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octobre 24, 2026

L’Union européenne face à son miroir soviétique : L’idéologie contre la puissance

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L’Europe au bord du gouffre ? Après les émeutes en France, en Italie et ailleurs, le spectre de l’effondrement… 

Après la journée de violences du 17 octobre en France, les émeutes de Milan et les manifestations qui secouent plusieurs pays européens, une question s’impose : le Vieux Continent traverse-t-il une crise passagère ou une véritable décomposition historique ? Désindustrialisation, dépendances énergétiques, tensions migratoires, fractures sociales et impuissance stratégique : les symptômes s’accumulent alors que Washington, Pékin et Moscou redessinent les rapports de force mondiaux. L’Union européenne, elle, paraît parfois davantage préoccupée par la réglementation de ses citoyens que par sa propre survie politique. Le parallèle avec l’URSS finissante est évidemment imparfait. Mais il rappelle une vérité que les dirigeants européens auraient tort d’oublier : les ensembles politiques ne disparaissent pas seulement sous les coups de leurs ennemis. Ils peuvent aussi s’effondrer de l’intérieur, lorsque leurs peuples cessent de croire en eux.

 

Du 17 octobre aux émeutes de Milan : L’Europe découvre ses fractures intérieures

Le 17 octobre 2026 restera comme une journée particulièrement révélatrice de la crise française. Des centaines de milliers de manifestants, pour l’immense majorité pacifiques, ont exprimé à juste titre une colère sociale réelle, née de la vie chère, de la dégradation des services publics et du sentiment d’abandon d’une partie de la population. Or cette mobilisation a également été marquée par des pillages, des razzias, des incendies, des attaques contre les forces de l’ordre et des bâtiments publics.

Des violences auxquelles ont surtout participé des militants de l’extrême gauche radicale, excités et exaltés par Mélenchon et ses sbires de LFI, et souvent issus d’une petite bourgeoisie qui aime tant dénoncer le capitalisme qu’elle semble éprouver un plaisir particulier à en saccager les vitrines, ainsi que des jeunes venus de quartiers populaires, animés d’une hostilité et d’une haine féroce envers la France et ses institutions. Mais ne confondons pas révolte de la misère et pillage d’opportunité. Là où, en Iran par exemple, certaines émeutes ces derniers mois ont conduit des manifestants à s’en prendre à des commerces alimentaires, les pillards qui repartent avec des vêtements de luxe et des iPhone dernier cri ne semblent pas exactement préoccupés par le prix de la baguette, de l’essence ou de l’électricité… À croire que, pour certains révolutionnaires du samedi, la lutte contre les inégalités consiste surtout à faire leurs courses de Noël avant l’heure, sans avoir à passer par la caisse !

À Limoges, l’hôtel de ville a été incendié. À Marseille, la mairie a été envahie et saccagée. Toutes les villes, grandes ou moyennes, ont été touchées. Plus de 1 000 policiers ont été blessés selon les premiers bilans. Comme l’a montré notre récent décryptage dans Le Diplomate, derrière les images, qui ont choqué le monde, d’une France qui brûle se dessine surtout la crise d’autorité d’un État, totalement dépassé et déconnecté, qui peine désormais à anticiper les désordres qu’il prétend maîtriser.

Et le phénomène dépasse nos frontières. À Milan, les violences ont conduit le gouvernement Meloni à annoncer le déploiement de 500 militaires supplémentaires. Le Portugal connaît des mobilisations sur le logement, l’Albanie des protestations contre la corruption et les conditions de vie. Ces événements ont des causes différentes ; les confondre dans une insurrection européenne unique serait historiquement et bien évidemment absurde. Mais leur simultanéité révèle un malaise plus profond, celui de sociétés où la confiance envers les institutions s’érode dangereusement.

Les catastrophes historiques ne sont pas toujours conduites par un grand stratège. Elles résultent parfois de milliers de décisions médiocres, de mauvaises anticipations et de réactions en chaîne. L’effondrement d’un État ne commence pas nécessairement par une défaite militaire. Il peut survenir lorsque celui-ci devient incapable d’assurer simultanément la sécurité, le fonctionnement de ses infrastructures et la cohésion de sa population. Et il faut reconnaître à nos dirigeants européens un talent assez exceptionnel : ils semblent capables de transformer chaque problème qu’ils prétendent résoudre en une nouvelle crise nécessitant une commission supplémentaire…

Les tensions migratoires et communautaires aggravent ces fragilités lorsqu’elles rencontrent les crises économiques et sociales, le chômage, la ségrégation territoriale et l’affaiblissement de l’autorité publique. Depuis la crise migratoire de 2015, les épisodes de Ceuta, les violences anti-immigration observées au Royaume-Uni ou les tensions espagnoles ont montré combien ces questions pouvaient déstabiliser les sociétés européennes. Par ailleurs, ne l’oublions jamais, l’islamisme politique, les réseaux issus de la mouvance des Frères musulmans, interdits dans de nombreux pays arabes et financés par nos « chers amis » du Qatar et la Turquie d’Erdogan ainsi que le terrorisme jihadiste constituent des défis sécuritaires spécifiques, qu’il est irresponsable de minimiser et bien plus dangereux que les ingérences russes, certes réelles mais trop souvent fantasmées.

Quoi qu’il en soit, le danger tient précisément à la rencontre possible de ces fractures. Une société peut supporter longtemps des difficultés économiques ; elle résiste beaucoup moins bien lorsque la défiance et l’incompétence politique s’ajoutent aux antagonismes communautaires et à la violence de rue. On ne gouverne pas éternellement une poudrière à coups de méthode Coué, de com’ et en distribuant des communiqués de presse de condamnations de principe.

L’Union européenne face à son miroir soviétique : L’idéologie contre la puissance

J’avais déjà développé, dans mon éditorial « Europe : La révolution qui vient — sursaut ou disparition », ce rapprochement volontairement provocateur avec l’Union soviétique agonisante. Il ne s’agit évidemment pas d’assimiler Bruxelles au régime totalitaire soviétique. Mais certaines ressemblances institutionnelles méritent réflexion : bureaucratisation excessive, langage officiel de plus en plus déconnecté du réel et du quotidien, généralisation de la censure, réflexes de centralisation et difficulté croissante à entendre les contestations et les peurs populaires.

L’Union européenne demeure un espace démocratique et prospère à l’échelle mondiale. Mais pour combien de temps ?

En effet, sa gouvernance révèle des faiblesses structurelles que ses propres institutions reconnaissent. Le rapport Draghi a évalué à 750 à 800 milliards d’euros par an les investissements supplémentaires nécessaires pour restaurer sa compétitivité. Eurostat relevait une croissance de seulement 1,2 % sur un an au deuxième trimestre 2026. Pendant ce temps, les industriels européens continuent de subir les normes ubuesques, le coût de l’énergie, la fragmentation des marchés financiers et les retards d’investissement technologique.

