L'UNIVERSITÉ LIBERTÉ

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août 04, 2016

Créateur, investisseur, actionnaire; l'Entrepreneur et l'Entreprise toujours de plus en plus taxée !!

Ce site n'est plus sur FB, alors n'hésitez pas à le diffuser au sein de différents groupes, comme sur vos propres murs respectifs. D'avance merci. L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses. 

Librement vôtre - Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste. 




Sommaire:

"Au total, les « prélèvements sociaux, fiscaux et d’autres natures dont sont redevables les entreprises » ont totalisé en 2015 la somme de 772,8 milliards d’euros. C’est plus du tiers du PIB et donc « un enjeu de premier ordre pour les finances publiques », relève la Cour.
Dans cette masse, certains prélèvements occupent une place prépondérante. Les huit plus gros (notamment la TVA, l’impôt sur les sociétés, les cotisations sociales et la CSG) représentent à eux seuls plus de 85 % du total."
La collecte des prélèvements sur les entreprises génère ainsi un coût estimé à « environ 5,2 milliards d’euros » pour les administrations. Une facture plus lourde que celle « de nos voisins les plus performants ».

 


A) 233 taxes payées par les entreprises, c'est trop dénonce la Cour des comptes - Par LEXPRESS.fr avec AFP

B) Entreprise de Wikiberal

C) Entrepreneur de Wikiberal

D) Bientôt une baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME? - Par LEXPRESS.fr

E) Une nouvelle taxe dès 2017 sur la propriété et les entreprises - Emilie Defresne





A) 233 taxes payées par les entreprises, c'est trop dénonce la Cour des comptes

Un rapport de la Cour des comptes publié mercredi 20 juillet pointe la lourdeur et le coût des prélèvements fiscaux et sociaux sur les entreprises. Et préconise une simplifications du dispositif en vigueur.

Trop c'est trop. La Cour des comptes a sorti sa calculatrice et fait le tour de l'ensemble des prélèvements fiscaux et sociaux dus par les entreprises. Elle est arrivée à 233 taxes !  
Si l'on retrouve, bien entendu, les plus connues comme la TVA, l'impôt sur les sociétés ou encore la CSG, d'autres moins importantes viennent alourdir le processus. Et c'est justement l'ensemble du dispositif et surtout sa complexité, que la Cour des comptes pointe du doigt ce mardi 20 juillet.  
"La France se caractérise par une multitude de prélèvements dont sont redevables les entreprises, soit en tant que contribuables (comme l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu pour les travailleurs indépendants ou les cotisations sociales patronales), soit comme collecteur de premier niveau pour les impôts ou cotisations dont sont redevables leurs clients (la TVA par exemple) ou leurs salariés (cotisations sociales salariales ou CSG, notamment)", explique les auteurs en préambule. Un rapport salué par les dirigeants du Medef. 

Un coût de 5,2 milliards d'euros

Conséquence de ce maquis: la multiplicité des interlocuteurs. "La collecte de ces prélèvements est caractérisée par l'intervention d'une pluralité d'organismes de recouvrement, de statut varié et de taille hétérogène, qui constituent autant d'interlocuteurs pour les entreprises", poursuit le le document.  
Dans un sondage inclus au rapport et commandé par la Cour des comptes, 89% des entreprises comprenant moins de 10 salariés disent faire appel à un expert-comptable pour s'y retrouver dans leurs déclarations fiscales. Ce taux passe à 37% (et 17% pour les déclarations sociales) dans les entreprises de plus de 250 salariés. Pour les déclarations sociales, ces taux passent à 87% pour les entreprises de moins de 10 salariés et à 17% pour celles de plus de 250 salariés. 
Interrogés sur les raisons qui les poussent à avoir recours à un tiers, 96% des dirigeants estiment que "chacun a son expertise", tandis qu'ils sont 76% à souhaiter "économiser du temps de travail" et 67 % à craindre "d'oublier 


Outre la complexité du dispositif et la pesanteur pour les dirigeants, le rapport pointe aussi du doigt le coût de ce dispositif. La Cour l'évalue à 5,2 milliards d'euros pour l'État. Or, si certaines de ces taxes rapportent des recettes, d'autres sont moins spectaculaires.  
La Cour des comptes a ainsi calculé que 96 prélèvements de moins de 100 millions d'euros ne généraient que 2,5 milliards de rentrées pour l'État.  

