un an, puisque seul son chroniqueur Gilles-William Goldnadel avait évoqué le sujet en 2020 dans un de ses articles. Sans doute la rédaction du Figaro s’était-elle laissé influencer par l’article du Monde. Ce n’est qu’après la réponse officielle donnée en avril 2021 par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe sur cette question que Le Figaro semble s’être aperçu qu’il s’était fait avoir et que les accusations relayées 14 mois plus tôt par Valeurs Actuelles étaient tout à fait sérieuses.
Dans l’article intitulé « Le Conseil de l’Europe se penche sur l’indépendance de la Cour européenne des droits de l’Homme » et publié le 22 avril, Le Figaro explique que « Sollicité par une question écrite de parlementaires, le Comité des ministres a réitéré son attachement à l’indépendance des juges de la Cour et envisage des moyens de contrôle supplémentaires. Un rapport récent dénonçait la surreprésentation d’une poignée d’ONG à la CEDH. » Et le journal de rappeler « les conclusions d’un rapport du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) montrant que sur la centaine de juges qui ont siégé à la CEDH depuis dix ans, vingt-deux d’entre eux émanaient directement d’une même ONG ou d’associations financées par cette ONG, l’Open Society », et aussi le fait que, dans leurs questions aux représentants des pays membres du Conseil de l’Europe, « les parlementaires ont notamment pointé du doigt le faible nombre de juges européens ayant préalablement exercé comme magistrats, et accusent la CEDH de donner trop d’importances aux juristes émanant de lobbies ; ils dénonçaient par ailleurs l’absence de procédure effective de déport et de récusation en cas de possible conflit d’intérêts. »
Nous apprenons encore dans cet article du Figaro que les problèmes soulevés dans le rapport de l’ECLJ sur lequel Le Monde avait d’emblée jeté le discrédit ont poussé le Conseil de l’Europe à décider de « l’examen à venir des moyens additionnels d’assurer la reconnaissance du statut et de l’ancienneté des juges de la Cour, offrant ainsi des garanties supplémentaires pour préserver leur indépendance, y compris après la fin de leur mandat ». Ainsi, explique Le Figaro, « de nouvelles mesures pourraient donc être prises d’ici 2024 pour renforcer l’indépendance des juges ».
Finalement, il y a un an, un seul quotidien national français avait relayé sans chercher à les désavouer les informations publiées par l’ECLJ et l’hebdomadaire Valeurs Actuelles : le journal Présent, qui avait même consacré la couverture de son numéro du 22 février à son article « Mainmise du milliardaire Soros sur l’UE » publié le 21 février 2020 sur son site.
Lire aussi : Projet Syndicate et Soros : vers une opinion publique mondiale unifiée
Source : Observatoire du journalisme
B) Comment Biden va ruiner la France
Biden et la folie qu’il suscite en France se termineront mal pour ceux qui en chantent les louanges. Mais ils sont probablement trop imbus de leur prétendue supériorité, trop arrogants et trop ignares en économie pour le comprendre.
En France, Biden et les Bidenomics font fureur et nourrissent tous les fantasmes des étatistes naturels, y compris parmi les esprits de droite qui devraient se défier d’une politique de la relance par la consommation alimentée par l’Etat.
Mais les précautions sont à peu près inaudibles aujourd’hui, tant une partie importante de l’intelligentsia française attendait avec impatience de pouvoir chanter les louanges du planisme public.
Sauf que… dans quelques mois, la remontée des taux qui devrait suivre la fièvre inflationniste tuera purement et simplement notre capacité à financer des déficits publics élevés.
Voici pourquoi…
La folie Biden va pousser l’Etat français à la faillite
Le point fondamental est que l’helicopter money pratiquée par Biden a des effets bien plus redoutables que prévu. Les chèques distribués en mars aux ménages américains ont produit leurs effets : partout, le choc sur la demande a entraîné des pénuries et des hausses de prix.
Le chiffre de l’inflation en avril outre-Atlantique, tombé ce mercredi, en apporte la preuve : la hausse des prix sur un an serait à plus de 4% !
Ce chiffre déjoue les prévisions les plus pessimistes et indique que les dégâts causés par les Bidenomics, tant vantés par la caste française, risquent d’être bien pires que ce que nous avions imaginé. Face à l’érosion de la valeur de la monnaie que l’inflation provoque, les acteurs économiques devraient en effet proposer des taux d’intérêt de plus en plus élevés pour emprunter sur les marchés.
