Affichage des articles dont le libellé est islamisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est islamisme. Afficher tous les articles

novembre 14, 2025

Boualem Sansal libéré grâce à l'Allemagne en attendant notre diplomatie pour Christophe Gleizes détenu !

Sansal libéré grâce à l'Allemagne quelle gifle pour Macron !
 
Certes notre président ne voulait plus conserver le manche de la gouvernance de la nation française, quoique ce n’est pas son attribution mise à part la défense et la diplomatie et représenter la France dans le monde ; mais voilà même la, il a fallu un chancelier allemand afin de libérer un ressortissant français en peu de temps.
 
Eh bien gracié....
Frank-Walter Steinmeier propose aussi que Boualem Sansal soit transféré en Allemagne pour «y bénéficier de soins médicaux». → https://l.lefigaro.fr/DI7B
 
"La démarche du président allemand en faveur de Boualem Sansal est un geste fort qui remplit d’espoir ceux qui attendent sa libération.
Certes beaucoup lu en Allemagne, l’écrivain est de langue et de nationalité françaises. Si sa libération intervient à l’issue de la proposition allemande, nous serons dans la joie de voir cesser cette incarcération scandaleuse ; et nous resterons honteux pour notre pays de la passivité lâche de ses dirigeants comme de l’immense majorité de ses élites intellectuelles et culturelles, qui ont montré ici leur soumission et leur indignité."
 
 

 
Il y a un journaliste sportif Christophe Gleizes aussi détenu en Algérie, alors au boulot….
Enfin j'espère que Sansal retenu en prison depuis un an, qu'il aura pu écrire un livre sur Macron et son ministre des affaires étrangères...
 

La libération de Boualem Sansal : un camouflet diplomatique pour Macron et la France 

La libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, annoncée le 12 novembre 2025, marque un nouveau revers pour la diplomatie française sous Emmanuel Macron.

Après plus d’un an d’emprisonnement en Algérie, Sansal a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, non pas grâce aux efforts de Paris, mais suite à une médiation allemande décisive.

Lors de son allocution à Toulouse, Macron a peiné à masquer son embarras, bégayant et cherchant ses mots pour saluer une « victoire » obtenue par procuration. Cette affaire, une de plus dans la série des humiliations macroniennes, illustre le déclin de l’influence française face à un Algérie intransigeante, forçant Paris à s’appuyer sur Berlin pour résoudre une crise bilatérale.

 

Une carrière d’ingénieur devenu dissident littéraire

Boualem Sansal, né en 1949 à Alger, a d’abord suivi un parcours technique et académique loin des lettres. Diplômé en ingénierie de l’École nationale polytechnique d’Alger et titulaire d’un doctorat en économie industrielle, il a occupé des postes de haut fonctionnaire, notamment comme directeur général de l’Industrie au ministère algérien de l’Industrie. Ce n’est qu’à l’âge de 50 ans, en réaction à l’assassinat du président Mohamed Boudiaf en 1992, qu’il se lance dans l’écriture. Ses romans, écrits en français, dénoncent avec virulence l’islamisme politique, la corruption du régime algérien et les dérives autoritaires.

 



Parmi ses œuvres phares, Le Serment des barbares (1999) et 2084 : La fin du monde (2015), une dystopie inspirée de 1984 d’Orwell, critiquent l’emprise de l’islam radical sur la société. Sansal a reçu de nombreux prix internationaux, dont le Prix du roman arabe en 2012, le Prix de la paix des libraires allemands en 2011 et le Prix Luxembourg pour la paix en 2012, récompensant son engagement pour la liberté d’expression et contre l’extrémisme. Dissident assumé, il vit en exil partiel en Algérie, souvent censuré dans son pays natal pour ses positions pro-israéliennes et sa critique du FLN (Front de libération nationale).


Un engagement sans compromis contre le régime algérien

L’engagement de Sansal transcende la littérature : il est un intellectuel rebelle, dénonçant l’islamisme comme une menace globale et la corruption endémique en Algérie. En 2011, il boycotte le Salon du livre d’Alger pour protester contre la censure ; en 2014, il visite Israël malgré les menaces, affirmant que « l’islamisme est le vrai ennemi » . Ses prises de position l’ont fait qualifier de « traître » par les autorités algériennes, mais lui ont valu une reconnaissance internationale comme défenseur de la laïcité et de la démocratie. Binational (algérien et français), 

Sansal incarne les tensions post-coloniales, critiquant autant le régime d’Alger que les complaisances occidentales.

