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février 02, 2026

Quand une question peut enfin se déposer avec Philippe LOGNOUL !

Quand une question peut enfin se déposer

Il y a des questions qui ne cherchent pas à être résolues.
Elles ne demandent ni méthode, ni plan, ni réponse brillante.
Elles se tiennent là, simplement, comme un souffle retenu.

On les reconnaît à ceci :
elles reviennent quand le bruit retombe.
Elles apparaissent dans les interstices —
au moment où l’on cesse d’expliquer,
où l’on n’a plus envie d’améliorer ce que l’on ressent.

Ce ne sont pas des questions pressées.
Elles ne veulent pas avancer.
Elles veulent être posées quelque part, sans être déplacées aussitôt.

Souvent, on les garde pour soi longtemps.
Parce qu’on craint de mal les formuler.
Parce qu’on sent confusément qu’une fois dites,
elles ne supporteront ni l’analyse rapide,
ni la réponse qui rassure trop vite.

Ces questions-là ne demandent pas qu’on les rende intelligentes.
Elles demandent un endroit où elles peuvent rester telles qu’elles sont.
Incomplètes.
Parfois maladroites.
Parfois même silencieuses.

Il arrive un moment où l’on comprend que le plus difficile
n’est pas d’y répondre,
mais d’oser les confier à quelqu’un
qui ne cherchera pas à les corriger.

Quelqu’un qui saura les lire comme on écoute un corps :
sans hâte,
sans projet,
sans volonté de conclure.

Alors la question se dépose.
Et souvent, quelque chose se dénoue avant même qu’une réponse apparaisse.

Certaines questions n’attendent pas une solution.
Elles attendent un lieu où exister pleinement.

Pour celles et ceux qui sentent qu’une question cherche simplement un lieu où se déposer.  

Philippe LOGNOUL 

Explorateur de l’être humain, de l’utérus au monde, entre liberté, plaisirs en conscience et harmonie. 

 

La liberté commence là où l’on cesse de forcer d'après Philippe LOGNOUL

décembre 29, 2025

La liberté commence là où l’on cesse de forcer d'après Philippe LOGNOUL

La liberté commence là où l’on cesse de forcer

Texte inédit proposé par Philippe, autour de la liberté intérieure comme expérience vécue.

On parle souvent de liberté comme d’un droit, d’un principe ou d’un idéal à défendre. Mais avant d’être une idée, la liberté est une expérience

 

Elle commence parfois très simplement,
au moment où le corps cesse de se contracter,
où la pensée ralentit,
où l’on n’essaie plus d’avoir raison, ni d’agir correctement.

La liberté intérieure n’est pas une conquête.
Elle ne se gagne pas par accumulation de choix, ni par opposition à une contrainte extérieure. Elle apparaît plutôt quand quelque chose, en nous,
cesse de lutter contre ce qui est déjà là.

Un corps tendu n’est pas libre, même entouré de droits.
Un esprit en alerte permanente ne goûte pas la liberté, même dans un espace sans règles. Inversement, il arrive qu’un être humain se sente profondément libre dans un cadre restreint, dès lors que ses rythmes vitaux sont respectés.

La liberté n’est donc pas seulement affaire de structures sociales ou politiques.
Elle est aussi — et peut-être d’abord — une
question de régulation, de sécurité intérieure, de relation au vivant.

Lorsqu’un être humain se sent suffisamment en sécurité pour ne plus se défendre en permanence,
il devient naturellement plus responsable, plus attentif, plus créatif.
Non par obligation morale, mais par accord intérieur.

Penser la liberté sans tenir compte du corps, du psychisme et des relations, c’est risquer d’en faire une abstraction.
La vivre comme une conséquence d’un certain état intérieur, en revanche, ouvre une autre perspective celle d’une liberté qui ne s’oppose pas, mais qui
émerge

Philippe LOGNOUL 


Explorateur de l’être humain, de l’utérus au monde, entre liberté, plaisirs en conscience et harmonie. 
Auteur d'écrits lucides et poétiques.
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