La crise énergétique d’octobre, aggravée par les tensions au Moyen-Orient, vient rappeler brutalement que la souveraineté ne se décrète pas. Elle suppose des centrales, des usines, des infrastructures et des ressources disponibles… et surtout d’une stratégie exempte d’idéologie. Or une partie de la caste dirigeante européenne, progressiste et mondialiste, a longtemps semblé considérer que l’on pouvait remplacer une stratégie industrielle par des objectifs réglementaires… ou écologiques. À Bruxelles, certes, on sait parfaitement attacher les bouchons aux bouteilles pour sauver le monde. Pour fabriquer les technologies qui domineront le XXIe siècle, c’est manifestement plus compliqué… Il faut dire qu’entre inventer l’avenir et interdire l’andouille de Guémené ou réglementer la taille des légumes, nos eurocrates ont depuis longtemps choisi leur domaine d’excellence !

De fait, le contraste avec les États-Unis et la Chine devient saisissant et consternant, avouons-le. Washington et Pékin investissent massivement dans l’intelligence artificielle, la robotique, les semi-conducteurs et les technologies spatiales. Selon une étude publiée par le Parlement européen, les investissements privés américains dans l’IA atteignaient 109 milliards de dollars en 2024, contre environ 19 milliards pour l’Europe… Le continent conserve pourtant d’immenses compétences scientifiques et industrielles. Son problème n’est donc pas l’absence de talents, mais la difficulté à les financer, les retenir et transformer leurs découvertes en puissance économique.

La question des libertés numériques illustre également les contradictions européennes. Le Digital Services Act poursuit officiellement des objectifs légitimes de protection des utilisateurs et de lutte contre les contenus illégaux, tout en prévoyant des garanties et des recours. Mais son application soulève aussi des interrogations sur les pouvoirs de censure, de régulation, les risques de retrait excessif de contenus et la place laissée aux médias alternatifs. Pourtant, une démocratie digne de ce nom devrait combattre les infractions sans faire de la contestation politique une anomalie à corriger, non ? À ce rythme, certains finiront par considérer que la liberté d’expression consiste essentiellement à pouvoir applaudir les décisions de Mme von der Leyen, à condition bien sûr de respecter les normes européennes sur les applaudissements !

À Munich, en février 2025, JD Vance avait précisément dénoncé le recul de la liberté d’expression et les choix migratoires des gouvernements européens. Ses propos ont suscité une vive controverse, notamment parce qu’ils évoquaient comme principales menaces pour les Européens, la submersion migratoire, l’islam politique et le wokisme, tout en minimisant, selon ses contradicteurs, le danger russe. Or, que cela plaise ou non, et malgré la chape de plomb idéologique et les cris d’orfraie de l’intelligentsia occidentale, il a pourtant parfaitement raison ! Arrêtons de considérer avec condescendance et mépris les dirigeants de l’administration américaine actuelle comme de simples neuneus et comme essaient de nous le faire croire les médias mainstream. Il y a plus de clowns à Bruxelles qu’à Washington, croyez-moi. Trump et Vance ne sont pas arrivés à la tête de la première puissance mondiale par hasard. Il suffit simplement de comparer le parcours du vice-président américain avec celui des tristes technocrates et de certains dirigeants européens…

Ukraine, Russie, Chine : Le monde se partage sans les Européens

C’est peut-être sur le terrain géopolitique que le déclassement européen apparaît le plus nettement. Depuis l’invasion russe de février 2022, l’Union européenne et ses États membres ont consacré, selon la Commission européenne, 231,5 milliards d’euros au soutien global de l’Ukraine à la mi-octobre 2026. Ce chiffre englobe des formes diverses d’assistance et ne saurait être assimilé à une simple dépense militaire. Mais quel gouffre financier pour un si piètre résultat !

Pour les défenseurs de cette politique, il s’agit de préserver la souveraineté ukrainienne (alors qu’ils se moquent éperdument de celle de leurs propres nations, étonnant non ?) et d’empêcher que la conquête territoriale par la force ne devienne une pratique acceptable voire que l’armée russe (pourtant « la plus nulle du monde » selon certains) déferle sur Berlin et Paris ! Faut-il simplement rappeler à certains de nos grands stratèges de plateaux TV, que les Russes ont mis péniblement plus de quatre ans pour conquérir seulement… 15% du territoire ukrainien !

Soyons sérieux. Ces arguments sont aussi stupides que fallacieux. Mais une autre question, géostratégique celle-là, mérite d’être posée : quel ordre de sécurité européen cherche-t-on réellement à construire au terme de cette guerre ?

La Russie a envahi l’Ukraine et porte peut-être la responsabilité première du déclenchement de cette guerre. Soit. Cela n’interdit nullement d’examiner les erreurs diplomatiques occidentales, les intérêts du complexe militaro-industriel américain ou le coût d’une rupture durable entre l’Europe et Moscou. J’ai consacré plusieurs éditoriaux aux intérêts économiques et stratégiques qui prospèrent sur les conflits prolongés. Et en effet, les marchands de canons et leurs VRP néoconservateurs, qui n’ont aucune considération géopolitique, ont rarement besoin d’une victoire définitive ; une guerre qui dure peut déjà constituer une excellente affaire. Il faut bien que la paix attende son tour : elle présente le regrettable défaut de rapporter beaucoup moins à ceux qui vivent de la guerre…

Depuis des décennies, les réalistes, comme Kissinger, savent qu’une architecture continentale stable ne peut ignorer la Russie, sa profondeur stratégique, ses ressources énergétiques et sa puissance nucléaire. De même que, comme de Gaulle et d’autres le déclaraient, une Europe-puissance n’est possible que de « l’Atlantique à l’Oural » voire pour d’autres « de Brest à Vladivostok », désignant un projet géopolitique d’une grande puissance eurasiatique, une Europe des nations, unie et forte, partenaire de la Russie, de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Au lieu de cela, par idéologie, pour soutenir un pouvoir ukrainien ultra-corrompu et servir certains intérêts financiers fort douteux, la caste européenne hors-sol a créé une grave crise énergétique et un nouvel ennemi pour l’Europe, dont elle n’avait nullement besoin dans le monde actuel… Tout ceci en se privant donc du gaz et des extraordinaires ressources minières et naturelles russes, et en poussant Moscou à se jeter (qui l’a fait à contre-cœur) dans les bras de la Chine ! Quels visionnaires nous avons là ! Avec de tels bergers, nous n’avons même plus besoin de loups ! Et ce n’est pas être pro-Russe de dire cela. C’est au contraire être profondément pro-Français et pro-Européen !