N'oublions pas nos chers LFistes qui ont voté contre sa libération. Voir le député Alexis Corbière qui maintenant se félicite de sa libération...Que ne faut-il ne pas faire afin d'obtenir plus de voix, triste personnage !

L’arrestation : un prétexte pour museler un critique

Le 16 novembre 2024, Boualem Sansal est arrêté à l’aéroport d’Alger à son retour d’un voyage en France. L’accusation ? Avoir « porté atteinte à l’unité nationale » dans une interview accordée à un média français d’ « extrême droite » , où il affirmait que la France avait injustement cédé des territoires marocains à l’Algérie lors de la décolonisation. Condamné en première instance, sa peine est confirmée en appel en juillet 2025 : cinq ans de prison ferme, sous couvert de législation antiterroriste. Cette incarcération, qualifiée de « politique » par des organisations comme l’IPA (International Publishers Association), a suscité des appels internationaux à sa libération. À 75 ans, Sansal a passé plus d’un an en détention, devenant un symbole de la répression des voix dissidentes en Algérie.


La guerre diplomatique entre France et Algérie : un fiasco macronien

L’affaire Sansal a cristallisé les tensions franco-algériennes, déjà exacerbées par des différends historiques et territoriaux. Paris a multiplié les protestations, mais sans résultat tangible : l’ambassadeur français Stéphane Romatet a été rappelé en avril 2025, et les canaux de coopération sécuritaire contre le terrorisme ont été rompus. La France, septième puissance mondiale, s’est vue « dictée sa conduite » par l’Algérie, comme l’a dénoncé le député RN Julien Odoul, soulignant un échec du « dialogue » et des « courbettes » macroniens.


Le 10 novembre 2025, le président de la République fédérale d’Allemagne depuis 2017, Frank-Walter Steinmeier, formule une demande de grâce, invoquant ses liens personnels avec Tebboune (soigné en Allemagne pour le Covid en 2020-2021). En sept heures, un avion militaire allemand rapatrie Sansal à Berlin, atterrissant vers 21h.

Berlin réussit en heures ce que Paris a échoué en un an.

Macron, dans son allocution toulousaine, bégaye et corrige maladroitement ses mots – « décisive » au lieu de « décisif » –, remerciant Steinmeier pour une « coopération fructueuse » tout en masquant sa gêne. Alternant fermeté et soumission, il admet implicitement les limites de sa diplomatie, contraint à une « victoire par procuration » .


Cette humiliation s’ajoute à d’autres : la gauche et le centre blâment l’ex-ministre Bruno Retailleau pour son intransigeance, tandis que l’Europe voit la France déclassée au profit de l’Allemagne. Pendant ce temps, le journaliste français Christophe Gleizes reste incarcéré en Algérie, son appel fixé au 3 décembre, offrant un mince espoir.

En somme, la libération de Boualem Sansal expose le déclin français : une puissance reléguée au second plan, incapable de protéger ses nationaux sans aide extérieure. Macron, empêtré dans un conflit larvé avec Alger, incarne une diplomatie vacillante, où les discours masquent les échecs. 

Cette affaire, condensé de pertes sécuritaires et diplomatiques, interroge l’avenir des relations franco-algériennes et la crédibilité de Paris sur la scène internationale.

https://multipol360.com/la-liberation-de-boualem-sansal-un-camouflet-diplomatique-pour-macron-et-la-france/

 

 

novembre 05, 2025

Iran et le business transgenre: Liberté - Mutilation ou peine de mort !

Le plan trans iranien. 

Pour comprendre les motivations de l'idéologie transgenre, il faut se pencher sur la situation en Iran, où un nouveau plan national vise à sextupler les recettes du tourisme médical, notamment celles des cliniques de genre en plein essor. 

Pourquoi est-ce important ?

En Occident, les militants trans et les spécialistes des questions de genre tentent souvent de dissimuler leur homophobie. En Iran, où l'homosexualité est passible de la peine de mort et où l'idéologie transgenre est officiellement reconnue, ce besoin n'existe pas. Les cliniques spécialisées dans les questions de genre proposent en réalité de « sauver » les homosexuels… en les mutilant. 

