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septembre 04, 2026

Le double verrou, entre jeu étatique et patience !

Sommaire:

A) - Vous êtes nommé ministre du Budget. Votre mission : réduire le déficit.

B) - Le double verrou

C) - Jusqu'où la patience est-elle infinie ? 

D) - Budget 2027 : « Encore plus de mauvaise foi »… Pourquoi la présidentielle rend la tâche de Lecornu impossible

 

 


 

A) - Vous êtes nommé ministre du Budget. Votre mission : réduire le déficit.

Problème : 

 🏥 l’Hôpital veut plus d’argent 

🎓 l’Éducation aussi 

👴 les retraités refusant les économies 

🏛️ les ministres défendent leur budget 

🇫🇷 les Français refusent les hausses d’impôts 

💣 et la dette explose. 


 Bienvenue dans La Bataille du Budget. Un jeu où chaque décision vous rapproche du succès… ou de la crise. 

🎮 Jouez ici : http://labatailledubudget.netlify.app 

Quel sera votre premier arbitrage ?

Quel dircab choisir-vous en général ? Je vous présente en-dessous les avantages de chaque profil ⤵️

🤝Le dealmaker 39,5 %  

📓Le technocrate 39,2 %  

🎙️Le spin doctor 21,3 %


Le technocrate a pour principal avantage de débloquer chaque début d’année une réforme structurelle : retraites, santé, fonction publique, collectivités, fiscalité… Au total, une dizaine de réformes structurelles à débloquer qui peuvent générer de grosses économies budgétaires… ou échouer lamentablement !

Rayan Nezzar 
@Rayan_Nezzar 
Professeur des universités associé à @Univ_SPN , haut-fonctionnaire, ex-conseiller ministériel @Matignon @Education_Gouv @Economie_Gouv , milieu de terrain

Le jeu est juste. C’est même ça qui gêne.


Il ne décrit pas une panne de courage. Il décrit un système qui fonctionne comme il a été conçu : chacun défend ce qu’il reçoit, personne n’accepte ce qu’il paie, et le ministre du Budget est chargé de réconcilier l’irréconciliable jusqu’à la prochaine échéance.

Les retraites sont « intouchables » parce que le coût d’y toucher est immédiat et nominatif, tandis que le coût de ne pas y toucher est lointain et anonyme. L’hôpital et l’école veulent plus d’argent pour la même raison. Une dépense visible crée des alliés. Une économie crée des ennemis. Dans ces conditions, le déficit n’est pas un échec. C’est le résultat.

On vous demande de ramener les comptes à 3 %. Comme si le problème était un écart de gestion.
Le jeu montre autre chose : tant que l’État promet plus qu’il ne prélève, le ministre n’arbitre pas entre le bien et le mal. Il choisit seulement qui sera mécontent aujourd’hui, et qui le sera plus tard.

C’est pour cela que le jeu est bon. Il ne ment presque pas sur les contraintes. Il ment seulement sur la victoire. Gagner ici, c’est durer dans les règles actuelles. 

Redresser vraiment le pays, ce serait changer de jeu. 


B) - Le double verrou

La France est trop endettée pour être maître de son propre destin. Si l’on n’agit pas vite, le budget 2027 sera déjà entre les mains du Rassemblement national (RN), qui en fera un désastre, et d’ici 2034, la France n’aura plus son mot à dire sur la manière dont est dépensé le budget européen. Ma nouvelle chronique pour @lesechos est en ligne. Le double verrou Lien dans la bio. https://attali.com/geopolitics/the-double-lock/ 

                             Image : L'Écluse de Jean-Honoré Fragonard, tableau vers 1777-1778

En écoutant les débats en France aujourd’hui – qui, pour le moment, ressemblent davantage à ceux qui ont précédé l’élection d’un maire de village en 1920 qu’à une campagne présidentielle en 2026 – j’ai l’impression que trop peu de candidats comprennent, ou sont prêts à admettre publiquement, quelle est la véritable situation du pays : malgré ce que pourraient affirmer ceux qui l’ont récemment dirigée – et tous ceux qui prétendent la diriger demain –, la France n’est plus, dans le monde d’aujourd’hui, capable de prendre une décision véritablement souveraine. C’est, en réalité, le cas pour presque tous les pays du monde, et il serait tragique de continuer à le nier. 

