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octobre 14, 2026

Les retraites complémentaires vont augmenter de +1,4 % cette année er Novembre

Agirc-Arrco : les partenaires sociaux ont tranché, les retraites du privé vont bel et bien augmenter, voici de combien

La revalorisation des pensions complémentaires de 14 millions de retraités du privé entrera en vigueur dès le 1er novembre 2026, après une année de gel. 

 

C’était attendu, et c’est désormais officiel : les retraites complémentaires vont augmenter de +1,4 % cette année, a appris actu.fr auprès de l’Agirc-Arrco, confirmant une information du Parisien. Syndicats et patronats se réunissaient ce mercredi 14 octobre 2026 pour se prononcer sur l’augmentation des pensions des 14 millions de retraités du secteur privé. 

La hausse était estimée entre +1,2 et +1,9 %, c’est donc pile dans la fourchette qu’elle a été fixée. Ce nouveau montant sera applicable début novembre.

Concrètement, pour une personne qui part à la retraite avant 67 ans en ayant le nombre de trimestres exigé pour avoir droit à une retraite à taux plein et tous ces trimestres sont cotisés, le montant de sa pension ne peut pas être inférieur à 10 847,22 euros brut par an, soit 903,94 euros brut par mois. Avec une augmentation de +1,4 %, cela équivaut à 916,59 euros bruts mensuels. 

Point d’équilibre

Dans un contexte politique tendu, sur fond de gel envisagé d’une large partie des pensions de base en 2027, les syndicats et le patronat, gestionnaires de ce régime de retraite complémentaire des ex-salariés du privé, cherchaient le point d’équilibre entre préservation du pouvoir d’achat des assurés face à l’inflation et stabilité financière à long terme.

Leur marge de manœuvre était limitée : les règles de l’Agirc-Arrco prévoient que les pensions soient légèrement sous-indexées (de 0,4 point) par rapport à l’inflation. Le conseil d’administration peut toutefois, en fonction de la santé du régime, élever ce taux jusqu’à l’inflation, ou lui retrancher 0,4 point supplémentaire. 

Le Medef appelait à faire preuve de « responsabilité »

La dernière prévision de l’Insee estime l’inflation, pour l’année civile 2026, à +2%. Mais par souci d’équité entre générations, la hausse des pensions ne peut en aucun cas dépasser l’augmentation du salaire moyen par tête (SMPT), estimée cette année à +1,9% par les services de l’Agirc-Arrco. Lesquels suivent une « variante intermédiaire » entre les prévisions gouvernementales (+2%) et celles de la Commission européenne pour la France (+1,8%).

Pour les syndicats, le régime « a les moyens » d’augmenter les pensions de +1,9%, surtout après l’échec des négociations qui, l’année dernière, avait conduit à une absence totale de revalorisation, et donc le gel des pensions.

 Le Medef assurait de son côté qu’il « souhaite parvenir à un accord », mais appelle à « faire preuve de responsabilité » pour « préserver durablement le régime », et refuse « d’occulter le contexte », notamment « la dégradation » des indicateurs économiques. 

Garder de la réserve, la règle d’or

Pour toute décision prise au sein du conseil d’administration, les partenaires sociaux évaluent l’impact à long terme : ils doivent s’assurer de garder en réserve « six mois de versements » disponibles, à tout moment sur 15 ans, comme nous l’expliquait une source au sein de l’Agirc-Arrco, pour un précédent article. Les réserves atteignent aujourd’hui environ 90 milliards d’euros, soit dix mois de versements.

Une revalorisation de +1% des pensions équivaut à un milliard d’euros de dépense supplémentaire. Même sans revalorisation, le vieillissement de la population produit déjà une hausse des dépenses d’environ 1,5 Md par an, note une source au sein du conseil d’administration.

Avec AFP 

 Léa Giandomenico

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