Dossier complet David Lisnard en évolution......2
L'article post originel:
https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/dossier-complet-david-lisnard-en.htmlEt en voilà la suite ici.....:
Sommaire:
A) -
LISNARD : L’ATOUT CACHÉ QUI RISQUE DE RÉVOLUTIONNER LA DROITE !
B) - Alors là, pour le coup, David Lisnard m'a convaincue !
C) - 𝗗𝗔𝗩𝗜𝗗 𝗟𝗜𝗦𝗡𝗔𝗥𝗗 : +𝟴 𝗣𝗢𝗜𝗡𝗧𝗦 ! 𝗜𝗟 𝗦𝗘 𝗣𝗔𝗦𝗦𝗘 𝗤𝗨𝗘𝗟𝗤𝗨𝗘 𝗖𝗛𝗢𝗦𝗘
D) - «Il veut échanger sur son projet» : David Lisnard donne rendez-vous aux députés Les Républicains en vue de la présidentielle
E) - Relire le message de David Lisnard d’octobre 2025 sur le gouvernement Lecornu toujours d’actualité et bonus de nouveaux entrants
F) - En 2027, n’élisons pas le futur président mais le président du futur
G) - "C'est qui David Lisnard ?"
D) - «Il veut échanger sur son projet» : David Lisnard donne rendez-vous aux députés Les Républicains en vue de la présidentielle
E) - Relire le message de David Lisnard d’octobre 2025 sur le gouvernement Lecornu toujours d’actualité et bonus de nouveaux entrants
F) - En 2027, n’élisons pas le futur président mais le président du futur
G) - "C'est qui David Lisnard ?"
A) -
LISNARD : L’ATOUT CACHÉ QUI RISQUE DE RÉVOLUTIONNER LA DROITE !
Tandis que les polémiques monopolisent l’actualité, David Lisnard progresse sur un autre terrain. Maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, il capitalise sur ses résultats locaux, un maillage d’élus particulièrement solide et une ligne politique affirmée pour forger peu à peu une envergure nationale. Son vrai levier ? Une approche en retrait qui attire désormais une attention croissante. En quoi consiste précisément cet « atout caché » et pour quelle raison son nom revient-il si souvent ? DAVID LISNARD ET LA PRÉSIDENTIELLE 2027 : UNE CANDIDATURE QUI CHERCHE À REDESSINER LA DROITE
David Lisnard s’est désormais installé dans le paysage de la préparation présidentielle de 2027. Maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie et ancien membre des Républicains, il a annoncé sa candidature le 31 mars 2026, après son départ de LR. Depuis, il cherche à construire une campagne indépendante des structures traditionnelles de la droite.
Cette volonté d’autonomie se retrouve dans sa manière de communiquer. Lors de l’entretien retranscrit, le maire de Cannes alterne chiffres, références historiques et formules courtes, avec un débit particulièrement soutenu. Son expression publique repose ainsi largement sur la volonté de rompre avec les codes habituels du discours politique.
Ce style ne permet toutefois pas, à lui seul, de tirer des conclusions sur ses perspectives électorales. Il constitue avant tout un élément de différenciation dans une campagne où plusieurs personnalités cherchent à imposer leur propre ligne. Lisnard fait aujourd’hui partie des candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2027.
Son expérience à Cannes occupe une place centrale dans son argumentaire. Réélu maire en mars 2026, il utilise régulièrement son bilan municipal pour illustrer ses positions sur la gestion publique, la sécurité, les dépenses, les services publics et la décentralisation. La municipalité cannoise affirme notamment avoir diminué la dette de 82 millions d’euros depuis 2014 et réalisé 72,5 millions d’euros d’investissements en 2025. Ces chiffres correspondent à la communication officielle de la ville et doivent donc être distingués d’une évaluation indépendante des résultats de la politique municipale.