Plus de coopération entre les administrations

La Cour reconnait et salue les efforts de "simplification fiscale" mis en oeuvre pour les petites entreprises notamment, mais elle estime que des progrès doivent être réalisés concernant les prélèvements sociaux.  
Pour améliorer la situation, les auteurs du rapport formulent 21 recommandations. Première piste : poursuivre la réorganisation des différents services de collecte afin de mieux centraliser les prélèvements.  
Ensuite, elle suggère étendre les missions de l'URSAFF en faisant de lui l'interlocuteur central pour les prélèvements sociaux. Enfin, la Cour des comptes souhaite que la coopération entre l'administration fiscale et les différents organismes sociaux soit améliorée. 

Par LEXPRESS.fr avec AFP




B) Entreprise

L'entreprise désigne aussi bien l’activité de l’entrepreneur que l'organisation humaine et technique qui sous-tend cette activité.
Du point de vue du droit (naturel), une entreprise n'est qu'un ensemble de contrats construits autour de l'activité de l'entreprise (contrats de travail, contrats avec les fournisseurs ou les clients, etc.). En fait l'entreprise n'est pas un objet de droit (positif), c'est une notion économique et sociale. Il y a souvent confusion dans les textes de droit entre entreprise et société (il en va de même en anglais avec corporation et company) : l'entreprise produit des biens ou des services tandis que la société finance l'entreprise. En droit, on identifie donc l'entreprise au sujet de droit qui l'exploite.
Du point de vue économique, et dans l'optique capitaliste, l'entreprise est une organisation à but lucratif, constituée ou non en société, qui sert le marché dans l'espoir de dégager un profit au bénéfice de son ou ses propriétaire(s) (les actionnaires, l'entrepreneur). 

Théories de l'entreprise

Il existe plusieurs types d'approches scientifiques visant à théoriser la nature de l'entreprise (ou firme), ses buts, etc. De la "firme point" de la théorie néoclassique, la théorie a, petit à petit, évolué tout au long du XXe siècle vers une conception bien plus complexe, prenant en compte les différents types d'acteurs impliqués (« stakeholder » ou « partie prenante »), les interactions dans le cadre du marché, etc. Les théories et travaux récents (énumérés ci-dessous) conduisent de plus en plus à abandonner une à une toutes les hypothèses du modèle néo-classique (maximisation du profit, firme-point, firme automate, etc.). Ces différentes approches peuvent être regroupées comme suit :

Les approches contractuelles

  • Les approches contractuelles de la firme (voir Théorie des contrats) ; c'est actuellement le courant dominant des théories de la firme, on y retrouve notamment :

L'approche évolutionniste

- Nelson, Richard R. and S.G. Winter 1982, An Evolutionary Theory of Economic Change, Cambridge, Mass.: Harvard University Press.

L'approche régulationniste

  • L'approche régulationniste, courant de pensée français (d'obédience marxienne et keynésienne entre autres) apparu dans les années 1970 (dont les principaux représentants sont Michel Aglietta et Robert Boyer). Cette approche s'emploie notamment à analyser la dynamique des régimes d'accumulation et des modes de régulation des économies, en mettant clairement en avant les aspects politiques et conflictuels de l'entreprise. Elle est très clairement étatiste et fait la part belle à l'interventionnisme étatique.

L'approche de l'école autrichienne d'économie

La division du travail était au centre de l'approche classique d'Adam Smith. Elle inspire le fondement de l'entreprise avec ses corollaires : la circulation des capitaux et des ressources productives. Plus que la division du travail, Friedrich Hayek insiste sur la dispersion de la connaissance dans la société. Grâce à lui, un nouveau mouvement en stratégie est né, la théorie de la firme.
Suivant l'approche classique, les économistes néo-classiques conçoivent l'entreprise sans entrepreneur. L'entreprise est un lieu quasi mécanique d'optimisation des ressources. Pour l'école autrichienne d'économie, et Ludwig von Mises, l'action humaine doit être prise en considération. L'entrepreneurship ou l’art d’entreprendre, comme l'indique Israel Kirzner consiste à être vigilant aux indications du marché. Tous les individus déterminent quels sont les buts et les moyens qui leur conviennent. Le danger est de voir apparaître une autorité supérieure et dirigiste leur imposer leur choix par la règlementation, l'harmonisation ou l'incitation (fiscale, par exemple). Ceci signifie aussi que la limite de l'entreprise ne s'arrête pas à la porte de l'usine. Ce sont les individus qui constituent les entreprises en fonction de leur potentiel à se situer en état de vigilance, en fonction de leur talent pour lancer des affaires et en fonction de leur connaissance pour prendre des initiatives créatives.

