L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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octobre 13, 2014

Allemagne: "L'homme malade de l'Europe"

L'Université Libérale, vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.
Personnellement cela fait déjà plus de 5 ans que j'ai défini cette hypothèse, notamment auprès de l'IHEDN...Question de choc démographique pour 2020 et d'un endettement "kolossal" bien caché !

Destatis a rendu public les derniers chiffres du recensement effectué en 2011, et revu à la baisse son estimation de la population allemande: 1,5 million de personnes en moins que prévu. L'Allemagne compte 80,5 millions d'habitants dont 42 % ont plus de 50 ans. En France, par comparaison, les plus de 50 ans représentent 36,8 %. Le taux de natalité n'est que de 1,39 enfant par femme. En 2060, l'Allemagne ne comptera qu'entre 65 et 70 millions d'habitants, estime Destatis. «Notre problème, c'est la démographie», admet-on au sein du gouvernement allemand. Poids des retraites et de l'assurance-maladie, transformation du marché du travail, place des seniors… Les défis structurels à relever sont nombreux.
Si rien n'est fait, le marché du travail risque de se rétrécir de plus de 6 millions de personnes d'ici à 2025.


C'est la prédiction du "Daily Telegraph", qui fustige la situation économique de l'Allemagne. "L'homme malade de l'Europe" n'est pas celui qu'on croit... 

Haut les coeurs ! D'après The Daily Telegraph, le prétendu déclin français (ou "suicide", pour reprendre une expression chère à Éric Zemmour) ne sera bientôt qu'un vieux souvenir, rapporte le blog du Monde "Big Brother". Dans dix ans, prédit le quotidien britannique, l'homme malade de l'Europe ne sera pas celui qu'on croit : la France aura dépassé l'Allemagne. Graphiques et experts à l'appui, le site du journal attaque en effet durement les choix économiques allemands : "La France peut passer pour l'homme malade de l'Europe, mais les malheurs de l'Allemagne sont plus profonds, enracinés dans le dogme mercantile, la glorification de l'épargne pour son propre compte et la psychologie corrosive du vieillissement." Un pronostic qui appuie là où ça fait mal, alors que quatre instituts de conjoncture viennent de fortement réviser à la baisse, ce jeudi, leurs prévisions de croissance pour l'économie outre-Rhin. D'autant que, note le journal britannique, ces inquiétudes sont exprimées avant tout par des spécialistes allemands, au premier rang desquels le directeur de l'Institut allemand pour la recherche économique. 

Un pays "se reposant sur ses lauriers"
Dans son dernier livre, Die Deutschland-Illusion, Marcel Fratzscher livre "un pamphlet contre le fétichisme fiscal du ministre des Finances Wolfgang Schaüble, maintenant inscrit dans la Constitution à travers une loi d'équilibre budgétaire à laquelle il est quasi impossible de déroger", écrit The Daily Telegraph. "Il exprime la déception d'un pays se reposant sur ses lauriers, prisonnier de la fausse idée partagée que l'économie se gère comme le budget d'une famille, et rassuré à tort par la flatterie mal placée des pays voisins qui regardent rarement sous le capot du moteur allemand", ajoute le quotidien. "L'Allemagne se proclame modèle du monde, mais l'orgueil précède la chute", note pour sa part Olaf Gersemann, le chef du service économique du groupe de médias Welt dans son dernier ouvrage, La bulle Allemagne. Selon lui, le second "miracle économique" que connaît l'Allemagne depuis 2005 lui est "monté à la tête". Le pays a pris un ensemble de circonstances exceptionnelles pour une ascendance permanente, alors que ces dernières vont "bientôt disparaître", voire s'inverser. 

"Chant du cygne"
Nous assistons au "chant du cygne d'une grande nation économique", prévient-il. Voilà de quoi redorer le blason français, qui ressort rarement grandi des comparaisons avec son voisin. "Depuis des décennies, les erreurs en matière de politique publique se succèdent. Les impôts et les structures sociales ont engendré la chute du taux de fécondité du pays. Le manque d'investissement a aggravé cet état de fait. D'ici cinq ans, il est évident que l'Allemagne se trouvera dans une situation grave et qu'un budget équilibré ne sera pas suffisant pour se défendre. D'ici dix ans, la France sera la puissance dominante en Europe", conclut The Daily Telegraph.


"D'ici dix ans, la France sera la puissance dominante en Europe"
Source, journal ou site Internet : Le Point
Date 11 octobre 2014
Auteurs : 6 Medias


Le défi démographique de l'Allemagne

7 commentaires:

François de Durand a dit…

Oui mais la France ne va pas beaucoup mieux si l'on ôte les naissances immigrées... c'est le problème de tous les pays européens si je ne m'abuse...

Guy André Pelouze a dit…

Ainsi l'économie serait % au nombre d'habitants?
Faux
Archi faux
La puissance d'avenir c'est l'intelligence.
Faites vos jeux.

Guy André Pelouze a dit…

http://www.project-syndicate.org/.../ricardo-hausmann-on...
The Tacit-Knowledge Economy
Knowhow resides in brains, and emerging and developing countries should focus on attracting them,...
project-syndicate.org

Pierre Robert Michon a dit…

On ne peut pas gagner sur tous les tableaux !

François-René Đặng-Vũ Bân Rideau a dit…

Et pour "France", tu nous fais le décompte séparé "caucasiens" vs "nord-africains" vs "autres"? Parce qu'après ajustement, la situation est peut-être pire.

Luc Wilquin a dit…

ça fait plusieurs années que je le dis

Il ne fait jamais bon être le "modèle économique à suivre"

Bruno du Maquis a dit…

Quel sordide soupe keynésienne bornée que voici !
Consternant.

La palme pour cette phrase, qu'aucun politocard parasite esclavagiste bonimenteur français ne renierait :"Poids des retraites et de l'assurance-maladie, transformation du marché du travail, place des seniors… Les défis structurels à relever sont nombreux."

Observé au prisme collectiviste du système par répartition et de la redistribution illusionniste cleptocrates, c'est certain.
En revanche, dans un système libre, la baisse de population ne pose aucun problème.
Autre avantage : une immigration attractive pour les talents et les capitaux pour changer, plus pour l'immigration économique parasite de masse remplaciste tant prisée par nos raclures socialistes (de droite comme de gauche), donc là encore, aucun problème ni de retraites ni d'assurance-maladie, dans un système assurantionnel privé...

La soupe malthusianiste sociale, ça suffit.