L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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juillet 01, 2015

Le manque de confiance en l'autre comme un des obstacles majeurs au développement français - ÉCONOMIE

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.

Sommaire:

A) Les Français n'ont plus confiance dans la parole publique qui lui préfèrent le secteur privé -  |  Par Alexandre Boudet 
 
B) Les pays européen ou il y a le plus grand nombre de familles millionnaires - by in news

C) François Hollande et son conseiller Faouzi Lamdaoui accusés de travail dissimulé - De Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer

D) Les Français ont-ils encore confiance dans leurs institutions politiques? - Par FlorianFayolle - Challenges 

E) En qu(o)i les Français ont-ils confiance aujourd'hui ? - Pascal Perrineau - Sciences Po 

F) Les Français ont-ils réellement retrouvé confiance en l'avenir ? - Fabien Piliu - http://www.latribune.fr

G) Les cadres ont-ils confiance ? - par - actionco.fr

H) Confiance de Wikiberal

I) Les Français ont-ils confiance ? - http://www.lafinancepourtous.com 
 
J) Les français ont-ils encore confiance en leurs médias ? - Par Meliam - e-canardier
 


A) Les Français n'ont plus confiance dans la parole publique qui lui préfèrent le secteur privé

Les Français n'ont plus confiance dans la parole publique. Cette phrase n'est pas seulement une idée reçue. C'est un réalité que l'on peut voir sur le deuxième baromètre de la confiance. Elle est parfaitement illustrée par le deuxième baromètre de la confiance dans la parole publique, réalisé par le cabinet Occurence pour l'association Communication publique et publié mardi 30 juin (voir les résultats en bas de l'article).

Si les auteurs notent une petite amélioration par rapport à la première édition réalisée en 2013, la progression est trop faible, surtout si on la compare à la confiance envers le secteur privé. 

"La deuxième vague présente un état moins sombre mais la parole et l'action publique souffrent toujours de la comparaison avec leurs homologues du secteur privé auréolé d'un certain a priori d'efficacité et de réactivité.", note Christelle Furney, du cabinet Occurence.


La prime aux experts, bien devant les politiques
Lorsque l'on demande aux Français à quels organismes publics ils font confiance, la hiérarchie n'a que peu bougé en deux ans: les Français donnent une prime aux experts (les établissements culturels et scientifiques arrivent nettement en tête), devant les acteurs de proximité (villes, départements et régions). Les instances étatiques (ministère et Etat) ferment la marche.

De quoi accréditer la thèse d'une rupture avec les dirigeants politiques nationaux illustrée également par la perte de vitesse des partis politiques dont les Français se détournent et par l'abstention qui croît scrutin après scrutin.  


"La faible crédibilité de la parole publique renvoie à la perte de légitimité des émetteurs, décideurs élus ou administratifs. C'est alarmant parce qu'il en va de la cohésion de notre société", déplore Jean-Paul Delevoye

président du Conseil économique social et environnemental (Cese) invité à réagir aux résultats de l'étude. L'Etat et les ministères se retrouvent même derrière la parole de l'Europe qui n'ont pourtant pas bonne presse auprès de nos compatriotes.

Les résultats sont d'autant plus terribles qu'il reste très peu de valeurs que les Français associent prioritairement au secteur public. Sur les 13 items recensés dans l'étude, il n'y en a qu'un seul pour lequel le public fait mieux que le privé: l'égalité. En termes de performance, d'expertise, d'innovation ou de disponibilité, les différences sont même abyssales, au détriment de la sphère publique.

 
Les campagnes de com' mieux perçues que les institutions
Il y a pourtant une (petite) lueur d'espoir pour les responsables d'administrations publiques ou les dirigeants politiques: les Français peuvent être séduits par les actions de communication qu'ils lancent. 

