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octobre 23, 2026

David Zini, directeur du Shin Bet à Paris...Sécurité du sang !

RENSEIGNEMENT – Émeutes du 17 octobre : Macron donne des leçons à Israël, mais Paris reçoit le patron du Shin Bet ! 

Alors que la France peine à retrouver son calme après les violences du 17 octobre 2026, une visite aussi discrète que révélatrice vient rappeler les contradictions de sa diplomatie. Le 20 octobre, David Zini, directeur du Shin Bet, le puissant service israélien de sécurité intérieure, s’est rendu à Paris pour rencontrer de hauts responsables de la DGSI et de la DGSE. Au programme, selon les médias israéliens : terrorisme, radicalisation islamiste et coopération sécuritaire. Un déplacement prévu bien avant les émeutes, mais dont le calendrier prend une dimension particulièrement symbolique. Car tandis qu’Emmanuel Macron multiplie les critiques envers Israël, reconnaît un État palestinien et restreint la participation des industriels israéliens aux salons français de défense, les professionnels du renseignement poursuivent leur coopération. Une leçon de Realpolitik : la diplomatie peut s’offrir le luxe des postures. La sécurité nationale, beaucoup moins.


 

Un paradoxe qui n’échappe pas à Roland Lombardi, historien, géopolitologue spécialiste du Moyen-Orient et directeur du Diplomate, pour qui les motivations de la diplomatie française ne font guère de doute : « Sauf à être stupide – et il ne l’est absolument pas –, Emmanuel Macron a reconnu la Palestine pour apaiser la rue arabe en France et, surtout, satisfaire ses amis du Qatar. Quel succès ! Heureusement que nos responsables du renseignement et de la sécurité sont, eux, des pragmatiques, toujours connectés au réel ! »

Il fallait presque attendre que la France s’embrase pour que cette évidence retrouve toute sa force : en matière de terrorisme, les alliances ne se choisissent pas à l’applaudimètre des conférences internationales. Elles se construisent dans le secret des échanges de renseignements, l’identification des réseaux, la prévention des attentats et la connaissance précise d’adversaires qui, eux, ne s’embarrassent guère de subtilités diplomatiques.

Le contraste est saisissant. D’un côté, Emmanuel Macron et une diplomatie française qui, depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, ont multiplié les critiques à l’égard du gouvernement israélien, jusqu’à provoquer une crise profonde entre Paris et Jérusalem. De l’autre, les responsables des services de renseignement français qui continuent de travailler avec leurs homologues israéliens, conscients de la valeur d’une coopération forgée par plusieurs décennies de lutte contre le terrorisme.

Le 17 octobre, des manifestations contre la vie chère et la dégradation des services publics ont dégénéré en violences dans plusieurs villes françaises. Pillages, razzias, incendies, attaques contre les forces de l’ordre : ces événements ont révélé de graves difficultés de maintien de l’ordre, même si l’immense majorité des manifestants n’a pas participé aux exactions. Quelques jours plus tard, le patron du Shin Bet se trouvait à Paris.

La visite n’a pas été décidée en réaction aux émeutes. Mais sa concomitance avec la crise française donne à cette rencontre une résonance politique que personne ne peut raisonnablement ignorer.

David Zini à Paris : Quand le renseignement rappelle les réalités que la politique préfère oublier

L’information a été révélée le 21 octobre par la chaîne publique israélienne Kan, puis reprise par le Jerusalem Post, le Times of Israel et plusieurs médias francophones : David Zini, directeur du Shin Bet depuis octobre 2025, s’est rendu en France le mardi 20 octobre pour une visite de travail auprès des responsables du renseignement français.

Selon ces informations, le général israélien a rencontré des représentants de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Les discussions auraient notamment porté sur la lutte antiterroriste et la radicalisation islamiste. Le Shin Bet n’a pas souhaité commenter officiellement ces rencontres, dont le contenu précis demeure confidentiel.

Il serait donc excessif d’affirmer que Paris a fait venir en urgence le chef du renseignement israélien parce que ses propres services auraient été dépassés par les événements. Le déplacement était programmé avant les violences. Mais il n’en illustre pas moins une réalité stratégique : la coopération entre la France et Israël survit aux tensions politiques, parce que les menaces communes ne disparaissent pas au gré des déclarations présidentielles.

Israël possède une expérience singulière de la lutte antiterroriste. Depuis des décennies, ses services affrontent des organisations structurées, des réseaux clandestins, des opérations suicides, des prises d’otages et des menaces transfrontalières. Le Shin Bet a développé des capacités importantes en matière de renseignement humain, d’analyse des réseaux, de prévention des attentats et de protection des infrastructures sensibles.

Cette expertise n’est ni infaillible ni exempte de controverses. Les défaillances israéliennes ayant précédé les massacres du 7 octobre 2023 en ont tragiquement rappelé les limites. Or précisément, l’expérience d’un échec majeur, les enseignements qui en sont tirés et les adaptations qui suivent constituent aussi des sujets essentiels pour les services partenaires.

La France, de son côté, n’a évidemment pas attendu Israël pour développer ses propres compétences. La DGSI, la DGSE, les services militaires et les unités spécialisées disposent d’une expérience considérable, acquise notamment dans la lutte contre les réseaux djihadistes et à travers les engagements français au Sahel et au Levant. La coopération franco-israélienne n’est donc pas une relation entre un maître et un élève, mais un échange entre deux appareils de sécurité expérimentés.

Et c’est précisément ce qui rend cette rencontre intéressante et importante. Les professionnels du renseignement savent qu’aucun pays ne peut prétendre détenir seul toutes les réponses.

Les terroristes coopèrent, circulent, s’adaptent et exploitent les failles des États. Il serait pour le moins absurde que les démocraties renoncent à échanger leurs informations au nom de leurs désaccords diplomatiques.