Par un effet de cascade, les taux d’intérêt auxquels les Etats empruntent devraient donc mécaniquement remonter. C’est déjà le cas aux Etats-Unis, où les taux longs ont commencé à remonter et où le Nasdaq a perdu 1,5%.
On comprend la mécanique : les liquidités qui cherchent de la rentabilité s’orientent vers les titres les plus rémunérateurs. Jusqu’ici, les valeurs technologiques apparaissaient comme le meilleur pis-aller. Mais des taux d’emprunt élevés pour les dettes publiques pourraient réserver des conditions bien supérieures !
L’argent commence donc à fuir le risque pour se réfugier vers les dettes publiques qui sont sûres, et qui deviennent attractives financièrement.
Là encore, intuitivement, on comprend comment cet effet de domino va contaminer la France : pour attirer les investisseurs, Bercy devra revoir à la hausse ses taux d’intérêt à chaque emprunt, et la charge de la dette, ridiculement basse aujourd’hui (moyennant quoi Emmanuel Macron n’a pas jugé utile d’adopter une politique préventive de réduction drastique de la gabegie publique), ne va cesser d’augmenter dans les mois à venir.
Le poids de la dette va donc fortement augmenter.
Cette augmentation ne sera pas immédiate, parce que le Trésor a profité des derniers mois pour troquer de la dette coûteuse contre de la dette à long terme à taux bas. Le mouvement est enclenché, cependant, et les pertes vont tomber par milliards – et même par dizaines de milliards.
Ces sommes seront autant de moins que l’Etat ne pourra pas dépenser en éducation, en santé, en moyens de surveillance de la population.
Il faut donc bien comprendre que, sauf à augmenter fortement les impôts, l’Etat en sera réduit à restreindre le train de vie des fonctionnaires, ce qu’il déteste faire.
Les impôts sur l’épargne et le patrimoine vont fleurir
Intuitivement, nous savons quels sont les réflexes de l’Etat lorsqu’il a besoin urgemment de liquidités pour financer ses besoins sans brusquer la caste des fonctionnaires : il confisque l’épargne, en tout ou partie, pour renflouer les caisses, avec le couteau des coupes sombres dans les dépenses pour aiguillon.
Le scénario est d’ores et déjà écrit. Il suffit de lire les écrits de l’OCDE pour savoir que ce sont les successions qui seront taxées en premier.
Concrètement, les leçons à retenir de la situation qui s’annonce sont simples : l’inflation galopante est lâchée aux Etats-Unis. Elle contaminera l’Europe en 2022. La France sera, dans les douze mois, étouffée par sa dette publique et une crise de l’euro, doublée d’une crise politique, devrait mettre l’Union en difficulté.
Le résultat est connu : un matraquage fiscal pour les épargnants. En tout cas pour les épargnants français, car des pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas n’ont aucune raison, en l’état, de suivre cette voie.
Toute la question est désormais de savoir à quelle vitesse l’inflation galopante lancée par Joe Biden contaminera la vieille Europe – et surtout ses éléments les plus faibles.
Eric Verhaeghe
Eric Verhaeghe est ancien président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et fondateur du cabinet Parménide. Il est aussi l'auteur de Jusqu'ici tout va bien (éditions Jacob-Duvernet, 2011), Au coeur du MEDEF : Chronique d'une fin annoncée, (Jacob-Duvernet, septembre 2011) et de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : lecourrierdesstrateges.fr. Diplômé de l'ENA (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un DEA d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.
C) Vu de l’étranger. En coulisses, l’après-Marine Le Pen se prépare déjà
Considérant un échec de Marine Le Pen à la présidentielle 2022 comme quasi assuré, certains dans son parti ont discrètement entamé les discussions sur le Rassemblement national après l’ère Le Pen, rapporte Politico.
Cette couverture ne se demande pas si Marine Le Pen a, oui ou non, une chance d’être la prochaine présidente de la France. À Bruxelles, Politico se penche sur “l’après” : après sa probable défaite à la présidentielle de 2022. Et c’est surtout la question de savoir si la présidente du Rassemblement national peut tenir son rang au sommet du parti qui intéresse le magazine américain.
Pour en savoir plus, il a interrogé les participants (anonymes) aux “réunions du vendredi” de certains membres du RN, où cette question est fréquemment soulevée. L’ambiance dans ce “groupe de mécontents qui rassemble des membres du conseil national, des dirigeants régionaux et des élus locaux” se résume dans cette phrase d’un des participants : “Nous sommes tous convaincus que Marine Le Pen ne va pas remporter les prochaines élections. Nous devons trouver une nouvelle candidate.”