 Mon article révèle que cette macabre machine à profit est alimentée par l'objectif de l'Iran de générer 6 milliards de dollars par an grâce au tourisme médical. Les cliniques privées concurrentes, parmi les plus fréquentées au monde, y joueront un rôle clé. Seule la Thaïlande pratique davantage d'opérations de changement de sexe. 

  Ces cliniques citent les mêmes études et suivent les mêmes recommandations de la WPATH qu'en Occident. Mais dans cette culture homophobe, les médecins se complaisent dans leur complexe du Messie. Le chirurgien iranien de référence en matière de changement de sexe, Shahryar Cohanzad, se produit même en tournée. C'est le chauve qui fait le show. 

Ses mémoires troublantes révèlent que Cohanzad partage avec les praticiens des « soins de santé d'affirmation de genre » du monde entier des stéréotypes de genre choquants et rétrogrades. Il exploite ces pratiques pour s'enrichir sur le dos de patients, majoritairement homosexuels, victimes de leurs illusions. N'est-ce pas également le cas en Occident ? 

L'ayatollah Khomeini serait sans doute ravi de voir l'État islamique se maintenir à flot grâce aux devises étrangères générées par la stérilisation des homosexuels. Son approbation de la « chirurgie de changement de sexe » dans son ouvrage de 1967 sur le droit islamique a fait de lui un pionnier méconnu de l'idéologie transgenre. 

 La « chirurgie de changement de sexe » représente une aubaine pour le régime homophobe iranien. Elle lui permet de se donner des airs de modernité médicale tout en éradiquant les homosexuels. « Si les homosexuels souhaitent changer de sexe, cette voie leur est ouverte », a récemment déclaré un dignitaire religieux à propos de cette chirurgie. 

Alors que des millions d'Iraniens voient en l'Occident une lueur d'espoir, le drame est que notre lobby LGBTQ+ promeut les mêmes idées homophobes que l'ayatollah Khomeini. Eux aussi prétendent que l'on peut « naissance dans le mauvais corps ». Eux aussi préconisent la mutilation chirurgicale comme solution. 


 Les alliés occidentaux des personnes transgenres devraient se regarder dans le miroir que leur tend le régime iranien persécuteur des homosexuels. Peuvent-ils vraiment être du bon côté quand leur soutien à l'idéologie transgenre rejoint celui des ayatollahs ? Cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir plus. 👇 https://open.substack.com/pub/malcolmric 

En attendant, « appréciez » l'atmosphère morbide de ce chirurgien qui prend plaisir à mutiler des hommes et des femmes homosexuels vulnérables. Vous serez stupéfaits de découvrir que, dans ses mémoires, Cohanzad compare l'excitation qu'il ressent au bloc opératoire à celle qu'il éprouve en se produisant devant un public. 

Les « soins de santé affirmant l'identité de genre » constituent un scandale médical mondial dont se sont enrichis menteurs, misogynes et homophobes, ainsi que des égocentriques ridicules comme Cohanzad. Le fait que la République islamique d'Iran espère désormais en tirer profit en dit long. 

Malcolm Clark 

https://x.com/TwisterFilm/status/1929265689078198592

 


 

L'Iran attire des étrangers transgenres pour des opérations, mais impose des interventions chirurgicales à ses citoyens. 

L'Iran est devenu un pionnier des opérations de transition de genre en imposant ces interventions aux Iraniens LGBTQ+. En manque de liquidités, la république islamique espère attirer des patients transgenres du monde entier.

Depuis 40 ans, l'Iran pratique plus d'opérations de transition de genre que de nombreux autres pays, principalement en raison des pressions exercées sur les citoyens homosexuels et non binaires pour qu'ils subissent des interventions non désirées sous peine de peine de mort. Aujourd'hui, confrontée à une économie ravagée par la guerre et les sanctions, la République islamique promeut son expertise auprès d'une clientèle internationale, espérant attirer des personnes transgenres étrangères en leur promettant des opérations à bas prix, associées à des séjours dans des hôtels de luxe et à des visites touristiques. En quête désespérée d'investissements étrangers, le gouvernement théocratique iranien s'est fixé pour objectif de générer plus de 7 milliards de dollars par an grâce au tourisme médical, selon les médias d'État iraniens, soit environ sept fois plus que l'année précédente. Cet objectif a entraîné la prolifération d'entreprises de tourisme médical, qui commercialisent non seulement des rhinoplasties et des greffes de cheveux, mais aussi des vaginoplasties, des mastectomies et des reconstructions péniennes via des sites web attrayants en anglais.


