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septembre 20, 2026

Ici la bête du Gévaudan ! Charles Sapin, élégante réponse au monde syndical totalitaire d'extrême gauche

LE DROIT DE CENSURE DES SYNDICATS DE RADIO FRANCE 

- L’affaire Charles Sapin crée un précédent préoccupant : les syndicats du service public peuvent-ils décider qui a, ou non, le droit de s’exprimer à l’antenne ? 

 

Recruté par France Inter pour un éditorial politique hebdomadaire, la présence du directeur adjoint de Valeurs actuelles - pourtant reconnu pour ses analyses et son sens de la mesure - a déclenché deux journées de grève et la menace d’une troisième. La direction a tenté de résister avant de supprimer la chronique et de proposer un débat contradictoire. Charles Sapin a finalement renoncé.  

DU DROIT DE GRÈVE AU DROIT DE VETO 

 Les syndicats ont évidemment le droit de contester une décision. Mais ici, la contestation ne portait même pas sur ce que Charles Sapin aurait pu dire : c’est sa présence qui était jugée inacceptable. Un représentant syndical expliquait ainsi qu’il ne fallait pas accorder de « brevet de respectabilité » à Valeurs actuelles. Depuis quand les syndicats d’un média public décident-ils quelles opinions sont suffisamment « respectables » pour avoir droit d’antenne ? Le contraste est d’autant plus frappant que Radio France accueille quotidiennement des chroniqueurs et intervenants défendant des positions très marquées à gauche, voire d'extrême gauche, sans que leur présence provoque indignations, grèves ou demandes d’éviction.  

UN PLURALISME À GÉOMÉTRIE VARIABLE 

 La question n’est donc pas de censurer les uns pour répondre à la censure des autres, mais de comprendre pourquoi certaines opinions semblent naturellement légitimes sur le service public quand d’autres suffisent à disqualifier ceux qui les portent. Pourquoi « la macronie » ou la droite républicaine sont-elles régulièrement raillées ou disqualifiées dans de nombreux programmes sans que cela semble émouvoir ni la direction ni les syndicats ? Pourquoi tant de chroniqueurs et d’humoristes délivrent-ils, émission après émission, des opinions politiques très majoritairement marquées à gauche, sans susciter les mêmes protestations ? Ce pluralisme à géométrie variable, qui laisse de côté une large part des opinions des Français, ne pourra perdurer indéfiniment sur des médias de service public.

  
Le totalitarisme médiatique LFI....et son monde syndical !
 
Rhôooo quel pluralisme chez France télévision, serait-il pleutre de l'extrême gauche des syndicats ? 
Quoique rien de nouveau ! 
 

 
 

"Ici la bête du Gévaudan.

 

Voilà l’épilogue de trois longues semaines où mon nom, mon intégrité professionnelle, mes travaux et mon journal ont été diffamés dans un seul but : exclure du débat public la voix unique qui est la nôtre.
 
J’ai préféré garder le silence jusque-là, ne souhaitant pas ajouter au brouhaha et au ridicule. Ni compliquer la tâche de la direction de Radio France. Qui, envers et contre les assauts de syndicats tout-puissants en son sein, s’était fixé pour projet d’accueillir sur ses antennes toutes les nuances de pensée d’un pays qui, à la veille de la présidentielle, n’a jamais été aussi fracturé.
 
Je me suis reconnu dans ce projet. J’étais honoré de cette invitation à y participer en tant que directeur adjoint de Valeurs actuelles. Comme Céline Pigalle et Sibyle Veil, je crois qu’il n’est d’autre antidote à la polarisation délétère ambiante que l’expression plurielle des idées et leur confrontation.
 
C’était sans compter l’ouïe fine des cortèges “antifascistes” qui, en deux chroniques de 150 secondes hebdomadaires, consacrées au mur des déficits publics et à l’intelligence artificielle, sera parvenue à déceler le retour des heures sombres et le bruit des bottes venant menacer la pureté idéologique du service public. Bravo à eux.
 
Mon cas personnel importe peu. Et la perspective de dormir le dimanche matin ne me donne pas de nuit blanche. Mais je constate qu’une exigence aussi basique que le pluralisme peut lever contre elle une minorité radicalisée, prompte à invoquer la démocratie tout en contestant une liberté d’expression pourtant capitale à sa vitalité.
 
On exhume le délit d’opinion, on déshumanise, on démonise, on coupe le micro à celui qui perturbe l’entre-soi… Toute ressemblance de ces procédés avec ce que l’on prétend combattre est purement fortuite. Evidemment.
 
On ne peut que s’incliner devant cette brillante innovation démocratique : la censure préventive. Inutile d’attendre qu’un chroniqueur dise quelque chose de répréhensible ; il suffit d’imaginer ce qu’il pourrait penser, de s’en indigner, puis de faire grève contre ce qu’il n’a jamais prononcé. Imparable. Ainsi il n’est plus de droite acceptable que celle que la gauche se choisit.
 