La France n'est plus cette heureuse province agricole autosuffisante, à l'abri de toute menace, capable de survivre à une occupation, une guerre ou une épidémie. Elle est prise dans un réseau mondial dont aucun des régionalismes extrémistes qui la menacent ne pourra la libérer. Plus encore : elle ne peut plus revendiquer sa souveraineté tout en vivant aux crochets de ses voisins. 

À cela s'ajoutent désormais au moins deux nouvelles contraintes qui viennent de s'abattre sur elle : 

La première est celle imposée par les six pays les plus économes de l'Union européenne : l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède. Réunis le jeudi 27 août 2026 à Berlin, sous l'impulsion du chancelier allemand Friedrich Merz, ils ont pris des décisions historiques passées presque inaperçues : en l'absence des autres dirigeants européens – et notamment de la France, exclue pour la première fois d'une réunion en petit comité des principaux États membres de l'Union –, ces six dirigeants ont décidé de l'avenir des finances européennes. Ils ont rejeté le budget de 2 000 milliards d’euros sur sept ans (2028-2034) proposé par la Commission européenne comme cadre financier pluriannuel (qui aurait représenté une augmentation de 60 % en prix courants par rapport au cadre actuel (2021-2027)) ; ils ont exigé (voire insisté) une réduction de plusieurs centaines de milliards d’euros de ce budget et ont rejeté toute nouvelle dette commune au niveau européen ; autrement dit, ils ont décidé de mettre un terme à l’émission d’euro-obligations. Autant de mesures auxquelles la France était très attachée et dont elle a absolument besoin pour financer sa dette. Ce diktat des pays frugaux peut être considéré comme l’acte fondateur d’un nouveau « cercle restreint de l’euro », remplaçant le duo franco-allemand dans ce rôle. De plus, ces six pays (sur 27 États membres), qui financent à eux seuls près de 40 % du budget de l’Union européenne, exigent désormais un contrôle précis de l’utilisation de ces fonds et souhaitent réorienter l’intégralité des décaissements vers la compétitivité, la maîtrise des migrations, le soutien à l’Ukraine et la sécurité de l’Union face à la menace d’une attaque russe imminente contre un pays européen – quitte à consacrer une part importante de ces fonds à l’achat d’armes américaines, qu’ils présentent comme les seules disponibles en cas d’urgence. Toutes les autres priorités (agricoles, industrielles, technologiques, scientifiques, environnementales, sociales, culturelles ou d’aide au développement) chères à la France seront reléguées au second plan. En bref, d’ici à 2034, la France n’aura plus voix au chapitre quant à l’utilisation du budget européen.

Le second obstacle est celui que le Rassemblement national (RN) peut (et va probablement) imposer au budget de 2027. Ce budget ne peut être adopté que de deux manières : soit par ordonnances (une procédure inédite, manifestement antidémocratique puisqu’elle contourne la responsabilité première du Parlement, et qui témoignerait de l’impuissance radicale d’un gouvernement moribond) ; soit par le recours répété à l’article 49.3, ce qui ne peut réussir que si le RN s’abstient. Or, le RN s’apprête sans aucun doute à faire de son abstention une monnaie d’échange très coûteuse : on imagine déjà Marine Le Pen expliquer que, certaine d’être élue en mai prochain, elle est déterminée à ne pas perdre une minute et exige que le budget 2027 s’aligne sur ses priorités politiques, puisqu’il lui sera impossible de le modifier avant septembre 2027, date à laquelle le budget 2028 devra être présenté. Par conséquent, en échange de son abstention lors du vote du budget 2027, elle exigera l’inclusion des mesures phares de son programme : une réduction de 50 % de la contribution de la France au budget européen, la suppression des aides sociales pour tous les étrangers en situation irrégulière, le retour à la retraite à 60 ans pour les carrières longues, 125 milliards d’euros d’économies et des droits de douane sur les importations industrielles — y compris celles provenant de pays de l’Union européenne. Si le gouvernement cédait à de telles mesures, la France romprait avec ses engagements européens, ce qui est précisément ce que recherche le Rassemblement national (RN). Il lui serait alors facile de soutenir que la France n’est plus souveraine et qu’il faut y remédier au plus vite. C’est un argument de campagne puissant, surtout face au « diktat » des pays du Nord évoqué plus haut. 