Comble de l’ironie ou de l’absurde, l’actualité vient d’ailleurs de fournir une illustration éloquente de cette marginalisation européenne. Selon des informations publiées le 19 octobre, Vladimir Poutine aurait proposé un sommet avec Donald Trump et Xi Jinping pour discuter de la guerre en Ukraine. Ni la participation américaine ni celle de Pékin n’étaient alors acquises, et l’initiative ne constitue donc pas un nouveau Yalta. Mais son architecture politique est révélatrice : les trois grandes puissances discuteraient du destin stratégique de l’Europe sans que les Européens soient annoncés à la table, ni même l’Ukraine directement concernée… Pathétique !

Le véritable défi européen ne se situe pourtant pas exclusivement à l’Est. Il se trouve surtout au sud, dans une Afrique en pleine transformation démographique, au Moyen-Orient, où les crises se succèdent, et au sein même de nos sociétés, où les fractures économiques et politiques menacent les cohésions nationales. Une politique de sécurité sérieuse doit pouvoir traiter ces menaces simultanément, sans les opposer artificiellement.

Pendant ce temps, la Chine consolide sa puissance industrielle, l’Inde poursuit son ascension et l’économie russe n’est toujours pas à genoux comme nous l’annonçait notre inénarrable Bruno Le Maire… Bien au contraire, la Russie, malgré le coût considérable de sa guerre et les sanctions, conserve d’importantes capacités énergétiques et militaires. Les États-Unis de Trump cherchent à résister au déclin et à préserver leur prééminence face à Pékin, sans que leurs choix, notamment au Moyen-Orient, soient exempts d’erreurs et compromettent le fameux « sursaut » Trump. Quoi qu’il en soit, les grandes puissances agissent selon leurs intérêts. Les dirigeants européens, eux, ne veulent toujours pas définir collectivement les leurs.

Bref, l’Europe aurait pourtant, et c’est cela qui est le plus consternant, un potentiel énorme. Elle ne manque ni d’histoire, ni de richesses, ni de capacités humaines. Elle manque surtout d’une vision politique capable de relier la sécurité intérieure, l’indépendance énergétique, la puissance industrielle et la légitimité démocratique. Le parallèle avec la fin de l’URSS ne doit pas devenir une prophétie facile : les institutions européennes disposent encore de ressources considérables (malheureusement ?). Or l’Histoire est cruelle envers les dirigeants qui prennent la permanence de leurs institutions pour une garantie d’éternité.

Une civilisation ne disparaît pas parce qu’elle cesse de rédiger des règlements. Elle peut disparaître lorsqu’elle ne sait plus pourquoi elle les rédige, ni qui elle prétend protéger.

En attendant, les tristes sires (non élus !) au gouvernail de l’Union européenne multiplient les déclarations martiales à l’égard de Moscou, donnant parfois le sentiment que l’escalade est devenue une politique à part entière, quels qu’en soient les risques. Notre ineffable Emmanuel Macron, le premier, affiche un bellicisme et une fermeté internationale qui contrastent piteusement avec ses difficultés persistantes à maintenir l’ordre sur son propre territoire. À croire qu’il est parfois plus facile de parler de faire la guerre à la Russie que de maîtriser une petite racaille de 14 ans et son pistolet à eau au canal Saint-Martin, à Paris, comme cet été… Alors rétablir la paix dans les rues française face à des dizaines de milliers de pillards, vous pensez bien… !

D’ailleurs, de cette journée du 17 octobre, notre président semble surtout avoir retenu une prétendue « manipulation étrangère de l’information » et la circulation d’« images générées par IA ». Encore un coup des Russes, sans doute ! Non mais jusqu’où il va-t-il descendre ? C’est consternant !

Et pendant ce temps, on l’a dit, les grandes puissances préparent le monde de demain. L’Europe aurait donc intérêt à retrouver rapidement le sens de ses priorités. Malheureusement, nous en sommes encore loin. L’Histoire, contrairement aux sommets européens, ne suspend jamais ses travaux faute de consensus.

« Le poisson pourrit toujours par la tête », disait l’autre. Et finalement, comme je le rappelle souvent, les plus grands dangers qui menacent l’Europe ne sont peut-être pas ceux que j’ai évoqués plus haut. Ni l’immigration massive et incontrôlée, ni l’entrisme islamiste des Frères musulmans, ni le terrorisme jihadiste, ni même les explosions sociales qui se multiplient sur notre continent. Car, aussi graves soient ces menaces, le péril le plus redoutable pourrait bien venir de ceux-là mêmes qui prétendent nous en protéger : nos propres dirigeants !

Roland Lombardi

Roland Lombardi est docteur en Histoire, géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient et des questions de sécurité et de défense. Fondateur et directeur de la publication du Diplomate.

 https://lediplomate.media/edito-europe-bord-gouffre-apres-emeutes/?

 

Divers liens ! 

 

Emeutes banlieusardes et étudiantes, une inversion des valeurs; surtout n'abandonnez pas vos enfants à la propagande !


A) -  N’abandonnez pas vos enfants à la propagande !

B) -  Violences policières versus violences anti-policières : Gilets jaunes, émeutes banlieusardes et étudiantes, une inversion des valeurs ?

C) -  La Guerre civile qui vient, ou l’inconduite barbare du mouvement lycéen.

D) -  Les lycéens, petits dindons de la farce égalitaire

E) -  17 octobre : le Grand soir des Tartuffes

F) -  Quand la France brûle, vient le temps des boucs émissaires

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/emeutes-banlieusardes-et-etudiantes-une.html


Le gauchisme, maladie adolescente...Mais formaté, vous en redemandez à en mourir !


Le gauchisme, maladie adolescente !

1) L’absurdité des postures anticapitalistes

2) L’injuste procès des énergies fossiles

3) Les errements de l’agribashing

4) Un anti-occidentalisme pathologique

5) Ma tribune contre la gauche et l’extrême gauche. 

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/09/le-gauchisme-maladie-adolescentemais.html

 

 

Une France pré-révolutionnaire et des bilans....sans fin !


 

La France flirte avec la récession, ses dirigeants avec la médiocrité. Et si 2027 ressemblait davantage à 1789 qu’à une élection ordinaire ?

La campagne présidentielle n’est pas à la hauteur. Sans doute le serait-elle si notre pays était bien portant, comme dans les années 1960 ou 1970. Or, ce n’est pas le cas, il s’en faut. À une ou deux exceptions près, nous n’avons droit, pour l’heure, qu’à des boniments de boutiquiers ou de braillards du monde d’hier.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/09/une-france-pre-revolutionnaire-et-des.html

 

Une Europe indépendante signifie que Washington ne fera plus la loi.