Il est donc des forces anti-républicaines, jusque dans le temple qu’est France Inter, pour qui la démocratie n’est plus l’art d’organiser le dialogue entre des opinions divergentes afin de faire émerger un accord minimal sur ce que doit être le bien commun. Mais un ensemble de valeurs arbitraires, qu’elles s’estiment seules habilitées à définir. Tout désaccord vous place dès lors hors du champ démocratique. Légitimant la censure, puis la violence à votre encontre. Ceci n’a rien d’une lutte pour la démocratie. C’est une lutte pour le pouvoir. En l'occurrence, pour le conserver.
 
Je regrette que la direction de Radio France, face à cette dérive, ait décidé d’ainsi rendre les armes. Face à ces syndicats et artistes qui démontrent, une fois de plus, l’ampleur de leur ouverture d’esprit et leur sérénité face à l’idée de souffrir 0,025% de temps d’antenne dissonant.
 
Pour éviter toute propagation du « conservatovirus », il m’a été proposé un débat en lieu et place de mon éditorial du dimanche matin. Il serait plus prudent d’évacuer l’aile Sud de la maison de la radio 30 minutes avant mon arrivée dans les locaux. De m’imposer la robe de bure et la crécelle à l’antenne. Cette mécanique de disqualification nourrit précisément la polarisation que ses promoteurs prétendent déplorer. Vous comprendrez que ce cercle vicieux-là, je refuse d’y entrer."
 
Charles Sapin

 


 

La formidable lucidité de J.K. Rowling. 

 Si vous pensez que la liberté d’expression est pour vous mais pas pour vos adversaires politiques, vous êtes illibéral. 

 Si aucune preuve contraire ne peut changer vos croyances, vous êtes un fondamentaliste. 

 Si vous pensez que l’État doit punir ceux qui ont des opinions contraires, vous êtes un totalitaire. 

 Si vous pensez que les opposants politiques doivent être punis par la violence ou la mort, vous êtes un terroriste. 

 


 

 

mars 15, 2026

Et si parlions de l'ARCOM !!

L'Arcom fiche les personnalités politiques à huis clos, sans critère, sans recours...

Le Conseil d'État a rendu le 12 mars 2026 une décision discrète, passée presque inaperçue. Un citoyen, Nicolas Conquer, spécialiste de la politique américaine, contestait son inscription par l'ARCOM sur la liste des personnalités politiques soumises au décompte du temps de parole dans les médias audiovisuels. Il a perdu.
L'affaire semble close. Elle ne l'est pas.
Ce qu'elle révèle dépasse le cas de Nicolas Conquer. En France, une administration décide seule qui est — ou n'est pas — une personnalité politique. À huis clos. Sans critère publié. Sans informer les personnes concernées. Sans recours préalable.
Au nom du pluralisme.
 
 

 

La liste des personnalités politiques

Chaque chaîne de télévision, chaque radio, comptabilise scrupuleusement les minutes accordées aux personnalités figurant sur une liste établie par l'ARCOM.
Trop de minutes à l'un, pas assez à l'autre — et l'équilibre politique réglementaire est rompu. Résultat pratique : les médias invitent moins volontiers quelqu'un qui « pèse » sur leur quota.
L'inscription n'interdit rien formellement. Elle décourage silencieusement.
 