Encore faut-il ne pas confondre les menaces. Les violences urbaines du 17 octobre, aussi graves soient-elles, ne constituent pas en elles-mêmes une opération terroriste islamiste. Le renseignement doit justement permettre de distinguer les mouvements sociaux, les groupes violents, les réseaux criminels et les organisations terroristes, plutôt que de les amalgamer.

C’est dans cette capacité à qualifier précisément la menace que réside la première exigence d’une politique de sécurité sérieuse.

Macron, Gaza, Qatar : Les contradictions d’une diplomatie française qui s’éloigne d’Israël

Le paradoxe prend toute sa dimension lorsqu’on examine les relations franco-israéliennes depuis le 7 octobre 2023.

Ce jour-là, les terroristes du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens ont perpétré des massacres de civils en Israël, commis des violences sexuelles et enlevé des otages. Ces crimes doivent demeurer un point de référence essentiel dans toute réflexion sur la sécurité israélienne. Ils n’effacent pas les souffrances des civils palestiniens ni les obligations du droit international humanitaire, mais ils rappellent la nature de la menace à laquelle Israël a été confronté.

Or, à mesure que la guerre à Gaza s’est prolongée, Emmanuel Macron a durci son discours envers le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Certaines critiques françaises portent sur des questions légitimes de protection des populations civiles et de respect du droit international. Mais leur accumulation, leur tonalité et les décisions politiques qui les ont accompagnées ont contribué à une dégradation spectaculaire des relations bilatérales.

Le point culminant est intervenu le 22 septembre 2025, lorsque la France a officiellement reconnu l’État de Palestine à l’Assemblée générale des Nations unies.

Pour l’Élysée, cette reconnaissance devait relancer la solution à deux États, renforcer l’Autorité palestinienne et marginaliser le Hamas. Pour ses détracteurs, au contraire et à juste titre, elle constituait une erreur stratégique majeure : reconnaître un État sans contrôle territorial unifié, sans désarmement préalable du Hamas et sans garanties sécuritaires suffisamment solides risquait de produire davantage de symboles diplomatiques que de résultats concrets.

La reconnaissance internationale ne saurait, à elle seule, créer les conditions politiques, institutionnelles et sécuritaires d’un État viable. Et lorsqu’une organisation terroriste a fait du massacre de civils un instrument de sa stratégie, toute initiative diplomatique doit être évaluée à l’aune de ses conséquences réelles, pas seulement de ses intentions proclamées.

La question du Qatar mérite également d’être posée. Doha entretient des relations privilégiées avec Paris, dispose d’investissements considérables en France et joue depuis longtemps un rôle d’intermédiaire dans les négociations avec le Hamas, dont il a accueilli des dirigeants politiques. Cette position lui confère une influence diplomatique importante, mais soulève aussi des interrogations sur les ambiguïtés de son rôle régional mais aussi, et ne l’oublions jamais, sur son soutien (avec la Turquie d’Erdogan) à l’organisation politico-religieuse radicale des Frères musulmans !

On l’a dit, pour Roland Lombardi, il n’y a pas de doute, « sauf à être stupide, et il ne l’est absolument pas, Emmanuel Macron a reconnu la Palestine pour apaiser la rue arabe en France et surtout satisfaire ses amis du Qatar ». La véritable question est donc celle de la cohérence stratégique française : Paris sait-il défendre ses intérêts et ses alliances sans laisser ses relations économiques, ses ambitions diplomatiques ou ses calculs politiques brouiller ses priorités sécuritaires ?

À ces désaccords s’ajoute le traitement réservé aux entreprises israéliennes de défense.

En juin 2026, le gouvernement français a limité leur participation au salon Eurosatory aux équipements de défense antiaérienne et antimissile, excluant la présentation de systèmes offensifs. Le ministère israélien de la Défense a dénoncé cette décision comme discriminatoire. Quelques mois plus tard, un cadre restrictif comparable a été annoncé pour Euronaval 2026, organisé à Paris Nord Villepinte.

Le message politique est clair. Paris entend manifester sa désapprobation des opérations militaires israéliennes. Mais le contraste demeure troublant : la France restreint la visibilité commerciale de technologies de défense israéliennes tout en conservant un intérêt évident pour les compétences sécuritaires du même pays.

Cette politique est-elle cohérente ? On peut en douter. Un État peut parfaitement contester les choix militaires d’un gouvernement allié sans remettre en cause toute coopération stratégique. Encore faut-il assumer cette distinction et ne pas transformer chaque désaccord en démonstration publique de fermeté.

Car à force de vouloir donner des leçons à Jérusalem, Paris risque surtout de brouiller le message qu’il adresse à l’un de ses partenaires importants dans la lutte contre le terrorisme.

Émeutes, islamisme, LFI : La France doit choisir la lucidité stratégique plutôt que les postures

Les violences du 17 octobre ont également mis en lumière une autre difficulté française : la confusion croissante entre revendications sociales, radicalisation politique, violences opportunistes et instrumentalisation de causes internationales.

Les manifestations ont rassemblé des centaines de milliers de personnes aux motivations diverses, dont une très large majorité n’a commis aucune violence. Mais certains groupes ont profité de ces rassemblements pour attaquer les forces de l’ordre, incendier des véhicules, dégrader des bâtiments publics et piller des commerces.

Des drapeaux palestiniens ont également été visibles dans certains cortèges et des slogans liés au conflit proche-oriental ont été repris. Chez les casseurs des cités comme chez les nervis de l’ultra-gauche, le soutien aux droits des Palestiniens est une position politique qui rejoint souvent l’apologie du terrorisme. De fait, la récupération d’une cause internationale par des groupes violents ou des mouvances radicales mérite d’être examinée sans complaisance.

La question concerne aussi la responsabilité des acteurs politiques français.

Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise, mais comme d’autres à l’instar de Dominique de Villepin, ont adopté des positions particulièrement critiques et virulentes envers Israël, tout en soutenant de nombreuses mobilisations sociales. Leur discours sur le conflit israélo-palestinien, notamment les controverses autour de la qualification des attaques du 7 octobre, a suscité, à raison, de vives critiques et des condamnations bienvenues.

Lorsque des responsables publics entretiennent une rhétorique de confrontation permanente, minimisent certaines violences ou refusent de condamner sans ambiguïté ou pire occultent les actes les plus graves, ils peuvent contribuer à dégrader le climat démocratique. Encore faut-il établir précisément les propos et les responsabilités de chacun.

Au fond, la leçon de la visite de David Zini est ailleurs.

Elle rappelle que les responsables du renseignement ne peuvent se contenter d’une lecture idéologique du monde. Ils doivent identifier les menaces telles qu’elles existent, comprendre leurs réseaux, anticiper leurs évolutions et travailler avec les partenaires capables de contribuer à leur neutralisation.

La France et Israël ont des ennemis communs dans les organisations djihadistes et les réseaux terroristes qui menacent leurs populations. Ils partagent aussi un intérêt majeur à la protection de leurs ressortissants, de leurs infrastructures et de leurs institutions. Cela ne signifie pas que toutes les violences urbaines françaises relèvent de cette même menace, ni que leurs intérêts diplomatiques soient toujours identiques.

Mais cette communauté d’intérêts sécuritaires est suffisamment importante pour ne pas être sacrifiée à des affrontements politiques.

Il faut d’ailleurs rappeler une évidence : la défense des intérêts français ne consiste pas à approuver systématiquement toutes les décisions du gouvernement israélien. Elle consiste à reconnaître les convergences stratégiques lorsqu’elles existent, à exprimer les désaccords lorsqu’ils sont nécessaires et, surtout, à ne jamais confondre diplomatie de principe et diplomatie de posture.

La France a besoin d’une politique étrangère indépendante. Mais l’indépendance ne signifie ni l’isolement, ni l’aveuglement, ni la multiplication de gestes symboliques et les leçons de morale dont les conséquences pratiques seraient mal évaluées.

À cet égard, la rencontre entre David Zini et les responsables de la DGSI et de la DGSE constitue une illustration particulièrement parlante de la Realpolitik. Derrière les déclarations officielles, les appareils de sécurité continuent de travailler, parce qu’ils savent que la prévention d’un attentat ne dépend ni de la com’, d’un communiqué de presse ni d’une résolution diplomatique.

La France doit évidemment tirer les enseignements des émeutes du 17 octobre : mieux anticiper les violences, protéger ses citoyens, poursuivre les auteurs d’exactions et empêcher que les réseaux criminels ou extrémistes exploitent les tensions sociales. Elle doit également poursuivre la lutte contre l’islamisme violent mais aussi contre l’islamisme « d’atmosphère » et comme le rappelle Roland Lombardi, « le travail de sape et de sécession des Frères musulmans dans nos sociétés occidentales cherchant à empoisonner les esprits et les cœurs de nos concitoyens musulmans qui n’ont rien à voir avec ces organisations ».

Mais elle doit surtout retrouver une cohérence entre ses discours et ses intérêts.

On ne peut pas réclamer une coopération antiterroriste efficace tout en laissant les postures politiques détériorer inutilement les relations avec les partenaires qui y contribuent.

David Zini n’est pas venu à Paris pour arbitrer les querelles diplomatiques d’Emmanuel Macron et de Benjamin Netanyahu. Selon les informations disponibles, il est venu parler sécurité avec des professionnels de la sécurité. Et c’est précisément ce qui donne à son déplacement toute sa portée.

Car dans les chancelleries, les mots peuvent masquer les contradictions. Dans les services de renseignement, une erreur d’appréciation peut coûter des vies.

La diplomatie peut se payer des symboles. La sécurité, elle, se paie parfois en sang.

À Paris comme à Jérusalem, cette réalité devrait suffire à rappeler une règle élémentaire : les alliances stratégiques se jugent moins aux discours qu’à leur utilité lorsque survient le danger.

Ulysse Jean Capella 

Ulysse Jean Capella

Ulysse J. Capella est né en Corse au début des années 1970. Ancien militaire et marin, il est docteur en histoire médiévale et en histoire de l'art.

Esprit libre, indépendant et voyageur, il a longtemps parcouru le monde, multipliant les séjours à l’étranger où il vit encore aujourd’hui, cultivant une certaine discrétion sur son parcours et ses activités. Il est aujourd’hui antiquaire, spécialisé dans les armes anciennes.

Passionné par l’histoire, la Méditerranée et les grands rapports de force, il porte un regard réaliste et volontiers non conformiste sur les affaires du monde. Son expérience du terrain et des hommes nourrit des analyses mêlant culture stratégique, profondeur historique et goût du temps long.

Il a rejoint Le Diplomate média pour son attachement à une lecture libre et décloisonnée des relations internationales, loin des conformismes, de la bien-pensance et des idéologies, et au plus près des réalités du terrain.

 

  • DÉCRYPTAGE – David Zini : Un nouveau chef du Shin Bet au cœur de la tourmente israélienne
  • ENTRETIEN : Après la mort de Fouad Chokr et d’Ismael Haniyeh, figures majeures respectivement du Hamas et du Hezbollah, quelle est la situation au Proche-Orient ?
  • RENSEIGNEMENT – États-Unis-Iran : La guerre des services et des frappes…
  • L’Homme qui avait trop d’idées simples dans un Orient compliqué
  • Le Grand Entretien du Diplomate avec David Lisnard : « La souveraineté européenne n’existe pas ! »

  • septembre 23, 2026

    Macron à l’ONU maquille la réalité pour attendrir des alliés régionaux afin de plaire envers les mouvements islamistes radicaux

    Ah le jeu diplomatique comme électoraliste !!
      