Washington devra s’habituer à une politique internationale transformée, où il n’est plus le centre de l’univers.

L'OTAN continue de se préparer à un avenir sans les États-Unis, du moins sans eux en tant que membre dominant de l'alliance. « Les Européens compensent déjà ce que les États-Unis ne peuvent plus garantir », a expliqué le secrétaire général Mark Rutte.

https://universite-liberte.blogspot.com/2026/08/une-europe-independante-signifie-que.html 

 

Les intellectuels ou la gauche pédo bobo caviar anticapitaliste !


A) - Pourquoi tant d’intellectuels sont-ils de gauche ?

B) - Le rôle des intellectuels et des intellectuels libertariens anti-intellectuels - Hans-Hermann Hoppe

C) - Les intellectuel(le)s "Epsteiniens" de France: "Apprenons l'amour à nos enfants".Pas de l'amour, de la pédophilie, pédocriminalité !

D) - La bataille intellectuelle contre le marxisme a été remportée il y a plus d’un siècle.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/08/les-intellectuels-ou-la-gauche-bobo.html

 

Pour une famine, un néo-communisme; bonjour France, nous y rentrons....


Sommaire:

A) - L'Asharshylyq, la « grande famine »

B) - Holodomor

C) - Communisme 

D) - Le Livre noir du communisme

E) - Alexandre Soljenitsyne

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/08/pour-une-famine-un-neo-communisme.html

  

Identitaires de gauche et l’islamisme radical - Consanguinité - Islam/République !

 Sommaire:

A) -  Identitaires de gauche et l’islamisme radical

B) - Consanguinité

C) - Trois mots, trois mondes : ce que le Parlement français ne sait pas dire de l'islamisme

D) - L'islam et les valeurs de la République

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/identitaires-de-gauche-et-lislamisme.html 

 

Ce néo-communisme qui flirte en France, pour ne pas dire en Occident ! "Le marché a besoin d’un État fort"


Ce néo-communisme qui flirte en France 

« Oui, la France est en train de glisser vers un communisme mou » 

Vous attribuez tous nos maux au néolibéralisme, bouc émissaire pour politiciens discrédités, ceux de la gauche ou de la droite souverainistes, notamment. Autant vous dire que je n’ai rien, bien au contraire, contre le dirigisme bien tenu, à la de Gaulle, qui a redressé la France. Si elle est tombée si bas aujourd’hui, c’est parce que l’État-nounou est devenu obèse, hors de contrôle. Il n’est plus la solution, mais le problème.

Un communisme mou sans goulag

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/ce-neo-communisme-qui-flirte-en-france.html

 

 

Quelle Pigasserie en Mélenchonie ! Un néo-communisme de connivence capitalistique....

Mathieu Pigasse, un milliardaire mode Soros

Présidentielle 2027: le milliardaire Mathieu Pigasse invité à l’université d’été de La France insoumise

 Chez les Insoumis, les milliardaires sont plus souvent dénoncés qu’invités. Pourtant, l’un d’entre eux sera bien présent aux prochaines universités d’été de LFI. Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et fondateur du groupe Combat, doit s’entretenir avec Manuel Bompard lors de l’événement. Une rencontre qui peut sembler paradoxale lorsque l’on se souvient que le coordinateur de LFI déclarait, en janvier 2023, sur le plateau de Franceinfo, qu’« être milliardaire en France aujourd’hui, c’est immoral ».

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/quelle-pigasserie-en-melenchonie-un-neo.html

 

L'État, Règne de la Magie Noire - Des sacrifices humains et autres superstitions modernes - Faré (Jean françois Rideau)  

Une sombre conclusion
 
À moins que vous n'ayez visité mon site ouèbe récemment, et voyiez par conséquent où je veux en venir [2] vous êtes probablement interloqués par le titre de mon essai: « L'État, Règne de la Magie Noire, Des sacrifices humains et autres superstitions modernes ». Vous vous demandez: « est-ce que ce mec est une sorte d'allumé? Va-t-il nous raconter que l'État n'est pas notre véritable ennemi, mais qu'il n'est que la manifestation visible de forces du Mal cachées dans l'ombre qui dominent notre monde à travers la magie noire ? » Eh bien, oui, je suis un allumé et oui ce sera plus ou moins ma conclusion. Mais je parie qu'avant d'avoir terminé la lecture de cet article, vous aussi serez allumé et brûlerez du même feu que moi. En fait, si vous êtes en train de lire cette page, c'est sans doute déjà le cas, quand bien même vous ne vous en êtes pas encore rendu compte. Pour vous convaincre, il me suffira de faire jaillir une lumière nouvelle sur ce Mal dont les manifestations ne vous sont que par trop familières 

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/09/letat-regne-de-la-magie-noire-des.html

 

 

Le marché des états; aussi comprendre l'Etat !

Sommaire:

A) -  Le XXIe siècle transforme les contribuables fortunés en agents économiques mobiles. 

B) -  Comprendre l'État 

Le XXIe siècle transforme les contribuables fortunés en agents économiques mobiles. 

Et de plus en plus d’États l’ont compris ((pas la France, bien sûr: ).  À côté de ça, la France ne rêve que d'une chose : contaminer l'Europe puis la planète entière avec son enfer fiscal déficitaire.)

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/le-marche-des-etats.html

 

 

La France vue de l'étranger ! US; Canada; UK, Suisse; etc....

France, une vision de l'étranger !

  La France entame une période politique cruciale, l’élection présidentielle devant désigner le successeur d’Emmanuel Macron devant se tenir dans six mois. Marine Le Pen, figure du parti d’extrême droite Rassemblement National, fait figure de favorite dans cette course. Marine Le Pen a pris pour cible Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise (extrême gauche) et également candidat à l’élection présidentielle, l’accusant d’avoir attisé les troubles survenus samedi. Elle a déclaré : « Des revendications sociales légitimes ont, une fois de plus, été prises en otage par l’extrême gauche. » Sur le réseau social X, Jean-Luc Mélenchon a répliqué en saluant ce qu’il a qualifié de scènes « joyeuses » de manifestations pacifiques. Il a dénoncé les tactiques policières, affirmant que certaines personnes avaient été, sans nécessité, aspergées de gaz au poivre ou visées par des gaz lacrymogènes.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/la-france-vue-de-letranger.html

  

L’extrême gauche dans l'histoire, Black-Blocs, Casseurs.....Nombreux liens en interne