 

« Nous prenons tout en charge, du début à la fin, en fournissant les meilleurs services médicaux pour garantir une expérience sereine », explique Farideh Najafi, directrice de deux agences de tourisme médical, MabnaTrip et MedPalTrip. « Cela inclut la réservation d'hôtels, d'hôpitaux, de transports et bien plus encore », précise-t-elle. L'Iran est l'un des rares pays du monde musulman à autoriser les personnes transgenres à bénéficier de soins d'affirmation de genre, et même à les subventionner. Pour de nombreux étrangers se rendant en Iran pour une chirurgie de transition, et pour de nombreuses personnes transgenres iraniennes, ces opérations peuvent être vitales. Cependant, la réputation du pays comme pionnier dans ce domaine masque l'histoire abusive de ces opérations et la dure réalité vécue par la plupart des personnes LGBTQ+ en Iran. En Iran, les homosexuels peuvent être punis de flagellation publique et de la peine de mort. De ce fait, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a constaté que de nombreux homosexuels iraniens non transgenres sont « contraints de subir une chirurgie de réassignation sexuelle sans leur consentement libre et éclairé ».
 
Malgré tout, les prix très bas pratiqués dans le pays attirent des personnes transgenres venues d'aussi loin que l'Australie, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Europe, selon des voyagistes spécialisés dans le tourisme médical et des chirurgiens. De nombreux autres patients, ajoutent-ils, viennent de pays voisins, comme l'Irak, où ces traitements sont strictement interdits. « Aux États-Unis, le coût d'une opération est d'environ 45 000 dollars, et en Thaïlande, d'environ 30 000 dollars », indique le site web d'un voyagiste, IranMedTour. « Cependant, le coût d'une chirurgie de confirmation de genre en Iran est plus bas, avec des prix inférieurs à 12 000 dollars. » D'autres entreprises proposent des interventions dans des hôpitaux publics à partir de 4 500 dollars.
 
Sam, 32 ans, un homme transgenre originaire du comté d'Orange, en Californie, se trouve actuellement à Téhéran pour subir une hystérectomie et une métoïdioplastie, une intervention chirurgicale visant à reconstruire son pénis. Souhaitant garder l'anonymat pour évoquer cette procédure médicale délicate, il a expliqué avoir été attiré par l'Iran car il estimait que les médecins y étaient « plus compétents » qu'aux États-Unis.
 

 
« L’objectif de ces voyages médicaux est probablement de présenter l’Iran comme un paradis pour les personnes transgenres, ce qui est faux », a déclaré Saman Arastu, un homme transgenre iranien et acteur qui a choisi de subir une chirurgie de réassignation sexuelle. « À mon avis, ce n’est qu’une mise en scène. La situation des personnes transgenres est dramatique. » Bien que les chiffres précis soient inconnus, un rapport du ministère de l’Intérieur britannique datant de 2022 a révélé qu’environ 4 000 personnes subissaient une chirurgie de réassignation sexuelle chaque année en Iran, un chiffre supérieur au total annuel cumulé du Royaume-Uni et de la France. Les experts affirment que la grande majorité des patients viennent d’Iran. L’expérience iranienne en matière de chirurgie de réassignation sexuelle trouve son origine dans une fatwa émise dans les années 1980 par l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le guide suprême fondateur de la République islamique, qui déclarait que les personnes transgenres pouvaient obtenir la reconnaissance légale du genre auquel elles s’identifiaient, mais uniquement à condition de subir une chirurgie de réassignation sexuelle.
 
À première vue, cette politique inverse les attentes de nombreux Occidentaux vis-à-vis de l'Iran, où les normes de genre sont appliquées avec une telle rigueur que, jusqu'à récemment, les femmes étaient punies pour ne pas porter le hijab en public. Cependant, les Iraniens transgenres et les experts affirment que l'acceptation de la chirurgie par le gouvernement n'est en aucun cas liée à la défense des droits des personnes trans. Les Iraniens qui ne se conforment pas aux normes traditionnelles de masculinité et de féminité – y compris les personnes trans qui refusent l'opération – sont victimes de violences, d'extorsion ou subissent des pressions pour se faire opérer. « Pour la République islamique, être trans signifie subir cette opération – de masculin à féminin, de féminin à masculin », explique Zara Saeidzadeh, de l'Université d'Örebro en Suède, spécialiste des questions de genre qui étudie l'identité trans depuis dix ans, en particulier en Iran. « Si vous vous identifiez comme trans mais que vous refusez toute modification corporelle, vous enfreignez les règles, vous êtes stigmatisé et votre vie est menacée. »
 