Une piste donnée par le député RN Nicolas Bay, qui dit ne pas participer aux réunions en question : il n’est pas certain que la prochaine personne à présider le RN portera le nom Le Pen, ce dernier étant à la fois le plus grand atout et le plus grand obstacle pour la course à l’Élysée.
“Le nom Le Pen a fait son temps”
“Force est de reconnaître que Le Pen a beaucoup fait pour rendre son parti plus présentable, notamment en liquidant le passé xénophobe du FN et en cessant d’appeler à quitter la zone euro. Mais sa personnalité commence à déplaire aux électeurs.”
En effet, Marine Le Pen est loin de faire l’unanimité, à la fois parmi les cadres et dans la base du parti. Ainsi, des militants du RN déclarent à Politico : “Je pense que le nom Le Pen a fait son temps” ; “elle n’est pas à la hauteur, elle manque de charisme” ; “elle aurait dû passer la main”. Parmi les possibles nouveaux chefs, ils citent Jordan Bardella, Marion Maréchal ou encore Éric Zemmour.
Mais
voilà, constate le magazine, plus on monte haut dans le parti, plus
rare se fait le discours mettant en question Marine Le Pen. Signe que la
fille de Jean-Marie tient le parti d’une main de fer et n’hésite pas à
éloigner tout potentiel rival. Pour l’heure, Marine déjoue les complots.
“Ils ont tous peur d’elle”, raconte un ancien conseiller, au point que Politico estime qu’“aujourd’hui les ténors du parti sont plus unis qu’ils ne l’ont été depuis longtemps”. Et la personnalité capable de défier Le Pen n’a pas encore percé.
Lancé le 21 avril 2015 dans le but avoué de “secouer” la couverture journalistique de l’Union européenne, Politico est avant tout l’extension du site américain créé par deux signatures importantes du Washington Post, John F. Harris et Jim VandeHei, en 2007.
L’édition
européenne, qui s’appuie sur une équipe de 70 personnes, se concentre
sur la politique de l’Union européenne et de ses États membres, et a su
attirer de belles plumes.
Une version papier est distribuée chaque semaine dans les capitales européennes. Politico propose également chaque mois des dossiers spéciaux.
février 17, 2019
Fiscalité en Macronie
Pascal Salin est professeur honoraire d’économie à l’Université Paris-Dauphine, président de l’Association pour la liberté économique et le progrès social (Aleps), ancien président de la Société du Mont-Pèlerin.
Source
B) Créativité fiscale
Notes et références
- ↑ 1,0, 1,1 et 1,2 « Six nouvelles taxes
depuis janvier », Le Figaro, 12 février 2008, [lire en ligne]
- ↑ Arrêté du 31 décembre 2002 enregistrant la création de la taxe
Liens internes
- Jour de libération fiscale
- Salaire complet
- Inflation législative
- Prélèvement à la source
- Niche fiscale, cadeau fiscal, illusion fiscale
Liens externes
- (fr)Cette folle machine fiscale qui poursuit les français, L'Expansion, 1er novembre 2003
- (fr)La créativité fiscale s'accélère, ALEPS
- (fr)La fiscalité créative, H16
C) Impôt sur la fortune
- il incite à la consommation immédiate plutôt qu'à l'épargne, qui est le moteur du système capitaliste. Ce que résume l'économiste Pascal Salin en écrivant : « L'impôt sur le revenu présente ce grave inconvénient d'inciter tous les contribuables à consommer plutôt qu'à épargner, à faire le choix du présent plutôt que le choix du futur. »[1]
- c'est un impôt au rendement négatif en raison de ses conséquences négatives très supérieures à son gain : il fait fuir les entrepreneurs. Comme le souligne Éric Pichet pour le cas Français, l'ISF rapportait 2,6 milliards $ en 2006 et avait pour conséquence une fuite de capitaux de 125 milliards $ depuis 1998[2]. Les études sur la question attribuent à l'ISF un déficit de 200.000 emplois en France[3]. L'Institut Montaigne a tenté une synthèse des coûts directs et indirects de l'ISF pour l'économie française : ce sont 130 milliards € de capitaux qui ont quitté la France pour éviter l'ISF entre 1997 et 2006 et plus de 200 milliards depuis la création de cet impôt. Pour un bénéfice de 3,8 milliards € par an, l'ISF entraîne également selon l'Institut Montaigne des pertes fiscales cumulées de 15,9 milliards €, en TVA ou en impôt sur le revenu non perçus à cause de l'expatriation fiscale par exemple[4].