La liste compte 1 588 personnes à ce jour. Elle évolue régulièrement — quatre mises à jour en six mois — sans que personne ne soit jamais informé d'y entrer ou d'en sortir.
Qui figure dessus ? Des élus, des ministres, des dirigeants de partis — c'est logique. Mais aussi des candidats occasionnels aux dernières législatives, des adhérents passés d'un parti, des personnalités dont l'engagement politique se résume à quelques semaines d'une vie.
Parmi elles, 276 sont classées "MEMBRE" — la catégorie des non-élus que l'ARCOM a décidé de qualifier de personnalités politiques sans mandat actif. C'est la catégorie la plus discrétionnaire, la moins encadrée, la plus révélatrice de la nature réelle du pouvoir de l'ARCOM.
Qui figurent parmi les non-élus classés "Divers Droite" ? Roselyne Bachelot — ancienne ministre pendant dix ans, candidate à la présidentielle de 2002. Philippe de Villiers — candidat à la présidentielle à plusieurs reprises, figure majeure de la droite souverainiste depuis trente ans. Louis Sarkozy. Stanislas Rigault, président des Jeunes Patriotes. Et Nicolas Conquer — candidat pendant trois semaines dans la Manche lors de la dissolution de juin 2024. Même catégorie. Même étiquette. Sans distinction.
Le pendant existe à gauche. Parmi les "Divers Gauche" : Christiane Taubira — candidate à la présidentielle de 2022. Ségolène Royal — candidate à la présidentielle de 2007. Lionel Jospin — ancien Premier ministre. Nicole Belloubet, Didier Migaud, Cédric Villani, Julien Bayou, Lucie Castets — candidate NFP à Matignon en 2024.
La symétrie semble rassurante. Elle ne l'est pas. Car si la présence de Taubira, Royal ou Jospin dans une liste de personnalités politiques est difficilement contestable, leur cohabitation dans la même catégorie que Nicolas Conquer révèle précisément l'absence de critère. L'ARCOM range dans le même tiroir une ancienne candidate à la présidentielle, un ancien député candidat à la mairie de Paris, et un expert de la politique américaine. Même case. Même durée indéterminée.
Mais c'est en regardant ceux qui ne sont pas sur la liste que le système se révèle vraiment.
Laurent Joffrin — directeur de Libération pendant vingt ans, éditorialiste politique omniprésent sur France Inter, BFM, LCI — absent. Jacques Attali — conseiller de quatre présidents de la République, intervenant hebdomadaire dans les médias depuis quarante ans — absent. Michel Onfray — fondateur d'un mouvement politique, présence audiovisuelle massive — absent. Jack Lang — ancien ministre de la Culture pendant quatorze ans, omniprésent dans les médias jusqu'à l'affaire Epstein — absent. Nicolas Hulot — ancien ministre, candidat à la présidentielle — absent. Thierry Breton — ancien commissaire européen, ancien ministre de l'Économie, acteur majeur du débat public européen et français — absent.
Ces absents interviennent régulièrement dans les médias sur des sujets politiques, avec des positions identifiables et assumées. Certains ont fondé des mouvements. Certains ont conseillé des présidents. Certains seront peut-être tentés de jouer un rôle lors des prochaines élections...
Ils ne sont pas dans le référentiel. Nicolas Conquer, lui, y est. Et vous, vous pourriez peut-être l'être un jour — sans le savoir.

D'où vient ce pouvoir ? Histoire d'une administration bien française

Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter à soixante ans d'histoire française — une longue séquence d'hésitations entre contrôle de l'État sur l'audiovisuel et velléités d'indépendance, dont l'ARCOM est l'aboutissement.
Tout commence avec le monopole. En 1964, la RTF devient l'ORTF, impulsé par de Gaulle. L'ambition : l'autonomie. La réalité : l'ORTF est perçu comme un outil de propagande. Pompidou le résumait sans détour : la radio et la télévision sont "la voix de la France, qu'on le veuille ou non."
En 1974, Chirac supprime l'ORTF. Sept entités naissent : TF1, Antenne 2, FR3, Radio France, la SFP, TDF, l'INA. Le monopole de programme est brisé. Le monopole sur les fréquences, lui, subsiste. En 1982, Mitterrand crée la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle. En 1986, la loi Léotard la remplace par la CNCL et privatise TF1. Supprimée trois ans plus tard, dès le retour de la gauche. En 1989, le CSA naît. En 2022, CSA et Hadopi fusionnent pour devenir l'ARCOM.
Le schéma est constant : chaque alternance politique produit une réforme du régulateur. L'indépendance est proclamée à chaque fois. L'inféodation est pratiquée entre-temps. Et à chaque étape, le régulateur concentre un peu plus de pouvoir — audiovisuel, numérique, droits d'auteur, pluralisme politique — dans une seule main.
Une constante traverse tout cela : jamais plus de règles sur ce que cette main peut faire aux citoyens.
La loi ne définit pas la "personnalité politique"
Dans toute cette histoire, une ligne dans la loi du 30 septembre 1986 est restée dans l'ombre. Inchangée dans son esprit depuis 1969. Et c'est elle qui donne à l'ARCOM le pouvoir de classer les citoyens.
En 1969, l'ORTF grave dans le marbre la règle des trois tiers : un tiers pour le gouvernement, un tiers pour la majorité, un tiers pour l'opposition. L'intention est claire et limitée — garantir que l'opposition s'exprime sur les antennes d'un État qui en détient le monopole. On compte des partis, des groupes parlementaires. On ne classe pas des individus.
Cette règle traverse les décennies. Elle entre dans la loi en 1986, mais le législateur se montre lacunaire : il définit avec précision le pluralisme externe, ne dit presque rien du pluralisme interne. Il fixe une obligation de résultat sans définir les moyens ni les limites. Il confie au régulateur le soin d'interpréter.
C'est dans ce silence que germe le problème. Car pour décompter le temps de parole des "personnalités politiques", encore faut-il décider qui est une personnalité politique. Le législateur ne l'a pas défini. Ni en 1969, ni en 1986, ni depuis.
L'article 13 de la loi du 30 septembre 1986 dispose :
« Les services de radio et de télévision transmettent les données relatives aux temps d'intervention des personnalités politiques dans les journaux et les bulletins d'information, les magazines et les autres émissions des programmes à l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique selon les conditions de périodicité et de format que l'autorité détermine. »
Ce texte, conçu pour comptabiliser les grands partis dans un paysage audiovisuel contrôlé par l'État, est devenu au fil des jurisprudences un fondement permettant à l'ARCOM de classer nommément des citoyens ordinaires. Ce glissement ne résulte d'aucune décision parlementaire. Il résulte de l'accumulation silencieuse de décisions administratives, progressivement validées par le juge.
L'ARCOM a précisé les règles du décompte dans sa délibération n° 2017-62 du 22 novembre 2017, publiée au Journal officiel. Ce texte réglemente minutieusement le décompte. Il ne dit pas un mot sur les critères d'inscription à la liste, sur la durée de la qualification, ni sur les conditions de radiation. La délibération de 2024 sur le pluralisme élargi confirme explicitement que le classement individuel des personnalités politiques reste entre les mains de l'ARCOM, sans critère publié opposable.
En soixante ans de réformes successives, personne n'a jamais jugé utile de l'encadrer.