Quelques erreurs fréquentes au sujet des entreprises

Pourquoi une entreprise n'est-elle pas gérée démocratiquement

C'est une erreur courante que commettent les collectivistes, renforcée d'ailleurs, en social-démocratie, par une législation qui s'immisce toujours plus dans la marche des entreprises. L'erreur est d'autant plus répandue que beaucoup confondent démocratie et liberté, et parce qu'ils ne se sentent pas libres dans une entreprise, réclament « plus de démocratie ».
Une entreprise, quelle que soit sa taille, est la propriété d'une personne, d'un groupe de personnes, d'une autre entreprise ou de plusieurs autres entreprises. Nul n'a le droit d'imposer quoi que ce soit au propriétaire légitime, de la même façon que personne ne peut venir chez vous pour disposer à son gré de vos biens ou pour vous dicter un comportement. Ce qu'on a le droit de faire dans une entreprise découle en dernier ressort du droit de propriété qu'exerce le propriétaire de l'entreprise (qui a pu déléguer divers pouvoirs à divers échelons, ce qui dans les grandes entreprises se traduit par une hiérarchie interne). Le modèle de l'entreprise est celui de la copropriété : les décisions se prennent bien démocratiquement, mais uniquement entre copropriétaires, et les votes comptent proportionnellement aux parts détenues (si les parts donnent un droit de vote, ce qui n'est pas forcément le cas). Les décisions prises aux échelons inférieurs par délégation sont présumées avoir été avalisées par les propriétaires, qui sont les responsables ultimes (pas de propriété sans responsabilité).
Un salarié qui exigerait la démocratie dans l'entreprise se trouverait dans la même situation qu'un invité sans-gêne qui se comporterait chez vous comme s'il était chez lui, et réclamait le même droit que vous à votre réfrigérateur, votre voiture, votre conjoint(e), etc.
Cela ne signifie évidemment pas que le salarié ne doit pas exprimer son point de vue sur les sujets qui le concernent et tenter d'en convaincre ses responsables : l'intérêt de l'entreprise n'est normalement pas contradictoire avec celui du salarié (puisqu’ils se sont associés librement, et peuvent se séparer à tout moment. Le salarié peut par exemple changer d'employeur ou s'établir à son propre compte s’il s’estime lésé).

Le seul but d'une entreprise, c'est bien le profit ?

Le profit est souvent présenté par les anti-capitalistes de tout poil comme l'alpha et l’oméga de l'entrepreneuriat.
À la suite de travaux majeurs à partir des années 1950, notamment de l'école évolutionniste, les multiples acteurs de l'entreprise, les stakeholders, et leurs motivations respectives ont été considérés avec de plus en plus de précision : salariés, fournisseurs, dirigeants, propriétaires, etc.
Plusieurs auteurs ont successivement proposé durant les 50 dernières années un ou plusieurs objectifs que l'on pourrait par hypothèse affecter à l'entreprise (liste non exhaustive) :
  • Adolph Berle et Gardiner Means, 1933 : maximisation des intérêts de l'équipe dirigeante
  • William J. Baumol, 1959 : maximisation des ventes de la firme, puis du taux de croissance de celle-ci
  • Marris, 1964 : maximisation du taux de croissance annuel, par le chiffre d'affaires, le nombre d'employés, la capitalisation boursière, etc.
  • et enfin Herbert A. Simon, 1959, puis Armen Alchian et Ruben Kessel, 1962 : la firme poursuit des objectifs pécuniaires (profit, trésorerie, chiffre d'affaires, etc..) et non pécuniaires (prestige des dirigeants, carrière des salariés, etc.) et effectue pour cela des arbitrages visant à "satisfaire" tout ou partie de ces intérêts.
On voit donc clairement que la maximisation du profit ne peut raisonnablement être une hypothèse à adopter pour l'analyse du comportement des firmes ; bien souvent les tenants de telles théories ont une vision simpliste et obsolète de l'entreprise. Les objectifs poursuivis par celle-ci ne peuvent être réductibles à un seul quel qu'il soit, tant les buts des stakeholders d'une firme sont divers.

L'entreprise, une abstraction vivante

Il est à noter qu'en plus, assigner un but à l'entreprise, entité désincarnée, relève quelque peu de l'anthropomorphisme. Une telle entité désincarnée, nœud de contrat, n'est ni un être agissant, ni une institution, comme l'explique Pascal Salin, dans son ouvrage Libéralisme :
« Il faut bien se garder de voir en elle une institution, l'une de ces abstractions flottantes, à l'instar de l'État, mystérieusement dotées de pensée et de vouloir. Pour éviter ce danger, on pourrait même se demander s'il ne serait pas plus sain d'éviter de parler d'entreprise, pour essayer de découvrir les véritables acteurs qui la constituent. »
    — Pascal Salin, Libéralisme
Au delà de cette prudence intellectuelle, il est à noter que les approches économiques obsolètes consistant à considérer l'entreprise comme une institution ne résistent pas bien longtemps à l'analyse, et on leur préfèrera notamment les travaux des auteurs cités au paragraphe ci-dessus, ou ceux de l'école autrichienne.

