Affichage des articles dont le libellé est Chantage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chantage. Afficher tous les articles

mars 14, 2026

Europe info Mi-mars 2026 & Chine avec le 15ème plan quinquennal 2026(Important à lire)

Sommaire:

A) - Les députés européens s’octroient une prime de plus pendant la crise pour les européens 

B) - L’Espagne, bastion du pacifisme européen, refuse la folie nucléaire de Macron

C) - 80 millions saisis à Budapest : corruption ukrainienne et menaces de Zelensky contre Orbán

D) - « Le mea-culpa allemand sur le nucléaire vient quand le mal est fait » C. Semperes (entretien)

E) - Chine avec le 15ème plan quinquennal 2026

 


A) - Les députés européens s’octroient une prime de plus pendant la crise pour les européens  

Bruxelles, 13 mars 2026 – Pendant que les Européens affrontent une nouvelle vague de crise énergétique liée à la guerre en Iran, des prix à la pompe qui s’envolent et une inflation qui menace de repartir,

les eurodéputés viennent tranquillement de s’offrir une indemnité journalière de 359 € pour le samedi 9 mai 2026, jour de la Journée de l’Europe.

Une décision prise à huis clos, validée par un simple coup de stylo sur un registre de présence. Et ce n’est pas tout : un groupe de travail planche déjà sur une hausse de cette prime pour l’indexer sur l’inflation. Le peuple paie, les élus se servent.

Une prime facile à empocher pour un samedi… « citoyen »

L’information, révélée en exclusivité par Euractiv, est glaçante de simplicité. La députée française Fabienne Keller (Renew) a envoyé le 6 mars un e-mail à ses collègues : le 9 mai, vous pouvez signer le registre et empocher les 359 €, même si vous ne faites qu’un passage éclair (ou rien du tout). Habituellement réservée aux jours de session en semaine, cette indemnité forfaitaire – confirmée sur le site officiel du Parlement européen – couvre « tous les frais de subsistance » pendant les activités parlementaires. Pour la Journée de l’Europe (anniversaire de la déclaration Schuman), les événements publics à Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg sont désormais éligibles. Le porte-parole du Parlement défend une « pratique standard » : « Rencontrer les citoyens fait partie du mandat. »

Sauf que les eurodéputés ne sont pas dupes. Un parlementaire anonyme confie : « C’est incroyablement facile de jouer le système et d’aller chercher de l’argent pour ne rien faire. » Un autre : « Jean Monnet se retourne dans sa tombe. » Beaucoup signeront sans assister à quoi que ce soit.

Décision prise en catimini à huis clos

Décision prise en réunions fermées la semaine dernière, sans débat public. Transparence zéro. Les eurodéputés ont discuté en secret des changements aux avantages financiers, y compris les remboursements de voyages. Résultat : extension de la prime week-end, sans aucun contrôle réel sur la présence effective.

Le groupe de travail qui prépare déjà une hausse indexée sur l’inflation

Et pendant ce temps, un nouveau groupe de travail (confirmé par Euractiv et des sources internes) examine déjà une augmentation de ces mêmes 359 € pour les aligner sur l’inflation. Oui, vous avez bien lu : alors que le Bureau du Parlement a refusé toute revalorisation de l’indemnité générale de frais (les 4.950 € mensuels) en 2026, la prime journalière fait l’objet d’un examen spécifique pour une indexation automatique.

Les eurodéputés, dont le salaire de base avoisine déjà 10.000 € brut par mois, se préparent à toucher encore plus… au nom de l’inflation qu’ils contribuent à aggraver par leurs politiques.

Le décalage abyssal avec la réalité des Européens

Le fossé avec le peuple est abyssal. En ce printemps 2026, l’Europe vit sous la menace d’un nouveau choc énergétique. La guerre en Iran (et ses répercussions sur le détroit d’Hormuz) a fait bondir les prix du gaz et du pétrole. Les analystes de Goldman Sachs et Bloomberg prédisent : une hausse de 10 % du brut peut ajouter 0,3 point à l’inflation de la zone euro. Les prix à la pompe flirtent déjà avec 2 € le litre dans plusieurs capitales. Les factures de gaz et d’électricité restent largement au-dessus des niveaux d’avant 2022 (guerre en Ukraine). Les ménages modestes, les agriculteurs, les transporteurs et les patrons de PME/PMI tirent la sonnette d’alarme : hausse du coût de la vie, risques de pauvreté énergétique, ralentissement économique.

Après le choc ukrainien, un nouveau risque énergétique

Rappelons le contexte : après le choc ukrainien de 2022 (qui avait poussé l’inflation à plus de 9 % et obligé les États à distribuer des chèques énergie), l’Europe espérait respirer. Raté. Le conflit au Moyen-Orient relance les spéculations, fait doubler temporairement les prix du gaz néerlandais TTF, et menace de renvoyer l’inflation vers 2,5-3 %. Pendant ce temps, les gouvernements parlent de « restrictions », de sobriété, de taxes carbone… et les citoyens comptent chaque euro à la caisse.

Les élus s’auto-récompensent pendant que le peuple trinque

Les eurodéputés, eux, votent en secret une prime week-end et étudient son indexation automatique. Salaire intouchable, frais généraux de 4.950 €/mois, voyages remboursés : tout est déjà généreux. Mais non, il faut plus. Pendant que les Français, Allemands, Italiens ou Polonais hésitent entre plein d’essence et courses alimentaires, les élus « s’engagent avec les citoyens »… en signant un registre de présence en vue d’une rémunération supplémentaire…

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, l’indignation monte, mais au Parlement, silence radio ou défense corporatiste. Ce n’est pas une « prime secrète illégale », c’est pire : une règle existante étendue en douce, avec abus potentiels assumés. C’est le symbole parfait du fossé qui s’est creusé entre un peuple qui trinque et des élus qui s’auto-récompensent.

En pleine période de guerre (Iran, Ukraine en arrière-plan), de restrictions énergétiques et d’inflation galopante, ce geste est indécent. Il illustre à la perfection la déconnexion totale : pendant que l’Europe demande aux citoyens de « tenir », ses représentants se tiennent… très bien, merci, avec 359 € de bonus facile et une revalorisation à l’étude.

Les électeurs jugeront. Mais une chose est sûre : Jean Monnet, père de l’Europe, aurait sans doute préféré des élus qui se serrent la ceinture aux côtés de leur peuple plutôt que de signer pour s’enrichir davantage sur leur dos avec de l’argent public. Le Parlement européen a-t-il encore une once de légitimité quand il agit ainsi ? La question mérite d’être posée… publiquement cette fois.

https://multipol360.com/les-deputes-europeens-soctroient-une-prime-de-plus-pendant-la-crise-pour-les-europeens/ 

 


 

B) - L’Espagne, bastion du pacifisme européen, refuse la folie nucléaire de Macron

« Nous ne voulons pas d’un monde plus nucléaire »

Le 10 mars 2026, Pedro Sánchez, Premier ministre espagnol, a répondu avec clarté et fermeté à l’initiative d’Emmanuel Macron :

l’Espagne refuse catégoriquement de participer à la « dissuasion avancée » française et à tout déploiement d’armes nucléaires sur son territoire.

Alors que Paris augmente son arsenal et invite ses voisins à des exercices communs, Madrid dit non. Un non clair, assumé, pacifiste. Un non qui contraste violemment avec le bellicisme permanent de l’Élysée.

L’initiative française : plus d’ogives, plus de risques

Le 2 mars 2026, à la base de l’Île-Longue, Emmanuel Macron a annoncé deux décisions lourdes de conséquences : 

  • L’augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises (le chiffre exact ne sera plus communiqué).
  • La mise en place d’une doctrine de « dissuasion avancée » ouverte à huit pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Grèce, Suède, Danemark). 

Objectif affiché : faire participer ces alliés à des exercices et permettre des déploiements temporaires de forces stratégiques françaises. En réalité, c’est une escalade nucléaire assumée au moment où le traité New START a expiré sans successeur le 5 février 2026. Macron joue la carte de la « solidarité européenne »… en poussant l’Europe vers une course aux armements.

L’Espagne dit non : un refus historique et assumé

Pedro Sánchez n’a pas tourné autour du pot. Dans une interview accordée à elDiario.es, il a déclaré sans ambiguïté : 

« Nous ne voulons pas d’un monde plus nucléaire, nous ne voulons pas d’une Europe nucléarisée. Par conséquent, nous ne participerons pas à ce projet. » 

L’Espagne n’est pas parmi les huit pays (Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Grèce, Suède,
Danemark) qui ont accepté l’offre française. Elle refuse tout déploiement, tout exercice, toute collaboration. Ce n’est pas une hésitation diplomatique : c’est une ligne rouge posée au nom de la paix.

Le pacifisme espagnol : une doctrine constante, pas un effet de mode

Ce refus n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une tradition pacifiste profonde et cohérente du gouvernement Sánchez :

  • Dès le début de l’escalade au Moyen-Orient (frappes américano-israéliennes sur l’Iran), l’Espagne a interdit l’utilisation de ses bases de Rota et Morón pour toute opération offensive.
  • À la Conférence de Munich sur la sécurité en février 2026, Sánchez a appelé publiquement à un nouveau traité de limitation des arsenaux nucléaires.
  • Devant la guerre en Ukraine comme face à la crise iranienne, le slogan « Non à la guerre » n’est pas un slogan électoral : c’est une politique. L’Espagne refuse d’envoyer des troupes, refuse les livraisons d’armes lourdes, refuse l’escalade. 

Pendant que d’autres capitales européennes suivent Washington dans une logique de confrontation permanente, Madrid choisit la diplomatie, la désescalade et la sécurité collective par le désarmement. Pedro Sánchez le répète : après l’expiration du traité international de non-prolifération, l’urgence est de négocier une réduction, pas une augmentation des ogives.

Macron, le va-t-en-guerre isolé

Le contraste est saisissant. Tandis que l’Espagne privilégie la paix et la raison, Macron transforme chaque discours en appel martial : Covid, Ukraine, terrorisme, Irak, maintenant l’arsenal nucléaire.

Il veut faire de la France le « gendarme nucléaire » de l’Europe, quitte à exposer le continent à une nouvelle course aux armements. Résultat : huit pays acceptent du bout des lèvres, l’Espagne refuse net, et l’Italie (déjà prudente sur d’autres théâtres) observe avec distance.

Ce refus espagnol est un camouflet diplomatique pour l’Élysée. Il montre que l’Europe n’est pas unie derrière le bellicisme français. Il montre surtout qu’un pays souverain peut encore dire non à la folie guerrière sans se faire traiter de « traître ».