Un fichage que la justice condamne — sauf quand c'est l'ARCOM

Conserver en mémoire informatisée, sans le consentement exprès de l'intéressé, des données qui font apparaître les opinions politiques des personnes est puni par le Code pénal de cinq ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. C'est la définition du fichage illégal des opinions politiques.
Ce que fait l'ARCOM entre précisément dans cette définition — à une exception près : c'est la loi elle-même qui l'y autorise. Ce détail change tout juridiquement. Il ne change rien politiquement.
La France a pourtant une mémoire longue sur ce sujet. Ikea France condamné à un million d'euros pour avoir espionné ses salariés syndicalistes. La RATP épinglée pour un fichage de 900 agents classés selon leur participation aux grèves. Des décrets gouvernementaux élargissant le fichage policier aux opinions politiques qui avaient déclenché une levée de boucliers générale en 2020. Dans chaque cas, la même indignation : classer des personnes selon leurs opinions politiques, sans leur consentement, pour en tirer des conséquences sur leur vie professionnelle est une pratique que la société française juge inacceptable.
Sauf quand c'est l'ARCOM qui le fait. Au nom du pluralisme.
L'ARCOM décide à huis clos, sur la base de notes internes confidentielles. La décision est notifiée non pas à la personne concernée, mais aux médias. Le Conseil d'État l'a confirmé : vous n'êtes pas prévenu avant d'être classé, parce que la décision est formellement adressée aux éditeurs, pas à vous.
Ce n'est pas une singularité du cas Conquer. Il suffit parfois d'avoir été soi-même régulateur pour en faire l'expérience.
 

 
Françoise Laborde (@frlaborde), ancienne membre du CSA entre 2009 et 2015, aujourd'hui chroniqueuse sur CNews, a vécu la même expérience après une sanction de l'ARCOM à l'encontre de la chaîne pour des propos tenus lors d'une émission estivale. Elle a demandé à trois reprises à être entendue. Trois refus. Même doctrine : "le tiers n'est pas concerné", "l'Autorité ne procède pas à l'audition des auteurs." Elle résume ainsi ce que le système produit : "On peut être exposée — et parfois menacée — sans jamais être entendue."
Une ancienne membre du régulateur. Pas entendue par le régulateur.
Il existe en droit administratif un principe simple : une autorité qui dispose d'un pouvoir réglementaire a l'obligation de l'exercer pleinement. Elle ne peut pas se réserver un pouvoir discrétionnaire illimité là où elle aurait dû fixer des règles. Cette carence s'appelle l'incompétence négative.
L'ARCOM aurait pu y inscrire une règle lisible — la qualification cesse deux ans après la fin du dernier mandat, sauf engagement politique actif caractérisé. Elle ne l'a pas fait. Elle a préféré garder les mains libres.
Un pouvoir sans règle de durée, sans critère de sortie, sans procédure contradictoire est un pouvoir qui peut — selon les périodes et les sensibilités du collège — classer davantage à droite, moins à gauche, maintenir plus longtemps certains, radier plus vite d'autres. Une autorité indépendante qui se prive de règles contraignantes ne protège pas les citoyens de l'arbitraire. Elle s'en remet à la vertu de ses membres successifs.
La vertu ne remplace pas le droit.
Ikea a été condamné pour avoir fait, dans le secret, à ses salariés, ce que l'ARCOM fait, dans le secret, à des citoyens — avec la bénédiction du législateur. Et pendant ce temps, Laurent Joffrin continue d'être invité librement. Sans quota. Sans étiquette. Sans référentiel.