Ces deux obstacles — dont l’actuel gouvernement français porte la responsabilité première et qui viennent s’ajouter à tous les autres — subsisteront même en cas d’élection de Marine Le Pen. Ils lui donneront toutes les raisons de provoquer une crise avec nos partenaires les plus « frugaux », une crise qui ne pourra se solder que par sa soumission ou par un « Frexit ». 

Il est encore temps d’éviter ce double piège, en commençant enfin à assainir nos finances et en s’abstenant de promettre des miracles pour l’après-2027. Les Français sont prêts à l’entendre.

Jacques Attali  

Jacques Attali est docteur en économie, diplômé de l'Ecole Polytechnique et conseiller d'Etat. Conseiller spécial du président français François Mitterrand pendant dix ans, il est le fondateur de quatre institutions internationales : Action contre la faim, Eureka, BERD, Positive Planet. Jacques Attali est l'auteur de 86 ouvrages (dont plus de 30 spécifiquement consacrés à l'analyse future), vendus à plus de 10 millions d'exemplaires et traduits en 22 langues. Il est chroniqueur aux journaux financiers Les Echos et Nikkei, après l'avoir été également à L'Express. Jacques Attali dirige également régulièrement des orchestres à travers le monde.

https://www.attali.com/en/geopolitics/the-double-lock/




C) - Jusqu'où la patience est-elle infinie ?

Pourquoi le même acte change-t-il de nom selon celui qui le commet ? 

Ici : légitime défense. 

Là : crime de guerre. 

Ici : démocratie. 

Là : propagande. 

Ici : une victime dont le monde doit connaître le visage. 

Là : une statistique. 

Et si le véritable sujet était devenu notre capacité à appliquer les mêmes principes à tous ?


 Il existe des questions auxquelles on peut répondre librement. Et d’autres que l’on préférerait que vous ne posiez même pas. « Peuple élu ». Khazars. Gaza. Russie. Macron. Doubles standards. Censure. Je ne vous demande pas d’être d’accord avec moi. Je vous demande de regarder les faits et d’oser poser les questions.

Bertrand SCHOLLER 

@55Bellechasse




D) - Budget 2027 : « Encore plus de mauvaise foi »… Pourquoi la présidentielle rend la tâche de Lecornu impossible

Le Premier ministre Sébastien Lecornu mise sur un nouveau « compromis » pour faire adopter ses textes budgétaires, mais la campagne présidentielle pourrait s’inviter lors des débats dans l’hémicycle

  • L'essentiel

  • Sébastien Lecornu a réuni cette semaine son gouvernement pour un séminaire de rentrée consacrée au budget 2027.

  • Le Premier ministre vise à faire adopter un budget de « compromis », un an après avoir échappé à la censure grâce à un accord avec les socialistes.

  • Mais cette année, en pleine campagne présidentielle, les stratégies des différents camps politiques pourraient lui compliquer la tâche.

 

Le retour de l’infernal casse-tête pour Sébastien Lecornu. Le Premier ministre a réuni ce lundi son gouvernement pour un séminaire de rentrée. Avec un seul sujet au programme, et non des moindres, la préparation du budget 2027. Après un exercice 2026 périlleux et le recours à de multiples 49.3, la tâche s’annonce encore plus délicate. Car les débats budgétaires se feront ces prochains mois dans un contexte de campagne présidentielle explosif. Au point de menacer Sébastien Lecornu et son gouvernement d’une censure ?