    "Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", a lancé le président français, soulignant que bâtir une solution à deux Etats était la condition de la "sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et son peuple". Il a aussi critiqué les agissements israéliens en Cisjordanie, affirmant que le Hamas n'était pourtant pas actif sur ce territoire où siège l'Autorité palestinienne. "L'absurdité grotesque des propos d'Emmanuel Macron est sidérante", a réagi le bureau du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, qui doit prononcer jeudi un discours devant l'instance internationale.

    "Un discours déconnecté de la réalité"

    "Des terroristes du Hamas mènent des attaques contre des Juifs presque tous les jours. Ils ont assassiné d'innombrables civils israéliens en Judée-Samarie", a déclaré le dirigeant israélien, en utilisant le nom biblique de la Cisjordanie. L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, lui a emboîté le pas, jugeant "difficile d'imaginer un discours plus déconnecté de la réalité que celui de Macron à l'ONU".

     

    Le bureau de Benyamin Nétanyahou a évoqué la mort en Cisjordanie d'un colon israélien, père de six enfants et qui avait également la nationalité française, tué par balles dimanche, à la veille de Yom Kippour, le jour le plus sacré du judaïsme. L'armée israélienne a dit avoir arrêté le tireur palestinien dans un hôpital et fait savoir que des soldats avaient ensuite mené un raid dans son village. Un ministre du gouvernement de Benyamin Nétanyahou a réclamé son exécution, en vertu d'une nouvelle loi.

    Des colons israéliens extrémistes attaquent fréquemment les Palestiniens en Cisjordanie. Selon les Nations unies, on y a recensé plus six incidents violents par jour liés aux colons visant des Palestiniens ou leurs biens depuis le début de l'année.

     

    Mes Amis, le discours de Macron à l’ONU n’est pas seulement creux, il est ignoble.
     
    Ignoble parce qu’il réécrit l’histoire.
    Ignoble parce qu’il maquille la réalité pour plaire à des alliés régionaux dont la complaisance envers les mouvements islamistes radicaux est bien connue.
    Ignoble parce qu’il préfère la géopolitique des équilibres à la vérité des victimes. Pendant qu’Israël affronte le Hamas, et le Hezbollah groupe armé soutenu par l’Iran qui massacre sa population, 
     
      
    Macron déroule une liturgie diplomatique qui évite soigneusement de nommer les bourreaux.
     
    Il parle de “jungle”, de “honte”, de “barbarie”, mais jamais de ceux qui ont commis ces actes.
    Il parle de “paix”, mais jamais de ceux qui sabotent chaque tentative de paix.
    Il parle d'équilibre, mais jamais de ceux qui veulent effacer Israël de la carte. Et pourquoi ce silence......
    Parce qu’il est poussé par des alliances régionales islamistes, par des partenaires qui préfèrent la fiction à la vérité, par des États qui ont intérêt à ce que l’histoire soit réécrite.
     
    Macron suit cette ligne : une ligne qui arrange les diplomates, qui rassure certains régimes, qui évite les vagues.
     
    Mais cette ligne trahit Israël.
    Elle trahit les Juifs.
    Elle trahit la vérité. Un président français devrait être un rempart.
    Là, il n’a été qu’un orateur prudent, soucieux de ménager des sensibilités étrangères plutôt que de défendre un peuple agressé.
    Il a réécrit l’histoire pour ne pas froisser ceux qui préfèrent l’ambiguïté à la justice.
    Il a réécrit l’histoire pour ne pas nommer les terroristes.
    Il a réécrit l’histoire pour ne pas dire clairement, Israël est attaqué, Israël est menacé, Israël se défend.
     
    Ce discours est ignoble parce qu’il relativise les crimes.
     
    Ignoble parce qu’il met sur le même plan les bourreaux et les victimes.
    Ignoble parce qu’il transforme la souffrance juive en variable diplomatique.
    Ignoble parce qu’il préfère les applaudissements de l’ONU à la vérité nue.
    Ignoble parce qu’il laisse entendre que la neutralité est une vertu, alors qu’elle est ici une faute morale. 
     
     Moi, je parle pour Israël.
     
    Je parle pour mes frères juifs.
    Je parle pour ceux qui subissent les tirs, les menaces, les pogroms, les slogans antisionistes qui déguisent la haine.
    Et je dis ceci : un président français qui réécrit l’histoire pour plaire à des alliés régionaux, qui refuse de nommer les terroristes, qui refuse de soutenir clairement Israël, prononce un discours ignoble.
    Indigne de la France.
    Indigne de la fonction.
    Indigne de la vérité !!!!!!
     






    Emmanuel Macron à l'ONU : Israël dénonce l'"absurdité grotesque" de ses propos

    Monde. Le président français a provoqué la colère de l'Etat hébreu en déclarant, à la tribune des Nations unies, que le Hamas n'avait jamais sévi en Cisjordanie.


    Les relations qu'entretiennent Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou sont mauvaises, et cela ne devrait pas changer de sitôt. Le Premier ministre israélien a dénoncé mardi 22 septembre "l'absurdité grotesque des propos" du président français, la qualifiant de "sidérante", après son discours plus tôt dans la journée à la tribune de l'ONU. "Dimanche, à la veille de Yom Kippour, il y a seulement deux jours, Netanel Shukrun – un CITOYEN FRANÇAIS et père de six enfants – a été assassiné dans sa voiture par un terroriste du Hamas en Judée-Samarie [NDLR : le nom donné à la Cisjordanie par Israël]", a écrit son bureau sur X, avant de poursuivre : "Les terroristes du Hamas mènent des attaques contre les Juifs presque tous les jours. Ils ont assassiné d'innombrables civils israéliens en Judée-Samarie. L'ignorance n'est AUCUNE EXCUSE pour effacer leur sang".