À l’échelle nationale, David Lisnard défend une réduction du nombre de normes, une baisse de certaines dépenses publiques et une réforme de l’organisation administrative. Il met également en avant une plus grande autonomie des collectivités. Lors de sa rentrée politique à Cannes, il a développé le concept de « capitalisme populaire » et présenté plusieurs propositions concernant la transformation de l’État.
L’une de ses propositions les plus visibles concerne cependant la désignation du candidat de la droite et du centre. Lisnard plaide pour une primaire ouverte destinée à permettre une confrontation entre différentes personnalités et différents programmes avant le premier tour.
Dans une tribune publiée dans Le Monde en août, il a notamment défendu cette méthode. Il conteste l’idée qu’une candidature puisse être déterminée uniquement par les sondages ou par des accords entre dirigeants politiques et présente la primaire comme un moyen d’organiser une confrontation publique des projets.
Son vocabulaire participe lui aussi à cette stratégie. Dans l’entretien, il oppose notamment la « compétition » à la « compromission » et critique les arrangements entre responsables politiques. Il privilégie souvent des formules imagées permettant de résumer des questions institutionnelles complexes en expressions facilement reprises dans les médias.
Cette manière de faire n’est pas nouvelle dans la politique française, mais elle occupe une place importante dans la communication de Lisnard. Le maire alterne références à Churchill ou Victor Hugo, formules politiques et langage plus direct. Cette combinaison lui permet de passer rapidement de considérations historiques à des sujets très concrets.
L’objectif affiché semble être de rendre accessibles des dossiers techniques comme la dette, la fiscalité, la décentralisation ou la réforme administrative, tout en conservant un registre politique marqué par les références intellectuelles.
Une autre expression revient régulièrement dans son discours : le « principe de réalité ». Lisnard l’utilise pour présenter ses propositions comme une réponse aux contraintes budgétaires et administratives auxquelles la France serait confrontée. Il s’agit néanmoins d’un cadrage politique parmi d’autres, puisque les mêmes données peuvent être interprétées différemment selon les priorités défendues.
Sur le terrain économique, ses positions revendiquent une orientation libérale. Il défend notamment davantage de liberté économique, une réduction de certaines contraintes réglementaires et une diminution de la dépense publique. Lors d’une intervention sur RTL en janvier, il avait également critiqué le niveau des prélèvements et l’orientation budgétaire du gouvernement.La sécurité constitue un autre axe important de son discours. À Cannes, la municipalité présente la lutte contre l’incivisme, les nuisances et le renforcement des dispositifs de sécurité comme des priorités de son troisième mandat. Ces choix locaux sont régulièrement utilisés par Lisnard lorsqu’il développe ses propositions à l’échelle nationale.
Son positionnement comporte également une dimension républicaine et identitaire. Dans l’entretien, il affirme avoir défendu certaines thématiques avant qu’elles ne prennent une place importante dans le discours du Rassemblement national. Il cherche ainsi à présenter ses positions comme une continuité politique plutôt que comme une réponse aux évolutions de ses concurrents.
Lorsqu’il évoque Jean-Luc Mélenchon, le ton devient particulièrement direct. Le transcript rapporte notamment une critique très sévère du dirigeant de La France insoumise ainsi que la déclaration de Lisnard selon laquelle il voterait contre une candidature de Mélenchon, y compris face à un candidat issu du macronisme. Il s’agit là d’une position politique explicitement exprimée par le candidat.
Après son départ des Républicains, son changement de statut politique est désormais clairement établi. Lisnard dirige Nouvelle Énergie et mène sa propre campagne tout en conservant ses fonctions de maire de Cannes. En août, son mouvement a également organisé son campus de rentrée dans la ville, avec plusieurs milliers de participants annoncés par les organisateurs. La question du rassemblement de la droite et du centre demeure ainsi au cœur de la précampagne. Lisnard défend une primaire ouverte, tandis que d’autres responsables politiques privilégient d’autres mécanismes de désignation ou envisagent une candidature directe.