- il coûte très cher en frais de prélèvement, environ cinq fois plus que l'impôt sur le revenu par exemple aux Pays-Bas[5]
- taxant aveuglément les biens qu'ils soient productifs de revenus ou non, et se cumulant avec les autres impôts, il peut conduire à une aberration : certains contribuables payent plus d'impôts que le montant total de tous leurs revenus.
Citations
| “ | L'impôt sur le revenu présente ce grave inconvénient d'inciter tous les contribuables à consommer plutôt qu'à épargner, à faire le choix du présent plutôt que le choix du futur. Certes, on n'est pas très sensible à ce grave défaut du système fiscal français dans un pays où l'on tient pour acquise l'une des plus étonnantes aberrations de l'histoire de la pensée économique, celle qui consiste à considérer, à la suite de la théorie keynésienne, que la consommation est favorable à l'activité économique, en stimulant la demande, alors que l'épargne serait stérile. Cette idée est évidemment absurde puisque la consommation est un acte de destruction de richesses, alors que l'épargne est au contraire un acte de conservation des richesses. | ” |
| “ | L'ISF est, dans sa philosophie, une loufoquerie. Il permet à l'administration fiscale de réunir tous les éléments de patrimoine d'un contribuable X et de les additionner pour parvenir à une valeur fictive qu'il taxe au nom de la solidarité. Si l'on trouve un jour la personne qui a inventé cet échafaudage fiscal, il faudra lui donner une médaille, pas celle du mérite, mais plutôt celle de la malfaisance. Conçu ainsi, l'ISF est inique puisqu'il revient à taxer deux fois un bien, la première quand il entre dans le patrimoine, fiscalité ordinaire, la deuxième simplement parce que ce bien s'y trouve, dans le patrimoine. A ce niveau de conceptualisation, on peut même parler d'humour. | ” |
-
- (Jean-Michel Aphatie [6])
Notes et références
- ↑ 1,0 et 1,1 Pascal Salin, « Pourquoi il faut supprimer l'ISF, cet impôt injuste et destructeur », Le Figaro, 9 octobre 2006, [lire en ligne]
- ↑ Old Money, New Money Flee France and Its Wealth Tax, The Washington Post, 16 juillet 2006
- ↑ Zapatero supprime l’ISF en Espagne... pour faire payer les riches, Aurélien Véron
- ↑
[pdf]Supprimer l'ISF pour faire payer les riches, Institut Montaigne
- ↑
[pdf]Wealth Tax in Europe : Why the Decline ?
- ↑ Taxes à la française
Liens externes
- (fr)L'ISF reste un impôt marxiste donc inepte, tribune d'Yves de Kerdrel, Le Figaro, 27 mai 2008
- (fr)La fiscalité contre le patrimoine et l'épargne, Libres.org
D) La demande de rétablissement de l’ISF : Une fiscalité de la haine, de la rancœur et de la frustration
Thierry Benne
Source
E) ISF 2019 : barème, calcul et simulation
Définition ISF
ISF Macron
Seuil de l'ISF
Barème de l'ISF
- Jusqu'à 800 000 euros de valeur nette taxable : 0%
- Entre 0,8 et 1,3 million d'euros inclus de valeur nette taxable : 0,5%
- Entre 1,3 et 2,57 millions d'euros inclus de valeur nette taxable : 0,7%
- Entre 2,57 et 5 millions d'euros inclus de valeur nette taxable : 1%
- Entre 5 et 10 millions d'euros inclus de valeur nette taxable : 1,25%
- Au-delà de 10 millions d'euros de valeur nette taxable : 1,5%.
- Jusqu'à 800 000 € : 0 €
- De 800 000 € à 1,3 million € : (1,3 - 0,8) x 0,50% = 500 000 € x 0,5% = 2 500 €
- De 1,3 à 1,37 million € : (1,37 - 1,3) x 0,70% = 70 000 € x 0,70% = 490 €
- Montant de l'ISF brut = 2 500 € + 490 € = 2 990 €.
Calcul de l'ISF
- 17 500 € - (1,37 million € x 1,25%) = 375 €
- D'où montant ISF à payer = ISF brut (voir plus haut) - décote
- Soit 2 990 € - 375 € = 2 615 €.