    Une réponse directe à Emmanuel Macron, qui depuis New York avait pointé du doigt les agissements israéliens : "Regardez ce qui se passe en ​Cisjordanie, où chaque jour des violations sont faites, au nom de quoi ? Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie", a-t-il lancé, avant de déplorer "l'impossibilité d'un projet qui est le respect des droits légitimes du peuple palestinien à exister".

    LIRE AUSSI : Israël et l'Europe en instance de divorce : "Il y a maintenant un fossé dans l'opinion"

    "C'est une chose de lâcher une phrase stupide et de se faire prendre par la caméra. C'est une tout autre chose de se tenir devant le monde et de réciter un mensonge qu'un chatbot d'IA gratuit aurait refusé d'écrire", a aussi réagi sur X Amichai Chikli, le Ministre israélien de la Diaspora, ponctuant son message d'un "Honte à vous, Emmanuel. Honte à vous."

    A Gaza, un "spectacle qui nous fait honte à tous"

    Un an après avoir reconnu l'Etat palestinien lors de cette même assemblée générale, Emmanuel Macron a de fait profité de ce nouveau discours devant les Nations unis, son dernier avant la fin de son mandat, pour évoquer une fois de plus la crise au Proche-Orient, dénonçant notamment la situation humanitaire à Gaza. "Il y a un an, ici même, nous étions une douzaine d'Etats à reconnaître la Palestine", a-t-il dit. "J'entends le cynisme de certains : 'reconnaissance de papier, regardez la réalité'. Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", a-t-il poursuivi. "Certains se flattent d'une paix prétendue, mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ?".

    La critique adressée à Donald Trump était à peine voilée, alors que le président américain s'était targué quelques heures plus tôt, au même endroit, d'un triomphe diplomatique avec son plan de paix entre Israël et le Hamas palestinien. Mardi soir, la porte-parole de la Maison-Blanche, Anna Kelly, a répondu à Emmanuel Macron, vantant le bilan de l'action de Donald Trump, qui a "mis fin à la guerre entre Israël et le Hamas, libéré tous les otages encore en vie, restitué les corps des défunts à leurs familles et pilote désormais la mise en œuvre du Plan en 20 points pour la paix à Gaza". "Pendant que d'autres parlent, ce président a pris ce problème complexe à bras-le-corps. Personne n'a fait autant pour la paix et la stabilité dans la région", a-t-elle assuré.

    https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/emmanuel-macron-a-lonu-israel-denonce-labsurdite-grotesque-de-ses-propos-BUBC6HD5XNFOZFFC2OCO6SVZSE/




    octobre 09, 2025

    Accord trouvé entre Israël et le Hamas - Macron isolé une fois de plus !!

    Accord trouvé entre Israël et le Hamas

    Après deux ans de guerre, Israël et le Hamas ont approuvé la première phase du plan de Donald Trump. Et c’est Trump lui-même qui en a fait l’annonce, comme le rapporte Antoine Heulard depuis Washington. https://x.com/bfmbusiness/status/1976161807069770082
     
     
     
     
    Des Gazaouis célèbrent devant l'hôpital Nasser à Khan Younès après l'accord de cessez-le-feu annoncé par Israël et le Hamas
     
    Combien d'otages à Gaza ?
     
    Acceptée par le Hamas et Israël, la première phase de l'accord en vue de la fin de la guerre à Gaza prévoit la libération par le groupe terroriste de 20 otages vivants en une seule fois en échange de près de 2.000 prisonniers palestiniens. 48 otages israéliens sont toujours détenus.
     
    Un espoir qui renaît. Alors que la première phase de l'accord entre Israël et le Hamas (qui inclut la libération de tous les otages) a été acceptée, 48 Israéliens sont à ce jour détenus dans la bande de Gaza, dont 20 seraient présumés vivants, deux ans après les terribles attentats qui ont frappé le pays. L’un des otages avait pour sa part été enlevé avant le 7-Octobre 2023.
     
     
     
    La première phase de l'accord en vue de la fin de la guerre à Gaza prévoit la libération par le Hamas des 20 otages vivants en une seule fois en échange de près de 2.000 prisonniers palestiniens. L'échange doit avoir lieu dans les 72 heures suivant le début de la mise en oeuvre de l'accord, dont la signature pourrait intervenir ce jeudi. Les otages doivent être relâchés en échange de le libération de 250 Palestiniens condamnés à des peines de prison à vie et de 1.700 autres personnes arrêtées par Israël depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, a-t-on ajouté de même source.
     
    Parmi les otages présumés vivants, figurent Alon Ohel, 24 ans, Guy Gilboa Dalal et Eviatar David, tous deux 24 ans, Rom Breslavsky, 21 ans, Yosef Chaim Ohana, 24 ans, Avinatan Or, 32 ans, Matan Tzangaukar, 25 ans, Matan Angrest, 22 ans, Nimrod Cohen, 21 ans, Gali et Ziv Berman, 27 ans, Maxim Herkin, 36 ans, Segev Kalfon, 27 ans, Eitan Mor, 25 ans, Bar Kuperstein, 23 ans, Eitan Horn, 38 ans, Omri Miran, 48 ans, David Kunio, 35 ans, Elkana Bohbot, 36 ans.
    Enfin, Ariel Kunio, 28 ans, Tamir Nimrodi, 20 ans, et Bipin Joshi, 24 ans sont les seuls otages présumés vivants à n'avoir donné aucun signe de vie, selon les médias israéliens. Parmi les 48 otages encore à Gaza, 28 ne sont plus en vie. Certains ont été tués le 7-Octobre, d'autres l’ont été pendant leur captivité. Leurs corps restent retenus par le Hamas. Inbar Heyman est la seule femme parmi eux.
     