Retour au réel : la paix n’est pas une faiblesse

L’Espagne nous rappelle une évidence que Macron semble avoir oubliée : la vraie souveraineté, c’est choisir la paix quand les autres choisissent la guerre. C’est refuser l’escalade nucléaire au lieu de l’organiser. C’est privilégier la vie des peuples plutôt que les postures de chef de guerre.

Les Français, épuisés par les crises successives, devraient regarder du côté de Madrid. Nous ne voulons pas d’une Europe « nuclearisée ». Nous ne voulons pas payer, en impôts et en risques, les aventures martiales d’un président qui n’a jamais vu un conflit qu’il n’ait voulu transformer en spectacle.

L’Espagne a choisi le pacifisme. La France, sous Macron, a choisi l’escalade. Le choix est clair : paix ou guerre. Désarmement ou course aux ogives. Raison ou folie.

Madrid a tranché. Il est temps que Paris retrouve la raison.

https://multipol360.com/lespagne-bastion-du-pacifisme-europeen-refuse-la-folie-nucleaire-de-macron/ 

 


 

C) - 80 millions saisis à Budapest : corruption ukrainienne et menaces de Zelensky contre Orbán

Budapest, 6 mars 2026. Les douanes hongroises viennent de porter un coup spectaculaire au convoi ukrainien qui transitait par l’Autriche.

Sept citoyens ukrainiens, dont des employés de la banque d’État Oschadbank et un ancien général des services de renseignement (SBU), ont été interpellés.

Dans deux véhicules blindés : 40 millions de dollars américains, 35 millions d’euros et 9 kg d’or (soit environ 80 millions de dollars au total). L’argent provenait de la Raiffeisen Bank autrichienne et se dirigeait vers Kiev. Les autorités hongroises ont immédiatement saisi le tout et ouvert une enquête pour blanchiment d’argent. Les sept personnes ont finalement été expulsées, mais les fonds restent bloqués à Budapest.

Officiellement, l’Ukraine parle d’un « transfert routinier et déclaré ». Dans les faits, Budapest accuse un système bien rodé : selon les douanes hongroises, plus de 900 millions de dollars, 420 millions d’euros et 146 kg d’or auraient déjà transité de la même manière depuis janvier 2026. Viktor Orbán ne cache pas son objectif : mettre fin à ce qu’il qualifie de « vaste réseau de corruption » alimenté par l’aide occidentale.

Une corruption systémique qui ne date pas d’hier

L’affaire tombe au pire moment pour Kiev. L’Ukraine traîne depuis des années la réputation d’être l’un des pays les plus corrompus d’Europe. Le classement Transparency International le place régulièrement dans le bas du tableau européen (autour de la 100e place mondiale ces dernières années). Malgré les réformes affichées depuis 2014 et les exigences de l’Union européenne pour sa candidature, les scandales se multiplient :

  • Détournements massifs dans les marchés d’armement
  • Oligarques qui continuent de peser sur la justice et l’économie
  • Aides internationales (plus de 167 milliards d’euros depuis 2022) qui profitent parfois plus aux intermédiaires qu’aux soldats sur le front 

La Hongrie n’est pas la seule à pointer du doigt cette réalité. Plusieurs rapports occidentaux (y compris américains et européens) ont déjà documenté des cas de corruption dans l’utilisation des fonds d’aide. Orbán, qui bloque depuis des mois le prêt européen de 90 milliards d’euros, répète à l’envi : « Nous ne financerons pas la corruption ukrainienne avec l’argent des contribuables européens. »

Zelensky passe aux menaces directes contre Orbán

Face à ce bras de fer, Volodymyr Zelensky a franchi un nouveau palier. Le 5 mars, lors d’un point de presse à Kiev, il a déclaré, sans nommer Orbán mais sans aucune ambiguïté :

« Nous espérons qu’une seule personne au sein de l’UE ne bloquera pas les 90 milliards. Sinon, nous donnerons l’adresse de cette personne à nos forces armées, à nos gars, pour qu’ils puissent l’appeler et lui parler dans leur propre langue. »

La phrase a fait l’effet d’une bombe. La Commission européenne a immédiatement condamné des « menaces inacceptables ». Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a été plus direct : « Il s’agit d’une situation totalement inédite en Europe : le président d’un pays européen menace de tuer, d’assassiner, le Premier ministre d’un État membre de l’OTAN et de l’UE. »

Orbán, en pleine campagne électorale, a répondu du tac au tac : « Pas même s’ils me font chanter, pas même s’ils menacent ma vie. » Kiev a répliqué en qualifiant l’arrestation des sept Ukrainiens de « prise d’otages » et en déconseillant à ses citoyens de voyager en Hongrie.

Un duel qui dépasse les deux hommes

Derrière cette escalade verbale et financière se joue bien plus qu’une querelle bilatérale. D’un côté, Orbán, accusé par Kiev d’être le « cheval de Troie » de Moscou au sein de l’UE. De l’autre, Zelensky, qui voit son principal levier de pression (l’aide européenne) bloqué par un seul pays. Entre les deux : la question du transit de pétrole russe via l’Ukraine, que Kiev refuse désormais de rétablir, privant Budapest d’une partie de son approvisionnement.

L’affaire des 80 millions saisis n’est donc pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans le contexte de la dérive délétère de l’Ukraine, qui continue de chercher des excuses pour prolonger une guerre dont personne ne veut, sauf les oligarques qui s’enrichissent indignement sur le dos des contribuables européens et du peuple ukrainien.

Une chose est sûre : les contribuables européens, qui financent depuis quatre ans un conflit sans fin, commencent à se poser les mêmes questions que Viktor Orbán : où va vraiment l’argent ?

Et jusqu’où Zelensky est-il prêt à aller pour le faire couler ?

https://multipol360.com/80-millions-saisis-a-budapest-corruption-ukrainienne-et-menaces-de-zelensky-contre-orban/ 

 


 

D) - « Le mea-culpa allemand sur le nucléaire vient quand le mal est fait » C. Semperes (entretien)  

Comment interpréter le revirement d’Ursula Von der Leyen, ainsi que les dernières déclaration du président Macron sur le nucléaire. Qu’est-ce que cette erreur stratégique ? Christian Semperes a bien voulu répondre à nos questions et partager son interprétation. Son leitmotiv : « entendre un responsable politique admettre une erreur, c’est rare ! Mais quand plusieurs le font en chœur et en même temps, cela devient suspect. » Tout un programme. 

The European Scientist : Au sommet du nucléaire, Ursula von der Leyen vient de reconnaître qu’il s’agissait d’une erreur stratégique de la part de l’Union européenne d’arrêter la production nucléaire. Comment interprétez-vous cette déclaration ? Pensez-vous qu’elle soit sincère ?

Christian Semperes : Je vous propose de replacer cette déclaration dans son contexte. D’abord, le chancelier allemand a reconnu l’erreur commise en arrêtant le parc nucléaire allemand. Ensuite, Mme Ursula von der Leyen a qualifié « d’erreur stratégique » la mise à l’écart du nucléaire en Europe. Enfin, M. le Président de la République, Emmanuel Macron, lui a emboîté le pas lors du sommet sur l’énergie nucléaire du 10 mars dernier.

À première vue, et sans connaître le sujet en profondeur, on pourrait se réjouir naïvement de la clairvoyance soudaine de nos responsables politiques et de leur transparence apparente en reconnaissant leurs « erreurs ». Il faut le reconnaître, entendre un responsable politique admettre une erreur, c’est rare ! Mais quand plusieurs le font en chœur et en même temps, cela devient suspect.

TES : Pensez-vous que les politiques qui changent d’avis le font en ayant vraiment compris que l’idéologie écologiste menait à une impasse, ou sont-ils encore sous l’emprise de leurs biais cognitifs ?

CS : Il faut distinguer deux points de vue. D’un côté, celui des Verts, qu’ils soient allemands ou français, qui ont fait du nucléaire leur ennemi absolu. De l’autre, celui de l’État allemand, qui, depuis des années, cherche à réduire le prix de son électricité pour le ramener au niveau du prix français, afin d’éviter de pénaliser son activité économique.

Dans leur coalition gouvernementale, l’État allemand et les Verts allemands ont ainsi trouvé une croisade commune contre le nucléaire européen et français en particulier. Selon la logique « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », les gaziers, pour qui le nucléaire représente un concurrent redoutable, ont été invités à se joindre à cette croisade.

TES : Pourquoi ce revirement ? Pourquoi une profession de foi en faveur du nucléaire aujourd’hui ? D’après ce que je comprends, il ne s’agirait pas d’un vrai mea-culpa. Qu’est-ce qui, à vos yeux, permettrait de dire qu’il ne s’agit pas simplement de pures déclarations politiques ?

CS : Quand on connaît le sujet et qu’on l’a vécu de l’intérieur, comme moi, durant 37 ans d’exploitation nucléaire, cette « erreur » conjointement reconnue était en réalité une stratégie allemande visant à atteindre un objectif qui est aujourd’hui atteint.

« L’erreur » française, traduction opérationnelle de l’objectif allemand, est en fait une trahison de notre souveraineté énergétique, économique et géopolitique, sans compter qu’elle constitue un écocide. Pour étayer cette accusation, il faut retracer un brin d’histoire, car c’est une subtile partie de billard à plusieurs bandes.

TES : Nous vous écoutons. Rappelez-nous les événements.

CS : Depuis la fin de la construction de son parc nucléaire, la France bénéficiait d’un avantage concurrentiel majeur face à l’Allemagne :

  • Son électricité était très bas carbone depuis 45 ans. En 1989, Michel Rocard, alors premier ministre, l’écrivait déjà dans un rapport sur les émissions de gaz à effet de serre(1).
  • Son prix restait systématiquement inférieur à celui de l’électricité allemande.

Les chiffres de 2025 le confirment toujours, avec 70 % d’électricité d’origine nucléaire, le prix en France (0,195 €/kWh TTC) est non seulement inférieur à la moyenne européenne, mais aussi de moitié moins élevé que celui de l’Allemagne (0,38 €/kWh TTC), le plus cher d’Europe.(2) 

Et comme preuves supplémentaires, l’électricité française est abondante, pilotable et peu chère, quelles que soient les conditions météo. Les exportations records d’EDF vers l’Europe le prouvent avec plus de 92 TWh très bas carbone, en 2025.

TES : Ça, c’est l’objectif. Et la stratégie, alors ?