Plafonnement de l'ISF
Simulation ISF
ISF et résidence principale
- Isf 2018 > Guide
- Donation partage et usufruit et isf > Guide
- Isf residence secondaire > Guide
- Isf et flat tax > Guide
- Foyer fiscal : définition et rattachement > Guide
Impôts
- Asdir 2019 : l'avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu
- Avis d'imposition 2019 : date, duplicata et avis perdu
- Crédit d'impôt énergétique : pas de prime énergie en 2019
- Date de taxe d'habitation : vous devrez bientôt des intérêts de retard
- Déclaration d'impôts 2019 : date, délai et formulaire
- Déficit foncier 2019 : imputation, report et calcul
- Dégrèvement : demander une diminution d'impôt
- Demande de dégrèvement : lettre type gratuite
- Demande de rattachement au foyer fiscal
- Derniers jours pour payer l'impôt sur le revenu
- Exonération de taxe foncière 2019 : qui peut en bénéficier ?
- Frais réels 2019 : impôts, calcul et barème
- Impôts locaux 2019 : calcul, exonération et simulation
- IRPP : définition, calcul et barème
- Mensualisation de l'impôt 2019 : comment ça marche
- Pacs et impôts : quel avantage ?
- Pension alimentaire à un enfant majeur : montant et impôts
- Plus-value de résidence secondaire 2019 : calcul et imposition
- Prélèvement à la source : les doublons sont-ils à craindre ?
- Qu'est-ce qu'une taxe de séjour ?
- Réclamation aux impôts
- Régime réel : quelle imposition choisir ?
- Revenu fiscal de référence 2019 : qu'est-ce que c'est ?
- Revenu net global : qu'est-ce que c'est et où le trouver ?
- Salaire imposable 2019 : calcul et montant
- Taxe d'habitation d'un étudiant : doit-il la payer ?
- Taxe foncière 2019 sur le non bâti : calcul et exonération
- Taxe sur les logements vacants : logements et communes concernés
- TEOM : locataire, calcul et définition
- Avantage fiscal : Pacs, Cesu et mariage
- Contrôle fiscal : durée, opposition et mise en recouvrement
- Date de déclaration d'impôt 2019 : les dates limites par département
- Date de taxe foncière 2019 : les dates de réception et de paiement
- Déclaration en ligne obligatoire : les contribuables concernés
- Défiscalisation 2019 : Pinel, PERP et outre-mer
- Demande d'exonération de taxe d'habitation : lettre gratuite
- Demande de délai de paiement d'impôt
- Demande de remise gracieuse : lettre gratuite
- Exonération de taxe d'habitation 2019 : conditions et demande
- Formulaire de déclaration des frais réels
- Impôt sur le revenu 2019 : barème, tranches et prélèvement à la source
- Investissement forestier 2019 : rendement et défiscalisation
- Lettre de recours hiérarchique
- Micro-foncier 2019 : régime et déclaration
- Payer ses impôts 2019 : quand et comment procéder
- Pension alimentaire et impôt en 2019
- Plus-value sur un terrain 2019 : calcul et taxation
- Prélèvement libératoire : quand le choisir ?
- Quotient familial 2019 : calcul, barème et plafonnement
- Redevance tv 2019 : exonération et montant de la contribution
- Remboursement d'impôt 2019 : quand et comment en bénéficier ?
- Revenu imposable 2019 : définition et calcul
- Revenus fonciers 2019 : déclaration et imposition
- Sofica 2019 : performance et réduction d'impôt
- Taxe d'habitation : ces ministres plaident pour sa suppression totale
- Taxe foncière 2019 : exonération, calcul et date
- TEOM 2019 : calcul et exonération de la taxe sur les ordures
- Tiers provisionnel 2019 : paiement par acompte
Il y a d’excellentes raisons économiques mais aussi politiques de ne pas céder à la démagogie des défenseurs du maintien de l’ISF. Voici pourquoi le président de la République va dans le bon sens.
Coût économique élevé
- L’ISF fait fuir la matière imposable et les plus entreprenants.