Le spectre de 1789

« L’extrême gauche menace de constituer un État dans l’État » : l’analyse d’un historien après les émeutes

 C’est surtout propre à notre époque et cela fait plus de vingt ans que ça dure. Certes, nous avons une tradition de l’insurrection politique pour renverser un régime : dans ce cas, l’idéologie est le ferment de la révolte. Mais ce à quoi nous assistons aujourd’hui est un déferlement de violence s’apparentant plus à de la sauvagerie qu’à un mouvement révolutionnaire. Nous avons basculé dans l’ère de l’impunité où c’est notre classe politique qui a peur qu’il y ait un seul mort ou ne serait-ce qu’une bavure causée par les forces de l’ordre. Les casseurs, eux, ne craignent ni la justice ni la police ni personne. En ce sens, nos dirigeants sont des faibles doublés de lâches, ce qu’était Louis XVI quand il renonçait à employer la force. Nous payons cette histoire deux fois.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/lextreme-gauche-dans-lhistoire-nombreux.html

  

France/Monde: Armées, Prospective, Stratégie, Ukraine, énergie, Démographie/Immigration...? Que la déconstruction de « l’ordre du monde » s’accélère !


Que nous apprend la guerre en Ukraine ? Que la déconstruction de « l’ordre du monde » s’accélère ! 

La guerre en Ukraine témoigne de l’accélération de la déconstruction du monde. À l’affrontement ancien entre les Etats-Unis et la Russie, s’ajoutent une guerre économique et une guerre de l’énergie. De nouveaux acteurs montent en force, comme la Chine, l’Iran et la Turquie.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/francemonde-armees-prospective.html

 

 

Le Mélenchonisme LFIste: Une France champ de bataille idéologique où, déjà, se joue l’avenir du libéralisme occidental.

Sommaire:

A) - Jean-Luc Mélenchon

B) - Jean-Luc Mélenchon vient de nous offrir un concentré assez pur de ce que peut produire une pensée économique quand elle n'a jamais eu à gérer une entreprise, un budget ou une chaîne de production.

C) - Jean-Luc Mélenchon ne gagnera pas l'élection présidentielle, il le sait 

D) - Mélenchon à Saint-Denis : un meeting paradoxal

E) - Le tiers-mondisme français et LFI

F) - LFI : Le vrai danger !

G) - Le programme ? On s'en fiche, qui s'en soucis !

H) - La collusion mortelle. 

I) - Mélenchon : deux nuances de vert et de rouge

J) -  Dividendes: Les élus LFI ne comprennent décidément rien à l'économie de marché 

K) -Alerte aux décoloniaux : Jean-Luc Mélenchon face au piège qu’il s’est lui-même tendu

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/07/le-melenchonisme-lfiste-une-france.html

 

 

David Zini, directeur du Shin Bet à Paris...Sécurité du sang !

RENSEIGNEMENT – Émeutes du 17 octobre : Macron donne des leçons à Israël, mais Paris reçoit le patron du Shin Bet ! 

Alors que la France peine à retrouver son calme après les violences du 17 octobre 2026, une visite aussi discrète que révélatrice vient rappeler les contradictions de sa diplomatie. Le 20 octobre, David Zini, directeur du Shin Bet, le puissant service israélien de sécurité intérieure, s’est rendu à Paris pour rencontrer de hauts responsables de la DGSI et de la DGSE. Au programme, selon les médias israéliens : terrorisme, radicalisation islamiste et coopération sécuritaire. Un déplacement prévu bien avant les émeutes, mais dont le calendrier prend une dimension particulièrement symbolique. Car tandis qu’Emmanuel Macron multiplie les critiques envers Israël, reconnaît un État palestinien et restreint la participation des industriels israéliens aux salons français de défense, les professionnels du renseignement poursuivent leur coopération. Une leçon de Realpolitik : la diplomatie peut s’offrir le luxe des postures. La sécurité nationale, beaucoup moins.

 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/david-zini-directeur-du-shin-bet.html

 

 

janvier 11, 2026

Iran "libéré" et puis après ?

Le gouvernement iranien adresse un avertissement direct au président Trump et aux États-Unis, déclarant qu'il est prêt à frapper les bases militaires américaines, les navires américains et même Israël si les États-Unis attaquent l'Iran. 
L'Iran affirme également que les frappes préventives ne sont pas exclues, laissant entendre qu'il pourrait être prêt à frapper le premier. Téhéran dénonce une manipulation violente des troubles 
 
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, tranche sans ambiguïté : 
👉 Les événements récents en Iran ne relèvent plus de la contestation sociale. 
👉 Une organisation violente et structurée a détourné des tensions économiques réelles pour semer la terreur. Selon lui, ces groupes ont mené des actes extrêmes — assassinats, incendies, décapitations — avec des méthodes comparables à celles de État islamique. 
 
📌 Conclusion officielle : assimiler ces crimes à des manifestations légitimes est une faute d’analyse grave. Ce qui est à l’œuvre ici n’est pas une protestation populaire, mais une stratégie de chaos organisé depuis l’extérieur. 
 
Les miliciens de Khamenei ont pris le contrôle de tous les hôpitaux de Téhéran pour arrêter tous les blessés par balles sans même leur laisser le temps d’être soignés ! 
 
Si le monde continue son silence des dizaines de milliers d’iraniens seront massacrés !! 
On est déjà à plus de 2000 jeunes tués en 48h ! 
Des milliers ont déjà perdu un œil ou les deux parce que les miliciens visent les visages avec du plomb. 
 

 
Les États-Unis surveillent de près les signes indiquant que les manifestations en Iran pourraient faire tomber le régime. 
 
Jeudi, des manifestants iraniens ont envahi les rues de Téhéran et d'autres villes. Des images de bâtiments gouvernementaux en flammes et de coupures d'internet par les autorités ont circulé, sans toutefois parvenir, pour l'instant, à rétablir l'ordre. Le point crucial : en début de semaine, les services de renseignement américains estimaient que les manifestations manquaient d'ampleur pour menacer la stabilité du régime, ont déclaré des responsables américains à Axios. Mais cette analyse est en cours de révision au vu des événements récents. « Les manifestations sont sérieuses et nous continuons de les surveiller », a déclaré un haut responsable américain. Contexte : les manifestations ont pris de l'ampleur et se sont étendues au cours des douze dernières nuits, celle de jeudi soir étant la plus importante à ce jour. 
 