Raha Ajoudani, une jeune femme transgenre de 20 ans et militante, a fait un parcours inverse à celui de nombreux touristes étrangers. Elle a fui l'Iran pour l'Allemagne en 2024 afin d'échapper à une opération de changement de sexe forcée et aux persécutions d'État liées à son militantisme. Mme Ajoudani a déclaré avoir été arrêtée à deux reprises par les autorités en 2022, après qu'un ex-petit ami ait collaboré avec le ministère iranien du Renseignement pour faciliter son arrestation. Sa famille, a-t-elle ajouté, est régulièrement harcelée pour la contraindre à cesser son militantisme.
 
 
« Je n’ai jamais souhaité subir d’opération de changement de sexe », a déclaré Mme Ajoudani. « Je me suis toujours définie en dehors de cette binarité. Je ne voulais pas vivre selon la définition gouvernementale des attentes culturelles liées au fait d’être une femme ou un homme, et je n’ai pas non plus cédé à la fatwa de Khomeiny. » La chirurgie n’est pas une garantie d’acceptation ni de sécurité. En Iran, les personnes transgenres sont confrontées au meurtre et à d’autres formes de violence et de harcèlement. Les agences de voyages utilisent un langage rassurant dans leurs publicités afin d’apaiser les craintes des étrangers. Au milieu de photos avant/après idéalisées, accompagnées de promesses d’interventions « abordables », d’obtention rapide de visas et d’une aide pour atteindre « un profond sentiment de bonheur et de soulagement », ces agences mettent également en avant ce que l’une d’entre elles qualifie de « position relativement progressiste de l’Iran sur les droits des personnes transgenres ».
Mme Najafi, la responsable du voyage, a reconnu que certains étrangers craignaient d'avoir des démêlés avec les autorités ou la population locale, mais a affirmé que les patients voyageant avec son agence n'avaient « jamais rencontré de problèmes de sécurité ». Les opérations de transition sont des interventions complexes dont la sécurité en Iran est sujette à caution. Certains militants ont comparé les cliniques de changement de sexe du pays à des abattoirs.
 
Saghi Ghahraman, qui dirigeait l'Organisation iranienne des personnes LGBTQ+, a déclaré que si les normes de traitement s'étaient améliorées, ce changement avait un prix : de nombreuses personnes homosexuelles se sentaient contraintes de subir des opérations assimilables à des « expériences ». Un rapport de l'ONU de 2015 sur les chirurgies de transition en Iran décrivait des interventions ratées ayant entraîné des complications telles que « des hémorragies importantes, des infections graves, des cicatrices, des douleurs chroniques et des anomalies de forme ou de localisation des organes sexuels ». À ces risques s'ajoutent les promesses d'interventions rapides formulées par certaines agences de tourisme, alors que les experts estiment qu'elles nécessitent des mois de préparation. Certaines proposent des séjours d'une semaine seulement. Le Dr Shahryar Cohanzad, urologue à Téhéran ayant réalisé près de 300 chirurgies de transition, a affirmé que la volonté de ces agences de multiplier les interventions le plus rapidement possible était dangereuse. « Fort de mes 35 années d'expérience chirurgicale, je sais qu'il est essentiel que le chirurgien consacre le plus de temps possible à chaque patient », a-t-il déclaré.
 

Eric, un homme trans de 45 ans vivant au Canada, qui a souhaité garder l'anonymat pour se protéger, lui et sa famille, de représailles, a expliqué avoir cherché à se faire soigner en Iran car les soins y étaient peu coûteux. Il a toutefois reconnu la tension liée au fait de se faire soigner dans un pays où d'autres personnes se voient imposer un traitement. « J'ai souvent entendu dire, surtout parmi les femmes trans, que parce qu'elles sont homosexuelles et que leur homosexualité est interdite en Iran, elles tentent de se faire opérer », a déclaré Eric. « Je suis vraiment triste que les gays et les lesbiennes ne soient pas reconnus en Iran, mais d'un autre côté, je suis heureux pour les personnes trans car elles peuvent faire ce qu'elles veulent. » 
 
Pranav Baskar est journaliste international et membre de la promotion 2025-2026 du programme Times Fellowship, destiné aux jeunes journalistes.  
 

https://www.nytimes.com/2025/10/10/world/middleeast/iran-transgender-surgery.html


 

octobre 07, 2025

Pouvons-nous encore rire de tout aujourd’hui - L'humour ?