Le prix de la participation citoyenne

Il y a dans la démocratie athénienne une idée simple que Périclès formule dans l'Oraison funèbre rapportée par Thucydide : le citoyen qui ne s'intéresse pas aux affaires de la cité n'est pas un homme tranquille, c'est un homme inutile. L'agora n'était pas réservée aux professionnels de la politique. L'artisan et le marin prenaient la parole sans craindre que cette parole déclenche un fichage administratif à durée indéterminée.
Vingt-cinq siècles plus tard, la France a trouvé le moyen de rendre cette participation coûteuse.
Un citoyen qui se présente aux législatives accomplit un acte que la République encourage — elle rembourse les frais, imprime les bulletins, pose les panneaux. Ce qu'elle ne dit pas, c'est qu'il déclenche un mécanisme administratif dont il ne connaît pas l'existence et dont il ne maîtrisera jamais la durée. Perdre. Rentrer chez soi. Et découvrir des mois plus tard que l'État a inscrit son nom dans un référentiel, notifié les médias, et que les conséquences de cet acte civique se mesurent à l'aune de chaque invitation refusée.
Ce n'est pas la sanction d'une faute. C'est le prix d'une participation.
Le mécanisme produit un environnement où s'engager dans la vie publique peut avoir des effets durables et indéterminés sur votre vie professionnelle. Il envoie un signal à tous ceux qui pourraient envisager de s'engager : réfléchissez à deux fois.
Une démocratie qui facture la participation à ses citoyens ordinaires ne protège pas le débat public. Elle le réserve progressivement à ceux qui peuvent se permettre d'en payer le prix — les professionnels de la politique, pour qui le décompte du temps de parole est une donnée de métier, pas une menace existentielle.
C'est ici que l'affaire Nicolas Conquer prend tout son sens — non comme un cas isolé, mais comme le révélateur de tout ce qui précède.
Porte-parole des Republicans Overseas France, expert de la politique américaine, jamais élu, candidat battu lors d'une dissolution surprise. L'ARCOM l'a classé en "Divers Droite" sur la base d'une note d'une page, à huis clos, sans l'en informer : trois éléments retenus — une candidature perdue, un titre de porte-parole d'un parti américain, un retweet de Ciotti. Trois recours, trois rejets. L'intéressé avait pourtant proposé par écrit de se dissocier officiellement de tout parti — l'ARCOM a ignoré la proposition. Le RN lui-même a attesté par courrier officiel qu'il n'était plus adhérent, ne parlait pas en son nom, n'avait plus de carte. L'ARCOM en a pris acte — et maintenu la classification. Dans la note interne préparant le second rejet, ses propres services reconnaissaient sa "faible notoriété" et le fait qu'il "n'a jamais exercé le moindre mandat" — avant de recommander quand même le rejet. L'élément aggravant du troisième recours ? Une candidature à Cherbourg mentionnée dans Ouest-France, sans dépôt officiel. Devant le Conseil d'État : quatre moyens, dont la violation du RGPD pour traitement de données d'opinions politiques sans consentement.
Le 12 mars 2026, le Conseil d'État a validé l'inscription. La question n'a pas été posée. La décision a été rendue.

L'impartialité du rapporteur public en doute

Reste un fait grave que personne n'a mentionné.
Le rapporteur public qui a instruit l'affaire Conquer se nomme Maxime Boutron. Il est également secrétaire général des Engagés — mouvement fondé par Laurent Joffrin, ancien directeur de Libération, proche de François Hollande, éditorialiste omniprésent dans les médias audiovisuels français et absent du référentiel de l'ARCOM.
offrin sans quota. Boutron au rapport. Conquer sur la liste.
Ce rapprochement mérite d'être mis en regard de ce que le Conseil d'État lui-même enseigne. Dans sa décision d'assemblée du 15 avril 2024 — sa formation la plus solennelle — il a rappelé que ses membres "exercent leurs fonctions en toute indépendance, dignité, impartialité" et "se comportent de façon à prévenir tout doute légitime à cet égard."
La charte de déontologie de la juridiction administrative est explicite : le magistrat doit se déporter lorsque ses engagements associatifs privés interfèrent avec son domaine de compétence. La même charte précise qu'il s'abstient "s'il estime en conscience devoir se déporter, sans avoir à s'en justifier." Ce n'est pas une faculté. C'est une obligation déontologique à déclenchement autonome — indépendante de toute demande des parties, indépendante de toute procédure formelle.
L'affaire Conquer portait précisément sur les critères qui font d'un citoyen une personnalité politique soumise à décompte. Le rapporteur public chargé de l'instruire est secrétaire général d'un mouvement politique dont le fondateur est absent du référentiel contesté. La question n'est pas de savoir si Joffrin devrait y figurer. La question est celle-ci : Boutron avait un intérêt structurel à ce que les critères retenus pour classer Conquer ne soient pas jugés trop larges — car ces mêmes critères, appliqués avec cohérence, auraient pu conduire à examiner la situation de celui dont il est le secrétaire général. Instruire cette affaire, c'était traiter, indirectement, une question dont la réponse touche à son propre engagement politique.
Aucun de ces faits ne constitue en soi une irrégularité. La charte ne crée pas d'incompatibilité automatique. Mais elle impose précisément de prévenir tout doute légitime — non de l'ignorer. Or, dans une affaire où la définition même de "personnalité politique" est contestée, et où l'un des grands absents de la liste litigieuse est le fondateur du mouvement dont le rapporteur est secrétaire général, ce doute était non seulement légitime : il était structurel.
Ce n'est pas une suspicion de corruption. C'est plus précis, et plus grave : c'est une situation dans laquelle l'apparence même d'impartialité était impossible. Or le droit administratif français — et la CEDH avant lui — n'exige pas la preuve d'un biais réel. Il exige l'absence de tout doute légitime. Ce doute existait. Il était objectif. Il était connaissable. Il n'a pas conduit au déport.

