La décadence des élites au pouvoir
Un système épuisé dans les gouvernements occidentaux et l’Union européenne
Les gouvernements occidentaux traversent
une crise profonde, marquée par une déconnexion croissante entre les
élites dirigeantes et les citoyens qu’elles sont censées représenter.
Cette décadence n’est pas le fruit d’une idéologie particulière, mais
d’un système institutionnel et économique qui privilégie les intérêts
d’une caste restreinte au détriment de l’intérêt général. Des États-Unis
à l’Europe, les leaders, souvent issus des mêmes réseaux élitistes,
accumulent les échecs en matière de gestion économique, sociale et
géopolitique, érodant la confiance publique et favorisant une
instabilité généralisée. L’Union européenne (UE), censée être conçue
comme un modèle d’intégration harmonieuse, illustre particulièrement
cette faillite, avec des bureaucraties déconnectées qui imposent des
politiques opaques et inefficaces. Un sondage récent
en France met en lumière cette fracture, révélant un rejet massif des
institutions et un appel à une gouvernance renouvelée.
La décadence des élites occidentales : une déconnexion structurelle
Dans les démocraties occidentales, les élites au pouvoir – composées
de hauts fonctionnaires, politiciens et dirigeants économiques – ont
progressivement perdu le contact avec les réalités quotidiennes des
citoyens. Cette déconnexion se manifeste par une « surproduction élitiste »,
où un excès de diplômés des grandes écoles et universités prestigieuses
se disputent des postes limités, entraînant une compétition interne qui
priorise les réseaux et la loyauté sur le mérite et l’innovation. Aux
États-Unis, cela a conduit à une polarisation institutionnelle, où les
partis traditionnels peinent à répondre aux défis comme l’inflation
persistante ou les inégalités croissantes, favorisant une instabilité
politique chronique. En politique étrangère, les élites occidentales
affichent une incohérence, avec des décisions impulsives qui minent la
crédibilité internationale, comme des sanctions économiques mal
calibrées ou des alliances fragiles.

Économiquement, ces élites ont promu un modèle extractif, où la
finance et les multinationales capturent les richesses au détriment des
classes moyennes et populaires, aggravant les inégalités et érodant la
cohésion sociale. Cette approche a généré un sentiment d’humiliation
chez de larges segments de la population, qui perçoivent les réformes
comme imposées d’en haut sans consultation réelle. Résultat : une
érosion des institutions démocratiques, avec une concentration du
pouvoir exécutif et une capture des régulateurs par les intérêts privés,
menant à une forme d’autoritarisme soft où les décisions clés échappent
au débat public.
Les élites ont souvent ignoré ou minimisé des enjeux majeurs comme
l’immigration, la précarité économique ou la transition écologique,
optant pour des solutions bureaucratiques qui aggravent les problèmes
plutôt que de les résoudre. Cette inertie institutionnelle a conduit à
un affaiblissement des services publics, renforçant l’aliénation
citoyenne et ouvrant la porte à des contestations de diverses natures,
qu’elles soient de gauche ou de droite. En 2026, la liberté globale
décline pour la 19e année consécutive, avec 60 pays voyant leurs droits
politiques et libertés civiles se détériorer, témoignant d’une crise systémique des démocraties occidentales.
Focus sur l’Union européenne : une bureaucratie déconnectée et inefficace
L’UE représente un cas emblématique de
cette décadence élitaire, avec une gouvernance dominée par des
technocrates non élus qui priorisent les intérêts des grandes
entreprises sur ceux des citoyens.
Le déficit démocratique est structurel : des décisions prises à
Bruxelles sans responsabilité réelle, une implémentation faible des
réformes promises, et une obsession pour l’austérité qui a creusé les
disparités entre États membres. En 2026, l’UE est en « désorientation stratégique »,
confrontée à des fractures internes – comme les divergences sur
l’énergie ou la défense – et à des pressions externes qui mettent en
évidence l’incapacité des élites à anticiper les crises.
Les échecs sont multiples : des coûts énergétiques élevés dus à une
dépendance mal gérée, un manque d’investissement dans l’innovation, et
un marché des capitaux fragmenté qui entrave la croissance. Les élites
européennes admettent une spirale économique négative, mais leur
paralysie bureaucratique empêche des réformes audacieuses. Sur le plan
des droits, l’inconsistance dans l’application de l’État de droit et le
rétrécissement de l’espace civique érodent les valeurs fondatrices de
l’UE, avec des politiques qui peinent à équilibrer sécurité et libertés.