 "Les institutions les moins bien jugées a priori, comme les ministères, sont beaucoup mieux perçues au regard de leurs actions d'information et de communication", note Christelle Fumay 

dont le cabinet a testé une dizaine de campagne. Ainsi, celle pour la Sécurité routière reçoit un accueil positif de 73% des personnes interrogées et celle sur le gaspillage alimentaire de 72% alors que seulement 34% des Français ont confiance dans les ministères.

"Les Français plébiscitent la communication de service ou sur de nouvelles dispositions légales plutôt que la communication de notoriété et d'image dans lesquelles ils se projettent moins facilement. Si l'étude s'efforce de positionner le débat sur la parole des institutions et des entreprises, il s'avère que ce que les Français ont en tête en répondant touche essentiellement à la dimension du service"

, insiste l'experte. En clair, ce n'est qu'au prix de services plus efficaces que la parole publique retrouvera grâce aux yeux des Français.
 |  Par
Lire aussi :


 
B) Les pays européen ou il y a le plus grand nombre de familles millionnaires

Il est le plus peuplé avec la plus grande économie, l'Allemagne est comme prévu la nation qui a le plus grand nombre de familles millionnaires de toute l' Europe.
 
Comme le démontre ce tableau de Statista, qui représente 3,5 % du nombre total de ménages en Allemagne, par rapport à 13 % en Suisse ou 22,7 % au Luxembourg.



Autrement dit, un ménage sur quatre au Luxembourg a un patrimoine privé net d'au moins 1 million d'€.

Le Royaume-Uni a en revanche près de 800.000 pour 1 million de familles - soit environ une personne sur 20 au total.

by in news - Source: Julius Baer wealth report

Map: The richest people in Europe, by country
More: 11 maps and charts to challenge your perceptions of Europe



C) François Hollande et son conseiller Faouzi Lamdaoui accusés de travail dissimulé

Toute cette semaine les affaires ont émaillé le quotidien de François Hollande, ses proches tel Faouzi Lamdaoui ayant été accusé pour « abus de biens sociaux », « blanchiment d’abus de biens sociaux » «  faux » et « usage de faux ». La mise en examen de son conseiller est d’ailleurs la plus grave puisque sur ces histoire il y a forcément la main de François Hollande. M. Lamadaoui étant le conseiller le plus proche du président, il est défini même comme un intime.

De plus, a été mis en lumière un fait bien plus important que toutes ces broutilles qui sont dans l’apanage de presque tout politique d’un certain niveau. C’est celle de l’exploitation voire d’une arnaque d’un simple citoyen, d’un sans grade par un politicien ayant tous les leviers du pouvoir. Je rappelle l’histoire, M. Belaïd est embauché par M. Lamdaoui afin d’être chauffeur de François Hollande.
 

Le témoignage de M. Belaid sur Valeurs Actuelles, 

« Après le congrès de Reims, qui voit Martine Aubry succéder à François Hollande à la tête du PS, il entre au service du député de Corrèze. « En décembre 2008, c’est ma première mission pour François Hollande. Je dois le retrouver à son domicile du 6, rue Cauchy, dans le XVe arrondissement de Paris, pour aller changer sa paire de lunettes. » Lamdaoui fait les présentations : « C’est Mohamed qui va te conduire à partir d’aujourd’hui, qui va travailler pour toi. » Noël approche. « Je fais davantage connaissance avec François Hollande, toujours très courtois à mon égard. Il me demande avec bienveillance comment un musulman comme moi perçoit la fête de Noël », se souvient l’ancien chauffeur. Après les fêtes, le travail se poursuit. Il conduit son nouveau patron de plateau télé en studio de radio. Souvent tôt le matin et parfois le dimanche. Le chauffeur enchaîne les courses avec Faouzi Lamdaoui et François Hollande, mais attend toujours son contrat. « Ne t’inquiètes pas, c’est en train de se faire ! », le rassure Lamdaoui. »

Pendant 6 mois M. Belaid travaillera pour François Hollande sans toucher le moindre centime. 