Peut-on encore rire de tout aujourd’hui ?

La liberté d'expression et le droit de rire de tout ont décliné dans notre société. 

Pour qui se passionne pour la liberté d’expression et son évolution, rien de plus éclairant que de comparer certaines polémiques d’aujourd’hui avec des humoristes d’hier, par exemple Pierre Desproges décédé en 1988 et devenu quasiment mythique depuis pour beaucoup, ou Coluche.

Pierre Desproges, en particulier, ne s’est pas privé de faire quelques blagues susceptibles d’offenser la mémoire juive aussi bien sur la Shoah que sur le Vél’ d’Hiv. Mais il n’a jamais connu le moindre souci d’aucune sorte à la suite de ses très drôles provocations.


Le rire et les excuses

Une jeune humoriste belge, Laura Laune, dont l’unique souci est de faire rire, s’interroge au cours d’un extrait de spectacle présenté au Journal de 20 heures de France 2 : « Quel est le point commun entre les Juifs et les baskets ? Il y en a plus en 39 qu’en 45 ».

Cette saillie dont on a beaucoup parlé, qui en a indigné certains mais a suscité de l’amusement chez beaucoup – avec cette appétence trouble pour de l’esprit authentique posé sur un sujet tabou – reflète parfaitement, avec l’émoi, la médiatisation et l’importance qui lui a été donnée, la différence de climat et d’époque entre un Pierre Desproges laissé tranquille et une Laura Laune obligée de se justifier même si personne, jusqu’à maintenant, n’a eu le ridicule de la faire poursuivre.

Un tel écart contraint à questionner ce qui chez ces humoristes et dans leurs blagues a engendré une différence aussi radicale entre la perception des uns et des autres.

Pierre Desproges n’était pas antisémite, dénué de toute malveillance à l’égard des Juifs. Laura Laune ne l’est pas davantage.

Pierre Desproges, avant 1988, était susceptible de toucher encore plus intimement les familles juives de victimes gazées que Laura Laune apparue et osant le rire trente années plus tard. En toute logique, l’éloignement du temps aurait dû non pas intensifier mais amoindrir les réactions.

Pourtant le contraire s’est produit. Et ce n’est pas propre qu’à la plaisanterie de Laura Laune mais à celles d’autres qui s’aventurent sur ces territoires dangereux, voire quasiment interdits de l’humour sur l’Holocauste, cet enfer, et la communauté juive.

Notre société serait-elle devenue authentiquement plus morale, soucieuse d’autrui, plus respectueuse des morts ? Je ne le crois pas une seconde.


Une moindre tolérance pour la provocation

Il est sûr en revanche que la liberté d’expression et le droit de rire de tout ont décliné et que la présomption dominante n’est plus de laisser écrire ou parler mais de blâmer, de pourfendre et éventuellement de poursuivre.

Le monde dans lequel nous vivons nous habitue, avec le terrorisme islamiste et l’ampleur de l’insécurité ordinaire, délictuelle ou criminelle, à une peur, une moindre tolérance pour l’infinie gratuité du langage et les facilités et provocations que celui-ci a plaisir à s’octroyer.

Mais la cause fondamentale qui fait que Pierre Desproges n’aurait peut-être plus le droit de nous faire rire sur les sujets sulfureux qu’il abordait sans crainte réside – et c’est une banalité – dans les réseaux sociaux, leur multiplication et en général leur indifférence à l’égard de la liberté d’expression ; mais au contraire leur volonté obsessionnelle de monter en épingle n’importe quel propos pour en appeler au lynchage médiatique, à la réprobation de tous et à l’ostracisation, cultivée avec bonne conscience, de celui ou de celle par qui le scandale prétendu aurait surgi.

Laura Laune a encore eu de la chance puisque, malgré quelques procureurs médiatiques outrés, le conflit s’est élargi à France 2 qui devient le bouc émissaire idéal. Comme si un immense public de téléspectateurs avait à être forcément protégé, respecté par éradication plutôt que considéré par compréhension.