    Selon une base de données établie par le journal israélien Haaretz, sur les 251 personnes enlevées lors des attaques terroristes menées par le Hamas dans le sud d'Israël, 27 étaient des soldats en service actif. La grande majorité des 224 personnes restantes étaient des civils. Il s'agissait de 124 hommes, 64 femmes et 36 enfants. Parmi eux, 16 étaient des enfants de moins de 10 ans et neuf étaient âgées de plus de 80 ans.
     
     
    "Je suis reconnaissant envers Benjamin Netanyahu et le président Trump, mais avant tout, je tiens à remercier tous ceux qui protègent Israël, les courageux soldats de l'armée israélienne, qui ont combattu pendant deux ans contre les sous-humains les plus maléfiques de la planète, protégeant ainsi l'État d'Israël.
    Les héros de notre époque." Vivid.
     
    Grand succès diplomatique de D. Trump avec ce 1er accord préliminaire entre Israël et Hamas. Pas encore la paix mais un pas très important: https://www.wsj.com/.../trump-travel-middle-east-gaza...
    Les États-Unis ont fourni à Israël une aide militaire de 21,7 milliards de dollars.
     
     
     
     
    Au Moyen-Orient, Trump dispose de réels relais (Kushner) parmi les puissances du Golfe et de l'acquis de son grand (seul?) succès diplomatique de 1er mandat, les accords d'Abraham. De quoi dans ce cas précis pouvoir jouer une vraie médiation: 
     
     Les changements de stratégie de Trump mettent à portée de main un cessez-le-feu durable à Gaza
    L'envoyé spécial Steve Witkoff et le gendre de Trump, Jared Kushner, se rendent en Égypte pour participer aux pourparlers de trêve mercredi.
     
    Deux ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, l'équipe du président Donald Trump adapte son approche du conflit, ce qui pourrait lui offrir la meilleure chance à ce jour d'obtenir un cessez-le-feu durable.
     
    L'envoyé spécial Steve Witkoff et le gendre de Trump, Jared Kushner, se rendent en Égypte pour participer aux pourparlers de trêve mercredi, après avoir discuté de la stratégie avec Trump dans le Bureau ovale mardi, a déclaré un responsable de la Maison Blanche qui a souhaité rester anonyme pour évoquer la réunion.
     
    Trump a préparé le terrain en faisant pression sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et en faisant preuve d'une nouvelle déférence envers les alliés arabes qui devraient persuader le Hamas de mettre fin aux combats.
    Depuis le printemps, Trump a largement laissé Israël mener librement sa campagne contre le Hamas. Mais après que Israël a bombardé les dirigeants du Hamas au Qatar le mois dernier, Trump a changé de cap, sollicitant l'avis des États arabes et musulmans et poussant Netanyahu à mettre fin à la guerre.
    « Nous sommes plus proches que jamais d'un accord, car le président Trump a décidé de ne laisser aucune marge de manœuvre à Netanyahu », a déclaré un conseiller israélien proche des négociations, qui a souhaité rester anonyme pour pouvoir discuter de la dynamique diplomatique. « Netanyahu n'a nulle part où aller et a besoin de lui tant sur la scène internationale que nationale pour avoir une chance, même minime, de survivre politiquement. »
     
    Bon nombre des points d'achoppement pour le Hamas demeurent, tels que le lieu où les Forces de défense israéliennes se retireront à Gaza, la question de savoir si le Hamas peut libérer tous les otages restants, y compris ceux qui ne sont pas détenus par le groupe, la date à laquelle les prisonniers seront libérés par Israël et les canaux par lesquels l'aide humanitaire sera acheminée.
     
    Le groupe reste toutefois optimiste, a déclaré Bishara Bahbah, un homme d'affaires palestino-américain qui a parfois servi de médiateur entre le Hamas et l'administration Trump.
    « Du côté du Hamas, que j'ai rencontré samedi, l'optimisme régnait », a-t-il déclaré au réseau Axel Springer Global Reporters Network, dont fait partie POLITICO. « Ils étaient satisfaits de la réaction du président. »
     

     
    La diplomatie de Trump à Gaza a évolué au-delà de l'unilatéralisme très médiatisé et spectaculaire de son premier mandat, marqué par un recours croissant à ses partenaires régionaux et une plus grande patience pour une diplomatie substantielle en coulisses. Il a également utilisé le calendrier politique israélien à son avantage. Netanyahu aura besoin du soutien de Trump dans une élection qui pourrait avoir lieu dès le mois de mars.
    Tout en préservant le droit d'Israël à se défendre, Trump a renforcé ses liens avec ses partenaires arabes, les enrôlant pour aider à ramener le Hamas à la table des négociations et à intensifier la pression sur Netanyahu.
     
    « D'un point de vue stratégique, Israël n'a jamais été en position de force. Il a anéanti le Hezbollah au Liban, écrasé le Hamas à Gaza et convaincu les États-Unis de frapper l'Iran. Mais sur le plan diplomatique, ils n'ont jamais été aussi isolés », a déclaré une personne impliquée dans la diplomatie qui a souhaité garder l'anonymat pour pouvoir s'exprimer librement. « Les dirigeants européens réclament la création d'un État palestinien. Les dirigeants arabes qui ont signé les accords d'Abraham affirment que [Netanyahu] est dérangé. Et Trump le force à présenter ses excuses aux Qataris dans son bureau. »
     
    Trump n'a fait pression sur aucun pays arabe plus que sur le Qatar, l'un des trois États du Golfe qu'il a visités en mai, pour qu'il l'aide dans ses efforts visant à régler le conflit à Gaza. Après avoir critiqué les frappes israéliennes du mois dernier contre des responsables du Hamas qui se trouvaient à Doha pour des pourparlers de paix, Trump a demandé à Netanyahu d'appeler le Premier ministre du Qatar depuis le Bureau ovale lundi dernier pour lui lire des excuses rédigées par la Maison Blanche avec la contribution du Qatar, selon trois personnes proches de l'appel et ayant obtenu l'anonymat pour discuter de cette conversation sensible.
     