« Plusieurs témoignages et documents (dont un de la société Hertz) attestent de son emploi. L’ex-chauffeur affirme avoir aussi été victime de menaces. » M. Lamdaoui promettait « une régularisation rapide de sa situation par la signature d’un contrat avec le conseil général du Val-d’Oise… qui ne serait jamais arrivé. »

Evidemment hormis Valeurs Actuelles aucun média ne souhaite relayer cette histoire touchant la plus haute fonction de l’Etat, ils préfèrent fermer les yeux sur des agissement condamnables et être complice d’un pouvoir corrompu.

Cette attitude dégueulasse montre tout le mépris que peut avoir M. Hollande et ses sbires pour les petites gens. M. Hollande se pense au-dessus des lois en ne payant pas ses employés, ainsi la fonction de Président de la République le protège de toute action en justice. Qu’il en profite 2017 est vite arrivé.

Mike Borowski

 

 

D) Les Français ont-ils encore confiance dans leurs institutions politiques?

Martial Foucault présente les conclusions du baromètre sur la confiance politiques des Français envers leurs institutions. La tentation du repli soi gagne du terrain.

Dans la réédition de votre baromètre vous notez un sursaut de la confiance envers les institutions. Est-ce l’un des effets post attentats de Paris ?
Parmi les mouvements observés entre décembre 2014 et fin janvier 2015, le sursaut de confiance vis-à-vis des institutions politiques est le plus spectaculaire. En particulier, l’exécutif (Présidence de la République et Premier ministre) capitalisent fortement sur la gestion des événements de crise. Phénomène que l’on avait déjà observé en septembre 2001 aux Etats-Unis ou en juillet 2005 à Londres.
Même s’il y a un rebond, les institutions politiques nationales restent à des niveaux très bas de confiance. Comment expliquer le fait que les institutions locales soient beaucoup plus  populaires que celles nationales ? 
Il existe en France un clivage marqué entre les institutions politiques locales et les institutions politiques nationales. Au fond, la confiance élevée vers le maire, le conseiller général ou régional traduit une confiance de proximité, une confiance vers le “bas”. Environ 2/3 des Français ont confiance vers le local. A l’inverse, les députés, le gouvernement et le Président de la République incarnent une défiance vers le “haut”. Globalement, la France se situe parmi les pays européens où le niveau de confiance institutionnelle est le plus faible. Cette situation traduit d’une certaine manière une attente très forte des Français vis-à-vis des gouvernants dans un esprit jacobin. L’agenda des réformes est porté par le gouvernement national et non par les gouvernements locaux sur certains enjeux, ce qui est le cas dans des pays de tradition décentralisatrice.

Comment interpréter la relative confiance des Français envers l’Union européenne qui coiffe l’Assemblée nationale et le Sénat. N’est-ce pas un paradoxe ?
Il est vrai que la perception des Français vis-à-vis de l’UE progresse de nouveau (44% des Français ont confiance contre 41% pour l’Assemblée nationale). Mais lorsque nous interrogeons les Français sur la confiance portée à l’endroit des députés européens, seuls 33% d’entre eux ont confiance contre 48% pour les députés français. Ce paradoxe souligne l’attachement à une relation de proximité avec le représentant à l’Assemblée nationale. A l’inverse, la distance plus grande, voire le déracinement géographique des Français avec leurs représentants européens, réduit le niveau de confiance vers la fonction de député européen. Retenons que pour ces deux fonctions, c’est toujours moins de 1 Français sur 2 qui reste confiant vis-à-vis du pouvoir législatif. Cette défiance est confirmée par le fait que 85% des Français considèrent que les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce que les gens pensent.