L’autonomie stratégique reste un vœu pieux, l’UE luttant pour
s’affirmer face à des acteurs comme la Chine ou les États-Unis.
Cette élite bruxelloise impose souvent des politiques qui divergent
des attentes citoyennes, comme une intégration politique forcée rejetée
au profit d’une coopération plus souple. Cela alimente un mécontentement
généralisé, transcendant les clivages idéologiques, et met en lumière
l’incapacité des élites à adapter l’UE aux réalités contemporaines.
Cas d’étude : la France en crise multidimensionnelle, symptôme d’une élite épuisée
Un sondage de février 2026 en France capture l’ampleur de cette crise élitaire. 73% des Français qualifient Emmanuel Macron de « mauvais président », avec 65% exprimant de la « honte »
à son égard et 78% estimant qu’il divise le pays. 58% appellent à sa
démission immédiate. Le gouvernement inspire une défiance de 73%, perçu
comme incompétent pour réformer (83%) et déconnecté des intérêts
populaires (78%).
La perception de corruption est alarmante : 75% la jugent « trop importante »,
58% doutent de l’indépendance de la Justice, et 59% suspectent des abus
au sein de la Commission européenne, notamment autour d’Ursula von der
Leyen. Économiquement, 40% notent une dégradation de leur situation,
avec l’inflation impactant l’alimentation (55%) et l’électricité (32%).
95% exigent des actions contre la fraude aux fonds publics.
Concernant l’UE, 48% croient qu’elle opère aux dépens de la France,
64% veulent un moratoire sur l’immigration, et 48% soutiennent un
Frexit. La confiance s’effondre : 74% envers le gouvernement, 64% envers
les médias traditionnels, boostant les sources alternatives (51%). La
gestion de la Covid amplifie ce scepticisme, avec 81% refusant le
nouveau vaccin et 87% demandant une enquête sur les effets secondaires.
Ce sondage révèle une frustration
transversale : les élites ont ignoré des signaux comme les référendums
rejetés ou les crises sanitaires/financières, menant à un rejet
institutionnel.
Les intentions de vote montrent une dispersion, avec le Rassemblement National à 31%, mais aussi un « parti du rejet » à 28%, indiquant un mécontentement non partisan.
Refonder ou périr
La décadence des élites occidentales, exacerbée en UE, résulte d’une
gouvernance défaillante qui priorise les privilèges sur le bien commun.
Pour inverser la tendance, il faut une transparence accrue :
candidatures ouvertes pour les postes clés, renforcement des
consultations citoyennes, et une réduction de la bureaucratie. Sans ces
réformes, les crises s’amplifieront, menaçant la stabilité démocratique.
2026 pourrait être l’année d’un réveil citoyen, transformant la
décadence en opportunité de renouveau.
https://multipol360.com/la-decadence-des-elites-au-pouvoir/
"La nomination de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel, celle d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, et la manœuvre sournoise autour de la Banque de France ne sont rien d'autre qu'un assaut frontal contre la démocratie française ! Emmanuel Macron, ce monarque républicain autoproclamé, est en train de verrouiller les institutions clefs de l'État comme un despote qui prépare son bunker avant la tempête. C'est un coup d'État rampant, une trahison abjecte envers les principes de la République, pour perpétuer un régime macronien au-delà de son mandat. On nous parle de continuité républicaine ? Balivernes ! C'est du népotisme pur et dur, une privatisation éhontée du pouvoir au profit d'une caste élitiste.
Commençons par Richard Ferrand, ce fidèle parmi les fidèles, ancien président de l'Assemblée nationale et pilier du macronisme originel. Nommé par Macron lui-même pour succéder à Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel, Ferrand n'est pas un sage impartial, mais un apparatchik pur jus ! Cet homme, impliqué dans des affaires passées qui sentent le conflit d'intérêts à plein nez, se retrouve catapulté au sommet de l'institution chargée de veiller à la constitutionnalité des lois. C'est une insulte à l'indépendance judiciaire. Ferrand n'est pas là pour servir la France, mais pour protéger les arrières de son mentor.
Et que dire d'Amélie de Montchalin, cette technocrate recyclée, propulsée à la présidence de la Cour des comptes ? Ancienne ministre des Comptes publics sous Macron, elle est censée contrôler... les comptes qu'elle a elle-même gérés il y a quelques mois ! C'est l'apothéose du conflit d'intérêts qui viole allègrement la charte de déontologie des juridictions financières exigeant neutralité, indépendance et prévention des conflits.