CS : Sous la pression des Verts antinucléaires allemands, intégrés à la coalition gouvernementale, l’Allemagne a exercé une pression constante sur la Commission européenne. Grâce à ses directives de libéralisation du marché de l’électricité (adoptées dès 1996, renforcées en 2003 et 2009) et à sa pression juridique, la Commission a forcé la France à créer l’ARENH pour « libéraliser » le marché.

Pour éviter des sanctions, la France a proposé en 2009 le mécanisme ARENH, intégré dans la loi NOME de 2010. L’accident de Fukushima a servi d’opportunité pour attiser la peur du nucléaire et accélérer le processus.

De 2011 à 2025, l’ARENH a obligé EDF à vendre à perte jusqu’à 25 % de sa production nucléaire (très bas carbone) à un prix régulé de 42 €/MWh aux « fournisseurs alternatifs ». Sans rien investir, sans rien produire, sans rien transporter et sans rien distribuer, ceux-ci, comme TotalEnergies, revendaient cette électricité au prix du marché, jusqu’à 2 988 €/MWh le 4 avril 2022 à 8h, en pleine crise du gaz russe.

Pendant ce temps, EDF, privé de 25 % de sa production, devait racheter de l’électricité sur le marché au même prix exorbitant.

TES : Quel est le lien avec l’objectif d’équilibrer les prix de l’électricité allemande et française ?

CS : La stratégie était claire :

  1. Favoriser les gaziers pour qui le nucléaire est un concurrent redoutable et qui deviennent la substitution de moyens pilotables.
  2. Ruiner les finances d’EDF pour l’empêcher de s’autofinancer et de construire de nouveaux réacteurs pour rendre impossible le renouvellement du parc nucléaire français.
  3. Positionner la Commission européenne en arbitre du financement du « nouveau MWh écolo » (renouvelables) plutôt que très bas carbone (nucléaire).

C’était la première bande du billard.

La seconde bande visait le parc en exploitation. C’est là que les Verts français sont entrés en jeu :

  • Ils ont soutenu l’accès au pouvoir de François Hollande.
  • En collaboration avec les Verts allemands, ils ont obtenu la fermeture de Fessenheim.
  • Ségolène Royal a plafonné à 50 % la part du nucléaire dans la production française.
  • Sous le premier quinquennat Macron, la loi n° 2019-1908 du 30/04/2019 prévoyait la fermeture de 12 réacteurs supplémentaires (en plus de Fessenheim) à partir de 2025. Cette menace n’a finalement pas été exécutée, mais ces réacteurs, jugés sûrs par l’Autorité de sûreté nucléaire, étaient bel et bien menacés.

L’ARENH, la fermeture de Fessenheim et la loi sur les 12 réacteurs étaient la traduction opérationnelle de l’objectif allemand, à savoir casser notre avantage concurrentiel sur le long terme.

En conclusion, « l’erreur » évoquée par Ursula von der Leyen était une stratégie délibérée. « L’erreur » reconnue aujourd’hui par la France, via Emmanuel Macron, est une trahison de notre souveraineté énergétique, économique et géopolitique, sans compter qu’elle constitue un écocide. Rappelons que le MWh nucléaire français est de loin le plus bas carbone, même comparé au MWh renouvelable, dont les panneaux solaires viennent d’Asie par bateaux à fuel, avec un facteur de charge industriellement epsilonesque.

TES : Y aurait-il une troisième bande à ce jeu de billard ?

CS : Oui, et elle est cruciale. La règle est simple : « Pile, l’Allemagne, je gagne ; face, la France, tu perds. » Je m’explique.

En France, la loi impose un démantèlement immédiat des installations nucléaires dès la publication du décret de mise à l’arrêt. Dès l’arrêt de Fessenheim, EDF a procédé au « lessivage chimique du circuit primaire », une opération irréversible qui diminue l’épaisseur des tuyauteries pour diminuer la dosimétrie des intervenants. Cette opération rend tout redémarrage techniquement impossible.

À l’inverse, les réacteurs allemands mis « sous cocon » et non démantelés pourraient être relancés. Ce serait le dernier acte d’un opéra wagnérien, « Le Vaisseau fantôme », une tragédie d’amour et de malédiction, celle du couple franco-allemand.

TES : Emmanuel Macron était à Penly et a fait des déclarations allant dans le sens d’une relance volontariste du nucléaire. Qu’en pensez-vous ? Est-ce un usage rhétorique du « en même temps » ? A-t-il compris que le nucléaire était la meilleure solution pour le climat et pour le prix de l’électricité sur le long terme ?

CS : La reconnaissance des vertus du nucléaire, d’abord par le chancelier allemand, puis par Ursula von der Leyen, enfin par Emmanuel Macron, intervient au moment où l’objectif est atteint. Le mal est fait, et il risque d’être durable. Je m’explique.

Les finances d’EDF ont été volontairement dégradées par l’ARENH. De plus, le tissu industriel de construction nucléaire a été affaibli. Rappelez-vous. Les 58 réacteurs français ont été construits et démarrés en 22 ans (soit 2,7 réacteurs/an), avec une durée moyenne de construction de 6 ans, comme le font aujourd’hui les Chinois. L’État français a imposé un « black-out » de construction, faisant perdre ses compétences au tissu industriel français. L’objectif de saboter notre savoir-faire de construction est atteint. La planification et la construction de Flamanville 3, un prototype et un seul, qui voulait laver plus blanc que blanc, l’ont montré. 

Maintenant, les politiques au pouvoir peuvent faire amende honorable et racheter notre confiance. Mais quand on a vécu de l’intérieur, pendant des décennies, la démolition méthodique de notre avantage écologique, énergétique et économique, on ne peut que dénoncer cette hypocrisie.

TES : Vous ne semblez pas très optimiste…

CS : Mon propos était d’abord de rappeler des faits qui revêtent un aspect très négatif pour notre compétitivité, il faut bien l’avouer. Mais il y a aussi des raisons d’être optimiste.

EDF reste le seul groupe industriel au monde à cumuler plus de 2 000 ans d’expérience en exploitation de réacteurs à eau pressurisée (REP). Faites le calcul : 58 réacteurs × 40 ans de moyenne d’âge. Son ingénierie dispose d’une banque de données interne inestimable, lui offrant une capacité unique à rebondir. La gestion de la crise des corrosions sous contrainte en 2022 et le rétablissement spectaculaire de ses résultats d’exploitation en sont la preuve, si besoin était.

Il y a d’autres signes encourageants. Les turbines Arabelle de Belfort, fleuron de la filière, sont revenues dans le giron français après avoir été cédées aux Américains. Depuis 2022, EDF détient Framatome à 100 %, consolidant ainsi la maîtrise de l’ensemble du savoir-faire historique de construction des gros composants de chaudière nucléaire, préservé grâce aux projets chinois et britanniques. La perspective d’un programme ambitieux d’EPR2 redonne au tissu industriel français les garanties nécessaires pour investir en euros comme en compétences, sur le long terme.

Oui, le Phénix renaîtra de ses cendres.

Mais attention ! 6 EPR2 ne suffiront pas à remplacer les 56 réacteurs actuellement en activité, d’une moyenne d’âge de 40 ans. Si le programme s’arrête là, l’objectif allemand sera atteint. Quand les réacteurs français arriveront en fin de vie, le prix de l’électricité française rejoindra celui de l’Allemagne, 10 fois plus carbonée avec son gaz, son charbon et son lignite. Rappelez-vous. Dans son rapport de mars 2020 (page 120/192), la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) prévoyait déjà la construction de 20 centrales à gaz pour compenser la perte de 50 % du nucléaire. Or, la guerre en Ukraine et les récentes tensions au Moyen-Orient nous rappellent que le prix du gaz est pour le moins volatile. Dans ce scénario, le prix de l’électricité française rejoindra celui de l’électricité allemande.

De

European Scientist donne la parole aux chercheurs et experts désireux d'expliquer à nos concitoyens les tenants et aboutissants des débats scientifiques qui animent l'Europe. Le site se veut plus complet que les discours politiques, trop souvent biaisés ou réducteurs. 

https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/le-mea-culpa-allemand-sur-le-nucleaire-vient-quand-le-mal-est-fait-c-semperes-entretien/ 

(1) https://inis.iaea.org/records/hfh13-53m08

(2) https://ekwateur.fr/blog/marche-de-l-energie/prix-electricite-allemagne/#prix

 


 

E) - Chine avec le 15ème plan quinquennal 2026

La Chine vient de publier son 15ème plan quinquennal et je vous conseille de lire ce tableau ligne par ligne parce que c'est probablement le document le plus important de 2026 et personne en France n'en parlera ce qui me fascine c'est pas forcément un chiffre en particulier c'est pas la vision systémique, dans un seul document ils planifient simultanément la croissance du PIB, les brevets à haute valeur, l'économie numérique à 12.5% du PIB, la part des énergies non fossiles à 25%, la réduction des émissions CO2, la qualité de l'eau de surface à 85%, l'espérance de vie à 80 ans, le taux de couverture forestière, la capacité de production céréalière, TOUT dans le même tableau avec des objectifs chiffrés à horizon 2030 & des indicateurs contraignants en occident on traite l'économie l'écologie l'éducation, la santé et la sécurité énergétique comme des ministères séparés qui se battent pour des budgets, la Chine les traite comme les organes d'un même corps, chaque ligne de ce tableau nourrit les autres, l'urbanisation alimente la productivité, la R&D alimente les brevets, les brevets alimentent l'économie numérique, l'énergie non fossile alimente l'indépendance stratégique, c'est un système pensé pour que chaque variable accélère toutes les autres et ça reflète tellement la vision profondément HOLISTIQUE de la Chine dont je parle souvent en bon propagandiste du CCP regardez par ex la ligne 5, brevets à haute valeur passer de 16 à plus de 22 pour 10 000 habitants d'ici 2030, c'est la ligne la plus silencieuse du tableau et probablement la plus décisive car sachez qu’un brevet à haute valeur c'est la propriété intellectuelle d'une technologie qui va structurer un marché pendant 20 ans MINIMUM on voit que la Chine planifie littéralement à qui appartiendra le futur technologique, les licences & les dépendances que les autres pays accumuleront vis-à-vis des technologies chinoises & ça représente EXACTEMENT la colonisation économique, technologique et industrielle du XXIème siècle dont je vous parle souvent à travers mes threads sur l’écosystème Chinois mais avec des brevets au lieu de canons pendant que l'Europe débat et que l'Amérique bombarde, la Chine planifie, construit et exécute et le + effrayant c'est que historiquement selon leurs propres bilans les plans précédents ont été exécutés à plus de 90% de leurs cibles…. 