Citations

  • « Dans l'entreprise s'accomplit le même miracle que réalise tout échange : des hommes et des femmes dont les buts sont différents et même initialement incompatibles, se rencontrent et se mettent d'accord. Personne n'abdique ses propres buts dans l'entreprise. Les buts sont multiples, mais ils deviennent compatibles par l'accord contractuel entre des personnes libres qui s'approprient des ressources, fruits de leur activité. C'est pourquoi il est erroné de dire que le but de l'entreprise est le profit et de critiquer le capitalisme pour le prétendu caractère matérialiste de son activité, la prédominance qu'il donnerait à l'argent et à la recherche du profit au dépens de toute valeur humaine. Il est parfaitement légitime que le salarié n'ait pas pour objectif la maximisation du profit de l'entreprise, mais la maximisation de son salaire, son propre accomplissement dans les tâches qu'il doit effectuer ou la chaleur des relations humaines. Il se trouve simplement que, grâce au contrat de travail qui est l'un des éléments constitutifs de l'entreprise, ces objectifs peuvent être rendus compatibles avec ceux du propriétaire de l'entreprise qui poursuit peut-être la maximisation de son profit, ou de son prestige, ou tout autre objectif que nous ne pouvons pas connaître : la personnalité de chaque être humain est incommunicable et nous n'avons d'ailleurs pas le droit de nous mettre à la place d'autrui et de préjuger de la valeur de ses actes et de ses intentions. Mais ce sera le rôle spécifique de l'entrepreneur, en tant que titulaire des revenus résiduels, de concevoir tous ces contrats qui rendront compatibles les objectifs si variés de tous les partenaires. »
        — Pascal Salin, Libéralisme
  • « Une entreprise, c'est une libre association de personnes qui produisent des biens et des services que les gens apprécient suffisamment pour les acheter. C'est ce qui la distingue de l'État, lequel nous fournit des services que nous sommes forcés de payer sans toujours les apprécier. Contrairement aux États, les entreprises ne survivent que dans la mesure ou elles satisfont leur clientèle, et comme les goûts et les produits changent constamment sous l'effet du progrès et de la concurrence, elles sont soumises à un effort constant d'adaptation. Les chantres du Tout-État répandent le sophisme de la puissance des grandes entreprises, sous le prétexte que certaines ont un chiffre d'affaires qui dépasse le PNB de petits États. C'est du vent. Lorsque dans les années 80, les Japonais ont réussi à faire des voitures moins chères et de meilleure qualité, la Général Motors, alors la première entreprise du monde, ou PSA, l'un des plus grands constructeurs automobiles européens, ont tout simplement failli disparaître. IBM, considérée comme invulnérable il y a vingt ans, a failli plonger il y a quelques années sous la concurrence des ordinateurs portables. Beaucoup plongent effectivement. […] Chaque année, le magazine l'Expansion donne le classement des plus grandes entreprises mondiales. Il faut voir comme il évolue au cours des ans. Il n'est pas rare de voir des entreprises prospères disparaître complètement du classement en quelques années. »
        — Jacques de Guenin, ATTAC ou l'intoxication des personnes de bonne volonté
  • « L'entreprise est élue tous les jours par ses clients. »
        — François Michelin
  • « Ce n'est pas la vie des entreprises qui rythme la vie du marché, mais l'inverse. »
        — Bernard Maître
  • « À entendre les journalistes et ce petit monde bien-pensant, une entreprise est une association à but non lucratif dont la noble mission serait de « créer des emplois ». Quelle hypocrisie ! Une entreprise doit gagner de l’argent et quand elle gagne de l’argent, elle embauche. Pour gagner de l’argent, il faut qu’elle fasse le plus possible avec le moins de monde possible. Les impôts vus comme un instrument de « justice sociale » sont une monstruosité. On se trompe de débat, on trompe les électeurs. »
        — Simone Wapler

Bibliographie

  • 2012, Arthur M. Diamond, "The Epistemology of Entrepreneurship", In: Roger Koppl, Steven Horwitz, Laurent Dobuzinskis, dir., "Advances in Austrian Economics", Vol 17, - Experts and Epistemic Monopolies, Emerald Group Publishing Limited, Ch 8, pp111-142

Voir aussi

Liens externes

L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) est une société commerciale constituée d'un seul associé.
Elle est créée par la loi du 11 juillet 1985.
Elle permet à une personne physique d'instituer seule une personne morale c'est-à-dire de se constituer un deuxième patrimoine. L'"associé" se soustrait ainsi au principe d'unicité du patrimoine. Ce deuxième patrimoine est indépendant, il est aussi cessible et transmissible. L'EURL apporte donc une grande sécurité financière à l'employeur et facilite les échanges.
À noter que l'EURL est une entreprise qui déroge à la définition légale de la société : "La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d'affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l'économie qui pourra en résulter." (art. 1832 du code civil).
 