Les difficultés budgétaires de l’automne sont désormais une rengaine depuis la réélection d’Emmanuel Macron en 2022. Faute de majorité, aucun Premier ministre n’a réussi à faire adopter un budget sans l’utilisation de l’article 49.3. « La réalité, c’est qu’il y a onze familles politiques à l’Assemblée. Faire adopter un budget dans ces conditions est une chose complexe… », résume Prisca Thévenot, députée Renaissance des Hauts-de-Seine. « Sébastien Lecornu fait du mieux qu’il peut, mais trouver une majorité pour adopter un budget ne tient aujourd’hui que d’un point de vue philosophique », ajoute l’ex-porte-parole du gouvernement Attal.

Une difficulté se rajoute cette année à cette mission quasi-impossible. Pas moins de neuf candidats ou potentiels candidats à la présidentielle seront dans l’hémicycle lors des échanges budgétaires : les chefs de file de Renaissance et du Rassemblement national, Gabriel Attal et Marine Le Pen, l’ex-insoumis François Ruffin, l’écologiste Delphine Batho, quatre candidats à la primaire socialiste, et l’ancien président de la République, François Hollande. « Il faudra s’accorder sur un budget, même minimaliste, pour la stabilité du pays. Mais est-ce que les uns et les autres seront capables de sortir de leurs postures présidentielles et feront passer l’intérêt des Français avant l’intérêt de leur propre écurie ? », interroge Xavier Albertini, député Horizons de la Marne.

Une primaire PS qui chauffe à blanc

Le Premier ministre aimait se présenter l’année passée comme « le jaune d’œuf dans la mayonnaise ». Autrement dit, comme un « liant » entre les différents groupes politiques pour arriver à un compromis. Mais la mayonnaise pourrait cette fois-ci tourner au vinaigre. Car les socialistes, qui avaient topé pour un accord de non-censure l’année dernière, vont bientôt batailler pour remporter leur scrutin interne. Et à l’université de rentrée du Parti socialiste, le week-end dernier, Olivier Faure a donné le ton : « Je ne vois pas comment Gabriel Attal ou Édouard Philippe se mettraient cette année à chercher le moindre compromis avec la gauche. Le suspense, il est faible, vous connaissez la fin, il y aura une censure », a prévenu le Premier secrétaire et candidat à cette primaire, organisée à la mi-octobre.

« Nous jouerons le jeu, mais si la copie présentée par le gouvernement n’est pas acceptable, nous n’aurons pas la main qui tremble », confirme le député socialiste Romain Eskenazi. « Peut-être que le magicien Lecornu y arrivera, mais dans le contexte de campagne présidentielle, il y a le risque que chacun veuille avancer ses pions et campe sur ses positions », ironise l’élu du Val-d’Oise. « La présidentielle va tout compliquer, on l’a déjà vu avec les déclarations tapageuses de Lecornu et Faure. Il y aura cette année encore plus de mauvaise foi et de calculs… », soupire un élu proche de Raphaël Glucksmann.

Le RN en arbitre ?

Le gouvernement a tenté de mettre la pression sur les groupes politiques, rappelant le contexte économique morose, et le risque de dérapage du déficit public, au-delà de l’objectif fixé à 5 % du PIB. « On est actuellement dans le brouillard, avec des vents contraires. Mais le scénario catastrophe n’est bon pour personne. Et ce, quelle que soit couleur du futur gouvernement en 2027 », prévient Xavier Albertini. Le gouvernement chiffre à environ 15 milliards d’euros un « scénario catastrophe » où la France n’aurait pas de budget en fin d’année. Une facture qui ne manquera pas d’atterrir sur le bureau du futur locataire de l’Elysée. « On considère aussi que la dette est un problème, mais si le débat mène encore à la suppression de l’AME [aide médicale d’Etat] pour sauver la France, ce sera sans nous », prévient Eskenazi.