Les réseaux sociaux ont évidemment diffusé partout des outrances, des drôleries, des humeurs et des provocations qui à l’époque de Desproges demeuraient peu ou prou dans le cercle du public des spectacles. Ils ont conduit à une augmentation radicale de la victimologie, réelle ou prétendue. Les familles des victimes, aussi lointain que soit l’Holocauste aujourd’hui, ont d’une certaine manière, à cause de cette prolifération par Internet, eu le sentiment d’une réactualisation permanente de l’horreur.

Les réseaux sociaux ont permis à de médiocres citoyens de se révéler et de faire de leur surabondance une fierté au lieu qu’elle soit une indignité. Tous ces petits maîtres, tous ces procureurs, eux, sans morale ni intelligence, tous ces justiciers médiocres qui condamnent, tous ces inquisiteurs expéditifs, toute cette cohorte qui furète, débusque, renifle et dénonce ce qu’elle estime innommable pour se repaître de l’exploitation d’un rien hypertrophié par bêtise ou malfaisance, sont la rançon abjecte de la communication sophistiquée d’aujourd’hui.

Pierre Desproges n’y survivrait pas – alors qu’il a été épargné par la loi Pleven de 1972 dont l’esprit était liberticide mais qui interdisait les seuls propos et écrits battant en brèche les vérités considérées comme absolues du tribunal de Nuremberg – mais s’il en avait réchappé, nul doute qu’il aurait changé de cible et qu’il aurait ridiculisé ces censeurs de la pire espèce : ceux qui exécutent au grand soleil de la transparence.

Philippe Bilger

Président de l'Institut de la parole, aujourd'hui magistrat honoraire, Philippe Bilger a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la cour d'assises de Paris. Il anime le site Justice au singulier.

Source 


Humour

L'humour est une forme d'esprit railleuse qui (selon Larousse) « s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité ».

« Politesse du désespoir » d'après Boris Vian, c'est « une façon habile et satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus », selon Romain Gary. « Rire, c'est être malicieux, mais avec une bonne conscience  » (Friedrich Nietzsche, Le gai savoir).

L'humour est du ressort de la liberté d'expression. Pour cette raison, il est vu d'un mauvais œil par les régimes autoritaires. Dans les démocraties sociales, il est souvent contrôlé et limité par un arsenal de lois qui interdisent de l'exercer à l'encontre de certaines minorités protégées. 

 


 