 

 La différence entre les promesses court termistes des dirigeants européens comme Macron qui changent tous les 5 ans et le CCP qui se projette sur minimum 50 ans c’est que ce tableau n'est pas un programme électoral, c'est littéralement un cahier des charges national et ça change radicalement la manière dont il faut lire chaque chiffre

@BetterCallM
 

 

 

https://x.com/BetterCallMedhi/status/2032554379610603630/photo/1 

février 03, 2026

Dossier: Affaire Epstein !!

Le réseau d’Epstein : de la censure à la finance globale, une machine britannique infiltrant l’Amérique

En février 2026, le scandale Jeffrey Epstein refait surface avec une intensité renouvelée, éclaboussant les sphères politiques et financières transatlantiques. Peter Mandelson, surnommé « le Prince des Ténèbres » et figure emblématique du Parti travailliste britannique, a démissionné du Parlement britannique, anticipant une loi qui l’aurait exclu.


 

La police métropolitaine de Londres a ouvert une enquête criminelle sur ses liens avec Epstein, et le Premier ministre Keir Starmer a présenté des excuses publiques aux victimes du financier pédophile pour avoir cru aux mensonges de Mandelson.

Ce n’est pas seulement l’histoire d’une chute politique ; c’est la révélation d’un réseau structuré, reliant la criminalité sexuelle à des mécanismes de censure, de surveillance biologique et d’ingérence électorale. À travers des documents récemment déclassifiés, des emails et des propositions internes, nous découvrons comment un « switchboard » – un tableau de commande – britannique s’est transformé en moteur de censure américain, tout en intégrant des projets comme « Project Molecule », une initiative de JPMorgan et de la Fondation Gates pour transformer la biologie en infrastructure investissable.

Cet article, basé sur des investigations approfondies publiées sur Substack par Sayer Ji et des rapports de Sky News, explore ces connexions. Il révèle non seulement les acteurs clés – Epstein, Mandelson, Morgan McSweeney, Imran Ahmed – mais aussi les implications systémiques :

une érosion de la souveraineté nationale au profit d’entités privées, opaques et transnationales. 

Nous plongerons dans les détails pour comprendre comment ce réseau opère et pourquoi il persiste.

Qui est Peter Mandeson et ses liens avec Jeffrey Epstein ?

Peter Mandelson, âgé de 72 ans en 2026, est un pilier du Parti travailliste britannique. Architecte du « New Labour » sous Tony Blair, il a été un maître de la communication politique, aidant Blair à remporter la direction du parti en 1994. Surnommé « le Prince des Ténèbres » pour ses manœuvres en coulisses, Mandelson a occupé des postes clés : secrétaire d’État au Commerce et à l’Industrie, commissaire européen à Bruxelles de 2004 à 2008, et secrétaire d’État aux Affaires sous Gordon Brown en 2008.

Sa carrière est marquée par des scandales : deux démissions sous Blair pour un prêt non déclaré et une intervention dans une demande de passeport. En 2025, Keir Starmer l’a nommé ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, saluant son expérience inégalée pour naviguer les relations anglo-américaines sous l’ère Trump. Cependant, en septembre 2025, il a été limogé suite à la révélation d’emails et de documents montrant l’étendue de sa relation avec Jeffrey Epstein.

Les liens entre Mandelson et Epstein remontent au début des années 2000. En 2003, pour le 50e anniversaire d’Epstein, Mandelson a contribué à un « livre d’anniversaire » compilé par Ghislaine Maxwell, complice d’Epstein. Dans son message, Mandelson qualifie Epstein de « my best pal » (mon meilleur ami), évoquant des souvenirs de rencontres dans des maisons luxueuses et des amis « intéressants » à divertir. Le message, illustré de photos d’îles tropicales et de Mandelson, se termine par : « Wherever he is in the world, he remains my best pal ! » (où qu’il soit dans le monde, il reste mon meilleur ami) Ce document, révélé par le Comité de surveillance de la Chambre des représentants américaine en septembre 2025, inclut des contributions d’autres figures comme Donald Trump.

Les échanges d’emails de 2005 à 2010 révèlent une amitié intime. En 2006, après les premières allégations publiques contre Epstein pour abus sexuels sur mineures, Mandelson écrit : « I am following you closely and here whenever you need » (Je te suis de près et suis là quand tu as besoin), conseillant de se rappeler « The Art of War » face aux procureurs. Juste avant la condamnation d’Epstein en 2008 à 18 mois de prison pour prostitution de mineure, Mandelson l’encourage à « fight for early release » (se battre pour une libération anticipée) et déclare : « I think the world of you » (Je pense le monde de toi). En 2009, pendant la peine d’Epstein, un rapport de JPMorgan indique que Mandelson a séjourné dans l’appartement new-yorkais d’Epstein. Des emails de 2016 montrent des discussions sur l’élection de Trump, avec Epstein écrivant : « in the donald white house » (dans la Maison Blanche de Donald), et Mandelson répondant sur des sujets personnels, comme éviter le prince Andrew pour ne pas aggraver les choses.

Mandelson a minimisé ces liens, regrettant d’avoir « accepté les assurances » d’Epstein, un « menteur criminel charismatique ». Il affirme n’avoir jamais vu d’actes criminels et que les messages datent d’avant l’inculpation. Pourtant, ces révélations ont conduit à son limogeage : le Foreign Office a cité la suggestion que la condamnation d’Epstein était injuste comme une information nouvelle, tenant compte des victimes. Starmer a annoncé la décision, soulignant l’importance de la transparence. Une enquête criminelle est en cours sur des allégations que Mandelson a transmis des informations confidentielles du gouvernement à Epstein, y compris des rapports du Trésor sur la règle Volcker, la loi Dodd-Frank et la régulation des dérivés – des données valant des milliards pour les clients d’Epstein à Wall Street.

Ces connexions ne sont pas isolées ; elles s’inscrivent dans un réseau plus large où Epstein agissait comme intermédiaire entre pouvoir politique, finance et contrôle narratif.

Le Switchboard : de Epstein à Mandelson, McSweeney et Ahmed – la machine de censure

Le réseau d’Epstein n’était pas seulement criminel ; il était architectural, reliant des opérations secrètes à des outils de censure. Selon des investigations, le système de censure qui a ciblé la liberté d’expression américaine pendant la pandémie de COVID-19 a été construit au sein d’une faction du Parti travailliste (voir ici). Morgan McSweeney et Imran Ahmed ont créé le Center for Countering Digital Hate (CCDH) depuis les mêmes bureaux, avec le même personnel et les mêmes financements occultes utilisés pour discréditer Jeremy Corbyn. Cette stratégie a ensuite été appliquée contre des éditeurs de santé et des médias indépendants aux États-Unis.

Le fondateur et mécène politique du CCDH est un protégé de Peter Mandelson, qui, simultanément, transmettait des renseignements classifiés à Epstein. Cette culture politique d’opérations dissimulées a permis au réseau Epstein de fonctionner et a engendré le CCDH.

Le « switchboard » – ce tableau de commande – relie ces acteurs : Epstein recevait des infos de Mandelson, qui protégeait McSweeney, architecte politique du CCDH, et Ahmed, son co-créateur.

Le CCDH a produit la liste des « Disinformation Dozen » (les douze désinformateurs), menant directement à la suppression de contenus sur les plateformes. Dans un cas documenté, des matériaux du CCDH ont été utilisés dans des procédures judiciaires étrangères pour obtenir un mandat d’arrêt ex parte contre un journaliste américain pour des discours légaux aux États-Unis – une application transfrontalière sans procédure régulière ni traité d’extradition.

Ce réseau s’étend à l’ingérence électorale. McSweeney, désormais chef de cabinet de Starmer, a été nommé dans une plainte à la Commission électorale fédérale (FEC) pour avoir envoyé une centaine de militants travaillistes dans des États pivots américains lors de l’élection présidentielle de 2024. Les pipelines de censure et d’ingérence partagent les mêmes acteurs et infrastructures, assumant que des agents britanniques peuvent influencer les résultats américains en impunité.

Ces révélations confirment que le débat public sur Epstein – qui savait quoi ? – est insuffisant.

La question clé est le rôle d’Epstein dans un système plus vaste, où les mêmes acteurs réapparaissent en finance, politique et contrôle narratif.

Inside project Molecule : transformer la biologie en infrastructure investissable

Au cœur de ce réseau se trouve « Project Molecule », une proposition de 14 pages de JPMorgan datée du 31 août 2011 (version 13), révélée dans les fichiers Epstein.

Ce plan, partenariat avec la Fondation Bill & Melinda Gates, vise à transformer la préparation aux pandémies en un système transnational, privé et permanent de fourniture de vaccins, surveillance et finance de santé globale.

Développé dans l’écosystème où Epstein opérait comme broker entre Wall Street, santé globale et pouvoir politique, il illustre comment la biologie est devenue « investable infrastructure ».

Le document propose « The Gates & J.P. Morgan Charitable Giving Fund », reliant la Fondation Gates, donateurs ultra-riches, fonds conseillés par donateurs, structures offshore et interventions biologiques. Objectifs : opération perpétuelle sans clause de fin, gouvernance privée avec cinq comités (Board, Investment, Grant Distribution, Management, Audit). Membres potentiels : Warren Buffett, George Kaiser, Mary Erdoes, Melinda Gates (présidente), Susan Rice, Seth Berkley (CEO de Gavi), Jeffrey Sachs, Queen Rania de Jordanie – sans élus ni obligations traitées.

Allocation de 150 millions de dollars : 40M pour vaccins polio en Afghanistan, 40M au Pakistan, 20M pour réseau de surveillance au Pakistan, 20M pour MenAfriVac en Afrique, 30M pour vaccins rotavirus en Amérique latine. Structure : organisation publique américaine, fondation étrangère en juridiction fiscalement neutre (bras offshore pour vaccins, comme suggéré par Epstein), conduits pays-spécifiques.

Les connexions à Epstein sont évidentes : produit dans la division private wealth de JPMorgan sous Jes Staley ; Erdoes, destinataire d’un email d’Epstein sur un « bras offshore pour vaccins », est membre non-votant. Epstein, en août 2011, esquissait un fonds santé global privé, aligné sur Project Molecule – perpétuité, anonymat donateurs, échelle en milliards.

Ce projet révèle la biosécurité comme gouvernance : surveillance souveraine biologique, fonds offshore pour vaccins, structures contournant le contrôle élu.

Au Pakistan, le réseau de surveillance (construit, financé, possédé par des privés) s’inscrit dans un contexte de polio endémique et de campagnes CIA masquées, érodant la souveraineté via des interventions « conditionnelles ».