Sa démarche repose finalement sur une volonté de différenciation. Expérience municipale, autonomie politique, langage direct, références historiques et défense d’une compétition ouverte constituent les principaux éléments de l’identité qu’il cherche à construire autour de sa candidature.
Les prochains mois permettront surtout de voir comment cette ligne sera précisée sur les grands dossiers nationaux et comment ses propositions évolueront au contact des autres candidatures. Pour l’heure, David Lisnard poursuit une campagne fondée sur l’affirmation de son indépendance et sur la volonté de proposer une autre méthode pour structurer la droite et le centre.
DAVID LISNARD ET LA PRÉSIDENTIELLE 2027 : UNE CANDIDATURE QUI CHERCHE À REDESSINER LA DROITE
David Lisnard s’est désormais installé dans le paysage de la préparation présidentielle de 2027. Maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie et ancien membre des Républicains, il a annoncé sa candidature le 31 mars 2026, après son départ de LR. Depuis, il cherche à construire une campagne indépendante des structures traditionnelles de la droite.
Cette volonté d’autonomie se retrouve dans sa manière de communiquer. Lors de l’entretien retranscrit, le maire de Cannes alterne chiffres, références historiques et formules courtes, avec un débit particulièrement soutenu. Son expression publique repose ainsi largement sur la volonté de rompre avec les codes habituels du discours politique.
Ce style ne permet toutefois pas, à lui seul, de tirer des conclusions sur ses perspectives électorales. Il constitue avant tout un élément de différenciation dans une campagne où plusieurs personnalités cherchent à imposer leur propre ligne. Lisnard fait aujourd’hui partie des candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2027.
Son expérience à Cannes occupe une place centrale dans son argumentaire. Réélu maire en mars 2026, il utilise régulièrement son bilan municipal pour illustrer ses positions sur la gestion publique, la sécurité, les dépenses, les services publics et la décentralisation.
La municipalité cannoise affirme notamment avoir diminué la dette de 82 millions d’euros depuis 2014 et réalisé 72,5 millions d’euros d’investissements en 2025. Ces chiffres correspondent à la communication officielle de la ville et doivent donc être distingués d’une évaluation indépendante des résultats de la politique municipale.
À l’échelle nationale, David Lisnard défend une réduction du nombre de normes, une baisse de certaines dépenses publiques et une réforme de l’organisation administrative. Il met également en avant une plus grande autonomie des collectivités. Lors de sa rentrée politique à Cannes, il a développé le concept de « capitalisme populaire » et présenté plusieurs propositions concernant la transformation de l’État.
L’une de ses propositions les plus visibles concerne cependant la désignation du candidat de la droite et du centre. Lisnard plaide pour une primaire ouverte destinée à permettre une confrontation entre différentes personnalités et différents programmes avant le premier tour.
Dans une tribune publiée dans Le Monde en août, il a notamment défendu cette méthode. Il conteste l’idée qu’une candidature puisse être déterminée uniquement par les sondages ou par des accords entre dirigeants politiques et présente la primaire comme un moyen d’organiser une confrontation publique des projets.
Son vocabulaire participe lui aussi à cette stratégie. Dans l’entretien, il oppose notamment la « compétition » à la « compromission » et critique les arrangements entre responsables politiques. Il privilégie souvent des formules imagées permettant de résumer des questions institutionnelles complexes en expressions facilement reprises dans les médias.
Cette manière de faire n’est pas nouvelle dans la politique française, mais elle occupe une place importante dans la communication de Lisnard. Le maire alterne références à Churchill ou Victor Hugo, formules politiques et langage plus direct. Cette combinaison lui permet de passer rapidement de considérations historiques à des sujets très concrets.
L’objectif affiché semble être de rendre accessibles des dossiers techniques comme la dette, la fiscalité, la décentralisation ou la réforme administrative, tout en conservant un registre politique marqué par les références intellectuelles.
