"On vous a vendu un antivol. C'est une laisse. "
«Persécution bancaire» : pourquoi journalistes et militants de droite se plaignent d’une fermeture arbitraire de leurs comptes
Depuis quelques années, des influenceurs, journalistes, militants ou
élus situés à droite de l’échiquier
politique dénoncent la fermeture
arbitraire de leurs comptes en banque. Le secteur bancaire a œuvré pour
mettre en échec une loi l’obligeant à plus de transparence.
C’est peu dire qu’Arthur de Watrigant a connu de meilleurs étés que celui-ci. Il y a deux ans le directeur de la rédaction de L’Incorrect, qui défend dans ses colonnes les idées d’une droite hussarde et conservatrice, s’est vu clôturer sans préavis le compte bancaire de son journal : la banque en ligne Qonto lui a tout simplement écrit dans un mail laconique envoyé un 25 juillet que le compte serait fermé et qu’il disposait d’un mois pour transférer les fonds ailleurs. «On a demandé des explications par mail mais on n’a obtenu aucune réponse. Et nous avions un second compte de secours chez une autre banque, qui a été fermé en même temps», se souvient-il. Pourtant, à l’en croire, sa rédaction ne présentait pas de découverts réguliers, n’avait pas passé d’opérations suspectes ou avec des comptes bancaires étrangers. Mais cette clôture de compte aurait causé un préjudice important au magazine, malgré l’ouverture en urgence d’un compte chez une nouvelle banque en ligne : «J’ai dû…
Conversation avec Grok
Réflexion:
Le post partiel de @Le_Figaro ci-dessus annonce une enquête sur les fermetures arbitraires de comptes bancaires dénoncées par des influenceurs, journalistes, militants et élus de droite en France. Le secteur bancaire est accusé d’avoir bloqué une proposition de loi visant à imposer plus de transparence et de motivation des décisions de clôture. L’article cite des cas concrets comme celui du magazine L’Incorrect, alimentant les débats sur une possible discrimination politique dans l’accès aux services financiers.
"Peux tu chercher s'il y a des cas de débancarisation (sur raisons politiques bien sûr, pas financières), d'ONG, de groupes militants, de politiciens, de gauche... antifa, LFI, antisémites, NPA, activistes islamistes, pro-immigration, anticapitalistes, écologistes ?"
Oui, j’ai cherché des cas documentés de fermetures de comptes (débancarisation) pour raisons politiques ou perçues comme telles en France. Les résultats montrent une asymétrie marquée : la plupart des plaintes et enquêtes médiatiques concernent des acteurs de droite ou identitaires, avec des banques invoquant souvent un « risque réputationnel » ou des règles de vigilance (LCB-FT). Pour les groupes de gauche, antifa, LFI, NPA, écologistes, pro-immigration ou anticapitalistes, les cas explicites de fermeture purement idéologique sont beaucoup plus rares et souvent liés à des suspicions de financement du terrorisme, blanchiment ou opérations internationales (ex. : Gaza). lejdd.fr
Pour les groupes de gauche et assimilés :
Des signalements existent pour des associations pro-palestiniennes ou antisionistes (ex. : UJFP, dont les comptes au Crédit Coopératif ont été fermés en 2025 après des transferts vers Gaza et une plainte pour apologie du terrorisme ; d’autres blocages de virements signalés par des militants). lemonde.fr
Des collectifs islamistes ou communautaristes (ex. : liens avec Millî Görüş) semblent parfois épargnés ou moins impactés selon certaines enquêtes de droite, malgré des signalements Tracfin. Les antifa, NPA ou LFI (politiciens ou ONG écologistes/pro-immigration) ne font pas l’objet de vagues documentées de débancarisation idéologique comparable à celle dénoncée à droite. Les fermetures y sont plus souvent justifiées par des motifs financiers, légaux ou de conformité. crashdebug.fr
Contexte général et proposition de loi :
Les banques disposent d’une grande liberté contractuelle (préavis de 2 mois, sans toujours motiver). Une proposition de loi (adoptée en première lecture en 2025) vise à obliger la justification des fermetures et interdire certains motifs (opinions politiques, statut d’élu, etc.), soutenue notamment par LFI et RN contre les abus. Le phénomène est amplifié par les règles anti-blanchiment, avec une vigilance plus forte sur l’ultra-droite selon les rapports officiels, tandis que l’ultra-gauche ou islamisme radical est traité via le risque terroriste. vie-publique.fr
En résumé, la « persécution bancaire » est surtout documentée et dénoncée à droite (RN, identitaires, médias conservateurs comme Némésis, TV Libertés, etc.). À gauche, les cas sont plus sporadiques et souvent couplés à des enquêtes judiciaires ou de Tracfin. Les banques nient systématiquement les motifs politiques et invoquent leur risque interne. Si tu as des noms précis d’ONG ou personnes, je peux approfondir.