Elles sont principalement alimentées par la crise économique que traverse le pays, qui s'est aggravée suite à la volonté du président Trump de renforcer les sanctions et aux dégâts causés par la guerre de douze jours en juin. Selon plusieurs médias, certains manifestants scandaient ouvertement jeudi des slogans réclamant la chute du régime. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, réformateur au sein du régime théocratique, a admis ces derniers jours que le gouvernement iranien n'avait pas de solution à la crise. Jeudi, il a ordonné aux forces de sécurité de ne pas s'en prendre aux manifestants pacifiques, mais a fait une distinction pour les émeutiers armés ou violents. Les médias d'État iraniens minimisent l'ampleur des manifestations. 
 

 
 
Par ailleurs, l'accès à Internet a été quasi totalement coupé dans tout le pays jeudi, selon NetBlocks. Trump a averti à plusieurs reprises que les États-Unis pourraient recourir à la force militaire si l'Iran tuait des manifestants. Cependant, il s'est montré relativement mesuré lors d'une interview jeudi dans l'émission « The Hugh Hewitt Show ». Trump a affirmé que certains des plus de 30 manifestants tués jusqu'à présent étaient morts à cause de « problèmes de gestion des foules ». Il a également refusé d'apporter son soutien à Reza Pahlavi, fils du Shah, destitué lors de la révolution islamique de 1979. Pahlavi a tenté de s'emparer du devant de la scène politique et a appelé à de nouvelles manifestations vendredi à 20h, heure locale. « Je pense que nous devrions laisser tout le monde descendre dans la rue et nous verrons qui en sortira vainqueur », a déclaré Trump, ajoutant qu'il ne serait pas forcément « approprié » pour lui de soutenir Pahlavi. 
 
À suivre : D'importantes manifestations ont eu lieu en Iran en 2022, affaiblissant le régime sans toutefois le faire tomber. Certaines personnalités intransigeantes à Washington espèrent que, cette fois-ci, le régime s'effondrera véritablement. Le sénateur Lindsey Graham (R-Caroline du Sud) a appelé les Iraniens à intensifier les manifestations et a souligné que Trump les soutiendrait. « Les voyous, les dictateurs, les brutes et les assassins qui défient le président Trump ne font pas long feu. Rendons sa grandeur à l'Iran », a-t-il écrit sur X.
 
 

 
Les visions d'après avec  Cédric Labrousse:

 "Rare intervention de cadres israéliens qui, s'ils notent une mobilisation dans la rue iranienne en augmentation, ne voient pas le régime des mollahs être déstabilisé ou en phase d'effondrement pour le moment. On ne pourra pas les accuser d'être des paillassons de Khamenei. 
 
Notons que cela converge avec le postulat du renseignement américain, confirmé hier par des révélations de l'agence Axios. Et, parce que j'ai quelques oreilles qui traînent, du renseignement français. Notons que le renseignement turc a également, via Fidan, fait ce constat. 
 
Rappelons que les Israéliens ont un des meilleurs réseaux d'espionnage et d'infiltration au sein de la société iranienne, y compris dans des strates du régime. Ils l'ont encore prouvé en juin 2025. Ils peuvent donc jauger au mieux de la réalité d'une chute du régime. 
 
Il faut vraiment que l'on garde à l'esprit, oui pas simple car il y a l'enthousiasme de voir disparaître l'un des pires régimes installés au siècle dernier, que les réseaux sociaux sont des miroirs déformants. Ce n'est pas casser l'ambiance. C'est revenir aux faits. 
 
L'effondrement du régime en Iran serait plus que bienvenu. Les mieux préparés à cela sont les kurdes qui disposent déjà de partis, d'une plateforme commune et de groupes armés prêts à organiser l'autonomie de facto de leur région. Faisons un point précis. A force de ne braquer le projecteur que sur la transition au pouvoir à Téhéran, que l'on ne peut qu'espérer au demeurant, nous oublions que l'Iran est un pays qui dispose déjà, sur son sol, de plusieurs forces armées et politiques, très investies et organisées, localement. 
 
Quatre minorités disposent d'outils prêts à s'auto-gouverner, et encore loin de partager un agenda avec l'opposition nationale. 
1) Les baloutches (groupes armés et politiques). 
2) Les azéris (politiquement). 
3) Les arabes de l'Ahwaz (groupes armés et politiques). 
 

Les kurdes d'Iran. 
Ce sont probablement ceux qui disposent des outils les plus complets pour pallier à l'effondrement du régime iranien. Avec plusieurs partis politiques, capables de s'entendre via une plateforme commune, et de nombreux combattants actifs. 
 
Tout d'abord, il faut noter le sérieux de l'opposition kurde. Qui dispose d'une plateforme commune réunissant la majorité des partis kurdes iraniens. Le Centre de Coopération des Partis Politiques du Kurdistan Iranien est actif depuis plusieurs années. Gage de sérieux. Le contraste est terriblement saisissant entre l'amateurisme des oppositions nationales, qui n'ont jamais réussi à planifier une seule plateforme commune depuis des décennies, et encore moins depuis le soulèvement de 2022. Et cette plateforme réunissant le spectre kurde. Cet avantage est crucial pour les kurdes d'Iran : ils pourront, certes avec des rivalités qui pourraient éclater très rapidement entre eux (ne soyons pas naïfs), établir un panorama clairement identifiable par les chancelleries. Mais également peser sur le nouveau pouvoir. De plus, avec le Kurdistan autonome irakien, les forces kurdes iraniennes ont toujours disposé, historiquement, et encore maintenant, d'une puissante base arrière leur permettant d'agir mais également de sécuriser leur survie politique et armée. 
Excellente stratégie. 
 
Maintenant, regardons factuellement ce qu'il en est ces derniers jours.
Et bien les forces kurdes sont déjà engagées dans des combats avec les forces du régime des mollahs. Comme cette attaque du PAK à Nurabad, dans le Lorestan. 

 
 
 
Le PAK est, par ailleurs, le parti le plus investi politiquement et militairement depuis le début des récents évènements. Quand bien même il n'est pas le plus important, ni celui disposant du plus d'hommes via sa branche armée, la SMK (Armée nationale du Kurdistan). 
 

L'acteur pour lequel il faudra être très attentif est le PJAK. C'est la branche iranienne du PKK. Il dispose d'une branche armée, les YRK (dont l'iconographie rappelle très clairement celle des YPG en Syrie, pour le PYD). C'est le groupe disposant d'un arsenal militaire conséquent et de troupes très bien formées, ayant disposé des enseignements des engagements du PKK en Turquie et en Irak, ou encore des YPG en Syrie.
 
Le groupe est souvent la cible des forces du régime iranien. Récemment encore, le PJAK et ses bases furent bombardés par l'aviation iranienne fin novembre 2025. Et près de 11 combattants du groupe furent tués dans cette opération. Le PJAK est souvent vu comme un adversaire des plus déterminés par les mollahs de Téhéran. 
 