Une autre expression revient régulièrement dans son discours : le « principe de réalité ». Lisnard l’utilise pour présenter ses propositions comme une réponse aux contraintes budgétaires et administratives auxquelles la France serait confrontée. Il s’agit néanmoins d’un cadrage politique parmi d’autres, puisque les mêmes données peuvent être interprétées différemment selon les priorités défendues.
Sur le terrain économique, ses positions revendiquent une orientation libérale. Il défend notamment davantage de liberté économique, une réduction de certaines contraintes réglementaires et une diminution de la dépense publique. Lors d’une intervention sur RTL en janvier, il avait également critiqué le niveau des prélèvements et l’orientation budgétaire du gouvernement.
La sécurité constitue un autre axe important de son discours. À Cannes, la municipalité présente la lutte contre l’incivisme, les nuisances et le renforcement des dispositifs de sécurité comme des priorités de son troisième mandat. Ces choix locaux sont régulièrement utilisés par Lisnard lorsqu’il développe ses propositions à l’échelle nationale.
Son positionnement comporte également une dimension républicaine et identitaire. Dans l’entretien, il affirme avoir défendu certaines thématiques avant qu’elles ne prennent une place importante dans le discours du Rassemblement national. Il cherche ainsi à présenter ses positions comme une continuité politique plutôt que comme une réponse aux évolutions de ses concurrents.
Lorsqu’il évoque Jean-Luc Mélenchon, le ton devient particulièrement direct. Le transcript rapporte notamment une critique très sévère du dirigeant de La France insoumise ainsi que la déclaration de Lisnard selon laquelle il voterait contre une candidature de Mélenchon, y compris face à un candidat issu du macronisme. Il s’agit là d’une position politique explicitement exprimée par le candidat.
Après son départ des Républicains, son changement de statut politique est désormais clairement établi. Lisnard dirige Nouvelle Énergie et mène sa propre campagne tout en conservant ses fonctions de maire de Cannes. En août, son mouvement a également organisé son campus de rentrée dans la ville, avec plusieurs milliers de participants annoncés par les organisateurs.
La question du rassemblement de la droite et du centre demeure ainsi au cœur de la précampagne. Lisnard défend une primaire ouverte, tandis que d’autres responsables politiques privilégient d’autres mécanismes de désignation ou envisagent une candidature directe.
Sa démarche repose finalement sur une volonté de différenciation. Expérience municipale, autonomie politique, langage direct, références historiques et défense d’une compétition ouverte constituent les principaux éléments de l’identité qu’il cherche à construire autour de sa candidature.
Les prochains mois permettront surtout de voir comment cette ligne sera précisée sur les grands dossiers nationaux et comment ses propositions évolueront au contact des autres candidatures. Pour l’heure, David Lisnard poursuit une campagne fondée sur l’affirmation de son indépendance et sur la volonté de proposer une autre méthode pour structurer la droite et le centre.
https://www.dailymotion.com/video/xbrmvoa?
B) - Alors là, pour le coup, David Lisnard m'a convaincue !
Sondage : Raphaël Glucksmann et David Lisnard voient leur popularité progresser
L’un a gagné dans les urnes, l’autre sur les écrans. Dans le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, Raphaël Glucksmann et David Lisnard se distinguent par une progression notable de leur cote d’adhésion, portée par des actualités différentes. Le premier tire profit de sa victoire à la primaire de la gauche, tandis que le second voit sa visibilité sur les réseaux sociaux se traduire davantage dans l’opinion.
Glucksmann, l’effet primaire
Le co-fondateur de Place publique, candidat du Parti socialiste et de son mouvement, récolte les fruits de sa large victoire à la primaire de la gauche. Il gagne quatre points d’adhésion auprès de l’ensemble des Français, et sept points auprès des sympathisants de gauche.