Ce qu'il faut en retenir

L'ARCOM classe dans une liste. Sur quels critères ? Elle ne le dit pas. Pour combien de temps ? Elle ne le dit pas davantage. Ou plutôt : elle sait, mais elle a décidé de ne pas le dire. Ce n'est pas la même chose.
Trois lignes suffiraient pourtant : durée maximale de qualification sans engagement politique actif, procédure de radiation avec critères opposables, obligation de notification préalable. Ce n'est pas une révolution. C'est la condition minimale pour qu'un pouvoir de classification des citoyens soit compatible avec un État de droit.
Ce n'est pas un débat technique. C'est une question de principe.
Le pluralisme que l'ARCOM prétend défendre suppose que des citoyens ordinaires puissent s'engager, se présenter, prendre position — sans craindre d'être fichés à vie dans un référentiel opaque dont ils ne connaissent pas les règles d'entrée et dont il n'existe pas de règle de sortie.
En détruisant cette liberté au nom du pluralisme, l'ARCOM détruit précisément ce qu'elle est censée protéger. Ce n'est pas une démocratie malade qui se sait malade. C'est une démocratie malade qui se soigne avec le poison.
 

 
Pluralisme : quand l'Arcom décide ce qu'est une bonne opinion pour contrôler la concentration des médias.
 
  Un rapport commandé par l'Arcom et la Direction générale des médias, rédigé par l'IGF et l'IGAC, dresse le constat de l'obsolescence des règles anti-concentration issues des lois de 1986, tout en préconisant le maintien d'un dispositif spécifique aux médias et un renforcement du rôle de l'Arcom. 
 
L'économiste Etienne Pfister, ancien économiste en chef de l'Autorité de la concurrence, aujourd'hui partner chez RBB Economics, y joue le rôle d'expert associé. Son apport central : les seuils de déclenchement des alertes (25 M€ de CA pour la partie média, 40 M€ pour l'ensemble) sont jugés trop bas, et surtout le chiffre d'affaires est un mauvais indicateur du pluralisme. Il faudrait lui substituer une batterie de critères : audience, part d'attention, capacité d'influence sur les opinions. L'objectif affiché reste d'éviter qu'une même personne physique ou morale ne puisse avoir une influence disproportionnée sur la formation de l'opinion, dans le cadre d'un contrôle bicéphale Autorité de la concurrence / Arcom, où un refus de l'une suffit à bloquer l'opération... 
 
L'enfer, les bonnes intentions... tout ça... bis repetita. Le problème central de ce rapport n'est pas ce qu'il dit sur les seuils. Le problème est ce qu'il propose à la place : mesurer l'influence sur les opinions. On passe insensiblement d'un critère économique objectivable à un critère cognitif subjectif.  
 
Qui définit ce qu'est un "fort contenu informationnel" ? 
Qui tranche entre un média qui "délivre un faible contenu informationnel" et un média à "forte capacité d'influence" ? 
 
L'Arcom, bien sûr. C'est-à-dire une administration nommée par le pouvoir exécutif, dont l'indépendance réelle fait l'objet de sérieux doutes — comme l'illustre parfaitement l'affaire Conquer c. Arcom sur les classifications de "personnalité politique".
 
 
 
 

 

 

Le temps de parole est scrupuleusement noté pour chaque personne, sur chaque média... à la seconde près

Capture d'écran de la liste des personnalités politiques établie par l'ARCOM

décembre 29, 2025

La liberté commence là où l’on cesse de forcer d'après Philippe LOGNOUL

La liberté commence là où l’on cesse de forcer

Texte inédit proposé par Philippe, autour de la liberté intérieure comme expérience vécue.

On parle souvent de liberté comme d’un droit, d’un principe ou d’un idéal à défendre. Mais avant d’être une idée, la liberté est une expérience. 

 

Elle commence parfois très simplement,
au moment où le corps cesse de se contracter,
où la pensée ralentit,
où l’on n’essaie plus d’avoir raison, ni d’agir correctement.