Citations humoristiques

LP-platform.jpg
  • « La gravité est le bonheur des imbéciles. » (Montesquieu)
  • « Chaque plaisanterie est une petite révolution. » (George Orwell)
  • « Il n'y a pas de limites à l'humour qui est au service de la liberté d'expression car, là où l'humour s'arrête, bien souvent, la place est laissée à la censure. » (Cabu)
  • « L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre. » (Georges Wolinski)
  • Veuillez laisser l'État dans les toilettes où vous l'avez trouvé ! (blague libertarienne)
  • Justice : un produit plus ou moins frelaté que l'État vend au citoyen pour le récompenser de son obéissance, de ses impôts et des actions civiles qu'il exerce. (Ambrose Bierce, Le dictionnaire du diable)
  • Agissez contre la pollution ! Refusez de respirer ! (Achille Talon)
  • Qui peut honnêtement, sans arrière-pensées, rendre Marx responsable des millions de morts du communisme sous prétexte qu'il avait oublié le facteur humain dans ses calculs ? (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • Tous les êtres de toutes les Galaxies sont égaux devant la Grande Matrice, indépendamment de leur forme, du nombre de leurs écailles ou de leurs bras, et indépendamment même de l'état physique (solide, liquide ou gazeux) dans lequel il se trouve qu'ils vivent. (Umberto Eco)
  • Le communisme, c'est une des seules maladies graves qu'on n'a pas expérimentées d'abord sur les animaux. (Coluche)
  • Grâce à Nietzsche, la pensée occidentale se débarrasse pêle-mêle de la morale, des valeurs, des Grecs, de Dieu, de l'État, de la Démocratie... autant d'inventions nées de la haine, du ressentiment et de la résignation des faibles, toujours en train de se plaindre et d'appeler la police. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • C'est pas grave d'être de gauche... en général ça passe au premier relevé d'ISF. (Gaspard Proust)
  • Ah ! Que ne suis-je riche, pour venir en aide au pauvre que je suis ! (Tristan Bernard, Le fardeau de la liberté)
  • La pensée d'Aristote contient en germe l'Inquisition, le fascisme et le communisme. Heureusement que les deux tiers de son œuvre ont été égarés ! (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • La première Loi de l’Économie est : pour tout économiste, il existe un économiste d'avis contraire. La seconde Loi de l’Économie est : ils ont tous les deux tort. (econoclaste.org)
  • Économie : la science qui permettra d'expliquer demain pourquoi les prédictions d'hier ne se sont pas réalisées aujourd'hui. (anonyme)
  • Si vous pensez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance ! (Derek Bok)
  • Hannah Arendt : sa critique du totalitarisme fait autorité, sauf peut-être chez les penseurs fascistes et staliniens. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • Quel mérite y a-t-il à donner un emploi à quelqu'un qui le mérite ? En donner à ceux qui ne le méritent pas, ça, c'est du mérite ! (Ayn Rand, La Grève)
  • Egoïste : personne de mauvais goût, qui s'intéresse davantage à elle-même qu'à moi. (Ambrose Bierce, Le dictionnaire du diable)
  • Inventeur de la théorie des Idées, Platon démontre que nous sommes prisonniers d'une caverne insalubre et que nous tournons le dos à la vraie vie qui est ailleurs. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • Selon certaines sources, l'hégélianisme aurait fait à ce jour plus de 185 millions de morts, et au moins le triple de migraineux. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • S'il y avait un impôt sur la connerie, l'Etat s'autofinancerait. (Coluche)
  • Qui donne à l’État prête à rire. (Tristan Bernard)
  • Premier libéral-libertaire, Guillaume d'Occam oppose l'intuition personnelle et expérimentale à l'ordre prétendument naturel et immanent. Ce faisant, il invente le nominalisme et le rasoir. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout. (Coluche)
  • Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que, dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous. (Coluche)
  • La grande différence qu’il y a entre les oiseaux et les hommes politiques, c’est que, de temps en temps, les oiseaux s’arrêtent de voler. (Coluche)
  • Les fonctionnaires sont tellement habitués à ne rien faire que lorsqu'ils font grève, ils appellent ça une "journée d'action". (Coluche)
  • La politique est l'art de chercher des ennuis, de les trouver, d'en donner un diagnostic erroné, puis d'appliquer les mauvais remèdes. (Ernest Benn, régulièrement attribuée à tort à Groucho Marx)
  • Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons. (George Bernard Shaw)
  • Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. (devise Shadok applicable à l'interventionnisme étatique)
  • Le problème des Français est qu'ils n'ont pas de mot dans leur langue pour "laissez-faire". (Graham Watson)
  • J’adorerais être de gauche. C’est un souhait, mais je trouve que c’est tellement élevé comme vertu que j’y ai renoncé. C’est un gros boulot, un dépassement de soi, c’est une attitude, une présence à l’autre… Il faut être "exceptionnel" quand tu es de gauche. Quand tu n’es pas de gauche, tu peux être moyen. Quand tu es de gauche, c’est l’excellence, le génie moral, le génie de l’entraide. C'est trop de boulot ! (Fabrice Luchini, France 2, 17/10/2013)
  • Les socialistes ont eu tort de venir au pouvoir. Ils auraient dû faire comme Dieu : ne jamais se montrer pour qu'on continue à y croire. (Coluche)
  • En trayant sans cesse la vache à lait, on tue la poule aux œufs d'or. (Henri Jeanson)
  • L'esprit totalitaire, c'est quand l'humour lui-même devient suspect. (Slobodan Despot, 16/02/2018)
  • Tout est drôle, tant que cela arrive à quelqu'un d'autre. (Will Rogers)
  • L'homme souffre si profondément qu'il a dû inventer le rire. (Friedrich Nietzsche)
  • On dirait que la fatalité veut, dans notre existence, compléter la torture par la dérision ; elle y met toutes les douleurs de la tragédie ; mais, pour ne pas nous laisser au moins la dignité du personnage tragique, elle nous réduit, dans les détails de la vie, au rôle du bouffon. (Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation)

 


Voir aussi

 

https://www.wikiberal.org/wiki/Humour 


 

Powered By Blogger