Chez ces derniers, il s’impose comme la deuxième personnalité préférée, derrière Jean-Luc Mélenchon. Le leader insoumis, qui domine le palmarès avec 52 % d’adhésion, reste donc hors d’atteinte, mais l’eurodéputé s’est installé en position de principal challenger au sein de son camp. Un « bénéfice logique », selon Gaël Sliman, de la victoire qu’il a remportée.
Lisnard, la « hype » devient capital politique
La surprise du mois vient toutefois de la droite. David Lisnard, maire de Cannes, signe la plus forte progression du baromètre avec huit points d’adhésion auprès des Français, qui le font bondir de la 16e à la 7e place du classement. Chez les sympathisants de la droite et du centre, le bond est plus spectaculaire encore, avec seize points gagnés.
Pour le sondeur, c’est l’aboutissement d’un phénomène qu’on n’attendait plus, la transformation en popularité réelle de la « formidable hype » dont l’élu bénéficie sur les réseaux sociaux. « Ça y est, pour lui, “#ilsepassequelquechose” dans l’opinion ! », s’amuse-t-il.
Trois jours de discussions entre les intervenants des Rencontres et les principaux candidats et personnalités politiques du pays. Les Français ont droit à une campagne de haute tenue, où l’on parle de façon approfondie et dans le calme des programmes et de l’avenir de la France. C’est ce que nous ferons à Saint-Raphaël la semaine prochaine. Un immense merci aux candidats, aux intervenants, aux partenaires et à la ville de Saint-Raphaël. Inscriptions sur le site rencontres-avenir.com
D) - «Il veut échanger sur son projet» : David Lisnard donne rendez-vous aux députés Les Républicains en vue de la présidentielle
Pas un technocrate
Pas un inculte en politique scientifique
- Ce texte peut s’adresser à tous les genres
Beaucoup de messages sont des slogans comme : "moins de politicards, plus de Lisnard" ou encore : "la paperasse, ça prend de la place". David Lisnard est en effet un candidat libéral qui veut s'attaquer à la bureaucratie et supprimer 600 000 postes de fonctionnaires. Et l'un de ces slogans, c'est : trop de règles, trop de normes, trop de paperasse.
Il y a aussi des vidéos, je vous le disais. Dans l'une d'entre elles, on le voit se battre en chemise blanche et terrasser à grands coups de pieds des manifestants cagoulés qui, avant de se jeter sur lui, ont mis une ville à sac. Dans une autre, il est un robot humanoïde qui s'appelle Lisn-or et qui affronte une tortue de l'espace avec la tête de Jean-Luc Mélenchon et qui s'appelle Méchankon. A l'issue du combat, vous l'aurez deviné, Lisn-or terrasse Méchankon.
Dans une autre encore, il dénonce les impôts qui, selon lui, submerge le contribuable français et il dit ceci : "plus d'impôts, c'est moins de liberté. Si vous avez 100 euros et que je vous en prends 50, vous perdez 50 euros de liberté". C'est court, simple, efficace et surtout ça marche. Le nombre de vue de certaines de ces vidéos se compte en centaines de milliers, parfois en millions.
Faire grimper sa notoriété
Tout ça est en partie le fruit du travail de son directeur de communication, Frank Tapiro, un publicitaire qui a fait la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et qui gravite aujourd'hui dans la sphère médiatique du milliardaire Vincent Bolloré. Il s'est mis au service de David Lisnard et considérait, il y a quelques semaines encore, que le principal problème de son champion était son déficit de notoriété, le fait qu'il était ignoré par les médias traditionnels. Mais Franck Tapiro avait un plan pour y remédier ainsi qu'il l'a expliqué, à la fin du mois d'août, lors de l'université d'été du parti de David Lisnard, Nouvelle Energie, qui se tenait dans la ville de CannesOuverture dans un nouvel onglet :
"Aujourd'hui, on a un enjeu, c'est de le faire connaître. Notre premier objectif, c'est de monter la notoriété spontanée de David. En faire une marque. Il va falloir qu'on fasse une armée créative pour inonder les réseaux sociaux de contenus différents, drôles, intelligents, interpelants, pour créer notre audience et pour montrer aux médias et aux sondeurs qu'il faut prendre en compte David."