 


C) Entrepreneur

 En un sens tout homme responsable est, de fait, un entrepreneur dès lors qu'il maximise son capital physique, financier ou humain (capital corporel, social, culturel [1]) et alloue des ressources rares (son argent, son temps, son stress[1]) en vue d'atteindre les fins qu'il s'est imposées. En outre, il est important de souligner que l'esprit d'entreprise peut être considéré comme un ensemble de compétences transférables à un contexte organisationnel où se produisent la prise de risque, le sens de l'innovation, la reconnaissance d'opportunités, et d'autres impératifs similaires. Ce principe entrepreneurial est l'essence même de l’homo liberalis que veulent assujettir les collectivistes ou de l'homo œconomicus que les anthropologies romantiques fustigent (en faveur du don de soi, du désintéressement, de la générosité, de la gratuité, etc.). L'entrepreneur a souvent été observé du point de vue national en mettant en lumière l'aspect bénéfique sur la croissance d'un pays. Cette approche à la fois utilitariste, sociétale et nationaliste est remise en cause par la prise en compte de l'entrepreneur migrant

Les entrepreneurs au XIXe s.

Pour les hommes du XIXe siècle, l'entreprise était avant tout l'entrepreneur et même la famille de l'entrepreneur qui lui conférait une durée sur plusieurs générations. Seules quelques grandes sociétés anonymes, mais peu nombreuses, dans la sidérurgie, les mines, les chemins de fer, la banque, les assurances présentaient un caractère dépersonnalisé. Les entreprises du XIXe siècle étaient essentiellement familiales, quelle que fût leur forme juridique, car les formes de sociétés de capitaux n'excluaient en aucune façon ce caractère. En matière de financement, la forme familiale remplissait une fonction majeure, dans la mesure où le crédit reposait sur la confiance entre les personnes. L'incarnation de l'entreprise dans l'entrepreneur fut favorisée dans les débuts de l'industrialisation par le fait que n'étaient décisives ni l'unité spatiale de la production dans la mesure où le travail pouvait être dispersé, ni l'unité du personnel, car la main-d'œuvre était instable, le personnel d'encadrement très peu nombreux et la direction en général assumée par un membre de la (ou d'une) famille propriétaire. Le réseau familial permettait de résoudre la plupart des problèmes que posait l'entreprise. Il était à la base de la réunion des capitaux qui était indispensable au démarrage d'une entreprise. Par son influence, il déterminait les possibilités de crédit dont elle pouvait disposer, en un temps où, avant la naissance des grands établissements de crédit, ce dernier reposait sur la connaissance personnelle et l'estime que le banquier accordait à son client.
La simple hérédité n'étant pas une garantie de compétence dans les affaires, la continuité de l'entreprise passait par une attentive formation des fils d'entrepreneurs ou, à défaut, de leurs neveux, jusqu'à ce qu'ils soient capables d'assumer des fonctions de responsabilités, puis d'être associés à la gestion. La formation qui leur était donnée reflétait l'idée que leurs pères ou leurs oncles avaient des qualités indispensables à leur métier. Hommes d'affaires pragmatiques, peu portés aux spéculations intellectuelles, ces derniers appréciaient une éducation pratique faite en s'exerçant à connaître tous les travaux effectués dans l'entreprise, plutôt que des études dans des universités ou des grandes écoles, dont elle n'était par ailleurs pas exclusive. Les mariages étaient une stratégie d'acquisition de ressources extérieures. A l'origine de nombreuses entreprises, on trouvait des capitaux apportés par l'épouse. Les mariages des fils, judicieusement arrangés, pouvaient ensuite apporter les fonds nécessaires à l'extension de l'échelle des affaires. La famille, qui donnait des dots, s'appauvrissait. Les transferts financiers étaient souvent compensés par des opérations contraires, c'est-à-dire par des mariages multiples entre deux familles, qui étaient toutes deux bénéficiaires puisqu'elles formaient désormais un groupe plus puissant.
Les historiens britanniques sont ceux qui ont le plus insisté sur la « loi des trois générations » en arguant que les valeurs aristocratiques et terriennes encore dominantes dans la société victorienne incitaient les entrepreneurs qui avaient acquis la fortune à chercher ensuite un statut social. Les industriels britanniques acquéraient en effet des domaines, des châteaux, s'efforçaient d'entrer dans la gentry et d'obtenir des fonctions municipales. Leurs enfants étaient élevés en gentlemen, de préférence à Eton et Oxford, étaient encouragés à un genre de vie plus oisif et mondain, s'orientaient volontiers vers les carrières administratives ou politiques. Mais pour quelques défections d'industriels amateurs célèbres combien y avait-il de familles où la transmission de l'entreprise à la génération suivante était l'essentiel objectif ? Ensuite, l'achat de domaines fonciers n'était pas la preuve d'un désintérêt pour l'activité industrielle. Il représentait, certes surtout dans la première moitié du XIXe siècle, une forme de diversification des revenus, qui évitait de les faire, dépendre exclusivement de la conjoncture d'un seul secteur et il permettait de trouver du crédit en ouvrant la possibilité d'hypothéquer.
Les entreprises dépérissent lorsque leurs dirigeants ne savent plus les adapter aux changements de l'environnement ou n'en ont plus les moyens, techniques, financiers, commerciaux. L'évolution de l'industrie au XIXe siècle fut dominée par un rapide renouvellement des techniques, qui devinrent de plus en plus complexes et de plus en plus formalisées scientifiquement. Là où du savoir-faire, un esprit méthodique et du bon sens suffirent longtemps, des connaissances plus précises furent peu à peu nécessaires. Certains secteurs en exigeaient davantage, comme la métallurgie et surtout comme les secteurs nouveaux qui se développèrent à partir des années 1880 autour de l'électricité et de la chimie. Une entreprise de ces branches devait désormais employer des ingénieurs. Comme dans les pays européens, à la différence des États-Unis, les circuits commerciaux étaient depuis longtemps rodés et les marchés, du moins les marchés intérieurs, relativement stables, le changement fut surtout ressenti comme un défi technique. La formation technique tendit à l'emporter sur la formation commerciale pour les dirigeants. Bien que ces exigences nouvelles aient favorisé des formes d'entreprises managériales ou d'entreprises fondées par des ingénieurs, puis revendues à des collègues sans être continuées par des descendants, la forme familiale de l'entreprise parvint souvent à leur faire face par la formation des héritiers et par l'inclusion dans la famille de compétences extérieures. Ce qui assurait la longévité des grandes entreprises familiales, c'était aussi leur capacité à s'intégrer par les mariages les hommes qui leur étaient utiles.