https://x.com/i/grok/share/facb6ead87754416aab1f3f91d1c87b4
La débancarisation politique arrive en France, et tout le monde semble tomber des nues.
Pourtant, rien de nouveau. En 2023, Nigel Farage se fait fermer tous ses comptes après quarante-trois ans dans la même banque. Sans préavis, sans motif, sans recours. Neuf banques refusent ensuite de le prendre comme client.
Il aura fallu un scandale national et l'intervention du Premier ministre britannique pour que la dirigeante de la banque soit poussée à la démission. Je raconte cette affaire en détail dans "Tout le monde n'aura pas la chance de quitter son pays", parce qu'elle révèle la vraie nature des procédures KYC et AML : vendues comme des armes contre les criminels, elles fonctionnent surtout comme des armes contre les citoyens.
Regardez les chiffres.
Les études scientifiques montrent que ces régulations permettent de saisir entre 0,05 % et 1,1 % des fonds criminels. Elles ratent à peu près tout le monde. Sauf vous. Car pendant ce temps, elles donnent aux banques un pouvoir exorbitant : fermer n'importe quel compte en invoquant un vague "risque", sans avoir à se justifier. ("pouvoir exorbitant":Une entreprise privée a toujours eu le droit de refuser un client, non?)
Une banque qui conserve un client controversé s'expose à une amende. Une banque qui le vire ne risque rien. Devinez de quel côté elles penchent. Un système qui laisse passer au moins 98,9 % de l'argent sale, mais qui peut couper les vivres à un journal avec un mail de trois lignes, ce n'est pas un outil anti-blanchiment.
On vous a vendu un antivol. C'est une laisse.
Vous débrancher demande un stagiaire et un clic.
Par ailleurs; Quand je me suis installé à Londres en 2015, mes cotisations sociales sont passées de 47% à 25%. Divisées pratiquement par deux. Et la première fois que je suis allé chez le médecin, j'ai demandé combien je devais. La docteure m'a regardé et m'a dit en souriant : "I can see you are French."
Le système de santé anglais est gratuit de A à Z. Pas d'avance de frais, pas de mutuelle obligatoire, pas de tiers payant. Pour des cotisations deux fois moins élevées, les Anglais ont un système à environ 80% de la qualité du français. Autrement dit : voudriez-vous doubler vos cotisations pour améliorer votre prise en charge de 20% ? Parce que c'est exactement ce que fait la France.
Puis je suis parti à Dubaï. Mon assurance santé privée couvre le monde entier, à hauteur d'1 million d'euros par an, franchise 0 €, pour 154 € par mois. Elle me donne accès à des hôpitaux et des services qui sont franchement une gamme au-dessus de ce que j'ai connu en France et en Grande-Bretagne. Service VIP, prise en charge immédiate, paperasse quasi inexistante.
Et je ne paie ni impôt sur le revenu, ni impôt sur les bénéfices, ni impôt sur les gains de capitaux. Toutes les démarches administratives se font en ligne et fonctionnent.
154 € par mois contre... combien en Sécu + mutuelle obligatoire en France ? Faites le calcul. Puis faites le calcul global (spoiler : le salarié médian à 2136 € net par mois paie environ 600 € tout compris, *juste* pour la Sécu, source en commentaire). Et te salarié médian français paie 58,59% de taux d'imposition réel quand on additionne tout — cotisations patronales, salariales, IR, TVA, taxes diverses. Il bosse pour l'État du 1er janvier au 31 juillet. Et la Sécu, qui est censée justifier une partie de ce massacre, est en déficit permanent depuis 2002.
La CSG et la CRDS ont été créées dans les années 90 de manière "temporaire" pour combler le trou. Trente ans plus tard, elles sont toujours là, le trou aussi, et la Cour des comptes qualifie la trajectoire de "hors de contrôle" dans son rapport 2025.