C'est donc ainsi que Franck Tapiro et tout un tas de militants ont fait grimper, à coups de petites vidéos virales sur les réseaux, la marque David Lisnard. Mais sa promotion numérique est également le fruit d'une autre opération dont il est très difficile de savoir qui en est à l'origine. Les proches du candidat, en tous cas, démentent y être pour quelque chose. Cette opération a consisté à faire grimper très vite la côte de David Lisnard parmi les candidats susceptibles de remporter la présidentielle sur deux sites de paris en ligne : polymarket et kalshi.
En quelques jours, au mois de septembre, quelques dizaines de comptes ont parié quelques dizaines de milliers d'euros sur le maire de Cannes comme potentiel vainqueur. Sa côte a grimpé en flèche et il est apparu en quatrième puis en troisième position, juste derrière Marine le Pen et Edouard Philippe et juste devant Jean-Luc Mélenchon. Très vite, cette performance a été relayé en ligne sur les réseaux, notamment par les proches de Lisnard avec bien sûr le hastag #ilsepassequelquechose et accompagné de cette question : comment se fait-il que les médias n'en parlent pas ? Comment se fait-il qu'il ne soit pas testé dans les sondages ?
"Sur un malentendu, ça peut marcher"
Et les médias ont commencé à parler de David Lisnard. Et les instituts ont commencé à le tester dans les sondages. Au départ, il était à 3%. Aujourd'hui, il est à 6, 7, 8%, au coude à coude avec le candidat des Républicains, Bruno Retailleau. Avec lequel d'ailleurs il a déjeuné la semaine dernière. Car sur le plan politique, ils sont assez proches puisque le maire de Cannes a très longtemps adhéré aux Républicains. Il a rendu sa carte il y a seulement quelques mois.
David Lisnard est donc maire de Cannes, depuis 12 ans. Il est aussi président de l'Association des maires de France et candidat à sa réélection lors du congrès de l'Association qui se tiendra fin novembre. Sur le plan politique, c'est un libéral. L'un de ses modèles est le président argentin Javier Mileï avec lequel d'ailleurs il se met en scène dans une vidéo sur Instagram. Il veut réduire les impôts, baisser le nombre de fonctionnaires, construire des prisons et juguler l'immigration en accordant un maximum de 50 000 titres de séjour par an.
Il n'a jamais été ministre mais il aurait bien aimé. Son nom avait été cité pour le poste de Premier ministre après la dissolution en 2024 et il avait reçu à l'Elysée juste avant que Michel Barnier ne soit nommé. Mais aujourd'hui, c'est avant tout une bulle, numérique et algorithmique, entièrement fabriquée via les réseaux sociaux, on vient de le voir. Il fait partie de ces nombreux candidats, fascinés par l'élection surprise d'Emmanuel Macron en 2017 qui se disent, 10 ans plus tard, "et pourquoi pas moi ?".
D'ailleurs, l'année dernière, pas cette année mais en 2025, il avait envoyé une carte de vœux très surprenante et en même temps très explicite aux journalistes. Cette carte est une photo de l'acteur Michel Blanc, assis dans un transat les pieds dans l'eau, sur une plage et il est écrit "on ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher", une référence au film Les Bronzés. Au verso c'est signé : bonne et heureuse année. Très cordialement. David Lisnard.Cette carte m'a tellement marquée qu'elle est encore accrochée sur le tableau en liège, près de mon bureau. Il fait penser à un candidat pochette surprise qui sort de la boîte avec un grand sourire et qui vous dit : "coucou, c'est moi", avec, en son for intérieur, cette arrière pensée : "allez, j'y vais, sur un malentendu, ça peut marcher".
Chef du service politique de la rédaction de France Culture











