L'opposition hurle au "scandale d'État", à la "République des copains", et elle a mille fois raison ! Macron place ses pions pour cadenasser les institutions avant 2027, empêchant tout contrôle réel sur les gaspillages et les dettes abyssales qu'il a creusées. Et cerise sur le gâteau : à seulement 40 ans, elle pourrait rester indéboulonnable pendant près de trois décennies, verrouillant l'institution pour une génération entière !
Enfin, le bouquet: la Banque de France. Le gouverneur François Villeroy de Galhau, en démissionnant prématurément pour des "raisons personnelles" (quelle blague !), offre sur un plateau d'argent à Macron la possibilité de nommer son successeur avant l'élection présidentielle de 2027. Au lieu de laisser cette nomination cruciale, qui influence la politique monétaire et les réunions de la BCE, au futur président, Macron s'empare du pouvoir pour installer un allié pro-européen et centriste, protégeant ainsi son legs contre une possible victoire du RN ou d'autres forces disruptives. C'est une insulte à la souveraineté populaire : Macron anticipe sa défaite et ligote son successeur, transformant la Banque en forteresse contre le changement. Un "Le Pen-proof" cynique, mais en réalité un verrouillage autoritaire pour perpétuer l'austérité et les intérêts des banques au détriment des Français.
Macron n'est pas un président, c'est un stratège machiavélique qui piétine la séparation des pouvoirs pour s'accrocher à l'influence post-mandat. En liant les bras et les jambes de son successeur, il orchestre un coup d'État institutionnel, sapant les fondements de la Ve République. Ces nominations ne sont pas des choix anodins, mais des actes de guerre contre la démocratie : un réseau de fidèles placés aux postes de contrôle pour bloquer toute alternance réelle. Le peuple français doit se réveiller et exiger des comptes, pas par la Cour des comptes macronisée, mais par la rue et les urnes ! C'est une honte absolue, une dictature en col blanc qui mérite la plus ferme condamnation. Vive la République, à bas le macronisme !"
Alain Weber
Les nominations Macron : un verrouillage institutionnel qui étrangle la démocratie française
En ce 10 février 2026, alors que la France se prépare à un
remaniement gouvernemental mineur et à des élections présidentielles en
2027, deux annonces simultanées ébranlent les fondements de notre
République. Emmanuel Macron, en fin de mandat et inéligible pour un
troisième, place des fidèles à des postes clés :
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics âgée de 40 ans, est nommée Première
présidente de la Cour des comptes, tandis que le départ surprise de
François Villeroy de Galhau ouvre la voie à un nouveau gouverneur de la
Banque de France.
Ces mouvements, loin d’être anodins, illustrent une mainmise
systématique du pouvoir exécutif sur les institutions indépendantes,
transformant la démocratie en une « République des copains et des coquins ». Ils perpétuent un système opaque où le népotisme et le pantouflage minent l’intérêt général, au profit d’une élite autoprotégée.
La nomination d’Amélie de Montchalin : juge et partie dans un système de contrôle financier verrouillé
Amélie de Montchalin, fidèle macroniste depuis 2017, accède à la tête de la Cour des comptes, une institution bicentenaire chargée de vérifier la régularité des comptes publics et d’évaluer les politiques budgétaires. Cette nomination, officialisée en Conseil des ministres aujourd’hui, fait d’elle la première femme et la plus jeune à occuper ce poste irrévocable, potentiellement jusqu’à ses 68 ans – soit 28 années de mandat.
Mais derrière ce symbole de renouvellement et d’égalité des genres se
cache une réalité plus sombre : un conflit d’intérêts flagrant.
Comment une ministre qui a piloté
l’adoption du budget 2026 peut-elle impartialement juger les mêmes
comptes qu’elle a élaborés ?
Des voix s’élèvent pour dénoncer une situation où elle sera « juge et partie », risquant de maquiller les défaillances d’un gouvernement dont elle est issue.
Cette désignation s’inscrit dans une longue série de placements
stratégiques par Emmanuel Macron, rappelant des affaires passées où des
alliés ont été « recasés » sans concurrence réelle. Elle illustre le pantouflage à l’envers : non pas un passage au privé, mais un glissement interne au sein de l’État pour sécuriser des positions influentes.