Project Molecule n’est pas une métaphore ; c’est l’architecture institutionnelle où Epstein jouait un rôle coordinateur, reliant Gates, JPMorgan et des mécanismes de profit pré-positionnés.

Implications plus larges : ingérence, érosion de la souveraineté et appel à la transparence

Ce réseau transcende le crime sexuel : il structure la censure, la surveillance et la finance. Le CCDH, né de factions travaillistes, exporte des tactiques anti-Corbyn (discréditer et évincer Jeremy Corbyn de son poste de leader du parti) vers l’Amérique, supprimant des voix sur la santé. L’ingérence de McSweeney en 2024 illustre comment ces acteurs influencent les élections américaines sans responsabilité.

Project Molecule incarne l’érosion de la souveraineté : biologie gérée par privés, perpétuellement, sans checks démocratiques.

Des fonds offshore insulent des profits, tandis que la surveillance devient outil de gouvernance conditionnelle.

Les mêmes acteurs – Mandelson, Epstein, Gates, JPMorgan – réapparaissent, questionnant : qui bénéficie de ce système ? Les documents sont publics depuis 2011, mais les questions restent inexplorées. Comme l’écrit Sayer Ji, « la révélation est que la biologie elle-même était organisée en système de gouvernance – avec des conseils d’administration… des mandats opérationnels perpétuels… »

Conclusion

Le scandale Epstein n’est pas une anomalie ; c’est un symptôme d’un système où pouvoir privé supplante démocratie. De Mandelson à McSweeney, du CCDH à Project Molecule, ce « switchboard » britannique a infiltré l’Amérique, censurant, surveillant et influençant. Les excuses de Starmer et l’enquête policière sont un début, mais la transparence totale est essentielle. Sans elle, ces réseaux perdurent, transformant la biologie en outil de contrôle global.

https://multipol360.com/le-reseau-depstein-de-la-censure-a-la-finance-globale-une-machine-britannique-infiltrant-lamerique/

 

 

Loi sur la transparence des dossiers Epstein 

Le ministère de la Justice publie 3,5 millions de pages conformes à la loi sur la transparence des dossiers Epstein

Deputy Attorney General Todd Blanch announced the Department of Justice published over 3 million additional pages responsive to the Epstein Files Transparency Act, which was signed into law by President Trump on November 19, 2025.
 

Ce projet de loi exige du ministère de la Justice (DOJ) qu'il publie (dans un format consultable et téléchargeable) tous les dossiers, documents, communications et éléments d'enquête non classifiés en sa possession et relatifs à l'enquête et aux poursuites contre Jeffrey Epstein. Cela inclut : (1) les documents relatifs à Ghislaine Maxwell, (2) les registres de vol et les dossiers de voyage, et (3) les personnes nommées ou mentionnées (y compris les fonctionnaires) dans le cadre de l'enquête et des poursuites contre Jeffrey Epstein. Le DOJ est autorisé à ne pas divulguer certaines informations, telles que les informations personnelles des victimes et les documents susceptibles de compromettre une enquête fédérale en cours. En outre, au plus tard 15 jours après la publication requise, le ministère de la Justice doit faire rapport au Congrès (1) toutes les catégories d'informations publiées et retenues, (2) un résumé de toutes les rédactions effectuées et (3) une liste de tous les fonctionnaires et personnes politiquement exposées nommés ou mentionnés dans les documents publiés.


Epstein Library:

Avis de confidentialité Compte tenu de l'échéance fixée par le Congrès, tous les efforts raisonnables ont été déployés pour examiner et expurger les informations personnelles relatives aux victimes et autres personnes privées, et pour protéger les documents sensibles contre toute divulgation. Cependant, en raison du volume d'informations concernées, ce site web peut néanmoins contenir des informations incluant par inadvertance des données personnelles non publiques ou d'autres contenus sensibles, y compris à caractère sexuel. Si vous identifiez des informations qui n'auraient pas dû être publiées, veuillez nous en informer immédiatement à EFTA@usdoj.gov afin que nous puissions prendre les mesures nécessaires pour corriger le problème au plus vite. Ce site héberge des documents soumis à la loi sur la transparence des dossiers Epstein. Il sera mis à jour si d'autres documents sont identifiés et doivent être publiés. Certains documents de la bibliothèque contiennent des descriptions d'agressions sexuelles. Par conséquent, veuillez noter que certaines parties de cette bibliothèque peuvent ne pas convenir à tous les lecteurs.

https://www.justice.gov/epstein?utm_source=chatgpt.com


L’Affaire Epstein : un tremblement de terre révélant les ténèbres des élites politiques et financières 

L’affaire Jeffrey Epstein, ce financier américain condamné pour trafic sexuel de mineures, continue de secouer les fondations du pouvoir mondial.

Avec la publication récente, fin janvier 2026, de plus de trois millions de pages de documents par le Département de la Justice américain (DOJ), incluant environ 2.000 vidéos et 180.000 images, un nouveau chapitre s’ouvre sur ce scandale qui expose les connexions troubles entre élites politiques, financières et royales.

Cette divulgation, mandatée par l’Epstein Files Transparency Act (voir ici) signé par le président Donald Trump en novembre 2025 sous une pression bipartisane intense, marque la fin des divulgations officielles, bien que des critiques persistent sur les retards et les caviardages pour protéger les victimes et les enquêtes en cours.


 

Le contexte d’un scandale persistant

Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 dans des circonstances controversées – officiellement un suicide, mais avec des soupçons persistants de meurtre pour le faire taire – était au cœur d’un réseau d’abus sexuels impliquant des dizaines de jeunes filles mineures. Condamné en 2008 pour sollicitation de prostitution d’une mineure via un accord controversé et plus clément, il a continué à entretenir des relations avec des figures influentes jusqu’à sa mort. Les documents nouvellement publiés, issus d’enquêtes fédérales, incluent des logs de vols, des emails, des photos et des témoignages qui révèlent comment Epstein maintenait ses liens post-condamnation. Parmi les révélations : des échanges avec Steve Bannon, conseiller de Donald Trump, discutant de politique et d’un documentaire pour réhabiliter l’image d’Epstein ; des allégations non vérifiées contre Trump, mentionné plus de 1 000 fois, incluant des accusations réfutées de viol sur une mineure de 13 ans, bien que rien ne confirme de conduite criminelle ; et des détails sur Bill Gates, accusé dans des emails d’avoir eu des relations extraconjugales et d’obtenir des drogues liées à des rencontres avec des « filles russes » (démenti par Gates).

D’autres noms émergent : Elon Musk, Bill et Hillary Clinton, Richard Branson, Peter Mandelson (qui a reçu des fonds d’Epstein pour les frais d’études de son mari), Leonardo DiCaprio, Michael Jackson, et des figures internationales comme les Mexicains Ricardo Salinas Pliego et Ernesto Zedillo. Andrew Mountbatten-Windsor (ex-Prince Andrew) est particulièrement mis en lumière : des emails montrent qu’Epstein l’a invité au palais de Buckingham après sa libération, et qu’il voulait que Sarah Ferguson déclare publiquement qu’il n’était « pas un pédophile ». Ces révélations ont poussé le Premier ministre britannique Keir Starmer à appeler Andrew à témoigner au Congrès américain.

Les fichiers incluent aussi des notes du FBI de 2006-2007 sur des massages sexualisés payés à des mineures, un projet d’acte d’accusation abandonné, et des communications internes sur des enquêtes non poursuivies. Bien que beaucoup soient caviardés pour protéger les victimes, ils soulignent des associations persistantes et des enquêtes inachevées, alimentant des spéculations sur des réseaux d’influence, y compris des liens avec des services de renseignement comme la CIA ou le Mossad, souvent évoqués dans les théories controversée mais non prouvés.


La noirceur systémique des élites : affaires sexuelles au cœur du pouvoir

Ce scandale n’est pas isolé ; il illustre une noirceur quasi systémique dans les sphères politiques et financières, où les affaires sexuelles semblent entrelacées avec le pouvoir et l’argent. Epstein, avec son île privée de Little St. James – surnommée « l’île des pédophiles » – et ses jets privés, offrait un cadre pour des abus qui impliquaient non seulement des célébrités mais aussi des leaders mondiaux, révélant comment l’élite utilise son influence pour échapper à la justice. Des scandales similaires pullulent : des personnalités politiques américaines prônant les « valeurs familiales » tout en étant accusés d’agressions sexuelles, des élites européennes impliquées dans des réseaux d’exploitation, ou des figures financières comme celles de JPMorgan Chase, qui ont fermé les yeux sur les transactions suspectes d’Epstein pour préserver des profits.

Cette présence quasi systémique des affaires sexuelles dans les hautes sphères n’est pas fortuite. Elle sert d’outil de contrôle : des compromis sur des abus permettent de manipuler des décisions politiques et économiques. Par exemple, les liens d’Epstein avec des conseillers de la Maison Blanche ou des propriétaires d’équipes NFL (National Football League) montrent comment ces réseaux transcendent les frontières partisanes, érodant la confiance publique dans un système où l’argent et le pouvoir protègent les prédateurs. Politiquement, l’affaire érode la confiance : Donald Trump, malgré ses liens passés avec Epstein (incluant un livre d’anniversaire signé), a dû signer la loi de transparence sous pression, tandis que des démocrates exigent des versions non caviardées. Cela révèle un monde où les scandales sexuels ne sont pas des exceptions, mais des mécanismes intégrés au maintien du statu quo élitiste.


L’hypocrisie des politiciens face à la protection des enfants

Le culot des hommes et femmes politiques atteint des sommets lorsqu’ils invoquent la protection des enfants. Aux États-Unis, des figures comme Trump ou les Clinton, mentionnées dans les fichiers sans preuves irréfutables de crimes, prônent des politiques familiales tout en étant associées à Epstein. Mais cette hypocrisie s’étend bien au-delà : en France, par exemple, des gouvernements proposent d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans sous prétexte de sauvegarder les mineurs des dangers en ligne, tout en ignorant les défaillances flagrantes du système d’aide sociale à l’enfance. Ils sont ainsi exposés à la prostitution et aux abus, avec des placements abusifs, une passivité face aux proxénètes, et des cohabitations forcées avec des agresseurs dans des foyers non supervisés, particulièrement dans des régions comme l’Île-de-France ou les Bouches-du-Rhône (voir ici).