Singapour a un système de santé classé parmi les meilleurs au monde, avec des dépenses publiques de santé représentant environ 2,1% du PIB contre 8,9% en France. La Suisse laisse les gens choisir leur assurance sur le marché privé — exactement comme l'assurance auto en France — et personne ne meurt dans la rue. La question n'est pas "quel pays a un tel niveau de services publics".
La question — la seule qui compte — c'est le rapport qualité-prix. Et sur ce terrain, la France n'est pas championne. Elle est juste championne pour faire croire qu'elle l'est, à des gens qui n'ont jamais eu l'occasion de comparer.
C'est tout le sujet de "Tout le monde n'aura pas la chance de quitter son pays" : quand vous vivez dans un seul pays toute votre vie, vous confondez "le meilleur système du monde" avec "le seul que je connaisse".
La France ne manque pas de services publics. Elle manque de concurrence, et elle ne manque pas de gens qui ne comparent rien et gobent tout ce que dit le gouvernement.
Car si tu penses que la Sécu est le meilleur système du monde, je te pose la question : sur quelle expérience t'appuies-tu pour dire cela ? Tu as comparé concrètement la situation avec d'autres pays, ou tu te contentes de répéter ce qu'on a t'a dit sans avoir vérifié ?
Olivier Roland
J'enseigne la liberté. Pour les gens qui se bougent. Extrait gratuit de mon nouveau livre "Tout le monde n'aura pas la chance de quitter son pays"
@OlivierRoland
Secret bancaire
Le secret bancaire est une législation appliquée dans certains pays afin de protéger la vie privée des citoyens détenant des valeurs dans lesdits pays. Souvent ce secret bancaire découle de lois (Suisse, Monaco...) ou bien de la Constitution (Autriche). On parle de secret bancaire fort quand le titulaire d'un compte reste secret (dans des conditions normales), y compris (et surtout) vis-à-vis de l’État dans lequel la banque est située.
Le secret bancaire incommode les enfers fiscaux puisque les citoyens de ces pays peuvent mettre leurs biens hors d'atteinte. On remarque également que le secret bancaire incommode les pays qui veulent surveiller leurs citoyens.Il est piquant de constater le lien entre le secret bancaire et l'étatisme. Ainsi, en Suisse, le secret bancaire, que l'on fait souvent remonter à 1934, remonte en fait à 1713. Il s'agissait alors de permettre à Louis XIV d'emprunter dans la plus grande discrétion aux huguenots exilés de Genève. Le Grand Conseil Genevois adopte le premier texte connu concernant le secret bancaire, lequel énonce que les banquiers doivent « tenir un registre de leur clientèle et de leurs opérations, mais il leur est interdit de divulguer ces informations à quiconque autre que le client concerné, sauf accord exprès du Conseil de la Ville ».
Un pays à secret bancaire fort peut-être baptisé un paradis bancaire. Un paradis fiscal est toujours un paradis bancaire, mais l'inverse n'est pas vrai.
Le secret bancaire n'est jamais absolu : il peut être levé par la justice du pays en question quand l'origine des fonds est criminelle.
Pays dans lesquels le secret est strict
Les accords bilatéraux d'échange d'informations sont très encadrés, et les pays ne se laissent pas manipuler par les enfers fiscaux.
Pays au secret bancaire affaibli
- Suisse (malgré des velléités d'inscrire le secret dans la Constitution[1], le secret bancaire n'existe plus que pour les résidents[2])
- Andorre, Autriche, Liechtenstein, Luxembourg, Singapour (mêmes politiques que la Suisse)
- Monaco est un paradis fiscal et un paradis bancaire, excepté pour les Français (convention fiscale franco-monégasque de 1963)
Citations
- « Celui qui n'a rien à cacher n'a rien à craindre. » (Joseph Goebbels)
- « Il n'y a peut-être rien qui ennoblit plus un être humain que de savoir garder un secret. » (Søren Kierkegaard)
Notes et références
- Malgré la forte envie des autorités fiscales de le supprimer, une Initiative populaire fédérale Oui à la protection de la sphère privée pourrait le consolider.
Lien externe
- (fr)Pourquoi il faut défendre le secret bancaire, Flavien Tulliez dans le journal Contrepoints