La perspective autrichienne de l'entrepreneur

D'un point de vue purement économique, un entrepreneur, est une personne qui engage des capitaux et utilise une main-d'œuvre salariée en vue d'une production déterminée. De ce point de vue, l'entrepreneur est synonyme de chef d'entreprise. Les auteurs autrichiens, et dans un sens large, les pré-autrichiens, se sont longuement penchés sur la théorie de l’entrepreneur[2]. Et, ils refusent cette vision étriquée de l'entrepreneur.
L'entrepreneur chez Ludwig von Mises est nettement distinct de l'entrepreneur de Frank Knight. Chez ce dernier, l'entrepreneur bénéficie d'une aubaine inexpliquée, un rendement de l'incertitude de se retrouver à la bonne place au bon moment (happenstance) tandis que l'entrepreneur de Mises est récompensé d'une prévision correcte du futur bien qu'agissant dans le présent sur une idée du futur.
L'essence de l'entrepreneur est d'acheter et/ou de combiner des ressources hétérogènes dans le présent en anticipation de recettes futures (incertaines). Pour Israel Kirzner, l'entrepreneur a un rôle d'arbitrage, il prend note des opportunités jusqu'alors inaperçues. Son élève, Don Lavoie et ses successeurs (Virgil Storr), employant la métaphore herméneutique, indique que l'entrepreneur "lit" le marché comme il pourrait le faire d'un texte. L'entrepreneur thymo-linguistique[3] relève donc des marqueurs phrastiques et paraphrastiques du marché, grâce à l'apprentissage inter-textuel, pour en synthétiser les opportunités et en anticiper les recettes futures.
Carl Menger décrit l'art d'entreprendre comme le processus de conversion des ressources en biens et services qui ont de la valeur pour des acheteurs. L'entrepreneur n'est donc pas un ingénieur qui utilise une fonction de production avec l'intégration dosée de facteurs de production. La vision ontologique de l'entrepreneur est beaucoup plus large.
Avec Ludwig von Mises, L'entrepreneur est un homo-agens, c'est à dire un être humain qui agit. Aussi, l'entrepreneur peut être un chef d'entreprise, mais aussi un collaborateur interne (intrapreneur) ou externe comme un client (Auke R. Leen, Anders Liljenberg). Des auteurs comme Eric Von Hippel, en dehors, du paradigme autrichien ont effectivement démontré qu'une grande partie de l'innovation provient des utilisateurs et qu'ils agissent donc comme des entrepreneurs. La théorie autrichienne de l'entrepreneur "accorde une place centrale à l’action. Elle peut être rapprochée de la conception de l’enactment proposée par Karl Weick (1979) qui conduit à reconnaître une antériorité de l’action sur la cognition."[4]