Au lieu de réformer ce système corrompu qui livre littéralement des mineurs aux prédateurs via des applications comme Snapchat, les élites optent pour des mesures cosmétiques comme des interdictions répressives, favorisant une surveillance étatique paternaliste qui érode les libertés sans aborder les inégalités sous-jacentes ni promouvoir une éducation au numérique. Cela perpétue un double standard : les puissants ferment les yeux sur les pratiques déviantes des géants technologiques, tout en imposant des restrictions qui masquent leur inaction sur les vrais politique de protection pour les enfants vulnérables. Cette hypocrisie renforce le ressenti plus larges au sein de l’élite, qui clame défendre les mineurs tout en négligeant les protections concrètes et en priorisant le contrôle sur l’autonomie et l’éducation véritables.


Impacts et perspectives

Sur les réseaux sociaux et ailleurs, les discussions autour de EpsteinFiles explosent depuis le 30 janvier, avec des listes de noms, des accusations non vérifiées, parfois satiriques et des liens internationaux impliquant des figures de la scène internationale.

La couverture médiatique varie : sensationnelle aux États-Unis, plus discrète en France, alignée sur des critiques de silence relatif.

Ces fichiers ne prouvent pas de nouveaux crimes pour la plupart des noms, mais ils ravivent des questions sur la justice et les réseaux d’élite. Pour explorer, consultez le site du DOJ ou des plateformes comme jmail.world. L’affaire Epstein nous rappelle que derrière les façades polies du pouvoir se cachent des ténèbres persistantes, appelant à une vigilance accrue contre l’hypocrisie des élites.

https://multipol360.com/laffaire-epstein-un-tremblement-de-terre-revelant-les-tenebres-des-elites-politiques-et-financieres/ 


L’affaire Epstein : une dimension géopolitique de pédo-criminalité et de chantage mondial 

L’affaire Jeffrey Epstein, bien plus qu’un scandale isolé, est une fenêtre ouverte sur un système mondial de pédo-criminalité, de chantage et de corruption au plus haut niveau. Depuis des décennies, cette affaire a révélé des connexions troublantes entre des figures politiques, des dirigeants d’entreprise et des réseaux criminels, soulignant comment le pouvoir peut être manipulé à travers des actes abominables. Aujourd’hui, alors que de nouvelles révélations émergent, il est impératif de dresser un bilan critique et sans concession de cette tragédie humaine et de ses implications géopolitiques.

Un historique effroyable

Jeffrey Epstein, financier et pédophile avéré, a été impliqué dans l’exploitation sexuelle de plus de 250 jeunes filles mineures dans ses résidences de New York et de Floride, entre autres. Ses agissements, documentés par des témoignages et des enquêtes judiciaires, ont commencé à être révélés au grand public dans les années 2000. En 1996, Maria Farmer a signalé une agression sexuelle présumée par Epstein et Ghislaine Maxwell aux autorités locales et fédérales. En 2005, une femme a contacté la police de Palm Beach, affirmant que sa fille de 14 ans avait été payée 300 dollars après avoir été déshabillée et massée dans la mansion d’Epstein. Ces témoignages, bien que partiels, ont commencé à dresser le portrait d’un réseau bien organisé.

Epstein a été arrêté en 2019, mais sa mort en détention, officiellement classée comme un suicide, a suscité de nombreuses suspicions. L’autopsie a révélé une fracture de l’os hyoïde, souvent associée à des strangulations, alimentant les théories de meurtre.

Kash Patel, directeur du FBI
Kash Patel Directeur du FBI

Depuis, l’affaire a continué à se dérouler, avec des révélations explosives en 2025 sous l’impulsion de l’attorney general Pamela Bondi et du directeur du FBI, Kash Patel.

Le chantage comme arme de pouvoir

L’un des aspects les plus troublants de l’affaire Epstein est l’utilisation systématique du chantage. Selon des documents déclassifiés et des témoignages, Epstein et ses complices auraient filmé des activités sexuelles impliquant des mineurs avec des personnalités influentes, créant ainsi un arsenal de kompromat. Ces enregistrements, stockés dans des coffres-forts et sur des disques compacts, servaient à manipuler et à contrôler des décideurs politiques, des chefs d’entreprise et même des chefs d’État. L’objectif ? Assurer leur silence, influencer leurs décisions ou les forcer à agir contre leurs intérêts nationaux.

Ces pratiques ne sont pas nouvelles. Comme le souligne le site swprs.org, la pédo-criminalité a souvent une dimension géopolitique, impliquant des services de renseignement et des réseaux de pouvoir. En Italie, par exemple, le service secret militaire SIFAR, agissant pour le compte de la CIA, a compilé des dossiers sur des comportements « irréguliers » pour contrôler l’élite politique pendant des décennies. Aux États-Unis, des affaires comme le scandale Franklin des années 1980 ont révélé des réseaux pédocriminels liés à Washington et à la CIA, avec des enfants enlevés ou provenant de foyers pour alimenter ces réseaux.

Les révélations de 2025 : un pas en avant ou une nouvelle couverture ?

En février 2025, Pamela Bondi, en collaboration avec le FBI, a demandé la déclassification et la publication de documents liés à Epstein. Initialement, seulement 200 pages ont été transmises, avant qu’il ne soit révélé que des milliers d’autres pages étaient retenues. James Dennehy, ancien assistant directeur du bureau de New York, a été contraint de prendre sa retraite, accusé d’avoir bloqué la diffusion de ces documents. Sa fille, travaillant avec lui sur l’affaire Epstein-Maxwell, soulève des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts.

Kash Patel, nouveau directeur du FBI, a été chargé d’enquêter sur ces non-divulgations, tandis que l’administration Trump a exercé une pression accrue pour la transparence. Cependant, ces avancées doivent être considérées avec scepticisme. La promesse de publier les documents restants après examen et rédaction pour protéger les identités des victimes soulève des doutes sur l’intégralité des révélations. Qui décide de ce qui est « sensible » ? Et si ces rédactions ne servent qu’à protéger les coupables plutôt que les victimes ?

Un camion entier de dossiers explosifs a atterri chez Kash Patel, révélant des milliers de pages cachées pendant des années par le bureau du FBI de New York. Le départ forcé de James Dennehy, accusé d’avoir bloqué ces révélations, a suscité des spéculations sur l’ampleur du scandale. Ces documents, contenant des noms qui dérangent, font trembler ce que l’on appelle le « Deep State », cet ensemble d’élites et de structures de pouvoir opérant dans l’ombre. Et si la vérité était plus grosse qu’on ne l’imagine ?


Connexions avec des figures de pouvoir

L’affaire Epstein s’entrelace avec d’autres scandales, révélant un réseau de corruption et de chantage à l’échelle mondiale. John McCain, par exemple, a été impliqué dans des affaires de trafic d’armes et de blanchiment d’argent, selon Ron Unz dans son article « American Pravda: John McCain, Jeffrey Epstein, and Pizzagate ». McCain, décrit comme un pion du Deep State, aurait bénéficié de protections similaires à celles accordées à Epstein, soulignant comment ces réseaux protègent leurs membres.

Bill Clinton, quant à lui, a été lié à Epstein à travers le « Lolita Express », l’avion privé utilisé pour transporter des personnalités vers l’île privée d’Epstein, Little St. James. Selon reseauinternational.net, Clinton a effectué plus de 26 voyages sur cet avion, souvent accompagné de jeunes filles. Ces connexions soulignent comment des figures politiques de premier plan ont été compromises, potentiellement soumises à un chantage.

De plus, des liens entre Epstein, Bill Gates, Anthony Fauci et George Soros ont été évoqués, bien que souvent démentis par les médias mainstream. Ces allégations, explorées dans cet article, suggèrent une censure systématique des informations compromettantes, protégeant ainsi des élites impliquées dans des scandales de pédophilie et de corruption.

Le rôle du FBI et des services de renseignement

Epstein n’était pas seulement un criminel isolé ; il était également une source du FBI, comme le révèle Réseau International. Ses connexions avec des services de renseignement, notamment le Mossad, lui ont permis de bénéficier d’une impunité relative. Ghislaine Maxwell, sa complice, a déclaré dans une interview qu’elle craignait pour sa vie, affirmant que « ils vont me tuer, tout comme ils ont tué Epstein ». Ces déclarations soulignent l’existence d’un réseau protégeant ces criminels, même au prix de leur élimination physique.

Critique d’un fléau innomable

Face à ce fléau, une critique sans concession s’impose. La pédo-criminalité n’est pas seulement un crime contre des individus ; c’est une arme de destruction massive contre les fondements mêmes de la société. Elle corrompt les institutions, dévoie les décisions politiques et prive les citoyens de leur droit à la justice. Comment des dirigeants, censés protéger les plus vulnérables, peuvent-ils être complices ou manipulés par de tels actes ? La réponse réside dans un système où le pouvoir absolu corrompt absolument, et où le chantage devient un outil de gouvernance.

Il est temps de poser des questions fondamentales : pourquoi ces réseaux persistent-ils ? Pourquoi les enquêtes sont-elles sabotées, les témoins tués et les documents cachés ? La réponse est claire : parce que ceux qui bénéficient de ce système ont trop à perdre. Pourtant, l’indignation publique grandit, et des figures comme Bondi et Patel, bien que confrontées à des obstacles considérables, incarnent un espoir fragile de transparence.

Vers une solution ?

La lutte contre ce fléau nécessite une action décisive et internationale. Les gouvernements doivent prioriser la protection des victimes plutôt que celle des coupables. Les médias doivent continuer à investiguer, malgré les risques. Et les citoyens doivent exiger des comptes, refusant de se laisser apaiser par des demi-mesures ou des promesses creuses.

L’affaire Epstein est un rappel cruel que le pouvoir, lorsqu’il est corrompu, peut devenir monstrueux. Elle nous oblige à regarder en face les ténèbres qui habitent notre monde et à agir pour les éclairer. Car si nous fermons les yeux, nous devenons complices. Et cela, nous ne pouvons nous le permettre !

 


L'affaire Epstein illustre le manque de méthode dont font preuve nos contemporains dès lors qu'il s'agit d'analyser les phénomènes sociaux. 

Ajoutons à cela les intérêts politiques ou économiques, et le sérieux laisse place aux querelles de chapelle.. Une analyse à contre-courant du complotisme.

Je vous préviens, je ne serai ni un « Rudy Reichstadt » obnubilé par les « conspis », ni une « Josiane de Facebook » qui empile les hypothèses sans méthode. Je vais plutôt étudier ce qu’on nomme le « complot » dans un cadre praxéologique, c’est-à-dire en repartant de la science de l’action humaine et de la nature de l’État. Le problème de Josiane, c’est qu’elle pratique mal le complotisme. Bien sûr, elle peut tomber juste (et on dira que « les complotistes avaient encore raison »), mais sa démarche manque de rigueur. J’apprécie néanmoins sa volonté de ne pas s’en remettre aveuglément au narratif officiel. 

