Pourquoi les libertariens sont-ils de gauche ?
Ils ne sont pas de gauche parce qu'ils seraient, par exemple, « hyper-individualistes ». Au contraire. Les libertariens sont des moralistes collectivistes, et leur « liberté » n'est qu'un compromis lâche.
La gauche représente une morale d'esclave, la droite une morale de maître.
La gauche est collectiviste, homogénéisante, unificatrice et donc arbitraire : la tendance à l'horizontalité. La droite est individualiste, discriminatoire et donc créatrice de valeurs : la tendance à la verticalité.
À première vue, les libertariens sont catégorisés comme étant de droite car ils défendent eux aussi un prétendu individualisme. Dans le libertarianisme, « chacun est maître de son destin ». Cependant, ce n'est qu'un masque. En réalité, le libertarianisme repose également sur des principes collectivistes, même s'il ne les affiche pas, contrairement au communisme.
C'est la gauche qui collecte, même si elle ne le crie pas sur tous les toits. Le principe de non-agression (PNA) constitue le cœur collectiviste et de gauche du libertarianisme. Ceci le distingue de l'anarchisme, qui peut également être de droite. Le PNA affirme que la violence offensive est inadmissible. Seule la violence défensive est justifiée. Ainsi, si une personne, dans une société libertarienne, veut agresser une autre et lui voler ses biens, l'agresseur est dans l'erreur et le défenseur dans son droit.
Le libertarianisme adhère donc également au principe libéral : « Ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui », postulant ainsi un idéal d'égalité. Chacun a le même droit à l'intégrité physique, ou « liberté ». Cependant, si tous sont égaux devant la loi, alors ce principe repose sur un idéal collectiviste.
L'individualisme pur, en revanche, affirme : « Cette personne vaut plus qu'une autre.» Cette conception de la société a été le fondement de tous les systèmes sociaux de droite jusqu'à présent et constitue, aux yeux de la gauche, une faute capitale. C'est également vrai aux yeux des libertariens, qui sont, après tout, de gauche. Tout comme la gauche communiste, ils se réclament de l'idéal d'humanité né de la Révolution française.
Selon le libertarien auquel on s'adresse, certains affirment que le PNA (Plan d'action national) doit être imposé à la société comme sa valeur suprême (seul moyen de coercition efficace). D'autres prétendent qu'il est inhérent à la nature et que chacun cesserait automatiquement de fréquenter des personnes moralement malfaisantes (les agresseurs) si cela était largement connu. Les premiers sont l'équivalent libertarien des communistes classiques qui réclament une dictature du prolétariat. Les seconds sont l'équivalent des communistes utopistes qui, par exemple, croient que « naître allemand est une question de hasard ».
Mais il y a de l'espoir pour les libertariens. Il leur suffit, pour basculer de droite, d'abandonner leur foi en la morale de gauche et de reléguer le PNA aux oubliettes. Alors ils ne seront plus libertariens, mais autocrates : un mode de vie plus digne à tous égards. il n’existe aucune autorité supérieure, surnaturelle, qui interdise ou punisse l’asservissement d’autrui. La gauche, bien sûr, cherche à créer une telle autorité autant que possible, car elle se considère comme faible et perd systématiquement dans une compétition véritablement libre, où la coercition et l’agression sont également permises. Finalement, cependant, elle échouera : si ce n’est à cause de nous, à droite, alors à cause de la nature.
Mais déjà, les premières fissures apparaissent dans leur « consensus d’après-guerre » d’un ennui mortel. Alors, philosophons avec un marteau plutôt qu’avec des concepts juridiques théoriques et artificiels comme le libertarianisme et son principe de non-agression.
Homer d'AfD
@blauer_gamer
Général des armes nucléaires