Historiquement ancré en France depuis le XIXe siècle, ce phénomène voit
des diplômés des grandes écoles comme l’ENA monnayer leurs réseaux pour
des postes lucratifs, favorisant des arrangements opaques qui privilégient les intérêts particuliers sur l’intérêt général. Des
critiques soulignent que cela expose à des fuites de données sensibles
et à des risques de chantage, érodant la souveraineté nationale. Dans le
cas de Montchalin, passée par plusieurs ministères et le privé, on
craint une perte d’indépendance pour la Cour, déjà soupçonnée de
partialité sous des présidences précédentes.
Pire,
cette nomination n’exige aucun vote parlementaire, renforçant l’accusation d’une concentration des pouvoirs. Des
députés comme Éric Coquerel (LFI) ou Jean-Philippe Tanguy (RN)
appellent à y renoncer, arguant qu’elle compromet l’impartialité des
évaluations budgétaires futures. En pleine crise des finances publiques,
avec une
dette explosive et des
sondages défavorables à Macron,
cette manœuvre apparaît comme une tentative de pérenniser l’influence macroniste au-delà de 2027.
La nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes
par Emmanuel Macron, annoncée le 9 février 2026 et qui sera
officialisée en Conseil des ministres le 11 février, est un énième
scandale en raison de plusieurs facteurs remettant en question
l’indépendance et l’impartialité de cette institution. La Cour des
comptes est en effet une juridiction financière indépendante chargée de
contrôler la régularité des comptes publics, d’évaluer les politiques
publiques et d’alerter sur les dérives budgétaires, jouant un rôle
essentiel dans la transparence et la bonne gestion des finances de
l’État français.
Amélie de Montchalin, macroniste historique, est l’actuelle ministre
des Comptes publics depuis décembre 2024. Elle a géré les débats
budgétaires surréalistes pour les lois de finances 2025 et 2026, sous
les gouvernements de François Bayrou et Sébastien Lecornu.
Conflits d’intérêts potentiels partout : En tant que ministre
récente, Amélie de Montchalin a directement participé à l’élaboration et
à la défense des budgets qu’elle devra désormais auditer. Cela pourrait
compromettre l’objectivité des rapports de la Cour sur les finances de
l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités locales.
Atteinte à l’indépendance de la Cour des
comptes : Cette institution est censée être un contre-pouvoir neutre
vis-à-vis de l’exécutif.
Nommer une proche du président, issue du cœur du macronisme et sans
expérience traditionnelle dans la haute fonction publique financière,
est inacceptable. La Cour deviendra évidemment un outil de validation
des politiques macronistes plutôt qu’un organe de contrôle rigoureux.
Triomphe du népotisme : Macron nomme des fidèles à tous les postes
clés de la République, annihilant toute possibilité de véritable
contrôle et transformant les institutions les plus prestigieuses en
chambres d’enregistrement. Un clan est au pouvoir, dans un contexte
d’instabilité politique post-dissolution de l’Assemblée en 2024, où la
France fait face à des déficits persistants et à des défis budgétaires
majeurs.
Passivité et complicité des fausses oppositions de gauche et de
droite : Beaucoup de rodomontades devant les caméras, mais jamais rien
de concret. Monsieur Macron ne sera pas destitué, le PS, après LR, gère
la catastrophe avec lui. La France est devenue une République bananière.
Des réactions supplémentaires soulignent l’absurdité de cette
nomination. Par exemple, certains appellent à la suppression de la Cour
des comptes elle-même, arguant que ses rapports ne sont jamais suivis,
que ses recommandations sont non-contraignantes, et qu’elle coûte un « pognon de dingue »
(220 millions d’euros) sans servir à grand-chose. D’autres rappellent
que Montchalin a été battue aux urnes en 2022 et a été recalée au
Budget, où elle lisait des notes de ses sherpas de Bercy,
particulièrement mise en difficulté par
des opposants comme Jean-Philippe Tanguy. Des voix expriment le
désespoir face à cette situation, notant que les opposants politiques
corrompus ne font rien, laissant le pays être détruit. Il est suggéré
de réviser les institutions et les modes de nomination, car la Ve
République confie trop de pouvoirs au président. D’autres proposent
une Constituante et une VIe République pour réduire drastiquement le
pouvoir présidentiel. La marre de cette caste qui se refile les postes
en toute impunité est partagée, et on questionne si la Ve peut encore
protéger les Français contre un délire mégalomane.