 De l’autre côté, Rudy et ceux qui suivent sa ligne se vautrent dans une facilité déconcertante. Il faut dire que notre homme est financé à moitié par le système étatique. En 2023, l’intéressé a déclaré devant la commission d’enquête sénatoriale sur le fonds Marianne que le budget annuel de Conspiracy Watch était d’environ 203 000 €, dont près de 50 % provenaient de subventions publiques (incluant des financements directs ou indirects de l’État). Bien difficile d’accorder un grand crédit à Conspiracy Watch dans ces conditions. Ou du moins, la prudence sera de mise.

 J'ai vu passer des essayistes et/ou éditorialistes politiques de droite tenant des positions proches des anti-conspis, comme Julien Rochedy ou Nicolas Faure. Comme s’il n’y avait pas « grand-chose à dire » sur l’affaire, ou comme si les complotistes étaient trop soumis à leurs pentes affectives. Pourquoi cela ? Et eux-mêmes alors ? Je vois surtout beaucoup de gens très sûrs d’eux... 

On me dira que je risque de tomber dans le même piège en présentant mon approche. Sauf que la démarche que je vous propose n’a pas grand-chose à voir avec de la politique partisane ou des opinions, vous allez voir. On va se donner la peine d’étudier le sujet du complot correctement, en refusant de se vautrer dans une position dogmatique. 

Non seulement les éléments empiriques devraient nous pousser à faire nos propres recherches (plutôt que balancer ce terme de « populo-conspis » haha), mais en plus je vais vous démontrer que le complot est une composante logique de l'étatisme, dans lequel Epstein baignait allègrement. Qu'il s'agisse de théorie générale ou d'empirisme, il y a bien des choses à dire.


Petit élément de contexte historique et sémantique avant d'aller sur le théorique. Je vous invite toujours à interroger les mots que vous voyez souvent passer au sein des sphères politiques. En l’occurrence, le mot « complotisme » (ou conspirationnisme, mais qu’importe) ne vient pas de nulle part. La CIA l’a délibérément propulsé comme outil rhétorique pour discréditer les doutes sur la version officielle de l’assassinat de JFK. C’est donc un terme très chargé politiquement, utilisé comme instrument de gestion de la perception publique. 


 Il permet de délégitimer nos questionnements sans les réfuter proprement, ou en oblitérant des pans entiers du réel. Toute critique (même les plus sérieuses) des narratifs officiels peut ainsi être taxée de paranoïaque. Sur l’affaire Epstein, nous avons pourtant de quoi dire et il ne serait pas délirant qu’on en découvre bien plus. Mais au risque de vous décevoir, je n’irai pas sur le terrain des e-mails ni d’autres éléments du genre. Je vais plutôt vous parler du complot politique en l’étudiant sous l’angle de la praxéologie, pour en déduire un certain nombre d’incitations structurelles. Allons-y pas à pas. 

 
Je m’appuie donc sur la praxéologie, méthode développée par Ludwig von Mises dans son ouvrage « L’action humaine » (1949). Il y présente une véritable science de l'action humaine par le biais d'une démarche axiomatique et déductive. C’est exactement comme en géométrie, où l'on va partir d’axiomes certains pour en déduire des théorèmes. 

Voilà donc le point de départ : tout individu agit dans le but de substituer un état de choses qu’il juge insatisfaisant par un autre qu’il estime meilleur (c'est la définition de l'action de Mises). Pourquoi ce postulat est-il irréfutable ? Parce que nier l’action revient à agir (parler, écrire, etc), révélant l’axiome par l’usage volontaire de l'esprit et du corps qui l'accompagne. Je propose d’appliquer cela au complotisme politique. 

 
Pourquoi par ailleurs préciser le terme « meilleur » dans la définition de l'action humaine ? Parce que sans cela, l’individu n’agirait tout simplement pas. L’action est par définition orientée vers l'amélioration subjective. L’agent agissant perçoit une insatisfaction, imagine un état futur qu’il juge plus désirable et croit que son comportement intentionnel pourra l’atteindre. Sans cette attente d’amélioration, il n’y aurait aucune action intentionnelle. L’individu resterait inactif ou se limiterait à des réflexes inconscients. 

Les politiciens ne font pas exception à l'axiome de l'action humaine. Comme tout le monde, ils agissent en visant des fins subjectives dans une structure donnée (l’État et/ou ses antennes). Leur « meilleur » correspond donc à ce qu’ils jugent personnellement plus avantageux dans ce contexte. Ce « meilleur » subjectif est en fait le moteur universel de l’action humaine. Et vous allez voir qu’il permet de déduire des incitations quasi inévitables dans un système d'État, sans besoin d’hypothèses ou de corrélations trop gratuites. 

 
Maintenant que l’action humaine est bien posée, passons à l’État (la structure d’action du politique). L’État incarne le monopole de la violence légale sur un territoire donné. Il est juge ultime de tous les conflits qui s’y déroulent. L’État monopolise ce qu’on appelle les fonctions régaliennes. La praxéologie nous permet alors d’analyser l’État comme le fruit d’actions humaines coordonnées dans un but de préservation de la domination exercée. En clair, les individus en poste de Pouvoir agissent pour maintenir le monopole qui leur procure tant de bénéfices (rentes, prestige, impunité, etc). 

Or, tout acteur une fois ses avantages acquis les défendra activement tant qu’aucune opportunité supérieure ne se présente (l’action humaine le suppose). Dans le champ politique, cela se traduira par une défense quasi systématique des intérêts de classe des acteurs concernés. C’est pourquoi tout politicien est un conservateur, incité à préserver ses privilèges au détriment de la population (car tout avantage politique naît de l’agression : conquête, taxation, etc). Pas besoin d’hypothèses farfelues pour le découvrir, c’est une conséquence logique de l’action humaine dans le cadre monopolistique qu’est celui de l’État. 

 
De ce monopole étatique découle logiquement des asymétries d’information particulières. Pourquoi ? Parce que les agents de l’État ont accès à des ressources (archives, données fiscales, renseignements sur untel, etc) inaccessibles aux individus, par le biais de la structure même au sein de laquelle ils agissent (ce qui ne veut évidemment pas dire que tous les acteurs politiques ont accès aux mêmes informations ou disposent des mêmes marges de manœuvre). Attention cela dit, l'asymétrie d’information n’est pas le problème par nature. Chacun sait des choses que les autres ignorent, État ou pas. Le problème surgit quand l'asymétrie sert directement les intérêts du Pouvoir. 

À ce titre, les acteurs étatiques savent que révéler certaines informations ou partager certaines idées les exposerait inutilement. Contrôler le narratif et agir en partie dans l'ombre devient donc un moyen essentiel pour préserver leurs avantages. À ce stade, nous pouvons redéfinir le complot dans le champ politique à travers la praxéologie. Le complot correspond à l’usage de moyens par des personnes ayant pour but de jouir de leurs privilèges voire de les accroître, avec pour particularité le recours à la dissimulation quand la transparence des moyens diminuerait l'utilité escomptée des acteurs impliqués. Le complot est donc une catégorie de l’action humaine dans le cadre politique, déduite logiquement de la nature monopolistique de l’État. 

 
Il est très important de préciser que le complot est une catégorie de l'action politique avant toute chose. Non qu'il soit impossible de voir s'établir des complots de marché, mais disons que la nature de ce dernier les rend tout de suite très coûteux. Sur le marché libre, toute tentative de complot deviendrait auto-destructrice à terme. Les cartels y sont instables car ils ne peuvent durer sans coercition étatique qui empêche l’entrée de nouveaux acteurs, distribue des privilèges légaux ou évite des faillites économiques. 

Cacher certains moyens (par exemple un accord secret pour limiter la production) nécessiterait des ressources privées (espions, pots-de-vin, etc), mais sans monopole pour se couvrir indéfiniment. Toute fuite peut donc détruire l’utilité escomptée. La transparence devient un avantage compétitif à part entière sur le marché. Le complot suppose au contraire un cadre où les acteurs peuvent imposer durablement des coordinations secrètes sans craindre le poids du marché. C'est une une excroissance étatique reposant sur l'inversion des incitations, et rendant l’opacité rentable pour les acteurs dominants. 

 
Les moyens utilisés par les hommes de l'État sont divers, alors que la fin est toujours la même. Tout acteur politique cherche à substituer un état de choses peu satisfaisant par un état jugé meilleur dans le cadre de l'État. Que cela signifie-t-il dans ce contexte ? Accroître ses privilèges. Le Pouvoir (et donc sa jouissance) est la fin du politique. À chaque fois, le choix se fait par calcul subjectif. L'idée est toujours de maximiser l’utilité escomptée tout en minimisant ses risques personnels. 

 C’est ainsi que les élites privées et publiques forment des cartels de fait, entre alliances temporaires et batailles internes pour le contrôle. Sachant que l'étatisme ne suppose pas une seule grande alliance mondiale car il n'est pas une force homogène. Les individus ont des fins politiques parfois convergentes, parfois divergentes (et qu'importe d'ailleurs, car la lutte joue toujours pour eux). 

 Les moyens employés découlent de la nature de l’État, et vont au-delà. Pensez aussi aux multiples outils technologiques, aux opportunités de capture (législation, subventions, etc), à certains procédés tordus (chantage, corruption, pressions, etc) et bien sûr au fait que l'État se finance quasiment à l'infini via la fiscalité et l'inflation. Bref, de nombreux moyens qui rendent le complot possible et rentable. 

 
Il me semble important de préciser que le complot politique peut être très prosaïque. Un simple échange entre deux personnes pour étouffer une information gênante peut rentrer dedans, tout comme un arrangement pour protéger un réseau d’intérêts communs. Le complot peut donc se produire à des échelons très petits. Il suffit d'acteurs en position de Pouvoir, et qui face à un risque partagé choisissent de ne pas tout dire parce que la vérité leur coûterait plus cher que l'action discrète. J'irais même plus loin : le complot est omniprésent dans un système d'État. 

 Les affaires mondiales font beaucoup parler, mais en dessous se trouve sans doute un océan de petits arrangements quotidiens dont vous ignorez tout. Tant qu'un système politique incite à dissimuler, le complot restera inévitable. Ultime précision pour terminer ce fil, le complot n'est ni moins ni plus légitime que l’action politique ordinaire : il suppose juste la dissimulation. Un lobby qui finance ouvertement des campagnes ne complote pas, mais participe au système dominant et repose dessus. Illégitime. L'échange secret dont je parlais plus haut pour étouffer une information gênante relève du complot. Illégitime aussi, car il pérennise la position de Pouvoir des acteurs impliqués. 