Annexes

Citations

  • Un entrepreneur, un vrai entrepreneur, n’est pas une simple machine enregistreuse de coûts qui seraient déterminés par ailleurs à partir de données purement techniques (comme s’il existait une seule manière de produire un bien donné). C’est quelqu’un qui regarde un marché, essaie d’en prévoir l’évolution, détermine la nature et le prix de ce qu’il veut vendre et cherche ensuite les moyens de produire de la manière la plus économique, c’est-à-dire évitant de gaspiller des ressources qui sont nécessairement rares, afin d’obtenir une probabilité de profit aussi élevée que possible. (Pascal Salin)
  • L'entreprise, c'est l'organisme économique ; l'entrepreneur, c'est le centre nerveux qui lui donne la vie, la conscience, la direction, c'est le point capital, la force motrice de la structure sociale. (Paul Leroy-Beaulieu)
  • On considère le chef d'entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char. (Winston Churchill)
  • Ceux qui œuvrent à transformer leurs rêves en réalité sont des entrepreneurs. Ceux qui veulent à tout prix prendre le chemin inverse sont des politiciens. (Vincent Bénard)
  • La question n’est pas « comment créer des emplois ? » mais QUI crée ces fameux emplois et comment peut-on l’aider ? A cette question, une réponse et une seule : un type curieux que nos fonctionnaires n’ont jamais croisé sur leur route et dont on ne parle jamais à l’ENA et qui s’appelle un ENTREPRENEUR. (Charles Gave)
  • Contrairement aux anciens rois et seigneurs féodaux, aux modernes dictateurs, et même aux représentants de nos gouvernements, le chef d'entreprise n'obtient rien par la force : il sert autrui. Il doit satisfaire ses clients, et il perd tout pouvoir dès qu'il n'est plus en mesure d'assurer de meilleurs services que ses concurrents. La plus grosse entreprise perd sa puissance et son influence dès qu'elle perd ses clients. Le profit va seulement à celui qui a compris ce que veulent les autres. Il n'en est pas de même pour les activités de l'État, qui ne connaissent aucune sanction. (Jacques de Guénin)
  • Mais encore faut-il préciser ce que l'on entend par la propriété de l'entreprise. Cette expression courante est en fait erronée puisque personne ne peut être propriétaire d'un ensemble de contrats, mais, bien au contraire, on contracte à propos de ce que l'on possède. Quelle est alors la nature exacte du droit de propriété de celui qu'on appelle le propriétaire de l'entreprise ? Il est en fait propriétaire non pas d'un ensemble de biens existants, mais de l'ensemble des revenus futurs qui lui reviendront en propre du fait de l'activité de l'entreprise. (Pascal Salin)
  • Un entrepreneur n’est pas un riche comme les autres puisque toute sa richesse est à risque concurrentiel, qu’elle est liquide et qu’elle procure du travail à nos compatriotes. (Xavier Fontanet)
  • Il n'y a qu'un seul patron dans l'entreprise : c'est le client. Il est capable de mettre à la porte tout le monde, depuis le président et jusqu'en bas, simplement en allant dépenser son argent ailleurs. (Sam Walton, créateur de Wal-Mart Stores)
  • Il est du devoir du chef d’entreprise d’être objectif et impartial. Il doit absolument être tolérant et ne pas prêter attention à la manière dont un homme fait son travail une fois qu’il se retrouve seul, qu’il apprécie l’homme ou qu’il ne l’apprécie pas. Il doit se préoccuper seulement des performances et du caractère. Cela est incompatible avec l’amitié et les relations sociales. La solitude, la distance et la formalité sont les devoirs du chef d’entreprise. (Alfred P. Sloan)
  • Je vois l'entrepreneur non pas comme une source d'idées innovantes ex nihilo, mais comme quelqu'un d'alerte aux opportunités qui existent déjà et qui attendent d'être remarquées. (Israel Kirzner)


 

D) Bientôt une baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME? 

Électoralisme oblige !!

Déjà évoquée par François Hollande fin juin, la baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME deviendrait une hypothèse sérieuse pour Bercy. La CGPME la qualifie de "bien pâle mesure".