Si les socialistes rejoignent l’ensemble de la gauche sur la censure, le destin de Sébastien Lecornu pourrait dépendre de l’attitude du Rassemblement national. Marine Le Pen, la cheffe des députés RN et quadruple candidate à la présidentielle, risquera-t-elle de provoquer l’instabilité en pleine campagne ? « Le cap pour le pays sera fixé dans huit mois, mais ce budget n’est pas non plus un exercice superflu. Nous aurons des lignes rouges et tout dépendra de l’attitude du gouvernement », prévient le député RN de l’Yonne, Julien Odoul, qui ajoute : « Pour l’instant, celui qui a les cartes en main, c’est Sébastien Lecornu. » Pas certain que son jeu suffise empêcher sa chute.


Dette : alerte rouge en France... et dans le monde
 
Ce sont des chiffres qui donnent le vertige. Aux États-Unis, le taux des emprunts à dix ans a récemment flirté avec les 5 %. Au Japon, il vient de franchir les 3 %, un niveau que le pays n’avait plus connu depuis trente ans. Au Royaume-Uni, il atteint 5, 22 %. Et en France, le coût de la dette ne cesse de grimper. Elle a payé mercredi 4,27 % de taux d'intérêt pour les emprunts qu'elle devra rembourser d'ici dix ans. C'est plus que la Grèce, et du jamais vu depuis 2008. 
 
Après des années d’argent presque gratuit, le monde découvre une nouvelle réalité : emprunter coûte cher, et cela change tout. Alors pourquoi les taux d’intérêt flambent-ils ? Chocs géopolitiques à répétition, inflation et bataille pour l’épargne disponible entre États endettés et géants de la tech… Jusqu’où cette remontée des taux peut-elle aller ? Et avec quelles conséquences en cascade ?
 
Pour les ménages, les crédits immobiliers vont coûter plus cher. En France, les taux moyens de ces crédits sont déjà passés en août à 3,23 % sur 15 ans (+ 0,07 point en un mois), 3,43 % sur 20 ans (+ 0,13) et 3,53 % sur 25 ans (+ 0,10), détaille Cafpi dans une note publiée mardi. Plus largement, les populations paient de plus en plus cher pour emprunter, avec le risque de plonger les Etats dans la récession.
 
Derrière cette remontée mondiale des taux, il y a aussi une autre menace : l’inflation. La guerre et les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, peuvent provoquer de nouvelles flambées des prix de l’énergie et des matières premières. Et une énergie plus chère se transmet rapidement au prix des transports, de l’alimentation et de nombreux biens et services. Un scénario que les banques centrales redoutent : une inflation qui repart alors même que les économies ralentissent. 
 
Et la France est particulièrement exposée à cette équation complexe. Car la remontée des taux va aussi augmenter la charge des intérêts de la dette qui dépasse désormais les 3 500 milliards d’euros. Elle devrait atteindre 64 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2026, anticipait le ministre de l’Économie Roland Lescure fin juin, avant le passage des 4 % à dix ans. En 2027, elle pourrait atteindre environ 74 milliards d’euros. Une somme vertigineuse, supérieure au budget consacré à certains ministères régaliens, que le gouvernement doit intégrer dans la préparation du budget 2027 particulièrement difficile. D’autant que le calendrier électoral rend la situation encore plus explosive. 2027 sera l’année de l’élection présidentielle. La dette comme le pouvoir d’achat devrait s’imposer comme l’un des grands sujets de la campagne. Avec une question qui sera impossible à éviter : qui doit payer ?
 
Pendant ce temps, sur le terrain, les entreprises commencent à payer le prix de cette conjoncture. Là encore, les chiffres sont préoccupants. Plus de 70 000 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur douze mois à la fin du premier semestre 2026. Les procédures collectives restent à des niveaux élevés et continuent de progresser. Pour les entreprises les plus fragiles, la remontée des taux peut être le choc de trop. Nos journalistes sont allés à la rencontre d’un entrepreneur qui se bat depuis plusieurs mois pour éviter le dépôt de bilan.

http://bit.ly/EmissionCdanslair.

 


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