    Un puissant interlocuteur qatari et proche allié du Premier ministre du pays était présent dans le Bureau ovale pendant l'appel afin de s'assurer que Netanyahu ne s'écarte pas publiquement de la version des événements élaborée par la Maison Blanche, ont déclaré ces personnes.
    Peu de temps après, Trump a annoncé que Netanyahu avait accepté le plan de paix en 20 points visant à faciliter l'échange d'otages, la fin de la guerre et le transfert temporaire de Gaza du Hamas à une tutelle internationale.
    Trump a fait pression sur le Qatar pour qu'il réunisse des responsables égyptiens et saoudiens, entre autres, afin de dialoguer avec le Hamas et d'exhorter l'organisation à accepter le plan de paix de la Maison Blanche.


    Kevin O'Leary : la participation des États-Unis dans Intel est un « gaspillage de l'argent des contribuables »« La collaboration de Trump avec ses partenaires arabes, en particulier le Qatar, a contribué à en arriver là », a déclaré une personne impliquée dans la diplomatie. « Il a changé la dynamique de la diplomatie individuelle. »
     
    Le Premier ministre qatari Mohammed Abdulrahman Al Thani se joindra aux négociations à Charm el-Cheikh mercredi « à un stade critique des pourparlers », a déclaré son porte-parole, Majed Al-Ansari.
    Trump, qui a accepté plus tôt cette année le cadeau des Qataris, un jet 747 d'une valeur de 400 millions de dollars actuellement en cours de rénovation pour devenir l'Air Force One, a signé la semaine dernière, le jour même de la visite de Netanyahu, un décret visant à créer une garantie de sécurité similaire à celle de l'OTAN pour le Qatar, s'engageant à ce que les États-Unis aident à le défendre en cas d'attaque.
     
    « L'une des plus grandes réalisations du président Trump est d'avoir impliqué le monde arabe dans le règlement de la question palestinienne », a déclaré le sénateur Lindsey Graham (R-S.C.). « Les peuples du Moyen-Orient réagissent à la force. Lorsqu'il s'est attaqué à l'Iran, il a gagné beaucoup de crédit dans le monde arabe. Israël estime qu'il est le meilleur président qu'ils aient eu depuis longtemps. C'est donc cette combinaison qui nous a menés là où nous en sommes aujourd'hui. »
     
    Les alliés républicains au Capitole ont souligné le travail accompli par Trump au cours de son premier mandat dans le cadre des accords d'Abraham, en vertu desquels plusieurs pays arabes ont normalisé leurs relations avec Israël, pour affirmer que son multilatéralisme au Moyen-Orient n'est pas apparu du jour au lendemain. Mais ils ont reconnu que la priorité qu'il accorde à la région pourrait désormais porter ses fruits dans le cadre de son travail encore inachevé visant à résoudre la guerre à Gaza et les décennies de conflit entre Palestiniens et Israéliens.
     
    « À quand remonte la dernière fois où nous avons eu un président qui a réellement poussé tous ces autres pays du Moyen-Orient à se tourner vers l'une de ces organisations terroristes comme le Hamas et à leur dire : « Vous devez accepter cet accord de paix. Vous devez cesser de tuer des gens » ? », a déclaré mardi le sénateur Mike Rounds (R-S.D.).
     
    Joe Gould de POLITICO et Tim Rohn de WELT ont contribué à cet article. 
     
    On attendra néanmoins le déroulement effectif de la première phase prévue par cet accord- c'est toujours la difficulté avec D. Trump qui, succès ou échec, noie de superlatifs vendeurs de promoteur tout ce qu'il fait- et surtout la suite beaucoup plus ardue à négocier.
     
    Comme le rappelle The Economist ce matin, obtenir, comme prévu par la feuille de route de Trump, un gouvernement de Gaza sans un Hamas de surcroît désarmé semble très compliqué. L'accord de cette nuit est un bon début mais seulement un début à lire
     

    Plan de paix pour Gaza : Tel-Aviv en fête après l’annonce de la libération des otages 

    Des Israéliens dansent sur fond de musique techno, brandissant des drapeaux bleu et blanc et des drapeaux américains sur la place des otages à Tel-Aviv, où quelques milliers de personnes sont rassemblées jeudi matin pour fêter l’accord entre Israël et le Hamas.

    Elles ont rejoint les familles d’otages, qui avaient commencé à célébrer la nouvelle tant attendue dans la nuit.

    L’accord conclu dans le cadre des pourparlers de Charm el-Cheikh (Egypte) dans la nuit de mercredi à jeudi, et annoncé par le président américain Donald Trump, prévoit la libération de tous les otages et un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

    Il n’y a pas de retransmission d’une éventuelle signature de l’accord prévue sur la place, mais des habitants sont venus pour partager leur émotion sur ce lieu devenu au fil des mois le centre névralgique du mouvement appelant au retour des captifs détenus depuis deux ans.

    Le 7 octobre 2023, dans l’attaque sans précédant du mouvement islamiste Hamas qui a déclenché la guerre dévastatrice à Gaza, 251 personnes personnes avaient été enlevées dont 47 sont toujours otages et parmi eux au moins 25 sont mortes selon l’armée.

    Sur la place, beaucoup arborent un autocollant sur lequel est inscrit «ils reviennent» avec un coeur jaune, rappel du ruban jaune devenu symbole des otages.

    «We love Trump»

    «On attend ce jour depuis 734 jours, on ne peut pas imaginer être ailleurs ce matin», déclare Laurence Yitzhak, 54 ans, originaire de Tel-Aviv.