Cette mesure pourrait être contenue dans la troisième partie du Pacte de responsabilité. Selon Le Figaro, le gouvernement songe à baisser l'impôt sur les sociétés pour les petites et moyennes entreprises. Son taux passerait ainsi de 33,3% à 28%, pour une partie d'entre elles. Il atteindrait ainsi celui moyen en vigueur dans l'Union européenne et ce, dès 2017.  


Ce nouveau taux de 28% viendrait s'intercaler entre ceux déjà existants : celui, classique, de 33,3% et celui, réduit, de 15%. Pour le moment, les entreprises paient un impôt à 15% sur les 38 120 premiers euros de bénéfices et 33,3% pour le reste. Avec ce taux intermédiaire, la montée serait progressive. Le nombre d'entreprises éligibles à ce taux moyen pourrait ensuite s'élargir progressivement au fil du temps. Autre piste envisagée : baisser le taux réduit en dessous des 15%.  
Le quotidien affirme que le ministère de l'Économie "réfléchit sérieusement" à cette mesure, réclamée depuis très longtemps par l'entrepreneuriat français. Elle pourrait figurer dans le projet de loi finances pour l'année 2017. Dans une interview accordée fin juin aux Echos, le chef de l'État avait déjà évoqué cette mesure, sans la détailler.  

Un coup de pouce suffisant ?

Dans cet entretien, il avait également annoncé que la dernière enveloppe de 5 milliards d'euros du Pacte de responsabilité serait consacrée au relèvement (à au moins 7% de la masse salariale, contre 6 % aujourd'hui) du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Le président avait aussi évoqué une "mesure d'allègement pour les artisans qui ne bénéficient pas du CICE". 

Le quotidien assure en tout cas que les arbitrages seront pris par Bercy à la fin du mois d'août mais qu'une chose est garantie: les PME auront bel et bien un coup de pouce en 2017.  
Pourtant la CGPME, qui représente ces fameuses PME n'est pas satisfaite. Dans un communiqué publié mercredi 3 août, elle qualifie cette piste de "bien pâle mesure qui ne ferait que créer un énième effet de seuil. Inefficace et toujours aussi injuste". Elle réclame de baisser le taux marginal de l'IS en dessous de 30% et suggère également "d'instaurer un taux réduit d'IS pour la fraction des résultats réintégrés au capital des PME". 

L'impôt sur les sociétés
Par LEXPRESS.fr 





E) Une nouvelle taxe dès 2017 sur la propriété et les entreprises 

Les coups fourrés de François Hollande se nichent toujours au creux des vacances, tandis qu’hors vacances, il a multiplié les cadeaux et pas seulement à son coiffeur. Et il faut bien trouver l’argent quelque part pour régler les factures. Alors le pouvoir socialiste va encore tirer sur sa vache à lait favorite que sont les propriétaires. Alors que les impôts fonciers ont augmenté de 16,5% en moyenne sur les 5 dernières années,  il faudra encore ajouter 0,2 % de la taxe d’habitation et / ou de la taxe foncière, ou peut-être plus. La mesure va figurer dans le projet de loi de finances de 2017. 
Une mesure qui, une fois encore, frappera les forces vives du pays, celles qui épargnent, qui travaillent et qui investissent et qui produisent. Il s’agit ni plus ni moins d’une atteinte supplémentaire au droit de propriété. A l’allure où les taxes s’accumulent et augmentent, les propriétaires finiront par payer plus, mensuellement, que les locataires pour se loger. Alors que les épargnants investissent dans les valeurs refuges pour protéger leur épargne très gravement menacée par la crise financière qui s’annonce, voilà l’un des secteurs les plus sûrs jusque-là qui se trouve frappé de nouveau.
Mais au printemps, sous les feux des caméras, les cadeaux sont allés bon train pour acheter les voix électorales:
  • 461,26 euros au titre de la garantie jeune (sans emploi)  
  • 1,2% d’augmentation du point d’indice des fonctionnaires   
  • 400 et 500 millions d’euros par an pour acheter la fin des manifestations estudiantines contre la Loi Travail: bourses prolongées au-delà de la fin des études etc. 
  • 1 Plan d’1 milliard pour les enseignants: 1 200 euros annuels, contre 400 euros actuellement pour la prime des professeurs des écoles à la rentrée 2016, etc.
  • Augmentation de la prime à l’embauche
  • 400 millions d’euros pour les forces de l’ordre
  • Etc. J’en oublie forcément.
En plus d’endetter le pays, ces généreuses mesures sur le dos de la France doivent être compensées par de nouvelles taxes, alors que François Hollande avait promis qu’il ne créerait pas de nouveaux impôts.




 

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