La liberté intérieure n’est pas une conquête.
Elle ne se gagne pas par accumulation de choix, ni par opposition à une contrainte extérieure. Elle apparaît plutôt quand quelque chose, en nous,
cesse de lutter contre ce qui est déjà là.

Un corps tendu n’est pas libre, même entouré de droits.
Un esprit en alerte permanente ne goûte pas la liberté, même dans un espace sans règles. Inversement, il arrive qu’un être humain se sente profondément libre dans un cadre restreint, dès lors que ses rythmes vitaux sont respectés.

La liberté n’est donc pas seulement affaire de structures sociales ou politiques.
Elle est aussi — et peut-être d’abord — une
question de régulation, de sécurité intérieure, de relation au vivant.

Lorsqu’un être humain se sent suffisamment en sécurité pour ne plus se défendre en permanence,
il devient naturellement plus responsable, plus attentif, plus créatif.
Non par obligation morale, mais par accord intérieur.

Penser la liberté sans tenir compte du corps, du psychisme et des relations, c’est risquer d’en faire une abstraction.
La vivre comme une conséquence d’un certain état intérieur, en revanche, ouvre une autre perspective celle d’une liberté qui ne s’oppose pas, mais qui
émerge. 

Philippe LOGNOUL 


Explorateur de l’être humain, de l’utérus au monde, entre liberté, plaisirs en conscience et harmonie. 
Auteur d'écrits lucides et poétiques.

septembre 27, 2025

Chez Youtube, vers une reconquête globale des libertés !

 Parfois tout ne vas pas si mal...

YouTube cède et rétablit les voix conservatrices bannies 

L’annonce de YouTube : un revirement majeur

Le 23 septembre 2025, la plateforme de vidéos en ligne, filiale de Google, géant de la technologie, a marqué un tournant majeur en annonçant la réactivation de comptes supprimés pour des contenus liés à la pandémie ou à la fiabilité des scrutins électoraux. Cette décision, révélée dans un document (disponible également ici) adressé à une commission législative américaine, souligne un engagement renouvelé envers l’ouverture des débats, permettant à des créateurs bannis pour des infractions à des règles désormais caduques de retrouver leur espace.

 


 

C’est un aveu implicite que les anciennes pratiques de modération, souvent influencées par des agendas externes, n’avaient plus lieu d’être.

Parmi les bénéficiaires de ce revirement se trouvent des figures conservatrices de premier plan, écartées pour leurs analyses critiques qualifiées à l’époque de fausses informations. Un ancien agent fédéral devenu animateur médiatique virulent, un ex-conseiller à la sécurité nationale sous une administration républicaine, et l’hôte d’un podcast dédié à l’examen sans complaisance des intrigues politiques font partie de ceux qui pourraient revenir. Ces personnalités, qui attirent des millions de followers, avaient été exclues par un système passablement biaisé, fermant la porte à des perspectives essentielles pour un dialogue équilibré.

Les révélations sur les ingérences de l’administration démocrate

Derrière cette mesure se cachent des révélations sur des interventions répétées de hauts responsables d’une présidence démocrate, qui ont poussé l’entreprise à supprimer des publications sur la crise sanitaire, même conformes aux normes internes. Cela a créé un environnement où les plateformes étaient incitées à aligner leurs actions sur des directives officielles, étouffant les voix alternatives sous prétexte de protection publique.

 


 

Les aveux et réformes chez Meta

Ce geste de la plateforme vidéo s’inscrit dans une tendance plus large où les empires numériques, réalisant que les utilisateurs en ont assez de la censure qu’ils croyaient discrète et craignant des pertes financières si les abonnés les désertent, ajustent opportunément leurs politiques pour s’aligner sur les nouvelles tendances politiques des dirigeants en place.

Mark Zuckerberg, PDG de la firme Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, a confessé dans une correspondance aux élus américains datée du 26 août 2024 que des pressions similaires venues du même exécutif l’ont conduit à censurer des éléments sur la maladie virale, y compris des satires et des caricatures à ce sujet.

Il a aussi admis une erreur dans le traitement de l’affaire de l’ordinateur portable de Hunter Biden, le fils de Joe Biden, où le New York Post avait publié le 14 octobre 2020 un article explosif révélant des emails et fichiers du PC abandonné dans un magasin de réparation à Delaware, suggérant des affaires de corruption impliquant Hunter avec des entreprises étrangères comme Burisma en Ukraine et des liens avec la Chine, compromettant Joe Biden lui-même en raison d’allégations d’influence et de corruption.

Cette admission pointe vers un mélange néfaste entre pouvoir public et secteurs privés, rappelant l’appel à une séparation stricte entre politique et économie pour préserver les libertés fondamentales.