    «C’est une grande joie, un immense soulagement mêlé d’angoisse et de peine pour les familles qui n’ont pas eu ou qui ne vont pas avoir cette joie, c’est l’un des moments les plus israéliens que le pays ait pu vivre», ajoute-t-elle.

    Le chef de l’opposition Yaïr Lapid a fait le déplacement pour l’occasion. Il est venu «enlacer les familles», dit-il à l’AFP.

    «We love Trump» («Nous aimons Trump»), indique une pancarte brandie par une femme grimée en Oncle Sam, en hommage au président américain à l’origine du plan pour Gaza et des pourparlers indirects en cours entre Israël et le Hamas.

    Une fermeture éclair jaune couvre la bouche de cette femme, et ses bras sont liés par une corde.

    A ses côtés, un homme en costume arbore lui un masque de Donald Trump et le ruban des otages.

    Le Forum des familles d’otages a invité le président américain à rencontrer ses représentants durant son prochain séjour en Israël, attendu dimanche.

    «Nous serions profondément honorés si vous pouviez nous rencontrer lors de votre prochaine visite en Israël. Ce serait sans doute l’une des plus grandes manifestations de soutien de l’histoire d’Israël envers un ami et un allié», a écrit le Forum dans un communiqué.

    Michael BLUM

    © Agence France-Presse

     

     
     

    septembre 25, 2025

    Reconnaissance d'une province palestinienne...?

     

    Une vague de reconnaissances internationales pour l’état de Palestine

    Israël: pourquoi il n’y aura pas d’État "palestinien" & Histoire Israël !! 

    Voir source

     

    Défiance envers Israël et les États-Unis

    Dans un tournant diplomatique majeur, plusieurs pays occidentaux ont franchi le pas de reconnaître officiellement l’État de Palestine comme souverain, marquant une rupture avec la position traditionnelle d’Israël et des États-Unis.

    À ce jour, l’État de Palestine est reconnu comme souverain par 157 États membres des Nations Unies sur un total de 193, ce qui représente environ 81,3 % des membres de l’ONU.

    Parmi ces nations figurent le Canada, l’Australie, le Royaume-Uni et la France, qui ont annoncé leur décision ces derniers jours, provoquant des réactions vives de part et d’autre du conflit israélo-palestinien.

    Un mouvement collectif de reconnaissance

    Cette vague de reconnaissances survient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, où les appels à une solution à deux États se multiplient face à l’escalade des violences. Le Canada a été le premier à annoncer sa position, suivi rapidement par l’Australie et le Royaume-Uni, qui ont tous invoqué des principes de justice internationale et de respect des droits humains.

    La France, sous la présidence d’Emmanuel Macron, s’est alignée sur cette position, bien que cette décision soit d’abord motivée par des considérations électoralistes, visant à consolider le soutien de certaines franges de l’électorat français en vue des prochaines élections (aussi bien législatives que municipales).

    De plus, la France fournissait traditionnellement des armes à Israël, provoquant une vive réaction récemment de la part des grévistes dockers qui ont refusé de charger les bateaux les transportant, en signe de protestation contre les bombardements israéliens à Gaza.

    Ces annonces collectives défient ouvertement Israël, qui maintient que toute reconnaissance unilatérale de la Palestine sape les négociations bilatérales. Les États-Unis, alliés historiques d’Israël, ont exprimé leur désapprobation, arguant que cela pourrait compliquer les efforts de paix dans la région.

    Réactions Israéliennes et Palestiniennes

    Du côté israélien, la réponse a été immédiate et ferme. Le gouvernement israélien a qualifié cette reconnaissance de « cadeau au Hamas », accusant ces pays de récompenser le terrorisme et d’ignorer les menaces sécuritaires pesant sur Israël. Des déclarations officielles du bureau du Premier ministre ont souligné que cette mesure « ne change rien sur le terrain » et pourrait même encourager les extrémistes.

    À l’inverse, les Palestiniens ont accueilli cette nouvelle comme une avancée historique. Des représentants de l’Autorité palestinienne ont salué ces décisions comme un pas vers la légitimité internationale de leur État, renforçant leur position sur la scène mondiale. Des réactions recueillies auprès de résidents de la Cisjordanie occupée reflètent un mélange d’espoir et de prudence : « C’est un signe que le monde nous écoute enfin, mais il faut des actions concrètes pour mettre fin à l’occupation », a déclaré un habitant de Ramallah interrogé par des médias locaux.

    L’implication des Nations Unies

    Les Nations Unies ont également réagi à ces développements. Des représentants de l’ONU ont recueilli des avis variés, certains voyant dans ces reconnaissances un soutien à la résolution 242 du Conseil de sécurité, qui appelle à un retrait israélien des territoires occupés. D’autres, cependant, mettent en garde contre une polarisation accrue qui pourrait entraver les pourparlers de paix. Le Secrétaire général de l’ONU a appelé à un dialogue renouvelé, soulignant que « la reconnaissance est un outil, mais pas une fin en soi ».


     

    Perspectives et enjeux futurs

    Cette série de reconnaissances pourrait redessiner la carte diplomatique du Moyen-Orient, en isolant davantage Israël sur la scène internationale et en renforçant la cause palestinienne. Toutefois, des analystes s’interrogent sur l’impact réel : sans un engagement ferme pour des négociations, ces gestes symboliques risquent de rester lettre morte. Pour la France en particulier, la décision de Macron, perçue comme opportuniste par certains critiques, pourrait influencer les dynamiques internes européennes, où d’autres pays comme l’Allemagne hésitent encore.

    Alors que les tensions persistent, le monde observe si cette vague diplomatique mènera à une paix durable ou à une escalade des conflits. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer les retombées de ces annonces historiques.

    https://multipol360.com/une-vague-de-reconnaissances-internationales-pour-letat-de-palestine/

     

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