Enfin, on voit que la tentation du repli sur soi progresse. Est-ce l’un des effets de la crise économique et sociale que nous traversons ? Et cela augure-t-il une percée électorale pour le FN, notamment aux départementales de mars prochain ?
Si les attentats de janvier ont marqué un retour du politique, une profonde solitude morale traverse le pays. La crise économique et sociale continue de produire ses effets destructeurs non seulement sur le terrain des inégalités, du lien social mais aussi sur celui des valeurs. En effet, une majorité de Français sont demandeurs d’une plus grande protection vis-à-vis de l’extérieur, créant ainsi les conditions d’un repli sur soi mais aussi de tensions plus fortes entre groupes sociaux et religieux. Bien qu’il faille rester prudent sur l’interprétation de telles données, il est évident que l’esprit du 11 janvier et sa déclinaison en grand mouvement unitaire était d’une certaine manière par trop idéalisée. Les prochaines échéances électorales sonneront le glas de cette séquence avec une progression très forte du Front national aux élections départementales (avec un grand nombre de duels FN-PS ou FN-UMP) sans que cela ne se traduise par la conquête de départements par le parti frontiste. Le mode de scrutin régional [les élections régionales auront lieu fin 2015] peut en revanche donner au FN un rôle d’arbitre, voire de faiseur de majorité régionale, si la popularité du parti se maintient à son niveau actuel (24 % d’opinions favorables).  
 

Par Florian Fayolle
Challenges



E) En qu(o)i les Français ont-ils confiance aujourd'hui ?

Les conséquences sociales de la crise financière puis économique de 2008 ont-elles modifié les valeurs des Français ?

Malgré leurs expressions majoritaires de défiance face aux élus et aux acteurs administratifs et de pessimisme quant à l'avenir de notre pays, les Français restent confiants sur un point : ils ont confiance en eux pour s'en sortir. Se dessinerait ainsi aujourd'hui, un paradoxe et une énigme français que cette conférence propose de résoudre à travers l’analyse du Baromètre de la confiance politique du CEVIPOF de 2014.

- Qui sont ces Français et ces citoyens partagés entre confiance personnelle (le bonheur privé) et défiance à l'égard du monde extérieur et d'autrui (le pessimisme public) ? 
- Evoquer la question de la confiance citoyenne permet aussi de dresser un état des lieux de notre démocratie. Alors, en qu(o)i les Français ont-ils confiance aujourd'hui ? 


Pascal Perrineau, professeur des Universités à Sciences Po, chercheur au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Il enseigne l’introduction à la science politique, la vie politique en Europe, l’analyse des attitudes et des forces politiques et sur le vote. Ses recherches portent principalement sur la sociologie électorale, l’analyse de l’extrême droite en France et en Europe ainsi que sur l’interprétation des nouveaux clivages à l’œuvre dans les sociétés européennes. Il remplit plusieurs missions d’expertise auprès, entre autres, du Conseil de l’Europe, du Fonds national suisse pour la recherche, du Fonds national bulgare pour la science, du Fonds pour la recherche scientifique belge ou encore de Radio France. Son dernier ouvrage s'intitule La France au Front, essai sur l'avenir du Front national (Fayard, A paraître février 2014).

Source: Sciences Po Reims  en voir sa vidéo ici


F) Les Français ont-ils réellement retrouvé confiance en l'avenir ?


L'indicateur synthétique mesurant la confiance des ménages a gagné deux points en décembre. Est-ce de bon augure ? 

Chaînon manquant du cercle vertueux qui permettrait à l'économie française de renouer avec la croissance, la confiance serait-elle au rendez-vous ? Calculé par l'Insee, l'indicateur synthétique mesurant la confiance des ménages a gagné deux points en décembre.

L'imminence des fêtes de fin d'année a-t-elle grisée les Français ? Croient-ils possible un retour de la croissance - l'indice PMI publié ce jour indique une nouvelle contraction de l'activité en France - et une baisse du nombre de demandeurs d'emplois ?

Malheureusement, ce timide retour de la confiance n'est pas vraiment porteur de bonnes nouvelles. D'une part, il n'est pas suffisamment prononcé pour permettre à l'indicateur de dépasser sa moyenne de longue période. A 90, l'indicateur se situe 10 unités en dessous de celle-ci !