Une étude récente a montré que, avec seulement 4% du PIB mondial, la
France «produit»… 20% des millionnaires en exil. Ce sont quelque 800
ménages dont le patrimoine est élevé ou très élevé qui quittent le pays
chaque année. Ce chiffre peut paraître faible mais, d’une part, il ne
recouvre pas toutes les situations (il est ainsi probable que beaucoup
partent avant d’être assujettis, et précisément pour ne pas l’être, ce
qui fait que, par définition, ils n’entrent pas dans la statistique) et,
d’autre part, il correspond à des montants d’impôts perdus très
considérables. Non seulement en effet l’ISF des exilés est perdu mais,
au surplus, ce sont toutes les recettes l’IR et toute la TVA qu’ils
auraient payés s’ils étaient restés qui l’est aussi. On évalue à 200 à
300 milliards d’euros sur 30 ans les pertes occasionnées par les départs
de ménages français qui ont choisi d’autres cieux. Enfin, la «qualité»
de ceux qui partent est particulière: bien souvent, il s’agit
d’entrepreneurs, voire de multi-entrepreneurs, ayant réussi puis vendu.
Leur fortune et leur succès passés les déterminent à être des
investisseurs actifs, particulièrement en actions, et plus
particulièrement en jeunes entreprises. Une fois basés à Bruxelles,
Londres ou Lisbonne, ils investissent ou créent une nouvelle entreprise
partout dans le monde plutôt que principalement en France comme ils
l’auraient fait fussent-ils restés.
- L’ISF contribue puissamment à faire disparaître le tissu
entrepreneurial français par le jeu des exemptions réservées aux
familles d’entrepreneurs et des conditions requises pour y accéder.
Ainsi voit-on aujourd’hui dans beaucoup de PME ou d’ETI un patriarche
se maintenir à la direction pour continuer à bénéficier de la règle de
l’exonération attachée à l’outil de travail alors même qu’il devrait
passer la main – mais il risquerait alors de devenir assujetti à l’ISF.
Souvent aussi on observe que des frères, des cousins, des oncles
émargent dans l’entreprise avec des titres bidons inventés sur mesure
pour cocher les bonnes cases et les faire échapper à l’impôt, ce qui est
malsain en termes de management, mais aussi, tout bêtement, de coûts:
l’entretien de la tribu à coup de salaires inutiles mais élevés pèse sur
la rentabilité de la société, donc sur sa capacité à se développer.
Symétriquement, lorsque les rejetons sont devenus, au fil des
successions, de trop petits actionnaires et/ou qu’ils ne travaillent pas
dans l’entreprise, ce qui les prive du bénéfice de l’ «outil de
travail», alors ils exigent d’elle, pour maintenir leur train de vie
malgré l’ISF, des dividendes généreux - ce qui, là encore, vient la
vider de sa substance et réduire son potentiel d’investissement.
- L’ISF affecte le potentiel de croissance du pays. Pour les deux raisons évoquées ci-dessus, et bien d’autres encore, l’ISF est facteur de réduction du potentiel de croissance de notre pays. L’institut Coe-Rexecode estime ainsi dans l’une de ses dernières productions que le PIB a été amputé par le seul effet de l’exil fiscal de quelque 0,06% par an – soit presque 2 points de PIB sur 30 ans! Au total, il faudrait sans doute au moins doubler ce chiffre pour appréhender complètement les effets dévastateurs de la fiscalité du patrimoine très anormalement élevée qui caractérise la France, fiscalité qui, comme n’importe quel étudiant de première année en économie pourrait le deviner, a pour effet… de démobiliser et de faire disparaître le capital. Or, on ne le dira jamais assez, les premières victimes d’une économie atone sont ceux qui, avec une économie plus dynamique, auraient une chance de retrouver un emploi alors qu’ils peinent plus que les autres aujourd’hui – femmes, non-qualifiés, minorités visibles etc. Le «cadeau aux riches» qu’on dénonce aujourd’hui volontiers est en fait un cadeau au pays qui bénéficiera à tous.
- Mauvais moment politique à passer
- Et politiquement? Oui, la pilule sera dure à avaler tant il est vrai que, justement, la thématique du cadeau indu aux "riches" est porteuse à court terme. Les débats au Parlement sont et seront rudes. La presse, que le souci de la bonne conscience meut toujours plus que de raison, sera en grande partie soit très hostile soit, à tout le moins, critique. Mais ce n'est sans doute qu'un mauvais moment à passer: dans aucun des pays où l'équivalent de l'ISF a été aboli la polémique n'a duré au-delà des semaines entourant le débat législatif. Il est probable que, si l'ISF est supprimé au premier janvier, on n'en parlera plus, ou plus guère au-delà de l'hiver.
Philippe Manière
Source
G) Divers articles de UL



