Poursuivant sur cette lancée, Mark Zuckerberg a dévoilé début janvier 2025, via une intervention vidéo, des réformes pour assouplir les contrôles sur son réseau principal. Il a évoqué un virage culturel post-électoral favorisant l’expression libre, tout en fustigeant les autorités et les organes de presse classiques pour avoir encouragé une répression croissante. Les ajustements incluent une réduction des restrictions, un essor des discussions sur les enjeux publics, et l’ajout d’annotations collectives pour revitaliser un espace de parole sans entraves.

 


 

Le cas Telegram : la répression en Europe

Cette érosion de la liberté d’expression ne se limite pas aux États-Unis ; elle se manifeste avec acuité en Europe, où un entrepreneur tech d’origine russe et française, fondateur de Telegram, une application de messagerie axée sur la confidentialité, a été arrêté en août 2024 à son arrivée en France. Accusé de faciliter des délits graves via un manque de surveillance sur sa plateforme, qui compte plus d’un milliard d’utilisateurs et repose sur un chiffrement intégral, il a défendu une vision des communications sans ingérence étatique. Les autorités françaises l’ont approché sous couvert de lutte contre des menaces sécuritaires, mais avec des motifs géopolitiques sous-jacents touchant des régions sensibles. Ce cas, perçu comme une attaque contre les innovateurs qui résistent à la surveillance, a déclenché une indignation mondiale, soulignant comment la sécurité sert souvent de prétexte à un contrôle accru du numérique (voir ici et ici).

Les manifestations en France : une révolte populaire

Face à ces restrictions, les peuples se mobilisent de plus en plus pour réclamer leurs droits. En France, des manifestations massives ont paralysé le pays en septembre 2025, avec des blocages de routes, des incendies de barricades et des affrontements avec les forces de l’ordre, en protestation contre les politiques gouvernementales perçues comme répressives. Ces actions, mobilisant des centaines de milliers de personnes, visent à contester un exécutif accusé d’austérité et de dérive autoritaire, amplifiant les appels à plus de transparence et de liberté dans le domaine digital. Des grèves nationales et des perturbations généralisées ont suivi, marquant un refus croissant de la population face à des mesures qui étouffent les voix dissidentes.

Les soulèvements au Népal et aux Philippines : la colère contre la corruption et la censure

Au Népal, des protestations massives menées par la génération Z ont éclaté début septembre 2025 contre une interdiction généralisée de 26 plateformes de médias sociaux, perçue comme une atteinte flagrante à la liberté d’expression, et contre la corruption endémique du gouvernement. Ces manifestations, déclenchées par le blocage de sites comme Facebook, X, YouTube et les messageries de communication (WhatsApp, Telegram, etc…) le 4 septembre, ont tourné à la violence avec des affrontements mortels, l’incendie de bâtiments publics et l’assaut du parlement le 9 septembre, entraînant la démission du Premier ministre et plus de 60 morts. Les citoyens, frustrés par l’instabilité politique et les abus de pouvoir, exigent le respect des droits à l’assemblée pacifique et à la parole libre, forçant un gouvernement intérimaire à prendre le relais. Aux Philippines, des milliers ont défilé le 21 septembre 2025, coïncidant avec l’anniversaire de la loi martiale de 1972, pour dénoncer la corruption massive dans les projets de contrôle des inondations, avec des milliards de fonds publics détournés. Les manifestations, marquées par des arrestations massives – plus de 200 personnes – et l’usage de canons à eau et de gaz lacrymogène par la police, soulignent une exigence d’intégrité et de transparence, amplifiant les appels à protéger la liberté d’expression contre les répressions étatiques.

Même le président a exprimé un soutien symbolique, illustrant la pression populaire qui pousse les autorités à reculer face à la colère collective.

Le rôle des élections aux États-Unis : un réveil démocratique

Aux États-Unis, les élections de 2024 ont joué un rôle primordial dans ce réveil, influençant les politiques sur la liberté d’expression. Des affaires judiciaires ont mis en lumière les tentatives de l’administration démocrate, d’influencer les modérations sur les réseaux sociaux et de censurer des vues opposées. La Cour suprême a statué en faveur du gouvernement dans un cas clé, mais les débats ont amplifié les préoccupations sur les droits constitutionnels, poussant à une transparence accrue pour éviter les interférences dans les futurs scrutins. Post-élection, les implications pour les libertés civiles se font sentir, avec des appels à défendre la démocratie contre toute forme de contrôle narratif imposé.

 


 

Vers une reconquête globale des libertés

Ces mouvements globaux signalent un éveil collectif : les citoyens, las des chaînes numériques imposées par les États, utilisent manifestations, soulèvements et urnes pour exiger un retour à une expression sans frontières. C’est le début d’une reconquête des espaces libres, où la technologie sert l’individu plutôt que le pouvoir.

https://multipol360.com/youtube-cede-et-retablit-les-voix-conservatrices-bannies/

 

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