Une embellie en trompe-l'œil

D'autre part, ce retour de la confiance n'est qu'une embellie en trompe-l'œil. En effet, elle trouve en grande partie son origine dans l'augmentation brutale de l'opportunité d'épargner,  en dépit de la progression attendue du pouvoir d'achat ! Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee table sur une progression de 1,3% du pouvoir d'achat entre juin 2014 et juin 2015. La crainte, toujours plus forte, du chômage explique ce changement  attendu de comportement des Français.

Or, s'ils deviennent des fourmis, les ménages ne seront plus cigales. Et s'ils consomment moins, ce sont les espoirs timides de reprise qui s'envolent.

Sans vouloir verser dans un pessimisme exacerbé, les statistiques du jour de l'Insee sont donc plutôt alarmantes. Elles pourraient présager le pire pour l'économie française. En effet, si ces anticipations devaient se réaliser, la prévision annuelle de croissance, fixée à 1% par le gouvernement, serait très difficile à atteindre, l'investissement des entreprises étant en panne. Les mesures fiscales mises en place par le gouvernement pour relancer la formation brute de capital fixe ne produisent pas encore leurs effets.

La politique de l'offre ne produit pas encore ses effets

Citons notamment le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi ((CICE) dont le taux est passé de 4% à 6% de la masse salariale jusqu'à 2,5 SMIC et les allégements de cotisations prévus par le Pacte de responsabilité qui sont entrés en vigueur le 1er janvier. « En dépit du très bas niveau des taux d'intérêt réels, l'investissement des entreprises n'augmenterait que légèrement d'ici mi-2015, en ligne avec des perspectives de demande modestes et un faible utilisation des capacités de production », résume l'Insee dans sa dernière note de conjoncture. Quant à la dépréciation de l'euro face au dollar, elle est encore insuffisante pour permettre au commerce extérieur de contribuer positivement et de manière significative à la croissance.

Pas de baisse du taux de chômage à court terme

Les espoirs de décrue rapide du chômage seraient également douchés sachant que, comme François Hollande l'a rappelé ce lundi lors de sa rentrée médiatique sur l'antenne de France Inter, une baisse du nombre du demandeurs d'emploi n'est envisageable que si le PIB progresse à un rythme supérieur de 1%.

Pour l'instant, l'Insee est pessimiste. L'Institut, qui table sur une progression de 0,3% du PIB au premier et au deuxième trimestre, anticipe une augmentation du taux de chômage de la population active au cours du premier semestre. Selon ses calculs, il passerait de 10,4% au troisième trimestre à 10,6% fin juin, les créations d'emplois étant insuffisantes pour compenser les destructions de postes, occuper les surreffectifs et absorber la progression de la population active. Chaque année, conséquence du dynamisme démographique, 800.000 jeunes arrivent sur le marché du travail.

Et ensuite ? A moins d'une rupture technologique majeure, d'un emballement des économies des pays de la zone euro qui absorbent près de 60% des exportations tricolores, les prévisions ultérieures du gouvernement pourraient passer pour fantaisistes. Pour l'instant, Bercy vise une augmentation de 1,7% en 2016 puis de 1,9% en 2017.

Fabien Piliu
latribune.fr

aussi à lire: Le moral des ménages reste scotché à son plus bas niveau depuis 2007  



G) Les cadres ont-ils confiance ?

Souvent montrés du doigt pour leur pessimisme, les cadres français sembleraient plus positifs qu'il n'y parait. Une étude menée par le cabinet Robert Walters, dévoile leur degré de confiance concernant leur avenir professionnel. 