 
 
 
Le PDKI est également un parti d'importance. Un des plus anciens partis d'autodétermination kurde présents en Iran, fondé en 1945 peu de temps avant l'éphémère République de Mahabad que ce parti participation à établir). Il dispose également d'une branche armée. 
 

 
 
Notons que le PDKI, quinacvepte un principe d'Etat fédéral autant que d'autonomie ou d'indépendance, est membre d'une plateforme commune avec d'autres minorités présentes en Iran. Le Congrès pour les Nationalités d'un Iran fédéral a été créé à Londres en 2005. "
 
 

 
 

 
 
 
"  Vous avez apprécié le point sur les kurdes iraniens, à même de prendre rapidement le contrôle de leurs régions en cas de chute du régime, grâce à leur organisation préalable.
 
Parlons donc des forces d'une autre communauté qui pourraient sauter sur l'occasion : les baloutches. 
 

Cette minorité ethnique, linguistique et religieuse est présente dans le sud-est de l'Iran. Elle est également (et plus massivement) implantée dans au Pakistan et, dans une moindre mesure, en Afghanistan).
La résistance baloutche à des pouvoirs remonte à plusieurs siècles...
Cependant, le nationalisme baloutche, qui peut être autonomiste ou indépendantiste, est plus récent. Remontant à la seconde moitié du XXème siècle. Mais dès les années 1930, l'apparition de la Société pour l'unité baloutche et le Baloutchistan annonçait un regain. Depuis, de nombreuses factions politiques et / ou armées ont fait leur apparition. Allant de revendications d'autonomie régionale (en Iran dans le cas qui nous intéresse) jusqu'au principe d'une scission nette avec Téhéran pour entamer une construction nationale. 
 

 
En 2026, plusieurs de ces forces sont toujours actives en Iran et / ou au Pakistan. À l'instar des kurdes, profitant d'une zone montagneuse mal contrôlée entre la Turquie et l'Irak pour leurs bases arrières, les forces baloutches d'Iran profitent du Pakistan comme appui. J'oublie de dire en quoi c'est une minorité religieuse en Iran. Près de 90 % de la population iranienne est, grosso modo, considérée comme chiite (s'ils ne sont pas religieux, au moins de culture). Les baloutches, comme de nombreux kurdes, sont... sunnites. Bref, continuons. Plusieurs forces armées également politiques composées de baloutches ou revendiquant une identité baloutches sont actives en Iran. A l'instar des kurdes disposant déjà de groupes armés, d'armes et de représentations politiques depuis des décennies. 
 

Commençons par l'Armée de Libération du Baloutchistan.
Ce groupe armé, désigné terroriste par les Etats-Unis par ailleurs, est principalement actif au Pakistan mais dispose de base et d'hommes en Iran, dans la région du Sistan-Baloutchistan. Ce groupe dispose de plusieurs milliers d'hommes (et de femmes) combattant(e)s dans une zone à cheval sur la frontière irano-pakistanaise.
Il est l'héritier du Front de Libération du Peuple Baloutche qui fut écrasé en 1973 par une alliance irano-pakistanaise. Comme vous venez de le lire, la lutte des pouvoirs centraux iraniens contre les ambitions d'autodétermination baloutche est ancienne. Et pas uniquement liée au régime des mollahs. Ici, on remonte à l'époque du Shah (père du si médiatique @PahlaviReza). Cependant, ce n'est pas l'Armée de Libération Nationale qui pourrait être la plus active à profiter de l'effondrement du dispositif militaire et sécuritaire si le régime venait à s'écrouler.
Mais un autre groupe, bien plus actif et engagé sur le terrain iranien...
 
 
En effet, un groupe armé s'est constitué en 2012 sur les cendres d'une précédente organisation islamiste sunnite baloutche : Jund Allah.
La Jaysh al-Adl défend un calendrier radical : indépendance du baloutchistan et établissement d'une gouvernance islamique. Vous vous en doutez : le groupe est bien évidemment classé terroriste. Aussi bien en Iran qu'aux États-Unis ou encore en Chine et en Russie.
Il dispose d'au moins plusieurs centaines de combattants, avec une capacité de recrutement pouvant évoluer en cas de crise du régime. Jaysh al-Adl est un véritable problème pour tous les pouvoirs centraux iraniens. Actuels comme à venir. Pour vous donner un exemple, le groupe a été visé dans des opérations de bombardements massifs en 2024 de la part de l'Iran et du Pakistan. 
 

L'éventuelle faillite du système sécuritaire et militaire du régime iranien, dans la perspective de sa chute / dislocation dans le chaos, ouvrirait en grand les portes de nombreuses structures militaires (dépôts d'armes, munitions, véhicules...) pour Jaysh al-Adl et d'autres. Pourquoi d'autres ? Car oui, plusieurs groupes sont également actifs dans la zone baloutche.
Je n'en citerai qu'un seul supplémentaire : Ansar al-Furqan.
Il est bien plus radical (jihadistes ouvertement) que Jaysh al-Adl. Et il a mené plusieurs attentats (ex : 2018). Bref. Je pourrais continuer.
 


Mais cela de vous donner à voir, de nouveau, que l'effondrement, souhaitable, du régime des mollahs posera bien des difficultés. Notamment en cas d'effondrement du système sécuritaire et militaire du pays. C'est tout l'enjeu de sortir de l'amateurisme terrible de l'opposition iranienne en exil que de s'emparer également de ces sujets déterminants. La chute du régime des mollahs est une chose. Gérer cette chute en est une autre, bien plus complexe.
Il est évident que l'Azerbaïdjan va jouer des coudes en cas d'effondrement. Notons que les deux pays entretiennent des relations très tendues, notamment depuis le conflit avec l'Arménie. L'Iran des mollahs ayant soutenu l'Arménie tandis qu'Israël soutenait l'Azerbaïdjan."
 
 
"La dernière déclaration de Reza Pahlavi est désastreuse. Si le propos de base est intéressant (il comprend que le régime sordide des mollahs tient grâce à l'industrie pétrolière), la fin est catastrophique : j'arriverai quand vous aurez fait le travail... C'est terrible...
 