Le départ stratégique de François Villeroy de Galhau : un coup d’avance pour contrôler la politique monétaire
Simultanément, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque
de France depuis 2015, annonce sa démission anticipée pour juin 2026,
alors que son mandat s’étendait jusqu’en 2027. Officiellement motivé par
une reconversion personnelle à la tête de la Fondation Apprentis d’Auteuil,
ce départ permet à Macron de nommer un successeur pour un mandat
irrévocable de six ans, évitant ainsi que le prochain président –
potentiellement issu du RN, en tête des sondages – ne s’en charge. Ce
timing suspect est perçu comme une stratégie pour verrouiller une
institution clé de la politique monétaire et européenne, protégeant un
profil pro-européen contre une alternance politique.
Mais ce choix de reconversion soulève
une interrogation majeure : comment expliquer le passage d’un poste
aussi lucratif, avec une rémunération globale avoisinant les 508.678
euros par an (incluant salaire de base, indemnités de logement et
internationales), à une présidence bénévole à la Fondation des Apprentis
d’Auteuil ?
Cette transition d’une fonction hautement rémunérée vers un
engagement volontaire, sans compensation financière directe, paraît
hautement improbable sans motivations cachées. Serait-ce une façade pour
masquer une opération de verrouillage institutionnel, ou un calcul
personnel pour sécuriser des réseaux influents au-delà de la sphère
publique ? Dans un système déjà miné par le copinage, ce geste « altruiste »
venant d’un banquier alimente les soupçons d’arrangements opaques, où
les élites préservent leur pouvoir et leurs privilèges sous couvert de
philanthropie…?
Ce mouvement renforce l’idée d’un système gangrené par le copinage,
où les nominations priorisent la loyauté sur le mérite. Des exemples
abondent sous la « Macronie » : tentatives de placer des proches à
des postes diplomatiques sans concours, subsides à des associations
liées à l’entourage présidentiel, ou dissolution de corps administratifs
pour faciliter le « recasage » d’alliés. Cette opacité, couplée à
une impunité perçue – comme dans les affaires Benalla ou McKinsey –,
alimente une dérive autoritaire, avec un usage extensif du 49.3 et une
marginalisation des oppositions. Le résultat ? Une érosion de la
confiance publique, favorisant des théories « conspirationnistes » et
une division sociétale profonde.
Le pantouflage et la république des copains : une mainmise systématique sur les postes clés
Ces nominations ne sont pas isolées ;
elles s’inscrivent dans une pratique endémique où le pouvoir exécutif
verrouille constamment des institutions supposées indépendantes.
Le pantouflage, ce passage fluide entre public et privé, permet aux
élites de s’autoprotéger via des parachutes dorés, au détriment des
citoyens contraints à l’austérité. Des cas comme celui d’Alexis Kohler,
passé de l’Élysée à une banque internationale,
ou de hauts fonctionnaires rejoignant des secteurs qu’ils régulaient,
illustrent des conflits d’intérêts flagrants et un manque de
transparence criant. L’encadrement juridique, via la Haute Autorité pour
la transparence de la vie publique (HATVP), reste permissif, avec des sanctions rares et des délais insuffisants.
Sous Macron, ce système opaque est exacerbé par un népotisme qui
privilégie un réseau élitiste issu des mêmes écoles, gérant scandales
par des enquêtes superficielles et une communication contrôlée. Cela
mine la démocratie en concentrant le pouvoir dans un clan restreint,
transformant l’État en outil de protection mutuelle. Les citoyens, eux,
paient le prix d’une gouvernance déconnectée, marquée par une dette
galopante et des réformes impopulaires.
Pour sauver la démocratie : des candidatures publiques et accessibles en externe
Face à cette « République des copains et des coquins », une réforme s’impose : rendre les candidatures à ces postes clés publiques et accessibles en externe.
Au lieu de nominations discrétionnaires par le président, des appels
d’offres ouverts, avec évaluation par des commissions indépendantes et
vote parlementaire systématique, éviteraient le pantouflage et les
conflits d’intérêts. Cela renforcerait la HATVP avec des pouvoirs
accrus, des délais d’incompatibilité allongés et des sanctions
dissuasives. Des associations comme Anticor appellent à ces changements depuis des années, mais l’inertie des élites bloque toute avancée. Sans cela, la France risque une dérive autoritaire, où les institutions servent les puissants plutôt que le peuple.
En conclusion, ces nominations de février 2026 ne sont pas de simples
transitions ; elles continuent d’assassiner la démocratie en
verrouillant l’appareil d’État contre toute alternance. Elles perpétuent
un système où l’opacité, le népotisme et l’impunité règnent, érodant la
confiance et favorisant les extrêmes. Il est temps pour les citoyens et
les oppositions de réclamer une transparence radicale, avant que la
République ne devienne une coquille vide au service d’une caste.
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