Contrairement aux idées reçues, les Français sont plutôt sereins au sujet de leur vie professionnelle avec 77% d'optimistes, d'après les résultats d'une enquête* menée par le cabinet de recrutement spécialisé Robert Walters. De leur côté, les cadres des entreprises françaises, sont 68% à se déclarer confiants en l'avenir de leur société. Les dirigeants français ont également confiance dans leur domaine d'activité (80%). Dans les autres pays européens interrogés, les chiffres témoignent du même degré de confiance avec 80% pour la Belgique, l'Irlande, le Luxembourg, l'Espagne et la Suisse, et jusqu'à 88% pour les Pays-Bas. 

Parmi ces différents domaines, les collaborateurs français se montrent optimistes envers le secteur IT (40%). Ils sont aussi nombreux à afficher leur confiance dans la solidité de la Banque et des Services Financiers (21%). 

Autre enseignement à tirer de cette étude : 66% des cadres français ont le sentiment d'être assez libres dans leurs choix professionnels. Seulement 14% des dirigeants interrogés se sentent totalement libres, contre 32% en moyenne en Europe. Un écart qui s'expliquerait selon Robert Walters, par le manque de fluidité du marché de l'emploi en France, entretenu par l'absence générale d'opportunités (44%) et l'instabilité du marché de l'emploi (32%).

*Enquête menée en avril 2015 auprès de 6 500 cadres sur plusieurs thématiques liées au marché de l'emploi. 
 
 
 
 

H) Confiance de Wikiberal
 
La confiance (du latin con -ensemble- et fidere -se fier, croire-), désigne un sentiment de sécurité vis-à-vis de quelqu'un ou quelque chose. C'est un élément essentiel de toute société libérale et de toute économie qui fonctionne.
Plusieurs auteurs ont souligné le manque de confiance en l'autre comme un des obstacles majeurs au développement français. Le prix Nobel d'économie Kenneth Arrow s'est également intéressé à cette notion dans ses déclinaisons économiques.

Voir aussi

Citations

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I) Les Français ont-ils confiance ?
 
La confiance est essentielle car elle se situe au cœur même des projets et des activités économiques. Qu’en est-il de la confiance en France ? 

La confiance en berne
Sur les trente dernières années, on constate une dégradation continue et généralisée de la confiance des ménages : en 1982, deux tiers des Français avaient confiance en l’avenir, alors qu’ils ne sont plus qu’un tiers aujourd’hui. La question du financement des retraites, en particulier, suscite le pessimisme puisque c’est une source d’inquiétude pour 67 % des Français en 2013 (61% en 2010), comme le révèle une enquête menée par le Cercle des Epargnants. Ces chiffres confirment les conclusions d’une étude publiée par HSBC en 2011 dans laquelle 69 % des Français estimaient qu’ils vivraient une moins bonne retraite que leurs parents, taux le plus élevé parmi un ensemble de 17 pays (dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, le Brésil...). 

Une forte propension à l’épargne...
Ce pessimisme se traduit par une forte propension à épargner, comme en témoigne le taux d’épargne des ménages français, parmi les plus élevés de l’OCDE, à 15,6 % du revenu disponible en 2012. Toutefois, on ne constate pas d’intérêt prononcé pour les produits financiers de long terme comme les produits d’épargne retraite, par exemple. Seuls 5 % des Français considèrent que les actions détenues en direct font partie des meilleures solutions pour leur épargne. Ils ne sont que 8 % pour ce qui est des contrats d’assurance-vie investis partiellement en actions. 

... et de l’aversion au risque
En effet, la priorité de 74 % des ménages français est de sécuriser leurs avoirs en ne prenant pas de risque. Leurs principaux motifs d’épargne consistent à faire face aux imprévus et à pouvoir aider leurs proches. Ils ne sont que 15 % à être prêts à prendre un peu de risque pour améliorer légèrement le rendement de leur épargne, et seulement 4 % accepteraient de prendre des risques pour « augmenter fortement le rendement de leur épargne » d’après la Fédération Française des Sociétés d’Assurance. Ils privilégient privilégient donc des placements à la fois sûrs et liquides, comme les livrets.
 