 
Voyez qu’à aucun moment je ne dis « cela existe » ou « cela n’existe pas ». Je dis simplement pourquoi les complots sont probables et rationnels dans un système d'État. Ramené à l’affaire Epstein, tout cela s’applique sans restriction. Ensuite, reste à faire un travail d’assemblage de preuves et de corrélations solides pour venir illustrer notre théorème du complot sous l'angle praxéologique (ce qui nécessite encore une fois... de la méthode !). 

Dans l’affaire qui nous occupe, il semble que nous ayons désormais accès à de nombreux emails rendus publics et à une multitude de témoignages. Honnêtement, je n’ai pas effectué de travail de recherches ni de vérification ultra-rigoureux. Mon angle reste purement méthodologique. Je laisse aux journalistes et aux enquêteurs sérieux le soin de creuser. Attention où vous mettez les pieds, c’est déjà un vrai champ de mines. 

Arthur Homines 

https://x.com/arthurhomines/status/2018400532789088765


Epstein et Montesquieu.
 
Les sociétés sont toujours un savant mélange de ce que la condition humaine produit de meilleur et de pire.
Bien entendu, du point de vue du simple citoyen, il demeure préférable de vivre dans des démocraties libérales que sous des régimes autoritaires, dictatoriaux ou totalitaires, religieux ou non. Cette supériorité normative ne prémunit cependant pas ces régimes contre leurs propres zones d’ombre.
 
Chaque affaire révélée agit ainsi comme un révélateur : elle fait remonter à la surface un trait constitutif de la nature d’une société ou d’un régime, au-delà de ses récits officiels, de ses apparences et de ses mises en scène démocratiques.
 
L’affaire Epstein relève de cette logique de dévoilement. Elle constitue une véritable remontée d’égouts de l’oligarchie financière américaine et de ses relais internationaux, y compris européens et français.
Ce vaste scandale criminel, financier, sexuel et politico-médiatique, marqué par une complaisance initiale du système judiciaire américain, met au jour l’ampleur d’une oligarchie profonde à l’ère du néolibéralisme. Il révèle un espace de pouvoir largement affranchi des clivages politiques traditionnels.
À ce niveau, il n’est plus pertinent de raisonner en termes de républicains ou de démocrates, de gauche ou de droite, de financiers ou d’intellectuels. Ce qui apparaît, ce sont des logiques prédatrices et un système de domination qui se maintient en se dissimulant derrière les routines institutionnelles et les spectacles démocratiques.
 La spécificité des démocraties libérales tient néanmoins au fait que ces scandales peuvent émerger relativement rapidement et de manière ample, même si leurs effets sur les acteurs impliqués demeurent variables et souvent limités.
Enfin, la manière dont les sociétés, les autorités et les individus réagissent — ou s’abstiennent de réagir — là bas et ici, face à ces révélations constitue en elle-même un indicateur précieux de l’état réel du régime et de sa capacité à se confronter à la réalité de ses principes.
« C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! la vertu même a besoin de limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »
 
Montesquieu
De l’esprit des lois( Livre XI, chapitre 4) 

Stéphane Rozès



Jeffrey Epstein et la spéculation sur le Rouble russe en 2014 : un email révélateur

En février 2026, un post sur X (anciennement Twitter) a remis en lumière un document intrigant datant de mars 2014 : un email envoyé par Jeffrey Epstein à un contact chez Deutsche Bank, proposant une opération financière visant à parier sur la dépréciation du rouble russe face au dollar américain. Ce message, partagé sur les réseaux sociaux, s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu, juste avant l’annexion de la Crimée par la Russie. L’email suggère une spéculation sur une option binaire, avec un investissement de 255.000 dollars pour un gain potentiel d’un million si le rouble s’affaiblissait. Ce document, marqué comme confidentiel et potentiellement protégé par le secret avocat-client, soulève des questions sur les liens d’Epstein avec les milieux financiers internationaux et sur d’éventuelles informations privilégiées. Cet article explore le contenu de l’email, le contexte historique et les implications plus larges, en s’appuyant sur des recherches récentes.

Le contenu de l’email et l’opération proposée

L’email, daté du 13 mars 2014 et envoyé depuis l’adresse jeevacation@gmail.com, est adressé à Tazia Smith, directrice des partenariats clients clés chez Deutsche Bank Securities à New York. Sous le sujet « ruble short – lets play » (littéralement « short sur le rouble – jouons »), Epstein propose une option binaire européenne sur la paire USD/RUB (dollar américain contre rouble russe). Les détails techniques incluent :

  • Une option call binaire à 3 % OTM (out-of-the-money), coûtant 25,4 % du payout.
  • Strike : 37,55 USD/RUB.
  • Payout : 1 000 000 USD si le taux USD/RUB dépasse 37,55 à l’expiration.
  • Premium : 255 000 USD.
  • Expiration : 11 avril 2014, avec règlement le 14 avril 2014.

Epstein compare cela à des options vanilla (standard) pour illustrer l’avantage d’une payout plus « propre » en cas de dépréciation du rouble de 3 %. Il note que le rouble s’est déjà affaibli, rendant l’opération attractive. Le document porte la référence EFTA00870605, suggérant qu’il provient d’archives judiciaires ou de fuites liées aux affaires d’Epstein.

Ce type d’option binaire, où le gain est tout ou rien selon que le seuil est atteint, est souvent utilisé pour des paris spéculatifs sur des devises volatiles. En 2014, le rouble était effectivement sous pression en raison des tensions en Ukraine, et le taux USD/RUB a grimpé au-delà de 37,55 peu après, potentiellement rendant l’opération rentable pour Epstein.

Le contexte géopolitique : Maïdan, Crimée et chute du Rouble

Mars 2014 marque un tournant dans la crise ukrainienne. La révolution de couleur de l’Euromaïdan, débuté fin 2013, a conduit à la chute du président pro-russe Viktor Yanoukovytch en février 2014. Les États-Unis et l’Union européenne ont soutenu les manifestants, avec des figures comme Victoria Nuland (sous-secrétaire d’État américaine) impliquées dans les discussions sur le futur gouvernement ukrainien. Le post X original lie cela à un « coup d’État orchestré par le réseau Soros », et soutenu par de nombreux critiques de l’ingérence occidentale.

La Russie a réagi en annexant la Crimée le 18 mars 2014, après un référendum le 16 mars. Cette escalade a entraîné des sanctions internationales et une chute du rouble : le taux USD/RUB est passé d’environ 36 en mars à plus de 50 fin 2014, exacerbée par la baisse des prix du pétrole. Epstein, en pariant sur une dépréciation à court terme, semblait anticiper ces événements.

Des publications sur X suggèrent même qu’il aurait pu bénéficier d’informations d’initiés, à ce jour pas encore suffisamment prouvé.

Des recherches montrent que des analystes de Deutsche Bank exploraient à l’époque des scénarios pour affaiblir l’économie russe via une chute des prix du pétrole,

ce qui s’aligne avec la volatilité du rouble. Epstein, connu pour ses connexions avec des élites mondiales, y compris russes, pourrait avoir exploité ces dynamiques.

Les liens d’Epstein avec Deutsche Bank : un scandale financier

Deutsche Bank a entretenu une relation avec Epstein de 2013 à 2018, malgré sa condamnation en 2008 pour sollicitation de prostitution mineure et son statut de délinquant sexuel enregistré. La banque a ignoré de nombreux signaux d’alarme, motivée par les revenus potentiels estimés à 2-4 millions de dollars par an. En 2020, le Département des Services Financiers de New York (DFS) a infligé une amende de 150 millions de dollars à Deutsche Bank pour des manquements en matière de conformité anti-blanchiment, y compris le traitement de transactions suspectes d’Epstein, comme des frais de scolarité et des retraits en espèces massifs.

Parmi ces transactions, des virements via le « Butterfly Trust » (un trust lié à Epstein) incluaient des paiements à des femmes d’origine est-européenne et à des co-conspirateurs présumés. En 2023, Deutsche Bank a réglé un procès pour 75 millions de dollars, accusée d’avoir facilité le trafic sexuel d’Epstein en ignorant les risques. Des emails internes montrent que la banque a priorisé les profits sur la due diligence, malgré des avertissements sur la réputation.

Epstein avait transféré ses comptes de JPMorgan Chase à Deutsche Bank en 2013, via un gestionnaire de relations qui vantait les opportunités lucratives. Des documents des « Epstein Files » révèlent d’autres échanges où il mentionne que « Deutsche Bank devient intéressante bientôt », indiquant un intérêt croissant pour la banque dans un contexte russe.

Implications et théories controversées

La publication originale accuse le « réseau Rothschild » de spéculer sur le rouble, liant cela à Soros et à une orchestration du conflit ukrainien pour des profits. Bien que ces allégations soient controversées et souvent qualifiées d’antisémites, elles s’appuient sur des faits vérifiables : des spéculateurs ont profité de la crise, et des entités comme BlackRock ont investi en Ukraine post-conflit. Cependant, aucune preuve directe n’associe Epstein à un complot plus large impliquant Soros ou Rothschild, bien que ses connexions élitistes (y compris avec des figures russes) alimentent les spéculations.

Des publications sur X évoquent qu’Epstein a perdu 167.000 dollars sur ce pari, avant de s’intéresser au rouble comme monnaie de réserve potentielle – une ironie soulignée par des partisans de la Russie. 

Cet email de 2014 illustre comment Epstein, au cœur de scandales sexuels et financiers, exploitait les crises géopolitiques pour des gains personnels, avec la complicité tacite de banques comme Deutsche Bank. Alors que la Russie et l’Occident restent en conflit, ces révélations rappellent les intersections entre finance, politique et pouvoir. Bien que l’authenticité du document semble confirmée par son inclusion dans des archives judiciaires, il invite à une vigilance accrue sur les spéculations en temps de guerre. Des enquêtes supplémentaires pourraient révéler plus sur les sources d’information d’Epstein, mais pour l’instant, cela reste un chapitre sombre de l’histoire financière récente.

https://multipol360.com/jeffrey-epstein-et-la-speculation-sur-le-rouble-russe-en-2014-un-email-revelateur/

Les intellectuel(le)s "Epsteiniens" de France: "Apprenons l'amour à nos enfants".Pas de l'amour, de la pédophilie, pédocriminalité !

 

Powered By Blogger