"Mes chers compatriotes, Votre courage et votre détermination ont suscité l'admiration du monde entier. Votre présence, une fois de plus glorieuse, dans les rues d'Iran vendredi soir a été une réponse cinglante aux menaces du chef traître et criminel de la République islamique. Je suis certain qu'il a vu ces images depuis sa cachette et qu'il a tremblé de peur. Maintenant, grâce à votre réponse décisive au premier appel, je suis certain qu'en ciblant davantage notre présence dans la rue et, simultanément, en coupant les circuits financiers, nous mettrons complètement à genoux la République islamique et son appareil de répression usé et fragile. À cet égard, j'appelle les travailleurs et les employés des secteurs clés de l'économie, notamment des transports, du pétrole, du gaz et de l'énergie, à entamer un processus de grève nationale. Je vous invite également tous à descendre dans la rue aujourd'hui et demain, samedi et dimanche (10 et 11 janvier), dès 18h, munis de drapeaux, d'images et de symboles nationaux, afin d'occuper l'espace public. Notre objectif n'est plus seulement de manifester dans la rue ; il s'agit de nous préparer à conquérir et à défendre les centres-villes. Pour atteindre cet objectif, déplacez autant de voies de circulation que possible vers les centres-villes et reliez les populations dispersées. Parallèlement, préparez-vous dès maintenant à rester sur le terrain et à assurer l'approvisionnement nécessaire. Aux jeunes de la Garde éternelle iranienne, et à toutes les forces armées et de sécurité qui ont rejoint la Plateforme de coopération nationale, je dis : Ralentissez et perturbez encore davantage la machine de répression afin que, le jour promis, nous puissions la désactiver complètement. Je me prépare également à rentrer dans ma patrie pour être avec vous, grande nation iranienne, lorsque notre révolution nationale aura triomphé. Je crois que ce jour est très proche. L'Iran qui perdure !"
 

 
Il pourrait déjà s'installer dans un pays voisin pour y superviser, tout en réunissant des opposants de tout bord, près de la frontière de son pays, la situation. Et non pas rester dans le confort des luxueux appartements américains. La Turquie pourrait l'accueillir. Il gagnerait en crédibilité en étant à quelques kilomètres des frontières du pays. C'est ainsi que, même si elle a échoué lamentablement, la Coalition Nationale Syrienne était tout de même crédible un tant soit peu : elle était de l'autre côté de la frontière, en Turquie.  
Mais l'opposition iranienne, dans sa globalité, bien au delà de la base de Pahlavi (donc 'es autonomistes arabes, kurdes, les indépendantistes baloutches, les réformistes religieux, les radjavistes, etc...), ne va pas attendre d'un potentiel dirigeant en... télétravail. Au bout d'un moment, il doit aussi montrer des gages. Et pas seulement aux iraniens. 
Mais aussi aux Occidentaux dont il cherche désespérément le soutien. Donc, première étape : abandonner son confort bâti depuis des décennies sur la fortune familiale et se rendre en Turquie." 
 
"Les services US sont bel et bien les mieux informés au monde, avec les services israéliens, de la situation en Iran. Et, pour le moment, même s'ils mettent à jour leurs évaluations, ils ne voient pas de perspectives claires. Quand Reza Pahlavi, comme d'autres, appelle Donald Trump à frapper le régime iranien ce jour, il oublie que ce n'est pas si simple. Comme lors de la guerre des douze jours. Israël, ennemi intime des mollahs, n'a jamais été jusqu'à viser les plus hauts cadres du régime. Pourquoi ? On va s'entendre dire que Trump et Netanyahou sont des agents iraniens eux aussi parce qu'ils n'agissent pas encore davantage que ce qu'ils ont fait jusque là ? (certains opposants iraniens en ligne seraient capables de le dire...) Bien des réponses...La première, c'est que l'opposition iranienne en exil n'est pas prête à gouverner. Et c'est dramatique car elle est terriblement amatrice. Elle a eu des décennies pour s'organiser, dialoguer entre différentes forces, créer une coalition unique, mais elle n'a rien fait. Pahlavi, par exemple, visage le plus connu en Occident comme candidat à gouverner, clame qu'il est rallié par des milliers de déserteurs potentiels. Dans les faits, jamais un seul cadre n'a déserté pour le rallier. Pas même un obscure ambassadeur iranien au Vanuatu. Donald Trump l'a ainsi rappelé : c'est un "nice guy" mais il n'est pas apte à gouverner dans les faits actuellement. Et pourtant, depuis des années de manifestations où il a parlé des heures, jamais il n'a participé à une vaste entreprise d'union de l'opposition. Pour les manifestants, en Iran, c'est la même chose. Ils manquent d'organisation. L'effet de masse est une chose, mais il n'y a pas de leadership (et, oui, le régime fait tout pour l'éviter). En Syrie, il y avait eu la Coordination nationale Syrienne et les Comités locaux. L'avantage de telles organisations claires, c'est qu'elles sont identifiables et permettent à terme d'obtenir des relais dans cette opposition. In fine, on a un paysage d'oppositions complètement éclaté et disparate. Et cela effraie les US, Israël et bien des pays. Pour gagner en sérieux politique, l'opposition en exil devrait déjà fournir une plateforme claire et diversifiée pour être l'interlocutrice future : incluant Pahlavi, Radjavi, les réformistes religieux issus du régime, des autonomistes des minorités, etc...En Egypte, nous savions que les Frères Musulmans étaient organisés depuis des décennies malgré leur répression. Et la chute du régime de Moubarak fut ainsi accompagnée sans difficulté par les occidentaux. Et nous savions que l'armée resterait (elle fit un coup d'Etat après). 
 
Ce n'est qu'un exemple mais c'est la démonstration que, pour l'Occident, avant de s'engager dans une posture (le soutien à Maïdan en Ukraine fut logique mais également lié au fait que l'opposition étaient prête), il faut d'abord voir qui sont les acteurs à même de suivre. Or, pour le moment, en Iran, nous ne disposons d'aucun panorama clairement établi, et surtout en capacité réelle, de prendre la suite. Et nos services de renseignement et de diplomatie, en Israël, aux US ou encore en Europe, ont besoin de ce panorama pour évoluer davantage. Donc, puisque Pahlavi veut jouer des coudes politiquement, qu'il prenne l'initiative d'inviter, à un évènement public, des représentants de toute l'opposition iranienne : religieuse comme laïque, de gauche comme de droite, Radjavi comme réformistes, autonomistes kurdes, etc. Et, oui, alors, il aura probablement une bien meilleure assise pour demander davantage d'attention de la part de Washington ou de Paris et Londres. L'opposition doit gagner, très rapidement, en maturité politique et en maîtrise politique, pour qu'elle ait davantage de poids. Certes, sortir d'une révolution après une dictature est toujours un moment compliqué (la France a mis 80 ans, entre 1789 et 1870, pour stabiliser la république) et de manière générale les gouvernements craignent les conséquences des déstabilisations. " 

Cédric Labrousse
 


@CdricLabrousse
Fils de marin-pêcheur. Doctorant sur la Syrie. Régionalisme, libéralisme, a bossé dès 16 ans. Opinions personnelles. Fondateur : http://votreprofesseur.fr




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