Les grandes tendances de l’épargne en France
La collecte nette sur les contrats d’assurance-vie est redevenue positive sur les quatre premiers mois de 2013, à + 9 milliards d’euros. Les livrets d’épargne de type livret A et LDD restent toutefois en tête des placements favoris des Français avec une collecte de 20,66 milliards d’euros sur la même période. 

Les OPCVM à formule, qui offrent une exposition aux marchés actions avec certaines garanties toutefois, baissent eux très sensiblement depuis quelques années. Entre mi-2009 et fin 2012, l’encours est ainsi passé de 80 milliards d’euros à 47 milliards. Entre 2011 et 2012, la réduction de l’encours a été de 11 %. Cette baisse résulte certes du développement de produits concurrents (utilisant des obligations notamment), mais aussi d’une demande en baisse de la part des particuliers, qui ont moins envie de s’exposer aux risques des marchés actions.
lafinancepourtous
  
 
 
J) Les français ont-ils encore confiance en leurs médias ?
 
Le sondage paru hier dans le magazine La Croix révèle que les français font encore majoritairement confiance aux médias (71%), mais leur confiance s’effrite concernant l’indépendance des journalistes. En effet, les journalistes sont jugés sensibles aux pressions des partis politiques et du pouvoir (avec 66 % de réponses en ce sens, soit une augmentation de 5 points par rapport à l’an dernier) comme à celles de l’argent. Comment avoir confiance en un média lorsque les responsables de ses contenus sont jugés trop proches du pouvoir ou des groupes financiers ? Paradoxe, quand tu nous tiens…
  
Quel est le média préféré des français ? 
La radio, championne de la confiance des français avec 60% de l’opinion (hausse de l’opinion des jeunes !), suivie de la presse écrite créditée de 55% de réponses favorables, et enfin la télévision n’obtient que 48% de confiance, soit une baisse de 12% depuis 1987. Une tendance assez stable pour l’ordre de ce trio depuis une dizaine d’année, avec l’émergence d’un petit nouveau qui rafle de plus en plus la confiance du public : Internet obtient 35% d’opinion favorable contre 23% il y a 5 ans.
 
Ainsi donc, on préfère allumer la radio ou lire un journal, et de plus en plus se connecter sur la toile.
 
Avec quel média le public s’informe-t-il le plus de l’actualité nationale et internationale ? 
Surprise, la télévision est le média par lequel les français s’informent le plus, avec 80% de l’opinion. Ce sont surtout les catégories sociales populaires qui choisissent le petit écran à 90%, contre 60% des cadres.
 
Pourtant, les français réclament plus de sérieux, et désapprouvent l’emballement médiatique survenu lors du décès de Mickael Jackson ou des problèmes de santé de Johnny Hallyday. En revanche, le public aurait préféré une plus grande couverture médiatique sur le sommet de la FAO sur la faim dans le monde ou la possible légalisation des mères porteuses. Moins de people, plus de politique étrangère et de bioéthique ? Il serait surprenant que les ventes augmentent avec ce type de sujets…
 
Quels médias pour l’avenir ? 
Dans 10 ans, les français prédisent un avenir radieux à Internet puisqu’ils sont 77% à penser qu’on l’utilisera davantage, mais un avenir très sombre à la presse écrite. Ainsi, 60% des français imaginent qu’on lira moins les journaux d’ici la prochaine décennie.
 
Pour résumer, les français veulent plus de sujets sérieux, qu’ils écouteront à la radio ou regarderont en surfant sur le web, tout en faisant moins confiance aux journalistes, bien qu’ils consomment aujourd’hui beaucoup la télévision et s’intéressent davantage aux sujets people (d’après les ventes de la presse et des audiences audiovisuelles).
 
L’attitude des français envers les médias restera donc encore un mystère.
 
Par Meliam 
 
 
 

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